Ligue 1- 7e J. : Le classique ESS- CSS sans vainqueur, l'EST s'impose, le CA accroché
Les trois matches programmés ce samedi ont été intéressants à suivre, notamment à Sousse et à Rades. Et seule l'Espérance a réussi à empocher les points de la victoire.
A Sousse, Étoilés et Sfaxiens ont produit un match de bon niveau au grand plaisir des présents. En première période, les visiteurs ont touché le poteau par Bedhiaf (31e). Après la pause, le CSS obtient un penalty qui est transformé par Maaloul (63e) mais très vite l'ESS remet les pendules à l'heure par Smichi (66e). La parité finale paraît équitable.
A Rades, l'Espérance a rencontré une US Monastir bien organisée, notamment en défense, autour de Azzouz. La première mi-temps était disputé et pleine d'engagement avec quelques opportunités ratées de part et d'autre. Il a fallu attendre la (55e) pour voir les Sang et Or faire la différence par Farraj dans un cafouillage devant la cage de Slimane. Les dernières minutes ont été palpitantes sans que le score ne change. Victoire difficile mais méritée de l'EST.
Enfin, à Sfax, le PS Sakiet Eddaier a encore une fois montré qu'il est intraitable sur sa pelouse. Accrocheur à souhait, il a obligé le CA au partage des points (0-0). Les meilleures occasions ont été ratées par Trabelsi pour les locaux et par Kadida du côté des visiteurs. Le résultat final est satisfaisant pour les Sudistes mais point pour les Tunisois qui ratent un troisième déplacement de suite après ceux de Ben Guerdane et du Bardo.
Jamel BELHASSEN
Résultats
EST -USM (1-0)
ESS -CSS (1-1)
PSSE- CA (0- 0)
Classement
1* USBG 17 pts
2* EST 16
3* ST 13
- CA 13
5* PSSE 12
- USM 12
7* CAB 11
8* CSS 10
-JSO 10
10* ESS 8
11* ASM 6 (-1)
- ESZ 6 (-1)
13* CSHL 5
14* ESM 3
- OB 3
16* ESHS 1
« La liberté en acte » de Hichem Ben Ammar : L’esclavage, une mémoire et des stigmates
Par Imen Abderrahmani
En compétition à la 11ème édition du « Human Screen Festival », le documentaire « La liberté en acte » de Hichem Ben Ammar revient sur le long chemin qui a conduit à l’abolition de l’esclavage en Tunisie. Une 2ème projection est prévue ce matin, à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis.
Aujourd’hui connu sous le nom de « Souk El Birka », où se concentrent les bijoutiers et les commerces d’or de la médina de Tunis, cet espace a été autrefois un marché aux esclaves. De cette page sombre de l’histoire, le lieu conserve une mémoire que le temps n’a pas effacée. C’est autour de cette empreinte historique que Hichem Ben Ammar construit « La Liberté en acte », un long-métrage documentaire de 60 minutes, présenté hier, vendredi 6 novembre, à 16h au Ciné-théâtre Le Rio, dans le cadre de la 11ème édition du « Human Screen Festival ». Une deuxième projection est annoncée ce matin, à 9h30 à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis.
Réalisé à l’occasion de la célébration du 180ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage en Tunisie, le film remonte le fil d’une histoire faite de résistances, de courants de pensée et de mutations politiques. D’Antar Ibn Chadded aux révoltes des Zanj, des soufis réformateurs aux pressions diplomatiques britanniques, Hichem Ben Ammar restitue les différentes étapes d’un processus qui aboutit, en 1846, à la décision d’Ahmed Bey d’abolir l’esclavage. La Tunisie devient alors le premier pays arabo-musulman à prendre une telle mesure.
Mais le documentaire ne se limite pas à retracer cette chronologie. Dans une approche anthropologique et sociale, et à travers une photographie en noir et blanc, il fait dialoguer les éclairages d’universitaires, qui analysent les dimensions historiques, religieuses et sociales de cette pratique, avec les témoignages d’artistes qui en ont subi les conséquences. Le croisement de ces paroles et des savoirs donne corps à une mémoire plurielle, entre histoire collective et blessures individuelles.
Produit par 5/5 Productions à l’initiative de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beit al-Hikma », avec le soutien de l’UNESCO, « La Liberté en acte » revient ainsi sur un moment fondateur de l’histoire nationale, tout en interrogeant les héritages de l’esclavage et la construction de la liberté.
Auteur, réalisateur et producteur, Hichem Ben Ammar est une figure du cinéma documentaire tunisien. Son travail explore les questions sociales et mémorielles, comme en témoignent notamment « Cafichanta » (1999), « La Mémoire noire » (2014) et « Bourguiba, de retour » (2017). Ancien directeur de la Cinémathèque tunisienne et enseignant à l’Institut de presse et des sciences de l'information, il est également poète et membre de l’Académie Beit al-Hikma depuis 2019.
Cette réflexion sur la mémoire, les libertés et les héritages trouve un écho particulier dans l’esprit du « Human Screen Festival », qui clôture sa 11ème édition ce soir. À 19h, un concert dédié à la Palestine précédera la cérémonie de remise des prix, pour une dernière soirée placée sous le signe du cinéma et de la solidarité.
Imen. A.
Budget des Affaires culturelles 2027 : près de 500 millions de dinars, en hausse de 8 %
La mission des Affaires culturelles bénéficiera d’un budget de près de 500 millions de dinars en 2027, contre 460,969 millions en 2026, soit une augmentation d’environ 8 %, représentant 39,031 millions de dinars supplémentaires. Cette évolution a été présentée vendredi, au siège du Parlement, par la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, lors d’une séance consacrée à l’examen du projet de budget de son département.
La répartition des crédits accorde la part la plus importante au programme de l’action culturelle, doté de 281,333 millions de dinars. Le patrimoine bénéficiera de 79,664 millions, les arts de 66,274 millions, le livre et la lecture de 37,707 millions, tandis que le pilotage et l’appui disposeront de 35,022 millions de dinars.
Parmi les principales orientations pour 2027 figurent le renforcement du soutien à la création et aux institutions culturelles, ainsi que la poursuite des programmes de restauration et de valorisation du patrimoine. Une enveloppe de 50 millions de dinars est ainsi prévue pour soutenir la production littéraire et artistique, tandis que 40 millions seront consacrés au renforcement des infrastructures et du socle numérique des institutions culturelles. Le soutien aux associations culturelles bénéficiera, quant à lui, de 13 millions de dinars.
Le patrimoine occupe également une place importante dans les programmes annoncés. Le ministère prévoit notamment près de 5 millions de dinars pour la création d’un laboratoire national de datation archéologique, faisant appel aux techniques scientifiques modernes, dont le carbone 14. Une enveloppe de 2,5 millions de dinars sera consacrée à l’inventaire du patrimoine architectural des XIXe et XXe siècles. La poursuite des chantiers de restauration, la protection des sites archéologiques et la modernisation des musées figurent également parmi les priorités. Près de 20 millions de dinars seront mobilisés pour améliorer les parcours de visite et les services d’accueil dans plusieurs sites majeurs, dont le musée du Bardo et le théâtre romain d’El Jem.
Présentant le bilan de l’année 2026, Amina Srarfi a notamment évoqué l’achèvement de l’inventaire archéologique national, qui a porté sur plus de trois millions de pièces, ainsi que les avancées des projets de restauration des monuments historiques. Les travaux de valorisation des bassins aghlabides de Kairouan ont atteint un taux d’avancement de 70 %, tandis que les études de restauration de la mosquée Zitouna ont été achevées. L’année a également été marquée par l’inscription de Sidi Bou Saïd au patrimoine mondial de l’UNESCO et celle de Dar El Hussein et de la Tourbet El Bey au registre du patrimoine architectural et urbanistique de l’ALECSO.
Le bilan fait également état de plus d’un million de visiteurs dans les sites archéologiques et les musées à fin octobre 2026, générant plus de 24 millions de dinars de recettes. Durant la saison estivale, 297 festivals ont bénéficié d’un soutien de plus de 10 millions de dinars et attiré plus de trois millions de spectateurs.
Enfin, le ministère entend renforcer le rayonnement culturel tunisien à l’international, tout en développant les mécanismes de soutien aux artistes et aux créateurs. Parmi les mesures annoncées figurent la mise en place de systèmes de gestion des droits voisins et de reprographie, ainsi que des programmes destinés aux jeunes, aux enfants et aux publics des régions rurales et frontalières. L’enjeu sera désormais de traduire cette progression budgétaire en moyens concrets pour la création, la diffusion culturelle et la préservation du patrimoine national.
Inauguration de l’agence QNB First à la Marsa
QNB poursuit le renforcement de sa présence en Tunisie avec l’inauguration de sa nouvelle agence QNB First à La Marsa.
Cette nouvelle ouverture porte à quatre le nombre d’agences dédiées à la clientèle QNB First en Tunisie, offrant une expérience bancaire exclusive, alliant élégance et accompagnement personnalisé des clients membres de QNB First.
Cette expérience comprend notamment le conseil personnalisé assurés par des chargés de clientèle dédiés, ainsi qu’une gamme complète de services, de solutions financières et de prestations exclusives, conçues pour accompagner les clients et dépasser leurs attentes.
Vous pouvez visiter l’agence QNB First La Marsa, sise à avenue Taïeb Mhiri, 2070 La Marsa et bénéficier d’une expérience bancaire exclusive.
Découvrez les avantages et services QNB First sur : qnb.com.tn/first


Les JCC célèbrent le cinéma égyptien
Les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) ont annoncé la République arabe d’Égypte comme invitée d’honneur de leur 37ᵉ édition. À l’occasion des soixante ans du festival, cette invitation célèbre une cinématographie centenaire, dont le patrimoine et les œuvres ont profondément marqué l’histoire du septième art arabe.
À travers cette programmation, les JCC souhaitent revisiter les grandes étapes du cinéma égyptien, ses œuvres emblématiques et les récits qui ont traversé les générations. Cet hommage met également en lumière une histoire culturelle partagée et des liens artistiques nourris par une même passion pour le cinéma, la création et le dialogue entre les imaginaires.
Festival national du théâtre tunisien : Taoufik Jebali, une trajectoire singulière…
Entre témoignages et réflexions sur la création, une rencontre au « 4ème art » a revisité le parcours d'une figure majeure du théâtre tunisien et l'empreinte de l'espace El Teatro.
Le théâtre comme espace de recherche, de transmission et de confrontation des idées. C’est autour de ces dimensions que s’est articulée la rencontre avec l’artiste et metteur en scène Taoufik Jebali, organisée mercredi soir à la bibliothèque Béchir Ben Slama, relevant de la salle « Le 4ème art ». Plusieurs hommes et femmes de théâtre ainsi que des intellectuels ayant croisé son parcours ont partagé leurs regards sur une expérience qui a contribué à façonner le paysage théâtral tunisien.
Modérée par le Dr Abdelhalim Messaoudi, cette rencontre s’inscrivait dans le programme du Festival national du théâtre tunisien « Les Saisons de la Création ». Les échanges ont porté sur les choix artistiques et intellectuels de Jebali, mais aussi sur le rôle d'El Teatro dans l'accueil des démarches expérimentales, la formation des artistes et l'émergence de nouvelles propositions scéniques.
Prenant la parole, Taoufik Jebali a évoqué les difficultés auxquelles se heurte le travail artistique, notamment en matière de reconnaissance et de disponibilité de structures adaptées à la création, à la formation et à la production. Il a également interrogé le rapport entre l’œuvre et son public, soulignant le décalage qui peut parfois exister entre l’intention du créateur et la réception du spectateur. La communication et la compréhension entre les deux parties demeurent, à ses yeux, au cœur de toute démarche artistique.
La question des hommages a également nourri son intervention. S’il en reconnaît la valeur symbolique et humaine, Jebali estime qu’ils ne sauraient remplacer une reconnaissance institutionnelle du travail et des contributions d’un artiste. Évoquant l’hommage rendu à Mohamed Driss, il y a vu un geste de fidélité envers une personnalité ayant contribué à fonder des expériences artistiques et accompagné de nombreux parcours. Il a toutefois rappelé que la portée de telles initiatives doit aussi se mesurer à la reconnaissance effective du travail accompli.
Le metteur en scène a par ailleurs insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de formation, d'expérimentation et de production. Il a relevé l’émergence de nouvelles propositions portées par des metteurs en scène issus des institutions de formation théâtrale, ainsi que la diversité des générations et des expériences parmi les comédiens. Une dynamique qui témoigne de la capacité du milieu théâtral à prendre des initiatives et à concrétiser ses projets.
El Teatro, une empreinte collective
Les témoignages ont ensuite éclairé différentes facettes de l’influence de Jebali. Le metteur en scène Walid Daghsni a qualifié son expérience d'« état poétique » profondément ancré dans l’identité tunisienne, nourri par une formation populaire et les particularités culturelles locales. Son influence, a-t-il souligné, dépasse ses créations et s’étend à ses réflexions sur l’organisation du secteur théâtral et les conditions de la pratique artistique.
Revenant sur son passage à El Teatro, il a évoqué les possibilités de confrontation et d’apprentissage que cet espace lui avait offertes. Certaines idées de Jebali, qui lui avaient semblé difficiles à saisir à une période de son parcours, ont pris tout leur sens avec le temps, notamment celles touchant à la structuration du travail théâtral.
Pour Mounir Argui, Taoufik Jebali compte parmi les maîtres du théâtre tunisien. Il a mis en avant son rôle dans la transmission des savoirs entre les générations et sa dimension d’« intellectuel organique », dont les convictions se traduisent concrètement dans la pratique artistique et le rapport à son environnement culturel.
L’actrice Chekra Rameh a, pour sa part, évoqué les possibilités de travail et d’échange offertes par El Teatro, tandis que Walid Ayadi a souligné le rôle de cet espace dans l’accompagnement d'une génération de créateurs et l'émergence de leurs propres démarches. Kaïs Zayati est revenu sur sa participation à la pièce « Fehmetla » et les déplacements effectués avec Jebali dans plusieurs pays, évoquant notamment l'intérêt suscité par cette expérience auprès de la presse internationale.
Le directeur général du Théâtre national tunisien et directeur du festival, Moez Mrabet, a rappelé que cette initiative visait à revisiter les expériences qui ont marqué la scène nationale et à donner la parole à ceux qui les ont accompagnées.
Au fil de ces regards croisés, Taoufik Jebali s’est dessiné à la fois comme créateur, passeur et penseur du théâtre. Une empreinte qui se lit autant dans ses réalisations que dans les parcours de celles et ceux qui ont trouvé à El Teatro un espace pour apprendre, expérimenter et inventer leur propre langage scénique.
Festival international du film des lacs et lagunes (FESTILAG) : Célébration de Salma Baccar et de son œuvre
Le Festival international du film des lacs et lagunes (FESTILAG) rend hommage à la réalisatrice tunisienne Salma Baccar à l’occasion de sa 14ème édition, prévue du 24 au 28 novembre 2026 à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire.
Cette distinction vient saluer une cinéaste dont l’œuvre a fait du septième art un espace de mémoire, de transmission et de réflexion sur les transformations sociales. Le cinéma de Salma Baccar ouvrira également cette édition, donnant le ton à une programmation placée sous le signe de la création, de la diversité culturelle et du dialogue entre les peuples.
Se disant très honorée par cette reconnaissance dans un pays africain frère, la réalisatrice a remercié les organisateurs du festival d'avoir choisi de distinguer son parcours à ce moment de sa carrière.
Réalisatrice, productrice et figure emblématique du cinéma tunisien, Salma Baccar a profondément marqué l’histoire du septième art en Tunisie, tout en faisant connaître son travail à l’international.
Née en 1945 à Tunis, elle se forme au cinéma à Paris avant de faire ses premières armes à la télévision tunisienne et sur les plateaux de tournage. Très tôt, elle fait du cinéma un espace d’expression et d’engagement, portant un regard attentif sur les réalités de sa société.
En 1975, elle signe « Fatma 75 », œuvre pionnière qui lui ouvre une reconnaissance internationale et remporte le Ducat d’or au Festival de Mannheim en 1978. Elle poursuit son parcours avec plusieurs longs-métrages remarqués, notamment « La Danse du feu » (1995), « Fleur d’oubli » (2006), « El Jaida » (2017) et « La Maison Dorée » (2025).
En 1989, elle fonde Inter Médias Production et devient la première productrice en Tunisie. Son engagement dépasse également le champ artistique : en 2011, elle est élue membre de l’Assemblée nationale constituante.
Pour cette 14ème édition, le FESTILAG a retenu 37 films dans sa sélection officielle, répartis entre quatre catégories : fiction en court et long métrages, et documentaire en court et long métrages.
« Festival de Cinéma Environnemental » à Sfax : Quand l’écran se met au vert
Le cinéma environnemental investit le Théâtre municipal de Sfax les 7 et 8 novembre. Deux jours de projections pour interroger notre rapport à la nature et penser demain.
Un cachalot, une tortue, une île déserte, des océans menacés… La programmation de la 2ème édition du « Festival de Cinéma Environnemental » multiplie les portes d’entrée vers les questions écologiques.
Organisée par l’Institut français de Tunisie à Sfax, en partenariat avec le Forum des Arts et Cultures de Sfax et la JCI Sidi Mansour, cette manifestation fait du cinéma un terrain de sensibilisation, avec une attention particulière portée au jeune public.
L’enjeu est aussi de rendre perceptibles des bouleversements dont les causes et les conséquences échappent parfois à notre regard quotidien. Là où les chiffres et les alertes scientifiques peuvent sembler abstraits, les images donnent à voir, les récits suscitent l’émotion et les personnages créent des points d’identification. Le cinéma ne se contente alors pas de transmettre un message. Il invite à observer, à questionner et à repenser notre place dans le monde vivant.
A l’écoute de la planète
Pour la première journée, les projections sont annoncées à partir de 11h00. Au programme : « Le Chant du cachalot » d’Adeline Faye, court-métrage de 12 minutes, suivi de « La Tortue rouge » de Michael Dudok de Wit. Sans dialogue, ce film d’animation raconte la rencontre entre un naufragé et une mystérieuse tortue, dans une histoire où la nature impose ses propres lois et rythme le destin humain. L’après-midi, et à partir de 15h00, le public est invité à découvrir « L’Air de rien » de Gabriel Henot Lefèvre et « Les Gardiennes de la planète » de Jean-Albert Lièvre. Ce documentaire entraîne le spectateur à la découverte des baleines, de leur intelligence et des dangers qui menacent leur existence. Un regard sur ces mammifères marins qui rappelle combien les équilibres océaniques restent vulnérables.
Pour la soirée, à partir de 18h00, deux films de fiction sont programmés. La soirée s’ouvrira avec « Bolide » de Juliette Gilot (17 min), une comédie d’anticipation située en 2031, dans un monde frappé par une chaleur extrême et contraint d’abandonner les voitures à essence. Saadia, 16 ans, prend au sérieux la plaisanterie de ses amis : le cheval serait-il le véhicule du futur ? Elle échange alors sa trottinette électrique contre un cheval de trait baptisé Bolide. Une fable décalée sur les mobilités de demain et notre rapport à l’environnement.
La soirée se poursuivra avec « La Belle Verte » de Coline Serreau (100 min), une comédie de science-fiction dans laquelle une habitante d’une planète où règnent harmonie et respect du vivant vient découvrir la Terre. Le décalage entre ces deux mondes lui permet de poser un regard critique, teinté d’humour, sur nos habitudes de consommation, notre mode de vie et notre rapport à la nature.
Quant au programme de la 2ème dernière journée de ce programme, il offre à voir « Pie dan lo » de Kim Yip Tong, « Le Royaume de Kensuké » de Neil Boyle et Kirk Hendry. Adapté du roman de Michael Morpurgo, ce film d’animation suit un jeune garçon échoué sur une île, où la rencontre avec un vieil homme bouleverse sa perception de la nature et de ses habitants.
La Maison de France à Sfax abritera, à partir de 15h00, la projection de « Atomik Chiken », court-métrage de cinq minutes réalisé par un collectif d’étudiants de l’ENSI (Ecole des Nouvelles Images à Avignon) et « Bigger Than Us » de Flore Vasseur. Ce documentaire accompagne de jeunes militants engagés dans plusieurs pays pour défendre les droits humains et l’environnement. Leurs initiatives dessinent le portrait d'une génération qui ne se résigne pas et entend prendre part aux transformations du monde.
Entre récits animaliers, fictions imaginatives et témoignages militants, cette sélection fait circuler les regards et les sensibilités. Elle rappelle surtout que l’éducation à l'environnement passe aussi par la culture, par la rencontre avec des œuvres capables de faire naître une curiosité, une émotion, puis une réflexion.
Deux jours de cinéma pour nourrir le regard et éveiller les consciences, avec une invitation ouverte à tous : les projections sont gratuites, dans la limite des places disponibles.
Imen.A.
Ligue 1- 7e J. - matches de rattrapage : Khaled Gouider pour ESS- CSS
La Commission Nationale d'arbitrage vient d'annoncer les noms des arbitres appelés à officier les matches de rattrapage de la 7e journée programmés pour samedi et dimanche 7 et 8 novembre. Le classique entre l'ES Sahel et le CS Sfaxien sera dirigé par Khaled Gouider avec un Portugais à la VAR. Voici en détails les matches et les noms des arbitres désignés :
* Samedi 7 novembre
- ESS- CSS : Khaled Gouider.
VAR: Malheiro Pinto (Portugal)
- EST -USM : Ahmed Dhaouadi
VAR: Dorsaf Guanaouti
- PSSE- CA: Seif Ouertani
VAR : Hamza Jaied
*Dimanche 8 février
ESM- ESZ: Sadok Selmi
VAR: Mehrez Melki
J.B
Inflation : le taux se maintient à 5,6 % en octobre
Le taux d’inflation en Tunisie s’est établi à 5,6 % en octobre 2026, dans un contexte marqué par une accélération de la hausse des prix des produits alimentaires. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les prix de l’alimentation et des boissons ont progressé de 8,5 % sur un an, contre 8,4 % en septembre. Et ce sont les fruits frais, les viandes et les légumes qui figurent parmi les produits ayant enregistré les plus fortes augmentations. Parallèlement, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,7 % entre septembre et octobre 2026.
En octobre 2026, les prix du groupe « Alimentation et boissons » ont augmenté de 8,5 % en glissement annuel. Cette évolution traduit des hausses importantes sur plusieurs catégories de produits de consommation courante.
Les fruits frais enregistrent la progression la plus élevée, avec une augmentation de 20 % sur un an. Ils sont suivis par la viande ovine (+14,7 %), les volailles (+14,5 %) et la viande bovine (+13 %).
Les légumes frais affichent également une hausse de 12,9 %, tandis que les poissons frais progressent de 8,9 %.
À l’inverse, les prix des huiles alimentaires ont diminué de 4,8 % sur la même période.
Journées Théâtrales de Carthage (JTC) : Tunis, carrefour pour les théâtres d’aujourd’hui
Du 21 au 28 novembre, les JTC insuffleront une nouvelle effervescence aux scènes tunisiennes et feront vibrer la capitale au rythme du théâtre.
Rendez-vous attendu des professionnels comme des spectateurs, les Journées théâtrales de Carthage (JTC) s'apprêtent à investir la capitale. Pendant une semaine, les salles et les espaces culturels accueilleront des propositions venues de Tunisie, du monde arabe, d'Afrique et d'ailleurs, tandis que les rencontres et les débats se déploieront dans différents lieux de la ville.
Placée sous la direction de l'homme de théâtre Slim Sanhaji, cette 27ème édition poursuit la vocation d'un festival qui, depuis sa création, accompagne les évolutions de la scène et favorise la circulation des œuvres et des expériences artistiques. Sa dimension internationale et son ancrage dans le paysage culturel tunisien en font un carrefour où se croisent différentes écritures, sensibilités et démarches de création.
Au-delà des représentations, les JTC accordent une place importante à la réflexion sur les mutations du secteur. Nouvelles écritures, conditions de production, formation, transmission entre générations et perspectives de coopération nourriront les échanges entre artistes, chercheurs et professionnels. Ces discussions permettent de confronter les expériences et d'interroger les défis auxquels le théâtre est aujourd'hui confronté.
Dans un paysage culturel où les arts vivants cherchent sans cesse de nouveaux espaces et de nouveaux publics, les JTC demeurent un lieu de confrontation des idées, de circulation des œuvres et de renouvellement des imaginaires. Une semaine pour prendre le pouls du théâtre d'aujourd'hui et entendre les voix qui dessinent celui de demain.
Le mystère demeure autour du meurtre de Leïla Ben Salem à Montréal: L’accusé meurt avant la tenue du procès !
L’affaire du meurtre de Leïla Ben Salem, une Tunisienne de 45 ans tuée à son domicile à Montréal le 22 septembre 2026, a connu un nouveau rebondissement. Youcef Moussaoui, 33 ans, accusé de meurtre au premier degré, est décédé le 2 novembre alors qu’il était détenu dans l’attente de son procès.
Arrêté le 15 octobre par la police de Montréal, il aurait tenté de mettre fin à ses jours le 22 octobre, avant d’être hospitalisé. Le Bureau du coroner du Québec a ouvert une investigation pour déterminer les causes et les circonstances de son décès.
Il y a lieu de rappeler que Leïla Ben Salem, mère d’un garçon de 12 ans et employée de l’Agence du revenu du Canada, a été retrouvée morte dans son appartement du boulevard René-Lévesque Est. Elle participait à une formation professionnelle en visioconférence au moment de l’agression. Selon les médias canadiens, elle aurait été mortellement frappée avec un objet contondant.
A en croire les premières révélations de l’enquête, un différend financier entre la victime et l’accusé figurait parmi les pistes évoquées par les enquêteurs, sans avoir été établi judiciairement.
Youcef Moussaoui aurait également travaillé comme concierge dans un immeuble voisin. Son décès avant l’ouverture du procès risque de laisser plusieurs questions sans réponse, notamment sur les circonstances et les motivations de ce meurtre.
« Bourguiba- De Gaulle : Un bras de fer à Bizerte » d’Olfa Chakroun : L’Evacuation, au-delà des versions officielles…
Par Imen Abderrahmani
Un jour férié pour les uns, une page majeure de l’histoire nationale pour les autres ? Avec « Bourguiba - De Gaulle : Un bras de fer à Bizerte », Olfa Chakroun revient sur la bataille de Bizerte et interroge la place qu’occupe encore cette mémoire dans la conscience collective.
Présenté en avant-première au lendemain de la fête de l'Évacuation (le 15 octobre), le long-métrage documentaire d’Olfa Chakroun ne laisse pas indifférent. Il ramène à la surface un épisode douloureux de l’histoire tunisienne et invite à regarder au-delà de la célébration officielle du 15 octobre. Car que reste-t-il aujourd’hui de cette date dans la mémoire des Tunisiens ? Que savent les nouvelles générations de la bataille de Bizerte et des sacrifices qui ont accompagné le départ des dernières forces françaises ? Entre souvenir familial, récit national et simple rendez-vous du calendrier, la portée de cette commémoration mérite d’être interrogée.
Fruit d’un long travail de recherche et de documentation, le film, dont la durée est 90 mn, revient sur la confrontation politique et militaire de juillet 1961, déclenchée par le maintien de la base navale française à Bizerte. Alors que Habib Bourguiba réclamait sa restitution, Charles de Gaulle refusait de céder aux revendications tunisiennes.
Derrière les apparences d’une relation diplomatique parfois présentée comme cordiale, quels rapports de force se jouaient réellement entre les deux dirigeants ? Que cherchait chacun à défendre, à imposer ou à préserver ? Et comment ce bras de fer a-t-il conduit à une confrontation meurtrière ?
Mémoires croisées…
Pour remonter le fil de cette histoire, Olfa Chakroun privilégie une approche polyphonique, donnant la parole à ceux qui ont vécu les événements. Les habitants de Bizerte et de Menzel Bourguiba occupent une place importante dans le récit. Parmi eux, les parents de la réalisatrice apportent un témoignage personnel sur les bombardements et les épreuves traversées par la population civile. Ces paroles donnent une dimension humaine à une histoire souvent racontée à travers ses grandes figures politiques et ses enjeux diplomatiques.
Le documentaire recueille également les témoignages de militaires tunisiens et français, notamment ceux d’un lieutenant de la Marine nationale française et d’un parachutiste. Des regards qui permettent de revenir sur le déroulement des opérations et leurs conséquences. Certains témoins qualifient les frappes françaises sur Bizerte et ses environs de « massacre », un terme qui traduit la violence de leur expérience et la persistance de cette blessure dans les mémoires.
La couverture médiatique de l’époque constitue un autre fil de cette enquête. Le journaliste tunisien Hatem Ben Miled et Guy Sitbon, correspondant du quotidien français Le Monde, apportent leur éclairage sur le travail des reporters présents sur le terrain, la circulation de l’information et la manière dont les affrontements ont été racontés à l’époque.
Les archives à l'épreuve des récits
À cette diversité de témoignages s'ajoutent les analyses d'historiens, parmi lesquels Noureddine Dougui, Ali Aït Mihoub, Kmar Ben Dana, Mohamed Salah Fliss, Lucette Valensi, Jean-Pierre Darmon et Patrick Mamou-Mani. Leurs interventions replacent les événements dans leur contexte historique et éclairent les enjeux politiques et les responsabilités liés à cette confrontation.
Photographies, documents audiovisuels et images d’archives viennent compléter ce travail de mémoire, donnant corps aux récits et permettant de retrouver les traces visuelles de cette période. Le film s’ouvre et se clôt sur les notes de « Béni Watani », chanson patriotique interprétée par Oulaya. Un choix qui inscrit le documentaire dans une mémoire nationale, tout en accompagnant les voix de ceux qui ont vécu ces journées à Bizerte.
Au-delà de la commémoration
L’intérêt du film tient aussi aux questions qu’il soulève sans prétendre refermer le débat. La bataille de Bizerte ne se résume ni à un affrontement entre deux dirigeants ni à une date inscrite dans le calendrier national. Elle porte des histoires individuelles, des traumatismes, des récits parfois divergents et des interrogations sur les responsabilités politiques et morales.
En faisant dialoguer témoins, journalistes et historiens, Olfa Chakroun contribue à rouvrir un chapitre dont la transmission reste un enjeu. Car commémorer ne consiste pas seulement à rappeler une date, mais aussi à en préserver le sens et à transmettre les événements qui lui donnent sa portée.
« Bourguiba–De Gaulle : Un bras de fer à Bizerte » pose ainsi une question qui dépasse largement le cadre du documentaire : comment faire vivre une mémoire collective lorsque ceux qui l’ont directement vécue disparaissent peu à peu ? Et comment éviter que les grandes dates de l’histoire nationale ne deviennent, pour les générations suivantes, de simples jours chômés ?
Imen.A.
Prix Abou El Kacem Chebbi de la littérature arabe : La Tunisie domine la présélection
La littérature tunisienne se distingue dans la présélection de la 32ème édition du Prix Abou El Kacem Chebbi, avec dix nouvelles retenues parmi les 21 œuvres en compétition.
Consacrée cette année à la nouvelle, la 32ᵉ édition du Prix Aboul Kacem Chebbi réunit 21 œuvres issues de six pays arabes, avec une nette prédominance tunisienne. La Tunisie arrive en tête de la présélection avec dix nouvelles retenues, devant l’Égypte, qui en compte six. L’Irak est représenté par deux titres, tandis que l’Algérie, le Maroc et le Qatar comptent chacun une œuvre dans cette sélection.
Établie le 29 septembre 2026 par le jury réuni au siège du Club Abou El-Kacem Chebbi, cette liste ne comporte aucun classement préférentiel. Les délibérations sont présidées par le poète et universitaire tunisien Moncef Louhaïbi.
Les dix nouvelles tunisiennes retenues sont « Sataati ach-chams ila nafidhati » (Le soleil viendra à ma fenêtre) de Salah Damas, « Tafassil jamila » (De beaux détails) de Moez Naïja, « Delirium » de Tarek Lemmouchi, « Nisf thaniyaten mina adhawe » (Une demi-seconde de lumière) d’Imen Essefi et « Ma’i ila al-abad » (Avec moi pour toujours) de Mustapha Madayni.
La sélection comprend également « Mojarrad alam » (Juste une douleur) de Faika Qonfali, « Laylat Rafat El-Haggan » (La nuit de Refaat El-Haggan) de Hassan Marzouki, « Al-ghorfa raqm 13 » (La chambre numéro 13) de Donia Mlika, « Archifou arramad » (Les archives des cendres) de Saïf Ali Dhrif et « Hala may’ous minha » (Un cas désespéré) d’Abbes Slimane.
Fondé en 1984 par la Banque de Tunisie pour soutenir et encourager la création littéraire dans le monde arabe, le Prix Aboul Kacem Chebbi est doté d'une récompense principale de 25 000 dinars tunisiens, selon les informations publiées sur le site de la banque. En choisissant la nouvelle comme genre littéraire de cette édition, le prix braque les projecteurs sur une forme d’écriture exigeante, capable de saisir, en quelques pages, la complexité des destins humains et la richesse des imaginaires.
Portant le nom d’Abou El Kacem Chebbi (1909-1934), figure majeure de la poésie arabe moderne, cette distinction perpétue la mémoire d’un poète dont l’œuvre continue de traverser les générations. L’année 2026 marque le 92ᵉ anniversaire de sa disparition. Une nouvelle occasion de faire vivre son héritage et de célébrer la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine.
Festival international du théâtre du désert d’Adrar : Dalila Meftahi à l’honneur, deux spectacles au programme
La scène théâtrale tunisienne sera particulièrement présente à la 3ème édition du Festival culturel international du théâtre du désert d’Adrar, en Algérie, qui aura lieu du 1er au 7 décembre 2026.
Cette participation se distingue notamment par l’hommage qui sera rendu à la comédienne tunisienne Dalila Meftahi, figure incontournable de la scène artistique nationale, dont le parcours s’est illustré aussi bien sur les planches que sur le petit écran, où elle retrouve régulièrement le public, notamment à travers les productions ramadanesques.
La présence tunisienne se prolongera à travers plusieurs personnalités du théâtre national, associées aux différents volets de cette manifestation placée sous le thème « Le Sahara… un théâtre à ciel ouvert ». Le directeur général de l’Institut national du théâtre tunisien, Moez Mrabet, siégera ainsi au jury de la compétition des monodrames, aux côtés des artistes algériens Souad Jenati et Mohamed Haj Masoud.
Côté programmation, deux créations tunisiennes prendront part à ce rendez-vous international, qui réunira des artistes venus de 25 pays. Il s’agit de « Sarab », de Hafedh Ben Khalifa, inscrite dans la section « Espaces du désert », et de « Al-Hafa », d’Osama Cheikhawi, présentée dans la catégorie des monodrames.
Entre hommage, représentation au sein du jury et présence sur les planches, cette participation témoigne du rayonnement du théâtre tunisien et de sa contribution aux échanges artistiques dans l’espace arabe et international.















