Le festival « Tunis Tout Court » : Des images courtes, une mémoire longue
Par Imen Abderrhamani
Le festival « Tunis Tout Court » revient, du 1er au 4 octobre, pour une 14ème édition placée sous le signe du genre cinématographique. Seize courts-métrages, des rencontres et une réflexion sur la critique marqueront cette édition qui célèbre aussi les 40 ans de l’ATPCC.
Après six années d’interruption, puis une relance en 2025, « Tunis Tout Court » poursuit son chemin avec une nouvelle étape. Pour cette nouvelle édition, le festival investira le Centre des arts Africa, dans les locaux de l’ancienne salle Africa, avec 16 courts-métrages en compétition, des rencontres, des ateliers et une réflexion consacrée au genre cinématographique et à la critique.
Présentée avant-hier, par la réalisatrice et universitaire Ons Kammoun, présidente également de l’Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC), cette 14ème édition conserve la vocation qui accompagne le festival depuis ses débuts : donner une visibilité au format court tout en créant autour des œuvres un espace de dialogue.
Le changement d’adresse ouvre cependant un nouveau chapitre. Récemment ouvert aux spectacles vivants et aux projections, le Centre des arts Africa accueillera pendant quatre jours films, débats et rencontres avec les réalisateurs. Un cadre qui permettra de prolonger la projection par la parole et le regard critique.
Le genre comme fil rouge
Le « genre cinématographique » sera au cœur de cette édition. La question sera notamment abordée lors du séminaire « Le court métrage tunisien à l’épreuve du genre », prévu le samedi 3 octobre, à travers une réflexion sur les codes, les formes et les frontières qui structurent les récits cinématographiques contemporains, a précisé la présidente de l’ATPCC, lors du point de presse.
S’agissant de la compétition qui constitue le cœur battant de cet évènement, elle offre à voir 16 courts-métrages issus de l’appel à films lancé en juillet. Fiction, documentaire, animation et expérimentation composeront une sélection où se côtoient différentes écritures et sensibilités.
Au programme : « Casting » de Slim Sanheji, « Salopette » de Feryel Ben Boubaker, « Rhymes Weavers » de Salah Jday, « Saudade » d’Elyes Jeridi, « Sursis » de Tayaa Walid, « Sauver l’olivier » de Marwen Selmi, « Fadhel Jaziri, Work in Progress » de Faten Jaziri, « Al Wadiaa » de Hedy Krissaane, « Bord à bord » de Sahar El Echi, « Tissue » d’Anis Tounsi, « Je te ferai un film » d’Amani Jaafer, « The Image of Ants » de Mohamed Rachdi, « I’ve Known Rivers » de Saif Fradj et Esraa Elfeky, « On rougit d’abord de son crime, puis on s’y habitue » de Mariam Al Ferjani, « The Box » d’Amine Beldi et « Une journée presque ordinaire » de Slim Belhiba.
Dix distinctions sont prévues pour cette compétition qui tente d’encourager et de soutenir les réalisateurs des courts.
L’autre grand axe de cette édition est consacré à la critique cinématographique, alors que l’ATPCC célèbre cette année ses quarante ans. Le festival reviendra, à travers rencontres et échanges, sur quatre décennies de pratique critique, de revues, de textes et de débats qui ont accompagné l’évolution du cinéma tunisien. Le séminaire « 40 ans de critique cinématographique en Tunisie », annoncée pour le dimanche 4 octobre, sera consacré à cette histoire et à la place de la critique dans la vie cinématographique et culturelle.
La deuxième édition de la compétition d’articles critiques prolongera cette réflexion. Dix textes ont été retenus dans trois catégories : article scientifique, article journalistique et discours de réception en ligne. Ils abordent notamment le cinéma tunisien, ses relations avec les cinématographies algérienne et africaine, ainsi que les questions de représentation, de genre et de pouvoir.
Parmi les œuvres et figures étudiées figurent Nacer Khemir, « Les Silences du Palais » et « Fleur d’Alep », mais aussi des productions plus récentes telles que « Sophia », « Where the Wind Comes From », « Exil » ou « Bord à bord ».
Transmettre, écrire, regarder
La formation occupe également une place importante dans le programme. Deux ateliers accompagneront le festival : l’un consacré à la médiation culturelle, animé par Hedi Khelil, l’autre à l’écriture critique, dirigé par Tahar Chikhaoui.
Le meilleur article produit dans le cadre de cet atelier sera également distingué. Au-delà de la récompense, l’initiative entend offrir aux participants un espace d’apprentissage et d’expérimentation de l’écriture critique.
Cette dimension sera complétée par des échanges avec les réalisateurs des films en compétition. Le public pourra ainsi revenir sur les choix artistiques et les démarches qui ont présidé à la réalisation des œuvres.
L’ouvrage collectif « Le court-métrage tunisien post-2011 : Récits d’une génération en mouvement » sera au cœur d’une rencontre de présentation annoncée pour le 2 octobre. Consacrée à une production apparue dans un contexte de profondes transformations, cette publication revient sur les nouvelles écritures et les récits qui ont émergé depuis 2011.
Sous le signe de la reconnaissance
« La soirée d’ouverture, qui aura lieu le 1er octobre, sera dédiée à quatre cinéastes tunisiens disparus : Ahmed Bennys, Ali Labidi, Taoufik El Behi et Fadhel Jaziri », a souligné Ons Kammoun, passant en revue des contributions de ces quatre figures de proue tunisiennes à la scène culturelle et précisément cinématographique.
Le programme de cette soirée comportera ainsi la projection de « Mohammedia » (1974, 32’) d’Ahmed Bennys, « Histoire de l’histoire » (1982, 10’) d’Ali Labidi, « Train… Train » (2006, 8’) de Taoufik El Behi et « Fadhel Jaziri, Work in Progress » (2025, 12’) de Faten Jaziri.
À travers ces œuvres appartenant à des périodes différentes, le festival fait affleurer plusieurs générations du cinéma tunisien et inscrit sa nouvelle édition dans une continuité faite de mémoires, de transmissions et de regards.
La clôture sera marquée par la projection des courts- métrages de Fitouri Belhiba. Le programme du jour comporte également une master-class avec ce cinéaste tunisien qui s’est retiré de la scène et s’est éclipsé depuis quelques années. Une manière de faire circuler le regard entre héritage et création contemporaine et d’encourager le cinéaste à reprendre son caméra de nouveau.
Africa, un nouvel écrin
Le choix du Centre des arts Africa constitue enfin l’une des nouveautés de cette édition. En investissant les locaux de l’ancienne salle Africa, « Tunis Tout Court » s’installe dans un lieu chargé de mémoire cinématographique, aujourd’hui réinventé autour des arts vivants et de la projection, note le comité d’organsiation sur le dossier de presse.
Avec un budget annoncé d’environ 30 000 dinars, le festival poursuit son activité avec des moyens limités, mais autour d’une programmation qui associe création, transmission et critique.
Du court- métrage aux textes qui l’accompagnent, cette édition cherche ainsi à faire dialoguer plusieurs façons de regarder le cinéma. Car entre l’image projetée et le regard du spectateur, il y a aussi les mots : ceux du réalisateur, du critique et du public, qui prolongent le film au-delà de l’écran.
Imen ABDERRAMANI
** Prix et jurys
- Compétition des films
Grand Prix, prix de la réalisation, prix du meilleur scénario, prix de la meilleure image, prix du meilleur son, prix du meilleur montage, prix du meilleur décor, prix de la meilleure interprétation féminine, prix de la meilleure interprétation masculine et Prix du public.
- Compétition critique
- Prix de l’article scientifique, prix de l’article journalistique et prix du discours de réception en ligne, ainsi que Prix du meilleur article critique écrit durant le festival.
- Jury des films
Tahar Chikhaoui (président) Narjes Torchani et Ikbal Zalila (membres).
- Jury de la critique
Sadok Hammami (président), Faouzia Mezzi et Kamel Ben Ouanès (membres).
Prix Abdelwaheb Ben Ayed de la littérature : Quatre heureux lauréats pour cette 6ème édition
La sixième édition du Prix Abdelwaheb Ben Ayed de la littérature a consacré dimanche quatre écrivains, deux prix ex aequo ayant été attribués en arabe et deux en français.
Réunis à Gammarth pour la cérémonie officielle de remise des prix, les membres du jury, présidé par Samia Kassab Charfi, ont choisi de distinguer quatre œuvres parmi les six titres retenus pour la sélection finale.
Dans la catégorie arabe, le prix a été attribué en ex aequo à Sofien Rjab pour « Koumidia al-janaez » (La Comédie des funérailles) et à Mohamed Issa Almouaddab pour « Al Qilada Arroussia » (Le Collier colovrat), deux ouvrages publiés aux éditions Miskiliani.
Du côté de la littérature francophone, le jury a distingué Soufiane Ben Farhat pour Abba Abba, La pierre de convoitise », paru aux éditions Arcadia, et Zouhair Ben Amor pour « La Maison qui parle », publié chez Contraste Éditions.
Chacun des quatre lauréats reçoit une dotation de 10 000 dinars.
Six œuvres en finale
La sélection finale de cette sixième édition réunissait six romans, trois en langue arabe et trois en langue française. Le choix du jury s’inscrit dans la vocation du Prix Abdelwaheb Ben Ayed : accompagner et mettre en lumière la création littéraire tunisienne dans ses deux principales langues d’écriture.
Organisé chaque année par la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA), le prix entend soutenir la production littéraire tunisienne et contribuer à sa visibilité. Il distingue habituellement des œuvres relevant de plusieurs genres, notamment l’article, le roman, la nouvelle et la littérature destinée à la jeunesse.
Cette nouvelle édition aura ainsi choisi de partager les distinctions, avec quatre prix décernés ex aequo, faisant de la diversité des écritures et des langues l’un des traits marquants de cette édition.
Accusé de viol : Dix ans de prison pour Saad Lamjarred
Le chanteur marocain Saad Lamjarred vient d’être condamné en appel à dix ans de prison pour viol. Il avait écopé de six ans de prison en première instance par la cour d’assises de Paris, mais la cour d’appel a alourdi sa peine à dix ans pour viol aggravé du fait de son état alcoolisé. Selon ses avocats, un pourvoi en cassation va être formé.
La star marocaine a été reconnue coupable d’avoir violé une jeune femme de 20 ans dans une chambre d’hôtel en 2016.
Rappelons que le chanteur a été mis en cause dans plusieurs affaires similaires au Maroc, aux États-Unis et en France. Au Maroc comme aux États-Unis, les procédures ont été classées à la suite d’accords financiers conclus avec les victimes. En France, il avait été condamné à six ans de prison en première instance, une décision dont il avait fait appel.
Le stade Taïeb Mhiri et les compétitions africaines : Tout est presque prêt pour la phase de groupes
A environ deux mois de la phase de groupes des compétitions africaines, Le CSS pourra très probablement accueillir ses adversaires dans son stade fétiche dont les travaux d’aménagement touchent à leur fin. Et c’est dans le cadre de la mise à niveau des infrastructures sportives et de leur mise en conformité avec les normes continentales, que le Secrétaire général chargé de la gestion des affaires de la municipalité de Sfax a effectué, jeudi dernier, une visite d’inspection au stade Taïeb Mhiri.
Cette visite avait pour objectif de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de réaménagement, de rénovation et de maintenance engagés en vue de l’obtention de la certification officielle de la Confédération africaine de football (CAF), permettant au stade d’accueillir des compétitions continentales, notamment les matches de la phase de groupes, dans des conditions conformes aux exigences requises.
Le programme de mise à niveau porte notamment sur la modernisation des vestiaires des joueurs et des arbitres, l’aménagement d’une salle de réunion dédiée aux représentants de la CAF, ainsi que l’agrandissement de la salle de surveillance et de sécurité, avec l’installation de nouveaux équipements de contrôle.
Les travaux concernent également plusieurs équipements et installations techniques. Le nombre de places sur les bancs de touche a ainsi été porté de 16 à 22, conformément aux spécifications de la CAF. Le tunnel d’accès des joueurs a également fait l’objet de travaux de rénovation, tandis que les fauteuils de la tribune d’honneur ont été remplacés.
Une attention particulière a par ailleurs été accordée au volet médiatique. Les tribunes réservées à la presse ont été réaménagées afin de répondre aux normes continentales, tandis qu’une zone mixte destinée aux interviews a été créée, avec une capacité d’accueil d’environ 50 personnes.
À cette occasion, la municipalité de Sfax a réaffirmé sa volonté de mobiliser les moyens nécessaires et d’accélérer la réalisation des travaux afin de permettre au stade Taïeb Mhiri d’être pleinement opérationnel et prêt à accueillir les prochaines échéances africaines dans les meilleures conditions.
Meurtre de la Tunisienne Leïla Ben Salem à Montréal : aucune arrestation, pour le moment !
Les informations parvenant de Montréal à propos du meurtre de la Tunisienne Leïla Ben Salem, qui travaille chez elle (télétravail) pour le compte de l’Agence du revenu du Canada, n’offrent pas encore des éclaircissements sur ce crime. Les Services de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont interrogé au cours des dernières heures un témoin considéré comme important dans l’enquête sur le meurtre. Aucune arrestation ni accusation n’a toutefois été annoncée à ce stade.
Selon les informations disponibles, l’homme a été entendu par les enquêteurs et des analyses de laboratoire sont toujours attendues dans le cadre de l’enquête.
La mort de Leïla Ben Salem a également suscité des réactions au sein de la classe politique canadienne. Jeudi, le premier ministre Canadien Mark Carney a présenté ses condoléances à la famille et aux proches de la victime à la Chambre des communes : « Elle était une membre estimée de l’Agence du revenu du Canada, dédiée à servir les Canadiens, ce qu’elle faisait d’ailleurs au moment de son agression », a déclaré le premier ministre.
Mark Carney a également affirmé que le gouvernement canadien et les députés de la Chambre des communes soutiendraient les forces policières dans leurs démarches afin de faire progresser l’enquête et d’identifier l’auteur du crime.
Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, a lui aussi adressé ses condoléances à la famille et aux proches de la victime.
Fonctionnaire et mère de famille, Leïla Ben Salem a été tuée mardi alors qu’elle participait à une réunion virtuelle avec un collègue de travail. Le drame s’est produit dans son logement situé sur le boulevard René-Lévesque, à proximité de la rue Saint-Christophe, à Montréal. Selon les informations rapportées, le suspect aurait eu accès à l’appartement de la victime et l’aurait mortellement agressée à l’aide d’un objet contondant.
Le SPVM avait indiqué avoir reçu, vers 15 h 25 mardi, un appel demandant une vérification de bien-être. À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont découvert Leïla Ben Salem sans vie. Son décès a été constaté sur place. Une enquête pour mort suspecte a d’abord été ouverte avant que les autorités ne confirment qu’il s’agissait du 19e homicide commis sur le territoire du SPVM en 2026.
Les enquêteurs poursuivent leurs démarches afin de faire la lumière sur les circonstances du meurtre et de retrouver le coupable.
Mouvement national de lecture : Les dessous du complot de 1962 présentés cet après-midi par Mohamed El May aux lecteurs
Par Imen Abderrahmani
Dans le cadre du « Mouvement national de lecture », l’écrivain Mohamed El May présentera, cet après-midi, à Tunis, son dernier ouvrage, « Tentative de coup d’État contre Bourguiba : une conspiration en 1962 ».
L’écrivain et journaliste sera à la rencontre des lecteurs de 16h à 18h, à la salle Startup Village, à l’immeuble Saadi, à El Menzah IV, à Tunis. Consacrée à un épisode sensible de l’histoire politique tunisienne et au travail de recherche mené à partir des archives et de la presse de l’époque, la rencontre sera animée par le poète, nouvelliste et romancier Walid Ahmed Ferchichi, également traducteur, journaliste et fondateur des éditions Arcadia.
Ce rendez-vous s’inscrit dans une série de rencontres organisées dans le cadre du « Mouvement national de lecture », qui propose régulièrement des séances de présentation et d’échange avec des auteurs tunisiens autour d’ouvrages consacrés à la Tunisie, à son histoire, à sa culture et à ses différentes mémoires. Une initiative qui entend rapprocher les livres de leurs lecteurs et faire de la lecture un espace vivant de dialogue, de découverte et de débat.
Retour aux sources
Au cœur de cette nouvelle rencontre, cette « Tentative de coup d’État contre Bourguiba : une conspiration en 1962 », livre paru à l’été 2026, en langue arabe et présenté par l’universitaire Abdeljalil Bouguerra.
Dans cet ouvrage, Mohamed El May revient sur les circonstances de l’affaire de 1962, en choisissant de reprendre le fil des événements à partir des sources disponibles. Il s’est notamment plongé dans la presse tunisienne de l’époque, examinant les récits publiés par « L’Action », organe du parti au pouvoir, ainsi que par journal « Essabah », alors proche du courant yousséfiste.
À cette lecture de la presse s’ajoute un travail dans les archives, à la recherche de documents susceptibles d’éclairer des aspects moins connus de l’affaire. L’auteur entend ainsi dépasser les récits déjà établis pour confronter les versions, replacer les événements dans leur contexte et approfondir leur compréhension historique.
Une place importante est accordée aux déclarations des accusés devant le tribunal militaire. Leurs réponses et leurs témoignages constituent, dans cette enquête, autant de traces permettant de revenir au plus près des faits et d’interroger les différentes dimensions de cette affaire.
Au-delà du seul récit historique, le livre propose ainsi un travail de retour aux sources, où la presse, les archives et les paroles recueillies se répondent pour tenter de restituer une séquence complexe des premières années de la Tunisie indépendante.
La rencontre de cet après-midi permettra ainsi à l’auteur de revenir sur sa démarche, ses sources et les questions soulevées par cette enquête, dans un échange avec les lecteurs placé sous le signe du livre tunisien et de la mémoire nationale.
Imen.A.
Hommage à Claudia Cardinale : La Goulette se souvient de son étoile
Un an après sa disparition, La Goulette rend hommage à Claudia Cardinale, enfant de Tunis devenue icône du cinéma international. Une soirée de projection, face à sa fresque, fera revivre, demain, le souvenir de l’actrice et son lien indéfectible avec la Tunisie.
Organisée à l’initiative de l’Ambassade d’Italie en Tunisie, cette soirée se tiendra dimanche 27 septembre 2026 dans un lieu symbolique, face à la fresque consacrée à l’actrice. Née à Tunis en 1938, Claudia Cardinale a grandi entre la capitale et La Goulette, ville de son enfance, dont les rues et les rivages ont accompagné les premiers chapitres de son histoire.
La soirée débutera à 19h par une projection en plein air de « L’Île du Pardon », réalisé par le cinéaste tunisien Ridha Béhi. Claudia Cardinale y tient l’un de ses derniers rôles au cinéma. Sous les étoiles, le film donnera ainsi une résonance particulière au parcours d’une actrice dont l’histoire personnelle demeure profondément liée à la Tunisie. L’entrée est libre, précise le communiqué de presse.
La rencontre se déroulera en présence de sa petite-fille, Lucilla Cristaldi, invitée à partager avec le public ce moment de mémoire.
Une mémoire entre terre et cinéma
Le choix de La Goulette n’est pas anodin. C’est ici que Claudia Cardinale a vécu une partie de son enfance, avant que sa carrière ne la conduise vers les grands plateaux du cinéma européen et international. De Tunis à Rome, de Paris à Hollywood, son visage allait bientôt traverser les écrans et les générations. Mais derrière l’icône demeurait le souvenir d’une enfance tunisienne.
Révélée au cinéma au début des années 1960, Claudia Cardinale s’est imposée parmi les grandes figures du septième art européen et international. Elle a travaillé avec plusieurs réalisateurs majeurs et marqué de sa présence des œuvres devenues des classiques, construisant une carrière entre cinéma italien, français et productions internationales.
La célébrité n’a pourtant jamais effacé le lien avec son pays natal. La Tunisie, et plus particulièrement La Goulette, est restée une part essentielle de son histoire personnelle, comme ce territoire d’origine auquel la mémoire revient toujours.
Avec cette soirée, La Goulette ne célèbre donc pas seulement une actrice au parcours exceptionnel. Elle retrouve aussi, le temps d’une projection, une enfant du pays devenue étoile du cinéma. Face à sa fresque, sous le ciel de septembre, l’image de Claudia Cardinale continuera de dialoguer avec cette ville qui fut l’un des premiers décors de son histoire.
La Fondation Orange Tunisie : Magic Rentrée 2026 avec 1013 élèves bénéficiaires dans 15 écoles primaires
Fidèle à sa mission de promouvoir l’égalité des chances et de favoriser l’inclusion numérique et sociale, la Fondation Orange Tunisie poursuit et renforce ses actions en faveur d’une éducation numérique accessible, inclusive et solidaire, au service de la réussite des jeunes générations.
Écoles Numériques : un programme qui poursuit son développement
Lancé en 2014 en partenariat avec le Ministère de l’Éducation et le Centre National des Technologies en Éducation (CNTE), le programme Écoles Numériques contribue depuis plus de dix ans à faire évoluer les pratiques pédagogiques et à faciliter l’accès des élèves aux outils numériques.
Il vise notamment à soutenir les apprentissages, prévenir le décrochage scolaire et familiariser les élèves avec les technologies numériques.
À ce jour, 200 écoles primaires réparties sur l’ensemble du territoire tunisien ont bénéficié du programme, permettant à 67 690 élèves d’accéder à des équipements et à des contenus pédagogiques innovants : tablettes, ordinateurs portables, vidéoprojecteurs, contenus éducatifs ludiques et kits robotiques.
Depuis 2018, le programme bénéficie également d’une reconnaissance nationale et internationale à travers l’attribution de 16 Prix « WikiChallenge Écoles d’Afrique ». Ces prix récompensent les élèves des écoles tunisiennes pour leurs productions réalisées sur la plateforme encyclopédique Vikidia.
2026-2027 : de nouvelles actions pour accompagner les élèves
Pour l’année scolaire 2026-2027, la Fondation Orange Tunisie poursuit le développement des Écoles Numériques avec le déploiement de 10 nouvelles écoles, ainsi que la mise en place de 10 clubs RoboKids, destinés à stimuler la créativité des élèves et leur faire découvrir les technologies numériques et la robotique.
En parallèle, Orange Tunisie et sa Fondation poursuivent le déploiement de ForGoodConnections, avec un objectif de sensibilisation dans 260 écoles primaires publiques au cours de cette nouvelle année scolaire.
Lancé en 2024, ForGoodConnections traduit l’engagement de l’opérateur en faveur d’un usage plus sûr et plus responsable du numérique. Le dispositif sensibilise les élèves, les familles et la communauté éducative aux nouveaux défis liés à l’hyperconnexion, à l’exposition des jeunes à des contenus inappropriés et aux risques de cyberharcèlement.
L’initiative contribue ainsi à promouvoir un environnement numérique plus protecteur, dans lequel les jeunes peuvent utiliser les technologies pour apprendre, communiquer et s’exprimer en toute sécurité, dans le respect et l’écoute.
Magic Rentrée : 16 ans d’engagement solidaire
Depuis 16 ans, Magic Rentrée constitue l’un des rendez-vous solidaires de la Fondation Orange Tunisie. Au fil des éditions, 2 813 élèves d’écoles primaires publiques ont bénéficié de cartables et de fournitures scolaires, leur permettant de commencer l’année scolaire dans de meilleures conditions.
En 2026, la Fondation Orange Tunisie a organisé, en partenariat avec l’association Un Enfant, Des Sourires, la 16ᵉ édition de Magic Rentrée.
Cette année encore, les salariés engagés d’Orange Tunisie se sont mobilisés aux côtés de l’association pour préparer cette rentrée solidaire. Ensemble, ils ont commandé, réceptionné, trié, rangé et préparé les cartables personnalisés par classe et par école, ainsi que les fournitures scolaires destinées aux élèves de 15 écoles primaires publiques ; Dar Fatma, Aïn El Mtwia ,Ouled Ayar, Aïn Krima, El Gharagheez, El Dzira, Ettaghzaz, Er-Rouiaï, Ouled Khamissa, El Farouha, Abassa, Maysoua, El Khenka, El Houch El Kalaa, Er-Rahim.
Grâce à cette mobilisation collective, 1 013 élèves ont bénéficié d’un cartable et de fournitures scolaires pour leur rentrée 2026.
Le numérique au service de l’égalité des chances
À travers ces différentes initiatives, la Fondation Orange Tunisie réaffirme sa volonté de faire du numérique un levier d’égalité des chances, d’inclusion et de transformation sociale.
L’accès aux outils numériques, l’accompagnement des enseignants, la sensibilisation des élèves et la mobilisation des salariés bénévoles d’Orange Tunisie constituent autant de leviers d’une même démarche : donner à chaque jeune les moyens de développer ses compétences, de mieux maîtriser les usages du numérique et de se préparer aux défis de demain.
Volley-ball : La Tunisie remporte la CAN et se qualifie pour les JO 2028
Comme attendu, la Tunisie a décroché, ce vendredi, son douzième titre de championne d’Afrique de volley-ball en s’imposant, en finale, face au Cameroun sur le score de trois sets à zéro (25-22, 25-18, 25-19).
Avec ce nouveau sacre continental, les Tunisiens confirment leur domination sur la scène africaine et décrochent leur qualification pour le prochain Championnat du monde, prévu en Pologne en 2027, ainsi que pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
K.Z.
Journée mondiale de la mer : l’OMMP accélère la modernisation et la mise en place de ports intelligents
Le 25 septembre 2026 ne passe pas inaperçu pour ceux qui aiment la mer et s’y inspirent et pour ceux qui côtoient les ports et s’y investissent. C’est la Journée mondiale de la mer (célébrée chaque année le dernier jeudi de septembre) qu’on fête cette année et celle qui viendra sous le thème : « De la politique à la pratique : promouvoir l’excellence maritime ». A cette occasion, l’OMMP (Office de la marine marchande et des ports) met en avant la modernisation des infrastructures portuaires en Tunisie et la transformation numérique. L’objectif consiste à améliorer les services, renforcer la sécurité et soutenir la compétitivité des ports tunisiens.
Ce qui est bon à savoir, c’est que le transport maritime assure près de 90 % des échanges commerciaux mondiaux et que les ports jouent donc un rôle central dans la fluidité des échanges et les chaînes logistiques.
Fidèle au thème choisi pour l’occasion, l’Office veut transformer les orientations stratégiques en actions concrètes et mise notamment sur le développement des infrastructures, l’amélioration des services et le renforcement de la sûreté portuaire.
D’ailleurs, les chiffres disponibles confirment également le poids de cette activité. Au premier semestre 2026, les ports commerciaux tunisiens ont traité près de 14,8 millions de tonnes de marchandises, soit une hausse de 7,28 % sur un an.
La digitalisation au cœur de la nouvelle stratégie
La grande nouveauté pour cette année n’est autre que la transformation numérique qui constitue désormais un autre axe majeur. A ce propos, l’Office a engagé une étude stratégique consacrée à sa transformation digitale et à l’élaboration d’un plan opérationnel de mise en œuvre.
Par ailleurs, l’OMMP développe des solutions liées aux ports intelligents. Son rapport d’activité mentionne notamment le développement d’un système communautaire portuaire, le partage électronique des données et la digitalisation des procédures. Cette orientation s’inscrit aussi dans la dynamique internationale. En mars 2026, l’Organisation maritime internationale (OMI) a approuvé une stratégie mondiale de numérisation maritime qui privilégie notamment l’interopérabilité, la normalisation des systèmes et le partage des données.
La modernisation concerne également les équipements et les infrastructures. En 2026, l’Office a notamment lancé des projets liés à l’aménagement et à l’extension du quai céréalier du port de Radès. Il a aussi engagé des opérations de dragage dans plusieurs ports stratégiques afin d’améliorer leur accessibilité et leur sécurité.
Ainsi, la stratégie vise à rapprocher les ports tunisiens des standards internationaux. Elle associe infrastructures, digitalisation, sécurité et transition environnementale.
Pour l’OMMP, l’enjeu consiste désormais à passer de la stratégie à l’exécution. L’objectif reste clair : améliorer la performance portuaire, fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité de la Tunisie comme plateforme maritime et logistique régionale.
En cette occasion, la PDG de l’OMMP, Mme Khaoula Belakhdar, a mis en exergue la modernisation des infrastructures et leurs performances, évoquant l’augmentation du trafic, la programmation des grands travaux (notamment l’extension et aménagement du quai céréalier au port de Radès), la transition et transformation digitale pour rendre les ports encore plus intelligents, le déploiement d'un système communautaire portuaire unique, ainsi que la transition énergétique pour intégrer les standards internationaux en matière de décarbonations du transport maritime et de protection du milieu marin ainsi que le renforcement de la sûreté sur l'ensemble des plateformes pour consolider la compétitivité de la Tunisie en tant que hub logistique régional.
Festival international de théâtre de Dhofar : Nadia Abid, une distinction parfumée d’oliban
Par Imen Abderrahmani
La comédienne tunisienne Nadia Abid s’est distinguée à la 2ème édition du Festival international de théâtre de Dhofar, à Oman, en remportant le prix de la Meilleure actrice pour son rôle dans le spectacle omanais « L’Arbre à oliban».
Présenté dans le cadre de cette importante manifestation théâtrale arabe, le spectacle se déroule dans un environnement marqué par la sécheresse et raconte une histoire d’amour singulière entre « Ghadir » (dont le nom signifie ‘ruisseau’), un être humain, et Mouchka, une fille des djinns. Contrairement aux siens, Mouchka est attirée par le monde des humains, qu’elle considère comme une source d’inspiration et de vie.
Cet amour interdit bouleverse progressivement les deux personnages. Ghadir s’éloigne de sa famille et de son épouse, tandis que Mouchka doit affronter la colère du roi des djinns et le rejet de son peuple. Condamnée pour avoir transgressé les règles de son monde, elle choisit finalement de se transformer en oliban.
Il est ainsi à rappeler que l’oliban, nom donné à la résine aromatique dont est issu l’encens, occupe une place particulière dans l’histoire et la mémoire culturelle de Dhofar.
Dans le spectacle, son parfum se libère lorsque le couteau entaille son tronc, donnant à la légende une dimension symbolique et poétique. La métamorphose de Mouchka fait ainsi de l’arbre une incarnation de l’amour qui survit au destin et au sacrifice. Produite par la troupe omanaise « Mzoun », l’œuvre est adaptée du roman « Mouchka » de l’écrivain Mohammed Al-Shahri, avec une dramaturgie signée Naïm Nour et une mise en scène de Youssef Al-Balouchi.
Et c’est dans cet univers mêlant récit légendaire, poésie scénique et références au patrimoine omanais que Nadia Abid a livré l’interprétation qui lui a valu le prix de la Meilleure actrice. Cette récompense met en lumière le travail de la comédienne tunisienne dans une production omanaise et contribue à la visibilité des artistes tunisiens dans les rendez-vous théâtraux de la région.
La participation tunisienne à cette deuxième édition du Festival international de théâtre de Dhofar a d’ailleurs été particulièrement remarquée. Outre cette performance théâtrale de Nadia Abid, le public du festival et également le jury ont bel et bien apprécié « Les Fugueuses » de Wafa Taboubi, pièce produite par le Théâtre national tunisien, qui a réussi à décrocher le Grand Prix dans la catégorie « Elite ».
Imen. A.
L’ouvrage arabe collectif « Ici, je resterai »: Hichem Derouich, une voix tunisienne pour la mémoire palestinienne
De Tunis à Abu Dhabi, la parole conteuse se met au service de l’enfance palestinienne. Le Tunisien Hichem Derouich signe « Ya Zareef Al-Toul » dans « Ici, je resterai », un ouvrage collectif arabe où l’imaginaire devient un espace de résistance à la violence.
Le conte pour dire l’enfance, préserver la mémoire et laisser une place à l’imaginaire. C’est dans cet esprit qu’est né « Ici, je resterai », un ouvrage collectif publié par la maison d’édition égyptienne « Sayedat Al-Hikayat » pour l’édition et la création, à l’initiative de l’écrivaine, éditrice et artiste plasticienne égyptienne Neyrouz Al-Tanbouli.
Parmi les contributeurs figure le conteur tunisien Hichem Derouich, qui y propose « Ya Zareef Al-Toul », un récit inspiré du patrimoine populaire palestinien et livré dans une langue proche de la tradition orale tunisienne. À travers cette contribution, le conte devient un trait d’union entre les patrimoines populaires arabes et une manière de faire entendre une parole tournée vers l’enfance.
Une mémoire à hauteur d’enfant
Réunissant écrivains, poètes, illustrateurs et conteurs de plusieurs pays arabes, l’ouvrage place l’enfant au cœur de son projet. Il entend lui offrir un espace de joie, de rêve et d’imagination, loin des discours de violence et de haine, en privilégiant une écriture accessible, proche de l’univers et de la sensibilité enfantins.
À travers ses textes et ses illustrations, « Ici, je resterai » fait du patrimoine immatériel palestinien une matière vivante, portée par les récits, les chansons, les images et la mémoire collective. L’ouvrage contribue ainsi à préserver de l’oubli un héritage oral fait de contes populaires, de récits et de traditions qui façonnent la mémoire palestinienne et dont la transmission demeure aujourd’hui menacée.
Pour Hichem Derouich, cette participation s’inscrit dans un parcours consacré à l’art du conte et à la circulation des récits au-delà des frontières. Le conteur tunisien a notamment pris part à plusieurs rendez-vous arabes et internationaux, dont le Festival international de l’art du conte de Marrakech en 2025, consacré à la rencontre des conteurs et à la transmission de cet art ancestral.
Présenté pour la première fois au Salon international du livre d’Abou Dhabi, « Ici, je resterai » porte ainsi une ambition à la fois littéraire et humaine : faire du livre un territoire où l’enfance peut encore rêver, raconter et se reconnaître.
D’une voix à l’autre, d’un récit à l’autre, le conte poursuit son chemin. Il conserve les traces d’une mémoire, traverse les frontières et, surtout, ouvre un espace où l’imaginaire peut reprendre ses droits.
Imen Abderrahmani
Festival arabe de la radio et de la télévision : Six distinctions pour les médias tunisiens
La Tunisie s’est distinguée à la 26ème édition du Festival arabe de la radio et de la télévision (ASBU), en remportant six prix, dont cinq premiers prix. Dévoilé jeudi soir au Théâtre de l’Opéra de Tunis, le palmarès récompense les meilleures productions parmi quelque 320 œuvres en compétition.
La Télévision tunisienne a décroché deux premiers prix : celui du reportage d’information pour « Indama tozhirou al-ardh al-mouhtariqua » (Quand la terre brûlée fleurit) et celui des programmes de variétés et soirées artistiques pour « Ellila Eid » (Ce soir, c’est l’Aïd). Elle a également obtenu le deuxième prix des programmes culturels pour « Manazil al-fan » (Maisons de l’art).
Dans les compétitions radiophoniques principales, « Radio Monastir » s’est vu attribuer le premier prix des programmes motivationnels pour « Wa min attahaddi moojizat » (Des miracles naissent du défi), tandis que « Radio Jeune » a remporté celui des programmes pour enfants avec « Holm saghir » (Un petit rêve). Dans la compétition radiophonique parallèle consacrée aux programmes pour les femmes, « Diwan FM » a obtenu le premier prix pour « Honna arraidat » (Elles sont les pionnières).
Au-delà de la participation tunisienne, le palmarès a consacré plusieurs productions arabes et internationales. Oman s’est notamment illustré dans plusieurs catégories télévisuelles et radiophoniques, tandis que l’Algérie a remporté les premiers prix des programmes culturels et des séries sociales. L’Égypte, la Palestine, l’Irak, le Soudan et la Syrie figurent également parmi les pays distingués.
Dans les compétitions parallèles, « BBC Arabic » a remporté le premier prix du reportage d’information et « Deutsche Welle » celui des talk-shows. « France 24 » s’est distinguée dans la catégorie des documentaires consacrés à la cause palestinienne.
La compétition des nouveaux médias a réuni dix productions autour du thème « Un voyage à travers le monde arabe pour le jeune public, avec le soutien des technologies de l’intelligence artificielle ». L’Irak y a obtenu le premier prix, tandis que la Palestine a remporté le deuxième.
Selon le site du festival, quelque 87 000 dollars ont été consacrés aux récompenses attribuées aux productions lauréates.
Le palmarès a été dévoilé à l’issue du spectacle musical « Safar Ilayka Wa Ghanni » (Voyage vers toi, et chante), dirigé par le maestro Rassem Demak et arrangé par le compositeur Karim Thlibi. La soirée a réuni des artistes d’Égypte, de Palestine, du Soudan, d’Oman, d’Algérie et du Koweït et s’est achevée par une interprétation collective de « Mawtini », poème d’Ibrahim Touqan mis en musique par Mohamed Fleyfel.
Placée sous le thème « Le pouls de l’image, l’écho du futur », cette 26e édition s’est tenue du 21 au 24 septembre à Tunis et Hammamet, à l’initiative de l’Union des radiodiffusions des États arabes (ASBU), en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles, la Télévision tunisienne et la Radio tunisienne. Les compétitions étaient réparties entre télévision, radio et nouveaux médias.
Le concours international de calligraphie arabe « Nûn » : Salma Ben Ammar et Chaima Tliba, deux lauréates en lumière
Les calligraphes tunisiennes Salma Ben Ammar et Chaima Tliba ont décroché respectivement les première et deuxième places du concours international de calligraphie arabe « Nûn », organisé par la Grande Mosquée de Paris à l’occasion de la célébration de son centenaire. Cette compétition vise à encourager et valoriser l’excellence des arts islamiques, à soutenir les artistes et à contribuer à la transmission des traditions calligraphiques classiques, tout en favorisant le dialogue culturel à travers cet art séculaire.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le directeur du Centre National de la Calligraphie, Yassine Mokrani, a salué la distinction des deux artistes, toutes deux diplômées de la première promotion du Centre en 2024. Salma Ben Ammar a remporté le premier prix dans la catégorie Maghribi, tandis que Chaima Tliba s’est classée deuxième en calligraphie kufique, ex æquo avec le calligraphe irakien Asir Karar.
Le concours, dont le jury était présidé par le calligraphe tunisien Amor Jomni, a réuni plus de 350 œuvres réalisées par des artistes venus de 32 pays. Parmi les pays représentés figuraient notamment la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Palestine, l’Égypte, l’Irak, Oman, la France, la Malaisie et la Chine, avec une participation particulièrement importante de l’Indonésie, de l’Iran, de la Turquie et du Pakistan.
Les œuvres étaient réparties entre six styles majeurs de la calligraphie arabe : le Kufi, également appelé calligraphie kairouanaise, le Thuluth, le Naskh, le Nasta’liq, le Diwani et le Maghribi. Amor Jomni a notamment relevé la présence remarquable de la calligraphie kairouanaise, ainsi que la diversité des nationalités qui l’ont adoptée dans le cadre de cette compétition.
Dévoilés le 19 septembre, les résultats ont consacré 30 lauréats, à raison de trois gagnants dans chacune des six catégories. Le premier prix de chaque style s’élève à 7 000 euros, pour une enveloppe globale de 57 000 euros.
L’appel à candidatures avait été lancé le 6 mai 2026 et clôturé à la fin du même mois. La réception des œuvres s’est poursuivie jusqu’au 30 juillet, avant l’ouverture du processus d’évaluation par le jury.
À noter que le Centre National de la Calligraphie assure une formation gratuite aux arts de la calligraphie et de l’ornementation. Il accueille chaque année des dizaines de nouveaux élèves auxquels il propose un cursus de trois ans consacré à l’apprentissage des différents styles de l’écriture arabe.
Le Quotidien avec TAP
Elim. CAN 2027 - Tunisie- Ouganda (1-1) : Un départ raté
A court de solutions offensives, les Tunisiens n'ont pu faire mieux qu'une parité peu reluisante face à des Ougandais accrocheurs et volontaires.
L'ère Mouine Chaabani a commencé à la tête des Aigles de Carthage. Face à l'Ouganda à Rades, l'objectif étant d'engranger les points de la victoire mais aussi de séduire en ce début de saison. Le onze de départ était composé des éléments suivants: Dahmen, Valery, Talbi, Cherni, Arous, Sassi, Ben Romdhane, Gharbi, Ayari, Tounakti et Elloumi. Une formation qui enregistre le retour de Sassi et Ben Romdhane et la titularisation du jeune Elloumi à la pointe de l'attaque.
Après un court round d'observation, les Tunisiens trouvent le chemin des filets par Arous, bien placé au second poteau à la suite d'un corner de Ayari (1-0) à la (12e). Un but libérateur pour les camarades de Sassi et qui oblige les Ougandais à sortir de leur zone. Sans réellement impressionner, les Tunisiens font preuve de vivacité et de détermination pour trouver de nouveau la faille dans la cage du chevronné Onyango. A la (31e) Gharbi, sur balle arrêtée a failli doubler la marque n'eut été le poteau qui a supplée le gardien. Avant la pause, Mutyaba était tout près d'égaliser. Son tir ayant raté de peu les buts de Dahmen (44e).
Après la pause, Chaabani incorpore Letaief et Kadida pour donner du sang neuf à la première ligne et consolider l'avantage au score. Les essais se suivent mais sans grosses opportunités devant des adversaires qui s'accrochent bien et qui arrivent contre toute attente à égaliser par Kassime Mato d'un tir croisé (1-1) à la (68e). Tout était à refaire pour les Aigles de Carthage. La situation se complique devant des Ougandais revigorés par le but de l'égalisation. La suite a été difficile et les efforts déployés pour reprendre l'avantage vont s'avérer vains faute de solutions offensives.
Voilà un départ raté dans un match qui paraissait à la portée, du moins sur le papier.
Jamel BELHASSEN
















