Solidarité sociale : 70 enfants d’El Fouar profitent de colonies de vacances à Monastir
Dans le cadre du programme « Vacances pour tous », 70 enfants vulnérables de la délégation d’El Fouar (gouvernorat de Kébili) viennent de bénéficier d’un séjour de dix jours à Monastir, dans un environnement alliant activités éducatives, loisirs, découverte et épanouissement personnel.
Cette initiative, destinée à des enfants issus de milieux défavorisés, est organisée dans le cadre de la politique de responsabilité sociétale (RSE) de l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP) en partenariat avec Mazarine Energy, le bureau local des colonies de vacances et des excursions d’El Fouar, sous l’égide de l’Organisation Nationale Tunisienne de l’Enfance.
À cette occasion, Iman Ben Slimane Nahlawi, directrice administrative, responsable des Ressources humaines et de la Communication de Mazarine Energy, a déclaré : « Cette initiative, qui célèbre cette année sa quatrième édition, s’inscrit pleinement dans le cadre du programme de responsabilité sociétale de Mazarine Energy. Nous sommes particulièrement heureux de constater, année après année, l’enthousiasme des enfants et l’impact positif de cette expérience sur leur bien-être. »
Elle a ajouté : « Notre ambition est de faire évoluer continuellement cette initiative afin de répondre aux attentes des enfants et de leurs familles. Nous prévoyons d’augmenter encore le nombre de bénéficiaires dès l’année prochaine et d’enrichir davantage le programme d’activités proposé tout au long du séjour. »
Le bureau local des colonies de vacances et des excursions d’El Fouar a salué cette action. Les encadrants ont également souligné les effets positifs de cette expérience sur les enfants, tant sur le plan éducatif que social. Les jeunes participants ont exprimé leur enthousiasme à découvrir Monastir, à participer aux activités balnéaires et à partager des moments de convivialité favorisant la création de nouvelles amitiés.
Festival international de Boukornine: Wael Jassar ouvre en beauté la 44ème édition
Avec un concert de Wael Jassar, le Festival international de Boukornine a lancé sa 44ème édition. Une soirée d'ouverture qui annonce le retour en force de ce rendez-vous incontournable de l'été culturel tunisien.
Organisé sous la tutelle du ministère des Affaires culturelles et dirigé par Ikbel Hamzaoui, le festival se poursuit jusqu'au 13 août, toujours au théâtre de plein air de la ville de Hammam-Lif.
Pour ouvrir cette nouvelle édition, les organisateurs ont choisi Wael Jassar. Pour sa première participation à Boukornine, la star libanaise a signé une prestation très attendue devant un public venu en nombre. Le spectacle affichait complet et, dès les premières heures de la soirée, de longues files d'attente se sont formées aux abords du théâtre.
La pluie a retardé le début du concert, sans pour autant entamer l'enthousiasme des spectateurs. À son arrivée sur scène, en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, l'artiste a été accueilli par une longue ovation.
Au fil de la soirée, Wael Jassar a revisité ses plus grands succès, de « Ghariba Ennas » à « Kol Waad » en passant par « « Khalini Dhikra. Le public a repris les refrains avec ferveur, transformant les gradins en une immense chorale. L'artiste a également rendu hommage au patrimoine musical arabe en interprétant une chanson d'Oum Kalthoum, avant de saluer la Tunisie avec « Asl Ezzine Fel Aïnin », chaleureusement applaudie.
Très ému par cet accueil, Wael Jassar a multiplié les échanges avec le public. « Il existe entre moi et le public tunisien une véritable histoire d'amour, qui dure depuis 1996 », a-t-il confié lors de la conférence de presse. Il a également remercié les spectateurs d'avoir patienté malgré les intempéries, saluant leur fidélité et leur chaleur.
Cette fidélité a d'ailleurs constitué l'un des temps forts de la soirée. Toutes les générations étaient réunies dans les gradins, partageant la même émotion et offrant à l'artiste une communion rare, devenue l'une des signatures du Festival de Boukornine.
« C'est un honneur pour moi d'ouvrir cette édition », a également déclaré Wael Jassar, remerciant le ministère des Affaires culturelles pour sa confiance.
Réussie sur le plan artistique comme populaire, cette soirée inaugurale donne le ton d'une 44ème édition qui ambitionne de confirmer le renouveau du Festival international de Boukornine et son retour parmi les grands rendez-vous culturels de l'été tunisien.
Avec Sidi Bou Saïd, la Tunisie compte désormais 24 trésors inscrits à l’UNESCO
L’inscription de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO ouvre une nouvelle page pour le patrimoine tunisien. Avec ce dixième bien mondialement classé, la Tunisie confirme la richesse et la diversité de son héritage culturel et naturel, désormais représenté à travers 24 inscriptions dans les différents programmes de l'UNESCO.
Le village de Sidi Bou Saïd est officiellement inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. La décision a été adoptée le 25 juillet, lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial, réunie à Busan, en République de Corée. Cette reconnaissance constitue une nouvelle consécration pour le patrimoine tunisien et renforce son rayonnement à l'échelle internationale.
Avec cette inscription, Sidi Bou Saïd devient le dixième bien tunisien classé au patrimoine mondial. Il rejoint ainsi un ensemble de sites emblématiques qui témoignent de la richesse historique et culturelle du pays : Carthage, la médina de Tunis, l'amphithéâtre d'El Jem, le parc national de l'Ichkeul, la cité punique de Kerkouane, Kairouan, la médina de Sousse, Dougga et, plus récemment, l'île de Djerba, inscrite en 2023.
Au-delà de cette nouvelle distinction, la Tunisie totalise désormais 24 éléments reconnus par l'UNESCO dans ses différents programmes consacrés au patrimoine matériel, immatériel, documentaire et géologique. Un bilan qui illustre la diversité d'un héritage façonné au fil des siècles et transmis à travers les monuments, les paysages, les savoir-faire et les traditions vivantes.
Le patrimoine culturel immatériel tunisien occupe une place importante dans cette reconnaissance internationale. Dix dossiers sont aujourd'hui inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Parmi eux figurent la harissa et ses pratiques culinaires et sociales, la pêche à la charfiya des îles Kerkennah, les savoir-faire liés à la poterie des femmes de Sejnane, ainsi que le couscous, le henné, le khôl arabe, la calligraphie arabe, la gravure sur métaux, les traditions liées au palmier dattier et, depuis 2024, les arts du spectacle des Twayef de Ghbonten.
La mémoire documentaire du pays est également représentée au Registre « Mémoire du monde » avec trois inscriptions majeures : les archives musicales du baron Rodolphe d'Erlanger, les documents relatifs à l'abolition de l'esclavage en Tunisie et les archives consacrées à la Course et aux relations internationales de la Régence de Tunis aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
À ces distinctions s'ajoute l'intégration du Géoparc Dahar au Réseau mondial des Géoparcs de l'UNESCO, consacrant la valeur exceptionnelle de ce territoire du Sud tunisien sur les plans géologique, environnemental et culturel.
L'inscription de Sidi Bou Saïd dépasse ainsi le simple symbole. Elle constitue un levier pour la protection, la restauration et la valorisation du patrimoine national, tout en renforçant son attractivité culturelle et touristique. Elle rappelle également que le patrimoine tunisien ne se limite pas aux monuments historiques : il englobe des paysages, des traditions, des pratiques artisanales et une mémoire collective qui participent à l'identité du pays.
À noter enfin que la Tunisie compte également sept Chaires UNESCO implantées dans plusieurs universités. Dédiées à des domaines tels que la philosophie, le développement durable, l'innovation pédagogique, la prospective stratégique ou encore la gestion de l'eau et de l'énergie, elles contribuent au rayonnement scientifique du pays. Ces chaires relèvent toutefois d'un programme universitaire spécifique et ne sont pas prises en compte dans le décompte officiel des biens et éléments du patrimoine reconnus par l'UNESCO.
Equipe de France : Zinédine Zidane, nouveau sélectionneur
L’ère Didier Deschamps à peine refermée, tous les regards étaient tournés vers Zinédine Zidane, le grandissime favori pour lui succéder au poste de sélectionneur de l’équipe de France. Philippe Diallo, président de la Fédération française de football (FFF) a officialisé sa nomination ce mardi 28 juillet.
Un champion du monde 98 en remplace un autre. Zinédine Zidane est désormais le nouveau sélectionneur des Bleus. Fidèle à sa discrétion légendaire, l’ancien numéro 10 s’était muré dans le silence ces dernières semaines et s’était bien gardé de faire des commentaires sur son avenir ou sur le parcours des Bleus durant la Coupe du monde.
Il a bien effectué plusieurs apparitions publiques en tribunes au cours du Mondial, pour notamment encourager son fils Luca, gardien de l’Algérie, éliminée en 16e de finale par la Suisse. Il était aussi présent lors de la finale. Mais l’ex-meneur de jeu et capitaine des Bleus, Ballon d’or 98, attendait sagement son heure, forcément à l’issue du dernier Mondial et pas avant.
« Il ne faut pas précipiter les choses », avait indiqué le président de la FFF Philippe Diallo à L’Équipe, deux jours avant l’élimination des Tricolores en demi-finales face à l’Espagne. Mais le président de la FFF n’a jamais caché qu’il connaissait le nom du successeur de Didier Deschamps depuis mars. Alors que la signature de Zidane, 54 ans, était un secret de polichinelle, le patron de l’instance avait toujours veillé à protéger les Bleus et leur sélectionneur pour ne pas perturber la préparation du grand rendez-vous nord-américain.
Zidane, l’une des personnalités préférées des Français, est devenu un entraîneur à succès sur le banc du Real Madrid où il a signé un incroyable triplé en Ligue des champions (2016, 2017, 2018). Le champion du monde (1998) et d’Europe (2000), âgé de 54 ans et sans poste depuis son deuxième passage chez les Merengues (2019-2021), n’a jamais caché son ambition de guider un jour les Bleus, à l’instar de ses deux illustres anciens coéquipiers en équipe nationale, Laurent Blanc (2010-2012) et Deschamps (2012-2026).
A présent, c’est chose faite…
Algérie : Khalida Boufedech est la première femme élue à la présidence de l’APN
La députée du parti du Front de libération nationale (FLN), Khalida Boufedech a été élue mardi nouvelle présidente de l’Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement algérien. Elle est la première femme à accéder à cette haute charge depuis l’indépendance du pays en juillet 1962. Elle occupera ce poste pour les cinq ans à venir au titre de la 10ème législature.
Mme Boufedech a récolté 302 voix contre 57 pour le candidat Amine Allouche du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et 7 pour le candidat Rachid Hassani du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et ce, sur les 366 voix exprimées.
L’élection s’est déroulée conformément au règlement intérieur de l’APN qui dispose que le président de l’Assemblée est élu au scrutin secret en cas de pluralité de candidats. Le candidat ayant obtenu la majorité absolue des voix est déclaré élu.
La nouvelle présidente de la chambre basse du Parlement est née le 27 mai 1982. Elle est diplômée en médecine générale de l’Université d’Alger depuis 2008, avant d’obtenir, en 2019, un diplôme d’études spécialisées en allergologie et immunologie clinique.
QNB : Economic commentary : Why the US dollar remains resilient despite structural headwinds
In recent years, the US dollar has faced mounting pressure from structural headwinds, including an overvalued real exchange rate, persistent fiscal and trade deficits, and the gradual diversification of international reserves by central banks. These factors have led many analysts to question the sustainability of the dollar's long-term strength. In spite of this, the US dollar has remained resilient against most major currencies. This resilience reflects the continued strength of cyclical factors, which have helped offset longer-term structural pressures.
Although structural factors are likely to shape the US dollar's trajectory over the longer term, exchange rates are primarily driven by cyclical forces over shorter horizons. In particular, interest rate differentials have traditionally been the single most important cyclical driver of the currency, influencing global capital flows and portfolio allocation. More recently, the resilience of the US economy and the AI-driven investment boom have provided additional support to the currency by reinforcing foreign demand for US financial assets. In this article, we discuss three factors that continue to underpin the US dollar strength despite the headwinds.
US Dollar-Euro Exchange Rate
(US dollars per Euro)
Source: Bloomberg, QNB Economics
First, interest rate differentials continue to provide support for the US dollar. Exchange rates are strongly influenced by the relative return investors can earn on financial assets across countries, making monetary policy a key driver of currency movements. When US interest rates rise relative to those in other advanced economies, dollar-denominated assets become more attractive, increasing demand for the currency. Consequently, periods of higher US interest rates have historically been associated with a stronger US dollar.
Recent shifts in the US Federal Reserve's policy stance have reinforced the role of interest rate differentials in supporting the US dollar. At the beginning of the year, financial markets anticipate the Federal Reserve to reduce interest rates by around 50 basis points during 2026. However, persistent inflationary pressures, resilient economic activity, and the Federal Reserve's shift towards a more hawkish stance under Chair Kevin Warsh have led to a significant reassessment of the policy outlook. Financial markets now expect policy rates to remain higher for longer and assign a meaningful probability to additional rate hikes. As a result, US policy rates would remain well above those in other major advanced economies, with the Federal Funds target range at 3.50–3.75%, compared with the ECB's deposit facility rate at 2.25% and the Bank of Japan's policy rate at 1.00%. These wide interest rate differentials are expected to remain an important source of strength for the US dollar.
Central Bank Policy Rates
(%, benchmark monetary policy rates)
Source: Haver Analytics, QNB Economics
Second, AI and technology-driven stock market performance continues to reinforce foreign demand for US financial assets. The expanding adoption of AI has triggered a massive wave of investment in digital infrastructure, including semiconductors, data centres, cloud computing, and electricity networks. As the global leader in AI innovation, the United States has attracted a disproportionate share of this investment, supporting strong corporate earnings, and continued equity market outperformance. These developments have enhanced the attractiveness of US financial assets, encouraging foreign capital inflows and providing an additional source of strength for the US dollar.
Third, US economic growth continues to outperform other advanced economies, reinforcing the US dollar. While growth has moderated from the exceptionally strong pace recorded in recent years, activity indicators continue to point to stronger economic momentum than in other major advanced economies. In particular, the US composite PMI has remained comfortably above the 50-point expansion threshold, signaling growth in both services and manufacturing, while the Euro Area composite PMI has hovered close or below the stagnation threshold. In addition to boosting demand for US financial assets, the AI investment boom is also benefiting the real economy through record capital expenditure. Over time, these investments are expected to support productivity growth and strengthen the US economy's long-term growth potential.
All in all, while mounting structural headwinds continue to point to a gradual US dollar depreciation over the longer term, cyclical factors are set to remain the dominant drivers of the currency in the near term. Higher US interest rates, sustained foreign demand for US financial assets, and continued US economic outperformance are expected to remain important sources of strength for the US dollar.
La musique comme trait d'union entre Tunis et Rome
À l'occasion des 70 ans des relations diplomatiques entre la Tunisie et l'Italie, la « Semaine de la musique italienne » réunira, du 2 au 8 août, quatre concerts exceptionnels à Hammamet, Carthage et El Jem.
La musique sera au cœur des célébrations du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et l'Italie. Organisée par l'Institut italien de culture (IIC) de Tunis, en partenariat avec l'Ambassade d'Italie en Tunisie, la « Semaine de la musique italienne » investira, du 2 au 8 août 2026, trois des plus prestigieux festivals du pays : les Festivals internationaux de Hammamet et de Carthage, ainsi que le Festival international de musique symphonique d'El Jem.
À travers quatre concerts, cette manifestation entend mettre en lumière la richesse de la création musicale italienne tout en illustrant la profondeur des liens culturels qui unissent les deux pays.
« La culture est l'un des piliers du partenariat entre l'Italie et la Tunisie », a déclaré l'ambassadeur d'Italie à Tunis, Alessandro Prunas, rappelant que les deux nations partagent « des siècles de dialogue, d'échanges et de métissages culturels ».
Le coup d'envoi sera donné le 2 août au Festival international de Hammamet avec Mario Biondi. Figure majeure de la soul italienne, l'auteur-compositeur célébrera les vingt ans de son premier album, "Handful of Soul" (2006), dans le cadre d'une tournée anniversaire mêlant soul américaine, jazz et répertoire italien.
Le 4 août, le Festival international de Carthage accueillera l'ensemble Rondò Veneziano. Fondée en 1979 par le compositeur Gian Piero Reverberi, cette formation s'est imposée grâce à une identité musicale singulière, associant le répertoire baroque à des sonorités contemporaines. Joués sur des instruments d'époque enrichis de synthétiseurs, ses concerts se distinguent également par une mise en scène inspirée de la Venise du XVIIIe siècle.
La manifestation s'achèvera au Festival international de musique symphonique d'El Jem avec deux rendez-vous de l'Orchestra Instabile di Arezzo (OIDA).
Le 6 août, l'orchestre présentera « Cinecittà / Hollywood », un hommage aux grandes musiques du cinéma italien et américain. Le programme réunira des œuvres d'Ennio Morricone, Nicola Piovani, Nino Rota, Leonard Bernstein et Henry Mancini, interprétées en collaboration avec l'Orchestra da Camera Fiorentina.
Le 8 août, le concert « Naples dans la Méditerranée » viendra clore cette semaine musicale. Sous la direction du maestro Filippo Zambelli, l'OIDA, accompagné des solistes Gianni Bruschi, Loredana Carannante et Carlo Putelli, proposera un voyage entre bel canto et traditions populaires, célébrant Naples comme un carrefour des cultures méditerranéennes.
Établies en 1956, au lendemain de l'indépendance de la Tunisie, les relations diplomatiques entre Tunis et Rome reposent également sur une coopération culturelle renforcée par un accord signé en 1997. À travers cette semaine musicale, les deux pays réaffirment la place de la culture comme vecteur de dialogue, de rapprochement et d'amitié entre les peuples.
Festival du film d’Amman : Dhafer L'Abidine défend un cinéma arabe raconté par ses propres voix
Invité d'honneur de la 7ème édition du Festival du film d'Amman, le cinéma tunisien s'est imposé dès la soirée d'ouverture avec Sophia, le nouveau long-métrage de Dhafer L'Abidine. L'acteur-réalisateur y défend un cinéma arabe raconté par ses propres voix.
La septième édition du Festival du film d'Amman – Awal Film s'est ouverte dimanche soir au Centre culturel Al-Hussein dans une atmosphère à la fois solennelle et engagée. Marquée par un hommage à l'acteur palestinien Mohammad Bakri, disparu en 2025, la cérémonie a également célébré le cinéma tunisien, invité d'honneur de cette édition, à travers la projection de Sophia, écrit, réalisé, produit et interprété par Dhafer L'Abidine.
Présent à Amman pour accompagner son film, le cinéaste tunisien s'est dit « fier » d'ouvrir le festival. « C'est un honneur, mais aussi une responsabilité de représenter le cinéma tunisien », a-t-il confié à L'Orient-Le Jour.
À travers Sophia, Dhafer L'Abidine signe une coproduction tuniso-britannique qui emprunte les codes du thriller pour explorer des thèmes universels : les fractures identitaires, le racisme, les préjugés et les différences culturelles. Le film raconte l'histoire d'Emily, une Britannique qui se rend en Tunisie pour retrouver sa fille Sophia. Lorsque cette dernière disparaît mystérieusement, le voyage se transforme en une enquête où secrets de famille et tensions culturelles se mêlent.
« Sophia n'est ni un film d'auteur classique ni un film commercial. J'ai voulu raconter une histoire profondément humaine capable de toucher aussi bien le public arabe qu'international », explique le réalisateur.
Pour le cinéaste, l'enjeu dépasse largement le destin de Sophia. Il plaide pour une plus grande visibilité du cinéma arabe sur la scène internationale et estime que les créateurs de la région doivent reprendre possession de leurs récits.
« Nous avons des histoires universelles à raconter. Mon ambition est de porter un cinéma sincère, exigeant et profondément ancré dans notre réalité », affirme-t-il.
Il insiste également sur la nécessité de renforcer les échanges entre les cinémas arabes. Saluant l'hommage rendu cette année au cinéma tunisien, il rappelle que le Festival de Carthage avait célébré le cinéma jordanien il y a deux ans.
« Nous partageons les mêmes défis : le financement, la production et surtout la diffusion de nos films. Il est essentiel que le public arabe puisse découvrir ses propres histoires avant qu'elles ne voyagent à l'étranger. »
Le réalisateur souligne que "Sophia" s'inscrit dans cette démarche. Malgré un contexte régional marqué par les conflits, il a choisi d'aborder des problématiques qui traversent les sociétés au-delà des frontières et de l'actualité immédiate.
Connu pour sa carrière d'acteur en Tunisie et à l'international, Dhafer L'Abidine poursuit désormais son parcours derrière la caméra avec la même ambition. Après l'accueil réservé à Sophia, notamment au Festival international du film de Santa Barbara, il prépare déjà deux nouveaux longs-métrages, qu'il annonce très différents de ses précédentes réalisations.
Avant la projection, la cérémonie d'ouverture a rendu un hommage particulièrement émouvant à Mohammad Bakri. Un film retraçant la carrière de cette figure majeure du cinéma palestinien a été suivi des témoignages de ses enfants, qui ont salué l'engagement artistique et politique de leur père. La présidente du festival, la princesse Rym Ali, a par ailleurs rappelé le thème de cette édition, « Beyond the Frame » (« Au-delà du cadre »), invitant les cinéastes arabes à reprendre possession de leurs récits et de leur mémoire.
Festival international de Carthage: Une soirée aux couleurs de la Tunisie
Pour la Fête de la République, le Festival international de Carthage a célébré la Tunisie en musique, réunissant plusieurs générations d'artistes autour d'un patrimoine qui continue de rassembler les mémoires.
Pour sa septième soirée, la 60ème édition du Festival international de Carthage a confié à l'Orchestre National Tunisien, dirigé par Youssef Belhani, la célébration de la Fête de la République. En présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, le spectacle a réuni des artistes de différentes générations autour d'un même héritage musical.
Avant même les premières notes, l'émotion s'est invitée dans l'amphithéâtre avec l'annonce de l'inscription du village de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Une reconnaissance qui consacre sa valeur universelle exceptionnelle en tant que centre d'inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée.
La chorale de l'Orchestre National Tunisien a ouvert le concert avec « Bledi », une œuvre interprétée spécialement pour la Fête de la République. Ce prélude, empreint de ferveur, a installé une atmosphère où patriotisme et mémoire musicale se répondaient.
Alia Belaïd a été la première à entrer en scène avec « La Taazem » et « Nesmet Chehla », deux chansons chaleureusement accueillies par un public qui en reprenait les refrains.
Molka Cherni a ensuite rendu hommage aux grandes figures de la chanson tunisienne en revisitant « Ah Ya Khalila » de Saliha, ainsi que « Galou Zini Aamel Hala » et « Ali Jara » d'Oulaya, insufflant à ces classiques une sensibilité nouvelle.
Dans un registre plus puissant, Chahrazed Hlel a enchaîné « Ya Hasra Alik », « Lamouni Ennes » et « Khallina Shab », confirmant une présence scénique et une maîtrise vocale qui font aujourd'hui sa signature.
Avec Ghazi Ayadi, l'ambiance a gagné en intensité. « Baatereflek », « Habit Zamani », « Al Ain », « Soltana » et « Lilet Zine » ont fait vibrer un amphithéâtre entièrement acquis à la cause de la chanson tunisienne.
Mariem Noureddine a poursuivi ce parcours avec « Dai Dai », « Ghali », « Maandi Wali » de Saliha et « Halili Way » de Soulef, rappelant la diversité d'un répertoire qui traverse les générations.
Le final est revenu à Sofien Zaidi. Après « Khamsa Snin », il a embrasé l'amphithéâtre avec « Laktab », un medley de chansons populaires tunisiennes. Très vite, les voix du public se sont mêlées à la sienne, transformant les gradins en un immense chœur. Une conclusion festive pour une soirée où la musique a célébré, dans un même souffle, la République, le patrimoine et l'identité tunisienne.
Festival international de Hammamet: Chokri Bouzayen, une soirée au cœur de la mémoire musicale
Par Imen Abderrahmani
Au Festival international de Hammamet, Chokri Bouzayen a ravivé la mémoire de plusieurs générations lors d'une soirée où la chanson tunisienne s'est transmise avec émotion, simplicité et ferveur.
L'une des plus belles voix du bon vieux temps- même si la scène tunisienne regorge aujourd'hui de nombreux talents-, Chokri Bouzayen a signé l'un des rendez-vous les plus chaleureux de la 60ème édition du Festival international de Hammamet. Dans une ambiance décontractée et résolument familiale, le public a retrouvé un répertoire qui traverse les époques, reprenant en chœur des chansons restées gravées dans la mémoire des générations des années 80.
Avec une déclaration d'amour à la Tunisie, lors de cette soirée particulière qui coïncide avec la célébration de la fête de la République, le concert s'est ouvert sur « Tounsi we Rafaa Rassi » (Tunisien et fier de l’être). Une chanson qui a donné le ton à près de deux heures de spectacle. Au fil des morceaux, l'artiste a déroulé un parcours musical où se sont entremêlés classiques incontournables, reprises et compositions plus récentes, retraçant à sa manière une page de l'histoire de la chanson tunisienne.
Il y avait de la joie…
L'émotion s'est rapidement installée lorsque les premières notes de « Salli Alla Sidi Ennebi » ont résonné dans l'amphithéâtre. Véritable signature de son parcours, la chanson a été accueillie par un public qui en connaissait chaque parole. « Thamma Bit », « Taj Rassi Baba » ou encore « Masabni Asfour » ont suscité le même enthousiasme, transformant le concert en un vaste chœur où artistes et spectateurs partageaient les mêmes souvenirs.
Refusant de se cantonner à ses succès les plus connus, Chokri Bouzayen a également glissé dans son programme des titres plus récents, offrant un répertoire varié et moins attendu. Une manière de rappeler que son parcours ne se résume pas à la nostalgie, mais qu'il s'inscrit dans une démarche de création et de transmission.
Cette volonté de transmettre s'est aussi incarnée dans la présence de deux jeunes interprètes, Firas Kolsi et Emna Dammak. Le premier a prêté sa voix à « Fi Khatri » et « Ya Wilek Menni », tandis que la seconde a interprété « La T'hayerni » et « Limta Nosber ». Leur complicité avec Chokri Bouzayen a donné naissance à un dialogue musical entre générations, porté par des voix aux sensibilités différentes mais réunies par le même attachement au patrimoine tunisien. Bien applaudis par le public, les deux jeunes artistes ont quitté la scène le cœur rempli d'espoir, emportant avec eux le rêve de revenir un jour en maîtres de leurs propres concerts, là où les rêves d'aujourd'hui deviennent parfois les rendez-vous de demain.
Le voyage s'est poursuivi avec « Yji Lebalek », « Chkoun Kifek », « Mahlek Ya Omi » et « Malla Lila Malla », autant de titres qui ont entretenu cette proximité entre la scène et le public.
À l'issue du concert, le président du Syndicat des musiciens tunisiens, Maher Hammami, a rendu hommage à l'artiste, saluant un parcours qui a profondément marqué la chanson tunisienne et qui continue de l'enrichir.
L’album de souvenirs
Lors d'un point de presse, Chokri Bouzayen s'est dit ému par l'accueil réservé au spectacle. « La chanson tunisienne continue de toucher le public. Voir les spectateurs reprendre ces chansons prouve leur attachement à ce patrimoine », a-t-il déclaré.
L'artiste est également revenu sur son histoire avec le Festival international de Hammamet, rappelant qu'il y était monté pour la première fois en 1978, à l'âge de 16 ans. Une scène fondatrice à laquelle il est revenu, plusieurs décennies plus tard, avec le même désir de faire vivre un héritage musical en l'ouvrant à une nouvelle génération d'interprètes.
Imen.A.
QNB Bank : Résultats financiers
Le Groupe QNB réalise un bénéfice net de 8,7 milliards de QAR, en hausse de 3 %
Juillet 2026 – QNB, une institution financière de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique (Région MEA), vient de rendre publics ses résultats financiers du premier semestre 2026.
Principaux indicateurs
. Le bénéfice net a atteint 8,7 milliards de QAR, en hausse de 3 % par rapport à juin 2025.
. Le bénéfice net (avant l’impact de l’hyperinflation) a atteint 11,1 milliards de QAR, en hausse de 12 % par rapport Juin 2025.
. Le total des actifs a augmenté pour atteindre 1 438 milliards de QAR, soit une hausse de 6 % par rapport à juin 2025.
. Les prêts et avances ont augmenté pour atteindre 1 042 milliards de QAR, soit une hausse de 8 % par rapport à juin 2025.
. Les dépôts de la clientèle ont augmenté pour atteindre 973 milliards de QAR, soit une hausse de 4 % par rapport à juin 2025.
. Le bénéfice par action a augmenté pour atteindre 0,89 QAR, soit une hausse de 5 % par rapport à juin 2025.
. total des capitaux propres attribuables aux actionnaires a augmenté pour atteindre 130 milliards de QAR, soit une hausse de 10 % par rapport à juin 2025.
. valeur totale des actions rachetées depuis le lancement du programme de rachat d’actions s’est élevée à 2,3 milliards de QAR.
À cette occasion, Abdulla Mubarak Al-Khalifa, CEO du QNB, a déclaré :
« Le Groupe QNB a réalisé de solides résultats au cours du premier semestre 2026, confirmant une nouvelle fois la robustesse de notre stratégie et la réussite de sa mise en œuvre avec efficacité et professionnalisme par nos équipes. Malgré les défis régionaux et mondiaux, notre modèle d’activités diversifié et notre cadre solide de gestion des risques nous ont permis de continuer à accompagner nos clients et à créer une valeur durable pour nos actionnaires. Nous abordons les perspectives à venir avec confiance, tout en restant engagés à poursuivre la croissance à travers notre réseau international. »
Ci-dessous figurent les principaux postes des résultats financiers du Groupe pour le premier semestre 2026 :
Résumé des résultats financiers

Indicateurs de performance clés

Renforcer la valeur actionnariale à long terme grâce à une croissance durable
Résultats du compte de résultat : Le bénéfice net du premier semestre 2026 s’est établi à 8,7 milliards de QAR, en hausse de 3 % par rapport à l’année précédente. Cette performance reflète la solidité des résultats financiers du Groupe QNB malgré les tensions régionales et les défis mondiaux. Les résultats du Groupe du premier semestre 2026 ont également été affectés par la persistance de l’hyperinflation en Turquie ; le bénéfice net avant l’impact de l’hyperinflation a ainsi atteint 11,1 milliards de QAR, en hausse de 12 % par rapport à l’année précédente.
Le résultat d’exploitation a augmenté de 11 % pour atteindre 24,1 milliards de QAR, ce qui traduit la capacité du Groupe QNB à maintenir une croissance forte et durable dans ses différentes sources de revenus.
L’efficacité opérationnelle du Groupe QNB (mesuré par le ratio coût-revenu) s’est établie à 24,1 %, soit l’un des meilleurs ratios parmi les grandes institutions financières de la région Moyen-Orient et Afrique.
Moteurs de croissance du bilan : Le total des actifs a atteint 1 438 milliards de QAR, en hausse de 6 % par rapport à juin 2025. Cette progression a été principalement tirée par les prêts et avances, qui ont augmenté de 8 % pour atteindre 1 042 milliards de QAR. La diversification des dépôts a également contribué à la hausse des dépôts de la clientèle, qui ont atteint 973 milliards de QAR, soit une augmentation de 4 % par rapport à juin 2025.
Qualité du portefeuille de crédit : Le ratio des prêts non performants rapporté au total du portefeuille de prêts s’est établi à 2,5 % au 30 juin 2026, soit l’un des taux les plus faibles des institutions financières de la région MEA. Ce niveau reflète la haute qualité du portefeuille de prêts ainsi que l’efficacité de la politique de gestion du risque de crédit. Le taux de provisionnement des créances douteuses a été maintenu à 99 %, traduisant la poursuite de l’approche prudente adoptée par le Groupe à l’égard des créances douteuses.
Ratios réglementaires : Le ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) s’est établi à 19,8 % au 30 juin 2026. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) et le ratio de liquidité à long terme (NSFR) se sont établis respectivement à 145 % et 109 %. Ces ratios sont supérieurs aux exigences minimales réglementaires de la Banque Centrale du Qatar et du Comité de Bâle.
Résilience dans un environnement changeant
Depuis la fin du mois de février 2026, la région du Conseil de coopération du Golfe a connu une situation d’instabilité régionale ayant affecté directement les couloirs maritimes voisins, avec des répercussions sur les approvisionnements énergétiques et les lignes de transport maritime. Durant cette période, le Groupe QNB a préservé son modèle d’activités, soutenu par une approche opérationnelle robuste, un cadre institutionnel solide et des investissements dans les capacités bancaires digitales, garantissant aux clients un accès sûr et fiable aux différents services bancaires proposés par le Groupe. Malgré ces conditions, le système bancaire est demeuré solide et résilient, contribuant à assurer un environnement opérationnel stable.
Gestion de la continuité des activité
Le Groupe QNB a activé avec succès son cadre de gestion de la continuité des activités et des crises, qui soutient la résilience opérationnelle du Groupe. Grâce à la robustesse de l’infrastructure de la banque, à la diversité de ses capacités opérationnelles et à une coordination étroite avec les autorités et instances réglementaires nationales, le Groupe a pu maintenir ses services sans interruption et préserver sa pleine disponibilité opérationnelle.
Continuité des services et solidité du système
Toutes les filiales de QNB et ses canaux digitaux ont continué à fonctionner à pleine capacité, tout en garantissant un accès continu et sécurisé à ses services bancaires sûrs et fiables sans interruption. La résilience du secteur bancaire qatari a également été renforcée grâce à la solidité de ses fonds propres et à ses niveaux élevés de liquidité, conformément à ce qu’a confirmé la Banque Centrale du Qatar. Les mesures proactives prises par la Banque Centrale du Qatar, notamment le renforcement des facilités de liquidité et le report temporaire des paiements pour les emprunteurs affectés, ont contribué à préserver la stabilité du marché. Ces mesures ne devraient pas avoir d’impact significatif sur le Groupe.
Diversification des sources de financement
Le Groupe QNB a élargi sa base de financement grâce à la réussite de la plus importante émission obligataire libellée en QAR réalisée par une institution financière sur les marchés de capitaux locaux. Cette émission a été proposée exclusivement aux investisseurs internationaux. Cette opération historique, d’un montant de 1 milliard de riyals qataris, a suscité un fort intérêt de la part d’une base diversifiée d’investisseurs internationaux, confirmant la confiance solide dans la situation financière du Groupe et dans la robustesse du système financier qatari. Cette émission, ainsi que plusieurs placements privés réalisés dans le cadre du programme de titres de dette à moyen terme (EMTN), mettent en évidence le rôle du Groupe QNB comme contributeur clé au développement des marchés financiers qataris, en cohérence avec les objectifs de la Vision nationale du Qatar 2030.
Solidité du capital et rendement des actionnaires
Le ratio d’adéquation des fonds propres du Groupe QNB demeure solide à 19,8 %, soit un niveau nettement supérieur aux exigences réglementaires. Cette base de capital robuste a permis au Groupe de poursuivre son programme de rachat d’actions. Depuis le lancement du programme, QNB a racheté 136,3 millions d’actions ordinaires pour un coût total de 2,3 milliards de riyals qataris, reflétant un retour de capital discipliné aux actionnaires.
Vision stratégique du Groupe QNB
La solide performance réalisée par le Groupe QNB au cours du premier semestre 2026 confirme le succès de sa stratégie institutionnelle quinquennale visant à préserver sa position de leader parmi les plus grandes banques de la région Moyen-Orient et Afrique. Cette stratégie vise à capter une part plus importante des flux de commerce et d’investissement transfrontaliers à travers le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Elle vise également à diversifier les sources de revenus et à réaliser une croissance durable sur les marchés les plus dynamiques au monde.
À propos du Groupe QNB
Le Groupe QNB est une institution financière de premier plan dans la région Moyen-Orient et Afrique, opérant à travers une plateforme bancaire internationale diversifiée dans plus de 28 pays et servant des millions de clients à travers le monde. Grâce à sa présence solidement établie au Qatar et dans les pays du Conseil de coopération du Golfe, le Groupe accompagne les entreprises, les institutions et les particuliers à travers un vaste réseau mondial.
Le journal de l’économie
Automobile : Genesis annonce son entrée officielle en Tunisie à travers un partenariat stratégique avec Alpha Hyundai Motor
Genesis Middle East & Africa a annoncé, le vendredi 17 juillet 2026, la signature d’un accord de partenariat stratégique avec Alpha Hyundai Motor, faisant de l’entreprise le distributeur officiel de modèles Genesis en Tunisie et ouvrant la voie au lancement de la marque sur le marché tunisien au cours du troisième trimestre 2026. Cet accord constitue une étape majeure dans la poursuite de l’expansion de Genesis au Moyen-Orient et en Afrique, tout en jetant les bases de l’introduction en Tunisie de la vision unique de Genesis en matière de luxe moderne, d’excellence du design et d’expérience client.
L’arrivée de modèles Genesis en Tunisie représente une étape importante dans la stratégie de croissance régionale de la marque. Inspirée par la philosophie coréenne « Son-nim », qui signifie « invité d’honneur », Genesis associe design, innovation et hospitalité afin d’offrir une approche distinctive du luxe moderne.
À travers Alpha Hyundai Motor, le concessionnaire ouvrira un showroom entièrement dédié à Tunis et proposera une première gamme composée des modèles Electrified G80, Electrified GV70, GV80 et GV80 Coupé. Fidèle à sa philosophie centrée sur le client, ce showroom offrira une expérience de propriété haut de gamme grâce à des conseils personnalisés, des expériences immersives autour de la marque et un service client premium. D’autres modèles électrifiés viendront enrichir la gamme dans le cadre du déploiement progressif sur le marché tunisien.
Agroalimentaire : Lancement d’un portail pour renforcer l’accès à une information stratégique fiable
Le Portail agroalimentaire tunisien, une plateforme institutionnelle de veille conçue pour renforcer l’accès des entreprises à une information stratégique fiable dans la filière agroalimentaire vient d’être lancé, a indiqué l’Agence de coopération allemande en Tunisie GIZ
Développé par la Direction générale des industries alimentaires (DGIA) du ministère de l’Industrie, des mines et de l’énergie, le Centre technique de l’agro-alimentaire et le Pôle de compétitivité de Bizerte, avec l’appui du projet Croissance qualitative pour l’emploi (CQE), ce portail est un outil d’aide à la décision au service des opérateurs du secteur.
Pour accéder aux services de ce portail, il y a lieu de s’inscrire gratuitement à travers ce lien https://iaa.tn/, a précisé la GIZ Tunisie.
Son ambition est de centraliser l’information stratégique, transformer l’information en un avantage compétitif pour les entreprises agroalimentaires tunisiennes, et co-construire un écosystème collaboratif.
Soldes d’été : La saison débutera le 7 août et durera six semaines
Le lancement de la saison des soldes d’été 2026 est prévu pour le vendredi 7 août prochain, pour se poursuivre pendant six semaines.
Le président de la Chambre nationale syndicale du commerce des vêtements et tissus, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Mohsen Ben Sassi, a indiqué à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) qu’aucune réunion préparatoire n’a été tenue pour cette édition des soldes. Il a précisé que la date du 7 août est fixée conformément à la loi n°40 de 1998 réglementant les modalités de vente commerciale. Selon lui, les soldes d’été ou d’hiver constituent une occasion importante pour dynamiser davantage l’activité commerciale dans le pays, avec des réductions dont le taux minimum est fixé à 20%.
Mohsen Ben Sassi a appelé les commerçants à participer massivement aux soldes d’été cette année et à accélérer l’enregistrement de leur participation auprès des services centraux et régionaux du ministère du Commerce et du Développement des exportations. Il les a, également, encouragés à proposer des réductions attractives afin d’intéresser davantage de clients. Par ailleurs, il a invité les consommateurs à profiter largement de cette période, considérée comme un rendez-vous commercial important, offrant un large choix de produits tunisiens et étrangers à des prix accessibles.
EST: fin du stage de Ain Drahem avec deux succès en amical
L'Espérance de Tunis, sous la conduite de Laurentis Reghecampf, a conclu dimanche le stage de préparation de dix jours effectué à Ain Drahem avec une grande partie consacrée à l'aspect physique et à la régénération.
Sur le plan technique, les Sang et Or ont livré deux rencontres de préparation. La première contre l’ES Khemir et remportée sur le score de 2 à 0 avec deux buts inscrits par la nouvelle recrue Raed Chikhaoui. La seconde, livrée dimanche matin face au nouveau locataire de la Ligue 1, le PS Sakiet Eddaier, s'est soldée par 3 à 0, œuvres de Jabri, Danho et Haj Mahmoud. Le retour à Tunis a eu lieu dimanche soir. Après deux jours de repos, l'équipe mettra le cap sur le Maroc, ou probablement dans une ville européenne pour un second stage.
Jamel BELHASSEN
Le village de Kèn lance son festival
Le Festival international de Kèn tiendra sa toute première édition du 1er au 15 août 2026. Organisé par le Village vivant Kèn dédié à la création, ce rendez-vous inédit célébrera les arts, la musique, le patrimoine, l’artisanat et les cultures du monde dans le cadre enchanteur du village Kèn, à Bouficha. La programmation officielle sera dévoilée prochainement.
Le nom de Kèn puise son origine dans l’expression arabe “Ken ya ma ken”, (Il était une fois) qui ouvre les contes traditionnels, annonçant un voyage entre imaginaire, création et transmission.
Créé en 1984, le village Kèn s’est construit autour d’une vision conciliant modernité et tradition, avec l’ambition de redonner toute sa place au geste artisanal dans le monde contemporain. Véritable lieu de création et de partage, il propose chaque année plus de quinze expériences immersives autour des savoir-faire et des métiers d’art.
La cité d’art et de métiers Kèn réunit également plus de 300 objets façonnés à la main et rassemble chaque année plus de 40 artisans et créateurs, faisant de Kèn un espace vivant où patrimoine, innovation et créativité se rencontrent.
Maison de la culture de Djerba Ajim : La première résidence artistique écologique ouvre ses portes
Une résidence artistique écologique, la première du genre au sein des maisons de la culture en Tunisie, est entrée en exploitation à la Maison de la culture de Djerba Ajim.
La Maison de la culture de Djerba Ajim franchit une nouvelle étape dans son développement avec la mise en service de la première résidence artistique écologique intégrée à une maison de la culture en Tunisie. Inaugurée à l'occasion de l'ouverture de la sixième édition du Festival du Murex du théâtre pour enfants et jeunes, cette nouvelle infrastructure accueille déjà ses premières compagnies théâtrales, appelées à investir ce lieu conçu pour la création, la recherche et les échanges artistiques.
Bien plus qu'un espace d'hébergement, cette résidence se veut un véritable outil au service des artistes. Son architecture marie harmonieusement l'identité patrimoniale de l'île de Djerba et une conception contemporaine respectueuse de l'environnement. Inspiré des lignes architecturales traditionnelles de l'île, le bâtiment intègre également des éléments de calligraphie arabe et des matériaux répondant aux normes de construction écologique, illustrant une volonté de conjuguer héritage culturel et développement durable.
Démarche participative
La réalisation de ce projet s'inscrit dans le cadre du programme « Faîl et Faîla (Acteurs et Actrices)- Jeunesse et participation des jeunes aux politiques publiques en Tunisie », mis en œuvre par le Centre international de développement pour la gouvernance locale innovante (CILG-VNG International), en partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, avec le financement de l'Union européenne et le soutien du Royaume des Pays-Bas.
Pour Neila Akrimi, directrice du CILG, cette résidence est née d'une démarche participative fondée sur les consultations menées auprès des jeunes de la municipalité de Djerba Ajim. Ces échanges ont mis en évidence un besoin réel de disposer d'espaces favorisant l'expression artistique et l'initiative culturelle. Le nouveau lieu a ainsi été imaginé comme un espace de création, de formation et de rencontres, mais aussi comme un cadre propice au dialogue interculturel, à la promotion de l'égalité des genres et à la sensibilisation aux enjeux du développement durable.
Sur le plan des équipements, la résidence vient compléter les infrastructures déjà existantes de la Maison de la culture, notamment les salles de spectacles et d'expositions. Selon Aymen Ben Youssef, sous-directeur chargé de la gestion des maisons de la culture à la Direction générale de l'action culturelle, cet ensemble constitue désormais un véritable complexe culturel intégré, capable d'accompagner les artistes tout au long de leur processus de création et de renforcer le rayonnement culturel de la région.
Le délégué régional des Affaires culturelles à Médenine, Tarek Mehdhaoui, a précisé que la résidence dispose, dans une première phase, d'une capacité d'accueil de dix lits, avec des possibilités d'extension à l'avenir. L'infrastructure a également été pensée pour garantir l'accessibilité des personnes à mobilité réduite, grâce à des rampes d'accès et à une chambre spécialement aménagée.
Il a enfin rappelé que le gouvernorat de Médenine bénéficie de deux projets structurants réalisés dans le cadre du programme « Faîl et Faîla » : cette résidence artistique à Djerba Ajim et le théâtre de plein air de Ben Guerdane. Deux réalisations qui traduisent une volonté commune de renforcer les infrastructures culturelles de proximité, d'encourager la participation des jeunes à la vie culturelle et de faire de la culture un véritable levier de développement local.
















