Tunisie Telecom acteur de référence en sécurité de l’information
Tunisie Telecom vient d’obtenir la certification internationale du Système de Management de la Sécurité de l’Information (SMSI – ISO/IEC 27001:2022), attribuée à sa Direction de la Relation Clients (DRC) .
Cette certification a été obtenue suite à l’Audit de surveillance effectuée par le bureau TÜV Rheinland, organisme de certification de produits et systèmes de gestion de renommée internationale.
Cette certification couvre la sécurité de l’information et la protection des données dans les processus de gestion et de prise en charge des clients.
Cette certification est le fruit d’une démarche qualité initiée au sein de Tunisie Telecom depuis des années, avec la mise en place de pratiques robustes et conformes aux standards les plus exigeants en matière de sécurité de l’information et de protection des données.
Elle reflète l’engagement permanent de Tunisie Telecom à accroître la satisfaction des clients et à renforcer leur confiance et d’être toujours à la pointe de la technologie pour se positionner comme un acteur de référence en matière de sécurité de l’information.
Tunisie Telecom et Ahmed Jaouadi : un duo pour porter haut les couleurs de la Tunisie
Un partenariat qui illustre la volonté de Tunisie Telecom d’accompagner les talents et la jeunesse tunisienne
L’opérateur national confirme son rôle de partenaire citoyen et promoteur
de l’excellence sportive
Après avoir rendu hommage, en août dernier, au nageur tunisien Ahmed Jaouadi pour son double sacre historique aux Championnats du Monde de Natation à Singapour (800 m et 1500 m nage libre), Tunisie Telecom a franchi récemment une nouvelle étape en signant un partenariat avec le champion tunisien.
Cet accord illustre la volonté de Tunisie Telecom de s’associer durablement aux figures emblématiques du sport tunisien et de promouvoir la performance et l’excellence.
Tunisie Telecom renforce ses liens avec Ahmed Jaouadi à travers ce partenariat. L’engagement, la discipline et la persévérance de Ahmed Jaouadi incarnent parfaitement les valeurs que Tunisie Telecom défend des décennies durant.
À travers cette collaboration, Tunisie Telecom confirme son rôle d’opérateur citoyen et partenaire des talents tunisiens, réaffirmant sa détermination à accompagner la jeunesse dans ses ambitions et à contribuer au rayonnement de la Tunisie sur la scène internationale.
Ligue 1 : programme des derniers matches de la 8e journée
Jouée en trois tranches, la huitième journée de la Ligue 1 connaîtra son dernier épisode ce mercredi avec au programme trois rencontres aussi importantes l'une que l'autre. En effet, on aura au menu un classique à Sousse entre deux clubs qualifiés en coupes de la CAF au second tour, l'Etoile et le Stade Tunisien, un intéressant ASM-EST plein de souvenirs et un attachant CSS- USM qui ne manque pas de piquant. En voici les détails.
Mercredi 1er octobre 2025 - 15h00
La Marsa: ASM- EST
Sousse : ESS- ST
Sfax : CSS - USM
J.B.
Conférence de presse de Sami Trabelsi
Déjà qualifiée à la coupe du monde 2026, la Tunisie aura encore à négocier les deux derniers matches du groupe face au Sao Tomé-et-Principe et la Namibie les 10 et 13 octobre prochain. A ce sujet, le sélectionneur national Sami Trabelsi tiendra une conférence de presse ce jeudi au siège de la fédération tunisienne de football pour présenter la liste des joueurs convoqués pour cette double confrontation. On annonce de nouvelles arrivées et bien sûr quelques absences.
J.B.
Le festival « Tunis Tout Court » : Une édition de relance ambitieuse
Au total, seize courts-métrages rythmeront la 13ᵉ édition du Festival national du court-métrage, un rendez-vous initié et organisé par l’Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC).
Du cinéma en format court, mais aux ambitions grandes : c’est tout le pari de la nouvelle édition de « Tunis Tout Court », un événement entièrement dédié au court-métrage tunisien, prévu les 3, 4 et 5 octobre prochains, à la Maison de la culture Ibn Rachiq.
Cet événement se veut un espace de reconnaissance, d’échange et de structuration pour un format longtemps marginalisé. Projections, rencontres professionnelles, débats critiques, séminaires et remises de prix : tout est réuni pour faire de cette édition un moment fort de la scène cinématographique nationale.
« Installé au cœur de la capitale, à la Maison de la culture Ibn Rachiq, le festival mise sur un ancrage urbain et populaire, au plus près du public. Il met en lumière les courts-métrages les plus marquants des saisons 2023 et 2024, révélant la richesse des écritures émergentes et la vitalité d’une génération de cinéastes en quête de renouveau, d’expérimentation et d’expression libre. C’est aussi une occasion de revenir sur certains courts qui ont marqué les annales du cinéma tunisien », a précisé, lors d’un point de presse, Ons Kamoun, Présidente de l’ATPCC, chercheuse, universitaire et cinéaste.
Elle a souligné que cette manifestation est relancée après de longues années d’éclipse, avec pour objectifs de valoriser le court-métrage comme laboratoire d’innovation formelle et narrative, souvent relégué en marge de l’industrie, de stimuler l’écosystème professionnel en favorisant les échanges entre cinéastes, producteurs, distributeurs, critiques et programmateurs, et enfin de plaider pour des politiques culturelles inclusives, où le court-métrage trouve une place stable dans les dispositifs de production, de diffusion et d’archivage.
Souhaitant à la fois redonner à l’ATPCC son aura d’antan, faire dialoguer différentes générations de critiques, journalistes, universitaires, producteurs et cinéastes, et combler un vide dû à la disparition de nombreux festivals dédiés au genre, ainsi qu’à l’absence de circuits de diffusion, « Tunis Tout Court " fait peau neuve après six années d’hibernation forcée.
Créé en 2005, ce festival revient avec trois jours de programmation intensive, alliant projections, débats et créations de contenu.
Pour cette édition de relance, deux compétitions sont au programme : l’une consacrée aux films alors que l’autre est dédiée aux articles de presse traitant de films tunisiens ou de l’écosystème cinématographique national.
«Quatre prix seront remis lors de la cérémonie de clôture : Meilleure réalisation, Meilleur scénario, Meilleure contribution technique et Meilleure interprétation.
Afin d’encourager l’écriture sur et pour le cinéma, deux autres prix récompenseront la critique : Le Prix du meilleur article critique 2023–2024 et le Prix du meilleur article critique écrit pendant le festival.
« Ces distinctions mettent en valeur la qualité d’analyse, la justesse du regard et l’engagement intellectuel, affirmant le rôle essentiel de la critique dans la vie culturelle et dans l’accompagnement des œuvres », a ajouté la présidente de l’ATPCC.
Former les regards, penser l’image
Au-delà des projections et compétitions, "Tunis Tout Court" affirme une ambition pédagogique forte en initiant des ateliers d’écriture critique destinés aux jeunes plumes. L’objectif est de former une nouvelle génération de critiques, capables d’aborder le cinéma avec rigueur, indépendance et passion. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de structuration du secteur du court-métrage tunisien, intégrant toutes ses composantes- des créateurs aux spectateurs, en passant par les analystes.
Dans cette même dynamique, un séminaire et un atelier mettent en lumière une dimension fondatrice mais souvent négligée du cinéma tunisien : l’adaptation littéraire, notamment dans le format court. Sous le thème « Aux origines du court-métrage tunisien : l’adaptation littéraire comme geste premier », critiques, chercheurs et cinéastes revisitent l’histoire du cinéma national, depuis les années 1960-1970, où les premières œuvres s’inspiraient des nouvelles d’auteurs tels qu’Ali Douagi.
L’atelier critique associé, « L’adaptation comme matrice du cinéma tunisien », permettra à une dizaine de jeunes participants, encadrés par des figures du cinéma et de l’université tunisienne, d’analyser un corpus de courts-métrages adaptés de textes d’auteurs locaux. Une initiative qui confirme le rôle du festival comme incubateur de talents et de pensée critique, et comme acteur central d’un cinéma tunisien en pleine effervescence.
Soucieuse également de préserver la mémoire cinématographique, l’ATPCC prépare la publication d’ouvrages collectifs allant dans le même sens. L’un d’eux sera présenté lors des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), prévues du 13 au 20 décembre 2025.
Plus qu’un simple retour sur le passé, ces rencontres proposent une lecture dynamique et critique de l’adaptation, en tant que pratique toujours vivante et structurante du cinéma tunisien. Dans un paysage audiovisuel en pleine mutation, où les voix nouvelles se multiplient, "Tunis Tout Court" s’affirme comme un espace essentiel de réflexion, de transmission et de création.
Imen.A.
Encadré
Les 16 films sélectionnés
- « Leni Africo »de Marouene Labib
- « Pasteur Street » de Mohamed Ismail Louati
- « Where is Diana » de Samy Chaffai
- « Makun » de Fares Naanaa
- « Le sentier de Isha » de Selma Hobbi
- « Loading » de Anis Lassoued
- « In Three Layers of Darkness » de Houcem Slouli
- « Aucun numéro » de Hiba Dhaouadi
- « Kamikaze » de Hassen Marzougui
- « Le chemin de l’oubli » de Ali Marwen Chekki
- « To be » de Ghassen Gacem
- « The Carob Tree » de Imed Methneni
- « BetweenTwo Worlds » de Hedia Ben Aicha
- « Flesh and Blood » de Inès Arsi
- « Le monde est petit » de Bilel Bali
- « Fragments of life » de Anis Ben Dali
Penser le temps présent : François Hartog à Beït al-Hikma
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït al-Hikma, inaugure son programme académique 2025-2026 avec une conférence exceptionnelle du grand historien français François Hartog, figure majeure de la pensée historique contemporaine.
Intitulée « Un temps désorienté : du présentisme à l’Anthropocène », cette conférence, donnée au Palais de l’Académie à Carthage-Hannibal, marque le lancement officiel d’une nouvelle année de réflexion et de dialogue intellectuel, dans la continuité de la mission de Beït al-Hikma d’ouvrir un espace de débat autour des grands enjeux de notre époque.
Historien de renommée internationale, François Hartog est directeur d’études émérite à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris et spécialiste d’historiographie ancienne et moderne. Élève de Jean-Pierre Vernant et proche de Pierre Vidal-Naquet, il s’est d’abord illustré par ses travaux sur la Grèce antique et l’œuvre d’Hérodote, avant de devenir l’un des grands penseurs du rapport entre histoire, mémoire et temporalité.
Auteur du concept clé de « régime d’historicité », Hartog s’intéresse à la manière dont les sociétés organisent leur perception du temps – entre passé, présent et futur. Dans ses ouvrages, il analyse notamment l’émergence du présentisme, ce sentiment d’un temps figé dans le présent, déconnecté d’un avenir projeté ou d’un passé porteur de sens. Cette perspective prend aujourd’hui une dimension nouvelle à l’heure de l’Anthropocène, époque marquée par l’impact irréversible de l’homme sur la planète, lit-on dans le communiqué de Beït al-Hikma.
Evénement à la croisée des temps
Avec cette intervention, Beït al-Hikma offre à son public académique et culturel une réflexion de haute tenue sur les enjeux de notre époque : comment penser l’histoire dans un monde confronté à la crise écologique, à l’accélération numérique et à l’effacement des horizons collectifs ? Quelles nouvelles formes de récit pour imaginer l’avenir ?
En conviant François Hartog pour ouvrir son programme annuel, l’Académie affirme une nouvelle fois son rôle central dans le paysage intellectuel tunisien et méditerranéen, en favorisant le dialogue entre sciences humaines, sciences sociales et enjeux contemporains.
La conférence aura lieu le samedi 4 octobre 2025 à 10h00, au siège de l’Académie, à Carthage-Hannibal. Elle est ouverte aux chercheurs, aux étudiants, aux journalistes culturels ainsi qu’au grand public désireux de nourrir une réflexion critique sur notre époque.
Imen.A.
Primé au festival San Sebastian : « La voix de Hind Rajab » poursuit sa brillante carrière dans les festivals internationaux
« The Voice of Hind Rajab » (La voix de Hind Rajab), un film écrit et réalisé par Kaouther Ben Hania, a remporté le Prix du Public dans la section Perlak lors de la 73ème édition du Festival international du film de San Sebastián (Espagne), dont le palmarès a été dévoilé samedi.
Organisée du 19 au 27 septembre 2025, cette édition a décerné sa plus haute distinction, la Coquille d’or, au film « Los domingos » (Sundays) d’Alauda Ruiz de Azúa, une coproduction entre l’Espagne et la France.
Le Prix spécial du jury a été attribué à « Historia del buen valle » (Good Valley Stories) du cinéaste espagnol José Luis Guerin.
Le film « Six jours, ce printemps-là » (Belgique, France, Luxembourg) a été doublement récompensé : Joachim Lafosse a reçu la Coquille d’argent de la mise en scène, tandis que le Prix du scénario a été décerné à Joachim Lafosse, Chloé Duponchele et Paul Isamel.
Le Prix de la photographie a quant à lui été remis à Pau Esteve pour son travail sur « Los Tigres » (Espagne, France).
Du côté de l’interprétation, Jose Ramon Soroiz a été primé pour son rôle dans « Maspalomas » (Espagne) et Zhao Xiaohong pour « Jianyu Laide Mama » (Chine), tandis que Camila Plaate a remporté le prix du second rôle pour « Belén » (Argentine).
« La voix de Hind Rajab » est une coproduction tuniso-française portée par Tanit Films, Film4 Productions et Film Four. Le film a bénéficié du soutien du Fonds d’encouragement à la création littéraire et artistique du ministère tunisien des Affaires Culturelles, ainsi que du programme de bourses de l’Institut du Film de Doha.
Déjà remarqué à la 82e Mostra de Venise, où il a remporté le Lion d’argent – Grand Prix du Jury et six autres prix parallèles, ce docufiction – représentant officiel de la Tunisie pour les Oscars 2026 – continue son impressionnant parcours. Il a récemment été choisi pour ouvrir le Festival du film de Doha (Qatar) et clore le Festival international du film du Caire (CIFF, Égypte), prévus en novembre 2025.
Par ailleurs, le film figure également dans la sélection officielle de plusieurs festivals prestigieux cet automne, dont Toronto et Londres.
Chirurgie reconstructrice : Une découverte tunisienne qui redessine les mâchoires
Par Hassan GHEDIRI
C’est une nouvelle technique opératoire « abordable » développée par une chirurgienne tunisienne qui vient renforcer l'arsenal thérapeutique de la reconstruction faciale dans le monde…
Dans le domaine de la chirurgie maxillo-faciale en Tunisie, c’est-à-dire la spécialité qui prend en charge les maladies et les traumatises des mâchoires et du visage, docteur Imen Mehri Turki s’impose comme une référence incontestable grâce à ses techniques inédites qui sont en train de révolutionner la chirurgie reconstructrice dans le monde. Après son « coup palmé » et son « double menton », les deux techniques ayant permis de réparer des malformations faciales très répandues dans le monde, grâce à des méthodes chirurgicales originales qui garantissent un résultat esthétique irréprochable, Dr Imen Turki a jouté une nouvelle technique au répertoire de la chirurgie reconstructrice dans le monde. Motivée par la quête d’une solution moins complexe, plus fonctionnelle esthétiquement, plus satisfaisante et financièrement plus abordable pour les patients ayant accidentellement endommagé leur mâchoire inférieure, généralement suite à la chirurgienne maxillo-faciale, elle a passé deux longues décennies à peaufiner sa technique surmontant dans la foulée beaucoup d’obstacles techniques pour enfin mériter une reconnaissance internationale. Sa technique réparatrice qui permet la reconstruction du visage malformé ou déformé a été présentée dans un article publié en 2024 dans une prestigieuse revue diffusée par Springer Nature, qui est l’une des plus grandes maisons d’édition académiques au monde.
Contrairement aux techniques classiques employées jusqu’ici qui nécessitent généralement des blocs opératoires hautement équipés, Dr Imen Tuki considère que sa technique peut être utilisée dans des conditions plus modestes, et ce, sans aucunement compromettre la sécurité du patient ni la qualité du résultat. Se démarquant par sa simplicité relative, son coût réduit, elle s’adapte très bien aux pays dépourvus de structures hospitalières assez développées, estime la spécialiste. Une précision extrême et une connaissance approfondie de l’anatomie sont essentielles, note toutefois Dr Turki, car ce type de chirurgie touche une zone sensible, riche en vaisseaux sanguins et en nerfs, rendant sa réalisation très délicate, même pour les chirurgiens les plus expérimentés.
La technique offre, en effet, aux chirurgiens maxillo-faciaux une meilleure alternative dans le cas où l’os de la jambe ne pourrait pas être utilisé ou bien encore quand l’intervention se fait dans des circonstances microchirurgicales très particulières. L’os de la jambe ainsi que d’autres types de greffes microchirurgicales qui sont souvent coûteuses, complexes et plus risquées pour le patient, se trouvent alors substitués par un fragment d'os de la clavicule (lambeau ostéoclaviculaire). Au-delà de l’efficience pratique et scientifique de cette technique, Dr Turki pense que c’est également et surtout l’aspect humaniste qui mérite d’être mis en avant, parce que, note-t-elle, cette solution est moins compromettante, accessible et plus efficace, surtout dans les régions où les ressources médicales sont limitées. L’innovation a déjà suscité un vif intérêt au sein de la communauté médicale et plusieurs centres de recherche et hôpitaux de référence commencent à s’y intéresser de près, en vue de l’adopter.
H.G.
Ligue 1(8e J.) : le CA se relance, l’ESZ cale à nouveau à domicile
Cette seconde partie de la huitième journée de la Ligue 1 n’a pas manqué de surprendre. Encore une fois, l’ES Zarzis, qui cherchait à retrouver la tête du classement, cale sur son terrain, et encore une fois, le Club Africain a compté sur Chawat, son buteur pour s’imposer et faire oublier la défaite à Métlaoui.
A Zarzis, les locaux ont abordé leur match face à l’AS Soliman en logiques favoris, mais ce qui s’est passé sur le terrain a confirmé les difficultés rencontrées par les Sudistes sur leur terrain, là où ils n’ont récolté que de mauvais résultats. Les visiteurs, en nets progrès ces derniers temps, ont pu s’imposer méritoirement (1-3) après avoir mené (0-2) en première période.
A Rades, les Clubistes de Tunis n’ont pas trop souffert pour s’imposer face à une US Ben Guerdane en nette perte de vitesse depuis plusieurs journées. Encore une fois, c’est Firas Chawat qui s’est chargé de concrétiser la domination des siens à deux reprises, permettant aux Rouge et Blanc de retrouver le sourire.
A Béja, on a assisté à la première victoire des Cigognes qui ont profité de la venus de l’ES Métlaoui pour récolter leur premier succès de la saison grâce à un but de Islam Chalghoumi (12’) alors que les miniers ont raté un penalty qui aurait pu changer le cours du match.
Lors du quatrième match de la journée, le CAB n’a pas laissé passer une belle occasion pour confirmer son réveil et se positionner dans la première moitié du classement. Face à une courageuse JSK, les Cabistes ont eu le dernier mot grâce au but de Ahmed Amri (52’).
Kamel ZAIEM
Résultats
CA – USBG (2-0)
CAB – JSK (1-0)
OB – ESM (1-0)
ESZ – ASS (1-3)
Classement
1*Stade Tunisien 17pts
2*Espérance de Zarzis 16pts
-Club Africain 16pts
4*Espérance de Tunis 14pts
5*US Monastirienne 13pts
6*CA Bizertin 11pts
-JS Omrane 11pts
-ES Métlaoui 11pts
9*JS Kairouanaise 10pts
10*Club Sportif Sfaxien 9pts
11*Etoile du Sahel 8pts
12*AS Marsa 7pts
-AS Soliman 7pts
14*US Ben Guerdane 6pts
-AS Gabés 6pts
16*Olympique de Béja 5pts
Appels à lutter contre les spéculateurs : Libérer les circuits de distribution des mains de la Mafia du marché d'abord...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La dernière vague d'arrestations suivie de plusieurs peines de prison prononcées à l'encontre d'intermédiaires opérant dans les marchés de gros en dit long sur les dépassements qui secouent les circuits de distribution en Tunisie. Que faire pour protéger les consommateurs de ces abus ?
En présence des principaux responsables sécuritaires et autres intervenants dans le secteur de distribution, le président de la République, Kaïs Saïed, a insisté lors d'une réunion tenue vendredi dernier sur la permanence de la lutte contre les réseaux de spéculation et de monopole. « Il ne s’agit pas d’une campagne limitée dans le temps », a-t-il déclaré, mais d’«une politique de l’État tunisien destinée à se poursuivre pour préserver la sécurité nationale et sociale et garantir les conditions de dignité des citoyens».
Le chef de l'Etat est allé jusqu'à inscrire cette lutte dans le cadre de la guerre de libération, « le peuple tunisien qui, par sa conscience inédite, mène une guerre de libération sur tous les fronts, avec la détermination d’un combattant qui ne déposera jamais les armes", a-t-il martelé. Et d'ajouter : "La lutte contre la spéculation n’était pas ponctuelle mais constituait une orientation structurelle et durable de l’État ".
Ces directives coïncidént avec une vaste opération menée par la sous-direction des recherches économiques et financières de la police judiciaire, en collaboration avec les services du commerce, ayant conduit à l’arrestation de plus de vingt grossistes et intermédiaires dans les marchés de gros de Bizerte, Sfax, Sousse, Bir El Kassaâ et Moknine. Traduits en justice. la chambre criminelle du tribunal de première instance de Ben Arous a condamné onze spéculateurs à des peines de deux à sept ans de prison ferme, assorties d’amendes de 50 000 à 100 000 dinars. Encore faut-il que ces condamnations soient suffisantes pour mettre de l'ordre dans ce secteur stratégique notamment au niveau social...
Monopole...
" Le secteur de la distribution englobe l'ensemble des activités et des opérations mettant des produits, des biens et des services à la disposition des consommateurs. Cela comprend le commerce de détail, la grande distribution, la distribution spécialisée et le e-commerce. Malheureusement, tant au niveau du commerce en gros que celui du détail, ce secteur est soumis à un monopole, ce qui fait que dans les grandes surfaces, par exemple, on exerce une politique d'alignement sur les mêmes prix", nous dira l'expert en économie et en finnance, Mohamed Salah Jennadi.
Idem pour les marchés de gros tels que celui de Bir El Kassaâ oû les intermédiaires fixent les prix de vente à leur guise et sans aucun contrôle. " Du coup, les prix des fruits et légumes, des viandes rouges et des poissons sont multipliés par quatre voire par cinq par rapport à leurs prix d'achat chez le producteur", estime notre expert.
Ces abus ont bien évidemment un coût social assez grave, puisque c'est le pouvoir d'achat des Tunisiens qui est menacé. Selon l'expert Mohamed Salah Jennadi : " Le ministère du Commerce doit intervenir pour stabiliser les prix, freiner les spéculations et améliorer l'approvisionnement du marché. Des mesures doivent être prises pour fixer des prix plafonds sur certains produits et réguler les marges bénéficiaires. Aussi, il faut encourager le mode de vente dit du producteur au consommateur ".
M.B.S.M.
Un nouveau sous-variant du Covid qui va peut-être sévir en Tunisie : Tout ce qu’il faut savoir sur « Frankenstein »
Par Hassan GHEDIRI
La grippe ne dominera apparemment pas les infections respiratoires pendant l’hiver prochain en Tunisie parce qu’elle risque d’être sérieusement concurrencée par un sous-variant de Covid, virulent et particulièrement contagieux…
Quand le froid s’installe et que le mercure commence à battre les records des températures les plus basses, les conditions seront idéales pour que le Sars-Cov-2 célèbre le cinquième anniversaire de sa détection en Tunisie. Une célébration qui pourrait ne pas passer inaperçue pour au moins une raison. Parce que, constatant l’évolution des infections virales respiratoires dans l’hémisphère nord, le virus du Covid est revenu sur le devant de la scène et fait déjà parler de lui dans les milieux des scientifiques grâce (à cause) à de nouveaux sous-variants qui gagnent du terrain dans plusieurs pays en Amérique du Nord et en Europe.
Produit d’un croisement de plusieurs souches du virus, un variant « hybride » appartenant à la désormais très large descendance d’Omicron, le XFG, également surnommé « Frankenstein » est celui qui, à côté des autres virus hivernaux, va apparemment provoquer le plus d’infections respiratoires et clouer au lit énormément de personnes en Tunisie pendant les prochains mois. Se démarquant par sa propagation rapide, « Frankenstein » rivalise actuellement avec d’autres sous-variants pour dominer à l’échelle mondiale. Identifié au Canada, le virus s’est rapidement répandu pour gagner d’autre régions jusqu’à représenter plus de 25% des cas en Europe au mois de mai dernier.
Plus de 30% des infections en France
Particulièrement contagieux, le variant Frankenstein est à l’origine de la vague du Covid-19 qui qui sévit, par exemple, en France. Les autorités sanitaires dans l’Hexagone estiment en effet que le XFG serait responsable d’une hausse de plus de 30% des infections au Covid observée la semaine dernière dans le pays. Et pour cause, le virus est d’ores et déjà décrit comme très contagieux et capable d’échapper à l’immunité acquise, ce qui fait de lui une menace pour les personnes âgées, les immunodéprimées et les femmes enceintes.
Certes, l’influenza saisonnière, qui s’est marquée par sa grande virulence au cours de l’hiver 2025, n’attend que la chute des températures pour revenir en force, mais tout laisse croire que le Covid sera aussi de la partie pendant la nouvelle saison des virus hivernaux qui sera bientôt entamée en Tunisie. Mais si pour la grippe hivernale, l’on sait déjà qu’il y a une campagne de vaccination qui débutera, comme d’habitude, mi-octobre prochain, rien de spécial n’est prévu pour le Covid. Il est vrai qu’au stade actuel, le sous-variant Frankenstein n’est pas considéré comme présentant un risque élevé pour la santé publique, mais il pourrait bel et bien provoquer des formes graves de la maladie chez les personnes particulièrement vulnérables. D’où la nécessité, pour les autorités sanitaires de prendre les dispositions nécessaires pour garantir l’accès au vaccin contre le Covid. Parce que, en se référant aux dernières publications de l’OMS, des tests en laboratoires montrent que ce sont les personnes entièrement vaccinées qui conserveront une certaine protection contre les formes graves, les hospitalisations et le décès pouvant éventuellement être associés au nouveau variant.
H.G.
Ligue 1 - 8e journée : Challenges de tout poil
Par Wahid Smaoui
Duels à toutes les alvéoles du classement cet après-midi. Ainsi aurons-nous droit à des confrontations entre équipes du haut du pavé et leurs pendantes qui le battent, soit CA-USBG, ESZ-ASS et OB-ESM, outre un CAB-JSK pour coller toujours au ventre mou.
Morcelée en trois temps, cette 8e ronde a donné à voir en guise de prologue un haletant JSO-ASG qui a récompensé en fin de compte l’équipe à l’avidité la plus aiguisée, le onze de Jebel Lahmar en l’occurrence. Et ce, à la faveur d’un second but marqué à 5’ de la fin et indomptablement préservé. Au menu de cette deuxième partie, quatre rencontres dont trois impliquent des équipes du premier quart du classement et des formations engluées dans ses profondeurs, ce qui n’autorise cependant aucunement une quelconque présomption favorable pour les premières. Ainsi en sera-t-il pour l’empoignade CA-USBG. Pour les Rouge et Blanc, ce match est d’autant plus capital pour leur avenir immédiat qu’il survient après le revers essuyé à Metlaoui. Un deuxième de suite, voire une parité à domicile, serait tout bonnement malplaisant pour certains, à commencer par un Faouzi Benzarti qui, d’après des échos concordants, en aurait déjà plein le dos, une situation attisée par une attitude certes familièrement acariâtre et hargneuse mais qui, à la fin et à son âge, devient bille en tête invivable et inexcusable. Quant à l’USBG, elle ne viendra sûrement pas en victime expiatoire, précédée qu’elle est d’une réputation de beau défieur des favoris en puissance, surtout quand elle les brave chez eux, comme ce fut le cas à Zarzis où elle a réussi une probante parité. A propos des Akkaras justement, la tâche s’annonce a priori moins malaisée, l’adversaire du jour étant le pénultième au classement. La vérité du terrain peut toutefois couper le souffle à plus d’un, attendu que le jour où il y aura une réelle adéquation entre le volume de jeu produit et les résultats à la clé, l’ASS se remettra sans nul doute à flot. Outre les difficultés que les Zarzissiens éprouvent chaque fois qu’ils sont tenus de faire le jeu, leur articulation tout en transition et en verticalité faisant d’eux plus une équipe de contre qu’un ensemble territorialement dominateur.
Les Cigognes construiront-elles enfin leur nid ?
Enferré toujours dans cette exécrable place de lanterne rouge, avec dans son escarcelle 2 piteux points, 1 affligeant but marqué contre 9 encaissés, l’OB fait du match de tout à l’heure celui du bourgeonnement, de l’amorce du décollage. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, à cause de cette satanée interdiction de recrutement, les Béjaois puiseront dans leurs tripes pour signer une première victoire voracement couvée des yeux. Le hic, c’est la valeur foncière du vis-à-vis metlaoui, des Miniers qui tirent leur force d’un jeu collectif ingénieusement élaboré par Imed Ben Younes et à même de forcer la décision.
Se trimbalant toujours d’un stade à un autre, en guise de purgation d’une sanction imputable à un âne bâté de supporter, le CAB échouera cette fois-ci au Chtioui de la Marsa, après une première désignation au stade du Kram. Sevrés de leurs fans, le match se jouant de surcroît à huis-clos, les Nordistes se colletteront avec une JSK avide de rachat après la déculottée essuyée chez elle, un accablant (1-4) infligé par l’ESZ, et ce, avant que le doute, avec ses dégâts collatéraux, ne s’installe.
W.S.
Editorial : Quand la vérité trouve chaussures à ses pieds … - Par Chokri Baccouche
Quand on lui avait demandé lequel des deux candidats en lice aux élections présidentielles américaines de 1960 à savoir Kennedy et Nixon il préférait, le leader cubain, Fidel Castro a répondu de manière très cocasse et un brin narquoise. Il a déclaré en effet qu’on ne peut faire la différence entre une paire de chaussure enfilée par la même personne. Plus exactement, le leader « Maximo » pense que l’Amérique est gouvernée par une seule mouvance politique à savoir le « parti sioniste » qui dispose de deux ailes en l’occurrence l’aile républicaine et l’aile démocrate. La première représente le « sionisme radical » et la deuxième incarne l’alter-ego de la première mais en version un tantinet plus « soft ». L’une et l’autre se ressemblent donc comme deux gouttes d‘eau puisqu’elles partagent les mêmes affinités, servent les mêmes objectifs et adoptent les mêmes stratégies. La seule différence entre les deux et elle est infime, réside dans le fait que la version « soft » accorde au président étasunien une « petite marge de manœuvre ». L’analyse du leader de la révolution cubaine est d’une redoutable perspicacité. En deux mots ou plutôt jeu de mots habiles, Fidel Castro a décodé et dressé avec une grande clairvoyance le portrait robot du système politique prévalant outre Atlantique. Fidel Castro ne croyait pas si bien dire car la politique américaine et cela n’est un secret pour personne est sous l’emprise implacable et le contrôle direct du lobby sioniste. C’est ce qui explique d’ailleurs le soutien indéfectible et inconditionnel des Etats-Unis à Israël et ce, malgré les effroyables exactions et les crimes atroces perpétrés par l’armée sioniste contre les populations civiles palestiniennes.
La moindre critique envers Israël, fut-elle amplement justifiée et corroborée par des preuves formelles et indiscutables est perçue par l’administration américaine comme un acte intolérable susceptible de déclencher à l’encontre de son auteur de dures représailles voire plus. Le président colombien qui s’est distingué par son courage inouï lors de la récente Assemblée générale de l’ONU vient d’en faire les frais. L’administration américaine a annoncé, en effet, vendredi dernier la révocation du visa de Gustavo Pedro accusé par le Département d’Etat US d' « actions téméraires et incendiaires » lors d'une manifestation pro-palestinienne à New York. Le chef d’Etat colombien de gauche connu pour son franc parler a commis en fait un « crime de lèse-majesté ». Il a osé crier tout haut ce que beaucoup de ses pairs dans le monde pensent tout bas. Il a fait preuve d’un courage inouï en réitérant lors de cette manifestation pro-palestinienne newyorkaise l’appel saisissant qu’il avait lancé du haut de la tribune onusienne visant la création « d’une armée de sauvetage du monde qui aura pour première tâche de libérer la Palestine ». Excédé par les crimes de guerre sioniste et horrifié par l’obstination morbide de Netanyahu à poursuivre ses génocides dans les territoires occupés, Gustavo Pedro a, en fait, lancé un véritable cri de détresse à l’adresse de la communauté internationale pour l’inciter à intervenir afin de mettre un terme à ces tuerie de masse.
« Obéissez à l’humanité pas à Trump » a d’ailleurs déclaré en substance l’intrépide Gustavo Pedro dont les propos fracassants et d’un réalisme à tout crin sonnent comme un cri d’alarme et du cœur visant à secouer les léthargies et éveiller les consciences. Des propos qui ont été très mal perçus bien évidemment par les dirigeants américains car ils pourraient déclencher la première étincelle d’une révolte planétaire contre l’hégémonie américaine et partant, constituer une sérieuse remise en question voire une menace pour l’impunité dont jouit l’entité sioniste à l’ombre de son indéfectible protecteur étasunien. Gustavo Pedro ne sera donc plus autorisé à fouler le territoire américain. Ah la bonne affaire ! Les hommes de principe, épris de justice et réellement libres peuvent bien s’en accommoder. Libres de dénoncer et de critiquer les diktats ubuesques servant un fascisme sioniste sans foi ni loi. Libres de plaider en faveur du droit et d’un ordre international fondé sur les valeurs universellement admises et reconnues. Un ordre mondial résolument plus humain où les plus vulnérables ne seront pas jetés en pâture aux prédateurs et déshumanisés. Un ordre mondial plus équitable fondé sur la cohabitation heureuse entre les nations, les cultures et les religions et privilégiant la résolution des différends par la voie politique. Cet ordre mondial idyllique peut devenir une réalité palpable pour peu que la communauté internationale dans sa diversité plurielle s’y mette et agisse en conséquence afin d’accélérer son émancipation et forcer son destin commun…
C.B.
Coupes africaines -1er tour retour : Joli tir groupé
Par Jamel Belhassen
L'EST, le ST et l'ESS ont réussi à aller au bout de leurs intentions en se qualifiant avec mérite au tour suivant en attendant l'USM , demain.
Ligue des champions
EST - ASFAN ( 4-1) Qualification tranquille des Sang et Or
Forte d'une avance de trois buts obtenue à Niamey, l'Espérance a abordé le match avec beaucoup de sérénité et quelques changements dans l'équipe rentrante. Le chef de file de l'attaque a ouvert le score à la (20e) d'un tir à ras de sol ( 1-0). Le gardien nigerien Mamadou va sauver deux autres buts avant que Bernard n'egalise sur un tir puissant ( 1-1) à la (36e) mais très vite Sasse redonne l'avantage à L'EST ( 2-1) à la (39e). Après la pause, Konate tire sur la transversale ( 56e). Keita triple la marque (66e) ( 3-1) avant que Meriah marque sur penalty à la (90+2e) (4-1).
Coupe de la CAF
ESS- Ahli Madani ( 3-0) Les Étoilés au bout du suspense
Avec un passif d'un but concédé à l'aller, l'Etoile entamé le match avec une grande détermination et très vite elle trouve le chemin des filets par Anane de la tête à la (6e). Un but qui motive davantage les Étoilés. Mais, à la (34e), El Qelaieb rate l'occasion du second but en échouent sur un penalty repoussé par le gardien soudanais. En seconde période, l'ESS multiplie les assauts face à un adversaire jouant à dix depuis la (48e) suite à l'expulsion d'Armand.Le salut des Saheliens viendra de Ghdamsi à la (86e) qui doublera la marque (2-0) et offre la qualification aux siens. Ben Choug triplera dans le temps additionnel ( 90+ 11e) et donnera plus d'éclat à la qualification
ASC Snim- ST ( 0-0)
Les Stadistes ne tremblent pas
Parti avec dans ses bagages deux buts d'avance, le Stade Tunisien était quand même sur ses gardes en terre mairitanienne. Après des débuts encourageants, l'expulsion de Ndaw à la (34e) a compliqué quelque peu la tâche des Bardolais qui allaient redoubler d'efforts pour résister à un retour de l'adversaire. Durant la seconde période, les Stadistes ont bien résisté aux assauts des locaux avec calme et détermination. Ils passent meritoirement au second tour.
J.B.
Éditorial : Éviter le gouffre - Par Jalel HAMROUNI
Alors que le conflit en Ukraine s’enlise dans une guerre d’usure, les tensions entre l’OTAN et la Russie atteignent un niveau critique. Chaque nouvelle livraison d’armes occidentales, chaque manœuvre militaire en mer Baltique, chaque déclaration belliqueuse de Moscou ou de Washington alimente un engrenage dont les conséquences pourraient être catastrophiques pour le monde entier. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme : nous nous approchons dangereusement d’un point de non-retour où un affrontement direct entre l’OTAN et la Russie ne serait plus une simple hypothèse, mais une réalité tragique.
L’Histoire nous enseigne que les grandes guerres ne naissent pas toujours d’un plan machiavélique ou d’une volonté délibérée, mais souvent d’une série de malentendus, de provocations mal calculées et de réactions en chaîne. La Première Guerre mondiale en est un exemple criant. Aujourd’hui, les risques sont bien plus grands encore. Une confrontation directe entre l’Alliance atlantique et la Fédération de Russie ne serait pas une guerre conventionnelle comme celles du XXe siècle. Elle impliquerait deux puissances nucléaires, dotées d’arsenaux capables d’anéantir l’humanité.
Les signaux d’alarme se multiplient. Moscou, isolée diplomatiquement mais toujours déterminée à maintenir son influence, multiplie les démonstrations de force, tout en agitant régulièrement la menace nucléaire comme moyen de dissuasion. De son côté, l’OTAN poursuit son élargissement et renforce sa présence militaire en Europe de l’Est, notamment dans les pays baltes et en Pologne. Les deux camps justifient leurs actions par le principe de défense. Mais à mesure que les lignes rouges s’estompent, le risque d’un incident non maîtrisé grandit.
Certes, il ne faut pas céder à la panique, ni à la rhétorique alarmiste. Mais l’aveuglement serait bien plus dangereux. Aujourd’hui, le langage de la force prend le pas sur celui de la diplomatie. Pourtant, il n’y a pas d’alternative crédible à la voie du dialogue. L’idée selon laquelle un camp pourrait “gagner” militairement contre l’autre sans pertes colossales est une illusion. Une guerre entre l’OTAN et la Russie ne connaîtrait pas de vainqueur – seulement des ruines, des millions de morts et une planète profondément bouleversée.
Ce scénario cauchemardesque n’est pas inévitable. Mais l’inertie actuelle nous y pousse. Ce qu’il manque cruellement aujourd’hui, c’est une volonté politique forte de part et d’autre pour rouvrir des canaux diplomatiques sérieux. Cela ne signifie pas céder face à l’agression ou renoncer à ses principes, mais reconnaître que la paix durable ne peut venir que de négociations, même entre ennemis. Même pendant la Guerre froide, au plus fort de la tension, les États-Unis et l’URSS maintenaient des lignes de communication ouvertes. Le dialogue n’est pas un signe de faiblesse, mais un acte de responsabilité.
Il faut cesser de penser que l’escalade est inévitable. Elle peut être stoppée. L’Europe, directement exposée en cas de conflit, doit jouer un rôle central pour relancer les initiatives diplomatiques. Des voix comme celle du Secrétaire général de l’ONU, ou de certains leaders européens, doivent se faire entendre plus fort. Il ne s’agit pas de plaider naïvement pour la paix, mais de construire activement les conditions qui l’empêchent de s’effondrer.
Il est aussi essentiel de reconnaître que la sécurité ne peut être pensée uniquement en termes militaires. La véritable sécurité passe par la stabilité politique, économique et humaine. Tant que les peuples seront nourris par la peur, la haine ou la misère, les conflits resteront un terreau fertile. Une nouvelle architecture de sécurité européenne et mondiale, inclusive et équilibrée, doit être mise à l’ordre du jour.
Le moment est critique. Plus nous attendons, plus le dialogue devient difficile, plus les gestes de bonne volonté deviennent rares. Le piège de la surenchère guette. Chaque pays, chaque dirigeant, chaque citoyen a un rôle à jouer. Il faut résister à la tentation de la simplification, refuser les discours manichéens, et rappeler que la paix est une conquête permanente, jamais acquise, toujours fragile.
J.H.
















