Ligue 1 - ST- CA (2-1) : Les Stadistes à l'arraché
Le public du stade Naifer a eu droit à un match de belle facture entre deux équipes qui ont joué avec un net désir d'empocher les points de la victoire. Cette dernière a souri aux Stadistes, plus volontaires en fin de rencontre.
Reporté à deux reprises, le derby ST-CA a enfin eu lieu cet après-midi au Bardo. Les deux clubs ayant un besoin urgent de points ont entamé les débats avec des intentions offensives. Et ce sont les Clubistes qui trouvent vite le chemin des buts par Kadida, l'ex-stadiste qui a bien exploité une passe de Kinzumbi (12e) ( 0-1). Un but qui a lancé les débats. Khadhraoui était près de doubler la marque (25e) mais son tir a effleuré la cage de Farhati.
Le Stade Tunisien va réagir à la (32e) par Saafi mais Bouabid est intervenu pour sauver en corner .Le match gagne en intensité. Trois cartons jaunes sont levés au nez des Rouge et Blanc. Face au jeu posé du CA, le ST ripostait par un jeu direct vers Ndiaye et Ouerghemmi. Sur une balle arrêtée, Oumarou voit son tir effleurer le poteau de la cage de Chamekh ( 44e). Et sur au autre coup franc joué à deux, Sghaier égalise le la tête, sur un service de Saafi, mettant le cuir hors de portée de Chamekh. Une fin logique après les efforts déployés par les Stadistes (1-1) ( 45+3e).
La seconde période commence par un ratage de Kadida qui n'a pas profité d'un renvoi de Farhati (50e) suite à un tir de Khadhraoui. Le jeu s'est poursuivi avec des essais de part et d'autre avec la même intensité. C'est que chaque ensemble a cherché un second but. Le même Kadida va rater le cadre d'un tir puissant (61e). Dans l'autre camp, Chamekh sauve le but sur un tir de Ndiaye (73e).
Le dernier quart d'heure est palpitant. Ben Youssef de la tête oblige Chamekh à se détendre pour sauver le but (89e). Le même Ben Youssef va trouver le chemin des filets suite à un centre de Khemissi (2-1) à la (90+3e). Victoire méritée des Stadistes.
Jamel BELHASSEN
Espagne: Un attaquant de Tenerife décédé après un choc mortel avec le gardien adverse !
L'attaquant du CD Tenerife, Jesus de Miguel, est décédé quelques heures après avoir été hospitalisé à la suite d'un choc violent avec le gardien adverse lors d'un match de deuxième division espagnole, a annoncé, ce mardi, son club.
"Brisés par la douleur, la gorge nouée et sans parvenir à croire que c'est la réalité, le CD Tenerife annonce le décès tragique, ce mardi 3 novembre 2026 à 08h00, de Jesus de Miguel", écrit le club dans un communiqué.
Le joueur de 30 ans, percuté dans les airs par le gardien du club d'Andorre Jesus Owono, sorti loin de sa zone, avait été évacué en urgence à l'hôpital où il avait été diagnostiqué dans un premier temps dans un "état stable, bien que grave".
Suite au meurtre d’une mère à Jebel Jelloud : Le ministère de la Famille mobilisé pour la prise en charge de ses enfants
À la suite du meurtre d’une mère de famille à Jebel Jelloud à Tunis, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a engagé une intervention pour soutenir ses enfants mineurs et préserver leur identité.
Les services régionaux du ministère ont procédé à une évaluation de la situation sociale de la famille, sous la supervision de la justice et en coordination avec les différentes parties concernées. Cette démarche vise à identifier les besoins de la famille et à mettre en place les mesures d’accompagnement nécessaires, notamment pour assurer la prise en charge des enfants et leur apporter un soutien psychologique.
Dans un communiqué, le ministère a rappelé l’importance du respect des dispositions légales relatives à la protection des données personnelles, en particulier celles prévues par la loi organique n° 63 de 2004.
Il a également appelé les utilisateurs des réseaux sociaux et des espaces numériques à préserver l’intérêt supérieur des enfants et à s’abstenir de divulguer leurs données personnelles.
Le ministère met en garde contre la diffusion de photographies ou d’informations susceptibles de permettre leur identification, y compris de manière indirecte.
Cette démarche vise à protéger les enfants concernés contre les risques liés à l’exposition de leur identité sur les réseaux sociaux, dans un contexte particulièrement sensible pour leur famille.
Il y a lieu de rappeler qu’un atroce féminicide a secoué le quartier de Jebel Jelloud, dans la banlieue sud de Tunis, le dimanche 1er novembre 2026. Une jeune femme de 22 ans, mère de trois enfants (dont un nourrisson de 40 jours), a été poignardée à mort par son époux à l'arme blanche.
Ligue 1 : Le match ESS - ASM à rejouer
La Commission d'appel relevant de la Fédération tunisienne de football a décidé de confirmer la décision de la Ligue nationale de football professionnel de faire rejouer le match ayant opposé l’Etoile sportive du Sahel à l'Avenir sportif de la Marsa, dans le cadre de la quatrième journée du championnat de Ligue 1.
L’ESS avait déposé une réclamation à la suite du remplacement de l’un des joueurs de l'AS Marsa, effectué sans consultation de l’arbitre central.
La rencontre, disputée le 12 septembre 2026, s’était soldée par une victoire de l'AS Marsa sur le score d’un but à zéro.
La 6ᵉ édition du Fenix Rally 2026 vient de se terminer : Des performances sportives et un grand impact touristique
Il s’agit d’un événement majeur dans l’univers de la course automobile. La 6ème édition du Fenix Rally 2026 vient de se dérouler du 23 au 31 octobre 2026 en Tunisie, s'affirmant comme l'un des rallyes-raids phares pour traverser le désert du Sahara.
Organisé par RBI Sport sous l'égide de la Fédération Tunisienne des Automobiles, l'événement a réuni des pilotes amateurs et professionnels à travers un parcours de plus de 2 200 kilomètres reliant la côte méditerranéenne au cœur des dunes sahariennes.
Le rallye a proposé un prologue intense suivi de 7 étapes diversifiées à travers des pistes rapides, des plaines de gravier et d'immenses massifs de dunes :
- Djerba (Départ) : Accueil de la caravane et lancement officiel avec un prologue disputé dans une ambiance festive au bord de la Méditerranée.
- Douz & le Grand Erg Oriental : Le cœur de l'immersion saharienne. Les concurrents ont affronté des boucles techniques exigeantes autour de Douz, du parc national de Jebil et des dunes de Zmela, incluant une étape marathon avec assistance déportée à Ksar Ghilane.
- Monastir (Arrivée) : Point de conclusion et étape finale de 90 km scellant la fin de l'aventure.
La compétition était ouverte à une grande variété de machines : Motos, Quads, SSV, Voitures (4x4) et Camions.
Il faut dire, également, que cet événement international s’inscrit dans une dynamique de développement du sport automobile et du rallye-raid en Tunisie, tout en contribuant au rayonnement international du pays et à la promotion de ses richesses naturelles, culturelles et touristiques.
À travers ses pistes désertiques, ses oasis et ses paysages du Sud tunisien, le Fenix Rally offre aux participants une expérience sportive et humaine unique, mettant en valeur le potentiel de la Tunisie en matière de tourisme sportif et d’organisation de manifestations automobiles internationales.
Cette édition marque également la quatrième participation de véhicules historiques associés à l’Africa Eco Race, renforçant ainsi la dimension patrimoniale et sportive de l’événement.
K.Z.
L’artiste-peintre Raouf Gara à l’honneur : Un parcours de sel, d’écume et de couleurs
Par Imen Abderrahmani
À la Foire nationale du livre tunisien, Raouf Gara a été célébré dans le cadre du focus sur les créateurs de Nabeul. Un hommage à un artiste pour qui la mer est mémoire, matière et langage plastique.
Né le 18 juillet 1947 à Kélibia, Raouf Gara porte l’empreinte d’une ville façonnée par son horizon marin, le mouvement des vagues et la vie du port. Cette proximité avec le monde marin, première source de son imaginaire, irrigue un parcours singulier dans l’art contemporain tunisien, où peinture et sculpture explorent la nature, l’être et le temps.
Formé à l’École des Beaux-Arts de Tunis, l’artiste choisit de tracer sa propre voie, en s’affranchissant des frontières conventionnelles du tableau. Il grandit au sein d’une grande famille où les métiers artistiques, le travail des couleurs et le jeu des formes occupent une place importante.
Dans sa ville natale, il fonde « Dar Gara pour les Arts », un atelier-musée situé face au port de pêche. Ouvert sur la mer et les matières qu’elle dépose sur le rivage, ce lieu nourrit une recherche plastique attentive aux formes et aux transformations du monde naturel.
La mer, bien plus qu’une matière
Invité à présenter le parcours de l’artiste lors de cet hommage, l’enseignant-chercheur et professeur émérite à l’Université de Tunis, Sami Ben Ameur, a consacré son intervention à « Raouf Gara : “Clin d’œil” au fond du visuel ». À travers l’analyse de plusieurs œuvres, il a mis en lumière une démarche qui renouvelle le rapport entre la toile et l’univers. Chez Gara, la mer ne se limite pas à sa représentation. Elle se métamorphose, adopte parfois des couleurs imaginaires et donne lieu à des variations formelles qui multiplient les possibilités de lecture.
La matière occupe également une place centrale dans cette démarche. Algues séchées, bois flotté et dépôts marins s’intègrent aux compositions et aux assemblages, créant des textures et des reliefs singuliers. Peinture et sculpture, surface et profondeur dialoguent dans des œuvres où la matière semble conserver les traces du temps. Sa « géologie picturale » révèle ainsi les strates d’une mémoire enfouie, entre blessures et espérances. Le paysage devient un espace intérieur, traversé par les émotions et les interrogations humaines.
Cette lecture a trouvé un autre prolongement dans l’intervention du Dr Wissal El-Euch, professeure d’esthétique et de théories artistiques à l’Université de Monastir. Intitulée « Raouf Gara, la mer comme mémoire, la couleur comme empreinte et le tableau espace de vie », sa communication a exploré les liens entre mémoire sensorielle, geste pictural et identité plastique.
À travers des œuvres telles que « Hout yakel hout », « Bahja », « Equilibre » et « Ramchet Aïn » (« Clin d’œil »), elle a souligné l’influence de Kélibia et de la Méditerranée sur l’univers de l’artiste. Lumière, reliefs, faune, flore et formes urbaines s’y mêlent pour composer un paysage qui devient une véritable expérience visuelle et sensible.
Au-delà du visible
Chez Raouf Gara, le regard ne s’arrête pas aux formes apparentes. Il cherche ce que la matière retient, ce que la couleur suggère et ce qui se dessine derrière le paysage. Ses œuvres invitent ainsi à une autre perception du monde, où chaque élément semble porter une histoire.
Le poète Abdelbasset Ben Hassan, président de l’Institut arabe des droits de l’homme, l’a décrit comme « le peintre des états de la mer en Tunisie ». Une formule qui résume la singularité d’une œuvre où le paysage marin se transforme en matière, en mémoire et en langage. En célébrant Raouf Gara, la Foire nationale du livre tunisien a également donné à voir un artiste profondément enraciné dans le territoire de Nabeul, mais dont l’univers plastique ouvre sur un horizon bien plus vaste.
Imen.A.
Le site Althiburos : des habitations aghlabides et fatimides découvertes dans un théâtre romain
Le théâtre romain d’El-Mdaïna, sur le site antique d’Althiburos, au Kef, vient de livrer de nouveaux témoignages de son histoire. Des vestiges d’habitations datant des périodes aghlabide et fatimide ont été mis au jour par une équipe archéologique tuniso-italienne.
L’Institut national du patrimoine (INP) a annoncé cette découverte à l’issue d’une campagne de fouilles menée du 11 au 22 octobre 2026, dans le cadre d’un projet de coopération scientifique avec l’Université de Palerme, en Italie, sous l’égide du ministère des Affaires culturelles.
Réunissant chercheurs, conservateurs du patrimoine et étudiants en archéologie, la mission avait pour objectif de documenter les différentes phases d’occupation du site, notamment durant l’Antiquité tardive et l’époque islamique.
Les fouilles ont ainsi révélé des vestiges d'habitations aghlabides et fatimides, attestant la réappropriation de l'espace du théâtre bien après sa construction. Une découverte qui apporte un nouvel éclairage sur les transformations du monument et la continuité de son occupation à travers les siècles.
De nouvelles données
La campagne a également permis d'affiner les connaissances sur l'organisation architecturale du théâtre, notamment la disposition des gradins et l'emplacement de la scène. Plusieurs éléments ornementaux ont par ailleurs été retrouvés, certains in situ, à leur emplacement d’origine, d’autres remployés dans des murs et des sols aménagés lors de phases ultérieures d'occupation.
Au-delà du dégagement des structures antiques, cette mission se distingue par une approche qui cherche à restituer l'ensemble des transformations du monument, à partir d'une documentation stratigraphique et chronologique approfondie.
L’INP souligne le caractère encore peu répandu de cette démarche en Afrique du Nord, où les théâtres romains ont souvent été étudiés principalement sous l'angle de leur architecture antique, sans que leurs réoccupations successives fassent toujours l'objet d'investigations aussi poussées.
En révélant les traces d'une présence humaine à l’époque islamique, ces nouvelles fouilles enrichissent ainsi la lecture historique d’Althiburos et rappellent que les monuments antiques ne cessent de raconter leur histoire bien après la fin de leur fonction première.
Dar Hussein et Tourbet El Bey sur le registre du patrimoine architectural et urbain arabe
Deux monuments emblématiques de la médina de Tunis, Dar Hussein et Tourbet El Bey, viennent d’intégrer le Registre du patrimoine architectural et urbain des pays arabes. Annoncée le 30 octobre 2026, cette inscription ouvre de nouvelles perspectives de coopération pour leur préservation et leur valorisation.
Le patrimoine tunisien bénéficie d’une nouvelle reconnaissance régionale. La décision a été officialisée lors de la 11ᵉ session de l’Observatoire du patrimoine architectural et urbain des pays arabes, relevant de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), tenue au Caire du 25 au 27 octobre.
Aujourd’hui siège de l’Institut national du patrimoine (INP), Dar Hussein est un palais principalement édifié au XVIIIᵉ siècle. Il a notamment accueilli, à partir de 1858, la première municipalité de Tunis.
Tourbet El Bey, quant à lui, est le plus vaste mausolée princier de la dynastie husseinite, qui a régné sur la Tunisie de 1705 à 1957. Son architecture témoigne de l’histoire de cette dynastie et de son empreinte sur la capitale.
Cette inscription, distincte du classement de la médina de Tunis au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979, s’inscrit dans un cadre de coopération arabe. Elle vise notamment à encourager la documentation scientifique, les projets de restauration et le partage d’expertises entre les pays membres.
Pour ces deux monuments, cette reconnaissance régionale constitue ainsi une nouvelle occasion de renforcer leur protection et de faire rayonner leur valeur patrimoniale au-delà des frontières tunisiennes.
« Jaou Tunis 2026 »: Syrie, la mémoire au fil des images
En noir et blanc, Michel Eisenlohr révèle une Syrie de beauté et de mémoire, entre cités millénaires et patrimoine vivant. Une exposition présentée à l’Institut français de Tunisie dans le cadre de « Jaou Tunis 2026 ».
Il est des voyages qui traversent les paysages autant que les siècles. Celui de Michel Eisenlohr en Syrie appartient à cette catégorie. Avec « Images de Syrie, Palmyre, Alep, Damas », le photographe français propose un regard sensible sur un pays carrefour de civilisations, dont le patrimoine porte aujourd’hui les blessures d’une histoire douloureuse. Présentée à la galerie de l’Institut français de Tunisie du 27 octobre au 27 novembre, cette exposition s’inscrit dans la programmation de Jaou Tunis 2026.
Invité au Festival de photographie d’Alep en 2002, Michel Eisenlohr avait choisi de rejoindre la Syrie par la route, au départ de Marseille. Inspiré par les récits des voyageurs du XIXᵉ siècle partis à la découverte du Levant, il entreprend ce périple avec un appareil argentique et privilégie le noir et blanc. De cette traversée naît un reportage photographique qui restitue les atmosphères, les lumières et les multiples visages du pays.
Au cœur du désert, Palmyre occupe une place centrale dans cette exploration. Ses colonnes, ses corniches et ses vestiges antiques se révèlent sous une lumière qui en souligne la majesté et la poésie. Mais loin de figer le site dans une image de musée à ciel ouvert, le photographe en saisit aussi la vie quotidienne. Des bergers y conduisent leurs troupeaux, tandis que des enfants jouent parmi les ruines. La cité antique demeure ainsi un lieu habité, inscrit dans le présent autant que dans l’histoire.
À Alep et à Damas, son objectif se tourne vers les ruelles pavées, les échoppes animées, les étoffes et les scènes de la vie quotidienne. Les architectures témoignent également de cette histoire faite de rencontres : les arcades des mosquées dialoguent avec les colonnades romaines, tandis que les motifs de l’art islamique font écho aux ornements de l’Antiquité.
C’est cette Syrie plurielle et profondément humaine que Michel Eisenlohr souhaite transmettre. L’exposition, ponctuée de poèmes du poète franco-iranien Parviz Abolgassemi, est accompagnée d’un ouvrage publié aux éditions Actes Sud, préfacé par l’historien Pierre Gros et enrichi de contributions de spécialistes français et syriens.
Une invitation à retrouver, à travers l’objectif, la beauté et la mémoire d’un patrimoine syrien qui appartient à l’histoire commune de l’humanité.
Distinction tunisienne au « Défi de la lecture arabe »: Sidi Amer, une pépinière des excellents lecteurs
Par Imen Abderrahmani
L’école primaire Sidi Amer, à Siliana Sud, au Nord- Ouest de la Tunisie vient de décrocher le prix de l’école d’excellence lors de la 10ème édition du « Défi de la lecture arabe ». Une belle victoire qui célèbre à la fois l’école et la lecture.
Dans le Nord-Ouest tunisien, une école vient de faire de la lecture son plus beau passeport vers la reconnaissance arabe. L’école primaire Sidi Amer, relevant de la délégation de Siliana Sud, s’est distinguée lors de la finale du concours de la 10ème édition du « Défi de la lecture arabe » (Arab Reading Challenge), obtenant le prix de l’école d’excellence.
Lancé aux Émirats arabes unis, ce grand concours international récompense les élèves et les établissements scolaires qui s’engagent en faveur de la promotion de la lecture. La distinction obtenue par l’école tunisienne est assortie d’une récompense d’un million de dirhams émiratis.
Cette réussite met en lumière le travail accompli par toute une communauté éducative et rappelle combien l’école joue un rôle déterminant dans l’éveil à la lecture. Car ouvrir un livre, c’est bien davantage que déchiffrer des mots ou assimiler des connaissances. C’est apprendre à penser, à questionner, à imaginer et à découvrir d’autres horizons. C’est aussi enrichir son vocabulaire, développer son esprit critique et acquérir les outils nécessaires pour mieux comprendre le monde.
À l’heure où les écrans et les contenus rapides occupent une place grandissante dans le quotidien des jeunes, faire du livre un compagnon familier constitue un véritable enjeu éducatif. Susciter la curiosité, donner le goût de lire et encourager les enfants à explorer les univers que leur offrent les textes sont autant de missions qui trouvent ici une belle illustration. La distinction de Sidi Amer démontre également que les établissements des régions de l’intérieur disposent de ressources et de compétences capables de s'imposer dans les grandes compétitions internationales.
Siliana, une terre de mémoire et de savoir
Cette consécration prend une résonance particulière à Siliana, terre de mémoire et de savoir, associée notamment à Ibn Abi Dhiaf (1804-1874), historien, homme d’État et grande figure de la pensée tunisienne du 19èmesiècle. Auteur de l’imposant « Ithaf Ahl al-Zaman », chronique de l’histoire des souverains de Tunis et du Pacte fondamental, il a laissé une œuvre majeure dans le patrimoine intellectuel national.
Évoquer son héritage dans le contexte de cette distinction n’est pas anodin. L’écriture, la connaissance et la transmission demeurent des passerelles essentielles entre les générations. À leur manière, les élèves de Sidi Amer s’inscrivent dans cette continuité, en faisant de la lecture une porte ouverte sur le savoir et la découverte.
Le prix remporté par l’école primaire Sidi Amer revient à sa direction, à son équipe pédagogique, à ses élèves ainsi qu’à toutes les personnes même aux parents ayant contribué à cette réussite collective.
Au-delà du prestige de cette distinction arabe, la réussite de Sidi Amer adresse un message à l’ensemble des établissements scolaires : faire de la lecture une priorité, cultiver le goût des livres et donner aux enfants les moyens de s’ouvrir au monde. Puisse cet exemple inspirer d’autres écoles à emprunter le même chemin, car investir dans la lecture, c’est semer aujourd’hui les réussites de demain.
Imen.A.
Accident ferroviaire en Espagne : Un étudiant tunisien parmi les portés disparus
Il s’agit de Yassine Jaouadi, un étudiant tunisien de 23 ans porté disparu après une collision entre deux trains à grande vitesse en Espagne. Son frère, Mohamed Amine Jaouadi, est arrivé dans le pays jeudi, après avoir obtenu un visa et fourni un échantillon d’ADN dans le cadre des procédures d’identification des victimes.
Dans une déclaration médiatique, Mohamed Amine a indiqué être dans l’attente des résultats des analyses génétiques, qui permettront de déterminer si son frère figure parmi les victimes de l’accident ou parmi les blessés hospitalisés. Yassine réside en Allemagne et son frère attend désormais d’être contacté par les autorités espagnoles afin d’être informé des résultats des opérations d’identification.
L’accident s’est produit mercredi 28 octobre, dans le centre de l’Espagne, lorsqu’un train à grande vitesse a percuté un autre train immobilisé sur la même voie. La collision a provoqué le déraillement de plusieurs voitures, dont certaines ont chuté dans un ravin.
Le bilan provisoire fait état de 69 morts et de plus de 180 blessés. Les opérations d’identification des victimes et de recherche des personnes portées disparues se poursuivent, dans un climat d’inquiétude et d’attente pour leurs familles.
Stade d’El Menzah : Le contrat de reconstruction signé
La cérémonie de signature du contrat commercial relatif à la reconstruction du stade olympique d’El Menzah s’est tenue jeudi au siège du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, entre l’État tunisien, représenté par le ministère, et le consortium chinois composé de China Railway Construction Engineering Group et China CAMC Engineering (CRCEG/CAMCE).
Selon un communiqué publié vendredi soir, la cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Équipement, du ministre de la Jeunesse et des Sports, ainsi que de l’ambassadeur de Chine en Tunisie.
Le 8 octobre 2026, la Commission des grands projets avait décidé d’attribuer le marché de reconstruction et de réhabilitation complète du stade olympique d’El Menzah à ce consortium chinois.
Le coût du projet est estimé entre 520 et 600 millions de dinars, toutes prestations comprises. Les travaux devraient s’étaler sur une période de 30 à 36 mois et porter sur la reconstruction du stade, notamment ses tribunes, sa piste et ses différents équipements.
Le projet prévoit également la modernisation des installations, le renforcement des normes de sécurité, l'amélioration de la circulation des spectateurs et de l'accessibilité, ainsi que l'adoption de solutions visant à rationaliser la consommation d'eau et d'énergie, notamment à travers l'énergie solaire et la récupération des eaux pluviales.
Après l'accident de train en Espagne : 64 morts et une communication défaillante !
Des conversations entre les conducteurs des deux trains accidentés et le centre de contrôle à Madrid, peu de temps avant l'impact, ont été publiées dans la presse espagnole.
Après le terrible accident ferroviaire en Espagne, qui a fait au moins 69 morts mercredi, des enregistrements audios permettent de commencer à comprendre ce qui a pu amener deux trains à grande vitesse à se percuter dans la province de Tolède, sur la liaison Madrid-Séville.
Ces enregistrements, qui ont pu être écoutés par des médias espagnols - Cadena SER et El País -, permettent de reconstituer certaines des communications échangées entre le centre de contrôle, et les trains circulant dans la zone après la survenue d'une panne informatique du LZB, du nom d'un des systèmes de sécurité et de signalisation automatique utilisé sur la ligne. Dans ces cas-là, le protocole exige que tous les trains dans la zone concernée s'arrêtent, ce qui a bien été fait mercredi matin.
À 8h36, on peut ainsi entendre un employé du centre de contrôle, à Madrid, demander au conducteur du train de la Renfe, celui qui est venu percuter le train de la compagnie Iryo à l'arrêt sur les rails, de déconnecter puis reconnecter le LZB, qui avait cessé de fonctionner quelques minutes auparavant, comme le rapporte El HuffPost.
Ce même employé lui indique ensuite de reprendre la circulation en passant en BSL, et de le faire en « marche normale, alors que le protocole préconise par précaution dans ces cas-là une vitesse maximale de 40 km/h, note TF1 Info. Le BSL est un mode de conduite ferroviaire alternatif, qui repose de manière importante sur les instructions humaines des aiguilleurs et le respect visuel des signaux lumineux le long des voies.
Comme c'est la procédure, le conducteur du train de la Renfe confirme alors qu'il a bien entendu et compris les consignes qui lui ont été transmises.
23 minutes
Ce n'est pas tout. Un autre enregistrement montre aussi que le train de l'Iryo percuté a aussi rencontré des problèmes, là aussi liés à la panne du système LZB. La conductrice de celui-ci explique au centre de contrôle madrilène que son train, à l'arrêt au signal d'entrée sur la commune d'Urda, ne peut redémarrer.
Le centre de contrôle lui répond alors de le faire « quand elle le pourra » et de les appeler à nouveau en cas de nouveau problème. Une fois cette conversation terminée, l'employé à Madrid explique la situation à d'autres collègues et signale que l'Iryo 6076 «rencontre des problèmes avec l'équipement».
La conductrice reprend ensuite contact avec Madrid, dans un nouvel enregistrement. Elle explique qu'elle a subi « une perte de transmission » et qu'elle reste toujours contrainte d'être « à l'arrêt au signal d'entrée d'Urda ». « À l'arrêt, c'est bien ça ? », demande-t-on alors depuis le centre de contrôle. « C'est bien ça », confirme-t-elle.
Depuis Madrid, on lui demande alors de déconnecter puis de reconnecter le LZB, une instruction similaire à celle reçue par le conducteur du train de la Renfe. Et par la suite, elle est également autorisée à reprendre la circulation « sous BSL, en marche normale ».
Problème, la conductrice n'arrivera jamais à redémarrer et son train finira par être percuté par l'arrière par celui de la Renfe, à plus de 135 km/h, à 8h53 précisément.
Vingt-trois minutes au total se sont écoulées entre la panne du LZB et l'impact entre les deux trains. Le centre de contrôle avait « largement le temps pour vérifier l'erreur, mais ils ne l'ont pas rectifiée », a souligné le ministre des Transports, Oscar Puente. La démission de celui a été réclamée par des manifestants qui se sont réunis devant ses bureaux mercredi soir à Madrid, mais il entend rester en poste.
Présentation-dédicace : Des mots d’amour…
Le dermatologue Mohamed Ridha Kammoun présente, demain, son recueil de poésie « Le Merveilleux en toi ». Une rencontre de présentation et de dédicace aura lieu à 10h au siège de l’Amicale des anciens élèves du cycle supérieur de l’Ecole nationale de l’Administration. Au programme de cette rencontre figure également, la présentation des morceaux de musique joués par Anis Klibi.
Le recueil comprend 68 poèmes en Français et 57 en arabe chantant l’amour, la beauté et la vie. Il est préfacé pour la partie française par le cinéaste tunisien Ridha Behi et l’avocate KhédijaTaoufik Malla et par le poète Mondher Ayadi, l’écrivain Chamseddine Ouni et le journaliste Mohamed Matri Smida pour la partie arabe.
Le dermatologue Mohamed Ridha Kammoun est né en 1945 à Sfax et a notamment dirigé le service de dermatologie de l’hôpital Charles Nicolle de Tunis et a présidé la Société tunisienne de dermatologie et la ligue des dermatologistes arabes.
A la Maison de France à Sfax : Une « Première page » vers mille imaginaires
Le cinéma d’animation invite les jeunes spectateurs à explorer les mondes du livre et de l’imaginaire. Une séance gratuite leur est proposée, aujourd’hui, à la Maison de France à Sfax.
Dans le cadre de son cycle « Ciné-jeunesse », l’Institut français de Tunisie à Sfax propose au jeune public de découvrir « Première page », une collection de onze courts-métrages d’animation qui fait dialoguer littérature francophone et création visuelle. La projection est cet après-midi, à 15h, à la Maison de France à Sfax.
Portée par Scalaé Productions, en association avec France Télévisions, cette collection donne carte blanche à de jeunes diplômés d’écoles d’animation pour explorer des univers littéraires et les transposer en images. Chaque film devient ainsi une porte ouverte sur une histoire, un personnage ou une rencontre, invitant les enfants à découvrir la richesse des récits par le mouvement, les couleurs et les émotions.
L’initiative fait de l’animation un chemin vers la lecture, mais aussi une expérience cinématographique à part entière. Au fil des séquences, les jeunes spectateurs pourront se laisser surprendre par des univers singuliers, rire, s’émouvoir et nourrir leur curiosité. Une manière vivante de rapprocher les enfants des histoires et de leur donner, peut-être, l’envie d’ouvrir un livre ou d’inventer leurs propres aventures.
Avec cette séance, le cycle « Ciné-jeunesse » propose un moment de découverte collective où littérature et cinéma se rencontrent pour stimuler l’imagination. Une invitation à tourner la première page d’un voyage dont chaque enfant pourra prolonger le récit à sa manière. Il est à noter que l’accès est gratuit.














