L’exposition « Ruines Imaginaires » à Al Kitab : Quand l’art ressuscite la mémoire antique
La Librairie Al Kitab ouvre sa nouvelle saison artistique avec « Ruines Imaginaires – entre mémoire, rêve et réinvention », une exposition collective inspirée de l’ouvrage « L’Antiquité Tunisienne » de l’historien Samir Aounallah. L’exposition aura lieu du 29 septembre au 27 octobre.
Ici, il ne s’agit pas d’un simple regard tourné vers le passé, mais d’un voyage sensible et poétique où les vestiges prennent vie. Les ruines ne sont plus silencieuses : elles murmurent des histoires oubliées, invitant artistes et visiteurs à les réinventer.
Les œuvres présentées explorent librement la richesse de cet héritage antique : des cités disparues comme Carthage, Utique, Zama ou Dougga ; des objets chargés de symboles – poteries, amulettes, fresques, bijoux – revisités sous un angle contemporain ; des figures historiques ou mythologiques, de Didon à Hannibal, des rois numides aux anonymes et des mythes anciens transplantés dans notre présent.
Chaque création ouvre un passage : vers une scène quotidienne ré-imaginée, un rite oublié, un songe né au milieu d’un temple effondré, ou encore une émotion éveillée par la pierre.
« Ruines Imaginaires » est une conversation entre mémoire et invention, entre histoire et imaginaire. Un voyage où l’art réveille les ombres, éclaire les pierres et fait naître des vestiges, des visions nouvelles. Il est à noter que le commissariat de cette exposition est confié à l’artiste Michela Margherita Sarti et qu’une bonne pléiade d’artistes d’horizons différents participe à ce rendez-vous.
QNB Tunisia renforce son soutien au Padel
Tunis, le 26 septembre 2025, QNB Tunisia, filiale du Groupe QNB, la plus grande institution financière au Moyen-Orient et en Afrique, continue de renforcer sa responsabilité sociétale en soutenant diverses activités sportives, notamment le Padel en Tunisie.
Dans ce cadre, la banque a mis en place un programme complet combinant le soutien aux athlètes et aux clubs sportifs, ainsi que le coaching de ses collaborateurs pour former une équipe représentant la banque dans les compétitions inter-entreprises, en particulier le tournoi Padel Business League.
En tant qu'institution financière pionnière convaincue du rôle du sport dans l’épanouissement personnel, QNB propose également des offres exclusives à ses clients QNB FIRST, passionnés de cette discipline.
La banque est aussi le sponsor officiel de deux joueuses professionnelles du Padel féminin tunisien, Aïda Fehri et Dorra Chemli. Cette dernière occupe actuellement la première place du classement national, africain et arabe. Ce partenariat reflète l'engagement de QNB envers l’excellence et l’innovation des valeurs partagées par les deux championnes et vise à soutenir leur parcours sportif tant au niveau national qu’international.
QNB Tunisia poursuit en parallèle sa collaboration fructueuse avec les clubs Padel Connection à Ariana et Olympsky aux Berges du Lac, à travers l’organisation de plusieurs tournois et événements, tout en facilitant l’expérience bancaire des membres grâce à l’installation de distributeurs automatiques de billets dans les clubs.
QNB Tunisia est présente dans 11 gouvernorats à travers son réseau d’agences, dont deux agences dédiées aux clients QNB FIRST situées à Tunis et Sousse, trois centres d’affaires pour les entreprises à Tunis et Sousse, ainsi qu’un bureau de change à l’aéroport international de Tunis-Carthage.
Ligue 1- 8e journée- match avancé : La JSO à dix, bat meritoirement l'ASG (2-1)
Par Jamel Belhassen
Jouée par un temps nuageux, le match entre la JSOmrane et l'ASGabes a été disputé de bout en bout dans la mesure où les deux clubs avaient un besoin urgent de points. La première période a été assez équilibrée et ce sont les Omraniens qui se sont montrés efficaces dès la 6e minute sur un corner qui a été ponctué par un but de la tête (1-0). La suite a été faite de jeu haché jusqu'à la (40e) quand Hosni Guezmir est arrivé à tromper le gardien gabesien, de près pour égaliser (1-1). La seconde période connaît d'entrée l'expulsion du Omranien Ghaith Ben Hassine pour agression (49e). Malgré l'inferiorite numérique, la JSO va trouver les ressources nécessaires pour doubler la marque par Haroun Kouki à la( 82e) pour remporter une victoire méritée.
J.B.
Ligue 1 - Mise à jour de la 7e journée : Salve d’artillerie «africaine»
Les quatre matches disputés dans le cadre de la mise à jour de la 7e ronde ont vu les «Africains», entendons les représentants tunisiens en LDC et en coupe de la CAF, réaliser un joli tir groupé. Contre un roulé-boulé de plus en plus tourmentant de l’ASS et de l’OB.
Après l’avoir cédé pour quelques jours, le temps d’honorer son engagement continental, le ST retrouve son leadership à la faveur d’une victoire arrachée dans la douleur face à un fringant onze marsois qui n’est toujours pas méritoirement récompensé en retour, par rapport à un volume de jeu imposant le respect. Il faut préciser toutefois, à leur décharge, que les Rouge et Vert étaient amputés des services de pas moins de six piliers de l’équipe, Chokri Khatoui, confronté à un véritable dilemme cornélien, ayant finalement pris la courageuse décision de donner la priorité au ménagement des joueurs en vue de l’exténuante expédition mauritanienne de ce week-end. Une option à double tranchant mais qui a été finalement salutaire à des Beylicaux qui auront fait de la sorte coup double, moissonner une victoire aux irréductibles bienfaits, allusion au leadership reconquis, et recouvrer un zeste de fraîcheur, toujours gratifiant. L’EST, de son côté, poursuit son inexorable marche. Et c’est l’infortuné OB qui l’a appris cette fois-ci à ses dépens. Pourquoi la scoumoune à propos des Cigognes ? Pour la bonne raison que les Nordistes sont frappés d’interdiction de recrutement, une suppliciante sentence qu’ils n’arrivent toujours pas à mettre au rancart. C’est ainsi que le déveinard Skander Kasri dut puiser dans la catégorie Espoirs pour former un onze le plus compétitif possible, si bien que vîmes à l’œuvre des jeunots de 17, 18 et 19 ans se démener comme de beaux diables. A la clé, un honorable (2-0), un verdict qui se justifie cependant plus objectivement par ce persistant hiatus chez les Sang et Or entre le nombre faramineux d’occasions créées et le pouilleux pourcentage de réussite.
Feu de paille ou salvatrice trouvaille ?
Une élucubration inhérente à l’ESS qui, après une crucifiante série de mécomptes génératrice de révocation, de démission… ayant causé du tintouin, l’équipe a enfin renoué avec le succès. Pour l’heure, seuls les trois points sont à retenir et à savourer, la manière n’étant pas encore totalement rassurante. A charge des Sahéliens en effet, une évolution à 10 des Slimanis durant la majeure partie des débats, une tournure qui leur fait perdurer les affres du classement au niveau de ses hideuses anfractuosités. La force tranquille, c’est bien l’USM, parmi le cercle restreint qui en a l’apanage, qui l’incarne. Les Bleus, ayant parfaitement le droit de se pavaner au vu de leur invincibilité, un accessit dont se réclame tout aussi fièrement le ST, se prévalent d’une inestimable qualité, la patience. Ils possèdent tellement l’art de remettre l’ouvrage sur le métier qu’ils finissent par avoir leur antagoniste à l’usure. Les Ribatiens peuvent également se targuer d’une autre spécificité à la prodigieuse incidence en football, les qualités individuelles au service de la teneur collective. Au moins deux joueurs la cristallisent dans leurs rangs, Aymen Harzi et Moez Haj Ali. Cela dit, nos «Africains», tous victorieux pour le compte de cette mise à jour du calendrier, peuvent appréhender sereinement l’acte 2 de ce tour préliminaire, déjà apprivoisé pour l’EST et l’USM en LDC, et encore à domestiquer pour le ST et l’ESS en coupe de la CAF.
Wahid SMAOUI
Légende
Le ST, l’EST et l’USM en toute logique, et l’ESS, entrevoyant le bout du tunnel, c’est notre quatuor africain qui réalise un méritoire tir groupé
Résultats
ST-ASM (1-0)
EST-OB (2-0)
ASS-ESS (0-2)
USM-CAB (1-0)
Classement
1)ST 17 pts
2)ESZ 16 pts
3)EST 14 pts
4)CA 13 pts
5)USM 13 pts
6)ESM 11 pts
7)JSK 10 pts
8)CSS 9 pts
9)JSO 8 pts
10)CAB 8 pts
11)ESS 8 pts
12)ASM 7 pts
13)USBG 6 pts
14)ASG 6 pts
15)ASS 4 pts
16)OB 2 pts
Egypte : Le légendaire gardien égyptien Essam El Hadhary arrêté
Le célèbre ancien gardien de but des clubs d’Al Ahly et Zamalek, ainsi qu’ex-entraîneur des gardiens de la sélection égyptienne locale, Essam El Hadhary, a été arrêté ce mardi dans le nord de l’Égypte.
Selon des sources médiatiques locales, l’arrestation fait suite à un incident survenu sur l’une des plages de la station balnéaire d’Al-Alamein, dans le nord du pays, où le chien d’El-Hadhary aurait attaqué une jeune femme ingénieure.
D’après le procès-verbal n°3540 de l’année 2025, enregistré au poste de police d’Al-Alamein, la victime se trouvait sur une plage privée lorsqu’elle a été mordue par un chien de grande taille, appartenant à une race réputée dangereuse. L’animal aurait échappé au contrôle de l’épouse d’Essam El-Hadhary, alors qu’elle était occupée à téléphoner. La plaignante a affirmé avoir vu El-Hadhary intervenir personnellement pour tenter de maîtriser le chien et l’éloigner, après qu’elle ait été sérieusement blessée. Elle a ensuite été transportée à l’hôpital pour y recevoir un vaccin antirabique et des soins médicaux d’urgence. Une fois prise en charge et ses blessures partiellement guéries, la victime a porté plainte contre El Hadhary et son épouse.
Le centre hospitalier spécialisé d’Al-Alamein a émis un rapport médical détaillé, décrivant l’agression, les traitements administrés, et confirmant les faits.
L’affaire suscite un vif émoi sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes s’interrogent sur les responsabilités des propriétaires d’animaux dangereux dans les lieux publics.
Des navires de guerre italiens et espagnols vont escorter la flottille Soumoud : La résistance contre le despotisme sioniste se précise…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que l’Italie et l’Espagne ont envoyé une frégate militaire pour escorter la flottille Soumoud en route vers Gaza, tout laisse penser que le monde ne restera plus les bras croisés face au banditisme caractérisé des sionistes ?
Après des attaques de drones en pleine mer sur la flottille pour Gaza, l’Italie et l’Espagne ont annoncé, mercredi dernier, l’envoi de navires militaires, présents dans la même zone, pour d’éventuelles opérations de secours. Le ministre de la Défense italien, Guido Crosetto, a été le premier à annoncer l’envoi d’une frégate militaire pour «d’éventuelles opérations de secours» à la flottille propalestinienne pour Gaza, qui affirme avoir été attaquée dans la nuit au large de la Grèce, rapporte une dépêche de l’AFP.
La décision intervient à la lumière des récentes attaques contre plusieurs navires du convoi, y compris la dernière attaque tard mardi dernier lorsque des activistes ont signalé « au moins 13 explosions », tandis que des drones ou des avions ont largué « des objets non identifiés » sur au moins 10 bateaux. Interrogé à ce sujet, l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya nous a confié : « C’est au nom du droit international que l’Italie et l’Espagne ont agi. La Flottille Global Soumud est, en effet, une mission humanitaire pacifique et non-violente, qui respecte le droit international, lequel stipule dans la décision provisoire de la CIJ (Cour internationale de justice) qu'aucun pays ne peut entraver l'aide humanitaire destinée à Gaza.
D’ailleurs, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a déclaré mardi dernier à l'Assemblée générale des Nations unies à New York que le gouvernement espagnol exige que le droit international soit respecté et que le droit de ses citoyens de naviguer en toute sécurité en Méditerranée soit respecté. Faut-il encore que l’entité sioniste l’entende de cette oreille. En effet, tout laisse croire que les Israéliens vont continuer cette fuite en avant tant qu’ils sont soutenus par les Américains». Assisterons-nous, alors, à un affrontement militaire si par malheur Israël s’attaque directement à la flottille ?
Flou…
Selon notre interlocuteur du jour, en l’occurrence Me Ben Atiya : « Je pense que les Sionistes vont se contenter de ces aces d’intimidation. Ils savent que faire des victimes parmi les activistes occidentaux aura un impact grave sur l’opinion publique internationale ». Y a-t-il, alors, un moyen pour stopper ce génocide ? Pour Me Atiya : « Suite au projet coprésidé par la France et l’Arabie saoudite ayant abouti à la reconnaissance de l’Etat de Palestine, notamment par dix puissances occidentales, on se dirige maintenant vers un deuxième stade proposé toujours par les Français et les Saoudiens. Il s’agit de la mise en place d’une « force de stabilisation ».
Mais les détails de cette proposition suggèrent qu’une telle intervention ne serait pas principalement destinée à protéger les Palestiniens du régime israélien, mais plutôt à surveiller la résistance palestinienne et à rétablir le cruel statu quo ante d’avant-octobre 2023, avec l’enfermement du peuple palestinien et son anéantissement lent et systématique.
De son côté, Craig Mokhiber, avocat international spécialisé dans les droits de l'homme et un ancien haut fonctionnaire des Nations unies, nous rappelle qu’en vertu des Conventions de Genève, de la Convention sur le génocide et d’autres sources de droit, les États sont légalement tenus de faire face à de telles atrocités. Le droit international exige une intervention, l’État de Palestine a invité à intervenir et la société civile palestinienne a lancé un appel en faveur d’une intervention. Mais peu d’États ont rempli cette obligation solennelle, tandis que le Yémen, sous le régime d’Ansar Allah, a été impitoyablement attaqué par les forces américaines pour l’avoir fait, et que le génocide a pu se poursuivre sans relâche pendant près de deux ans.
Ainsi, un mandat multilatéral pourrait fournir la couverture juridique, politique et diplomatique dont la plupart des États auraient besoin pour participer à une intervention ».
M.B.S.M.
« Sortir au théâtre » : Une rentrée sous le signe de la mémoire et de la création
Par Imen Abderrahmani
A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 2 octobre 2025, le Théâtre de l’Opéra de Tunis vous propose de « Sortir au théâtre », placée cette année sous le signe de Fadhel Jaziri, figure majeure du théâtre et du cinéma tunisien, disparu en août dernier.
Attendu avec impatience par le public comme par les professionnels de la scène, « Sortir au théâtre » sonne comme une bouffée d’oxygène après un été difficile, où le théâtre s’est vu relégué au second plan dans les programmations festivalières. Ce rendez-vous marque ainsi le retour espéré à la créativité, à la rencontre, et à une certaine normalité.
Placée sous le signe de la mémoire, de la reconnaissance, cette troisième édition de « Sortir au théâtre », qui se déroule à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 2 octobre, est entièrement dédiée à la figure emblématique de Fadhel Jaziri (1948–2025). Elle portera son nom et s’ouvrira par un hommage posthume à celui qui a profondément marqué la scène artistique tunisienne par son œuvre et son engagement.
Plusieurs de ses créations seront projetées ou présentées tout au long de cette journée d’ouverture. Au programme : des films, un documentaire inédit, et des représentations théâtrales. En soirée, un hommage lui sera rendu dans le hall du théâtre, en présence d’artistes, de proches et de collaborateurs, venus témoigner de son apport majeur à la culture nationale.
Une exposition de photographies et d’affiches, retraçant les grandes étapes de son parcours, marquera cette journée inaugurale et restera visible tout au long de cette manifestation, au grand bonheur des visiteurs.
Parmi les temps forts de cette journée, la pièce « Au Violon », dernière création de Jaziri, qui plongera le public dans l’univers d’un artiste profondément engagé, à la croisée du théâtre, du cinéma et de la mémoire collective.
Ces spectacles à l’affiche…
Le 27 septembre, place à « Call Center Tragedy », une pièce de Nizar Saïdi inspirée d’un texte d’Abdelhalim Messaoudi et produite par le Théâtre National Tunisien (TNT). L’œuvre met en scène des personnages enfermés dans un centre d’appel, confrontés à leurs blessures passées et à une société silencieuse. À la fois cri du cœur et réflexion sur l’identité, la pièce interroge la possibilité d’un renouveau dans un monde en crise.
Pour le reste de la programmation, le public est invité à découvrir « A compte », création chorégraphique d’Imed Jemaa, révélée en avant-première au Festival international de Hammamet 2025, « Al Afartah » (Les Diables) de Youssef Mars, « Statue en pierre » (Timthal Hjar) de Karim Achour et « Chute libre » de Nooman Hamda.
La clôture, prévue le 2 octobre, sera marquée par la présentation de « Dame de Kerkoine », une fresque théâtrale signée Houssem Sahli et Wajdi Gaidi, produite par le Centre des arts dramatiques et scéniques de Nabeul. La pièce transporte le spectateur en 256 av. J.-C., en pleine guerre punique, à travers le regard d’une femme emblématique de Kerkouane, cité punique du Cap Bon.
Grâce à une reconstitution fidèle des costumes punico-phéniciens et à l’utilisation de la langue phénicienne, cette création historique promet une immersion rare dans l’univers carthaginois, mêlant rigueur historique et poésie scénique.
Il est ainsi à rappeler que toutes les représentations auront lieu à 19h00, au Théâtre des régions (Cité de la culture).
À travers cet hommage à Fadhel Jaziri et une programmation tournée vers la diversité des formes scéniques, cette édition de « Sortir au théâtre » affirme une fois encore la place centrale du théâtre dans la vie culturelle tunisienne. Un rendez-vous à ne pas manquer.
I.A.
Investissement : Les raisons d’une mauvaise attractivité
Par Hassan GHEDIRI
Beaucoup reste à faire pour espérer voir la Tunisie intégrer le top 10 des pays offrant le meilleur retour sur investissement sur le continent …
Le classement de 2025 des marchés africains les plus attractifs vient d’être dévoilé par le cabinet international Control Risks en partenariat avec Oxford Economics qui ont édité le nouveau l’Africa Risk-Reward Index (ARRI), désormais une indicateur clé pour l’aide à l’investissement dans le continent. Comme chaque année depuis son lancement en 2017, ARRI 2025 passe en revue les marchés africains et établit une analyse comparative de leurs environnements d’investissements pour mieux guider les investisseurs dans le choix des pays offrant le meilleur rendement pour leur argent.
L’analyse comparative limitée à 24 marchés africains les plus compétitifs du contient a permis de dresser une liste restreinte formant un top 10 des pays offrant un environnement d’investissement attractif. Ainsi, c’est le Maroc, talonné de Maurice et la Côte d’Ivoire qui affichent les ratios récompenses/Risques les plus élevés. C’est-à-dire qu’en 2025, c’est dans ces pays que les investisseurs se voient offrir un meilleur retour sur investissement dans partout ailleurs sur le continent. Un investisseur qui place son argent dans ces marchés court des risques de perte beaucoup moins faibles que le potentiel de gain et ce grâce à la stabilité politique relative, un environnement sécurisé et des fondements économiques solides. Viennent ensuite dans le classement respectivement l’Ouganda, la Tanzanie, l’Egypte, Le Rwanda, Le Botswana et le Kenya qui complète le top 10. Quant à la Tunisie, elle doit cravacher dur pour espérer intégrer le club des pays les plus attractifs pour les investissements dans le continent. Car à l’heure actuelle, elle est encore loin de cocher toutes les cases de l’attractivité et vaincre la frilosité de tous les investisseurs.
Selon les scores obtenus au cours des ce dernières années, la Tunisie, a en effet, toujours eu un ratio risque-rendement négatif. C’est-à-dire qu’un investisseur qui espère un meilleur rendement pour son argent, des risques étant plus élevés que les bénéfices tendent à le décourager à franchir le pas. Ainsi, le ratio de la Tunisie tel qu’établi l’ARRI a toujours été inférieur à 1 et ce depuis 2017, année du lancement de l’index. En fait, chaque pays affiche un ratio qui est déterminé par les risque et les bénéfices potentiels offerts aux investisseurs. L’index attribue un score de risque sur une échelle de 1à 10 (de moins risqué au plus risqué) et un score de récompense sur une échelle de 1 à 10 (du moins attractif au plus attractif). Le ratio risque-rendement est obtenu en divisant le score de récompense par le score de risque.
Le pays qui affiche ratio supérieur à 1 est celui dans lequel le gain potentiel pour les investisseurs est bien plus élevé que le risque accepté, ou bien encore que le rendement attendu est attractif par rapport aux risques encourus. Ainsi, cette année, la Tunisie a affiché un faible ratio de 0,6, directement attribuable à la combinaison d’un risque élevé évalué à 5,14 sur une échelle de 10 et une récompense très faible (3,14).
En somme, le classement ARRI 2025 met en lumière les importantes faiblesses structurelles de la Tunisie en matière d’attractivité pour les investissements. Si le pays dispose de nombreux atouts encore sous-exploités, tels que sa position géographique stratégique, la qualité de ses ressources humaines ou encore son potentiel dans certains secteurs clés, il lui reste à engager des réformes profondes pour améliorer son climat des affaires, renforcer la stabilité économique et restaurer la confiance des investisseurs.
H.G.
Ligue 1- les arbitres des premiers matches de la 8e journée
La Direction Nationale d'arbitrage vient d'annoncer les noms des arbitres qui vont officier les premiers matches de la huitième journée programmés pour vendredi 26 et dimanche 28 septembre. La suite de la journée aura lieu mercredi prochain et comportera les rencontres de nos représentants en coupes africaines.
Vendredi 15h30
JSO -ASG :Montacer Belarbi
VAR: Fraj Abdellaoui
Dimanche 15h30
CA -USBG: Badis Ben Salah
VAR: Haythem Guirat
CAB -JSK: Mohamed Ali Karouia
VAR :Seif Ouartani
OB -ESM: Sofiane Ouertani
VAR: Khaled Gouider
ESZ- ASS: Houssem Ben Sassi
VAR: Hosni Naili
J.B.
Journées cinématographiques Méditerranéennes de Chenini (JCMC) à Gabès : Le documentaire expliqué par Ridha Tlili
Dans le cadre de leur 20ème édition prévue en octobre, les Journées cinématographiques Méditerranéennes de Chenini (JCMC) à Gabès, organiseront un workshop autour du « film documentaire » qui sera animé par le cinéaste Ridha Tlili.
L’atelier est aura lieu les 16, 17et 18 octobre au Centre universitaire d’animation culturelle et sportive de la ville de Gabès.
Cette nouvelle édition du festival placée sous le thème “Le droit au futur” se tiendra du 15 au 19 octobre 2025. Le programme n’a pas encore été dévoilé.
Réalisateur et producteur, Ridha Tlili est connu pour ses travaux cinématographiques notamment des documentaires, portant un regard critique et sur les questions de l’époque. Il s’intéresse également à la mémoire commune en lien avec la question identitaire et les transformations sociétales actuelles.
Après des études en Tunisie, Ridha Tlili a participé à des ateliers de formation dans les métiers du cinéma en Allemagne et en Suisse et a étudié le cinéma documentaire au Danemark, Danish Film School.
Né en 1977 à Sidi Bouzid, Tlili est diplômé de l’Institut Supérieur de l’Audiovisuel et du Multimédia à la Manouba (ISAMM), en 2003. Un an après, il poursuit ses études à l’École Supérieure d’Audiovisuel et du Cinéma (ESAC-Gammarth) où il obtient un deuxième diplôme en sciences de l’audiovisuel et du cinéma en 2008. En 2011, il obtient un Master de recherche en théâtre et arts de spectacle du l’Institut Supérieur des Arts Dramatiques (ISAD-Tunis).
Ridha Tlili, alias Ayan Ken, est auteur d’un documentaire du même nom AYAN KAN (2007). Ce premier court métrage professionnel est lauréat du prix de la mise en scène au Festival International du Court Métrage de Taghit en Algérie. Il réalise ensuite deux courts métrages en 2009 : Bas Bord et Teriague, suivi de Revolution Under 5 Minutes (2011), Jiha (2011), Controlling And Punishment (2014), Tafkik (Dé-construction) (2014) et Tounsa (Forgotten) (2017), La Couleur du phosphate / The Color of phosphate (2022).
Ses films, -des courts métrages entre fiction et expérimental et des longs métrages documentaires de création-, ont été sélectionnés et primés dans divers festivals.
Le festival des Journées cinématographiques Méditerranéennes de Chenini devra accueillir des courts-métrages porteurs de visions critiques ou alternatives de l’avenir, qui donnent la parole à demain, projettent, alertent ou construisent autour du droit des générations futures à un avenir vivable.
Les œuvres qui seront en lice pour le Prix Cinéma engagé, s’articuleront autour des thématiques telles que l’environnement et les changements climatiques, l’éducation et la transmission du savoir, la justice sociale ou encore l’imaginaire comme outil de résistance et de transformation.
Lancé en 2005, ce rendez-vous cinématographique annuel, organisé par l’Association Formes et Couleurs Oasiennes, vise à construire des ponts entre les deux rives de la Méditerranée, à sensibiliser autour de questions culturelles, sociales et environnementales, et à créer un espace de dialogue et d’échange d’idées.
Editorial : Sombres perspectives…
Par Chokri Baccouche
Le coût de la guerre à Gaza est exorbitant pour l’entité sioniste qui cumule les revers et les déboires. 2024 restera gravée dans l’histoire économique d’Israël comme l’une de ses pires années. La croissance du PIB par habitant a été négative pour la seconde année consécutive, les principaux moteurs de croissance israélienne (exportations et investissements) se sont effondrés, les prix au détail sont montés en flèche et le déficit public a atteint des proportions démesurées.
Les répercussions du conflit ont impacté pratiquement tous les secteurs. Le tourisme, l’agriculture et le bâtiment en ont été particulièrement affectés. La croissance est devenue une des victimes collatérales de cette sordide guerre multifront que mène le Néron du Moyen-Orient, Netanyahu, depuis plus de deux années consécutives. Les signes inquiétants se multiplient.
Le Fonds monétaire international (FMI) vient de réviser à la baisse ses nouvelles prévisions, beaucoup plus pessimistes que celles évoquées par Bezalel Smotrich, le ministre israélien des Finances. Le déficit budgétaire a atteint 8,5 % du PIB en 2024, soit près de deux fois plus qu’une année auparavant, alors que le Trésor table sur 6,6 %.
A ces contre-performances économiques il faut ajouter bien évidemment les dépenses militaires faramineuses qui pulvérisent tous les records. A mesure que la clique extrémiste du gouvernement Netanyahu accroît son agressivité vis-à-vis de ses voisins, la facture s’alourdit, mettant encore plus à mal une économie en berne. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’isolement croissant d’Israël sur la scène internationale rajoute une bonne couche aux heurts et malheurs du Premier ministre israélien qui subit de plein fouet les effets pervers de son délire expansionniste et sa folie des grandeurs entraînant, du coup, son pays dans les tourments de l’incertitude et du chaos. En raison de son obstination morbide à poursuivre la guerre, la seule alternative qui lui reste pour rester au pouvoir et échapper à la justice de son pays qui l’attend de pied ferme au premier coin de la rue, Netanyahu s’est mis à dos pratiquement tous les alliés occidentaux qui le tiennent pour responsable d’un effroyable génocide. La récente reconnaissance de l’Etat palestinien par de nombreux pays occidentaux est un autre camouflet magistral infligé au Premier ministre israélien, désormais traité comme un paria et mis au ban de la communauté internationale.
En réaction à la terrible crise humanitaire à Gaza, transformée par Netanyahu comme arme de guerre, les investisseurs étrangers en Israël sont de plus en plus tentés de plier bagage sans demander leur reste. C’est ainsi que le Fonds pétrolier norvégien a accéléré ses cessions. Le nombre d’actions israéliennes qu’il détient a diminué en effet d’un tiers cet été. Pis encore, l’intensification des attaques sur Gaza a fait plonger ces derniers jours la Bourse de Tel-Aviv, poussant le patronat israélien à tirer la sonnette d’alarme. Le capital étant lâche par essence, de nombreuses entreprises opérant notamment dans le domaine pointu des technologies, considérées comme l’épine dorsale de l’économie israélienne, quittent massivement le pays. Normal, le business ne peut s’accommoder avec la politique guerrière et génocidaire de Benjamin Netanyahu qui est en passe de conduire son pays droit dans le mur pour réaliser son rêve faussement messianique et servir ses intérêts strictement personnels.
Bref, on peut dire que la vie dans l’entité sioniste est loin d’être un long fleuve tranquille.
En plus de la communauté internationale qui ne le porte plus en odeur de sainteté, Netanyahu, qui s’est mis à dos une frange très importante de la population israélienne, voit sa marge de manœuvre se réduire comme peau de chagrin. De plus en plus poussé dans ses derniers retranchements, il pourrait être tenté, connaissant la nature éminemment agressive de l’homme, de jouer son va tout dans l’espoir hypothétique de renverser la vapeur et sortir du mauvais pas. L’hypothèse la plus plausible dans ce cas et qui ne sera pas du tout surprenante du reste est que Netanyahu attaque de nouveau l’Iran avec l’accord et le soutien bien évidemment de ses sponsors et protecteurs américains. Téhéran, qui s’est bien préparé pour cette éventualité, va bien sûr riposter et faire mal à l’agresseur israélien comme cela a été le cas lors de la « première manche » de la guerre éclair ayant opposé les deux pays il y a quelques mois.
On pourrait penser a priori à un acte suicidaire de la part de Netanyahu, mais il n’est pas exclu que le machiavélique Premier ministre sioniste qui n’a, désormais, plus rien à perdre, exploite la probable riposte douloureuse de l’Iran pour justifier le recours à l’arme nucléaire tactique afin de mettre à genoux le régime des mollahs qui s’érige actuellement en obstacle à ses ambitions expansionnistes et hégémoniques démesurées.
Une telle perspective n’est pas du tout à écarter car, en désespoir de cause et comme il l’a prouvé à maintes reprises, le trublion Netanyahu est capable du pire. Après avoir semé le chaos et la désolation au Moyen-Orient, le génocidaire Netanyahu pourrait logiquement être le vecteur d’une troisième guerre mondiale nucléarisée aux conséquences incalculables pour l’ensemble de l’humanité.
La menace est d’autant plus à prendre au sérieux que l’humanité a affaire à un fou, prêt à tout pour sauver sa peau et ce qui reste d’une longue carrière politique marquée par une série impressionnante de carnages et de méfaits dont les Palestiniens sont les premières victimes expiatoires…
C.B.
Des milliers de poissons morts échoués sur le Golfe de Tunis : La pollution chimique à l’origine de l’hécatombe ?
Par Hassan GHEDIRI
En attendant que les analyses permettent de déterminer les vraies causes à l’origine de ce phénomène inquiétant, l’hypothèse d’une pollution chimique semble être la plus privilégiée…
Tout a commencé par des alertes lancées sur les réseaux sociaux dans des groupes dédiés à la pêche en surfcasting. Des amateurs de la pêche de bord de mer qui fréquentaient les plages du golfe de Tunis ont été les premiers à faire la découverte macabre. Des centaines, voire des milliers de poissons morts, de toutes les tailles et de différentes espèces. Dans la banlieue sud de Tunis, sur des kilomètres entre la ville de Soliman jusqu’à Radès, le phénomène a été d’une ampleur exceptionnelle poussant le ministre chargé de l’Environnement de se rendre sur place, dimanche dernier, pour inspecter les lieux et ordonner aux institutions compétentes de mener les enquêtes nécessaires pour déterminer les causes de cette mortalité massive de poissons. L’Institut national des sciences et des technologies de la mer (INSTM) et l’Agence nationale pour la protection de l’environnement (ANPE) se sont engagés à effectuer les analyses nécessaires pour déterminer les causes de ce phénomène.
Dans un communiqué diffusé lundi, l’Instance nationale de sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) a mis en garde contre la consommation des poissons rejetés par le courant marin sur les plages de différentes régions du golfe de Tunis. L’INSSPA qui a constaté, à son tour, la mortalité massive de poissons a appelé les pêcheurs et les poissonniers à ne jamais commercialiser les poissons trouvés morts sur les plages et a invité les consommateurs à s’abstenir d’acheter du poisson en dehors des circuits contrôlés. Cet appel à l’ordre ne veut toutefois pas dire que les causes de cette forte mortalité de poissons sont connues par cette instance publique. « C’est le principe de précaution qui a imposé la diffusion de cette mise en garde », nous explique Mohamed Rabhi, directeur de l’INSSPA.
Anormal
Interrogé par ‘’Le Quotidien’’ sur ce qui pourrait être derrière cet incident, il pense que la mortalité constatée dans plusieurs endroits du golfe de Tunis est d’une ampleur exceptionnelle et laisse supposer qu’il s’agit bel et bien d’une contamination supérieure à la normale. D’après son expérience à la tête de la Direction générale de l'hygiène du milieu et de la protection de l'environnement (DGHMPE) qui effectue des prélèvements et des analyses réguliers d’eau de mer pour la détection des pollutions, Rabhi affirme que c’est la première fois qu’un phénomène de cette ampleur est constaté dans le golfe de Tunis.
Rabhi, qui dit comprendre les inquiétudes et les incompréhensions des gens, pense qu’il ne faut quand même pas s’affoler. «Des enquêtes sont en cours en vue de déterminer les causes de cette mortalité massive de poissons », explique-t-il. Et de souligner que les chercheurs de l’INSTM à Salammbô se penchent actuellement sur les échantillons d’eau et de poissons prélevés dans les endroits indiqués et que les analyses permettront de déterminer le type de contaminants s’ils sont chimiques, biologiques ou bien organiques. Etant donné que chaque analyse de laboratoire est régie par des normes précises qui définissent les procédures, incluant la période d’incubation et les méthodes d’examen des échantillons, notre interlocuteur estime que les chercheurs de l’ISTM prendront le temps qu’il faut pour garantir que les conclusions tirées soient justes et pertinentes. Au vu de la polémique qui enfle sur les causes de cette mortalité exceptionnelle de poissons sur le littoral du Grand Tunis, l’ISTM devrait accélérer les analyses en vue de divulguer les résultats le plus rapidement possible.
Pour une majorité de Tunisiens, la mortalité de poissons serait incontestablement la conséquence de la pollution des plages. C’est que ces dernières années, de plus en plus de plages en Tunisie sont déclarées impropres à la baignade pour cause de pollution. Au mois d’août dernier, le ministère de la Santé a ainsi émis une liste de 28 plages interdites à la baignade en raison de la pollution industrielle et de rejets massifs et non conformes aux normes des eaux usées.
Lors des visites inopinées effectuées pendant l’été dernier dans plusieurs plages polluées, le Président a insisté sur la nécessité de sanctionner avec la plus grande fermeté les responsables de destruction du littoral, soulignant que des usines rejettent leurs déchets directement dans la mer dans plusieurs gouvernorats. Il a également pointé du doigt l’Office national de l’assainissement (ONAS), qui ne respecte pas les normes en matière de traitement et de dépollution des eaux usées déversées dans le milieu marin.
H.G.
Recrutement dans la fonction publique : L’égalité des chances, une priorité qui ne doit pas être négligée…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que le budget de l'Etat de 2026 prévoit le recrutement des chômeurs de longue durée parmi les diplômés, les appels se multiplient pour assurer la transparence de cette opération d'autant que notre administration est gangrenée par la corruption...
La députée au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Fatma Mseddi, a appelé, avant-hier, à une réforme profonde de la fonction publique et de son mode de recrutement.
Dans un post sur Facebook, intitulé « Jusqu’à quand ce désordre dans la fonction publique ? », Fatma Mseddi a sévèrement critiqué le silence du gouvernement face aux diplômes falsifiés, alors que des milliers de doctorants et de hauts diplômés restent au chômage. La députée a ensuite qualifié d’irrationnel le fait que certains recrutés au sein de la fonction publique échappent aux concours, tandis que d’autres sont obligés de passer par des parcours complexes et des concours éprouvants.
N’est-ce pas une discrimination flagrante qui bafoue le principe d’égalité des droits et des chances ? », a-t-elle poursuivi.
Fatma Mseddi a également expliqué que cette politique d’inondation de l’administration par des recrutements sans valeur ajoutée intellectuelle et créative constitue un crime envers l’État, son budget et la jeunesse compétente. Fatma Mseddi a également expliqué que cette politique d’inondation de l’administration par des recrutements sans valeur ajoutée intellectuelle et créative constitue un crime envers l’État, son budget et la jeunesse compétente.
Enfin, elle a plaidé pour une réforme de la fonction publique basée sur la compétence et l’intégrité et non sur l’appartenance, les recrutements anarchiques ou les diplômes falsifiés, au détriment des cerveaux des doctorants et des hauts diplômés.
Egalite des chances…
Selon certains observateurs, les procédures suivies par l’Etat dans le recrutement des agents autres que fonctionnaires ne favorisent pas le principe d’égalité des chances. En effet, selon l’expert en économie et finances, Mohamed Salah Jennadi : « Il n’est un secret pour personne que le favoritisme est de mise dans tous les secteurs en Tunisie, notamment dans les recrutements.
Ces démarches malsaines et malveillantes ont eu un impact très négatif sur le rendement et le bon fonctionnement de l’administration tunisienne. De fait, il faut revenir à la règle qui consiste à assurer le principe d’égalité des chances. Ce principe est une vision de l'égalité qui cherche à faire en sorte que les individus disposent des "mêmes chances", des mêmes opportunités de développement social, indépendamment de leur origine sociale ou ethnique, de leur sexe, des moyens financiers de leurs parents, de leur lieu de naissance, de leur conviction religieuse, d'un éventuel handicap, etc. Et nous savons qu’après 2011, le facteur partisan a été respecté à la lettre par ceux qui ont été au pouvoir en permettant à leurs fidèles d’intégrer la fonction publique sans même avoir les compétences pour exercer les fonctions qui leur ont été confiées ».
Et d’ajouter : « A mon avis et pour mettre fin à ces dépassements, l’Etat doit mettre en place un dispositif basé sur la transparence et sur la compétence. Il faut, alors, suivre les normes internationales qui consistent à respecter un processus compétitif transparent et équitable pour toute vacance de poste. Les présélections des candidats sont conduites avec la plus grande rigueur professionnelle, qui évalue les candidats, selon des critères clairement définis, leurs compétences et capacités pour le travail envisagé et les priorités de l’Etat. Je dirais même que l’administration tunisienne est à ne repenser en commençant par les ressources humaines qui sont appelées à s’adapter à la politique générale de l’Etat ».
M.B.S.M.
Des « Illuminations contemporaines » pour inaugurer la saison au Musée National d’Art Moderne et Contemporain
Le Musée National d’Art Moderne et Contemporain (MACAM) lance sa nouvelle saison artistique avec une exposition d’envergure consacrée à la création contemporaine. Le vernissage est prévu demain dans l’après-midi, à 16h00, à la Cité de la Culture.
Avec « Illuminations contemporaines » qu’accueillera la salle des expositions temporaires s’ouvrira la nouvelle saison artistique et culturelle du MACAM. L’exposition donnera le coup d’envoi d’une programmation riche et ambitieuse que le MACAM souhaite inscrire dans une dynamique de renouvellement et de mise en lumière des pratiques artistiques contemporaines en Tunisie et au-delà. À travers cette nouvelle manifestation, le musée entend offrir aux visiteurs un regard inédit sur les formes d’expression actuelles, entre innovation plastique et réflexion critique.
Inauguré le 19 mars 2018 lors de l’ouverture de la Cité de la Culture, le MACAM Tunis est le premier musée en Tunisie entièrement dédié aux arts plastiques et visuels. Placé sous la tutelle du ministère des Affaires culturelles, il a pour mission la conservation, l’étude, la restauration et la valorisation du patrimoine artistique national, tout en soutenant les artistes contemporains.
Le musée dispose d’infrastructures modernes, répondant aux standards muséaux internationaux : une salle d’exposition semi-permanente, une salle d’exposition temporaire, une galerie dédiée à l’art moderne et contemporain (Galerie MAKAM), ainsi qu’un hall aménageable pour divers événements culturels.
Soucieux d’offrir une expérience complète à ses publics, le MACAM propose également un espace pour enfants (MACAM Kids), une boutique muséale (Bookshop), un Centre de recherche et de documentation en arts visuels, ainsi qu’un atelier de restauration et une réserve spécialisée pour la conservation des collections.
Avec cette nouvelle saison, le MACAM Tunis confirme son rôle central dans la scène artistique tunisienne et invite les amateurs d’art, les curieux et les professionnels à venir découvrir une programmation pensée pour éveiller les regards et susciter la réflexion.
Édouard Glissant et Jacques Lacarrière au cœur d’une soirée à l’IFT
L’Institut français de Tunisie (IFT) organisera demain, le 26 septembre à 18h30, une soirée littéraire en deux temps dédiée au partage des imaginaires autour de deux grandes voix de la pensée et de la poésie : Édouard Glissant et Jacques Lacarrière.
« Le Tout-Monde en Tunisie : Deux voix poétiques, deux imaginaires, une même soirée », ainsi s’intitule ce rendez-vous qui donne le ton de la nouvelle saison littéraire à l’IFT.
La première partie de la soirée sera consacrée à Édouard Glissant, avec un entretien intitulé « De Carthage au Diamant : le penseur de la relation », entre Valérie Marin La Meslée, journaliste littéraire et autrice du livre « Le Diamant d’Edouard Glissant » (éd. Philippe Rey-Institut du Tout-Monde, avec les photos d’Anabell Guerrero), et Samia Kassab-Charfi, universitaire, co-organisatrice en 2005 du colloque « Glissant de Carthage ». Ensemble, elles exploreront sa pensée du Tout-Monde.
Le deuxième volet mettra à l’honneur l’écrivain et poète Jacques Lacarrière avec « Les voix du monde », un récital littéraire et musical porté par Sylvia Lacarrière, comédienne et épouse de l’auteur. À travers une sélection de textes, elle fera voyager le public, de la Bourgogne natale de l’écrivain jusqu’aux terres méditerranéennes qui ont nourri son œuvre.
Cette soirée littéraire est également, ce soir, à l’affiche de l’Institut français de Tunisie à Sousse, toujours à 18h30 avec la participation de Valérie Marin La Meslée, Moez Majed et Sylvia Lacarrière.
Critique littéraire et journaliste culturelle pour le magazine Le Point, Valérie Marin La Meslée est l’autrice de plusieurs ouvrages consacrés aux cultures afro-caribéennes, dont « Novembre à Bamako » (Bec en l’air, 2010) et « Chérir Port-au-Prince » (éd. Philippe Rey, 2016).
Comédienne et lectrice, Sylvia Lacarrière a été aussi la complice de Jacques Lacarrière sur scène pour de nombreuses lectures publiques dans le monde. Depuis sa disparition en 2005, elle continue à travers l’association « Chemins faisant », à faire rayonner l’œuvre en proposant des lectures-concerts littéraires, ouverts à d’autres poètes.
Universitaire et grande spécialiste de la littérature de langue française des Caraïbes, Samia Kassab-Charfi enseigne aujourd’hui à l’université de Tunis. Elle est l’autrice de nombreuses publications et a dirigé en 2008 l’ouvrage Edouard Glissant : lectures, épreuves, extensions d’une poétique de la relation.















