Deux soutiens pur « Plague » de Youssef Chebbi au « Final Cut in Venice »
Le cinéma tunisien continue de se faire une place dans les grands rendez-vous internationaux. Le réalisateur Youssef Chebbi vient d’obtenir deux soutiens destinés à la post-production de son prochain long-métrage, « Plague » (Balaa), dans le cadre de la 14ème édition de « Final Cut in Venice », organisée du 6 au 8 septembre au sein du Venice Production Bridge de la 83ème Mostra de Venise.
Sélectionné parmi six projets en cours de production, « Plague (Balaa) » bénéficie ainsi de deux contributions qui viennent renforcer sa phase de finalisation. La société romaine « Laser Film lui accorde une prestation d’une valeur de 15.000 euros pour l’étalonnage, comprenant jusqu’à 50 heures de travail avec technicien. Le Festival international du film d’Amiens apporte, de son côté, une contribution de 2.500 euros destinée à la réalisation du DCP, format numérique indispensable à la diffusion du film en salle.
Il est ainsi à rappeler que « Final Cut in Venice » accompagne chaque année des longs-métrages en phase de post-production, notamment en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient. La manifestation offre aux œuvres sélectionnées un espace de rencontre avec producteurs, distributeurs, acheteurs et spécialistes de la post-production, dans l’objectif de faciliter leur achèvement et leur circulation internationale.
Coproduction entre la Tunisie, la France, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Slovénie, « Plague (Balaa) » confirme également l’ouverture internationale du cinéma de Youssef Chebbi. Après « Ashkal », présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2022, le cinéaste poursuit une exploration où les tensions collectives et les réalités contemporaines nourrissent un cinéma de genre à forte dimension politique.
Présenté comme un thriller politique, le nouveau film plonge notamment au cœur d’une crise qui menace les palmeraies de Tozeur. Deux jumeaux se retrouvent confrontés à la propagation d’un parasite qui vient bouleverser leur environnement et faire surgir, derrière la menace biologique, d’autres tensions.
Rentrée théâtrale 2026-2027 : Le TNT donne le temps d’une saison en mouvement
Par Imen ABDERRAMANI
La rentrée théâtrale tunisienne annonce déjà ses couleurs. Dès septembre, le Théâtre National Tunisien (TNT) ouvre la saison 2026-2027 sur plusieurs scènes internationales, ambitionnant de faire de cette saison un temps fort de la création et de l’excellence.
Au Théâtre National Tunisien, on n’attend pas les premières feuilles d’automne pour lever le rideau et ouvrir la nouvelle saison. Déjà, dès ce mois de septembre, trois participations internationales viendront ainsi porter la création théâtrale tunisienne au-delà des frontières. Premier rendez-vous, le 13 septembre en Jordanie, avec « Cloche » d’Assem Bettouhami, présentée dans le cadre du Festival d’été du théâtre arabe de Zarqa.
Trois jours plus tard, le 16 septembre, « Les fugueuses » de Wafa Taboubi prendra le chemin du Sultanat d’Oman pour participer à la compétition officielle des spectacles d’élite du Festival international du théâtre de Dhofar. La pièce retrouvera ensuite les projecteurs le 20 septembre, en Serbie, pour la clôture du Festival international du théâtre de Belgrade, BITEF. Trois scènes, trois escales et une même ambition : inscrire davantage la création tunisienne dans les circulations du théâtre contemporain.
Mais cette rentrée ne se résume pas aux tournées. Elle ouvre aussi une saison où la création devrait occuper une place centrale. Le Théâtre National Tunisien annonce la préparation de nouvelles productions et de projets de coproduction avec des partenaires internationaux. Les projets seront dévoilés progressivement, au fil de leur finalisation, lit-on dans le communiqué de presse du TNT.
Egalement sur l’agenda…
Autre temps fort : la 4ème édition du Festival national du théâtre tunisien « Les Saisons de la Création ». La manifestation commencera dans les régions avant de gagner Tunis durant la première semaine de novembre, où la compétition mettra à l’honneur les nouvelles productions et les créations théâtrales. L’appel à participation et les détails de cette édition sont attendus au cours du mois de septembre.
Pendant ce temps, La salle « Le 4ème art » continuera de battre au rythme de la programmation du TNT. Spectacles, rendez-vous artistiques et développement des espaces dédiés au public, aux artistes et aux professionnels accompagneront la saison, dans une volonté de faire du théâtre non seulement un lieu de représentation, mais également un espace de rencontre et de travail.
Au fil des mois, le TNT poursuivra également ses rendez-vous devenus des repères de sa programmation, notamment « Tajalliyet El Halfaouine », durant le mois de Ramadan, et « Tunis Théâtres du Monde », organisé autour de la Journée mondiale du théâtre, le 27 mars.
La formation constitue également l’un des axes forts de cette nouvelle saison. Une session consacrée au cirque est prévue en septembre et donnera lieu, à son terme, à un projet artistique nourri par les compétences acquises durant le parcours.
En octobre, l’École Pratique des Métiers du Théâtre accueillera une nouvelle promotion, tandis qu’en décembre débutera une formation consacrée à l’éclairage, au son et à la régie de scène. Autant de parcours qui rappellent que le spectacle vivant ne se construit pas uniquement sous les projecteurs : il repose aussi sur une constellation de métiers, de savoir-faire et de talents.
De Tunis aux scènes étrangères, des nouvelles écritures aux métiers techniques, des créations émergentes aux rendez-vous internationaux, le Théâtre National Tunisien entend faire de la saison 2026-2027 un espace de renouvellement et de dialogue.
I.A.
Dr Sami Salah : De la réussite en France au combat pour la Tunisie
Par Habib Missaoui
Né en France et médecin au sein de SOS Médecins Sens en France, Dr Sami Salah veut aujourd’hui investir dans son pays. Une ambition nourrie par un profond attachement à la Tunisie et par l’exemple patriotique de son père.
De la France, son pays de naissance, à la Tunisie, de la médecine à l’investissement, Dr Sami Salah porte en lui une histoire profondément tunisienne. Médecin au sein de SOS Médecins Sens dans l’Île de France, il n’a jamais rompu le lien avec le pays de ses ancêtres. Bien au contraire, son parcours professionnel à l’étranger a renforcé sa volonté de mettre son expérience, ses compétences et son savoir-faire au service de la Tunisie.
Aujourd’hui, il envisage d’investir dans son pays et de transformer son expérience acquise à l’étranger en une valeur ajoutée pour la nation. Pour lui, naître en France ne signifie pas nécessairement tourner le dos à ses racines.
Le parcours du Dr Sami Salah en constitue une belle illustration. Médecin exerçant en France au sein de SOS Médecins Sens, il a pu acquérir, au fil des années, une expérience professionnelle riche et évoluer dans un environnement médical exigeant, au contact de méthodes de travail et de pratiques différentes.
Cette expérience française représente aujourd’hui, à ses yeux, un véritable capital de compétences qu’il souhaite partager avec son pays natal, « Ces années passées à l’étranger ne doivent pas être uniquement considérées comme une réussite personnelle. Elles peuvent également constituer une opportunité de contribuer au développement de la Tunisie », affirme-t-il.
Au service de la patrie
Dr Sami Salah est convaincu que les compétences tunisiennes établies à l’étranger représentent une richesse considérable pour le pays. Médecins, ingénieurs, chercheurs, universitaires, entrepreneurs et cadres tunisiens installés à travers le monde ont accumulé des expériences et des connaissances qui pourraient être davantage mises à contribution au profit de l’économie et du développement national.
Dans le domaine de la santé notamment, les échanges entre les professionnels établis à l’étranger et leurs confrères en Tunisie peuvent favoriser la transmission des connaissances, le partage des bonnes pratiques et la création de nouvelles initiatives. C’est dans cet esprit que le Dr Sami Salah envisage son rapport avec la Tunisie. Son objectif n’est pas de substituer une
expérience étrangère aux compétences nationales, mais de créer une complémentarité entre les deux. Il souhaite faire de son expérience en France un outil au service de projets qui pourraient voir le jour en Tunisie.
Investir
La volonté d’investir dans son pays natal donne une dimension supplémentaire à son parcours. Pour Dr Sami Salah, l’investissement ne se résume pas à une opération économique. Il peut également être une manière de participer concrètement au développement du pays et de contribuer à créer de la valeur. Après avoir construit son expérience professionnelle en France, il souhaite aider avec l’idée d’y apporter une partie de ce qu’il a appris.
Une démarche qui traduit une conviction forte : la réussite à l’étranger peut aussi profiter au pays d’origine lorsque les compétences et les capitaux sont réinvestis dans des projets porteurs. Cette démarche prend tout son sens dans un contexte où la Tunisie cherche à mieux mobiliser sa diaspora et à encourager les compétences établies à l’étranger à maintenir des liens économiques, scientifiques et professionnels avec le pays.
De père en fils
Derrière l’attachement du Dr Sami Salah à la Tunisie se trouve également une histoire familiale. Son père occupe une place particulière dans cette relation au pays. Profondément patriote et amoureux de la Tunisie, il a transmis à son fils une conception du patriotisme qui ne se limite pas aux paroles, mais qui se traduit par l’attachement aux racines, à la terre natale et au devoir
envers le pays. Cet amour de la Tunisie a accompagné le Dr Sami Salah tout au long de son parcours.
Même loin du pays, il a conservé ce lien affectif qui fait de la Tunisie une présence permanente dans sa vie. Le patriotisme de son père apparaît ainsi comme un véritable héritage moral. Un héritage qui s’est transformé, avec le temps, en volonté d’agir. Aimer son pays ne signifie pas seulement en parler avec nostalgie lorsqu’on vit à l’étranger, aussi chercher les moyens de lui être utile, de partager son expérience et, lorsque les conditions le permettent, d’y investir et d’y construire de nouveaux projets.
C’est ça l’approche de notre jeune médecin et l’histoire du Dr Sami Salah rejoint ainsi celle de nombreuses compétences tunisiennes établies à l’étranger. Des femmes et des hommes qui ont quitté le pays à la recherche d’opportunités professionnelles, qui ont construit leur parcours ailleurs, mais qui continuent à considérer la Tunisie comme une partie essentielle de leur identité.
La véritable question est désormais de savoir comment transformer cet attachement en actions concrètes. Comment permettre aux compétences tunisiennes de la diaspora de revenir, d’investir, de transmettre et de participer davantage au développement national ?
Le parcours du Dr Sami Salah apporte une réponse à cette question. Son expérience en France peut devenir un pont entre deux espaces professionnels, tandis que son projet d’investissement pourrait constituer une nouvelle étape dans son engagement envers son pays.
Entre la France, où il exerce son métier de médecin, et la Tunisie, où se trouvent ses racines, le Dr Sami Salah entend ainsi construire des passerelles plutôt que des distances. Son parcours rappelle qu’une compétence tunisienne acquise à l’étranger peut, en effet, rester profondément attachée à son pays et vouloir contribuer à son avenir. Il rappelle également que l’émigration des
compétences ne doit pas nécessairement être synonyme de perte pour la Tunisie.
Elle peut, au contraire, devenir une source d’expérience, d’investissement et d’ouverture. Le projet du Dr Sami Salah s’inscrit ainsi dans une démarche à la fois professionnelle, économique et profondément humaine. Celle d’un Tunisien qui a réussi à l’étranger, mais qui souhaite aujourd’hui faire bénéficier son pays d’une partie de cette expérience.
Un engagement qui trouve ses racines dans l’éducation et dans l’exemple d’un père profondément amoureux de la Tunisie. Un amour transmis de génération en génération et qui prend aujourd’hui une nouvelle forme : investir dans le pays, partager son savoir-faire et contribuer, à son échelle, à l’avenir de la Tunisie.
H.M.
EST: accord avec l'attaquant ivoirien Namory Keita
A l'Espérance de Tunis, le mercato estival est encore actif. Après la séparation avec Florian Danho, les responsables Sang et Or sont entrés en contact avec le jeune attaquant ivoirien Namory Keita , 19 ans et international U20. Il est sociétaire de Racing Abudjan et occupe le poste d'avant centre.
L'accord entre les deux parties a été conclu et Keita devrait rejoindre l'Espérance, demain pour l'habituelle visite médicale avant de signer son contrat.
Ligue des champions : Où voir Djoliba - Club Africain ?
Le match retour du premier tour préliminaire de la Ligue des champions d'Afrique entre le Djoliba du Mali et le Club Africain, programmé pour ce samedi à 17 heures à Bamako, sera retransmis par la chaîne de télévision malienne ORTM. Rappelons qu'au match aller le Club Africain a gagné par le score de 1-0.
J.B
Festival international du théâtre expérimental: le théâtre tunisien doublement primé
Le théâtre tunisien s’impose au Caire. À la clôture de la 33ème édition du Festival international du théâtre expérimental, Taher Issa Ben Larbi décroche le prix du meilleur metteur en scène pour « La Moda- Show off », tandis qu’Amir Dridi est sacré meilleur acteur.
Le théâtre tunisien a marqué de son empreinte la 33e édition du Festival international du théâtre expérimental du Caire, en remportant deux prestigieuses distinctions. Le premier prix, celui de la mise en scène, a été décerné à Taher Issa Ben Larbi pour « La Moda – Show off », tandis qu’Amir Dridi, l’un des interprètes de la pièce, a obtenu le prix du meilleur acteur, ex æquo avec le comédien russe Alexeï Titkov pour « La pauvre Lisa ».
Représentant la Tunisie au festival, « La Moda – Show off » porte un regard critique sur l’univers de la mode, ses mécanismes et les logiques qui le façonnent, entre quête de profit, fabrication de l’image et culte des apparences. La distribution réunit Amir Dridi, Meriem Riza, Abir Samidi, Manar Tangour, Chaïma Fathi Khemiri, Sara Rokbani, Sandro El Matri, Saleh Belkoun et Yazen Abou Marcel.
La présence tunisienne ne s’est toutefois pas limitée à la compétition. Mohamed Mounir Argui, ancien directeur des Journées théâtrales de Carthage (JTC), a intégré le jury de la compétition officielle. De son côté, Hamadi Louhaibi a participé au programme culturel du festival avec une intervention consacrée aux transformations de la figure du spectateur dans le théâtre expérimental, à partir de ses expériences de mise en scène de « Juif » (2018) et « Othello et après » (2024).
Il est à noter ainsi que Le Grand Prix est revenu au spectacle biélorusse « Xenia + Tania = Amour », également récompensé par le prix de la meilleure actrice, attribué à Katerina Krilova. Le jury a décerné un prix spécial au spectacle britannique « Jeu nocturne ».
Acquisition de livres tunisiens au titre de l’année 2026 : Dernier délai le 13 septembre
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la prolongation, jusqu’au 13 septembre 2026, du délai de dépôt des candidatures pour l’acquisition de livres tunisiens au titre de l’année 2026, au profit des maisons d’édition et des auteurs publiant à compte d’auteur.
Le ministère a invité les personnes souhaitant proposer leurs publications à soumettre leurs demandes en ligne via la plateforme numérique dédiée « MAC-Subventions ».
Cette session concernera les ouvrages publiés en 2025 et 2026, avec une priorité accordée aux livres destinés aux enfants ainsi qu’aux ouvrages artistiques.
Les candidats devront obligatoirement fournir une copie du dépôt légal ainsi qu’une copie du certificat de tirage. Pour les maisons d’édition, le dossier devra également comprendre le contrat d’édition et un extrait du Registre national des entreprises (RNE) datant de moins de trois mois.
Il est également exigé de déposer deux exemplaires papier de chaque titre proposé à l’acquisition auprès du bureau d’ordre de la Direction des Lettres relevant du ministère des Affaires culturelles.
L’Institut de traduction de Tunis à la recherche des traducteurs
L’Institut de traduction de Tunis annonce son intention de passer un contrat des traducteurs pour traduire une série de livres pour son compte, dans le cadre de la mise en œuvre de son programme annuel de traduction et conformément aux procédures et réglementations en vigueur.
L’Institut invite toutes les personnes souhaitant participer à cette offre à retirer le cahier des charges directement au bureau d’ordre de l’Institut de traduction de Tunis, ou à le télécharger directement depuis le site web officiel de l’Institut, à soumettre leurs offres et à s’engager à respecter les exigences qui y sont formulées.
La date limite de réception des offres est fixée au 18 septembre à 16h00.
Les offres doivent obligatoirement être envoyées par courrier recommandé ou par courrier exprès à l’adresse suivante : Institut de traduction de Tunis – Cité de la Culture, Avenue Mohammed V 1001 – Tunis, ou déposées directement au bureau d’ordre de l’Institut de traduction de Tunis, le cachet du bureau d’ordre faisant foi pour déterminer la date de dépôt. La mention “À ne pas ouvrir – Consultation n° 2026/10 pour le choix de traducteurs” doit être inscrite sur l’enveloppe extérieure.
Foire internationale du livre de Tunis (FILT) : Dr Khaled Kchir, nouveau directeur
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la nomination de Dr Khaled Kchir à la tête de la 41e édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT).
La passation s’est déroulée la veille, lundi, au sein même du ministère. Dr Mohamed Salah Kadri, qui a dirigé la foire au cours des trois dernières éditions, a ainsi cédé sa place au nouveau directeur, Khaled Kchir.
Le communiqué officiel précise que le ministère aspire à maintenir cette dynamique ascendante pour garantir le succès de la 41ème édition, érigeant ainsi le livre en véritable pilier pour aiguiser les talents, nourrir la pensée et éclairer les esprits, au service du rayonnement du secteur intellectuel et littéraire du pays.
Pour rappel, Khaled Kchir cumule de solides états de service en tant qu’historien, professeur universitaire et ancien directeur général de la Bibliothèque nationale de Tunis.
En tant que spécialiste de l’histoire de l’islam médiéval à l’Université de Tunis, il a également joué un rôle de premier plan en mars 2022, en participant activement au lancement de la chaire Hichem Djaït d’histoire et des cultures de l’islam, née d’une initiative conjointe entre l’Université de Tunis et la chaire de l’Institut du monde arabe à Paris.
La météo pour ce mercredi 9 septembre : de la chaleur et des passages nuageux abondants
Selon les prévisions météo recueillies auprès de l’INM, le temps sera partiellement nuageux mercredi 9 septembre 2026, avec des passages nuageux plus abondants au cours de l’après-midi et un risque d’averses localisées, notamment dans certaines régions. Les prévisions disponibles font état d’un temps généralement chaud, avec des températures encore élevées dans plusieurs régions.
Les températures maximales se situeront généralement entre 30 et 37 °C, avec des valeurs pouvant atteindre 39 °C dans les régions intérieures. À Tunis, le mercure pourrait atteindre environ 36 à 37 °C, tandis que les minimales oscilleront autour de 25 °C.
Le vent soufflera de secteur sud-est à est, faible à modéré, avant de se renforcer localement au cours de la journée. La mer sera peu agitée à agitée sur certaines côtes.
Une évolution du temps est toutefois attendue à partir de jeudi, avec une baisse des températures et un risque de précipitations plus marqué.
Crédits bancaires aux particuliers : une croissance au ralenti malgré la baisse du taux directeur
Les crédits bancaires aux particuliers ont légèrement progressé au cours du premier semestre 2026. Ils ont atteint 30,662 milliards de dinars à fin juin, contre 30,554 milliards de dinars six mois plus tôt.
Cette évolution limitée traduit les contraintes persistantes qui pèsent sur la capacité d’endettement des ménages tunisiens.
Les crédits bancaires aux particuliers en Tunisie ont enregistré une hausse modérée au premier semestre 2026. C’est ce qui ressort des données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans sa note d’informations financières de juillet 2026.
À fin juin, l’encours global des crédits bancaires aux particuliers s’est établi à 30,662 milliards de dinars, contre 30,554 milliards de dinars en décembre 2025. Il s’agit d’une progression d’environ 108 millions de dinars, soit une croissance limitée à 0,35 %.
Cette évolution contraste avec celle observée un an auparavant. Entre décembre 2024 et juin 2025, l’encours des crédits bancaires aux particuliers avait augmenté d’environ 276 millions de dinars. Le rythme de progression est donc nettement moins soutenu cette année.
Derrière cette relative stabilité des crédits bancaires aux particuliers, les différentes catégories de financement affichent des évolutions contrastées.
Les crédits destinés à l’aménagement du logement ont poursuivi leur progression. Leur encours est passé de 11,267 milliards de dinars en décembre 2025 à environ 11,348 milliards de dinars à fin juin 2026. La hausse atteint ainsi 80,5 millions de dinars.
Les crédits destinés à l’acquisition de véhicules ont également progressé. Leur encours est passé de 438,6 millions à 446,1 millions de dinars. Ils ont ainsi enregistré une hausse d’environ 7,4 millions de dinars.
Les crédits à la consommation progressent, les crédits à l’habitat reculent
Les autres crédits à la consommation ont également augmenté au premier semestre 2026. Leur encours est passé de 5,425 milliards de dinars en décembre 2025 à 5,550 milliards de dinars en juin 2026. La progression atteint environ 125 millions de dinars, soit une hausse de 2,3 %. À l’inverse, les crédits destinés à l’acquisition de logements ont reculé au cours du premier semestre 2026. Les crédits universitaires ont également enregistré une baisse. Leur encours est passé de 15 millions de dinars à 13,8 millions de dinars. Cela représente une diminution de près de 1,2 million de dinars.
Le ralentissement des crédits bancaires aux particuliers intervient alors que les conditions monétaires se sont légèrement assouplies. La BCT a abaissé son taux directeur de 7,5 % à 7 % le 7 janvier 2026, soit une réduction de 50 points de base. Le TMM s’est ensuite maintenu autour de 7 % au cours des mois suivants.
Cette baisse devait contribuer à réduire le coût du financement bancaire. Or, cet assouplissement monétaire n’a pas entraîné une hausse significative des crédits bancaires aux particuliers.
Mort de l’homme d’affaires Lazhar Sta : Les funérailles auront lieu demain à Ouerdanine
La famille de l’homme d’affaires Lazhar Sta a annoncé que ses funérailles auront lieu demain, mercredi 9 septembre 2026, après la prière d’El Asr, dans sa ville natale de Ouardanine, dans le gouvernorat de Monastir.
Lazhar Sta est décédé, lundi soir, dans un hôpital de la capitale, après avoir été transféré de la prison civile de Mornaguia, à la suite de la détérioration de son état de santé.
Selon sa famille, son décès serait lié à des complications cardiaques, aggravées par les conditions de détention et les températures exceptionnellement élevées. Elle a appelé à faire toute la lumière sur les circonstances de son décès et à déterminer les responsabilités.
Ingénieur et homme d’affaires, Lazhar Sta était l’un des principaux investisseurs tunisiens dans les secteurs du bâtiment, des mines et du tourisme. Il était notamment le fondateur de la Société Ciments de Carthage et un ancien membre du bureau exécutif de l’UTICA.
L’organisation patronale a exprimé sa profonde tristesse, suite au décès de l’homme d’affaires. Dans un communiqué, elle a indiqué que le défunt était un investisseur actif dans les secteurs du bâtiment, de la finance et du tourisme. Il avait, également, une longue expérience syndicale au sein de l’organisation, qu’il avait rejointe très tôt. Il avait siégé au bureau exécutif à plusieurs reprises et apporté des contributions importantes dans les différents domaines et dossiers sur lesquels il avait travaillé.
Littérature - « Prix Ibn Khaldoun 2026 » décerné à Hassanine Ben Ammou : Dans l’intimité d’Ibn Khaldoun, le penseur et l’homme
Par Imen ABDERRAMANI
Près de vingt ans après sa première parution, « Le crépuscule éternel » de Hassanine Ben Ammou retrouve la lumière. Le roman consacré à Ibn Khaldoun vient de décrocher le « Prix Ibn Khaldoun 2026 pour la promotion et la recherche dans les sciences humaines ».
Il y a dans le destin d’Ibn Khaldoun quelque chose qui semble naturellement appartenir au roman : une vie traversée par les voyages, les bouleversements politiques, les ambitions, les disgrâces et les retournements de l’Histoire. Une vie où l’homme et le penseur n’ont cessé de se confondre. C’est cette trajectoire que le romancier Hassanine Ben Ammou explore dans « Le crépuscule éternel » (« Al-Ghouroub Al-Khaled »), aujourd’hui couronné par le « Prix Ibn Khaldoun 2026 ».
L’écrivain tunisien a annoncé avant-hier sur les réseaux sociaux la bonne nouvelle, celle de l’obtention de cette distinction, décernée sous l’égide de la Chaire de l’ICESCO « Ibn Khaldoun pour la culture et le patrimoine », en partenariat avec l’association méditerranéenne « Med 21 ». La cérémonie de remise du prix aura lieu le samedi 19 septembre 2026 à 15h00 au Centre des arts, de la culture et des lettres de Ksar Saïd, au Bardo.
Publié une première fois en 2006, le roman avait déjà reçu le « Grand Prix du roman tunisien » en 2007. Sa nouvelle édition, parue en 2026 chez Masciliana Éditions, compte 336 pages. Hassanine Ben Ammou y suit Ibn Khaldoun à travers les étapes d’une existence mouvementée, de Tunis à Fès, Grenade, Tlemcen, Damas et Le Caire, dans un XIVe siècle secoué par les luttes de pouvoir et les grands bouleversements politiques.
Mais l’enjeu du roman est ailleurs que dans la seule reconstitution historique. Il consiste à faire tomber, le temps de la fiction, la statue du grand penseur pour retrouver l’homme : ses aspirations, ses doutes, ses désillusions, son amour pour Hind, ses rapports avec le pouvoir…
C’est dans ce dialogue entre l’intime et le collectif, entre la destinée d’un homme et celle des civilisations, que le roman trouve sa profondeur. L’écriture de Hassanine Ben Ammou, qui mêle souffle poétique et narration historique, privilégie une langue accessible et vivante, attentive autant aux détails politiques qu’aux mouvements de la pensée.
Écrivain et artiste peintre, Hassanine Ben Ammou s’est imposé comme l’un des romanciers tunisiens attachés au genre historique. À travers plusieurs ouvrages, il a contribué à faire de la littérature un autre espace de transmission de l’histoire tunisienne, en privilégiant un style attrayant et léger qui rapproche le passé du lecteur.
Dans les pas d’Ibn Khaldoun
Le prix qui distingue aujourd’hui « Le crépuscule éternel » prolonge naturellement cette démarche de transmission. Lors de l’édition 2025, le comité d’évaluation, présidé par Abdelhamid Larguèche et composé de Latifa Lakhdar et Faouzi Mahfoud, avait récompensé Moncef M’halla, Mehdi Ghouirgate et Karima Kim, distinguée pour sa traduction de la « Muqaddima » en coréen. Deux prix honorifiques posthumes avaient également été attribués aux professeurs Ahmed Abdessalem et Aboul-Kacem Mohamed Kerrou.
En couronnant le roman de Hassanine Ben Ammou, le Prix Ibn Khaldoun accomplit un geste particulièrement symbolique : il distingue une œuvre qui, précisément, tente de faire revivre celui dont le nom est devenu indissociable de la lecture des sociétés et des cycles de l’Histoire.
Près de vingt ans après avoir été écrit, « Le Crépuscule éternel » revient ainsi dans l’actualité avec une nouvelle force. Le temps a passé, les mondes ont changé, mais Ibn Khaldoun demeure. Peut-être parce que son regard, plus qu’un regard tourné vers le passé, est celui d’un homme qui savait déjà que derrière chaque grandeur se profile une fragilité, et que les civilisations, comme les hommes, portent parfois leur crépuscule au cœur même de leur lumière.
I.A.
Ministère des Affaires culturelles : Réactivation du mécanisme d’acquisition des droits d’exploitation non commerciale d’œuvres cinématographiques tunisiennes
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la réactivation du mécanisme d’acquisition des droits d’exploitation non commerciale d’œuvres cinématographiques tunisiennes, un dispositif clé suspendu depuis 2022.
Cette reprise se concrétise par le lancement immédiat par le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), au titre de la session 2026, d’un appel à candidatures pour l’achat de ces droits.
Selon un communiqué de presse, le ministère indique que ce dispositif s’inscrit dans une orientation institutionnelle visant à soutenir les professionnels et à valoriser les œuvres nationales, tout en offrant un apport financier supplémentaire aux producteurs afin de pérenniser les investissements dans le secteur.
Cet appel s’adresse spécifiquement aux producteurs tunisiens ayant réalisé des longs ou courts métrages (fiction, documentaire et animation) au cours des années 2022, 2023 et 2024, sans avoir bénéficié d’aucun soutien public préalable de la part du ministère ou des institutions sous sa tutelle.
Selon le calendrier établi par le CNCI, les candidats ont jusqu’au 2 octobre 2026 à 17h30 pour déposer leur dossier complet au Bureau d’ordre central de l’institution, situé à la Cité de la Culture à Tunis.
Les pièces requises comprennent notamment un formulaire d’inscription, l’autorisation de tournage, les justificatifs juridiques et fiscaux de l’entreprise, les contrats de travail légalisés de l’équipe technique, les budgets certifiés ainsi qu’une copie numérique de l’œuvre.
À Beït al-Hikma, penser les bouleversements d’un monde en transition
Pour sa rentrée intellectuelle, l’Académie Beït al-Hikma ouvre le débat sur un monde en pleine recomposition. Le 15 septembre, une rencontre autour de l’ouvrage collectif « Comment va le monde ? Penser la transition » réunira plusieurs regards pour interroger les crises, les fractures et les mutations qui redessinent notre époque.
Après la pause estivale, l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts Beït al-Hikma reprend ses activités le 15 septembre avec une rencontre consacrée à la présentation de « Comment va le monde ? Penser la transition ».
Publié dans le prolongement d’un symposium international organisé à Beït al-Hikma les 22, 23 et 24 mai 2024, cet ouvrage collectif rassemble des contributions qui, au-delà du constat de crise, cherchent à comprendre les transformations profondes à l’œuvre dans les sociétés contemporaines.
Organisée par le Département des sciences humaines et sociales de l’Académie, la rencontre se tiendra à partir de 11 heures au palais de Beït al-Hikma, à Carthage. Elle sera animée par les professeurs Essedik Jeddi et Gilles Bibeau, qui reviendront sur les principales réflexions développées dans cet ouvrage réunissant des spécialistes de disciplines et d’horizons différents.
Anthropologues, sociologues, philosophes, poètes, psychiatres, psychanalystes et chercheurs internationaux y confrontent leurs analyses. Cette diversité des regards constitue précisément l’un des intérêts de l’ouvrage : face à la complexité des bouleversements actuels, aucune discipline ne semble désormais pouvoir prétendre, à elle seule, en saisir toutes les dimensions.
Un monde à comprendre
Changements climatiques, insécurité alimentaire, creusement des inégalités, déplacements de populations, fragilisation de la démocratie, montée des populismes et bouleversement des équilibres géopolitiques : les signes d’une profonde transition se multiplient. À ces phénomènes s’ajoutent les mutations économiques, technologiques et culturelles qui contribuent à redessiner les rapports entre les individus, les sociétés et les puissances.
L’ouvrage s’intéresse ainsi à une question devenue incontournable : comment penser un monde dont les repères semblent se déplacer à une vitesse inédite ?
Car il ne s’agit pas seulement d’énumérer les crises. La réflexion collective tente d’en saisir les causes, les interactions et surtout les conséquences à long terme. Derrière les bouleversements visibles se profilent de nouvelles formes de gouvernance, de nouvelles hiérarchies de puissance et de nouveaux rapports entre les sociétés.
Cette réflexion conduit également à une interrogation plus fondamentale sur la place de l’être humain dans ce monde en mutation. Que reste-t-il de l’idée d’universalité lorsque les sociétés sont traversées par de nouvelles fractures ? Comment préserver ce qui fonde la dignité humaine au-delà des différences de cultures, d’histoires et de religions ? Et quelles formes d’humanisme peuvent encore répondre aux défis d’un monde marqué simultanément par l’interdépendance et le repli ?
De la crise de la mondialisation à la transition
Ces questions étaient déjà au cœur du symposium international dont est issu l’ouvrage. Organisé les 22, 23 et 24 mai 2024 avec plusieurs partenaires universitaires et scientifiques, il avait réuni à Beït al-Hikma des chercheurs et penseurs venus notamment du Canada, du Brésil, des États-Unis, d’Europe, du Maghreb et du Liban.
Durant neuf séances, les participants avaient exploré plusieurs facettes des transformations en cours : avenir de l’humanité, humanisme, démocratie, nouvelles configurations géopolitiques, inégalités, pouvoir des multinationales ou encore défis environnementaux.
Le livre prolonge aujourd’hui ces échanges en donnant une forme durable à cette réflexion collective. Entre analyse du présent et interrogation sur l’avenir, « Comment va le monde ? Penser la transition » ne prétend pas apporter une réponse unique à une question aussi vaste. Il propose plutôt de multiplier les angles, de croiser les disciplines et de remettre la pensée au cœur d’un moment où les certitudes vacillent.
Pour Beït al-Hikma, cette rentrée intellectuelle prend dès lors une résonance particulière. Dans un monde qui semble courir plus vite que sa propre capacité à se comprendre, penser la transition devient peut-être une nécessité première : non pas prédire ce que sera demain, mais tenter de donner un sens aux transformations qui sont déjà à l’œuvre.
















