US Ben Guerdane: Composition du nouveau staff technique
Le bureau directeur de l'Union sportive de Ben Guerdane a annoncé, hier mercredi, la composition du nouveau staff technique de l'équipe première de football, pour la suite de la saison 2025-2026 et qui sera comme suit :
Karim Dalhoum : entraîneur ;
Hatem Ounalli : entraîneur-adjoint ;
Hichem Tamtem : préparateur physique ;
Mehdi Chabchoub : préparateur physique ;
Ali Meftahi : entraîneur des gardiens.
Vers la révision du règlement européen encadrant l’agriculture biologique : La Tunisie devrait-elle se méfier d’un durcissement des normes ?
Par Hassan GHEDIRI
Jusqu’au 31 août dernier, les exportations des produits agricoles biologiques tunisiens ont rapporté 558 millions de dinars. Une manne qui pourrait être prochainement mise à mal…
D’après une note publiée par la direction générale de l’agriculture biologique, la Tunisie exporte 87% de ses produits biologiques vers le marché européen, principalement l’Italie (45%), l’Espagne (17%) et la France (10%). Ces exportations, par ailleurs dominées par l’huile d’olive biologique avec des revenus dépassant les 665 millions de dinars collectés entre novembre 2024 et août 2025, seront confrontées à de nouvelles réglementations sur les marchés européens.
A partir du 15 octobre 2025, tous les produits issus de l’agriculture biologique qui entrent sur les marchés de l’Union européenne doivent remplir exactement les mêmes exigences imposées aux agriculteurs européens.
Adoptés le 1er janvier 2025 et applicables à compter du 15 octobre, les changements redéfinissent le système d’importation des produits biologiques au sein de l’UE par un nouveau règlement. Ce dernier vise l’harmonisation des règles de production et des normes de qualité entre les produits importés et ceux produits au sein de l’UE.
Un des principaux changements concerne la certification des producteurs qui devront se conformer à des règles plus strictes en matière de culture, de gestion et de contrôle de leurs produits biologiques destinés aux consommateurs européens. L’UE veut ainsi garantir que les mêmes règles s’appliquent à tous les producteurs certifiés, qu’ils soient situés en Europe ou ailleurs dans le monde.
Pour les pays tiers, comme la Tunisie, la nouvelle réglementation apporte un changement fondamental qui concerne la normalisation, en passant du principe de l’équivalence au principe de conformité. Jusque-là, la réglementation européenne prévoyait un régime d’équivalence par le biais duquel un statut de « pays équivalents » est attribué aux pays avec lesquels sont conclus des accords commerciaux leur permettant de vendre leurs produits agricoles biologiques sur les marchés européens.
Règles du jeu.
Dans les autres pays, l’inspection et la certification relevaient de la responsabilité des organismes de contrôle reconnus par la Commission européenne, mais sur la base des standards biologiques appliqués dans les pays tiers et qui sont conformes à l’agriculture biologique, c’est-à-dire équivalents à la réglementation européenne.
Désormais, avec le nouveau règlement européen, les producteurs des pays tiers, y compris les agriculteurs tunisiens qui cultivent des produits agricoles biologiques destinés à l’exportation vers l’Europe, doivent se conformer exactement aux mêmes règles que les agriculteurs européens.
Comme tous les pays du Sud, la Tunisie risque donc d’être durement pénalisée par le nouveau changement des règles du jeu dans le marché européen de l’agriculture biologique. D’ailleurs, en Tunisie, l’agriculture biologique se mesure principalement par ses exportations.
D’après les chiffres du ministère de l’Agriculture, en 2024, la superficie certifiée bio aurait dépassé les 300 mille hectares, dominés, comme nous l’avons déjà souligné, par les exploitations oléicoles. Une superficie grâce à laquelle la Tunisie se positionne comme leader africain dans l’agriculture biologique.
Notre pays qui ambitionne de devenir un des plus grands producteurs mondiaux table sur la diversification des produits et l’élargissement de sa gamme de produits bio au-delà de l’huile d’olive et des dattes.
H.G.
Editorial : Le voleur l’emporte toujours sur le ‘’hêleur’’…
Par Chokri Baccouche
Les flux financiers suspects émanant de l’étranger continuent à poser problème en Tunisie. Malgré le fait que le Groupe d’action financière Gafi et la Commission européenne ont officiellement retiré notre pays de la liste des Etats tiers identifiés à haut risque de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, les autorités tunisiennes au plus haut sommet de l’Etat continuent à émettre des réserves quant à l’efficacité des institutions nationales chargées de la lutte contre les financements d’origine douteuse.
La présidence de la République se fait du sang d’encre à ce sujet et le chef de l’Etat a personnellement exprimé ses préoccupations et ses doléances en recevant, lundi, Fethi Zouhaïr Nouri, le Gouverneur de la Banque centrale. Kaïs Saied, qui n’est pas du tout satisfait du travail de la Commission tunisienne des analyses financières, l’organe chargé de traquer les financements illicites, l’a clairement fait savoir à son interlocuteur.
«D’importantes sommes d’argent sont transférées de l’étranger en toute discrétion, tandis que d’autres fonds sont transférés et blanchis, au profit de personnes physiques ou morales, bancaires ou non bancaires, sans contrôle ni surveillance», a-t-il déclaré. Le reproche direct de Kaïs Saïed est-il fondé sur des preuves tangibles et recevables ou s’agit-il, au contraire, d’un constat exagéré qui n’obéit à aucun critère objectif. La première hypothèse semble la plus proche de la réalité, et pour cause ! On sait en effet que des sommes colossales d’origine douteuse et servant des intérêts occultes ont afflué en Tunisie et notamment durant la dernière décennie noire.
Cette montagne d’argent a bénéficié à d’innombrables associations dont le nombre a littéralement explosé au cours de cette période très tumultueuses. Sous couvert d’actions prétendument humanitaires ou sociales, la plupart de ces associations s’adonnent en fait à des activités le moins qu’on puisse dire louches.
Le blanchiment d’argent et surtout le financement du terrorisme sont en fait le principal dada de ces officines soutenues et sponsorisées à fond la caisse par des parties étrangères dans le but inavoué mais clair de semer les troubles et la zizanie dans le pays à des fins géopolitiques et stratégiques. Les attentats terroristes qui ont accompagné le règne abracadabrant du parti islamiste d’Ennahdha sont la conséquence directe de l’afflux massif de l’argent sale ayant déferlé sur la Tunisie durant cette époque sombre.
Bref, quand il ne sert pas à galvaniser le moral des petits soldats de l’apocalypse pour les inciter à perpétrer des actions violentes, l’argent d’origine suspecte sert à financer des actions subversives visant à déstabiliser le pays. Les troubles qui ont éclaté dans le pays par intermittence coulent ainsi de source et servent les mêmes objectifs.
Heureusement que la situation sécuritaire s’est nettement améliorée depuis. Curieusement, on n’a enregistré aucun attentat terroriste ces dernières années. A croire que le changement salvateur du régime a permis de décanter cette situation intenable et calmer l’ardeur des apprentis terroristes qui ont subitement disparu de la circulation. Le tour de vis effectué par les pouvoirs publics en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, qui s’est traduit par la mise au pas de bon nombre d’associations suspectes, n’est certainement pas étranger à l’amélioration sensible de la situation sécuritaire dans le pays.
Force est de reconnaitre cependant que la partie n’est pas gagnée pour autant, s’agissant d’un phénomène particulièrement coriace qui a la peau dure. Tout comme les narcotrafiquants qui font preuve d’ingéniosité pour trouver de nouveaux circuits et de nouvelles routes servant à transférer leur poison après la découverte par la justice de leurs combines et stratagèmes, les énergumènes qui sont derrière les financements suspects adoptent la même démarche. Plus exactement, ils s’adaptent et trouvent généralement une autre alternative pour atteindre leurs objectifs et ce, en recourant à des moyens autrement plus insidieux et sophistiqués.
Comme le dit avec une remarquable clairvoyance un adage ancestral bien de chez nous «le voleur arrive toujours à l’emporter sur le ‘’hêleur’’». Partant de ce constat et de cette évidence difficile à remettre en cause, il n’est pas du tout exclu que l’argent sale continue de plus en plus à affluer en Tunisie, mais à travers d’autres modes opératoires et d’autres moyens « plus sûrs » et non plus par le biais des associations complices qui sont considérées désormais comme des «cartes grillées».
De quoi peut-il bien s’agir ? Certains initiés, rompus aux arcanes de la finance, mettent à l’index, à cet effet, les dysfonctionnements voire les aberrations du système national de contrôle des opérations financières. Ils déplorent à ce propos, et à titre d’exemple, les pratiques illicites d’une banque publique, rachetée il y a quelques années par un pays du Golfe.
Les nouveaux responsables de cette banque, semble-t-il, ont pris l’initiative de créer une plateforme de transfert d’argent établie à l’étranger mais sans obtenir au préalable l’autorisation de la Banque centrale de Tunisie comme l’exige la réglementation. Le comble c’est que les nouveaux propriétaires auraient réussi à s’approprier la base de données de l’ensemble des abonnés de cette banque.
Ainsi, il devient potentiellement facile de transférer illicitement de l’argent, estiment-ils, sans être pris en flagrant délit par les « radars » de la Commission tunisienne des analyses financières. Il suffit en effet de transférer plusieurs millions de dinars par exemple en les dispatchant en « petites coupures » sur un certain nombre d’abonnés « triés sur le volet et acquis à la cause des généreux donateurs » et le tour est joué.
Cette hypothèse, fort plausible du reste, révèle l’existence de sérieuses failles dans le système qui justifient amplement les appréhensions et les craintes de la Présidence de la République.
Des failles troublantes qu’on doit impérativement combler dans l’urgence par souci de salubrité publique et surtout pour couper l’herbe sous les pieds de esprits malveillants qui pêchent en eau trouble et cherchent noise à notre pays depuis plusieurs années déjà…
C.B.
QNB, la plus grande institution financière au Moyen-Orient et en Afrique (Région MEA), vient de rendre public ses résultats du troisième trimestre 2025
Doha, 9 Octobre 2025 :
QNB, la plus grande institution financière au Moyen-Orient et en Afrique (Région MEA), vient de rendre public ses résultats du troisième trimestre 2025. Les bénéfices nets ont atteint 12.8 milliards QAR (3.5 milliards USD) au 30 Septembre 2025, réalisant ainsi une progression de 1% par rapport à la même période de l’année précédente. Le bénéfice net avant l’imposition des taxes du Pilier Deux a atteint 13,9 milliards QAR (3,8 milliards USD), soit une hausse de 9% par rapport à Septembre 2024.
Le résultat d’exploitation s’est élevé à 33,3 milliards QAR (9,1 milliards USD), soit une augmentation de 9% par rapport à la même période de l’année précédente ; reflétant ainsi la performance du Groupe à maintenir une croissance au niveau de diverses sources de revenus.
Le total des actifs au 30 Septembre 2025 a enregistré une augmentation de 9 % par rapport au 30 Septembre 2024 pour atteindre 1 389 milliards QAR (382 milliards USD), principalement due à la croissance des prêts et avances qui ont augmenté de 11% pour atteindre 1001 milliards QAR (275 milliards USD). Le volume des dépôts clientèle a augmenté de 6% par rapport au 30 Septembre 2024 pour atteindre 963 milliards QAR (264 milliards USD).
L’efficacité opérationnelle du Groupe QNB (mesurée par le ratio coût-revenu) a atteint 23.3%, soit l’un des meilleurs ratios parmi les grandes institutions financières de la région MEA.
Au 30 Septembre 2025, le taux des créances non-performantes a été maintenu à 2,9 %, soit l’un des taux les plus faibles des institutions financières de la région MEA, reflétant ainsi la haute qualité du portefeuille crédits du Groupe et la gestion efficiente du risque de crédit. Par ailleurs, le taux de couverture des créances douteuses s’est élevé à 100% reflétant la politique prudente adoptée par le Groupe par rapport aux créances non-performantes.
Le total des capitaux propres a progressé de 7 % par rapport à Septembre 2024 pour atteindre 121 milliards QAR (33 milliards USD). Le bénéfice par action a atteint 1,31 QAR (0,36 USD).
Le ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) a atteint 19,5% au 30 Septembre 2025. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) et le ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR) ont atteint respectivement 151% et 105% au 30 Septembre 2025, dépassant ainsi les exigences minimales règlementaires de la Banque Centrale du Qatar et les exigences des réformes de Bâle III.
Statistiques Groupe
Le Groupe QNB emploie plus de 31.000 collaborateurs répartis sur plus de 900 sites, à travers 28 pays dans 3 continents et dispose de plus de 5.000 distributeurs automatiques de billets
La recherche tunisienne à l’honneur avec le lancement d’Al-Fikr
La plateforme tunisienne Al-Fikr, dédiée à la diffusion des ressources scientifiques électroniques, a été officiellement inaugurée le mardi 7 octobre 2025 à l’Académie tunisienne « Beit al-Hikma ». Cette cérémonie marque une étape majeure pour la recherche en Tunisie et dans le Maghreb.
Fruit d’un partenariat stratégique avec Cairn.info, référence francophone en sciences humaines et sociales, « Al-Fikr » offre un espace numérique pour valoriser les publications scientifiques locales en français et en arabe, tout en leur garantissant une visibilité à l’échelle internationale.
L’événement a réuni des figures importantes du monde académique, dont Thomas Parisot, directeur général adjoint de Cairn.info, et Brahim Jrah, fondateur d’Al-Fikr. À cette occasion, les Prix de la recherche tunisienne « Cairn/Al-Fikr » ont également été remis à trois chercheurs tunisiens, le professeur Ali Mtiraoui de l’université Sousse, le professeur Anis Jarboui de l’université de Sfax et la professeure Mejda Cheour de l’université de Tunis-Manar, en présence de doyens d’universités tunisiennes, d’universitaires ainsi que des éditeurs.
Ces prix visent également à mettre en lumière l’excellence et l’impact de la recherche tunisienne à l’échelle internationale en rendant hommage aux chercheurs dont les travaux, diffusés sur Cairn.info, ont su capter l’intérêt d’un large public académique et contribuer au rayonnement des savoirs produits en Tunisie
« Al-fikr » est une plateforme numérique dédiée à la diffusion des ressources scientifiques électroniques en Tunisie.
« Cairn.info » : www.cairn.info est la plateforme francophone de référence pour les publications en sciences humaines et sociales. Elle regroupe plus de 34 000 ouvrages, revues et encyclopédies issus de maisons d’édition francophones reconnues qui a été fondée en 2005.
Foire internationale du livre de Riyad 2025 : Sept maisons d’édition tunisiennes y sont
Sept maisons d’édition tunisiennes prennent part à la Foire internationale du livre de Riyad 2025, qui a démarré le 2 octobre pour se poursuivre jusqu’au 12 du même mois, avec comme slogan « Riyadh Reads » (Riyad lit). L'événement se déroule sur le campus de l’Université Princesse Nourah bint Abdulrahman, dans la capitale saoudienne.
L’Ouzbékistan est l’invité d’honneur de cette édition, qui réunit plus de 2 000 exposants issus de 25 pays, représentant un large éventail de la production éditoriale internationale.
La Tunisie est représentée par les maisons suivantes : « Maison du Livre », « Maison d’édition méditerranéenne », « Dar Yass » (spécialisée dans la littérature jeunesse), Dar Mazri, Dar Almalikiya, Meskiliani Éditions et Dar Altanweer (implantée en Tunisie, au Liban et en Égypte)
Leurs stands proposent des ouvrages de littérature, pensée, arts, sciences et études. Cette participation vise à renforcer la visibilité du livre tunisien et à développer les échanges professionnels sur les marchés arabes et internationaux.
Organisée par l’Autorité saoudienne de la littérature, de l’édition et de la traduction, la Foire 2025 s’étend sur 50 000 m², contre 32 000 m² en 2024. Elle propose un programme riche de plus de 200 activités culturelles : séminaires, tables rondes, soirées poétiques, ateliers, expositions artistiques et animations pour enfants et jeunes.
L'événement met également l'accent sur les métiers du livre, l’autoédition et les agences littéraires, en lien avec Vision 2030, la stratégie nationale saoudienne qui encourage l’investissement dans la culture et les industries créatives, en plaçant le livre au cœur de ses priorités.
Carthage Symphony Orchestra : De Mozart à la Palestine, avec Salah El Mehdi au cœur
Le Carthage Symphony Orchestra (CSO) inaugurera sa nouvelle saison musicale, demain, le mercredi 8 octobre à 20h au Théâtre municipal de Tunis, avec un concert exceptionnel placé sous le thème « Les Voies de la Paix ».
Sous la direction du chef d’orchestre Hafedh Makni et avec la participation du chœur dirigé par Mourad Gaaloul, cette soirée se veut une véritable célébration de l’universalité de la musique et de sa capacité à réunir les peuples au-delà des frontières.
Le concert proposera un voyage musical à travers les cultures et les époques, en mêlant chefs-d’œuvre du répertoire classique et hommages. Le coup d’envoi de la soirée sera avec les œuvres intemporelles de Wolfgang Amadeus Mozart, suivi par le Ballet égyptien de Luigini, pièce lumineuse et colorée qui rend hommage à la culture orientale.
Un moment fort de la soirée sera dédié au compositeur tunisien Salah El Mahdi, à l’occasion du centenaire de sa naissance. Figure majeure de la scène musicale tunisienne du XXe siècle, Salah El Mehdi, surnommé Ziriab en hommage au grand musicien andalou, est né le 9 février 1925 à Tunis et s’est éteint dans sa ville natale le 12 septembre 2014. Musicologue, chef d’orchestre et compositeur, il a laissé une œuvre riche de près de 600 compositions, mêlant musiques classiques et populaires, orientales et occidentales. Il est l’auteur de quatre symphonies et de nombreuses pièces pour piano, ney, violon ou harpe, témoignant de sa volonté de bâtir un pont entre le patrimoine musical arabe et les formes orchestrales universelles.
Enfin, un ensemble de chants palestiniens, interprétés comme hymnes à la paix et à l’espoir, viendra clôturer le concert, dans une dimension profondément humaniste et engagée.
À travers cette programmation, le CSO affirme sa vocation de pont culturel entre les peuples, où la musique devient langage universel de paix, de mémoire et d’unité. Le public est invité à vivre un moment d’intense émotion, porté par des œuvres qui racontent à la fois l’histoire des civilisations et la quête d’harmonie du monde contemporain.
CPI : Une plainte visant Giorgia Meloni pour complicité de génocide
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a annoncé mardi soir qu’elle, ainsi que Guido Crosetto (Défense), Antonio Tajani (Affaires étrangères) et Roberto Cingolani (directeur général de Leonardo, groupe aéronautique et de défense), sont visés par une plainte déposée à la Cour pénale internationale (CPI).
La plainte, datée du 1er octobre, a été déposée par le collectif « Juristes et avocats pour la Palestine », et signée par une cinquantaine de personnes, incluant avocats, professeurs de droit et personnalités publiques.
Selon les plaignants, le soutien italien à Israël, notamment via la fourniture d’armes, constituerait une complicité dans le génocide et des crimes de guerre commis contre la population palestinienne. Ils demandent à la CPI d’examiner la possibilité d’ouvrir une enquête officielle.
Meloni a souligné lors d’une émission télévisée que ce type de plainte était sans précédent dans l’histoire.
Gattuso n’y peut rien : « Gaza me brise le cœur, mais nous devons jouer contre Israël » !
On connait son avis et il n’y est pas allé par quatre chemins. Le sélectionneur italien, Gennaro Gattuso, a exprimé, ce mardi, sa profonde émotion face au conflit à Gaza, affirmant que la situation lui "brisait le cœur", tout en précisant que son équipe ne pouvait pas déclarer forfait contre Israël, pour le match des qualifications pour la Coupe du monde 2026.
La Nazionale affrontera, samedi prochain, l’Estonie à Tallinn, mais tous les regards seront, en effet, tournés vers le match suivant, le mardi d'après en Italie, contre Israël, où les manifestations de soutien aux Palestiniens se multiplient et où des appels à l’annulation de la rencontre ont été lancés.
«Nous savons que nous devons jouer ce match, sinon nous perdrions 3-0 sur tapis vert, mais je le répète : c’est très triste de voir ce qui arrive à ces gens innocents, à ces enfants, cela brise le cœur», a déclaré Gattuso devant la presse.
«L’ambiance ne sera pas sereine, avec 10 000 personnes à l’extérieur du stade et 5 000 à 6 000 à l’intérieur», a estimé le sélectionneur. «Nous voulons nous qualifier pour la Coupe du monde et j’aurais préféré jouer ce match à domicile devant un public enthousiaste, comme ce fut le cas, il y a un mois à Bergame, lors de notre victoire 5-0 contre l’Estonie», a-t-il ajouté.
L’Italie, absente des Coupes du monde 2018 et 2022, occupe actuellement la deuxième place du groupe I avec 9 points, à égalité avec Israël et à six longueurs du leader, la Norvège. Seule la première place permet une qualification directe pour le Mondial 2026, co-organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada, tandis que les deuxièmes de chaque groupe devront passer par des barrages.
Avant Tunisie -Sao Tome-et- Principe : Ben Ouannes remplacé par Cherni
En stage depuis dimanche, la sélection tunisienne, qui s'apprête à rencontrer vendredi 10 octobre Sao Tome-et-Principe puis lundi 23 octobre la Namibie, a enregistré de nouveau l'absence de Youssef Snana qui n'a pas répondu à la convocation de Sami Trabelsi pour la seconde fois de suite et celle du latéral gauche Mortadha Ben Ouannes, blessé. Celui-ci a été finalement remplacé par Mohamed Amine Cherni, le sociétaire de Gisèle SK.
Ailleurs, l'effectif est bien là, frais et dispo pour réussir cette double confrontation entrant dans le cadre des éliminatoires de la coupe du monde 2026, sachant que la Tunisie a déjà validé son billet pour cette joute mondiale depuis la dernière journée. C'est dire que vendredi et lundi prochains, les camarades de Ferjani Sassi auront comme principal objectif l'amélioration du classement FIFA au cas où ils obtiendraient six nouveaux points. Un objectif largement à leur portée. Les Dahmen, Talbi, Laidouni, Ben Romdhane, Letaief, Sliti, Chawat et Tounakti, entre autres, possèdent assez d'arguments pour réussir ces deux dernières sorties et finir ces éliminatoires en beauté.
Jamel Belhassen
Pour la célébration du 70ème anniversaire de relations tuniso-japonaises : La Tunisie dévoile ses trésors culturels au Musée d’art Fuji
Une nouvelle fenêtre sur la Tunisie s’est ouverte au Japon : l’exposition « Tunis : voies d’échanges culturels avec le monde » a été inaugurée ce vendredi au Musée d’art de Tokyo Fuji, où elle se tiendra jusqu’à la fin janvier 2026.
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la célébration du 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et le Japon, marquant sept décennies de coopération et de dialogue entre les deux pays.
Initiée par la mission diplomatique tunisienne à Tokyo, l’exposition a pour objectif de mettre en valeur la richesse du patrimoine tunisien et de renforcer l’image de la Tunisie en tant que destination culturelle et touristique incontournable.
Selon la page officielle de l’ambassade de Tunisie à Tokyo, le public japonais est invité à découvrir un parcours immersif mêlant artisanat, arts plastiques, patrimoine historique et produits du terroir. Un stand de vente met également à l’honneur les savoir-faire traditionnels tunisiens à travers une sélection de pièces authentiques.
La cérémonie d’ouverture a réuni un grand nombre de personnalités, parmi lesquelles des ambassadeurs étrangers accrédités au Japon, des diplomates, ainsi que des figures influentes du monde culturel et médiatique japonais. Leur présence a souligné la dimension symbolique et stratégique de cet événement, qui illustre la vitalité des échanges culturels tuniso-japonais.
Le festival « Tunis, tout court » : Clôture sur des notes d’avenir promoteur
Par Imen Abderrahmani
Le rideau est tombé le dimanche soir sur la 13ème édition du Festival national du film court « Tunis tout court ». Clôture en beauté avec la remise des prix aux heureux lauréats et portée par un regard confiant vers l’avenir.
La mission n’est jamais été facile pour toute l’équipe de l’Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC) qui ont voulu coûte que coûte récupérer leur « héritage » et se repositionner sur la scène critique cinématographique, après des années de déclin. La question ne relève pas d’un manque de volonté, mais plutôt de contraintes logistiques, notamment l’absence d’un local permettant le déroulement régulier des activités et la conservation adéquate des archives, qui sont actuellement entassées dans des cartons. En dépit de toutes ces difficultés, la 13ᵉ édition de « Tunis tout court » a bel et bien eu lieu, portée par une volonté inébranlable et un souffle renouvelé.
Et c’est avant-hier que ce rendez-vous s’est clôturé sur des notes d’espoir avec la consécration de trois films d’un total de seize films sélectionnés parmi les cinquante candidatures.
La cérémonie de clôture a été marquée par un hommage émouvant à la mémoire du grand artiste Fethi Haddaoui, qui nous a quittés le 12 décembre 2024, à l’âge de 63 ans après un long et courageux combat contre la maladie, laissant derrière lui un héritage artistique immense.
L’un des temps forts également de cette cérémonie de clôture est la remise des prix aux heureux lauréats dans les différentes sections.
La cinéphile et critique Fedoua Medallel a remporté le Prix du meilleur article critique pour son texte intitulé « Seuils interdits : entre fantasme et fracture sociale ! ». Elle s’est également distinguée lors de l’atelier de critique cinématographique, décrochant le prix de la meilleure participation pour son analyse du film « 373, rue Pasteur » réalisé par Ismaïl.
S’agissant des films primés, le jury a attribué le prix de la contribution technique : « 373, rue Pasteur » d’Ismaïl, le prix du meilleur scénario au film « Le chemin de l’oubli » (Kol Sana Marra), écrit et réalisé par Ali Marouane Chekki. Le même film a décroché le prix de la meilleure interprétation décerné à Ahmed Landolsi. Quant au prix de la meilleure réalisation, il a été attribué à Anis Lassoued pour « Loading ». Film qui a été en 2024 sur le programme des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) et qui a fait du bon chemin dans de nombreux festivals, valant à son réalisateur de nombreuses consécrations.
Pour un avenir meilleur
Dans son discours de clôture, le président du jury, Hédi Khelil, a relevé que la sélection de cette année avait souffert, dans certains cas, de scénarios insuffisamment aboutis, ce qui a pu impacter la qualité globale de certaines œuvres en compétition. Il a rappelé que le court métrage obéit à des exigences artistiques rigoureuses, que plusieurs productions n’ont malheureusement pas pleinement respectées. Il a néanmoins salué la présence de propositions sincères et prometteuses, particulièrement sur les plans de la mise en scène, de la composition musicale et du traitement de l’image.
À l’occasion de son 40ᵉ anniversaire, l’ATPCC annonce la sortie prochaine de nombreuses publications et projets éditoriaux, témoignant de son engagement continu dans la promotion de la critique cinématographique. Avec ces publications à venir, l’ATPCC entend renforcer son rôle d’acteur clé dans le paysage culturel national et faire de cette année d’anniversaire, un vrai tournant dans la scène cinématographique tunisienne.
Imen.A.
Malgré l’acceptation par le Hamas du plan de Trump l’entité sioniste bombarde encore Gaza : Les scénarii de proche à venir aux yeux des experts tunisiens
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Même si le Hamas s’est dit prêt à un échange immédiat des otages, l’Etat sioniste exige une démilitarisation du mouvement. La preuve que Netanyahou cherche à se dissocier du plan Trump. Quelle crédibilité donner justement à ce plan ?
Des délégations du Hamas et d’Israël sont arrivées hier en Egypte en vue d’entamer des négociations indirectes en vue de la libération des otages retenus à Gaza et mettre fin à deux ans de guerre dévastatrice dans le territoire palestinien.
Ces négociations, basées sur le plan du président américain, Donald Trump, pour faire cesser la guerre dans la bande de Gaza ravagée par l’offensive israélienne qui dure maintenant depuis 2 ans, commencent alors que l’armée sioniste continue ses bombardements faisant chaque jour de nouvelles victimes. Pour l’analyste politique Sahbi Khaldi : « C’est la preuve que le criminel de guerre, Benyamin Netanyahou, ne veut pas d’un cessez-le-feu et encore moins de paix ».
Et d’ajouter : « Malheureusement et après l’éphorie ayant suivi l’annonce du plan Trump et l’accord du mouvement Hamas, aussi bien les dirigeants arabes et occidentaux ayant cautionné ce plan ne font rien pour faire respecter le cessez-le-feu prévu dans ce plan. Même pour les plus optimistes des observateurs, Netanyahou entend imposer sa feuille de route au Hamas et cherche la moindre faille pour se désengager de ce plan.
Je suis d’ailleurs tout à fait d’accord avec cet analyste occidental qui a dit, l’autre jour, si le Hamas ne désarme pas, Israël continuera à les pourchasser et à les éliminer sur toute la bande de Gaza, avec toutes les victimes civiles que cela implique. Et le locataire de la Maison Blanche n’y pourra rien. Trump n’a donc pas compris que Netanyahou ne veut en aucun cas d’un accord. Ce qu’il veut seulement, c’est chasser les Palestiniens hors de Gaza et terroriser tous les pays de la région ». Quelles sont, alors, les retombées de cette fuite en avant de Netanyahou et de son gouvernement sur la paix ?
La guerre éternelle…
Selon notre interlocuteur du jour, l’activiste Sahbi Khaldi : « Si la guerre s’arrête, Netanyahou doit quitter le pouvoir et être jugé par la justice Israélienne. Accessoirement pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale aussi. Alors, ce qu’il veut, c’est la guerre éternelle.
C’est sa seule issue pour échapper à la justice locale et internationale. Donc, il n’a rien à gagner de la paix, mais tout à perdre. Il va devoir faire face désormais au jugement politique de son peuple, mais surtout aux ennuis judiciaires qui l’attendent devant ses propres tribunaux, et ce, pour des affaires antérieures à sa guerre et sans liens avec cette dernière. Et tant que Netanyahou et ses ministres sont au pouvoir, il n’y aura pas, à mon avis, une paix durable. Alors, le monde entier, y compris le président américain, Donal Trump, doit comprendre que le seul moyen pour mettre fin à ce drame est de chasser Benyamin Netanyahou du pouvoir ».
En effet, même l’opinion publique américaine l’a compris et commence à dénoncer ouvertement l’entité sioniste. Les Américains de partout commencent à critiquer publiquement et très fortement Israël et les crimes de ses dirigeants. En témoignent les déclarations faites récemment par l’éditorialiste et l’animateur de télévision américain, Tucker Carlson, qui a fait une intervention de 1h30 sur Youtube qui cartonne, où il passe plus de 90 minutes à démonter les arguments israéliens du début à la fin!
En fait, la majorité des Américains de gauche comme de droite sont désormais contre Israël, et contre le soutien qui lui est donné par l’établissement américain.
Idem pour cet activiste qui s’exprime sur le site de Nouvel Obs : « Netanyahu fera comme il a fait avec les accords d’Oslo. Les accepter du bout des lèvres, avec des réserves sujettes à interprétation. Interpréter ses réserves d’une façon qui lui permettra de vider progressivement de sens ses engagements. Construire petit à petit son propre récit du chemin vers l’échec de ce qui avait été convenu, de façon à en imputer la faute à l’autre partie.
Voilà comment et pourquoi, bien longtemps après l’assassinat de Rabin, on parlait encore, chez nous, de relancer un processus de paix qui n’existait plus depuis longtemps. Trump n’admettra jamais que son plan a échoué, puisqu’il ne voit que des victoires dans tout ce qu’il fait. Pourquoi Netanyahu s’embarrasserait-il de lui complaire? »
M.B.S.M.
Fonds d’encouragement à la création : Vingt projets en arts plastiques et photographie soutenus
Vingt projets dans le secteur des arts plastiques et de la photographie ont été sélectionnés pour bénéficier d’une bourse d’aide du Fonds d’encouragement à la création littéraire et artistique au titre de l’année 2024.
Le ministère des Affaires Culturelles a publié, la liste des artistes bénéficiaires et leurs projets qui s’articulent autour de différentes thématiques, à l’instar de l’esthétique et l’expérience humaine dans les arts plastiques, la céramique entre patrimoine et créativité, la place de l’art en milieu scolaire et la calligraphie.
Certains artistes plasticiens dans la liste proposent des projets d’expositions personnelles.
D’après la liste publiée par le ministère, les financements alloués à l’ensemble des projets retenus sont autour de 400 mille dinars, avec des sommes qui varient entre 10 et 45 milles dinars pour chaque projet.
La liste des bénéficiaires comprend: Ibtissem Ben Kilani, Leila Selmaoui, AkramBoujnah, RabiaaSekik, Anissa Meherzi, Sana JamaliAmari, KaoutherSekik, Mohamed Ali Darouiche, AbdelhafidhTelili, ChaimaZaafouri, Mohamed Khaled Hamdi, Tarek Sahbani, Sophia Guerfal, KhouloudDridi, HelmiBouteraa, HadhamiSoultan, Fatma Hamroussi, NejiTthebti, Ali-LamjedNouri et GhadaDridi.
Notons que les bourses du Fonds d’encouragement à la création littéraire et artistique concernent diverses catégories créatives et littéraires telles que la musique, la danse, les spectacles, le patrimoine culturel, les métiers d’art, les arts de la scène, les arts audiovisuels, la littérature, l’édition, les arts plastiques et la photographie.
Les subventions sont destinées aux porteurs de projets créatifs, qu’ils soient artistes de diverses spécialités, écrivains, chercheurs, ou diplômés des instituts supérieurs. Sont également concernés les détenteurs de cartes professionnelles et artistiques, ainsi que les associations, les structures de production et les institutions publiques et privées actives dans le domaine artistique.
Qui est Khaled el-Enany, le nouveau directeur de l’UNESCO ?
Egyptologue de formation et ancien ministre égyptien des Antiquités et du Tourisme, Khaled el-Enany a été élu nouveau directeur général de l’UNESCO pour un mandat de quatre ans.
Âgé de 54 ans et diplômé de l’Université de Montpellier, ce parfait francophone deviendra le premier directeur général de l’organisation issu d’un pays arabe, et le deuxième Africain à occuper ce poste après le Sénégalais Amadou Mahtar Mbow. Il prendra ses fonctions mi-novembre 2025, succédant à la Française Audrey Azoulay.
Dans un contexte marqué par une crise de légitimité, des accusations de politisation et le retrait annoncé des États-Unis, Khaled el-Enany entend recentrer l’UNESCO sur ses missions fondamentales. Il a promis de moderniser l'organisation, de renforcer la coopération entre les États membres, et de préserver son rôle comme espace de dialogue et de solutions.
Déterminé à dépolitiser les débats, il souhaite privilégier les approches techniques et construire le consensus. Face aux défis budgétaires posés par le désengagement de certains pays donateurs, il fait du financement une priorité, misant sur les contributions volontaires, les partenariats publics-privés et des mécanismes innovants comme les échanges de dette. Il s'engage également à œuvrer au retour des États-Unis au sein de l’organisation, poursuivant les efforts amorcés par l’ancienne directrice de l’organistaion Audrey Azoulay.
















