Ligue 1- 8e journée : L'EST s'impose largement la Marsa, l'ESS et le ST se neutralisent
Par Jamel Belhassen
La dernière partie de la huitième journée de la Ligue 1 a vu l'Espérance s'imposer largement à la Marsa face à l'Avenir local (3-0) grâce à trois buts de Toughai (45+2e(, Danho ( 67e) et Jabri ( 90+2e). Une victoire qui permet aux Sang et Or de monter à la seconde place au classement à un point du leader , le Stade Tunisien. Ce dernier est allé ramener un nul de son déplacement à Sousse ( 1-1). L'Etoile a joué à dix après l'expulsion de Laouani dès la (9e) mais a réussi quand même à prendre l'avantage au score par Ben Mazzouz à la (66e). Les Bardolais ont pu sauver le point du nul par Smaali à deux minutes de la fin. Le même Smaali a été explosé avant le coup de sifflet final. Enfin, à Sfax, le duel CSS- USM n'a pas connu de vainqueur malgré les occasions créées des deux côtés ( 0-0).
Classement :
ST 18
EST 17
ESZ 16
CA 16
USM 13
CAB 11
JSO 11
ESM 11
JSK 10
CSS 10
ESS 9
ASM 7
ASS 7
USBG 6
ASG 6
OB 5
J.B.
Economie : La Tunisie se prépare à accueillir le Congrès Mondial de la JCI
Du côté de la Jeune Chambre Économique Tunisienne (JCI Tunisia), la visite officielle du Président Mondial de la Jeune Chambre Internationale, Keisuke Shimoyamada (Japon), en Tunisie du 29 septembre au 1er octobre 2025 n’est pas passée inaperçue. Cette importante visite s’inscrit dans le cadre du suivi des préparatifs du Congrès Mondial de la JCI, que la Tunisie accueillera du 4 au 8 novembre 2025, sous le haut patronage du Président de la République, Kaïs Saïed, et avec la supervision directe de la Cheffe du gouvernement.
Ce rendez-vous bénéficie également du soutien constant des différentes autorités nationales, régionales et institutionnelles. Rassemblant plus de 2 000 participants venus de plus de 100 pays, ce congrès constituera une opportunité majeure pour positionner la Tunisie comme une destination privilégiée pour l’accueil de grandes manifestations internationales, tout en renforçant les échanges dans les domaines de l’économie, du tourisme, de l’investissement et de la culture.
A titre de rappel, la Jeune Chambre Internationale (JCI) est une fédération mondiale de 200 000 jeunes professionnels et entrepreneurs, âgés de 18 à 40 ans, répartis en près de 5 000 communautés dans plus de 100 pays à travers le monde.
Le plan de Trump pour Gaza aux yeux des analystes tunisiens : Ou quand les Américains se chargent d'effacer les traces du crime...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le plan proposé par le président américain pour le jour d'après à Gaza divise d'ores et déjà l'opinion publique arabe et musulmane et en premier les factions palestiniennes. En quoi consiste ce plan et qu'en pensent les analystes tunisiens?
Si les "grands" pays arabes et musulmans ont salué l'initiative du président américain, Donald Trump, considérant son plan pour le jour d'après à Gaza comme une solution "équitable" et satisfaisante pour tout le monde, y compris les Palestiniens, l'opinion publique arabe et musulmane demeure divisée et doute que ce plan n'aboutisse à une paix durable. En effet, de l'Espagne à la France en passant par l'Arabie saoudite, l'Egypte, la Turquie et l'organisation du Congrès islamique, le plan de Donald Trump pour mettre fin au conflit à Gaza, proposé lundi dernier à Washington, a été salué à travers le monde.
Le dirigeant américain a présenté un projet de paix en 20 points, qui contient notamment la libération des otages et des prisonniers, une transition présidée par les Etats-Unis ou encore la démilitarisation du Hamas dans l'enclave palestinienne.
Du côté des premiers intéressés, à savoir les Palestiniens, l'Autorité palestinienne, qui exerce une administration limitée sur certaines zones de Cisjordanie, a été l'une des premières à réagir au plan de Donald Trump. Elle "accueille favorablement les efforts sincères et déterminés du président Donald J.Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza, et accorde sa confiance en sa capacité à trouver un chemin vers la paix", selon le communiqué qu'elle a diffusé et relayé par la presse internationale. L'Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas devrait se mettre en retrait, selon le plan de Donald Trump, mais pourrait jouer un rôle à plus long terme.
Toujours, selon des médias internationaux, le Jihad islamique, l'une des principales factions de la Résistance palestinienne, a, lui, affirmé que le plan pour Gaza était "une recette pour une agression" contre les Palestiniens. "Ce qui a été annoncé lors de la conférence de presse entre [Donald] Trump et [Benyamin] Nétanyahou est un accord américano-israélien et représente la position de l'ensemble de l'establishment israélien", a jugé le mouvement armé. Le Hamas n'a pas, du moins jusqu'à hier, encore réagi. Qu'en pensent, par ailleurs, les analystes tunisiens?
Et les milliers de martyrs...?
Interrogé à ce sujet, le juriste et activiste Salem Chérif nous a indiqué : "Ce qui choque dans ce plan est qu'à aucun moment, Donald Trump n'a évoqué la responsabilité de l'entité sioniste dans cette guerre, notamment les 70 000 martyrs et le sort des milliers de réfugiés qui ont tout perdu. Lorsqu'on parle d'un génocide, il y a une responsabilité de l'humanité et de la communauté internationale par rapport aux victimes.
Apparemment, les Américains veulent effacer toute cette page entachée de sang et de chair de l'histoire, remettre le compteur à zéro et faire comme de rien n'était. Pour moi, ce plan n'est qu'un nouvel épisode dans la stratégie américano-sioniste qui vise à neutraliser la Résistance et mettre la main sur la Bande de Gaza qui attire les convoitises de Donald Trump lui-même, lequel rêve de la transformer en une Riviera".
De son côté, le militant nationalité Bouraoui Ramdhane nous a confié : " Par ce plan, Donald Trump fait d'une pierre trois coups, à savoir neutraliser la Résistance palestinienne, permettre à Israël d'atteindre ses objectifs et anéantir l'Autorité palestinienne. Mais le plus grave dans ce plan est de disculper les criminels de guerre et à leur tête le bourreau Benyamin Netanyahu. Le comble est que nous assistons à cette soumission de certains pays arabes qui se sont pressés pour saluer ce plan dont les conséquences seront très graves pour toute la région"
M.B.S.M.
Le cinéma tunisien brille au Festival du film méditerranéen d’Annaba
La Tunisie s’est distinguée avec éclat lors de la cinquième édition du Festival du film méditerranéen d’Annaba, organisée du 24 au 30 septembre au Théâtre régional Azzedine Medjoubi. Les productions tunisiennes ont en effet remporté plusieurs prix prestigieux, confirmant la vitalité et la créativité du cinéma national sur la scène régionale.
En tête des distinctions, le film « Jad » du réalisateur Jamil Najjar qui a conquis les cinéphiles algériens, remportant le Prix du Public. Une récompense d’autant plus significative qu’elle reflète l’adhésion spontanée des spectateurs à cette œuvre engagée et sensible.
Autre reconnaissance majeure : le réalisateur Mohamed Ali Nahdi a obtenu la Bourse de postproduction, ex æquo, pour son long-métrage en cours de finalisation « La Ronde 13 ». Cette distinction permettra à l’œuvre d’achever son développement et d’espérer une large diffusion dans les festivals à venir.
La Tunisie s’est également vu attribuer le Prix de l’intelligence artificielle « Brath Part », une distinction innovante soulignant l’intégration des nouvelles technologies dans la création cinématographique.
Pendant une semaine, la ville d’Annaba a vibré au rythme du septième art, accueillant 90 films venus de 20 pays et 150 artistes internationaux représentant 31 nationalités. Une édition marquée par une riche diversité cinématographique, où la Tunisie a su faire entendre sa voix avec force et talent.
Ligue 1 - Mise à jour de la 8e journée : Que du lourd à chaque détour !
Par Wahid Smaoui
Le troisième et dernier acte de cette 8e ronde implique les «Africains» dont deux, l’ESS et le ST, seront aux prises dans un classique aux irréductibles contrecoups. Outre un CSS-USM tout aussi truffé d’enjeux et un ASM-EST aux contours insidieux.
Après leur joli tir groupé réalisé en coupes africaines, nos quatre clubs représentatifs reprennent leur bâton de marche séance tenante dans un déploiement de matchs énigmatiquement démentiel. La remarque vaut particulièrement pour le ST, le seul «Africain» parmi la bande des 4 qui a joué à l’extérieur, de retour au pays il y a tout juste 48h, après avoir parcouru la Mauritanie par monts et par vaux, et traversé par bus son inhospitalier Sahara.
Non seulement les Stadistes n’ont pas encore repris haleine pour négocier ce baroud de reprise, mais ils ne bénéficieront également, pour le compte de la prochaine journée d’aucune libéralité par rapport aux autres «Africains» qui ont évolué bien peinards le week-end dernier, quasi pelotonnés dans leur nid douillet. Pire, les Bardolais joueront 24h plus tôt par rapport à eux, soit samedi, contre un allègre trekking dominical pour les autres. Ce qui légitime totalement la fulminante réaction des responsables et des supporters stadistes qui taxent le BF d’«animus necandi», de volonté délibérée de nuire, d’écorner la marche du club.
Quoi qu’il en soit, les Beylicaux sont tenus de faire le vide dans leurs têtes pour trouver la faculté de transcendance idoine face à une Etoile princièrement regonflée après sa récente victoire en coupe de la CAF, agrémentée d’une tonifiante qualification.
Comment déjouer la quadrature du cercle ?
C’est ce véritable casse-tête que les Marsois s’échineront à désentortiller en offrant l’hospitalité à une EST qui semble retrouver son meilleur engrènement compartimental, notamment au niveau de la ligne médiane et sur le front de l’attaque. La compétition aidant, l’indéniable valeur foncière des étrangers gagnant en fluidité, les Sang et Or sont en train de revenir avec assurance à leur niveau pinaculaire, le seul bémol encore à pomponner étant le juste équilibre entre le nombre d’occasions de but créées et la réussite à la clé. Cela dit, l’ASM ne s’identifiera pas pour autant à une capture facile.
Sur leur pelouse fétiche, traditionnellement assimilée à une «basse-fosse», les Auriverde sont capables d’un étourdissant tour de force, celui réalisé par l’AS Soliman dimanche dernier étant vivace et ne manquera pas de constituer un puissant aiguillon.
Trois jours après s’y être produite, l’USM retrouve le Mhiri de Sfax pour une somptueuse belligérance footballistique contre les maîtres de céans. Encore invaincus en championnat, avec le ST, les Usémistes verront leur indomptabilité sérieusement éprouvée.
Quant au CSS, rôdaillant encore dans les méandres du classement, il s’emploiera ferme à l’emporter, un succès qui dégagerait des effluves autrement émoustillants et aurait d’incommensurables dividendes, le fait de tanner le cuir à un baraqué du circuit n’ayant rien d’une victoire ordinaire, insipide et fadasse. Qu’en pensent les Ribatiens qui biglent goulûment l’acmé du classement ?
W.S.
Le ministère des Affaires culturelles célèbre la traduction et les traducteurs
La Tunisie a célébré à l’instar de tous les pays du monde, le 30 septembre, la Journée internationale de la traduction sous le signe « Façonner un avenir digne de confiance ».
Le ministère des Affaires culturelles a souligné, dans un communiqué publié mardi, l’importance de la traduction, indiquant que le thème a été choisi cette année par l’Union internationale des traducteurs et mis en relief la valeur de la traduction comme vecteur de confiance.
Le ministère a réaffirmé son engagement à continuer à soutenir les initiatives et les projets visant à développer le mouvement de la traduction, appelant les traducteurs et les éditeurs à faire de la traduction un outil de promotion des valeurs de la tolérance et d’ouverture et ainsi qu’un espace d’innovation et de créativité.
Le patrimoine au cœur d’une rencontre-débat, demain
Le secteur du patrimoine sera au centre d’une rencontre médiatique, demain, le jeudi 2 octobre à partir de 17h, au Centre des arts, de la culture et des Lettres (CACL) « Palais Ksar Saïd », au Bardo, près de Tunis
Cette rencontre spéciale s’inscrit dans le cadre d’une série de rencontres périodiques consacrées au secteur culturel avec les représentants des médias, a annoncé le ministère des Affaires Culturelles.
Le premier rendez-vous avec la presse nationale a été organisé le 26 août 2025 au Centre culturel international de Hammamet (CCIH), Dar Sébastian. Il était consacré au secteur des festivals et la stratégie nationale pour renforcer la visibilité des manifestations artistiques à l’échelle internationale.
A l’occasion de cette nouvelle rencontre, le ministère a lancé un appel à participation à cet évènement. Cet appel s’adresse à « tous les journalistes et les médias en vue de renforcer le dialogue sur les questions patrimoniales et d’échanger les visions et les propositions pour le développement de ce secteur vital », indique la même source.
Ce premier rendez-vous verra la participation les représentants des principales institutions publiques en charge du patrimoine, à savoir l’Institut National du Patrimoine (INP) et l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC).
Seront notamment présents aux débats, le directeur Général de l’INP, la Directrice Générale du patrimoine, la Directrice Générale de l’AMVPPC ainsi que la directrice du palais Ksar Saïd, un ancien palais beylical restauré et ouvert au public depuis 2019 en tant que Centre des Arts, de la Culture et des Lettres.
L’INP est un organisme chargé de la recherche, de la restauration et de la préservation du patrimoine culturel. Cette institution gère le patrimoine national, incluant les sites archéologiques et le patrimoine subaquatique.
L’AMVPPC est une agence dont le rôle principal est de mettre en œuvre la politique de l’État en matière de culture, de valoriser et d’exploiter le patrimoine culturel tunisien (sites, monuments, musées) et de promouvoir le tourisme culturel.
Il est à rappeler que la Tunisie compte, aujourd’hui, neuf sites classés au patrimoine mondial dont 8 sites culturels et un site naturel à savoir le Parc National d’Ichkeul (1980), le dernier grand lac d’eau douce d’une chaîne qui s’étendait autrefois le long de l’Afrique du Nord.
La Médina de Tunis, le Site de Carthage et l’Amphithéâtre d’EL Jem (1979), le Site de Kerkouane (1986), la Médina de Sousse et la Médina de Kairouan (1988), le Site de Dougga (1997) et l’Ile de Djerba (2023) sont les sites culturels classés.
Le pays compte également 9 éléments inscrits au patrimoine culturel immatériel : « Le henné : rituels, esthétique et pratiques sociales » et « Les arts du spectacle chez les Twāyef de Ghbonten » (2024), Les arts, savoir-faire et pratiques associés à la gravure sur métaux (or, argent et cuivre) (2023), La harissa, savoirs, savoir-faire et pratiques culinaires et sociales (2022), la calligraphie arabe : connaissances, compétences et pratiques (2021), La pêche à la charfiya aux îles Kerkennah (2020), Les savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous (2020), les connaissances associées au palmier dattier (2019) et les savoir-faire de la poterie de Sejnane (2018).
La préservation et la valorisation du patrimoine culturel, matériel et immatériel, comme les questions de conservation des sites historiques ou de mise en valeur du patrimoine immatériel sont au cœur du secteur du patrimoine.
Le Quotidien avec TAP
Proposition de loi sur la liberté économique : L’économie de rente dans le collimateur du législateur…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La Commission parlementaire des finances et du budget au sein de l’ARP a examiné hier une proposition de loi sur la liberté économique visant à lutter contre l’économie de rente. Que faire pour que notre économie soit durable et équitable ?
Même si le débat n’est pas nouveau, l’économie de rente revient au-devant de la scène avec ce projet de loi sur la liberté économique et la lutte contre l'économie de rente qui vient d'être proposé à la Commission parlementaire des finances et du budget au sein de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP).
En effet, Dhafer Sghiri, député et rapporteur de la Commission de législation générale au sein de l’Assemblée, a, depuis 2024, soulevé cette question en dévoilant certains détails sur ce projet, «Cette initiative vise à annuler toutes les licences et les autorisations liées aux activités économiques, exceptées celles dont l'arrêt peut être préjudiciable à la santé, à la sécurité et à l’ordre public», a-t-il indiqué. Et d’ajouter : «Plusieurs législations tunisiennes sont caduques et doivent être amendées pour qu'elles soient adaptées à la réalité économique. Certains pays changent leurs lois tous les deux ou trois ans. En Tunisie, on le fait tous les quarante ou cinquante ans ».
Certains experts estiment, par ailleurs, que cette pratique de rente constitue un frein pour l’essor de l’économie tunisienne, «La notion d’économie de rente a fait son entrée dans le débat public tunisien après la révolution. Elle désigne la collusion entre le pouvoir politique et un cartel de familles qui contrôle l’activité économique au détriment du progrès social. En pratique, l’expansion de l’économie de rente a longtemps permis à certaines familles de contrôler les rouages de l’économie, légitimé la corruption et le clientélisme et imposé une concurrence déloyale dans l’économie. Alors, pour échapper à cette mainmise sur l’économie dite officielle, l’économie parallèle est devenue un refuge pour un grand nombre de jeunes chômeurs en proie à la complexité des procédures administratives et au coût élevé des investissements dans le secteur officiel», estime l’expert en économie et en finance, Mohamed Salah Jennadi. Que faire, alors, pour que notre économie soit durable et équitable ?
Allègement des procédures…
Un document réalisé en 2022 dans le cadre de l’Académie Génération Avenir de la Friedrich-Ebert-Stiftung, a conclu que « l’économie de rente en Tunisie n’est donc que la traduction de la mainmise de certains groupes familiaux sur des pans entiers de l’économie jouissant d’opportunités et de privilèges que permet la réglementation imposée par l’Etat en leur faveur. Il s’agit notamment des exigences “d’autorisations”, de protection des importations, de l’application discrétionnaire des règlements, de l’utilisation de l’administration fiscale et douanière pour empêcher la concurrence ainsi que de l’emprise sur les marchés publics. Cette économie de rente n’était pas sans conséquences nuisibles sur l’économie réelle et sur la société dans son ensemble, car menaçant l’initiative privée, fragilisant la croissance et l’emploi, affaiblissant le progrès technique, aggravant les inégalités et détériorant les équilibres macroéconomiques et financiers du pays». Alors, pour lutter contre cette pratique, l’expert Mohamed Salah Jennadi appelle à une vraie révolution législative et à l’allègement des procédures. Jennadi estime qu’il faut « encourager la concurrence en réduisant les monopoles et les barrières à l'entrée, simplifier les procédures administratives, lutter contre la corruption et soutenir l'innovation et la diversification économique par l'investissement dans des secteurs à forte valeur ajoutée. Combattre les rentes est, ainsi, crucial pour promouvoir une économie plus efficiente et égalitaire, où les ressources sont allouées de manière productive et où les bénéfices de la croissance économique sont partagés ».
M.B.S.M.
Editorial : Vivement une charte de vie scolaire ! - Par Hassan GHEDIRI
La rentrée des classes ne s'est pas du tout passée dans le calme dans tous les établissements scolaires de Tunisie. Au-delà des ennuis coutumiers liés à l’encombrement des classes, au manque d’enseignants ou bien encore aux chantiers qui ont gâché l’ambiance de la rentrée dans beaucoup d’écoles et de lycées du pays, deux incidents majeurs ont fait polémique la semaine dernière et suscité un débat houleux dans les médias et sur les réseaux sociaux. Le premier a eu lieu dans un lycée à Hammamet où la tension a grimpé de plusieurs crans après l’interdiction par la direction de l’établissement de la prière à l’intérieur de l’établissement. Un groupe d’élèves qui était en train d’effectuer la prière dans les vestiaires a été forcé de quitter les lieux et de s’engager à ne plus prier à l’intérieur du lycée. L’affaire a vite fait boule de neige divisant l’opinion publique sur la bonne manière de gérer la pratique religieuse au sein des établissements éducatifs. Le deuxième incident a commencé par une simple mésentente entre la directrice d’un lycée à Nabeul et la mère d’une élève exclue pour avoir manqué de discipline en classe. Les choses ont mal tourné par la suite avec une levée de bouclier d’un grand nombre d’élèves apparus dans une vidéo partagée sur Facebook en train de scander des slogans contre la directrice de leur lycée et demandant sa destitution.
Deux incidents ayant pour dénominateur commun le non-respect de la conformité réglementaire, c’est-à-dire un code de conduite définissant les droits et devoirs de chacun des membres intervenant au sein de la communauté scolaire. Il s’agit du Règlement Intérieur qui s’impose à tous les acteurs intervenant directement ou indirectement dans l’opération éducative, à savoir les élèves, les enseignants, le personnel administratif et les parents. C’est un contrat qui énonce clairement les droits et les obligations liant l’élève et sa famille à l’école et qui conditionne, de ce fait, le climat scolaire pour l’ensemble des acteurs en déterminant les règles de vie collective s’appliquant à chacun au sein de l’école. Mais hélas, il semble qu’une telle charte n’existe dans aucune école, collège ni lycée public en Tunisie. Tapez «règlement intérieur des écoles en Tunisie» dans un moteur de recherche et vous allez tomber sur des dizaines de réponses qui concernent, toutes, des établissements éducatifs régis par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). En France comme dans la plupart des pays, la haute autorité chargée du domaine scolaire, en l’occurrence le ministère de l’Education, impose à tous les établissements éducatifs sous sa tutelle que le règlement intérieur soit porté à la connaissance de tous les membres de la communauté scolaire avant la rentrée scolaire. Il doit être remis à chaque élève lors de l'inscription ou bien au premier jour de la rentrée des classes et également affiché dans l'établissement.
L’adoption d’un règlement intérieur qui fait office d’une charte ou d’un cadre de vivre ensemble au sein de l’école s’avère plus que jamais nécessaire pour une éducation nationale au bord du naufrage. Une charte de vie scolaire n’est point une simple formalité, mais elle est indispensable pour redéfinir les droits et les devoirs de chacun et tracer les limites infranchissables pour préserver à la fois la discipline et la sécurité au sein de l’école. Parce que sans règles claires, c’est le désordre qui règne. Nul n’est alors censé ignorer les dispositions du règlement intérieur qui encadre les comportements et définit les sanctions aux contrevenants dans l’unique but d’offrir les meilleurs conditions d’apprentissage aux élèves et leur inculquer le civisme et le respect, deux principes fondamentaux du vivre ensemble.
H.G.
Séparation entre Ghazi Ghrairi et la JSKairouan
Et ça continue. Maintenant c'est au tour de la JSKairouan de se séparer de son entraîneur Ghazi Ghrairi. Une réunion d'evaluation a eu lieu hier soir après huit journées de la Ligue 1 avec un bilan de trois victoires, quatre défaites et un nul et les deux parties ont abouti à une séparation à l'amiable.
Le nom du successeur de Ghrairi sera connu incessamment.
J.B.
L’espace d’art « Ibraaz » : Un pont culturel entre Londres et le monde arabe
Fondée en 2011 par la Tunisienne Lina Lazaar, la plateforme artistique « Ibraaz » inaugure le 15 octobre 2025 un nouveau lieu culturel au cœur de Londres, dans un bâtiment classé de 10 000 pieds carrés. Ce centre interdisciplinaire est dédié à l’art, à la pensée critique et aux cultures arabe, maghrébine et musulmane, avec pour ambition de relier les diasporas à la majorité mondiale.
Soutenu par la Fondation Kamel Lazaar (KLF), Ibraaz accueillera expositions, résidences, conférences, librairie, bibliothèque vivante et espace culinaire. L’exposition inaugurale est signée de l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama. Connu pour ses grandes installations, souvent faites de sacs de jute, qui explorent les thèmes de la mondialisation, de la migration et de l'histoire économique, cet artiste guinéen contemporain expose son « Parlement des fantômes ».
La programmation de l’espace inclura des contributions de penseurs et artistes majeurs du Sud global.
Parallèlement, « Ibraaz » relance sa plateforme éditoriale dédiée à la culture visuelle dans la région MENA et au-delà, tout en affirmant sa mission : faire de l’art un outil de dialogue, de mémoire et de solidarité dans un monde en mutation.
Migration des jeunes à l’étranger : Les révélations de l'INS
Deux chiffres publiés lundi par l’Institut national de la statistique sur les résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2024 interpellent : entre 2019 et 2024, 156 497 jeunes Tunisiens ont migré à l’étranger, contre 65 927 seulement sur la période 2010–2014. La hausse observée (≈ +137 %, soit près de 90 570 jeunes supplémentaires) est statistiquement significative et appelle une lecture approfondie. En moyenne annuelle, le flux a quasiment doublé, signe d’un malaise socio-économique persistant : chômage élevé des jeunes, précarité des diplômés, inflation et manque de perspectives. La pandémie, suivie d’une reprise des mobilités, a amplifié le phénomène.
Pour en saisir toute la portée, il est nécessaire d’aller au-delà des chiffres globaux. Une analyse par sexe et par tranche d’âge (15–19, 20–24, 25–29, 30–34) permettrait d’identifier les profils les plus concernés, qu’ils soient diplômés ou non. L’examen par gouvernorat révélerait les principaux bassins d’émigration, tandis que la ventilation par destination et statut migratoire (légal, irrégulier, travail, études, regroupement familial) éclairerait les canaux de départ. Une lecture temporelle annuelle mettrait en évidence les pics liés aux crises économiques ou politiques, comme ceux de 2020 et 2021.
À ces données quantitatives doivent s’ajouter des sources qualitatives : enquêtes de motivation, témoignages de jeunes, rôle des réseaux de passeurs, implication de la société civile et des consulats. Enfin, il convient de vérifier la méthodologie du RGPH pour assurer la comparabilité entre périodes et préciser qui est compté comme « migrant ».
Le plan de Trump pour Gaza: Des réactions internationales optimistes sans plus
Le président américain Donald Trump a annoncé un plan de vingt points pour mettre fin à la guerre à Gaza. Une annonce qui a suscité des réactions diverses et mitigées un peu partout dans le monde.
Ci-après les réactions internationales après l'annonce de Trump:
Tony Blair
L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui devrait faire partie d'un comité supervisant la transition à Gaza présidé par Donald Trump, a salué le plan "audacieux et intelligent" annoncé, lundi, par le président américain. Ce plan "nous offre la meilleure chance de mettre fin à deux années de guerre", a déclaré Tony Blair dans un communiqué, remerciant Donald Trump pour son "leadership et sa détermination".
France
Le président français Emmanuel Macron a salué "l'engagement" de Donald Trump "pour mettre fin à la guerre à Gaza et obtenir la libération de tous les otages". "Je souhaite qu’Israël s’engage résolument sur cette base. Le Hamas n’a pas d’autre choix que de libérer immédiatement tous les otages et suivre ce plan ", écrit Macron sur X. "Ces éléments doivent permettre une discussion approfondie avec tous les partenaires concernés pour construire une paix durable dans la région", a-t-il ajouté, promettant que la France serait "vigilante aux engagements de chacune des parties".
Jihad islamique
Le Jihad islamique a affirmé que le plan Trump pour Gaza est "une recette pour une agression" contre les Palestiniens. "Ce qui a été annoncé lors de la conférence de presse entre Trump et Netanyahou est un accord américano-israélien et représente la position de l'ensemble de l'establishment israélien. C'est une recette pour la poursuite de l'agression contre le peuple palestinien", dit le mouvement islamiste dans un communiqué.
L'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Turquie, l'Indonésie et le Pakistan
L'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Turquie, l'Indonésie et le Pakistan ont salué, ce mardi, le plan de paix du président américain Donald Trump pour Gaza.
Dans un communiqué commun, les huit pays "saluent le rôle du président américain et ses efforts sincères visant à mettre fin à la guerre à Gaza", et "affirment leur volonté de s'engager de manière positive et constructive avec les Etats-Unis et les parties prenantes afin de finaliser l'accord et d'assurer sa mise en oeuvre".
Autorité palestinienne
L'Autorité palestinienne a salué les "efforts sincères et déterminés" de Donald Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza.
L'Autorité "accueille favorablement les efforts sincères et déterminés du président Donald J. Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza, et accorde sa confiance en sa capacité à trouver un chemin vers la paix", selon un communiqué.
Conseil européen
Le président du Conseil de l'Union européenne, Antonio Costa, a salué le plan du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza et a exhorté toutes les parties à "saisir ce moment".
"Toutes les parties doivent saisir ce moment pour donner une véritable chance à la paix", a écrit Costa sur X. "La situation à Gaza est intolérable. Les hostilités doivent cesser et tous les otages doivent être libérés immédiatement", a-t-il ajouté.
Royaume-Uni
Le Royaume-Uni "soutient fermement" le plan de paix dévoilé par le président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, a affirmé le Premier ministre britannique Keir Starmer.
"Nous soutenons fermement ses efforts pour mettre fin aux combats, libérer les otages et garantir la fourniture d'une aide humanitaire d'urgence à la population de Gaza. C'est notre priorité absolue et cela doit se faire immédiatement", a écrit Starmer dans un communiqué.
Chine
La Chine "salue et soutient tous les efforts contribuant à dissiper les tensions entre la Palestine et Israël", a dit, ce mardi, un porte-parole des Affaires étrangères.
"Nous appelons toutes les parties concernées à mettre en œuvre scrupuleusement les résolutions pertinentes de l’ONU, à parvenir immédiatement à un cessez-le-feu complet à Gaza, à libérer toutes les personnes détenues et à atténuer le plus vite possible la crise humanitaire", a dit Guo Jiakun lors d'un point presse quotidien. Il a réaffirmé le soutien chinois à une solution à deux Etats.
Gaza : Les vingt propositions du plan de Donald Trump
Constitue un nouveau tournant malgré ses quelques composantes obscures et peu rassurants sur l’avenir du peuple palestinien. Voici les vingt points de ce plan :
1. Gaza sera une zone déradicalisée et libérée du « terrorisme », qui ne représentera pas une menace pour ses voisins.
2. La bande de Gaza sera réaménagée dans l’intérêt de la population de l’enclave, qui a déjà suffisamment souffert.
3. Si les deux parties [Israël et le Hamas] acceptent ce plan, la guerre s’achèvera immédiatement. Les forces israéliennes se retireront jusqu’à une ligne convenue pour préparer la libération des otages. Pendant ce temps, toutes les opérations militaires, y compris les bombardements aériens et d’artillerie, seront suspendues, et les lignes de front resteront figées jusqu’à ce que les conditions soient réunies pour un retrait par étapes.
4. Dans les soixante-douze heures suivant l’acceptation publique de cet accord par Israël, tous les otages, vivants ou décédés, seront rendus.
5. Une fois tous les otages libérés, Israël relâchera 250 prisonniers condamnés à perpétuité ainsi que 1 700 Gazaouis détenus après le 7 octobre 2023, y compris toutes les femmes et enfants détenus dans ce contexte. Pour chaque otage israélien dont les dépouilles seront rendues, Israël libérera les corps de quinze Gazaouis morts.
6. Une fois que tous les otages auront été rendus, les membres du Hamas qui s’engageront à coexister pacifiquement et à se désarmer bénéficieront d’une amnistie. Ceux souhaitant quitter Gaza bénéficieront d’un droit de passage protégé vers les pays de destination.
7. Dès l’acceptation de cet accord, une aide [humanitaire] complète sera immédiatement acheminée dans la bande de Gaza. Les quantités seront au minimum conformes à celles incluses dans l’accord du 19 janvier 2025 sur l’aide humanitaire, comprenant la réhabilitation des infrastructures (eau, électricité, assainissement), la réhabilitation des hôpitaux et des boulangeries, et l’envoi des équipements nécessaires pour enlever les décombres et ouvrir les routes.
8. L’entrée de l’aide et sa distribution dans la bande de Gaza s’effectueront sans ingérence des deux parties, par les Nations unies et ses agences, ainsi que le Croissant-Rouge et d’autres institutions internationales non associées à l’une ou l’autre des parties. L’ouverture du passage de Rafah [dans le sud de l’enclave] dans les deux directions sera soumise au même mécanisme mis en œuvre dans le cadre de l’accord du 19 janvier 2025.
9. Gaza sera gouverné en vertu de l’autorité transitoire temporaire d’un comité palestinien technocrate et apolitique, chargé de gérer les services publics et les municipalités pour la population de l’enclave. Ce comité sera composé de Palestiniens qualifiés et d’experts internationaux, sous la supervision et le contrôle d’un nouvel organe international de transition, le « Comité de la paix », qui sera dirigé et présidé par le président Donald Trump, avec d’autres membres et chefs d’Etat qui seront annoncés, dont l’ancien premier ministre [britannique] Tony Blair. Cet organe définira le cadre et gérera le financement de la reconstruction de Gaza jusqu’à ce que l’Autorité palestinienne ait terminé son programme de réformes, comme décrit dans diverses propositions, y compris le plan de paix du président Trump en 2020 et la proposition franco-saoudienne, et puisse reprendre le contrôle de Gaza de manière sûre et efficace. Cet organe s’appuiera sur les meilleures normes internationales pour créer une gouvernance moderne et efficace qui sert les habitants de Gaza et favorise les investissements.
10. Un plan de développement économique de [Donald] Trump pour reconstruire et dynamiser Gaza sera élaboré en réunissant un panel d’experts ayant contribué à la naissance de certaines des villes modernes florissantes du Moyen-Orient. De nombreuses propositions d’investissements réfléchies et des idées de développement passionnantes ont été élaborées par des groupes internationaux bien intentionnés et seront examinées pour parvenir à un cadre de sécurité et de gouvernance qui attire et facilite ces investissements, qui créeront des emplois, des opportunités et un espoir pour l’avenir de Gaza.
11. Une zone économique spéciale sera mise en place avec des droits de douane préférentiels et des taux d’accès à négocier avec les pays participants.
12. Personne ne sera forcé de quitter Gaza, et ceux qui souhaitent partir seront libres de le faire et de revenir. Nous encouragerons les gens à rester et leur offrirons l’occasion de construire un Gaza meilleur.
13. Le Hamas et les autres factions s’engagent à ne jouer aucun rôle dans la gouvernance de Gaza, directement, indirectement ou sous quelque forme que ce soit. Toutes les infrastructures militaires, terroristes et offensives, y compris les tunnels et les installations de production d’armes, seront détruites et ne seront pas reconstruites. Il y aura un processus de démilitarisation de Gaza sous la supervision de contrôleurs indépendants, qui inclura la mise hors service permanente des armes par un processus convenu de désarmement, soutenu par un programme de rachat et de réintégration financé internationalement, le tout vérifié par les contrôleurs indépendants. Le Nouveau Gaza sera entièrement dévolu à la construction d’une économie prospère et à la coexistence pacifique avec ses voisins.
14. Une garantie sera fournie par des partenaires régionaux pour s’assurer que le Hamas et les factions respectent leurs obligations et que le Nouveau Gaza ne constitue pas une menace pour ses voisins ou ses habitants.
15. Les Etats-Unis travailleront avec des partenaires arabes et internationaux pour développer une Force internationale de stabilisation (ISF) temporaire à déployer immédiatement dans l’enclave. L’ISF formera et fournira un soutien à des forces de police palestiniennes approuvées à Gaza, et sera en contact étroit avec la Jordanie et l’Egypte, qui ont une vaste expérience dans ce domaine. Cette force sera la solution de sécurité interne à long terme. L’ISF travaillera avec Israël et l’Egypte pour aider à sécuriser les zones frontalières, ainsi qu’avec les forces de police palestiniennes nouvellement formées. Il est crucial d’empêcher l’entrée de munitions dans Gaza et de faciliter le déploiement rapide et sécurisé des biens pour reconstruire et revitaliser l’enclave. Un mécanisme de désescalade sera convenu entre les parties.
16. Israël n’occupera ni n’annexera Gaza. A mesure que l’ISF établit le contrôle et la stabilité, l’armée israélienne se retirera sur la base de normes, d’étapes et d’échéances liées à la démilitarisation, qui seront convenues entre l’armée israélienne, l’ISF, les garants et les Etats-Unis, dans l’objectif d’un Gaza sécurisé qui ne représente plus une menace pour Israël, l’Egypte ou ses citoyens. Concrètement, l’armée israélienne rendra progressivement le territoire de Gaza qu’elle occupe à l’ISF selon un accord à conclure avec l’autorité de transition jusqu’à son retrait complet de l’enclave, à l’exception d’une présence dans un périmètre de sécurité qui restera jusqu’à ce que la bande de Gaza soit correctement sécurisée contre toute résurgence de menace terroriste.
17. Dans le cas où le Hamas retarde ou rejette cette proposition, les éléments ci-dessus, y compris l’importante opération d’aide, seront mis en œuvre dans les zones libérées du terrorisme remises par l’armée israélienne à l’ISF.
18. Un processus de dialogue interreligieux sera établi sur la base des valeurs de tolérance et de coexistence pacifique afin de tenter de changer les mentalités des Palestiniens et des Israéliens en mettant l’accent sur les avantages qui peuvent découler de la paix.
19. A mesure que le redéveloppement de Gaza progressera et si le programme de réforme de l’Autorité palestinienne est fidèlement mis en œuvre, les conditions pourraient enfin être réunies pour ouvrir une voie crédible vers l’autodétermination et la création d’un Etat palestinien, que nous reconnaissons comme étant l’aspiration du peuple palestinien.
20. Les Etats-Unis établiront un dialogue entre Israël et les Palestiniens pour convenir d’un horizon politique pour une coexistence pacifique et prospère.
Théâtre National Tunisien : « Les fugueuses » pour annoncer les couleurs de la rentrée
Avec « Les Fugueuses », texte et mise en scène de Wafa Taboubi, s’ouvrira les 3 et 4 octobre 2025, la nouvelle saison artistique au Théâtre National Tunisien (TNT). Nouvelle œuvre à découvrir à 19h00 et qui réunit une pléiade de talentueuses actrices, à savoir, Fatma Saïdane, Mounira Zakraoui, Lobna Noômane, Oumaima Bahri et Sabrine Ben Amor. Ce quintette féminin partagera la scène avec Oussama Hnayani.
Coproduction entre le Théâtre National Tunisien et Fabula Production avec le soutien du ministère des Affaires Culturelles, la pièce raconte l’incertitude, le doute, l’attente…
« Une station… cinq étrangères et un homme pour faire six. Ils attendent. Rien n’est venu. Rien ne viendra. Leurs chemins divergent, mais ils choisissent de marcher ensemble. Ils abandonnent le petit pour un plus grand — un imaginaire plus vaste, une attente plus profonde, faite de peur et de douleur.
Ils changent de pas, espérant changer de destin. Mais ils se perdent. Le doute surgit : doute de l’existence, du vide, du comment, du pourquoi, du quand, de l’après.
L’après… Pourquoi ne vient-il pas ?
Mais une chose est sûre : nous ne reviendrons jamais comme avant »
















