Coupe de la Confédération (2e tour préliminaire) : Le CSS rentre d’Abidjan avec un nul prometteur
Le Club Sportif Sfaxien a obtenu un match nul (1-1) face à l’Académie Amadou Diallo, ce samedi 17 octobre, au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, en match aller du deuxième tour préliminaire de la Coupe de la Confédération africaine.
Les Sfaxiens ont ouvert le score à la 51ème minute grâce à Josna Loulendo, prenant ainsi une option intéressante dans cette confrontation. Toutefois, les Ivoiriens sont parvenus à égaliser à la 79e minute d'une très belle frappe lointaine, privant le Club Sportif Sfaxien d’une victoire à l’extérieur.
Avec ce résultat, les deux équipes restent en course pour la qualification avant la manche retour, prévue le samedi 24 octobre au stade Taieb Mehiri de Sfax. Devant leur public, les hommes de Mohamed Kouki tenteront de faire la différence pour décrocher leur billet pour le prochain tour et poursuivre leur parcours continental.
Ligue 1- 6e J. : L'US Ben Guerdane s'impose à Hammam Sousse et passe momentanément en tête
Sur sa lancée, l'US Ben Guerdane a réussi aujourd'hui à ramener une victoire significative de son déplacement à Hammam-Sousse pour confirmer ses bons débuts de saison et sa dernière victoire contre le Club Africain.
Grâce à une force de caractère évidente, les hommes de Hidoussi sont allés droit aux buts et ont réussi à ouvrir le score sur penalty par Ayadi à la (28e) après intervention de la VAR.
En seconde période, Yaken, de la tête a scellé le sort du match en doublant la marque (75e), (0-2). L'Espoir local qui est à son troisième entraîneur depuis le début de la saison a pêché par un jeu approximatif et une ligne d'attaque peu percutante.
Grâce à ce succès, l'USBG vire momentanément en tête du classement avec 14 points alors que l'ESHS végète en bas de la hiérarchie avec 1 point uniquement.
J.B
Ligue des champions - TP Mazembe - CA (1-1) : Les Clubistes gardent leurs chances intactes
Grâce à beaucoup d'application, le CA a réussi à ramener une parité positive de son déplacement au Congo qui lui permet d'aborder le match retour avec confiance.
Parti au Congo pour réussir à sortir indemne du chaudron de Lubumbashi, le Club Africain s'est armé d'une grande détermination et d'une vigilance à toute épreuve. Maher Kanzari a aligné pas moins de six étrangers pour exploiter au maximum les règlements. Le onze rentrant était composé des éléments suivants: Chamkhi, Zaalouni, Ben Ali, Simpara, Diatta, Kante, Khan, Zaddam, Cherimi, Kinzumbi et Nkeng.
Les débuts ont été assez équilibrés avec un léger avantage aux locaux qui ont tiré deux fois juste à côté de la cage de Chamekh (7e et 11e). Au fil du temps, le jeu s'accélère et le TP Mazembe arrive à trouver le chemin des filets par Kazema Baso de la tête (1-0) à la (37e), mais très vite le C. Africain a réussi à égaliser par Kante d'un tir puissant (38e) (1-1).
Après les citrons, les Congolais redoublent d'efforts pour reprendre l'avantage avec deux essais dangereux (69e et 76e) devant des Tunisiens qui tiennent bon grâce à beaucoup d'application. Le gardien Chamekh va s'illustrer à la (85e) en détournant un tir puissant en corner. Le TPM arrive quand même à marquer mais le but est annulé pour faute de main (90e).
Finalement, le CA a bien défendu le score de parité qui lui permet de garder des chances intactes avant le match retour à Rades.
Jamel BELHASSEN
Les Journées poétiques de Carthage de retour du 10 au17 avril 2027
Après plusieurs années d’interruption, les Journées poétiques de Carthage seront relancées. Dans un communiqué rendu public, le ministère des Affaires culturelles a annoncé la tenue de la troisième édition du 10 au 17 avril 2027, avec le poète Ahmed Chaker Ben Dhia à la direction de cette manifestation rendez-vous tant attendue par les poètes.
La poésie retrouvera ainsi un rendez-vous qui n’avait plus eu lieu depuis 2019, année de la deuxième édition. Cette reprise ouvre la perspective d’un nouvel espace de rencontre entre poètes, œuvres et publics, autour d’un genre littéraire dont la vitalité repose autant sur la force des mots que sur leur capacité à faire écho aux préoccupations du présent.
Poète et directeur de la Maison de la poésie, Ahmed Chaker Ben Dhia aura la responsabilité de conduire cette troisième édition et d’en dessiner les grandes orientations.
Salon national des arts plastiques : Des artistes de toutes les régions réunis sous le toit de MACAM
De toutes les régions, 94 artistes investissent les cimaises du Musée national d’art moderne et contemporain (MACAM). Le Salon national des arts plastiques ouvre aujourd’hui à 17h00 sa troisième édition, deux mois durant lesquels la création tunisienne ira à la rencontre du public.
Cette nouvelle édition a retenu 94 artistes parmi les 130 candidatures reçues, représentant 22 gouvernorats. La diversité des pratiques témoigne de la richesse des expressions réunies : 66 participations en peinture, 11 en photographie, 8 en sculpture, 5 en céramique, 2 en gravure et 2 œuvres relevant de l’installation.
Au-delà de l’exposition, l’enjeu est d’offrir aux artistes, notamment ceux issus des régions de l’intérieur du pays, la possibilité de présenter leur travail dans un cadre national, de faire connaître leurs démarches et de toucher un public plus large. En réunissant des créateurs aux parcours et aux sensibilités variés, le Salon favorise également les échanges, la confrontation des expériences et l’émergence de nouvelles perspectives artistiques.
Lors de la conférence de presse organisée jeudi 15 octobre, Ahlam Bou Sandel, directrice du Musée national d’art moderne et contemporain et présidente du comité d’organisation, a posé une question essentielle : « Qu’est-ce que ce Salon ? ». Une interrogation qui renvoie à la vocation de cette manifestation, conçue pour offrir aux arts plastiques et visuels un rendez-vous national qui leur soit spécifiquement consacré.
L’objectif n’est pas de concurrencer les grandes expositions ni les autres manifestations du secteur, mais de consolider la place des arts plastiques dans le paysage culturel tunisien. Après avoir envisagé une organisation semestrielle, le ministère des Affaires culturelles a retenu une périodicité annuelle, avec une date désormais fixée au 17 octobre. Ce calendrier doit permettre aux artistes de préparer leurs œuvres dans de meilleures conditions et aux organisateurs de développer des thématiques spécifiques, des activités parallèles et des actions de médiation culturelle.
Une exposition pensée autrement
Cette édition se distingue également par une scénographie conçue pour renouveler le rapport aux œuvres et proposer une expérience de visite plus vivante et interactive. L’ambition est de dépasser la simple présentation des créations pour encourager leur découverte et faciliter le dialogue avec les visiteurs.
L’accueil des artistes venus des différentes régions constitue un autre volet important du dispositif. Les séjours et les échanges qu’ils permettent contribuent à rapprocher les créateurs, à confronter les démarches et à enrichir les expériences. Le respect des droits d’auteur, la culture du partage et la bonne gouvernance figurent également parmi les principes défendus par les organisateurs.
Le catalogue qui sera distribué à l’occasion vient compléter ce travail de valorisation en assurant une trace des œuvres présentées. À travers cette troisième édition, le Salon poursuit ainsi sa structuration avec un objectif central, celui d’inscrire les arts plastiques dans la vie culturelle nationale, offrir aux artistes des possibilités concrètes de visibilité et faire de l’exposition un lieu de dialogue entre la création et la société.
Imen Abderrahmani
Selon les prévisions du gouvernement : La croissance économique atteindra 3,1% en 2027
La Tunisie table sur une croissance économique de 3,1% en 2027, contre les 2,7, prévus pour l’ensemble de 2026, selon les données du projet de balance économique pour 2027, dont l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) a obtenu une copie.
Déposé par le gouvernement auprès de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et des districts, ce document prévoit, également, une hausse du revenu par habitant, qui passerait de 15 605,7 dinars en 2026, à 16 735,9, en 2027.
Hausse de l’investissement et des exportations
Le taux d’investissement devrait atteindre 16,4% du PIB en 2027, contre les 15,5 prévus en 2026. Les investissements directs étrangers (IDE) devraient, quant à eux, progresser à 4,8 milliards de dinars, contre 4 milliards estimés pour l’année en cours.
Les exportations des biens et services devraient, elles, augmenter de 8% en 2027, après une croissance estimée à 7,5% en 2026. En parallèle, la progression des importations régresserait à 7,9%, contre 10%, cette année.
Ces évolutions devraient contribuer à ramener le déficit commercial à 3,7% du PIB en 2027, contre 3,9 en 2026.
L’inflation et le chômage en léger recul
Sur le plan économique et social, le gouvernement prévoit une légère baisse de l’inflation, qui devrait s’établir à 5,2% en 2027, contre 5,3 en 2026.
Le taux de chômage devrait, également, reculer à 14,5%, contre les 14,9 attendus cette année. Le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans passerait de 35,4% à 35, tandis que celui des diplômés de l’enseignement supérieur diminuerait de 26,6 à 25%.
Des contraintes persistantes sur la croissance
Le gouvernement explique la révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2026, ramenées à 2,7% contre une estimation initiale de 3,3, par la persistance de plusieurs facteurs conjoncturels, malgré la poursuite de la reprise progressive de l’activité économique.
Ces contraintes concernent notamment les performances limitées de certains secteurs, en particulier les phosphates et l’énergie, ainsi que les pressions liées aux changements climatiques et à l’évolution de la conjoncture économique mondiale.
Des réformes pour une croissance durable
Dans le projet de balance économique pour 2027, le gouvernement estime que le principal défi consiste à renforcer la capacité de l’économie nationale à résister aux chocs et à s’adapter aux mutations. Il mise notamment sur l’accélération des réformes structurelles favorables à la croissance et à l’investissement, sur une meilleure cohérence des politiques publiques et sur le développement de mécanismes plus réactifs et flexibles pour anticiper les risques et gérer les crises.
A noter que le projet de balance économique pour 2027 constitue l’un des documents de référence, définissant les orientations économiques et sociales de l’État. Il s’inscrit dans le cadre du Plan de développement 2026-2030, ainsi que des projets de loi de finances et de budget de l’État pour 2027.
Ligue des Champions d'Afrique: TP Mazembe - CA sur Diwan Sport
La plateforme « Diwan Sport » a officiellement obtenu les droits de diffusion du match opposant le TP Mazembe au Club Africain, comptant pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions africaine.
Selon la même plateforme et conformément à un accord conclu avec les responsables du club congolais, la rencontre sera retransmise en direct.
Le match se disputera, le samedi 17 octobre 2026, au stade de Lubumbashi, à partir de 14h (heure tunisienne).
Ligue 1- Les arbitres de la 6e journée
La Commission nationale d'arbitrage vient d'annoncer les noms des arbitres appelés à officier les premiers matches de la sixième journée programmés pour ce week-end. Les rencontres des représentants tunisiens en coupes africaines se dérouleront le jeudi 29 octobre courant et les noms des arbitres qui les dirigeront seront communiqués ultérieurement.
* Samedi 17 octobre (14h30)
- ESHS- USBG: Montacer Belarbi
VAR : Matisa Martin ( Slovenie)
* Dimanche 18 octobre (14h30)
USM- PSSE : Haythem Trabelsi
VAR : Haythem Guirat
OB- ESS : Seif Ouertani
VAR : Asmir Sagrkovic ( Slovenie)
ASM - ESM: Hamza Jaied
VAR : Dorsaf Guenaouti
CSHL- JSO : Houssem Ben Salah
VAR : Matisa Martin ( Slovenie )
NB: Les rencontres CSS EST, CA CAB et ESZ ST auront lieu le jeudi 29 octobre.
J.B
Projection demain de « De Gaulle à Bourguiba : Bras de fer à Bizerte » d’Olfa Chakroun : Les non-dits d’une bataille
Le documentaire « De Gaulle à Bourguiba : Bras de fer à Bizerte » d’Olfa Chakroun sera projeté demain matin, à 10h00, à la salle Africa. Une enquête sur une bataille meurtrière et ses mémoires contrastées, plus de soixante ans après les faits.
En 1961, cinq ans après l’indépendance de la Tunisie, la base navale française de Bizerte cristallise les tensions entre Habib Bourguiba et Charles de Gaulle. Le refus français de restituer cette installation stratégique conduit à un affrontement sanglant. Avec ce documentaire de création, Olfa Chakroun revient sur les événements de juillet 1961, en donnant la parole à d’anciens parachutistes français, à des soldats tunisiens et à plusieurs historiens.
Le film s’appuie sur une investigation de terrain qui confronte les témoignages aux lieux des combats et aux images d’archives. De la base aérienne de Sidi Ahmed à la médina de Bizerte, en passant par Ferryville, Menzel Abderrahmane et Menzel Jemil, la réalisatrice reconstitue les différentes étapes d’une bataille qui a fait de nombreuses victimes parmi les soldats, les manifestants, les bénévoles non armés et les habitants.
Mais Bras de fer à Bizerte ne se limite pas à une reconstitution chronologique. Le documentaire examine les ressorts politiques et géopolitiques de la crise, dans un contexte marqué par la guerre froide et la guerre d’Algérie. Les échanges entre les deux chefs d’État, leurs ambiguïtés et leurs incompréhensions sont éclairés par des archives politiques et les analyses d’historiens tunisiens et français.
Au cœur du film, une question demeure : la bataille était-elle inévitable ? Les interprétations divergent sur les décisions de Bourguiba et le coût humain de l’affrontement. Si les événements de Bizerte occupent une place importante dans le récit national tunisien, ils restent largement méconnus en France. Le documentaire interroge ainsi les responsabilités des dirigeants et les écarts entre les mémoires nationales.
En rouvrant ce dossier, Olfa Chakroun invite à regarder autrement cette page douloureuse de l’histoire franco-tunisienne et à questionner la place de Bizerte dans le récit de la décolonisation.
Festival international du film du Caire (CIFF) : Le cinéma tunisien y est et Aziz Shennawy en compétition officielle
« To the Sun and Beyond » (Au-delà du Soleil), premier long-métrage, du réalisateur tunisien Aziz Shennawy, a été sélectionné en compétition dans la section « Horizons du cinéma arabe » de la 47ème édition du Festival international du film du Caire (CIFF), en Égypte.
La présence tunisienne dans cette édition, qui se tiendra du 11 au 20 novembre, se manifeste également dans la nouvelle section « Cairo Kids », dédiée au jeune public, avec la sélection du court-métrage d’animation "Sociophobia" de Malek Hebiri. Soutenu par le Doha Film Institute (Qatar), ce film de 13 minutes raconte l'histoire d'un enfant de sept ans traqué par une foule fusionnant en un monstre géant, avant de faire face à une menace encore plus redoutable.
Par ailleurs, la directrice de la photographie franco-tunisienne Frida Marzouk fait partie du jury de la Semaine internationale de la critique, aux côtés de la monteuse égyptienne Heba Othman.
Dans le cadre de la plateforme professionnelle du CIFF « Cairo Industry Days », dévoilée début octobre, « Terminus » d'Oumaima Trabelsi figure dans la section des films en développement de la 12ème édition de Cairo Film Connection.
Combat d'une mère
D’une durée de 80 minutes, "To the Sun and Beyond" figure parmi les sept longs-métrages retenus dans la section « Horizons du cinéma arabe », qui réunit des productions et coproductions représentant notamment l’Égypte, l’Algérie, la Belgique, la France, le Liban, le Maroc, l’Irak, la Suisse, le Qatar et l’Arabie saoudite.
Les films de cette section seront évalués par un jury composé du réalisateur égyptien Amr Salama, de la cinéaste palestinienne Laila Abbas et du directeur de la photographie roumain Tudor Vladimir Panduru.
Coproduit par la Tunisie et l’Arabie saoudite, le film est porté par la société de production tunisienne "Genuine For Films and Entertainment" et a bénéficié du soutien du fonds saoudien Red Sea Fund, du Centre national du cinéma et de l'image (CNCI) ainsi que du ministère des Affaires culturelles. Il réunit à l’écran Rania Agrebi, Skander Gzara, Najla Ben Abdallah, Halima Daoud, Mohamed Dahech, Mehdi Chetila, Hélène Catzaras, Wafa Taboubi et Nebil Chahed.
Ce drame suit le parcours de Linda, une veuve qui surprotège son fils de sept ans, atteint de "xeroderma pigmentosum" (XP), une maladie génétique caractérisée notamment par une sensibilité extrême aux rayons ultraviolets. Elle finit par comprendre que son rôle de mère consiste aussi à lui permettre de vivre pleinement, malgré les contraintes liées à sa maladie.
Le projet a notamment bénéficié de l’accompagnement de la productrice Dorra Bouchoucha et de Lina Chaabane dans le cadre des ateliers de développement Sud Écritures. Le cinéaste Mohamed Ben Attia a également contribué aux retours sur le scénario, selon les informations communiquées par le réalisateur sur sa page officielle, où il s’est réjoui de cette sélection.
« Le film n’est pas sur la maladie elle-même. Il traite de ce qu’une mère traverse lorsque sa vie est bouleversée par le diagnostic de son enfant », explique Aziz Shennawy dans sa note d'intention. Il y salue également la liberté accordée par le producteur Tarek Marouani pour « aller au bout de (sa) vision ».
Après avoir exploré le registre du film noir avec son court-métrage "Korrinty" (2021), présenté aux Journées cinématographiques de Carthage (JCC) 2022, section "Panorama", le réalisateur a poursuivi son parcours avec "Forsaken" (2023), avant de signer son premier long-métrage. Il est à rappeler que "Korrinty" a remporté un total de 20 prix internationaux, avec notamment le Trophée d'argent Haypatia au Festival international du Court-métrage d'Alexandrie en 2022.
Rappelons que cette 47ème édition coïncide avec le cinquantième anniversaire de la fondation du Festival international du film du Caire, créé en 1976. Au total, 145 films issus de 64 pays sont annoncés au programme.
Le festival est le seul rendez-vous de la région arabe et africaine à proposer une compétition internationale accréditée en catégorie A par la Fédération internationale des associations de producteurs de films (FIAPF).
JCC 2026 : Voici l'affiche
Les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) ont dévoilé, sur sa page officielle, l’identité visuelle de la 37ème édition du festival, prévue du 12 au 19 décembre 2026.
Selon le texte accompagnant l’affiche, celle-ci célèbre six décennies d’engagement en faveur d’un cinéma africain et arabe portant les voix libres, les causes justes et des esthétiques visuelles singulières et novatrices.
Le visuel s’articule autour d’un portrait stylisé inspiré du cubisme et du Bauhaus. Le visage, décliné en formes géométriques, évoque la pluralité des regards et la diversité des genres cinématographiques. Une pellicule traverse la composition et dessine subtilement le chiffre « 60 », en référence aux six décennies d’histoire du festival.
Le contraste entre ombre et lumière, associé à un fond sombre et à des textures granuleuses, rappelle l’atmosphère d’une salle de cinéma avant la projection. La palette chromatique associe l’orange et le rouge, évoquant la chaleur méditerranéenne et la passion du public, au bleu turquoise, choisi pour sa tonalité contemporaine.
Les organisateurs présentent cette création comme un hommage aux fondateurs et à l’héritage du festival, tout en réaffirmant la vocation des JCC comme espace de mémoire, de création et de rencontre.
Hassen Doss reçoit le Prix de l’Excellence Euro-Méditerranéenne 2026
Le ténor tunisien Hassen Doss a reçu, le mercredi 14 octobre à Rome, le Prix de l’Excellence Euro-Méditerranéenne 2026, surnommé l’« Oscar de la Méditerranée ». Cette distinction salue son parcours artistique ainsi que son engagement en faveur de la culture, du développement social et du rapprochement entre les peuples.
Le prix lui a été remis par Dündar Kesapli, président de l’Association des Journalistes de la Méditerranée et fondateur de cette manifestation, qui en est à sa quatrième édition.
Dans une déclaration à l’Agence TAP depuis Rome, l’artiste a exprimé son émotion : « Je suis profondément ému. C’est un sentiment extraordinaire pour un Tunisien et un ténor de recevoir en Italie ce Prix prestigieux aux côtés d’autres grands lauréats, tels que le footballeur Francesco Totti. Cette consécration couronne un long travail acharné et tout mon parcours. »
La cérémonie s’est déroulée dans la prestigieuse salle Spadolini du ministère italien de la Culture, en présence de représentants de l’ambassade de Tunisie en Italie, d’ambassadeurs et de nombreuses personnalités des institutions, du monde académique, des médias et de la société civile.
Organisé sous le haut patronage de la Présidence du Conseil des ministres et de plusieurs ministères italiens, l’événement distingue des personnalités issues de secteurs variés : arts, culture, cinéma, musique, journalisme et sport, mais aussi diplomatie, justice, sécurité et vie institutionnelle.
Aux côtés d’artistes, de cinéastes, de journalistes et de sportifs, plusieurs hauts responsables et diplomates de l’espace euro-méditerranéen ont également été honorés. Pour Hassen Doss, cette distinction vient inscrire son parcours dans une dynamique de rayonnement international et de dialogue interculturel.
Le Quotidien avec TAP
Tourisme : le recul alarmant des marchés algérien et libyen s’accentue en septembre
La crise des marchés algérien et libyen s’est de nouveau confirmée à travers les statistiques des entrées en Tunisie durant le mois de septembre 2026. Après une saison estivale marquée par un recul sensible de ces deux clientèles, les chiffres du mois de septembre témoignent d’une dégradation supplémentaire, suscitant des interrogations sur les perspectives du secteur touristique tunisien.
En août 2026, les arrivées de touristes algériens avaient chuté de 32,9 % par rapport au même mois de 2025, passant de 524 749 à 352 298. Les arrivées de visiteurs libyens avaient, quant à elles, diminué de 16,3 %, passant de 231 903 à 194 003.
Cette tendance s’est accentuée en septembre.
Selon les chiffres officiels de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), les arrivées en provenance d’Algérie ont enregistré une baisse de 40,1 % par rapport à septembre 2025, passant de 485 201 à seulement 290 678 visiteurs.
Le marché libyen a également poursuivi son repli, avec une diminution de 17,6 % des arrivées, qui sont passées de 224 864 en septembre 2025 à 185 289 en septembre 2026.
Un recul confirmé sur les neuf premiers mois de l’année
L’analyse des résultats cumulés de janvier à septembre 2026 confirme que le phénomène ne se limite pas aux seuls mois de la haute saison estivale.
Sur cette période, les arrivées de touristes algériens ont diminué de 6,8 %, passant de 2 599 063 en 2025 à 2 421 188 en 2026. La baisse est encore plus marquée pour le marché libyen, dont les arrivées sont passées de 1 778 459 à 1 561 983, soit un recul de 12,2 %.
Au total, les arrivées en provenance des deux marchés maghrébins ont ainsi reculé de 8,8 %, passant de 4 440 595 durant les neuf premiers mois de 2025 à 4 051 367 au cours de la même période de 2026.
Ces résultats sont d’autant plus préoccupants que les clientèles algérienne et libyenne représentent une part majeure des entrées de visiteurs étrangers en Tunisie, soit plus de la moitié selon les estimations évoquées dans le secteur, et jouent un rôle particulièrement important durant la saison estivale.
Le recul simultané de ces deux marchés constitue donc un enjeu majeur pour l’activité touristique, les établissements d’hébergement, la restauration, le commerce et les autres activités qui dépendent directement de la fréquentation des visiteurs de ces pays voisins.
Des facteurs économiques et des conditions de séjour qui pèsent sur la demande
Selon plusieurs observateurs, la baisse des arrivées algériennes et libyennes, particulièrement accentuée durant l’été, s’expliquerait par la combinaison de plusieurs facteurs.
Du côté algérien, les nouvelles règles relatives à l’allocation touristique pourraient avoir compliqué les déplacements de certains voyageurs. Du côté libyen, les difficultés économiques et monétaires continuent de peser sur le pouvoir d’achat et sur la capacité des ménages à financer leurs séjours à l’étranger.
À ces contraintes s’ajoutent l’évolution des habitudes de voyage et des modes d’hébergement, ainsi que les arbitrages des vacanciers en matière de budget, de destination et de durée de séjour.
Toutefois, les facteurs propres à la destination tunisienne ne doivent pas être négligés. Durant l’été dernier, les délestages électriques, les pénuries d’eau minérale et les coupures d’eau courante ont perturbé les conditions de séjour dans plusieurs zones. Ces difficultés ont affecté le fonctionnement des hôtels et des restaurants, mais également celui du marché de la location saisonnière, notamment des appartements et des villas situés dans les stations balnéaires.
Or, ces formules d’hébergement à des prix relativement abordables attirent traditionnellement de nombreux vacanciers algériens et libyens.
La qualité des services, la disponibilité des ressources essentielles et le rapport qualité-prix constituent donc des éléments déterminants dans le choix de la Tunisie comme destination de vacances.
Si les difficultés économiques des pays voisins échappent en grande partie à l’action des autorités tunisiennes, l’amélioration des conditions d’accueil et de séjour relève, en revanche, d’un effort national indispensable.
Quelles mesures pour relancer les marchés algérien et libyen ?
Face à cette situation, la relance des deux marchés nécessite une démarche coordonnée associant les autorités publiques, l’ONTT, les professionnels du tourisme, les transporteurs et les prestataires de services.
Plusieurs axes d’action méritent d’être privilégiés :
*Adapter les offres aux budgets des familles. Il convient de développer des forfaits associant transport et hébergement, des tarifs préférentiels pour les séjours prolongés ainsi que des offres destinées aux familles et aux groupes. L’objectif est de préserver l’avantage concurrentiel de la Tunisie en matière de rapport qualité-prix.
*Faciliter l’information et les réservations. Une meilleure visibilité sur les prix, les disponibilités, les modalités de réservation et les conditions pratiques du séjour permettrait de rassurer les voyageurs et de simplifier leur organisation. Les professionnels gagneraient également à développer les canaux de réservation directe et les offres adaptées à chaque marché.
*Diversifier les produits touristiques. La promotion ne devrait pas se limiter aux vacances balnéaires en été. Les courts séjours, le tourisme de bien-être, les circuits culturels, les escapades urbaines et les offres hors saison pourraient contribuer à répartir la fréquentation sur une plus longue période.
*Différencier les stratégies commerciales. Les marchés algérien et libyen présentent des caractéristiques économiques et des habitudes de consommation distinctes. Les campagnes de promotion doivent donc tenir compte des attentes, des budgets et des motivations propres à chaque clientèle, en s’appuyant sur une meilleure connaissance de leur évolution.
*Suivre les performances au-delà du nombre d’arrivées. L’évaluation des résultats doit intégrer les nuitées, la durée moyenne des séjours, les dépenses par visiteur, les taux d’occupation et la répartition des recettes entre les différentes activités touristiques. Ces indicateurs permettraient de mieux mesurer la contribution réelle de chaque marché à l’économie tunisienne.
*Garantir des conditions de séjour fiables, particulièrement durant l’été. La prévention des coupures d’électricité et d’eau, la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable et la continuité des services essentiels dans les zones touristiques doivent constituer des priorités. Il est difficile de fidéliser les visiteurs et de préserver l’image d’une destination si les prestations de base ne sont pas garanties pendant les périodes de forte affluence.
Au-delà de la relance commerciale, un impératif de compétitivité
Le recul des marchés algérien et libyen en 2026 met en évidence la vulnérabilité du tourisme tunisien aux évolutions économiques et réglementaires de ses principaux marchés de proximité. Mais il souligne également l’importance des facteurs sur lesquels la destination peut agir directement : qualité des prestations, fiabilité des infrastructures, maîtrise des prix et conditions générales d’accueil.
La priorité ne consiste donc pas uniquement à retrouver les volumes d’arrivées enregistrés les années précédentes. Elle doit également viser à restaurer la confiance des visiteurs, à améliorer leur expérience et à les inciter à revenir.
Cela suppose une mobilisation concertée des acteurs publics et privés, accompagnée d’un suivi régulier des résultats et d’une capacité à réagir rapidement aux difficultés rencontrées sur le terrain.
La proximité géographique avec l’Algérie et la Libye constitue un avantage important pour la Tunisie, mais elle ne saurait suffire à garantir la fidélité de ces clientèles. Dans un environnement où les voyageurs comparent davantage les prix, les services et les conditions de séjour, la compétitivité de la destination dépendra de sa capacité à offrir des vacances accessibles, confortables et sans mauvaises surprises.
La reconquête de ces deux marchés doit ainsi être considérée non comme une simple opération promotionnelle, mais comme une priorité stratégique pour la pérennité et le développement du tourisme tunisien.
Nour BEN MRAD
Arabie Saoudite : 17 morts dans 20 attaques houthies contre l'aéroport de Riyad
L'Arabie saoudite a annoncé, jeudi 15 octobre 2026, la mort de 17 personnes dans 20 attaques menées récemment par les Houthis contre l'aéroport international du roi Khaled, à Riyad.
Selon les autorités saoudiennes, les attaques des rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ne se sont pas limitées à l'aéroport de la capitale. Elles ont également visé, ou tenté de viser à plusieurs reprises, des dizaines d'aéroports, des installations pétrolières et des ports stratégiques à travers le royaume. Riyad a ainsi appelé à la cessation immédiate et totale de ces attaques contre les biens civils.
En réponse à ces menaces, les autorités saoudiennes ont affirmé que les opérations militaires menées contre les positions des Houthis au Yémen avaient permis de détruire plus de 120 dépôts d'armes dissimulés dans les montagnes, ainsi que de nombreux lanceurs de missiles.
Le royaume a également mis en garde contre l'acquisition par les Houthis de technologies militaires avancées avec le soutien d'acteurs régionaux. Leur arsenal comprendrait désormais des missiles balistiques, des drones d'attaque et des drones kamikazes, ainsi que des embarcations rapides piégées.
Ligue des champions: Quatre défaites en deux jours, amère première pour l'Italie
Encore traumatisé par l'échec de sa Nazionale à se qualifier pour la dernière Coupe du monde, le football italien a (re)touché le fond cette semaine avec, pour la première fois de son histoire, quatre défaites pour ses quatre équipes engagées en Ligue des champions.
En entraîneur d'expérience, Gian Piero Gasperini pensait avoir tout vu dans le football, mais le final du match de sa Roma, qui s'est effondrée au Stade olympique face au Real Madrid en concédant trois buts dans les sept dernières minutes pour s'incliner 4-3, l'a laissé sans voix, ou presque.
"On est passé d'un moment de grande euphorie à une grosse désillusion", a constaté le technicien italien, résumant ainsi la semaine des clubs de Serie A dans la compétition reine du football européen.
L'AS Rome n'a en effet pas été la seule à vivre un cauchemar. Finaliste de la C1 en 2023 et 2025, l'Inter Milan a pris une leçon de réalisme à San Siro du Club Bruges qui s'est imposé 4 à 3 grâce à un triplé du phénomène italo-allemand Nicolo Tresoldi. Sur les 11 derniers mois, le bilan européen des champions d'Italie en titre est calamiteux: ils ont perdu sept de leurs huit derniers matches de C1 !
"On ne sait plus défendre"
Pour le premier déplacement de son histoire en Ligue des champions, l'ambitieux Côme a fait illusion à Rotterdam en menant 1 à 0 avant de s'incliner 3 à 1 face au Feyenoord. Idem pour Naples qui a rapidement pris l'avantage à Villarreal, dès la 8e minute, avant de perdre pied et de concéder trois buts.
A l'exception de l'Inter Milan, les représentants de la Serie A ont donc tous mené cette semaine, mais n'ont pas réussi à conserver leur avantage, ce qui a pourtant longtemps été la spécificité des clubs italiens qui ont remporté au total douze éditions de la C1 et disputé 30 finales.
La répétition de ce scénario a fait tiquer les observateurs du calcio, plus encore que le statut relativement modeste --sauf le Real Madrid, 15 sacres en C1 à lui seul--, des vainqueurs des clubs italiens.
Un constat qui a poussé Fabio Capello, ancien entraîneur emblématique de l'AC Milan, désormais consultant pour la chaîne de télévision Sky Sport, à s'interroger: "Est-ce qu'on ne sait plus défendre dans le football italien ?" "C'est devenu presque une honte de savoir défendre", lui a répondu Massimiliano Allegri, l'entraîneur de Naples au moment de commenter la prestation de son équipe.
4 points en 8 matches !
"En Ligue des champions, les adversaires commettent très peu d'erreurs. Tu dois être patient et rester concentré sur le ballon. Tous ces buts encaissés montrent clairement qu'il faut beaucoup plus d'attention sur le plan défensif", a poursuivi l'ancien entraîneur de la Juventus et de l'AC Milan. Et cet échange a relancé les débats sur le niveau du Championnat d'Italie qui, en raison de ses difficultés économiques, ferait la place trop belle à des joueurs étrangers moyens, comme l'a montré une saison 2025-26 traumatisante pour le calcio.
En effet, aucun des quatre clubs engagés en C1 la saison dernière (Inter Milan, Naples, Juventus Turin, Atalanta Bergame) n'a dépassé les 8e de finale, tandis que la Nazionale a échoué (pour la troisième fois de suite en barrages) à se qualifier pour le Mondial-2026.
Sous la conduite de Roberto Mancini depuis août, la sélection italienne a repris quelques couleurs en contrariant notamment la France à domicile (1-1) le 2 octobre, mais ce timide regain de confiance a fait long feu: après huit matches de C1, les quatre clubs italiens n'ont empoché que quatre points (3 pour Côme et 1 pour la Roma) et traînent en bas de classement.
Vainqueur de l'Inter Milan (2-1) lors de la première journée, puis de l'AS Rome mercredi, Jose Mourinho ne partage pas le pessimisme italien: "L'Inter comme la Roma, c'est vraiment du très haut niveau", a-t-il assuré avant de quitter le Stade olympique.















