Canada: Le corps de Leila Ben Salem rapatrié aujourd’hui en Tunisie
La dépouille de la ressortissante tunisienne Leila Ben Salem, décédée tragiquement le 22 septembre à Montréal, a été rapatriée mercredi 30 septembre en Tunisie à bord d’un vol Tunisair, a annoncé l’ambassade de Tunisie au Canada, qui affirme avoir engagé des démarches auprès des autorités canadiennes pour faire toute la lumière sur les circonstances de son décès.
Selon l’ambassade, ce rapatriement intervient après l’accomplissement des procédures administratives et légales nécessaires et avec le consentement de la famille de la défunte.
Dès qu’elle a été informée du décès, l’ambassade de Tunisie au Canada, en coordination avec le consulat de Tunisie à Montréal, a entrepris les démarches nécessaires auprès des autorités fédérales canadiennes et québécoises afin de recueillir les informations utiles sur les circonstances du décès et de suivre de près l’évolution de l’affaire.
L’ambassadeur de Tunisie au Canada, Lassaad Boutara, et le consul de Tunisie à Montréal, Kamel Makkes, ont également pris personnellement contact avec la famille de Leila Ben Salem pour lui présenter leurs condoléances et lui exprimer leur solidarité dans cette épreuve.
Des démarches officielles ont par ailleurs été engagées auprès du ministère fédéral canadien des Affaires étrangères. L’ambassade indique avoir exprimé sa reconnaissance pour l’hommage rendu à la ressortissante tunisienne par des responsables politiques et parlementaires canadiens.
Elle a également sollicité l’intervention du ministère auprès des services canadiens compétents afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce décès et que les suites judiciaires appropriées soient données, conformément aux procédures en vigueur. Ces démarches visent notamment à préserver les intérêts de la défunte, de son enfant et de sa famille, précise l’ambassade.
Après l’accident de Mhamdia : Quelles sanctions pour les conducteurs mineurs ?
Les sanctions prévues en Tunisie varient selon la gravité de l’accident et les circonstances, notamment lorsque le conducteur est mineur, sans permis ou sous l’emprise de l’alcool, a indiqué le colonel Haïthem Chaabani, chef de la section Centre-Ouest de la sécurité routière.
Un mineur responsable d’un accident sans permis de conduire risque six mois de prison et une amende de 200 à 500 dinars, ou l’une de ces deux peines.
Si l’accident provoque des blessures, la peine peut atteindre trois ans de prison et 3.000 dinars d’amende. En cas de décès, elle peut aller jusqu’à cinq ans de prison et 5.000 dinars d’amende. Lorsque le conducteur prend la fuite après avoir causé des morts et des blessés, la peine peut atteindre 10 ans de prison.
Ces précisions interviennent après le grave accident survenu lundi à Mhamdia, dans lequel un mineur de 17 ans aurait causé la mort de deux femmes et fait plusieurs blessés.
Concernant la conduite sous l’emprise de l’alcool, les peines peuvent atteindre trois ans de prison et 3.000 dinars d’amende en cas de blessures, et cinq ans de prison et 5.000 dinars d’amende en cas de décès.
Quelle responsabilité pénale pour les mineurs ?
Selon le colonel Haïthem Chaabani, les enfants de moins de 13 ans sont considérés par la loi comme dépourvus de discernement et ne peuvent donc pas voir leur responsabilité pénale engagée. Entre 13 et 18 ans, ils peuvent faire l’objet de poursuites en tant qu’enfants délinquants, selon les dispositions spécifiques du Code de la protection de l’enfant et sous le contrôle du juge de l’enfance.
La peine d’emprisonnement maximale applicable à un mineur est de 10 ans et son exécution se fait dans un centre de rééducation, sous réserve des dispositions particulières prévues par la loi.
Quant aux parents, leur responsabilité civile peut être engagée pour les dommages causés par l’accident. Ils peuvent également faire l’objet de poursuites pour négligence à l’égard d’un mineur, selon l’appréciation du juge. La responsabilité pénale demeure toutefois personnelle et ne concerne que l’auteur dont la responsabilité dans l’infraction est établie.
Incident du vol Dubaï-Tel-Aviv : Un pilote aurait poignardé son collègue !
Le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a accusé l’un des pilotes de l’avion de Flydubai reliant l’aéroport international de Dubaï à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, ce mercredi 30 septembre, d’avoir poignardé l’autre pilote afin de provoquer un crash dans les territoires occupés.
L’avion, qui transportait 174 passagers, dont 166 Israéliens, a effectué un atterrissage d’urgence à l’aéroport de Tabuk, en Arabie saoudite. Selon des passagers, une violente altercation, dont les causes sont encore inconnues, a eu lieu dans le cockpit de l’avion, qui a brusquement perdu de l’altitude avant que l’assaillant ne soit maîtrisé. Deux pilotes qui se trouvaient parmi les passagers ont alors pris les commandes de l’appareil et l’ont fait atterrir.
Ligue 1 : Programme de la cinquième journée
La Ligue nationale de football professionnel vient de dévoiler le programme de la 5e journée de Ligue 1 qui se déroulera sur deux jours, les 10 et 11 octobre.
Samedi 10 octobre :
A Radès (à huis clos) : Espérance sportive de Tunis – Olympique de Béja
A Bizerte : Club athlétique bizertin – Union sportive monastirienne
A Sfax : Progrès sportif de Sakiet Eddaïer – Club sportif sfaxien
A Ben Guerdane : Union sportive de Ben Guerdane - Club Africain
Dimanche 11 octobre :
Au Zouiten : Jeunesse sportive d’El Omrane – Avenir sportif de la Marsa
A Souuse : Etoile sportive du Sahel – Club sportif d’Hammam-lif
A Metlaoui : Etoile sportive de Metlaoui - Stade tunisien
A Zarzis : Espérance sportive de Zarzis – Espoir sportif d’Hammam-Sousse.
N.B. : Tous les matches commencent à 14h30.
Amendement du décret 54 : Il n’y aura plus de peine de prison
D’après le Journal officiel de la République tunisienne du 30 septembre 2026, l’article 24 du décret-loi 54 de 2022, relatif à la lutte contre les infractions se rapportant aux systèmes d’information et de communication, vient d'être amendé.
En effet, la peine de cinq ans de prison et les 50 mille dinars d’amende ont été remplacés par une amende de 10 mille à 20 mille dinars, infligée à quiconque utilise sciemment des systèmes et des réseaux d’information et de communication, en vue de produire, répandre, diffuser, envoyer, ou rédiger de fausses nouvelles, de fausses données, des rumeurs, des documents faux ou falsifiés ou faussement attribués à autrui, dans le but de porter atteinte aux droits d’autrui ou porter préjudice à la sûreté publique ou à la défense nationale ou de semer la terreur parmi la population.
En cas de récidive, de l’une de ces infractions, la peine est portée à six mois de prison et à 50 mille dinars d’amende.
Les peines prévues sont portées au double si la personne visée est un agent public ou assimilé.
Réconciliation pénale : Amendement du décret-loi n° 2022-13
Le décret-loi n° 2 de 2026, portant modification du Décret-loi- n° 2022-13 du 20 mars 2022, portant sur la réconciliation pénale et l’affectation de ses ressources, a été publié au Journal officiel de ce mercredi 30 septembre et ce, après avoir été examiné par le Conseil ministériel qui a eu lieu, hier à Carthage, sous la présidence du chef de l’Etat, Kais Saïed.
L’amendement de l’article 25 de ce décret-loi de 2022, prévoit la possibilité de proposer un projet de conciliation provisoire comprenant le paiement d’au moins 50 % des montants financiers dus, assorti d’un engagement de verser les sommes restantes dans les délais proposés par la commission et qui ne doivent pas dépasser les deux ans.
Ce projet de conciliation doit être basé sur des éléments concrets et sérieux présentés par le demandeur.
L’amendement de l’article 30 prévoit, par ailleurs, que les recettes issues de la conciliation pénale soient affectées au financement des projets mentionnés au premier paragraphe de cet article, conformément aux décisions du Conseil de sécurité nationale.
Selon le nouvel amendement, la commission peut, le cas échéant et dans tous les cas prévus par ce décret-loi, proposer un taux inférieur lorsqu’elle l’estime justifié.
Encore un raté : Le match Tunisie- Mali de ce samedi annulé !
Comme on n'est pas à une aberration près, le Bureau Fédéral de la FTF a décidé d'annuler tout simplement le match amical programmé pour ce samedi entre la sélection tunisienne et son homologue malienne.
Cette décision a été prise après consultation du sélectionneur Mouine Chaabani et avec l'accord de la fédération malienne. Comme l'improvisation est devenue depuis quelques temps la devise de nos fédéraux, il ne faut plus s'étonner par une telle décision. N'ont-ils pas pris l'habitude de fuir leurs responsabilités après chaque désillusion ? D’autant plus que cette année 2026 n'a pas été avare en échecs. Les derniers ne datant que de quelques jours avec les sorties indignes face à l'Ouganda et le Botswana.
Jamel BELHASSEN
Festival « Regards de femmes » : L’écran comme nouveau territoire
Par Imen Abderrahmani
Les villes de Nabeul et Hammamet accueillent, du 3 au 7 octobre, la 7ème édition de « Regards de Femmes », un festival qui met la création féminine et la diversité des regards au cœur de sa programmation.
« Éh… il y a de l’espoir ». Emprunté à une chanson de Fairouz, le slogan de cette septième édition résonne comme une invitation à regarder autrement.
Organisé par la Fédération tunisienne des ciné-clubs, sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), le festival déploie une programmation où se croisent compétition, hommage et accompagnement à la création.
Au cœur de cette édition, la compétition officielle réunit 19 films réalisés par 19 femmes cinéastes venues de neuf pays arabes : Tunisie, Algérie, Maroc, Libye, Palestine, Égypte, Jordanie, Syrie et Liban. Une sélection qui traverse les genres et les écritures, du documentaire à la fiction, et qui donne à voir des récits, des expériences et des sensibilités multiples.
La Tunisie y sera représentée par trois œuvres : le documentaire « Tomates maudites » de Marwa Tiba, ainsi que les fictions « Salopette » de Ferial Ben Boubaker et « Éphémère » de Sara Ben Ammar.
Présidé par le cinéaste égyptien Yousry Nasrallah, le jury réunit les comédiens tunisiens Souhir Ben Amara et Ghanem Zrelli, la réalisatrice marocaine Khaoula Assebab Ben Omar et la cinéaste libyenne Jihan El Kheikhiya.
Quoi de neuf ?
Le festival ouvre également un espace à celles qui sont encore au seuil du premier film, avec le Pitching Lab (Développement et présentation de projets de films), annoncée du 4 au 7 octobre. Dirigé par le réalisateur, scénariste et producteur tunisien Ibrahim Letaïef, cet atelier accompagnera huit porteuses de projets venues de cinq pays arabes.
Les projets seront travaillés autour de la note d’intention, du développement artistique et de la présentation orale devant des professionnels.
La Tunisie y présente quatre projets : « House of Eyelashes » de Dhouha Touihri, « Ah Ah Ya Habiba » de Mariam El Fouzaï, « Baba » d’Ines Naghmouchi et « Behind the Glass » de Feryel Boubaker. S’y ajoutent « Everything Will Be Fine Tomorrow » de Rafka Maria Helou pour le Liban, « The Day You Left » de Marwa Nasr Ahmad pour l’Égypte, « One Man’s Trash » de Joyce Oska pour la Syrie et « The Wrist Tie » de Marah Suhaib pour la Jordanie.
Autre temps fort de cette édition, l’hommage rendu à la cinéaste libanaise Heiny Srour, désignée « cinéaste partenaire ». Sociologue et anthropologue de formation, elle est entrée dans l’histoire du cinéma arabe et international en devenant, en 1974, la première femme du tiers-monde sélectionnée en compétition officielle à Cannes, avec « L’Heure de la libération a sonné ».
De l’œuvre déjà achevée au projet encore en devenir, « Regards de Femmes » poursuit son chemin en faisant du regard, justement, une matière à déplacer et en faisant du cinéma un lieu où les récits féminins puissent circuler librement.
Imen.A.
Journées musicales de Carthage (JMC) : la billetterie en ligne lancée
Le comité d’organisation de la 11ème édition des Journées musicales de Carthage a annoncé que les billets pour l’intégralité des spectacles, programmés du 3 au 10 octobre 2026, sont disponibles sur le site JMC.tn.
Quant aux guichets, ils seront ouverts à partir du 3 octobre, de 10h00 à 22h00. Toutefois, la vente sera limitée aux galas du jour même et à ceux du lendemain.
Il est à rappeler que le programme de cette édition offre à voir au total 34 spectacles et concerts, animés par des artistes issus de 15 pays.
Affaire Abir Moussi : La Cour de cassation rejette les recours
La Cour de cassation a rejeté les recours introduits par le collectif de défense de la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, contre plusieurs décisions rendues à son encontre en appel, dans différentes affaires.
Les recours concernent notamment l’affaire dite du « bureau d’ordre de la présidence de la République », ainsi que deux autres affaires engagées contre elle par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).
Rappelons que le 13 mars 2026, la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis avait condamné Abir Moussi à dix ans de prison dans l’affaire du « bureau d’ordre », ainsi qu’à six mois de prison pour « entrave à la liberté du travail ».
Dans les deux affaires liées à l’ISIE, elle avait été condamnée en appel à deux ans de prison dans le premier dossier et à six mois dans le second. Le cumul des peines prononcées dans ces trois affaires s’élève ainsi à 12 ans et six mois de prison.
Bureau fédéral et descente aux enfers de l’EN : L’heure de la démission a bien sonné !
Coupe arabe, CAN 2025, Mondial et à présent les éliminatoires de la CAN 2027. Les désillusions se poursuivent pour les Aigles de Carthage qui risquent à présent, et il faut bien l’admettre, de ne pas se qualifier pour l’édition de 2027 prévue en Ouganda, en Ethiopie et au Rwanda. Pour l’actuel Bureau fédéral, qui a accompagné ce « chef d’œuvre », il est temps de se réveiller de sa torpeur et de quitter la scène avec ce qui reste encore de dignité car, avec un bilan aussi catastrophique, demeurer en poste risque de faire couler la barque en entier…
C’est ce Bureau fédéral qui a imposé au sélectionneur de disputer la Coupe arabe des nations avec l’équipe A et la Tunisie n’a même pas dépassé le premier tour. A la CAN 2025, qui a eu lieu quelques jours après au Maroc, une nouvelle déception était au rendez-vous avec une élimination précoce face au Mali.
Le pire était encore à venir. A trois mois du Mondial 2026, c’est ce même BF qui a décidé de nommer Sabri Lamouchi à la tête de la sélection. Ceux qui gèrent les affaires de l’EN ont imposé au nouveau sélectionneur de prendre en considération la situation financière de certains clubs et de faire appel à des joueurs qui ne le méritaient pas mais dont la présence pouvait aider matériellement ces clubs.
Ainsi, avec des joueurs limités et un sélectionneur dépassé par les événements, les Aigles de Carthage sont rentrés avec le pire bilan des participations tunisiennes au Mondial : la dernière place du groupe avec 12 buts encaissés et un seul but marqué !
La fuite en avant
Après ce Waterloo, tout le monde pensait que nos « compétents » dirigeants fédéraux allaient quitter la scène dignement car incapables d’assumer cette tâche avec des dérapages à tous les niveaux (compétitions locales, arbitrage, équipes nationales…). Or, comme le disait l’illustre Taha Hussein, « brader sa dignité, c’est ne plus en avoir » et c’est bien ce qui s’est passé avec ces dirigeants de la FTF qui ont vite fait de chercher un autre sélectionneur, d’annoncer le début de la nouvelle saison et de tourner la page comme si de rien n’était !
Or, cette fuite en avant ne les a pas ménagés puisque ces adeptes de l’échec vont nous « offrir » un nouveau naufrage avec ce début des éliminatoires de la CAN 2027 avec deux nuls à rades face aux modestes Ouganda et Botswana et une amère anecdote qui fera date puisque la FTF ne savait pas que les points du match contre l’Ouganda, l’un des pays organisateurs de cette joute, comptaient au classement du groupe !
C’est dire qu’on ne pouvait pas faire mieux en matière d’incompétence, d’ignorance et surtout d’arrogance puisque le BF n’a même pas daigné publier un communiqué pour s’excuser, expliquer ce qui s’est passé et assumer ses responsabilités.
Certes, nos membres fédéraux savent bien que seuls les clubs pourraient les déboulonner et que le ministère de tutelle et l’opinion publique ne peuvent pas les obliger à partir, et c’est la raison pour laquelle ils continuent à satisfaire les clubs les plus influents pour demeurer encore en place et nous gratifier de nouveaux « exploits » à tous les niveaux.
C’est dire qu’avec un tel entêtement et une telle absence de dignité, nous risquons de voir notre football et notre EN vivre de nouveaux épisodes douloureux, à moins d’une prise de conscience qu’on ne voit pas, malheureusement, venir…
Kamel ZAIEM
Projet DIEM à Oudna : Former autrement les futurs acteurs du patrimoine
Une table ronde consacrée à la formation aux métiers du patrimoine s’est tenue le 28 septembre sur le site archéologique d’Oudna, à l’initiative d’ANIMED, partenaire tunisien du projet DIEM, en partenariat avec l’Institut National du Patrimoine (INP).
Réunissant institutions publiques, universités, établissements de formation, gestionnaires de sites et acteurs du patrimoine, la rencontre a porté sur l’adéquation des compétences aux besoins du secteur et sur l’ancrage durable des formations dans les institutions tunisiennes.
Organisé dans le cadre du projet DIEM (Developing Inclusive Education in the Mediterranean), cofinancé par l’Union européenne via le programme « Interreg NEXT MED » 2021-2027, l’échange a notamment permis de présenter les premiers résultats d’une cartographie menée dans les six pays partenaires. L’étude recense 704 formations liées au patrimoine culturel, selon la classification internationale ISCED-CITE de l’UNESCO.
Elle fait notamment apparaître une présence encore limitée des compétences liées à la gestion du patrimoine dans les intitulés de formation, particulièrement dans les pays du Sud de la Méditerranée, ainsi que des écarts entre les systèmes nationaux de qualification, de crédits et de certification. DIEM privilégie ainsi des tables de correspondance entre les différents dispositifs, selon le principe que « harmoniser ne veut pas dire uniformiser ».
Une formation des formateurs dès octobre
La prochaine étape sera le lancement, à partir d’octobre 2026, d’une formation destinée aux formateurs du Groupe A. Après un kick-off prévu le 29 septembre, le programme comprendra dix séances hebdomadaires en ligne, d’octobre à décembre, complétées par des ateliers pratiques et un projet final entre janvier et mars 2027. Un atelier international en présentiel est également prévu en Jordanie en 2027, tandis que les parcours des Groupes B et C se poursuivront jusqu’en 2028.
En Tunisie, plusieurs établissements seront associés au dispositif, notamment la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis, l’Institut Supérieur des Métiers du Patrimoine de Tunis, l’INP et l’Association de Sauvegarde de la Médina.
Ancrer les formations dans la durée
La table ronde a également été marquée par la signature de protocoles d’accord institutionnels, destinés à renforcer l’ancrage national du projet. Au-delà de la création de contenus pédagogiques, DIEM entend rapprocher les universités, institutions publiques, professionnels et communautés locales afin de construire un dispositif de formation davantage connecté aux réalités des sites patrimoniaux et aux besoins du marché de l’emploi.
Réunissant l’Italie, l’Espagne, la Jordanie, l’Égypte, la Palestine et la Tunisie, DIEM vise ainsi à développer un modèle de formation plus inclusif dans le domaine du patrimoine culturel, fondé sur des modules communs, des micro-certifications et une meilleure articulation entre formation, pratique professionnelle et employabilité.
« Le Chantier Théâtral » : neuf mois pour explorer le théâtre social
L’École de Théâtre Social ouvre les candidatures pour intégrer le programme de formation « Le Chantier Théâtral », porté par l’association « Les Artivistes » avec le soutien de « The European Endowment for Democracy » (EED).
Prévu d’octobre 2026 à juin 2027, ce parcours s’adresse aux artistes professionnels, diplômés en théâtre et créateurs souhaitant approfondir leur pratique et s’orienter vers le théâtre social et les formes artistiques participatives.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 2 octobre 2026, via le formulaire en ligne.
Pensé à la croisée de la pratique, de la création et de l’engagement social, le programme propose une formation immersive de neuf mois, dispensée en arabe et en français. Les sessions se dérouleront principalement en présentiel, à l’espace Le Passage Culturel au Passage, à Tunis, avec des visioconférences ponctuelles.
De la formation à la création
Au fil du parcours, les participants seront amenés à mettre en pratique les outils acquis dans différents domaines, notamment le travail du corps et de la voix, la dramaturgie et le théâtre forum.
Cette démarche trouvera son aboutissement dans un Projet de Fin d’Année (PFA) conçu collectivement. Chaque participant choisira une thématique sociale ainsi qu’un public cible avec lequel il souhaite travailler, afin de développer une création directement ancrée dans une problématique et un contexte donnés.
Spectacle ou performance, cette réalisation collective permettra de croiser les apprentissages techniques avec une réflexion sur les enjeux sociaux et les possibilités offertes par les pratiques artistiques participatives.
Le fruit de ce parcours fera l’objet d’une présentation publique en juin 2027, donnant ainsi une dimension concrète à neuf mois d’apprentissage, d’expérimentation et de création.
Festival international du théâtre d’Alexandrie : « Hayatt » de Moez Achouri rafle trois prix
La pièce tunisienne « Hayatt » de Moez Achouri, s’est distinguée au 16ème Festival international du théâtre d’Alexandrie, en Egypte, qui s’est déroulée du 20 au 26 septembre, en remportant trois prix, dans trois catégories : Nadra Toumi a reçu le Prix de la meilleure actrice, tandis que celui du meilleur texte est revenu à l’auteur saoudien Sami Al Jumaan. La musique de Youssef Bouajaja a également été récompensée.
Cette reconnaissance s’est prolongée par deux nominations, dans les catégories de la meilleure mise en scène et du meilleur spectacle d’ensemble, plaçant la création de Moez Achouri parmi les œuvres particulièrement remarquées de cette édition.
Au-delà de son palmarès, « Hayatt » se distingue par un dispositif qui bouscule la relation traditionnelle entre la scène et la salle. Fondée sur le théâtre d’interaction en live, la pièce fait du spectateur un acteur à part entière de l’expérience théâtrale.Au centre du récit, le personnage de « Hayatt » évolue entre plusieurs niveaux de réalité. La pièce explore ses dimensions psychologiques et sociales tout en faisant dialoguer monde réel et univers virtuel. Une traversée qui interroge, à travers le langage du théâtre, les nouvelles formes de rapport à soi, aux autres et à l’image.
Un palmarès aux couleurs arabes
D’autres productions ont également marqué cette édition. Dans la catégorie du monodrame, la pièce saoudienne « Sada al-Harba » a obtenu le Prix du meilleur spectacle d’ensemble ainsi que celui du meilleur metteur en scène, attribué à l’artiste Kamel Al-Ali.
Le Prix du meilleur spectacle dans la catégorie des spectacles de longue durée a, quant à lui, été décerné à la pièce égyptienne « Tisbahi ‘ala kheir ya mama » (Fais de beaux rêves, maman).
Cinéma Jet à Jendouba : Une édition placée sous le signe de l’inclusion
Jendouba accueille à partir de demain, le 30 septembre et jusqu’au 11 octobre, une nouvelle étape de « Cinéma Jet ». Projections en plein air, ateliers, spectacles et expériences immersives investiront écoles et espaces publics, dans une édition placée sous le signe de l’inclusion.
Après une première escale à Zaghouan, du 3 au 13 septembre, « Cinéma Jet » poursuit son itinérance avec cette nouvelle étape de sa deuxième édition.
Porté par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie et les États membres de l’Union européenne, en partenariat avec Cinématdour et le gouvernorat de Jendouba, le projet défend une même ambition : faire circuler le cinéma au-delà des salles traditionnelles et aller à la rencontre des publics dans les différentes délégations.
Cette deuxième édition mêle projections, ateliers artistiques, rencontres, actions de sensibilisation et expériences immersives. Une programmation conçue pour différents publics, avec une attention particulière accordée aux enfants et aux jeunes.
Un premier bilan encourageant
La première étape, à Zaghouan, a déjà donné la mesure de l’intérêt suscité par cette démarche de proximité. Entre projections cinématographiques et activités culturelles et artistiques, Cinéma Jet y a enregistré 2 543 participations. Un chiffre qui témoigne de l’intérêt du public pour des rendez-vous culturels qui sortent des cadres habituels.
À Jendouba, l’aventure se poursuit avec la même volonté de rapprocher le cinéma des habitants et de transformer chaque étape en espace de découverte et de création.
De la Pologne à Jendouba
Le coup d’envoi sera donné, demain, le 30 septembre avec un rendez-vous placé sous les couleurs de la Pologne. La formation La Kompanija, venue de Boguchwała, proposera un concert de chants et de danses folkloriques polonais. Une ouverture qui donne d’emblée le ton d’une manifestation où le cinéma côtoie les autres formes artistiques et où les cultures se rencontrent.
Le 2 octobre, Cinéma Jet investira l’école primaire 2 Mars 1934 de Moukher, à Ghardimaou. Durant toute une journée, l’établissement scolaire se transformera en espace culturel. Les élèves pourront participer à des ateliers de cinéma, de théâtre, de danse, de dessin et de réalité virtuelle.
Créer avec les territoires
À Jendouba, le cinéma ne sera donc pas une destination, mais un point de départ. Le programme entend ouvrir des passerelles vers différentes pratiques artistiques et encourager les jeunes à expérimenter.
Le réalisateur Zied Litaiem animera notamment un mini-bootcamp consacré à la création cinématographique et à la manière de faire du lieu un véritable personnage. La danse contemporaine sera explorée avec l’artiste multidisciplinaire Hatem Daabek (KVMPA), tandis que l’artiste et réalisateur Hatem Karoui proposera un atelier de slam. L’artiste Nedra Taieb animera pour sa part un atelier consacré à l’inclusion, et l’artiste Fatma Sfar conduira un atelier de théâtre.
À ces propositions s’ajouteront des expériences autour de l’image et des nouvelles technologies, dans une volonté de faire du public non plus seulement un spectateur, mais un participant.
L’inclusion comme fil conducteur
Le thème de cette deuxième édition trouvera également une traduction concrète dans les activités proposées. En collaboration avec l’association ICHARA, Cinéma Jet mettra en place des actions de sensibilisation autour de la surdité et de l’accessibilité culturelle, ainsi qu’une programmation cinématographique destinée aux enfants.
L’inclusion devient ainsi un principe de programmation, mais aussi une manière de penser l’accès à la culture : multiplier les formes, diversifier les publics et créer les conditions d’une participation plus large.
Le cinéma sous les étoiles
Fidèle à son esprit itinérant, Cinéma Jet investira enfin les espaces publics avec plusieurs projections en plein air dans différentes délégations du gouvernorat, notamment à Fernana, Bni M’tir et Aïn Soltan.
La programmation européenne occupera une place centrale dans ces rendez-vous. Animation, fiction, cinéma pour enfants ou films destinés au grand public permettront de découvrir des œuvres venues de différents pays et de différents horizons cinématographiques.
Au fil des projections et des ateliers, Cinéma Jet poursuit ainsi son chemin avec une ambition qui dépasse la simple diffusion de films : faire du cinéma une expérience accessible, un lieu de rencontre entre générations et cultures, et surtout un espace où regarder peut devenir une manière de créer ensemble.
















