Crise politique en France : Ce qui a conduit Lecornu à démissionner
Face à l’impossibilité de former une équipe respectant les équilibres hérités de Michel Barnier et François Bayrou, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté, ce lundi 6 octobre, sa démission à Emmanuel Macron. Le président de la République l’a «acceptée», selon un bref communiqué diffusé dans la matinée par l’Élysée.
Conséquence immédiate : la liste des ministres nommés la veille se retrouve elle aussi «démissionnaire», moins de vingt-quatre heures après leur présentation officielle sur le perron de l’Élysée. La crise politique ouverte par la dissolution de juin 2024 franchit ainsi un nouveau cap, alors que le pays doit adopter un budget, d’ici la fin de l’année.
Dès dimanche soir, après la publication de la composition du gouvernement, les tensions avaient éclaté : Les Républicains, par la voix de Bruno Retailleau, ont remis en question leur participation à l’Exécutif, tandis que les oppositions promettaient déjà une motion de censure.
Le casting gouvernemental de Sébastien Lecornu avait suscité une pluie de critiques, y compris au sein de la majorité. Plusieurs désaccords ont rapidement émergé, notamment autour de la nomination de Bruno Le Maire aux Armées et de la répartition jugée inégale des portefeuilles entre Renaissance (10 ministres) et Les Républicains (4).
Reem Saâd propose durant trois jours : Tissus de mémoire et paysages intérieurs
Les 10, 11 et 12 octobre 2025, la Bibliothèque diocésaine de Tunis (9, rue Sidi Saber) accueillera « Chamaâden – Les Ateliers Mobiles », une expérience artistique singulière orchestrée par Reem Saâd, artiste visuelle et chercheuse.
Depuis 2006, Reem Saâd développe une œuvre mêlant aquarelle, dessin, photographie et artisanat, avec une attention particulière portée au papier, matériau central de sa démarche, à la fois fragile et résistant. Sa recherche artistique explore les connexions entre biologie, émotion et mémoire collective.
En 2012, elle conçoit sa propre technique : les Aquarelles Introspectives (Les AI fait-main), un langage visuel singulier fait de cellules colorées, d’une finesse presque microscopique, évoquant des cartes intérieures, à la croisée du corps, du rêve et de la science. Exposées en Tunisie, en France ou encore en Espagne, ses œuvres ont souvent été décrites comme des « tissus cellulaires » ou des « paysages de l’âme ».
L’art comme outil de transmission
Convaincue que l’art ne doit pas rester confiné aux galeries, Reem Saâd investit également l’espace public. En 2016, elle fonde le projet « Chamaâden », une série d’ateliers mobiles mêlant artisanat, pédagogie et création artistique. De là naîtront les « Carnets Chamaâden », des carnets faits main à partir de tissus traditionnels, conçus comme des objets de mémoire et d’introspection.
À l’occasion de cette nouvelle étape du projet, trois jours d’activités sont proposés au public, trois jours pour plonger dans un univers sensible où l’art, la mémoire et la spiritualité se rencontrent. Pour ce rendez-vous spécial, l’artiste propose une exposition-vente de carnets éco-responsables et d’impressions artistiques numérotées, retraçant les chapitres clés des Aquarelles Introspectives, un Parcours d’art de rue, pour une rencontre directe et spontanée avec le public et des lectures et cercles de discussion, autour des textes et réflexions issus des ateliers « Chamaâden » et de la pratique introspective.
Invitation au voyage intérieur
Dans l’univers de Reem Saâd, chaque œuvre est un voyage sensoriel et spirituel, une traversée faite de couleurs, de lumière et de silence. Point après point, cellule après cellule, le spectateur est invité à se reconnecter à « ce corps que nous habitons », à cette matière primordiale d’où tout jaillit.
En éclatant la forme pour mieux en révéler la substance, l’artiste pose une question essentielle et universelle : « Qui sommes-nous ? »
Et la réponse, toujours ouverte, semble émerger lentement, comme une évidence fragile : nous sommes lumière et matière, mémoire et mythe, fragments d’humanité en quête de sens.
Le festival « Tunis, tout court » : « 373, rue Pasteur », « Loading » et « Le chemin de l’oubli » primés
La 13ème édition du Festival national du film court « Tunis tout court » s’est achevée, hier soir à la Maison de la Culture Ibn Rachiq à Tunis, après trois jours consacrés à la projection de courts métrages tunisiens, à la célébration de ce genre et à la formation.
La cérémonie de clôture a été marquée par un hommage émouvant à la mémoire du grand artiste Fethi Haddaoui, disparu récemment et la remise des prix aux heureux lauréats dans les différentes sections.
La cinéphile et critique Fadwa Madallel a remporté le Prix du meilleur article critique pour son texte intitulé « Seuils interdits : entre fantasme et fracture sociale ! ». Elle s’est également distinguée lors de l’atelier de critique cinématographique, décrochant le prix de la meilleure participation pour son analyse du film « 373, rue Pasteur » réalisé par Ismaïl.
S’agissant des films primés, le jury a attribué les prix suivants :
- Prix de la contribution technique : « 373, rue Pasteur » – Réalisation : Ismaïl
- Prix du meilleur scénario : « Le chemin de l’oubli » (Kol Sana Marra) – Écrit et réalisé par Ali Marouane Chekki
- Prix de la meilleure interprétation : Ahmed Al-Andalusi pour son rôle dans «Le chemin de l’oubli » (Kol Sana Marra)
- Prix de la meilleure réalisation : Anis Lassoued pour le film « Loading »
Dans son discours de clôture, le président du jury, Hédi Khalil, a souligné que la sélection de cette année avait été marquée par des scénarios parfois faibles, ce qui a affecté la qualité générale de certaines œuvres. Il a rappelé que, bien que le court métrage réponde à des exigences artistiques précises, plusieurs productions n'ont pas su respecter ces normes. Il a toutefois salué la présence de tentatives sérieuses et prometteuses, notamment sur le plan de la mise en scène, de la musique et du traitement de l’image.
Il est à rappeler que pour cette édition, seize courts métrages, dont deux documentaires, ont été projetés. Ces films ont été sélectionnés parmi 56 œuvres candidates à la compétition officielle.
Imen.A.
Le Hamas négocie le plan de Trump: Khalil al-Hayya arrive en Egypte
Le négociateur en chef du Hamas, Khalil Al-Hayya, est arrivé, ce dimanche, en Egypte à la tête d'une délégation qui doit entamer, aujourd’hui lundi, des négociations indirectes avec Israël, a annoncé le mouvement palestinien.
Le Hamas a précisé que des discussions allaient débuter sur "les mécanismes d'un cessez-le-feu, le retrait des forces d'occupation et un échange de prisonniers".
Ligue 1 (9e J.) : L’EST confirme au clasico, le CSS cartonne à Kairouan
La dernière partie de la neuvième journée a confirmé le retour en force de l’Espérance de Tunis ainsi que le réveil du CSS alors que l’USM a fait l’essentiel à domicile.
A Rades, les Sang et Or, euphoriques ces derniers temps, n’ont pas eu la parti facile face à une Etoile du Sahel volontaire et accrocheuse. Le but de Sasse (27’) a suffi aux Espérantistes pour s’imposer, mais le match a vu les deux équipes créer beaucoup d’opportunités, mais l’efficacité n’a pas été au rendez-vous.
Pour l’EST, l’essentiel a été fait avec une victoire qui la place à un point du leader stadiste, alors que pour les Saheliens, les progrès sont évidents par rapport au début de la saison, mais sur le plan comptable, les neuf points collectés en autant de rencontres donnent des soucis aux supporters malgré une réaction salutaire de la part des joueurs qui semblent décidés à se rattraper.
A Monastir, les Usémistes ont souffert avant de prendre la mesure d’une courageuse JS Omranienne qui a laissé de bonnes impressions malgré le fait de jouer sans cinq titulaires pour des raisons diverses. Les Monastiriens ont mené au score grâce à Haj Ali, sur penalty (10’), avant de voir une réaction rapide des visiteurs qui ont vite égalisé par ben Rejeb (15’), et il a fallu attendre les dernières minutes pour voir Chikhaoui (86’) libérer les siens.
Le dernier match a vu le CSS, en net regain de forme, faire cavalier seul à Kairouan (3-0) grâce à un penalty transformé par Baccar (29’) et un doublé de Ben Ali (43’ et 54’).
Kamel ZAIEM
Résultats
EST - ESS (1-0)
JSK – CSS (0-3)
USM – JSO (2-1)
Classement
1*Stade Tunisien 21pts
2*Espérance de Tunis 20pts
3*Club Africain 19pts
4*US Monastirienne 17pts
5*Espérance de Zarzis 16pts
6*Club Sportif Sfaxien 13pts
7*CA Bizertin 12pts
-ES Métlaoui 12pts
9*JS Omrane 11pts
10*AS Marsa 10pts
-JS Kairouanaise 10pts
12*Etoile du Sahel 9pts
13*AS Soliman 8pts
14*US Ben Guerdane 7pts
15*AS Gabés 6pts
16*Olympique de Béja 5pts
Accord du Hamas au plan de paix américain : Une réponse subtile, une victoire stratégique
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A chacun sa lecture de ce communiqué rendu public vendredi dernier par le Hamas et dans lequel le mouvement se dit prêt à accepter le plan Trump. Comment justement interpréter cette décision prise le Hamas ?
Le mouvement islamiste s’est dit vendredi prêt à libérer tous les otages israéliens à Gaza et à entamer des négociations «immédiates en vue de la fin de la guerre». Donald Trump a estimé que le Hamas est «prêt à une paix durable» et demandé à Israël de «cesser immédiatement les bombardements sur Gaza».
Depuis, les réactions s’enchaînent commentant cette décision qui, selon le journal Libération, est arrivée vendredi soir au compte-gouttes. Le mouvement islamiste a d’abord annoncé accepter de libérer tous les otages israéliens, vivants ou morts, selon les termes de la proposition du président américain Donald Trump pour Gaza, et être prêt à entamer immédiatement des négociations sous l’égide de médiateurs pour discuter des «détails» de la mise en œuvre de ces libérations.
Quelques heures plus tard, et notamment après la réaction positive du président Trump, le Hamas est allé plus loin en affirmant à l’AFP «être prêt à des négociations immédiates en vue de la fin de la guerre».
Cette décision du mouvement islamiste n’a pas cessé depuis d’interpeller les observateurs et les analystes. « A mon avis, le Hamas à mis Benyamin Netanyahou et son gouvernement devant le fait accompli, lui qui, jusqu’ici, a refusé toutes les formes de négociations», nous dira le chargé des relations internationales au sein de l’Association internationale de défense des droits de l’homme et des médias, Sabri Houimli.
D’autres analystes estiment, en revanche, que la facture est trop lourde pour le peuple palestinien et que peut-être cet accord du Hamas est plutôt une capitulation et non pas une victoire. Quelles sont justement les répercussions de cet accord du Hamas sur la Cause palestinienne et l’avenir de la Bande de Gaza ?
La fin de la guerre ou le début du calvaire?
Même si le Hamas a salué «le rejet de l’occupation de la bande et le refus du déplacement de notre peuple palestinien de ce territoire, Dr Sahbi Khaldi estime : « Il faut savoir que nous parlons de génocide et d’un massacre qui a fait plus de 70 mille martyrs et plus de 2 millions de réfugiés. Alors, lorsqu’on accepte un tel plan, il est plus que probable que les auteurs de ce génocide soient poursuivis et punis. Pis encore, qui dit que les Palestiniens vont un jour gouverner la Bande de Gaza comme le prétend le plan Trump» .
Et d’ajouter : « Par exemple, le plan du président américain prévoit que la Bande de Gaza soit placée sous la houlette d’un nouvel organe international de transition’’ baptisé ‘’Comité de la paix’’ et présidé par M. Trump lui-même, disposition sur laquelle le communiqué du Hamas ne dit rien. A mon avis, le mouvement accepte explicitement qu’il soit écarté de la scène politique locale et, là aussi, il s’agit d’un coup dur aux autres factions de la Résistance palestinienne qui seront certainement leur tour démilitarisées».
M.B.S.M.
Des milliers de Tunisiens intolérants au gluten : Quand l’intérêt commercial l’emporte sur la santé publique
Par Hassan GHEDIRI
Formant une communauté de près de 100 mille personnes, les Tunisiens atteints de la maladie cœliaque vivent la double peine de la pathologie chronique et de l’exploitation économique…
Selon les estimations, la prévalence de la maladie cœliaque en Tunisie est proche de 1% de la population. C’est-à-dire qu’environ 100 mille Tunisiens présentent une intolérance permanente au gluten qui est un ensemble de protéines (principalement des gliadines et des gluténines) contenues dans la majorité des céréales utilisées dans l’industrie agroalimentaire. Ils sont obligés de vivre avec un régime nutritionnel très strict parce que leur maladie implique une destruction de leur intestin grêle dès lors qu’ils consomment un aliment contenant du gluten.
Leur unique salut réside donc dans les aliments sans la moindre trace des protéines néfastes pour leur santé. Mais au lieu d’être accompagnés dans leur calvaire qui dure toute la vie, ils se trouvent livrés à un marché impitoyable qui transforme leur souffrance en une opportunité commerciale.
Pour se procurer une alimentation sans gluten, les patients tunisiens paient au prix fort ce qui est supposé relever du droit fondamental à la santé, c’est-à-dire leur alimentation. Ainsi, un petit paquet de pâtes sans gluten de moins de 400 grammes se vend dans les supermarchés et les commerces spécialisés à environ 7 dinars, soit presque quinze fois le prix des pâtes ordinaires. Idem pour la farine, dont le demi-kilo sans gluten est vendu à partir de 9d,700 contre moins d’un dinar pour la farine classique.
Le régime vital mais très onéreux devient alors un fardeau financier insoutenable pour plusieurs dizaines de milliers de citoyens. Faute de moyens, beaucoup d’entre eux se trouvent obligés d’enfreindre l’interdiction du gluten et s’exposer à de graves complications de santé.
Un parcours du combattant
Depuis quelque temps, les personnes souffrant de cette pathologie chronique et leur famille qui trouvaient jusqu’ici leur besoin dans certains produits sans gluten fabriqués localement sont obligés de payer encore plus cher des pâtes, de la farine et des biscuits importés de l’étranger et dont les prix sont souvent calculés en euro et en dollar.
Pour on ne sait quelle raison, la seule entreprise tunisienne de pâtes alimentaires qui détient, semble-t-il, l’exclusivité de fabrication des produits à base de céréales sans gluten sur le marché national a réduit considérablement sa production dans cette gamme spéciale. Pour dire que la diversification de la production sans gluten et la multiplication des fabricants sont de nature à engendrer une concurrence qui sera sans doute bénéfique pour des milliers de patients dont le quotidien relève toujours du parcours du combattant.
Car la rareté incite les fabricants et les revendeurs à augmenter les prix pour réaliser plus de bénéfices aux dépens de l’intérêt des consommateurs. C’est la passivité des autorités qui irrite les patients et leurs familles, car, contrairement à beaucoup de pays, l’Etat tunisien hésite à instaurer un système de soutien global au profit des milliers de citoyens atteints de la maladie de cœliaque.
Il y avait certes la décision prise conjointement au mois de janvier dernier par les ministères de la Santé et des Affaires sociales mettant en place un système de subvention destiné aux familles pauvres ayant dans leurs membres une personne intolérante au gluten. Ce projet qui s’inscrit dans le programme de sécurité sociale concerne uniquement les ménages à revenu limité marginalise plusieurs milliers de malades de la classe moyenne ou de ce qu’il en reste parce que déjà tous les Tunisiens, exceptés les plus nantis, sont aujourd’hui étranglés par la cherté de la vie.
L’Etat est capable d’intervenir sur plusieurs axes pour alléger le fardeau que représente la maladie cœliaque pour plus de 100 mille Tunisiens qui paient très cher leur nourriture. Il peut éventuellement envisager un dispositif de régulation des prix des produits sans gluten commercialisé sur le marché local en rationalisant les marges appliquées par les revendeurs.
Le cap doit également être mis sur la production locale de farine, alternative aux céréales riches en gluten, ce qui permettrait de réduire la dépendance de l’importation et réduire considérablement les prix. L’intégration des produis sans gluten dans le système des subventions alimentaires s’avère par ailleurs indispensable surtout que le coût de cette compensation serait très raisonnable au vu du nombre très négligeable des bénéficiaires potentiels.
H.G.
Editorial : Tel est pris qui croyait prendre…
Par Chokri Baccouche
Le premier ministre israélien Netanyahu doit certainement pester, à l’heure qu’il est, contre le mauvais sort. Lui, qui avait misé sur la probabilité que le Hamas n’allait pas accepter le plan de paix américain et trouver ainsi le prétexte idoine de poursuivre indéfiniment la guerre à Gaza, en a eu finalement pour ses frais.
e mouvement islamiste palestinien lui a tiré, en effet, le tapis sous les pieds en annonçant, vendredi, son acceptation de principe de ce plan de paix et s’est dit disposé à libérer les 48 otages israéliens, morts ou vivants, toujours détenus dans l'enclave palestinienne, tout en conditionnant cette libération à la poursuite des négociations sur les modalités pratiques du plan de paix proposé par Donald Trump. Le Hamas exige notamment le transfert de l’administration de l’enclave à un «organisme palestinien indépendant».
Sans exagération aucune, on peut vraiment dire que Benjamin Netanyahu est tombé dans son propre piège. Il est désormais dos au mur et n’a plus aucune justification recevable d’éterniser le conflit au risque de s’aliéner encore plus la communauté internationale, y compris ses alliés occidentaux.
L’accord donné par le Hamas a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme par de nombreux pays. Le président américain, Trump, l’a même qualifié de « jour spécial sans doute sans précédent ». Une formule qui peut paraitre étrange et qu’on peut interpréter comme un « ouf de soulagement » exprimé, sans le dire ouvertement, par le locataire de la Maison Blanche. Visiblement, Trump est excédé par ce conflit.
Le soutien inconditionnel de son administration à Israël a dévasté l’image des Etats-Unis dans le monde en tant que pays qui s’est rendu complice d’un effroyable génocide. La fuite en avant de Netanyahu dans les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité a fait que ce dernier est devenu un allié embarrassant dont les interminables méfaits ont porté préjudice aux intérêts américains non seulement au Moyen-Orient mais également dans d’autres parties du monde.
L’accord de défense commune récemment signé par l’Arabie Saoudite et le Pakistan, qui fait suite à l’attaque israélienne contre le Qatar, a fait l’effet, outre Atlantique, d’un véritable coup de semonce.
Pour toutes ces raisons et non des moindres, Washington a été acculé à mettre un peu d’eau dans son vin et c’est ce qui justifie, en fait, l’initiative du président américain visant à mettre fin à cette guerre, dans l’espoir de recoller les morceaux et paraitre de surcroît aux yeux du monde comme le dirigeant « providentiel » capable de résorber les conflits, une qualité « vertueuse et rare » qui le prédispose à glaner le prix Nobel de la paix.
La nouvelle donne est certainement vécue comme un cauchemar par le Premier ministre israélien qui n’a, logiquement, plus aucun prétexte pour se dérober à ses engagements après avoir lui-même accepté ce plan de paix. En effet, il est désormais devant le fait dans la mesure où même le président américain lui demande, officiellement et ouvertement, « d’arrêter immédiatement les bombardements » en jugeant le Hamas « prêt pour une paix durable ».
Aux abois et complètement sonné par la tournure des événements qui joue en sa défaveur, Benjamin Netanyahu a répondu à la demande pressante du président américain par la reprise des frappes contre Gaza et ce, peu de temps après l’accord du Hamas. Il donne ainsi la preuve formelle qu’il n’a jamais voulu la paix et que son acceptation du plan Trumpien n’était que de la poudre aux yeux.
Netanyahu sait en fait que la fin de cette sordide guerre signera inévitablement son arrêt de mort politique. La justice de son propre pays l’attend en effet de pied ferme pour lui faire répondre du volumineux dossier de corruption dont il est accusé.
Benjamin Netanyahu est, en fait, pris entre le marteau de la communauté internationale qui multiplie les pressions afin de l’inciter à faire cesser la guerre et l’enclume des extrémistes de son gouvernement qui n’ont jamais digéré le plan de Trump. Les Ben Gvir et Smotrich, les deux larrons va-t-en guerre en folie qui tiennent Netanyahu par la gorge vont certainement lui demander des comptes et pourraient faire exploser, par dépit, la fragile coalition au pouvoir du côté de l’entité sioniste.
Quant au Hamas, son « oui, mais » au plan de paix américain peut être interprété comme une réponse subtile et stratégique qui lui laisse une précieuse marge de manœuvre. Le mouvement islamiste palestinien a fait preuve de perspicacité, car non seulement il s’est dit prêt à céder la gouvernance de Gaza à une équipe de technocrates palestiniens, mais il a brillamment réussi surtout à faire capoter le sinistre projet américano-sioniste de déporter les Gazaouis hors de leur terre ancestrale.
Et c’est cela même le plus important et l’essentiel. Et si l’on ajoute à cela la solution à deux Etats, l’approche unanimement partagée par l’écrasante majorité des pays du monde, la boucle est bouclée.
Certes, le chemin vers une paix durable et véritable n’est pas dénué d’embuches. Netanyahu va certainement tout faire pour remettre le compteur du statu quo à zéro dans l’espoir hypothétique de sauver le peu qui reste de sa cauchemardesque carrière politique.
De plus en plus isolé, le Premier ministre est désormais seul face à son destin qui aura marqué de la pire des manières l’histoire de l’humanité. Confronté à une exigence planétaire, il sera bien forcé malgré tout de rendre aux Palestiniens leur liberté…
C.B.
Flottille « Soumoud » : Liste des prisonniers tunisiens libérés par l’armée israélienne
Certains ressortissants tunisiens ayant participé à la flottille de la liberté « Soumoud », enlevés par l’armée d’occupation sioniste, viennent d’être libérés. Ils sont arrivés aujourd’hui samedi en Turquie, après leur sortie des prisons de l’occupation israélienne.
Voici la liste des Tunisiens libérés :
Le journaliste Lotfi Hajji
Le photographe de presse Anis Abbassi
L’activiste Mohamed Ali Moheddine
L’activiste Aziz Melliani
L’activiste Nourredine Salaouej
L’activiste Abdallah Massoudi
L’activiste Houssem Eddine Ramadi
L’activiste Ziyed Jeblaoui
L’activiste Hamza Bouzouida
L’acteur Mohamed Mrad
Ligue 1 (9e J.) : Le ST atomise l'ESZ et reprend la tête, l'ASM prolifique à Beja
Le match au sommet entre le Stade Tunisien, toujours impérial à domicile, et l'ES Zarzis, habituée aux performances à l'extérieur, s'est transformé en une démonstration des Bardolais. A la (11e), sur un centre de Ouerghemmi, Haboubi de la tête trompe le gardien zarzissien (1-0). La réaction des Sudistes a été remarquable et Rahmani a réussi à égaliser à la (42e) mais le but a été annulé après intervention de la VAR car précédé d'une faute de Stanley. Auparavant, le même Stanley d'un tir puissant a raté la cage de Farhati (37e).
En seconde mi-temps, toujours porté vers l'avant, le ST double la marque par Ndiaye d'une reprise spectaculaire (2-0) à la (62e). Et ce n'est pas fini. Haboubi, de la tête, trompe de nouveau Charfi (3-0) à la (70e).
A Beja, sur une pelouse en bon état, l'AS Marsa a été le premier à se montrer menaçant avant de trouver le chemin des filets par Ben Hamida (25e). Les essais des Bejaois ont manqué d'efficacité et de lucidité devant les buts de Sami Hlel. Et alors qu'on s'attendait à une seconde période serrée, l'ASM va ajouter trois autres buts en cinq minutes par Traidi (59e), Hadhri (55e) et Ben Hamida (56e). Une pluie de buts face à un naufrage inexpliqué des locaux. (4-0). Le même Hadhri va ajouter deux autres buts (6-0) aux 71e et 76e.
De son côté. L'AS Soliman, qui recevait le CAB, a tout fait pour engranger les points de la victoire sans y parvenir. La première période a enregistré des essais de part et d'autre jusqu'à la (45e) quand le Cabiste Buonaventure Fonseca s'est fait exclure. La seconde période n'a pas connu un football de qualité en l'absence d'inspiration et de qualité technique. Une parité vierge a sanctionné ce match vraiment à oublier.
Le dernier acte de la neuvième journée est programmé pour demain avec un certain EST-ESS, un classique du foot tunisien.
Résultats
ST - ESZ (3 -0)
OB - ASM (0- 6)
ASS – CAB (0- 0)
Jamel Belhassen
Commerce électronique : Attention, l’arnaqueur est derrière l’écran…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
En attendant un cadre légal pour organiser le commerce électronique et la livraison des colis, la prudence est de mise afin d’éviter les arnaques…
Le commerce électronique connaît actuellement une forte croissance et les chiffres témoignent de cette tendance. En effet, le secteur a enregistré au cours de l’année 2024 plus de 15 millions de transactions en ligne pour 1.1 milliard de dinars en chiffre d’affaires. Ils sont également 1100 sites qui animent le secteur du E-commerce en Tunisie.
Et pourtant, les craintes de fraude et les mauvaises expériences vécues par certains consommateurs nuisent à l’image de ce secteur stratégique, et ce, malgré l’existence d’une loi qui régit le commerce électronique en Tunisie. « Il s’agit de la loi 83-2000 sur les échanges et le commerce électronique qui a malheureusement montré ses limites », nous dira l’expert en économie et finance, Mohamed Salah Jeanndi. L’expert estime, en effet, que « cette loi datant de l’année 2000 n’est plus adaptée aux changements rapides que connaît le secteur du commerce électronique, notamment au niveau de la sécurité et de la protection des consommateurs ».
Et d’ajouter : « Les mauvaises expériences vécues par certains consommateurs exigent aujourd’hui un cadre juridique adapté et plus performant concernant les informations communiquées par les entreprises, les pratiques commerciales déloyales, les clauses de contrat abusives, la sécurité des paiements en ligne, la protection et la confidentialité des données, le règlement des litiges et les recours et même les transactions électroniques internationales ».
L’autre faille dans l’actuelle loi concerne les livraisons des colis commandés par les consommateurs. « C’est l’anarchie totale dans ce secteur dit des livraisons des colis. Le livreur vous remet le colis, encaisse le montant et part sans que le client ne vérifie la qualité du produit commandé. On n’est pas alors à l’abri des mauvaises surprises d’autant que la plupart des temps, les clients n’ont aucun moyen pour contester la qualité du produit et être remboursés », indique l’expert en économie et en finance, Mohamed Salah Jennadi.
Plus de transparence…
En théorie, les questions relatives à la protection du consommateur se posent à trois stades de la relation consommateur-entreprise : avant l’achat, pendant l’achat et après l’achat. En vue, alors, de mieux gérer ces trois étapes, les experts appellent à plus de transparence, notamment au niveau des sites spécialisés dans le commerce électronique. Selon l’expert Jennadi : «Un cahier des charges s’impose aujourd’hui afin d’éviter que n’importe qui vend n’importe quoi sur la Toile.
Ce cahier des charges doit exiger des informations claires et suffisantes concernant l’identité et la localisation des commerçants, ainsi que sur les biens, les services, les prix et les garanties. Cela permettra de lutter contre les commerçants frauduleux et éphémères qui ne fournissent pas les produits ou les services pour lesquels ils ont été payés ainsi que la livraison tardive, ou la non-livraison des produits ou la livraison de produits défectueux, du mauvais article ou d’articles de contrefaçon voire la non-fourniture des services ou des cadeaux promis et le non-respect du délai de rétractation prévu par la loi ».
En plus de ces pratiques frauduleuses, certains produits vendus sur internet peuvent causer des dégâts graves voire constituer un danger pour la santé. le commerce électronique présente, en effet, des risques liés aux produits dangereux : appareils électriques non conformes, médicaments contrefaits, cosmétiques non conformes aux normes et produits ménagers toxiques. Selon, justement, l’OMS, la moitié des médicaments vendus sur internet sont des contrefaçons.
Les fraudeurs se multiplient et de plus en plus de produits interdits et dangereux sont accessibles d’un simple clic. Cela concerne aussi des produits cosmétiques et des compliments alimentaires.
M.B.S.M.
Cérémonie de remise de la Dotation FABA Santé (2e édition) : 4 prix et beaucoup de promesses
La Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA) a organisé, ce vendredi 3 octobre 2025, la cérémonie officielle de remise de la Dotation FABA Santé – Prix Amina Ben Ayed. L’événement s’est déroulé en présence d’éminents chercheurs, de membres du jury, de personnalités académiques, de partenaires institutionnels et d’invités de marque.
Encourager la recherche médicale au service de la communauté
Fidèle à sa mission de soutien à l’innovation scientifique et médicale, la Dotation FABA Santé s’inscrit dans une vision claire : renforcer les capacités de l’hôpital public, améliorer les prestations de soins et contribuer à un meilleur accès à la santé pour l’ensemble des citoyens tunisiens. A ce propos, le porte-parole de la Dotation FABA Santé confirme cette orientation : « À travers cette Dotation, nous soutenons des projets de recherche appliquée qui apportent des solutions concrètes aux besoins du système de santé national. Investir dans nos chercheurs, c’est investir dans un avenir où les soins seront plus efficaces, inclusifs et accessibles à tous. »
Quatre lauréats primés
Au terme d’une soirée marquée par la présentation des dix finalistes et des échanges enrichissants, le jury – composé d’experts de haut niveau – a désigné quatre lauréats, chacun récompensé par une dotation de 30 000 dinars :
•1e place : Mohamed Bejaoui (Maître-assistant en Pharmacologie, Faculté de Pharmacie de Monastir)
•2e place : Dr Maha Jammoussi (Assistante hospitalo-universitaire, service de neurologie pédiatrique, INN, Faculté de médecine de Tunis)
•3e place ex aequo : Dr Rim Boussetta (Professeure agrégée en chirurgie orthopédique, Hôpital d’enfants Bab Saâdoun) et Mohamed Jemaa (PhD Scientist, chercheur en cancérologie, Faculté de médecine & Faculté des sciences, Tunis).
Chaque lauréat a également reçu un trophée symbolique, spécialement conçu pour cette édition, ainsi qu’un certificat de reconnaissance.
Une dynamique qui s’inscrit dans la durée
La cérémonie a aussi été l’occasion d’annoncer la prochaine édition de la Dotation FABA Santé, confirmant la volonté de la Fondation de soutenir durablement les chercheurs tunisiens et de contribuer au développement d’un système de santé national plus efficace, inclusif et équitable.
Dans cette perspective, la Fondation a également réaffirmé son ouverture à soutenir, dans le futur, des projets de recherche touchant aux domaines de la santé dans un sens global : santé humaine, santé animale et santé environnementale. Cette approche transversale, en lien direct avec la vie quotidienne des citoyens tunisiens, vise à renforcer l’interaction entre médecine, agriculture et sciences vétérinaires afin de mieux répondre aux enjeux de santé publique et de qualité de vie.
La cérémonie s’est conclue dans une ambiance conviviale et festive, autour d’un cocktail dînatoire et d’une animation musicale offerte aux invités.
Le Code du commerce promet des crédits sans intérêts aux PME : Les investisseurs se frottent les mains, les textes d’application se font attendre …
Par Hassan GHEDIRI
En 2024, las banques tunisiennes ont réalisé des bénéfices très importants estimés à 1,565 milliard de dinars dont 8% devraient servir à financer les PME, sans intérêt ni garantie…
L’amendement du Code du commerce voté et adopté par l’ARP au mois de juin 2024 prévoit une disposition obligeant toutes les banques tunisiennes à allouer 8% de leurs bénéfices annuels aux PME sous forme de lignes de financement et de micro-crédits sans intérêt ni garanties.
Très petites entreprises (TPE), petites et moyennes entreprises (PME) et autres opérateurs économiques supposés répondre aux critères requis pour bénéficier de ce privilège attendent toujours la publication par la Banque centrale du décret définissant les conditions d’octroi de ces financements qui se feront en principe sous forme de microcrédits.
Cette nouvelle disposition, qui doit entrer en vigueur en 2025, s’appliquera, selon les experts, aux bénéfices de 2024. Selon les chiffres communiqués, en 2024, les banques tunisiennes auraient réalisé des bénéfices estimés à 1,565 milliard de dinars. En vertu de la nouvelle disposition du code du commerce, les financements sans intérêt ni garantie promis aux PME pour l’exercice 2025 seront de l’ordre de 125 millions de dinars. D’aucuns croient, par ailleurs, qu’un plaidoyer serait nécessaire pour accélérer l’élaboration et la promulgation des textes d’application. Des voix s’élèvent dans plusieurs secteurs pour appeler à la publication le plus tôt possible du décret.
La révision du code du commerce stipule en effet, dans une nouvelle disposition introduite à l’article 412, l’affectation de 8% des bénéfices des banques, soit environ 100 millions de dinars par an, au profit des petites et moyennes entreprises. Une mesure que le législateur avait justifiée par le renforcement du rôle économique et social des institutions financières.
Considéré comme étant un obstacle majeur entravant l’investissement privé, le développement des PME et la création d’emplois, l’accès aux financements bancaires constitue une problématique principale que l’exécutif cherche à résoudre par le biais de nouveaux mécanismes bénéficiant au plus grand nombre d’opérateurs économiques.
Remédier à l’exclusion
Lors d’un séminaire sur le plan national de développement de l’agriculture familiale tenu mardi dernier au siège de l’UTAP, les participants ont activement défendu le droit des petits agriculteurs aux financements prévus par la nouvelle disposition du code du commerce. Les agriculteurs qui ont toujours contesté leur exclusion du système de crédits conventionnel estiment en effet que si l’on se contente d’octroyer 10% des financements qui seront mobilisés sur les bénéfices des banques, des fonds annuels de plus de 10 millions de dinars pourront être débloqués en faveur des centaines de projets agricoles et contribuer par le même fait au développement de la production et au renforcement de la sécurité alimentaire.
L’hésitation de la BCT à publier le décret d’application de ladite disposition, plus de 16 mois depuis l’amendement du code du commerce, confirme l’absence d’un consensus autour de cette mesure. Sadok Rouai, ancien conseiller principal du directeur exécutif du Fonds Monétaire International et ex-chef de la supervision bancaire à la Banque centrale de Tunisie, a été parmi ceux ayant vivement critiqué l’adoption de cette disposition par l’ARP à l’occasion de certains articles du code du commerce.
Qualifiant cette disposition d’«illégale”, le spécialiste croit que la Cour constitutionnelle, si elle avait vu le jour, n’aurait jamais permis son application. D’ailleurs, selon la législation réglementant le système bancaire en Tunisie, il est prohibé aux banques d’accorder des prêts sans intérêts.
H.G.
Tunisie Telecom : un acteur de confiance au service de la cybersécurité et de la souveraineté numérique du pays
Dans un contexte mondial marqué par l’accélération du numérique et la multiplication des cybermenaces, la sécurité des données et la souveraineté numérique s’imposent comme des enjeux stratégiques pour les entreprises, les institutions et les citoyens. Consciente de cette réalité, Tunisie Telecom poursuit son engagement à bâtir un écosystème numérique sûr, fiable et aligné sur les meilleurs standards internationaux.
Des certifications de référence qui renforcent la confiance
Au cours des derniers mois, Tunisie Telecom a obtenu plusieurs distinctions internationales attestant de la robustesse de ses systèmes et de la qualité de ses services :
✅ Le Data Center Carthage a été certifié selon les normes ISO 27001, ISO 27701 et ISO 9001, garantissant la sécurité des données, la protection de la vie privée et un haut niveau de qualité pour les services hébergés.
✅ La Direction de la Relation Clients (DRC) a obtenu la certification internationale ISO/IEC 27001:2022 pour son Système de Management de la Sécurité de l’Information (SMSI), confirmant l’engagement de l’opérateur à protéger les données sensibles de ses abonnés et partenaires.
✅ Le Customer Network Operation Center (CNOC), pilier des services après-vente, a mis en place un Système de Management de la Qualité conforme à la norme ISO 9001:2015, assurant une surveillance proactive et continue des services, gage de performance et de fiabilité.
Bien plus que des labels, un engagement stratégique
Ces certifications ne représentent pas de simples reconnaissances formelles. Elles marquent un tournant stratégique pour Tunisie Telecom dans la consolidation de la confiance de ses clients et le renforcement de son rôle d’acteur clé de l’économie numérique nationale. Elles traduisent également une volonté claire : contribuer à la souveraineté numérique de la Tunisie en s’appuyant sur des infrastructures locales certifiées et sécurisées.
Une vision tournée vers l’innovation et la sécurité
Avec ces distinctions, Tunisie Telecom confirme sa position en tant qu’opérateur de confiance, engagé à offrir un environnement numérique sûr et conforme aux standards internationaux les plus exigeants. Plus qu’un fournisseur de services, l’opérateur se positionne comme un partenaire stratégique pour accompagner la transformation digitale des entreprises, soutenir l’innovation et répondre aux besoins d’une société de plus en plus connectée.
Tunisie Telecom, fidèle à son rôle d’entreprise citoyenne, continue ainsi à placer la cybersécurité et la qualité de service au cœur de sa stratégie, au service d’une Tunisie numérique, compétitive et souveraine.
Éditorial : Trump mérite-t-il vraiment le Nobel de la paix ? - Par Jalel HAMROUNI
Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a souvent suscité la controverse par son style brut, son langage populiste et son approche de la diplomatie internationale. Ses partisans ont plaidé en faveur de sa candidature au prix Nobel de la paix. Mais une question essentielle demeure : Trump mérite-t-il réellement une telle distinction, symbole suprême de réconciliation, de dialogue et de respect des droits humains ?
Une analyse sérieuse de sa politique étrangère montre plutôt le contraire : loin d’incarner l’esprit du Nobel, Trump a imposé une diplomatie marquée par l’arrogance, l’unilatéralisme et la recherche obsessionnelle du prestige personnel.
Le premier élément qui frappe dans l’approche internationale de Donald Trump est son obsession pour la mise en scène. Les sommets avec Vladimir Poutine et Kim Jong-un, par exemple, ont davantage ressemblé à un show médiatique qu’à une véritable tentative de désarmement nucléaire. Certes, le simple fait de dialoguer pouvait sembler novateur, mais aucun résultat concret n’a émergé de ces rencontres.
La Corée du Nord n’a pas réduit son arsenal, la menace demeure intacte, et le régime n’a concédé aucune ouverture en matière de droits humains. La guerre en Ukraine a pris un tournant plus grave. Trump a utilisé ces rencontres comme des vitrines pour s’autoproclamer faiseur de paix, sans jamais aller au fond des dossiers.
Concernant la guerre à Gaza, le président américain accorde un ultimatum au mouvement de la résistance palestinienne pour qu’il accepte son accord de paix très controversé. Et ce n’est pas tout. Trump a menacé d’ouvrir les portes de l’enfer, si le Hamas décline cet accord.
Le cœur du problème réside dans l’arrogance qui a caractérisé la diplomatie de Trump. Fidèle à son slogan « America First », il a constamment adopté une approche unilatérale, ignorant les institutions multilatérales et méprisant ses alliés. Son retrait brutal de l’accord de Paris sur le climat, son abandon de l’accord sur le nucléaire iranien, ou encore sa guerre commerciale avec la Chine témoignent de cette vision centrée sur la domination américaine, quitte à fragiliser l’équilibre mondial.
Or, le Nobel de la paix ne récompense pas la force brute ou la défense des seuls intérêts nationaux. Il honore les initiatives qui renforcent la coopération, la solidarité et la sécurité collective. Trump, au contraire, a affaibli les mécanismes multilatéraux, alimentant la méfiance entre nations et contribuant à l’instabilité.
Par ailleurs, sa politique à l’égard des migrants et des réfugiés, marquée par la construction d’un mur à la frontière mexicaine et la séparation brutale des familles, illustre l’exact opposé de l’esprit humaniste du Nobel. Comment récompenser de paix un président dont les choix politiques ont provoqué tant de souffrances et de divisions, y compris au sein de son propre pays ?
La candidature de Trump au Nobel de la paix révèle aussi un paradoxe inquiétant : la politisation de ce prix prestigieux. Certes, par le passé, certains lauréats ont été contestés, mais décerner le prix à un dirigeant dont la diplomatie repose sur l’arrogance et la quête d’intérêts égoïstes reviendrait à vider cette récompense de sa substance morale.
Alfred Nobel souhaitait honorer ceux qui œuvrent pour la fraternité entre nations et la réduction des conflits. Trump, lui, a exacerbé les tensions, que ce soit avec l’Iran, la Chine, l’Europe ou même au sein de l’OTAN.
En définitive, prétendre que Donald Trump mérite le Nobel de la paix relève plus de la provocation que de l’analyse lucide. Son mandat fut marqué par une politique étrangère arrogante, centrée sur les intérêts américains et sur sa propre image. Les initiatives qu’il a menées, souvent spectaculaires, n’ont produit aucun changement structurel vers plus de justice ou de stabilité. Le Nobel ne peut être un simple trophée diplomatique offert pour quelques signatures d’accords opportunistes ou des poignées de main théâtrales.
La paix véritable exige courage, patience, vision et respect des principes universels. Autant de qualités qui ont fait défaut à Donald Trump. Le Nobel, en tant que symbole d’espérance et de fraternité, ne saurait légitimement récompenser un président qui a incarné l’arrogance et la division bien plus que la réconciliation.
J.H.
















