Ali Zenaidi expose à la Maison des arts- Le Belvédère : Cinquante ans d’art, de mémoire et de lumière
« Un voyage entre les couleurs et les lumières : 1975 – 2025 » ainsi s’intitule la nouvelle exposition personnelle de l’artiste-plasticien Ali Zenaidi. Plongée dans l’univers de cette figure majeure de la scène artistique nationale, l’expo reste visible jusqu’au 30 de ce mois.
Organisée par la Maison des arts du Belvédère en collaboration avec la Direction des arts plastiques, cette exposition propose une traversée artistique couvrant cinquante années de création, retraçant le parcours riche et sensible d’un artiste profondément ancré dans son temps et dans sa ville natale, Tunis. Le vernissage de l’exposition est pour aujourd’hui à 18h00, en présence de l’artiste qui partagera avec le grand public des fragments de cette longue et passionnante histoire d’amour avec les couleurs.
Cette rétrospective met en lumière les moments marquants de la carrière d’Ali Zenaidi, fils de la Médina de Tunis, un territoire qui n’a cessé d’inspirer son œuvre. Entre couleurs chatoyantes, jeux de lumière et mélanges de techniques, l’artiste explore depuis les années 1970 les facettes visibles et invisibles d’une ville multiculturelle et multiethnique, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. La Médina, ses ruelles, ses architectures métissées, ses senteurs et scènes de vie quotidienne, irriguent une peinture tantôt abstraite, tantôt figurative, empreinte de nostalgie, de vitalité et de dialogue interculturel.
Cette nouvelle exposition s’inscrit dans la continuité d’un parcours déjà jalonné d’autres rétrospectives majeures, à commencer par « Mémoire réinventée », présentée en avril 2015 au Palais Kheireddine, et suivie de « Ode à la Vie » en novembre 2022 à la galerie Mosaïque (Cité Ennasr, Tunis). Cette dernière regroupait 35 œuvres réalisées entre 2012 et 2022, dans une palette vibrante de techniques et de formats.
Un demi-siècle de création
Dans « Un voyage entre les couleurs et les lumières : 1975 – 2025 », Ali Zenaidi revisite cinq décennies de création et revient sur les grandes étapes de son évolution artistique, également consignées dans son ouvrage « Mémoire réinventée » (2015), un livre de 120 pages illustré de plus de 100 œuvres, témoignant de son engagement esthétique et intellectuel.
Lauréat de nombreux prix, Ali Zenaidi a notamment reçu le Premier Prix d’Art Contemporain à San Vito (Italie, 1991), le Prix du Jury d’Art Contemporain Arabe à Abou Dhabi (1995), le Grand Prix de la Ville de Tunis (2010), ainsi que le Troisième Ordre du Mérite Culturel de la République tunisienne.
Ancien universitaire, il poursuit aujourd’hui encore une démarche exigeante, sans cesse renouvelée. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques et privées, en Tunisie comme à l’étranger, témoignant de la reconnaissance d’un plasticien majeur, fidèle à ses racines, mais toujours tourné vers l’universel.
Cette exposition est bien plus qu’une rétrospective : c’est une immersion dans un demi-siècle de création, entre mémoire et lumière, où chaque toile raconte une histoire, un lieu, une émotion. Les visiteurs sont invités à parcourir cet itinéraire artistique riche et sensible, à la rencontre d’un peintre qui a su capter l’âme de Tunis et la transcender à travers la couleur.
Rendez-vous à la Maison des Arts du Belvédère, du 4 au 30 octobre 2025, pour un voyage pictural à la fois intime et universel dans l’univers vibrant d’Ali Zenaidi.
Le Quotidien
N.B: Oeuvre "Les coupoles de Sidi Mehrez"
A la Galerie Saladin : Lamjed Nouri, des signes, des souffles et des récits
La Galerie Saladin accueille, à partir d’aujourd’hui, l’exposition « Anfess » de l’artiste calligraphe Lamjed Nouri. Cette exposition dont le vernissage est à 17h30, est une invitation à pénétrer l’univers vibrant d’un artiste qui fait du signe un souffle, de la lettre un geste de mémoire.
L’artiste Lamjed Nouri est de ceux qui parlent en lettres. Pas celles que l’on lit, mais celles que l’on contemple. Artiste plasticien et enseignant en arts plastiques, il a choisi la calligraphie non comme ornement, mais comme langage du silence, architecture du souffle, geste suspendu entre mémoire et lumière. Le signe est son royaume, la lettre arabe, son alliée vivante. À travers son art, il explore les dimensions esthétiques et spirituelles de l’écriture affranchie du mot : une calligraphie contemporaine où le trait devient émotion, et la courbe, murmure.
A la galerie Saladin, à Sidi Bou Saïd, il invite son public, jusqu’au 26 octobre, à une traversée guidée par la passion, la patience et la beauté, placée sous le signe de « Anfess » qu’on peut traduire par « Souffles »,
Mais l’art de Lamjed Nouri va au-delà de la surface, des apparences pour puiser dans l’oubli, dans la matière abîmée, dans le vestige. On se rappelle bien de son projet transformant les vieux tableaux scolaires délaissés en des œuvres uniques, pleines de souffle et de silence. Le geste habile, l’artiste a su sauver ces objets scolaires de l’abandon, leur insufflant une seconde vie.
Ce geste est aussi une philosophie : un recyclage poétique, une nouvelle vie donnée à ce que l’on croyait inutile. L’artiste fait entrer l’art dans l’école, non pas pour enseigner, mais pour partager. Son projet participatif a impliqué des élèves dans un processus créatif commun, mêlant art, pédagogie et patrimoine.
Lamjed Nouri ne peint pas pour décorer, pour embellir les surfaces… Il dessine pour interroger la mémoire, pour éveiller les esprits et pour transmettre à la fois une passion et un savoir-faire.
Sa nouvelle exposition « Anfess » en témoigne. L’artiste nous livre une série d’œuvres où chaque lettre est une respiration, un battement du monde intérieur, une trace laissée dans l’air.
Alors, n’hésitez pas à prendre part à ce voyage calligraphique où les lettres respirent, vibrent, et dansent racontant une passion plus qu’une tradition.
Le Quotidien
A l’Espace Culturel Aykart : des cloches et des couleurs
Une exposition collective d’arts plastiques « Cloches & Couleurs » organisée sous la supervision de l’artiste plasticienne Leila Guesmi sera présentée au public lors du vernissage cet après-midi à 17h à l’Espace Culturel Aykart à Bab Laassal à Tunis, indiquent les organisateurs.
Participent à ce rendez-vous haut en couleurs Mohamed Karray, Hafedh Bakkouri, Leila Guesmi, Najet Sahraoui, Amor Mabrouk, Mahmoud Amamou, Mohamed-Ali Abid, Jamila Akrout, Tarek Belhaj Yahia, Aouatef Daghsen, Dhouha Gara, Fathi Mabrouk, Mariem Njah et Nadia Seddik.
Tunisie-Italie: Lancement du projet TANIT KT pour renforcer la sécurité hydrique et alimentaire
Le mercredi 1er octobre 2025, à l’École Supérieure d’Agriculture de Mograne (ESA Mograne), s’est tenu l’événement de lancement du projet TANIT Knowledge Transfer (TANIT KT).
Organisé, dans le cadre de la Journée de la Recherche Italienne dans le Monde, par l’ambassade d’Italie à Tunis, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, le CIHEAM Bari et l’Institution de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur Agricoles (IRESA), l’événement a été ouvert par l’ambassadeur d’Italie, Alessandro Prunas, le Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Hamadi Habaieb, le Gouverneur de Zaghouan, Karim Brenji, la Présidente de l’Institution de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur Agricoles, Zohra Lili Chabaane, le Directeur Général de la Coopération Internationale auprès du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Malek Kochlef, la Présidente de l’Université de Carthage, Nadia Mzoughi Aguir et le Directeur du CIHEAM Bari, Biagio Di Terlizzi.
Il s’agit, selon l’ambassadeur d’Italie, du plus grand programme de coopération lancé par l’Italie en Tunisie. Il vise à faire face aux impactes du changement climatique et à assurer la sécurité alimentaire à partir de trois volets: traitement des eaux non conventionnelles; amélioration des performances du secteur agricole dans plusieurs régions; soutien à la formation, à la recherche et à l’innovation dans ce secteur. Il s’agit d’un projet phare du plan Mattei pour l’Afrique, déclenché par la Présidente du Conseil des ministres Mme Meloni comme une vision innovante de l'Italie envers l'Afrique, dans une perspective de partenariat d'égal à égal. L’ampleur de ce projet et son ambition témoignent de la qualité des relations entre l'Italie et la Tunisie ainsi que de leur détermination commune à apporter ensemble des réponses concrètes à des défis partagés. Dans cet esprit, TANIT saura valoriser tout le potentiel de la Tunisie pour devenir un véritable hub régional en matière de recherche et d’innovation technologique appliquée à l’agriculture et à la sécurité alimentaire.
Plus de vingt centres de recherche et instituts de formation tunisiens et italiens ont participé à quatre panels thématiques consacrés respectivement aux technologies avancées pour l’innovation et l’agribusiness, à l’agriculture résiliente face au changement climatique, à la santé et la fertilité des sols pour la sécurité alimentaire, et à la santé animale et l’adaptation climatique pour un élevage durable.
Les échanges, riches et interactifs, ont réuni plus de 400 participants, illustrant la mobilisation conjointe des meilleures compétences tunisiennes et italiennes pour relever les défis de la sécheresse et du changement climatique et promouvoir un modèle de développement agricole durable et résilient.
Flottille « Soumoud »: Des Tunisiens détenus par l’occupation entament une grève de la faim
Les Tunisiens détenus par les forces de l’occupation ont lancé une grève de la faim ouverte dès leur arrivée au port d’d'Ashdod, en Palestine occupée, avant d’être transférés à la prison de Ktsiot, située dans le désert du Néguev. Ils sont détenus dans l’attente d’un procès qualifié d’« illégal », a indiqué l'Association du Flottille de la Résilience Mondiale (Soumoud).
Selon la même source, les détenus tunisiens affirment qu’ils ne mettront fin à leur mouvement qu’après leur libération totale. Par cette action, ils souhaitent également transmettre un message à l’opinion publique internationale : leur résistance derrière les barreaux s’inscrit dans la continuité de la lutte menée par la population de Gaza sous blocus.
Gaza : La réponse de Hamas au plan de paix de Donald Trump
Le Hamas a diffusé sur sa chaîne Telegram, vendredi soir, sa réponse au plan de paix pour la bande de Gaza proposé par le président américain Donald Trump. Le mouvement islamiste dit, dans un communiqué, accepter le principe de la libération de tous les otages israéliens, sous conditions de négociations supplémentaires sur les modalités pratiques, et d’un transfert de l’administration de l’enclave.
Dans le même temps, le Hamas dit souhaiter que le pouvoir soit remis à un « organisme palestinien indépendant », sans évoquer le « Conseil de paix » ambitionné par le président américain, composé de personnalités internationales et dont la mission devait être de superviser un conseil de technocrates palestiniens.
Par ailleurs, le groupe affirme sa volonté de « contribuer de manière responsable » au « mouvement palestinien unifié » qui, selon lui, doit guider « l’avenir de la bande de Gaza ». Une position éloignée du projet américain, dont le treizième point statuait que « le Hamas et les autres factions s’engagent à ne jouer aucun rôle dans la gouvernance de Gaza, directement, indirectement ou sous quelque forme que ce soit ».
Sur le fond, le Hamas a déjà envisagé par le passé de relâcher ensemble tous les otages (une vingtaine d’entre eux seraient encore vivants) dès le début d’un cessez-le-feu, contre la libération de prisonniers palestiniens (environ 2 000), au risque de se priver de son unique monnaie d’échange. Il a déjà évoqué un « décommissionnement » de ses armes (destruction des tunnels, fin de la production de missiles, déminage et retrait des explosifs dispersés dans Gaza). Le plan Trump emploie aussi ce terme, au côté de celui de « désarmement ». Le Hamas s’est enfin montré ouvert, depuis dix-huit mois, à un accord « global », fixant d’emblée à grands traits les paramètres de l’après-guerre.
A l’initiative du CNOT : Lancement du Club de la presse olympique
Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan stratégique 2025-2028, avec une vision à l’horizon 2032, le Comité National Olympique Tunisien (CNOT), fidèle à sa volonté de soutenir le rôle des médias dans la promotion des nobles missions du sport, a tenu, le vendredi 3 octobre 2025, une réunion de coordination avec un groupe de journalistes sportifs et d’étudiants de l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information. Cette rencontre visait à finaliser les préparatifs du lancement du Club de la Presse Olympique, dont le démarrage est prévu pour le mardi 14 octobre courant.
Ce projet, organisé en coordination avec l’Association Tunisienne des Journalistes Sportifs, comprend une série de sessions de formation consacrées au mouvement olympique — sa genèse, ses objectifs et sa gouvernance — qui se poursuivront jusqu’au mois de mai 2026.
Ces sessions seront animées par des journalistes sportifs de renom, parmi lesquels figurent Slah Boudhina, Tahar Sassi, Zouheir Ourimi, Kais Ben Mrad, Aida Arab et Nafaâ Ben Achour.
L’objectif du projet est de diffuser la culture olympique et les valeurs que le mouvement olympique cherche à ancrer tant dans les milieux sportifs que dans l’ensemble de la société.
Le CNOT a salué, dans un communiqué publié à cette occasion, la réaction très positive et l’engagement manifesté par les différents médias et partenaires envers cette initiative.
Ligue 1- 9e journée- matches avancés : Le CA s'impose à Gabes, ESM et l'USBG se neutralisent
En matches avancés de la neuvième journée de la Ligue 1, le Club Africain réussi à ramener une victoire de son déplacements à Gabes . Les Clubistes ont battu les Gabesiens de l'ASG par (0-1), avec un but de l'inévitable Chawat à la (29e). La réaction des locaux a été évidente mais a manqué d'efficacité devant la cage adverse.
Après la pause, les essais étaient des deux côtés sans que le score change d'un côté comme de l'autre. Grâce à cette victoire, le CA s'installe provisoirement en tête en attendant la suite de la journée.
A Metlaoui, l'USBGuerdane a pris l'avantage après un penalty tiré en deux fois par Taoues. Ben Cherifia ayant arrêté le premier essai avant que l'arbitre n'ordonne la répétition de la sentence à la (70e).
Et durant le temps additionnel, l'ESM arrive à égaliser sur penalty par Ouled Bahia (1-1). Il s'agit là d'une parité équitable au vu des efforts fournis par les locaux pour revenir au score malgré l'inferiorite numérique après l'expulsion de Gasmi dès la (24e).
J.B.
Léger repli du TMM en septembre : À quoi faut-il s'attendre ?
Par Hassan GHEDIRI
Après avoir stagné pendant cinq mois au niveau de 7,5%, le taux moyen du marché monétaire est tombé pour la première fois au-dessus du taux directeur…
Selon les indicateurs de la Banque centrale de Tunisie mis à jour le 1er octobre 2025, le taux moyen du marché monétaire (TMM) s’est établi à 7,49% au cours du mois de septembre contre un taux directeur qui se maintient à la même date à 7,5%. Le TMM tombe ainsi légèrement après une stagnation qui a duré 5 mois (depuis mars 2025) et c’est la première fois qu’il s’affiche dans une valeur inférieure au taux directeur.
Mongi Mokaddem, expert en finances, a expliqué que le marché interbancaire, comme tous les marchés, est régi par la loi de l’offre et de la demande. C’est-à-dire qu’il évolue selon la dynamique dans laquelle sont réalisées les transactions entre les banques. Le taux du marché monétaire est donc déterminé par les différents échanges de liquidité entre les banques.
Ainsi, quand la demande de capitaux sur le marché est importante, cela se traduit par une pression sur l’offre de liquidité et les banques qui se trouvent en excédent de trésorerie sont de plus en plus sollicitées par les banques déficitaires, ce qui tire le taux d’intérêt moyen à la hausse. Et lorsque, au contraire, l’offre de liquidités est abondante, les taux tendent vers la baisse.
Un tel comportement n’a rien d’exceptionnel, assure notre interlocuteur qui estime toutefois que l’impact de cette variation du taux d’intérêt sur le marché interbancaire ne peut pas être « négligeable » s’agissant des transactions quotidiennes qui se chiffrent par des milliards de dinars.
Avec un TMM se situant à 7,49% au 1er octobre 2025 contre un taux d’intérêt directeur toujours maintenu à 7,5%, ce sont essentiellement les acteurs du marché interbancaire qui profiteront immédiatement de cette détente. Tandis que pour les agents économiques, par exemple les entreprises qui recourent au refinancement à court terme, ils ne pourront bénéficier de cette tendance que si la baisse du TMM se maintient et se confirme dans le temps.
A court terme, une baisse du TMM reste toujours marginale et ne peut pas traduire un assouplissement de politique monétaire engagé par la BCT. Parce l’institution d’émission a, jusqu’à la dernière réunion de son conseil d’administration tenue fin juillet dernier, opté pour la prudence monétaire en décidant par le même fait de maintenir inchangé son taux directeur hésitant à engager un véritable cycle de baisse. Le petit recul du TMM constaté en septembre semble donc résulter davantage de conditions conjoncturelles de liquidité que d’un choix stratégique.
Si, en revanche, la baisse du TMM venait à se prolonger, elle pourrait alors traduire un excédent de liquidité dans le système bancaire, ce qui favoriserait une détente des taux interbancaires et par ricochet un allègement du coût du crédit. Pour dire que la légère décrue du TMM en septembre serait un non-évènement et qu’il est encore prématuré pour les ménages et les entreprises d’espérer un fléchissement du coût du crédit.
H.G.
Vingt projets en arts plastiques et photographie bénéficient de bourses du Fonds d’encouragement à la création
Vingt projets dans le secteur des arts plastiques et de la photographie ont été sélectionnés pour bénéficier d’une bourse d’aide du Fonds d’encouragement à la création littéraire et artistique au titre de l’année 2024.
Le ministère des Affaires Culturelles a publié, jeudi, la liste des artistes bénéficiaires et leurs projets qui s’articulent autour de différentes thématiques, à l’instar de l’esthétique et l’expérience humaine dans les arts plastiques, la céramique entre patrimoine et créativité, la place de l’art en milieu scolaire et la calligraphie.
Certains artistes plasticiens dans la liste proposent des projets d’expositions personnelles.
D’après la liste publiée par le ministère, les financements alloués à l’ensemble des projets retenus sont autour de 400 mille dinars, avec des sommes qui varient entre 10 et 45 milles dinars pour chaque projet.
La liste des bénéficiaires comprend: Ibtissem Ben Kilani, Leila Selmaoui, Akram Boujnah, Rabiaa Sekik, Anissa Meherzi, Sana Jamali Amari, Kaouther Sekik, Mohamed Ali Darouiche, Abdelhafidh Telili, Chaima Zaafouri, Mohamed Khaled Hamdi, Tarek Sahbani, Sophia Guerfal, Khouloud Dridi, Helmi Bouteraa, Hadhami Soultan, Fatma Hamroussi, Neji Tthebti, Ali-Lamjed Nouri et Ghada Dridi.
Notons que les bourses du Fonds d’encouragement à la création littéraire et artistique concernent diverses catégories créatives et littéraires telles que la musique, la danse, les spectacles, le patrimoine culturel, les métiers d’art, les arts de la scène, les arts audiovisuels, la littérature, l’édition, les arts plastiques et la photographie.
Les subventions sont destinées aux porteurs de projets créatifs, qu’ils soient artistes de diverses spécialités, écrivains, chercheurs, ou diplômés des instituts supérieurs. Sont également concernés les détenteurs de cartes professionnelles et artistiques, ainsi que les associations, les structures de production et les institutions publiques et privées actives dans le domaine artistique.
Ligue 1 - En marge de la 8e journée : L’EST, au son du tam-tam dans la brousse
Par Wahid Smaoui
L’épilogue de la 8e ronde a été in extenso gratifiant pour la seule EST, dompteuse de l’ASM. Et ce, dans le sillage des parités ayant sanctionné les deux classiques ESS-ST et CSS-USM, totalement infécondes pour les quatre protagonistes.
Le rythme démentiel imposé par nos augustes édiles fédéraux poursuit implacablement son œuvre d’usure. Sitôt le dernier lot des matchs dévolu à nos «Africains» bouclé, voici la première partie de la 9e ronde qui se déroulera aujourd’hui même surgir abruptement. Pour nous en tenir toutefois aux trois duels ayant parachevé la 8e journée en question, force est de certifier qu’à Sousse et à Sfax, les puristes ne se sont nullement languis de ce football cristallin qu’ils affectionnent tant, même si ce qui enjôle le plus, les buts, ont fait cruellement défaut, notamment au Mhiri où les présents en ont été pour leurs frais.
A l’Olympique de Sousse, le décor était princièrement planté pour se délecter de ce football papillotant dont on raffole avec comme acteurs deux équipes dont le sésame pour le deuxième tour préliminaire de la coupe de la CAF était flambant neuf, se prévalant donc d’exaltantes prédispositions mentales, outre un stade superbement chamarré par un public des grands jours. Pour l’ESS, tout était réuni pour agrémenter la réhabilitation continentale, après le mécompte de Dar es Salem, d’une rédemption locale, subséquemment à la Bérézina que le club vit depuis l’exorde de la saison.
Pour le leader stadiste en revanche, la donne de départ pâtissait d’un accroc de taille, le criant défaut de fraîcheur physique après l’esquintant safari mauritanien dont le point d’orgue n’était pas le match en lui-même, mais la traversée du désert dans le sens propre, soit 12h aller-retour passées sur les plateaux caillouteux et sablonneux du Sahara du Pays des Maures. Hormis l’absence de quelques piliers de l’équipe à l’instar de Sahraoui, Habboubi à titre indicatif.
Malgré ces circonstances lacuneuses, le ST a honoré son rutilant statut de leader, endurant à son corps défendant le désormais «traditionnel» impair arbitral, allusion au but régulier marqué à (0-0), injustement annulé par l’assistant et au sujet duquel la VAR n’a curieusement pas bronché, le préposé à la moviola de la chaîne El Kass ayant expressément établi le bien-fondé du but. Quant à l’ESS, elle peut arguer de l’infériorité numérique dont elle a souffert durant pratiquement tout le match, un argument pas tout à fait péremptoire.
Ingénuité quand tu nous tiens …
C’est le cas de le soutenir concernant la réplique échafaudée par les Marsois pour lénifier un tant soit peu l’irrécusable précellence de l’EST, et pourquoi pas, magie du football aidant, réaliser l’un de ces morceaux de bravoure que le ballon rond nous réserve de temps à autre. A voir l’ampleur du résultat et les séquences à l’origine des buts espérantistes, on ne peut que corroborer cette thèse de jobarderie à l’encontre de la «Gnaouia».
Allusion à l’impardonnable absence de marquage sur le premier but, le flottement on ne peut plus niais sur le deuxième et la faille béante dans l’axe défensif sur le troisième, outre le «timing» des première et troisième réalisations lors des temps additionnels de la première et de la seconde période de jeu. Quoi qu’il en soit, les Sang et Or auraient cristallisé d’une manière ou d’une autre leur prépotence, tellement le hiatus était palpable. Rien à dire, l’EST revient au son du tam-tam dans la brousse à l’acmé du classement et une fois elle s’y blottit, elle en sera délogée à la Saint-Glinglin.
Et comme avancé plus haut, l’ordalie du Mhiri n’a fait que des mécontents, chacun dans la postulation qu’il quête, le CSS pour amorcer le vrai décollage, l’USM pour tutoyer la crête du classement.
W.S.
Interception par Israël des bateaux de la Flottille Al Soumoud dans les eaux internationales : Mission accomplie, objectif atteint par les chevaliers de l’humanité
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Objectif atteint pour la flottille Soumoud dont plusieurs embarcations ont été interceptées par les sionistes au large de Gaza et leurs passagers arrêtés
dont 23 activistes tunisiens. Comment les Tunisiens ont réagi à cette action héroïque ?
Au moins 23 activistes tunisiens ont été arrêtés par les forces sionistes après avoir intercepté leurs navires au large de Gaza. Selon une source citée par le site Le Courrier de l’Atlas, les forces de la marine israélienne ont intercepté comme prévu dans la nuit de mercredi à jeudi 2 octobre 2025 plusieurs bateaux de la Flottille mondiale « Soumoud » visant à briser le blocus de Gaza, arrêtant des dizaines d’activistes à leur bord, dont des Tunisiens et des ressortissants de diverses nationalités.
Sur les 28 Tunisiens ayant pris part à la flottille, 23 ont été placés en détention en attendant leur transfert vers le Port d’Ashdod, selon ce qu’a laissé entendre une militaire israélienne entrée en contact avec la flottille et proposant d’acheminer les aides humanitaires par son armée, invoquant le blocus maritime imposé à la zone.
Parmi les bateaux ciblés se trouve le Deir Yassine, dont l’interception a été confirmée par les membres de la flottille maghrébine qui a qualifié cet acte d’illégal étant dans les eaux internationales. Les forces d’occupation ont notamment été accusées d’utiliser la violence, de percuter délibérément un bateau, d’employer des canons à eau et de traiter avec brutalité certains militants pacifiques.
Du coup, les réactions se sont multipliées dénonçant toutes ce nouveau crime sioniste, « Encore une fois, le droit international a été bafoué par l’Etat sioniste en portant atteinte au droit de la libre circulation des personnes qui est un droit humain fondamental garanti par l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme reconnaissant à toute personne le droit de se déplacer librement », nous dira l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya.
Objectif atteint…
La brutalité avec laquelle les forces sionistes ont traité les activistes participants à la flottille Soumoud a sali davantage l’image de cet Etat paria. « Tout laisse entendre aujourd’hui que les services de renseignements sionistes commencent à agir sur la scène internationale en vue d’intimider les activistes du monde entier.
D’ailleurs, des soupçons pèsent aujourd’hui contre ces services qui pourraient être derrière l’assassinat de l’Américain Charlie Kirk ou encore le meurtre de l’ambassadeur de l’Afrique du Sud à Paris. C’est la danse du coq égorgé pour cet Etat voyou plus que jamais isolé sur la scène internationale », nous a déclaré Me Houssem Eddine Ben Atiya. Et d’ajouter : « L’Etat sioniste est aujourd’hui Isolé diplomatiquement et divisé au plan domestique. Il est pris dans une fuite en avant dont on voit mal l’issue.
Et c’est justement par ces actions que l’on arrive à isoler davantage cet Etat voyou. Aujourd’hui, on assiste à une adhésion totale de la majorité des intellectuels occidentaux à l’image du Suisse David Laufer, qui a récemment déclaré que la guerre à Gaza n'est pas seulement un conflit armé; elle est devenue un miroir impitoyable de l'âme israélienne et de ses dissensions existantes depuis le début de sa courte histoire.
Dissensions qui menacent aujourd’hui directement la cohésion, et par conséquent la survie de l’Etat hébreu. Même l'historien et ancien ambassadeur d'Israël en France, Elie Barnavi, a reconnu qu’il y a des génocidaires dans le gouvernement d'Israël, ils le proclament tous les jours. Ils disent “nous voulons tuer tout le monde, nous voulons tout détruire ».
Les opinions publiques occidentales ont également basculé au fil des longs mois de massacre à Gaza et d’opérations aventureuses dans la région, dont les frappes au Qatar tout récemment, de sorte que Tel-Aviv est en train de perdre un à un ses derniers soutiens internationaux. Même l’allié américain, sans qui le destin d’Israël dans la région paraît compromis, donne parfois des signes d’agacement vis-à-vis des ambitions de Netanyahou et ses ministres ».
M.B.S.M.
Editorial : La Palestine au cœur du monde ...
Par Chokri Baccouche
L’entité sioniste fait du droit maritime humanitaire, et du droit international tout court, de la pâtée pour Bosco. Nom d’un chien ! Comme prévu, l’armée israélienne a intercepté plusieurs bateaux de la Global flottille Sumud, dans les eaux internationales. Les vidéos circulant sur la Toile montrent la violence de cette opération commando perpétrée par les bidasses de Tsahal qui n’ont pas du tout ménagé les membres courageux de cette expédition humanitaire qui comptent des militants de nombreuses nationalités dont 16 ressortissants tunisiens. Encore une fois, Israël bafoue le droit international en toute impunité dans un énième geste de défiance envers la communauté internationale.
On savait, dès le départ, que l’équipée humanitaire de ces hommes et femmes intrépides avait de fortes chances de se terminer ainsi. Bien avant l’entame de cette expédition, les bateaux de cette flottille ont été la cible de multiples attaques de drones attribuées à Israël au large des côtes grecques et vraisemblablement aussi dans les eaux territoriales tunisiennes. Embarrassés par l’ampleur de cette mobilisation planétaire pacifique visant à briser le blocus inhumain sur Gaza, les dirigeants sionistes ont recouru à l’intimidation et la terreur dans le but manifeste d’obliger les militants de la flottille à renoncer à leur projet. En vain.
Ces derniers étaient non seulement déterminés à aller jusqu’au bout de leur intention mais ils ont également et surtout donné la preuve formelle que l’immobilisme et l’ineptie sont une insulte au bon sens et à l’intelligence, car ils encouragent les dirigeants israéliens à poursuivre leur lâche et insoutenable campagne d’extermination des Palestiniens.
Qu’il est toujours possible d’agir et que les gestes et les initiatives, fussent-elles symboliques, sont un moyen de lutte contre la barbarie et peuvent donner des résultats tangibles. Et c’est cela même l’esprit qui a animé les organisateurs de cette expédition humanitaire et le but fondamental recherché et qu’ils ont réussi à atteindre.
A preuve, l’expédition de la Global Flottille Soumoud est devenue ces derniers temps l’événement d’actualité par excellence à l’échelle internationale. Tous les médias parlent des péripéties de ce convoi humanitaire qui a obnubilé les attentions et fait l’objet d’une compassion et une solidarité remarquable des citoyens du monde.
Bref, la flottille Soumoud a secoué et éveillé la conscience internationale et dans le même temps a permis d’isoler encore plus l’entité sioniste et de fédérer le monde contre la barbarie de ses dirigeants et leur sombre projet visant à exterminer un peuple pour s’approprier sa terre ancestrale.
En fait, l’interception par les commandos sionistes des bateaux de la flottille a un effet boomerang qui retourne à l’envoyeur en pleine gueule. Dénoncé par de nombreux pays, cet acte de piraterie illicite va logiquement accroître les ressentiments éprouvés par la majorité des peuples de la planète envers l’ogre sioniste dont les méfaits, les horreurs, les violations et les exactions ont dépassé depuis belle lurette le seuil de l’entendement et de l’humainement supportable.
Entité paria, Israël s’est mis à dos la majorité des pays, y compris certains Etats occidentaux qui figuraient parmi ses alliés indéfectibles. Nombre de ces derniers ont d’ailleurs créé récemment l’événement… historique en annonçant leur décision de reconnaître l’Etat palestinien. Jamais depuis la création de l’entité sioniste on aura assisté à un tel revirement de la situation.
Après de longues années de léthargie, le monde, maintenu sous anesthésie propagandiste, sort peu à peu de sa torpeur et exprime ouvertement et bruyamment sa volonté de réparer l’injustice criarde dont sont victimes les Palestiniens depuis voilà plus de 70 ans. Les manifestations de colère ayant éclaté un peu partout dans le monde qui font suite à l’interception de la flottille Soumoud sonnent comme une révolte planétaire contre le fascisme sioniste qui rappelle de tristes et sinistres souvenirs.
Au grand dam du Premier sioniste Netanyahu et de la clique extrémiste de son gouvernement, la Cause palestinienne est revenue avec force au-devant de la scène internationale et s’impose désormais et de plus en plus comme une cause planétaire. Quoi que fassent les dirigeants, rien ne sera plus comme avant. Les bouleversements géopolitiques majeurs qui secouent actuellement la planète sont annonciateurs non seulement de l’émergence d’un nouveau monde multipolaire mais nourrissent également l’espoir d’assister à l’éclosion d’un ordre international à visage plus humain fondé sur le droit et la cohabitation heureuse entre les nations, les cultures et les religions.
Tout en montrant l’exemple à suivre, les courageux membres de la Flottille Soumoud ont participé en réalité directement à l’émergence de cet ordre mondial tant espéré où il sera possible de… « mener en bateau » les dictateurs, les tyrans, les fanatiques et tous ceux qui cherchent à imposer au reste du monde leurs diktats et leurs desideratas par la force des armes au mépris de la justice et du droit…
C.B.
Au Centre de présentation de l’histoire et des monuments de la ville de Tunis : Les enseignants, ces bâtisseurs de mémoire et passeurs de savoirs à l’honneur
Par Imen Abderrahmani
Entre mémoire et transmission, les enseignants, ces bâtisseurs de l’esprit, seront célébrés aujourd’hui au Centre de présentation de l’histoire et des monuments de la ville de Tunis et ce à partir de 10h00.
« C’est grâce à vous, mes enseignants, que j’ai appris à chérir le patrimoine » tel est le slogan de ce rendez-vous exceptionnel que propose l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC) et l’Office des Œuvres Scolaires relevant du ministère de l’Éducation, et ce à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des enseignants, prévue le 5 octobre.
La manifestation, qui se tient aujourd’hui, rend hommage aux enseignants tunisiens, en saluant leur rôle essentiel dans la transmission du savoir et l’éveil des élèves à la richesse historique et culturelle de la Tunisie. C’est d’ailleurs grâce à leur engagement que de nombreux jeunes ont développé un intérêt pour la civilisation et le patrimoine national. C’est à eux que la Tunisie doit l’émergence de ses propres historiens, archéologues, chercheurs, restaurateurs, mosaïstes et muséologues, autant de spécialistes, qui, aujourd’hui, dirigent les grands chantiers de fouilles, préservent les trésors du passé et signent des ouvrages de référence retraçant, avec passion, l’histoire plurielle et millénaire du pays.
Ce rendez-vous offre également une précieuse occasion de redécouvrir et de valoriser certaines pages méconnues du patrimoine éducatif tunisien. Il invite les enseignants à accorder une place plus centrale à la dimension patrimoniale, non seulement à travers les contenus des programmes scolaires, mais aussi lors des sorties pédagogiques et des visites culturelles. Car l’histoire de l’école et de l’éducation est, en réalité, indissociable de celle de la Nation.
S’agissant du programme qui couvre toute la matinée de cette journée, les organisateurs ont prévu une conférence scientifique intitulée « L’architecture des écoles primaires en Tunisie : 1881-1956 » qui sera animée par Khadija Derbal, architecte spécialisée en sciences du patrimoine.
Cette conférence apportera des éclairages sur les caractéristiques architecturales des établissements scolaires construits durant les périodes coloniale et post -coloniale, en les abordant comme des témoins tangibles de l’histoire nationale et des vecteurs de mémoire collective.
Cette célébration réunira un ensemble d’enseignants qui viendront partager avec le public des témoignages issus de leur expérience, autour de l’enseignement de l’histoire de la Tunisie et de la transmission des valeurs nationales aux jeunes générations.
Lumières sur le Musée National de l’Education
Pour la clôture, les organisateurs ont annoncé une visite guidée du Musée national de l’Éducation. Situé au 130, Boulevard du 9 Avril 1938, à Tunis, le Musée national de l’Education qui a été créé par décret le 10 septembre 2001, se distingue par son implantation au sein du Centre national d’innovation pédagogique et de recherches en éducation (CNIPRE).
Ce musée dont l’inauguration a eu lieu en 2008, retrace et restitue l’histoire de l’éducation en Tunisie à travers une riche collection de documents et d’objets. Sa mission est de préserver et de valoriser le patrimoine éducatif national. Il constitue également un espace vivant, accueillant régulièrement des activités pédagogiques et culturelles, notamment à l’occasion de la Journée internationale de l’éducation. Comme c’est le cas d’aujourd’hui. Après avoir multiplié les initiatives pour rapprocher les élèves de leur patrimoine et les sensibiliser à sa préservation, l’AMVPPC choisit aujourd’hui de saluer l’engagement de celles et ceux qui, depuis toujours, se tiennent à la croisée du savoir et de la mémoire : les enseignants.
En les honorant aujourd’hui, la Tunisie rend hommage à ces éclaireurs d’esprits qui ont construit et construisent les fondations de sa mémoire et les ponts vers son avenir.
Imen.A.
MONDIACULT 2025 : une nouvelle feuille de route culturelle et un musée virtuel pour réparer les mémoires
Lors de la Conférence mondiale sur les politiques culturelles et le développement durable (MONDIACULT 2025), organisée à Barcelone du 29 septembre au 1er octobre, l’UNESCO a affirmé la nécessité de faire de la culture une priorité mondiale, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes.
Pour la première fois, l’UNESCO a présenté un rapport mondial sur les politiques culturelles. Ce document dresse un état des lieux structuré de la culture à l’échelle internationale, avec des données permettant de guider les politiques publiques futures. Il révèle des avancées significatives : la majorité des pays intègrent désormais la culture dans leurs politiques de développement, et les industries culturelles représentent 3,39 % du PIB mondial. Cependant, de fortes inégalités demeurent, notamment en matière d’investissement, les pays à haut revenu dépensant jusqu’à 2 000 fois plus par habitant que les pays à faible revenu.
Musée virtuel contre le trafic illicite de biens culturels
Parmi les temps forts de ce rendez-vous, le lancement du musée virtuel des biens culturels volés, conçu par l’architecte Francis Kéré. Ce projet pionnier, né d’un engagement pris en 2022, vise à sensibiliser le public aux ravages du trafic illicite. Il présente environ 250 objets issus de 45 pays, accompagnés de récits et témoignages de communautés affectées. Développé avec INTERPOL et d’autres partenaires, ce musée constitue un outil de référence pour la prévention, la coopération internationale et la restitution des œuvres.
Il est ainsi à noter que plus de 160 États ont pris part à cette édition de MONDIACULT, illustrant une mobilisation sans précédent en faveur de la culture comme levier de paix, de cohésion et de développement durable. La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a rappelé l’importance de faire de la culture un « langage commun » pour renforcer le dialogue entre les peuples.
Depuis sa relance en 2022, MONDIACULT s’est imposée comme un événement clé pour faire reconnaître la culture comme bien public mondial. Cette dynamique s’accompagne d’avancées diplomatiques et juridiques : 80 nouvelles ratifications des conventions culturelles de l’UNESCO ont été enregistrées depuis 2018, et les candidatures conjointes au patrimoine mondial et immatériel se multiplient.
L’Arabie Saoudite accueillera la prochaine édition de la conférence en 2029, prolongeant cet élan international pour intégrer durablement la culture dans les réponses aux défis globaux.
















