Pharmacie centrale de Tunisie : Chokri Hammouda limogé et remplacé par Amel Fattoum
D’après le Journal officiel de la République tunisienne (Jort) du 9 octobre 2025, Chokri Hammouda, président directeur général de la Pharmacie centrale de Tunisie, a été limogé par le ministère de la Santé et remplacé à ce poste par Amel Fattoum.
Il y a lieu de rappeler que Chokri Hammouda avait été nommé à ce poste le 19 décembre 2024.
Effondrement d’un pont à Ben Arous: Cinq responsables arrêtés
Le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Ben Arous a émis des mandats de dépôt à l’encontre d’un entrepreneur en travaux publics, du représentant d’une société de routes, ainsi que de trois autres prévenus, dans le cadre de l’enquête sur l’effondrement partiel d’un pont relevant du projet de l’autoroute Tunis–Jelma.
L’accident, survenu dans le gouvernorat de Ben Arous, a causé la mort de deux ouvriers et blessé trois autres, atteints de fractures multiples dans différentes parties du corps, selon une source judiciaire.
Les investigations se poursuivent pour déterminer les responsabilités techniques et administratives dans ce drame.
Sao Tome-et-Principe – Tunisie : formation probable des Aigles de Carthage
Déjà qualifiée à la Coupe du monde 2026, la Tunisie rencontrera cet après-midi à Rades à partir de 17 heures Sao Tome-et-Principe pour le compte de la huitième journée du groupe H.
Sami Trabelsi, qui a pu compter sur un groupe au complet mardi, si on excepte l'absence de Ben Ouanes, blessé, et Snana, réfractaire, compterait sur la formation rentrante suivante avec comme principal objectif de remporter une belle victoire et monter davantage au classement FIFA:
Dahmen, Valery. Talbi, Meriah, Abdi, Skhiri, Ben Romdhane, Sliti, Chawat, Majbri et Saad.
J.B
« Sangoma, le guérisseur » raconté par son auteur, le médecin Hichem Ben Azzouz à l’IFT
Une rencontre-débat portant sur le roman « Sangoma, le guérisseur » du médecin-écrivain Hichem Ben Azzouz est annoncée pour cet après-midi, à partir de 18h00, à la médiathèque de l’Institut français de Tunisie (IFT), en présence de l’auteur.
Actuellement médecin humanitaire et expert auprès des Nations Unies en Afrique du Sud, Hichem Ben Azzouz est un auteur engagé. Il incarne une triple passion : la médecine, le théâtre et le cinéma, une alliance vivante entre la science et les arts, qu’il met au service d’un récit profondément humain.
Publié chez Hkeyet Éditions en 2025, « Sangoma, le guérisseur » est un roman qui va, au-delà de la fiction, pour traiter de nos fractures et de nos résistances en tant qu’humains et soignants.
Au Centre culturel de Hammamet : Hanen Ben Amara propose « Peinture sensorielle : entre tradition et intelligence artificielle »
Le Centre Culturel International de Hammamet accueille, à partir l’exposition de l’artiste-plasticienne Hanen Ben Amara, annonçant les couleurs de la nouvelle saison.
Cet événement constitue un rendez-vous artistique majeur, ouvert aux expériences plastiques tunisiennes contemporaines. Ben Amara y propose un parcours visuel qui allie l’authenticité de la formation académique à la modernité de la recherche artistique, transformant l’abstraction en un espace de découverte de l’invisible, indiquent les organisateurs.
Titulaire d’un Master en histoire et théorie de l’art et d’une formation en beaux-arts, Hanen Ben Amara a développé une approche esthétique qui repose sur la transformation de la couleur, de la matière et du geste en un langage visuel immersif. S’inspirant de l’expressionnisme abstrait et de l’abstraction lyrique, ses œuvres deviennent une forme d’« écriture visuelle » qui transmet les émotions, la mémoire et la spiritualité. Elle y trouve un équilibre subtil entre maîtrise et libération, entre l’élan émotionnel et la quête intellectuelle.
Cette exposition marque une nouvelle étape dans le parcours de l’artiste, ouvrant des horizons sur un dialogue entre l’art traditionnel et les techniques numériques. Elle intègre notamment l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle dans sa pratique picturale. L’objectif n’est pas de dévaloriser la peinture, mais de l’étendre et de l’enrichir, d’amplifier la dynamique du mouvement dans la toile et d’élargir l’horizon de l’abstraction pour qu’elle devienne un pont reliant le tangible à l’immatériel.
À travers cette orientation, l’exposition offre au public une expérience à la fois sensorielle et intellectuelle. L’abstraction se métamorphose en un espace contemporain de réflexion sur la place de l’artiste face aux mutations technologiques actuelles, et en une invitation à reconsidérer notre rapport à l’image et au monde.
Il est à rappeler que l’exposition qu’abrite la galerie du Centre se poursuivra jusqu’au 24 de ce mois.
Au Palais Ennejma Ezzahra : concert hommage à Mohsen Rais
Le chanteur Mohsen Rais se produira, ce soir, à partir de 20h30, au Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (CMAM), Ennejma Ezzahra, à Sidi Bou Said.
Organisé par le ministère des Affaires Culturelles, ce spectacle rend hommage à cette grande icône de la chanson tunisienne dans les années 70 et 80.
Ce nouveau spectacle s’inscrit dans le cadre de la volonté du ministère à célébrer la chanson tunisienne authentique à travers une série de spectacles pour des artistes assez célèbres sur la scène nationale.
IA et journalisme : Entre assistance et méfiance…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’IA est-elle l’ennemie des journalistes ? Si ce n’est pas le cas, comment alors l’adapter aux besoins des médias et tirer profit des opportunités qu'elle pourrait offrir pour l'avenir du journalisme ?
En partenariat avec Arij, Google et New Initiative, l’Union de la Presse Francophone (UP) a organisé hier à Tunis un atelier de formation au profit des journalistes tunisiens sous le thème «L’intelligence générative et éthique de l’Intelligence artificielle».
Animé par la journaliste, présidente de la section Tunisie de l’Union de la presse francophone et experte en journalisme d’investigation et en IA, Hanène Zbiss, cet atelier a été l’occasion pour les participants de découvrir les opportunités que les outils de l’Intelligence artificielle pourraient offrir pour l'avenir du journalisme. Mais il était d’abord important d’expliquer quelques concepts et en premier lieu l’intelligence générative.
La formatrice, Hanène Zbiss, dit à ce sujet : « L'IA générative est une technologie d'intelligence artificielle capable de créer des contenus à partir de modèles d'apprentissage profond entraînés avec de grands ensembles de données. Les modèles d'IA générative, qui sont utilisés pour générer de nouvelles données, sont le pendant des modèles d'IA discriminative, qui servent à trier les données en fonction des différences.
Aujourd'hui, les applications d'IA générative sont utilisées pour produire des textes, des images, du code, etc. Ces productions sont obtenues lors de l'inférence d'IA, la phase d'exploitation durant laquelle le modèle est capable d'appliquer ce qu'il a appris au cours de son entraînement à des situations réelles. Les dialogueurs (ou chatbots), la création et la retouche d'images, l'assistance au développement des logiciels et la recherche scientifique comptent parmi les cas d'utilisation les plus courants de cette technologie ».
Concernant les journalistes, l'intelligence artificielle transforme leur travail. Les rédactions adoptent ces technologies pour l'automatisation des tâches répétitives, l'analyse rapide de grandes quantités de données et l'amélioration de la production de contenu. Les outils d'IA graphique permettent également aux journalistes de créer des visualisations de données percutantes à partir de simples descriptions textuelles. La puissance des algorithmes va au-delà du design basique.
L'IA analyse les données brutes pour suggérer les formats visuels les mieux adaptés : graphiques, diagrammes ou cartes interactives. Cette approche garantit une meilleure compréhension des informations par le public. Ces outils permettent aux professionnels de l'information de se concentrer sur des aspects plus créatifs comme l'investigation et l'analyse, sans pour autant remplacer leur expertise et leur jugement critique, d’où la question complexe portant sur le rapport entre l’IA et la déontologie et l’étique…
Vigilance et prudence…
La montée en puissance de l’intelligence artificielle pose une série de questions hautement sensibles et à leur tête la question de l’étique. Pour la formatrice Hanène Zbiss : « Le journaliste doit vérifier et relire ce que l’IA lui propose comme contenu. Car l’IA peut parfois reproduire ce que son programmeur lui propose. Et là, on n’est pas à l’abri de dépassements par exemple sexiste et raciste ».
Une étude réalisée en septembre 2024 par l’agence Oxygen, auprès de 1 500 journalistes français, a montré que 61,73 % des journalistes estiment que l’IA pourrait nuire à l’éthique journalistique, et 43,21 % déclarent avoir déjà rencontré des problèmes de fiabilité des informations générées par ces outils.
Selon la formatrice : « Les exemples de problèmes éthiques liés à l'IA incluent la responsabilité et la confidentialité des données, l'équité, l'explicabilité, la robustesse, la transparence, la durabilité environnementale, l'inclusion, le libre arbitre, l'alignement des valeurs, la responsabilité, la confiance et l'utilisation abusive des données personnelles.
L’objectif est de développer un outil d’intelligence artificielle, par et pour les journalistes, qui garantit la propriété intellectuelle des médias sur leurs publications”, tout en étant au service d’une information fiable et d’un journalisme de confiance.
M.B.S.M.
Editorial : Honneur aux Palestiniens et aux hommes libres…
Par Chokri Baccouche
La guerre à Gaza a marqué les esprits par sa brutalité et sa violence inouïe. Jamais dans l’histoire, l’humanité n’aura connu un conflit aussi effroyable et atroce. Aussi meurtrier et dévastateur dont les victimes expiatoires se comptent par milliers parmi les populations civiles d’un peuple palestinien qu’on a voulu exterminer jusqu’au dernier pour lui spolier définitivement sa terre et le priver de sa liberté.
On aura tout vu tout au long des deux années consécutives de cette sordide guerre. Des choses abominables vécues comme un cauchemar en technicolor par les téléspectateurs du monde entier.
Tout au long des 730 jours passés, la planète se réveille sur de nouveaux massacres de femmes et d’enfants dans l’enclave palestinienne sinistrée, livrée à la barbarie d’un occupant sioniste affranchi de tout sentiment humain ; 730 jours de bombardements incessants, de destructions, de sang versé à flots. Un torrent d’hémoglobine, de larmes, de cris de détresse et de désespoir dans un décor de fin du monde.
Malgré les exactions atroces et les douleurs extrêmes qu’il a subies, le brave peuple palestinien est toujours debout. Jamais un peuple n’aura enduré un tel magma de heurts et de malheurs et n’aura fait preuve d’autant de détermination à s’accrocher à sa terre ancestrale pour la récupération de laquelle il a consenti tous les sacrifices possibles et… inimaginables.
Un peuple intrépide qui mérite non seulement la vie avec un grand « V » mais qu’on lui rende également un vibrant hommage pour sa résilience indéfectible et indomptable, son patriotisme à tout crin, sa ténacité trempée dans l’acier de l’abnégation et la bravoure et son courage à toute épreuve qui s’érigent désormais en exemple pour tous les peuples opprimés et les damnés de la terre. Honneur à ce peuple qui a donné à l’amour de la Patrie ses titres de noblesses, son véritable sens et son essence.
L’accord de cessez-le-feu, signé par le Hamas et Israël et annoncé, hier, en grande pompe par le président américain Donald Trump, ouvre la voie à un espoir, fragile certes, mais qui pourrait baliser le terrain pour l’instauration d’une paix durable. Le chemin vers cette paix qui entame sa première phase est très certainement long et parsemé d’embûches, mais cette trêve est toujours bonne à prendre. Combien de temps va-t-elle durer ?
Quelles sont les véritables intentions du gouvernement extrémiste du Premier ministre sioniste de Benjamin Netanyahu ? Peut-on se fier à cet homme qui n’a jamais respecté ses engagements ? Peu importe ! Les Palestiniens, malgré toutes les souffrances endurées, sont toujours solides au poste et tiennent le coup. Et pas seulement : ils ont réussi à rendre possible ce que l’on croyait inimaginable il y a quelques années.
La cause palestinienne, qui était sur le point d’être ensevelie à jamais, est revenue en effet avec force et vigueur au-devant de la scène internationale. Mieux encore, elle a gagné haut la main la sympathie et la solidarité de l’écrasante majorité des peuples de la planète dans leur diversité ethnique, culturelle et religieuse plurielle.
Jamais une cause n’a fait bouger le monde avec autant d’ardeur et de commisération. Autant d’énergie et d’engagement. Un engagement planétaire en faveur de la justice et du droit. Celui-là même qui a été bafoué et violé en toute impunité par une entité sioniste dont les dirigeants se croyaient au-dessus de toutes les lois et toutes les considérations.
La reconnaissance officielle et solennelle par la majorité des pays du monde de l’Etat palestinien est le gain le plus précieux obtenu par le peuple palestinien dans son long et harassant combat pour la liberté et la dignité. Autant dire que les choses ne seront plus désormais comme avant quoiqu’on le dise, car la création d’un Etat palestinien viable et indépendant est devenue une exigence planétaire qui puise sa légitimité du droit et s’impose comme la condition inévitable pour toute perspective de paix au Moyen-Orient.
La guerre asymétrique de Gaza a sonné, à la bonne heure, le réveil de la conscience universelle face à la barbarie. Les hommes et les femmes réellement libres ont mené, tout au long de ces interminables 730 jours passés, un héroïque combat contre le fascisme, l’impunité sioniste et la complicité indigne et inacceptable de ceux qui soutiennent à bras-le-corps les dirigeants israéliens. Cette mobilisation planétaire sans nulle autre pareille en faveur d’une cause palestinienne juste est un gage d’espoir pour l’ensemble de l’humanité.
L’espoir d’un monde meilleur fondé sur le droit et la justice, émancipé de tout diktat et affranchi de la loi de la jungle que les puissants cherchent à imposer aux plus vulnérables par la force et l’intimidation. Ce nouvel ordre mondial idyllique est à portée de main pour peu que l’ensemble de la communauté internationale fasse le nécessaire pour le concrétiser dans l’intérêt bien compris de tous les peuples et les pays…
C.B.
Kerkennah : Perenco renforce son engagement sociétal à travers des actions durables et solidaires
L’île de Kerkennah s’apprête à vibrer les samedi 11 et dimanche 12 octobre 2025 au rythme de la deuxième édition de la “Kyranis Run by Perenco”, une course emblématique organisée par l’Association Syphax Running Club, en partenariat avec Perenco, sponsor principal de l’événement.
Cette manifestation sportive rassemblera des coureurs locaux, nationaux et internationaux pour célébrer le sport, la solidarité et l’ancrage local.
En soutenant activement cette initiative, Perenco réaffirme son engagement durable aux côtés de la communauté kerkennienne.
Au-delà de la performance athlétique, la “Kyranis Run by Perenco” incarne une volonté de dynamiser l’archipel à travers des actions sociales, solidaires et environnementales.
Dans le cadre de cet événement, un arbre sera planté pour chaque groupe de cinq participants, illustrant une action concrète en faveur de la reforestation et de la préservation de l’écosystème local.
Cette initiative s’inscrit dans le programme environnemental de Perenco, déjà actif dans plusieurs régions du pays.
Des projets structurants pour l’île
Cette action sportive s’inscrit dans la continuité des initiatives sociales et sanitaires menées par Perenco à Kerkennah. Parmi les projets phares figure la mise en service prochaine d’un bateau-ambulance moderne, destiné à faciliter les évacuations sanitaires d’urgence vers le continent.
Ce moyen de transport médicalisé permettra une meilleure prise en charge des habitants et renforcera la sécurité sanitaire de l’archipel.
À cela s’ajoute également la mise en œuvre d’un projet d’éclairage public, visant à améliorer la qualité de vie et à renforcer la sécurité routière sur l’ensemble de l’archipel.
Transport aérien : nouvelair lance sa promo « Spéciale 36 ans »
Fidèle à ses traditions, la compagnie aérienne nouvelair partage avec ses clients ses moments forts et sa joyeuse ambiance d’anniversaire. Depuis 36 ans, nouvelair ne se contente pas de relier des destinations : elle tisse des liens, rapproche les cœurs et accompagne les plus belles histoires de voyage. Pour marquer cet anniversaire, la compagnie exprime sa gratitude envers ses passagers à travers une offre exceptionnelle.
Du 9 au 13 octobre 2025, il y aura 36 % de réduction sur tous les billets, pour des voyages prévus entre le 9 octobre 2025 et le 31 mars 2026 (Les périodes des vacances scolaires sont comprises).
Détails de la promotion
§ Réduction : 36%* sur le prix affiché HT.
§ Période de vente : du 09 /10/2025 au 13/10/2025.
§ Période de voyage : du 09/10/2025 au 31/03/2026 (les vacances scolaires sont comprises).
§ Destinations : France, Allemagne, Royaume-Uni, Suisse, Belgique, Italie, Turquie, Algérie, Maroc et l'Arabie Saoudite, au départ et à destination de la Tunisie
§ Modification/annulation : conditions tarifaires en vigueur selon la destination et l'offre choisie.
Avec cette offre anniversaire, nouvelair réaffirme la promesse qui l'anime depuis 1989 : rendre le voyage plus accessible. A vos valises…
K.Z.
Accord de paix à Gaza : Ces pays arabes ont autant compté que Donald Trump
Après avoir élaboré son plan de paix pour Gaza en s’inspirant grandement des anciens plans arabes, Donald Trump s’est directement tourné vers eux, en tant que principaux médiateurs du conflit.
En réalité, ce plan encore fragile repose sur l’action de nombreux acteurs, presque entièrement éludés de l’équation. Ce ne sont pas les pays arabes qui diront le contraire.
Le 30 septembre, les ministres des Affaires étrangères de huit pays arabes publiaient une déclaration conjointe pour saluer la vision du président américain. Parmi ces huit pays (Arabie saoudite, Jordanie, Émirats arabes unis, Indonésie, Pakistan, Turquie, Qatar et Égypte) se trouvent une partie des principaux médiateurs ayant agi en faveur d’une résolution du conflit depuis l’embrasement du 7 octobre 2023.
Certains entretiennent des liens historiques avec le Hamas, liens savamment utilisés par Donald Trump pour contraindre le mouvement à se plier aux termes de son accord. Car si le chef d’État américain s’est personnellement chargé de convaincre Israël, fort de la proximité entre Tel-Aviv et Washington, c’est vers la Turquie qu’il s’est tourné ces derniers jours. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui-même confirmé avoir été sollicité « expressément » par Donald Trump pour convaincre le Hamas de négocier la paix avec Israël. La raison ? Les relations de longue date d’Ankara avec le mouvement islamiste palestinien. Ce dont Donald Trump peut difficilement se vanter, sachant très bien que les pays du Golfe sont incontournables pour l’avenir de la région.
Preuve en est ces derniers jours en Égypte, où les négociations organisées à Charm el-Cheikh ont été principalement chapeautées par les pays arabes, malgré la présence des émissaires américains de Donald Trump. À ce titre, rappelons que ce sont le Qatar et l’Égypte qui ont soumis le plan au Hamas. Qui l’a finalement accepté après les efforts turcs de dernière minute.
« Je tiens à exprimer ma gratitude, en particulier au président américain Trump, (...) ainsi qu’à nos pays frères, le Qatar et l’Égypte », a d’ailleurs tenu à rappeler Recep Tayyip Erdogan sur X, au moment de saluer ces efforts conjoints pour la paix. À ces efforts s’ajoutent ceux de l’Arabie saoudite, acteur important dans le cadre de la résolution pour un État palestinien formulée aux côtés de la France devant l’ONU en juillet.
Travail collectif, faute de mieux
Les pays arabes ont d’ailleurs été les premiers à exprimer leurs craintes quant au plan Trump, qu’ils ont « validé les dents serrées », comme l’explique Le Monde. La raison est assez simple : son plan esquissé auprès des pays médiateurs le 23 septembre à New York, lors de la dernière Assemblée générale des Nations unies, a été substantiellement amendé « sous la dictée israélienne », selon le quotidien, avant d’être officiellement présenté le 29 septembre.
Toujours selon Le Monde, les suggestions formulées par les pays arabes auprès de l’équipe de Donald Trump ont été ignorées, à l’inverse des exigences israéliennes, ce qui explique l’absence de calendrier contraignant pour l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Leur soutien à l’initiative de Donald Trump a donc été apporté faute de mieux et compte tenu de l’urgence humanitaire.
À ce stade, les pays arabes saluent tous l’accord mais restent prudents sur sa mise en place et son respect par Israël. Ils savent aussi que froisser le président américain nuirait à leurs intérêts financiers communs, même s’ils n’ont pas hésité à lui forcer la main pour obtenir des excuses du Premier ministre israélien après la frappe sur Doha. Cet équilibre est d’ailleurs réciproque, car Donald Trump sait le poids de ces pays dans la négociation sur un futur statu quo régional, comme le note Courrier international.
Enfin, il faut aussi souligner que le plan Trump n’a pas été sorti du chapeau par magie. Ce dernier repose en grande partie sur le plan arabe, soumis en mars dernier au Caire. Ainsi que sur certains points de l’initiative franco saoudienne votée à l’ONU. Des éléments qui renforcent l’idée d’un plan de paix plus international que ne laisse paraître l’appellation couramment employée ces dernières semaines.
Gaza : La communauté internationale salue l'accord conclu entre le Hamas et Israël
Les réactions des dirigeants du monde entier ont afflué après l'annonce d'un accord conclu sous l'égide des États-Unis entre l’entité sioniste et le Hamas, qui vise à mettre en œuvre la première phase du plan de paix en 21 points du président américain Donald Trump.
Cette avancée majeure est intervenue à la fin du troisième jour des pourparlers de paix entre les deux parties, sous la médiation de négociateurs égyptiens, qataris et turcs, dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh.
L'accord, annoncé par Donald Trump dans un message sur Truth Social, prévoit la libération immédiate des 48 otages encore détenus par le Hamas à Gaza, ainsi que le retrait des troupes israéliennes jusqu'à une ligne convenue et la libération de prisonniers palestiniens.
L'UE et l'ONU exhortent Israël et le Hamas à respecter pleinement l'accord
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est félicitée de l'accord dans un message publié sur X, invitant toutes les parties à le respecter.
"Maintenant, toutes les parties doivent respecter pleinement les termes de l'accord. Tous les otages doivent être libérés sains et saufs. Un cessez-le-feu permanent doit être établi. Les souffrances doivent cesser", indique son message.
La cheffe de l'exécutif de l'UE indique que l'Union continuera à faciliter l'acheminement de l'aide dans l'enclave et s'engage à contribuer à la reconstruction de la bande de Gaza.
"L'UE continuera à soutenir l'acheminement rapide et sûr de l'aide humanitaire à Gaza. Et le moment venu, nous serons prêts à contribuer au redressement et à la reconstruction".
Ursula von der Leyen a également remercié Donald Trump pour avoir négocié l'accord, ainsi que le Qatar, l'Égypte et la Turquie pour leur rôle de médiateur dans ce qu'elle a qualifié d'occasion de "forger un chemin" vers une solution à deux États.
Mondial 2026 : L'Algérie assure sa qualification
L'Algérie s'est qualifiée, ce jeudi, pour la Coupe du monde 2026 de football, après avoir battu la Somalie (3-0) à Oran.
L'Algérie, qui ne peut plus être rejointe en tête du groupe G, l'a emporté grâce à un doublé de Mohamed Amoura et à un but de Riyad Mahrez, le capitaine des Fennecs.
Ce sera la cinquième participation de l'Algérie après celles de 1982, 1986, 2010 et 2014.
Gaza : La Tunisie salue l’accord de cessez-le-feu
Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, la Tunisie a réaffirmé une nouvelle fois sa position ferme et de principe en soutien aux luttes du peuple palestinien et à son droit à l’autodétermination.
Elle a exprimé sa satisfaction quant à l’accord obtenu pour un cessez-le-feu à Gaza, après deux années de crimes de génocide systématique ayant provoqué une catastrophe humanitaire sans précédent.
La Tunisie a salué la résistance héroïque du peuple palestinien courageux et rendu hommage à ses nobles sacrifices ainsi qu’au sang pur versé face à la machine de mort et de destruction sioniste, pour défendre son droit à la liberté et à l’émancipation totale.
Tout en saluant les efforts arabes et internationaux qui ont conduit à cet accord, la Tunisie a mis en garde contre les dangers d’un nouvel manquement du régime sioniste à ses engagements, et a appelé la communauté internationale à assumer sa responsabilité pour garantir la pérennité du cessez-le-feu à Gaza, lever complètement le blocus et permettre sans délai au peuple palestinien de recevoir l’aide humanitaire et de reconstruire sa terre, afin d’assurer des conditions de vie dignes fondées sur la sécurité et la dignité.
La Tunisie a également souligné que la conclusion d’un accord de cessez-le-feu ne doit pas occulter la responsabilité de la communauté internationale de poursuivre les responsables de l’entité occupante afin de les traduire en justice pour les crimes de génocide et les actes de répression collective commis. Elle a réaffirmé son rejet catégorique de toutes les tentatives visant à déplacer le peuple palestinien de sa terre et à liquider sa juste cause.
Enfin, la Tunisie a réitéré son soutien inconditionnel aux luttes légitimes du peuple palestinien pour la récupération de ses droits historiques inaliénables et imprescriptibles, et pour l’établissement de son État indépendant, pleinement souverain sur l’ensemble du territoire palestinien, avec Al-Qods Al-Sharif pour capitale.
Mondiaux 2025 juniors: la nageuse Sarra Ben Ahmed décroche la médaille d'or
La nageuse tunisienne Sarra Ben Ahmed vient de se distinguer lors des Mondiaux 2025 en 1000 m en eau libre , (catégorie des juniors) quise tiennent à El Alamein en Egypte du 7 au 12 octobre.
Elle a réalisé un temps très honorable avec 10 mn, 46 secondes et 27 centièmes. Voilà une ondine à l'avenir prometteur.
J.B.
















