Yasmine Hamdan au Festival international de Hammamet : La mémoire comme territoire
Huit ans après son dernier concert en Tunisie, Yasmine Hamdan a retrouvé la scène de Hammamet avec un spectacle puissant, porté par la mémoire, l'identité et une émotion à fleur de peau.
Cette rencontre avec les festivaliers faisait écho à son dernier album, I Remember I Forget, où la mémoire, personnelle autant que collective, occupe une place centrale. « Je sens que le thème de la mémoire me poursuit », confie l'artiste. « L'époque est houleuse, effervescente. La mémoire reste un socle au fil de nos déplacements géographiques. Elle m'accompagne partout, y compris ici, à Hammamet. Et qui dit mémoire évoque aussi l'oubli.»
Dès les premières notes, le public, composé de fidèles et de connaisseurs, s'est laissé emporter par un univers musical singulier où se mêlent musique électronique, sonorités expérimentales et textes en arabe. Fidèle à sa démarche artistique, Yasmine Hamdan continue de bousculer les codes et de se réinventer, affirmant plus que jamais son statut d'artiste alternative.
Tout au long du concert, elle a multiplié les témoignages d'affection envers le public tunisien, exprimant sa gratitude pour cet accueil chaleureux. Entre les morceaux de son dernier album et les titres qui ont marqué son parcours, elle a offert un voyage musical à travers « Hal », « Mor », « Vows », « Shadia », « Hon » ou encore « Al Jamilat », avant de conclure dans une atmosphère d'une rare intensité avec « Al Balad » et l'incontournable « Beirut ».
Confidences
Au-delà de la musique, Yasmine Hamdan a rappelé les combats qui nourrissent son œuvre. Elle a évoqué la résistance des femmes palestiniennes, les blessures de son Liban natal et les tragédies qui continuent de marquer la région. Ses chansons racontent l'appartenance, l'exil, le déracinement et la quête d'identité.
« Je suis originaire d'une région profondément secouée par les tragédies, les pertes, les guerres et les traumatismes. J'ai le sentiment de vivre dans deux espaces- temps : le Liban et ma vie en France, ou partout ailleurs où la musique m'emmène », explique-t-elle. Avant d'ajouter : « À travers mes chansons, je crie mes fragilités et mes peines, tout en gardant l'espoir et en chantant la douceur de mon peuple. Cette douceur me rappelle la générosité et l'accueil des Tunisiens. C'est la tendresse d'un peuple qui fait sa richesse. »
Ces retrouvailles avec le public tunisien ont ainsi pris la forme d'un moment de partage empreint de sincérité, de reconnaissance et d'émotion. Depuis ses débuts avec Soap Kills, Yasmine Hamdan n'a cessé d'explorer de nouveaux territoires musicaux sans jamais perdre le lien profond qui l'unit à son public. À Hammamet, elle a une nouvelle fois démontré que sa musique demeure un espace où la mémoire devient création, résistance et promesse d'avenir.
Ligue 1 : Les sanctions contre Toughai et Chawat revues à la baisse
La Commission d'appel de la FTF a décidé, ce mardi, de réduire les premières sanctions prononcées contre Amine Toughai et Firas Chawat pour leur comportement antisportif à la fin du derby de l'avant-dernière journée de ls saison écoulée.
Ainsi, Toughai a vu sa suspension de douze mois réduite à quatre mois alors que Chawat a vu sa suspension de trois matches descendre à un seul match. Ainsi, l'Algérien de l'Espérance pourra rejouer en septembre alors que l'attaquant du Club Africain pourra prendre part à la première journée de la nouvelle saison dans la mesure où il a déjà sauté le dernier match de la saison dernière. On peut affirmer que les deux joueurs fautifs s'en sortent à bon compte.
Jamel BELHASSEN
Demi-finale du Mondial 2026 / Espagne – France (2-1) : La Roja brise le rêve des Bleus
Il n'y aura pas de troisième étoile pour les Bleus. La formidable aventure de l'équipe de France au Mondial-2026 a pris fin brutalement mardi après une cuisante défaite en demi-finale face à l'Espagne (2-0), qualifiée pour la deuxième finale de son histoire, seize ans après son unique sacre de 2010.
Le dénouement est cruel pour les hommes de Didier Deschamps, parvenus dans le dernier carré pour la troisième fois d'affilée mais surclassés par des champions d'Europe bien plus forts collectivement et qui peuvent en outre s'appuyer sur une défense de fer.
Après avoir enchanté la planète football par leur jeu offensif flamboyant, les Bleus sont tombés sur une véritable machine, qui ne leur a laissé aucune chance.
La Roja, qui l'a emporté grâce à un penalty de Mikel Oyarzabal (22e), à la suite d'une faute de Lucas Digne sur le prodige Lamine Yamal, et un but de Pedro Porro (58e), peut désormais rêver d'un deuxième titre, dimanche au MetLife Stadium d'East Rutherford (New Jersey), contre le vainqueur d'Angleterre-Argentine. La France va elle devoir se contenter du match pour la troisième place, samedi à Miami.
Comme lors des deux dernières confrontations entre les deux pays, en demi-finales de l'Euro-2024 (2-1) et de la Ligue des nations 2025 (5-4), survolées par la Roja, la France a paru impuissante et on a eu peine à reconnaître la fantastique équipe du début de la compétition avec ce jeu résolument porté vers l'avant, magnifié par des attaquants à la connexion parfaite.
L'Espagne a comme à son habitude monopolisé le ballon mais les individualités bleues sont totalement passées à côté de cet immense rendez-vous, surtout Ousmane Dembélé, transparent et dont la prestation a été indigne d'un Ballon d'Or, et Michael Olise, incapable de trouver la moindre ouverture.
Fautes techniques, transmissions ratées, le joueur du Bayern Munich n'a pas réussi grand chose, il est vrai guère aidé par Adrien Rabiot qui a symbolisé la faillite du milieu de terrain.
Le comble pour la France c'est que Lamine Yamal, considéré comme la principale menace espagnole et bourreau des Bleus en 2024 et 2025, ne s'est montré à son avantage qu'à de très rares exceptions, à l'image de sa Coupe du monde. Il a certes été à l'origine du penalty mais ne s'est pas souvent mis en valeur.
Qu'importe pour l'astre du Barça. A tout juste 19 ans, il va découvrir pour la première fois une finale de Coupe du monde, deux ans après avoir remporté l'Euro. Un écrin à la mesure de son talent.
Festival international du Malouf de Testour : Une édition anniversaire annulée
À quelques jours de son ouverture, la 60ème édition du Festival international du malouf et de la musique arabe traditionnelle de Testour est annulée. Les organisateurs dénoncent des ingérences dans la programmation et des blocages financiers.
Prévue du 15 au 25 juillet sous le thème « Chante, ô rose », la 60ème édition du Festival international du malouf et de la musique arabe traditionnelle de Testour n’aura finalement pas lieu. Le comité d’organisation a annoncé l’annulation de cette édition anniversaire, invoquant une série de différends avec le ministère des Affaires culturelles ainsi que des difficultés liées au financement.
Dans un communiqué, le directeur du festival, Fakhreddine Guerouachi, affirme que cette décision est le résultat d’« interventions excessives » de la part de l’autorité de tutelle dans les choix artistiques de la manifestation. Selon lui, le ministère serait intervenu aussi bien dans la programmation que dans le choix du thème de cette édition, en écartant certains artistes et en en imposant d’autres.
À ces désaccords s’ajoutent, selon les organisateurs, les incertitudes entourant le financement du festival. Ils indiquent que le montant de la subvention publique n’a toujours pas été communiqué, alors que le dossier de demande de soutien avait été déposé via la plateforme numérique dédiée. L’association assure toutefois que cette demande n’a pas été reconnue par le ministère, documents à l’appui.
Le communiqué évoque également une intervention auprès de l’un des principaux partenaires privés afin qu’il retire son soutien financier au festival, une démarche que les organisateurs disent également pouvoir documenter.
« La coupe est pleine », résume Fakhreddine Guerouachi, estimant que l’accumulation de ces obstacles a rendu impossible la tenue de cette édition.
Le directeur du festival précise qu’aucune décision n’a encore été prise quant à une éventuelle démission du comité d’organisation. Les prochaines démarches dépendront, selon lui, de l’évolution de la situation avec le ministère de tutelle.
Journées Théâtrales de Carthage : Ouverture des candidatures
La direction des Journées théâtrales de Carthage (JTC) a annoncé hier, le lundi l’ouverture des candidatures pour les professionnels du théâtre du monde entier souhaitant participer à la 27ème édition du festival, programmée du 21 au 28 novembre 2026.
La date limite pour le dépôt des dossiers est fixée au 31 juillet prochain. Les inscriptions s’effectuent exclusivement en ligne via la plateforme numérique dédiée du festival, jtcarthage.tn.
Cet appel s’adresse aux structures professionnelles tunisiennes, arabes et africaines pour concourir à la compétition officielle. Leurs productions peuvent également intégrer les sections parallèles, tandis que la catégorie « Théâtre du monde » est ouverte aux compagnies internationales et à la diaspora.
Selon le règlement publié par le comité directeur, seules les productions théâtrales réalisées après le 31 août 2025 sont éligibles. Les troupes sélectionnées s’engagent à présenter deux représentations le même jour dans le même espace scénique.
La charte d’inscription impose aux candidats la fourniture d’un dossier technique complet incluant les plans de scénographie, une attestation de la première représentation, ainsi qu’un enregistrement audiovisuel intégral de l’œuvre. Le document stipule également l’obligation de fournir un sous-titrage en français et en anglais pour l’ensemble des œuvres retenues.
Sur le plan logistique, le festival prend en charge l’hébergement et le transport local des compagnies étrangères dans la limite de 15 participants par délégation. Les frais de transport international et de fret des décors sont à la charge des structures participantes.
Dhafer Youssef au Festival international de Hammamet : « Shiraz », l’éloge de la lumière
Par Imen Abderrahmani
À Hammamet, Dhafer Youssef a fait de « Shiraz » un hymne à l’amour, à la liberté et au dialogue des cultures. Une traversée musicale d’une rare intensité, entre Orient et Occident.
Sous les étoiles de Hammamet, Dhafer Youssef a convié les mélomanes à une odyssée musicale reliant Bagdad, Shiraz, Tunis et l'Inde. Un voyage sans frontières, où le oud devient passeur entre les cultures et la musique, une véritable traversée intérieure.
Dimanche soir, sur la scène du Théâtre de plein air de Hammamet, devant un public nombreux, le musicien tunisien de renommée internationale a dévoilé « Shiraz », sa nouvelle création, dans le cadre de la 60ème édition du Festival international de Hammamet. Sous les pins, les eucalyptus, bercée par le souffle de la Méditerranée, la musique s’est déployée comme une invitation au voyage, abolissant les frontières entre les genres, les cultures et les langues.
Le titre de l’œuvre est à lui seul une déclaration. « Shiraz » porte le prénom de son épouse, la réalisatrice Shiraz Fradi, qui a survécu à la maladie et dont la présence inspire une création profondément personnelle. Mais il convoque aussi l’imaginaire de la ville iranienne éponyme, berceau de poésie, de spiritualité et de raffinement, conférant à l’œuvre une résonance qui dépasse l’intime pour atteindre l’universel.
Entouré d’un quatuor d’exception : Daniel Garcia Diego au piano, Mario Rom à la trompette, Swaeli Mbappé à la basse et Tao Ehrlich à la batterie, Dhafer Youssef a façonné un paysage sonore d’une grande richesse, où chaque instrument semblait respirer avec les autres. Offrant au public des morceaux de ce nouvel album tels que « Rose fragrance » et « Eyeblink and eternity », l’artiste n’a pas hésité à rendre hommage à Zakir Bhai, l’un des plus grands virtuoses du tabla au monde, réputé pour avoir popularisé cet instrument traditionnel hors des frontières de l’Inde.
Dialogues…
Un silence presque sacré enveloppait le Théâtre de plein air de Hammamet. Le public n'écoutait plus Dhafer Youssef avec les seules oreilles, mais avec le cœur. Sa voix, tour à tour cristalline et incantatoire, surgissait par instants au-dessus des instruments comme un souffle venu d'ailleurs. Quelques mots, quelques vocalises suffisaient à suspendre le temps. Plus qu'un récit, ils ouvraient un espace de contemplation et de méditation, où se mêlaient le frémissement des feuillages, le murmure de la mer et la respiration de la nuit. Dans cette communion silencieuse entre l’artiste, la nature et le public, chaque note semblait trouver naturellement sa place.
Le dialogue entre les musiciens illustre cette philosophie. Le oud converse avec le piano, la trompette répond à la guitare, la basse épouse les pulsations de la batterie. Rien ne s'impose, tout s'écoute. Chaque échange devient la métaphore d'un monde où les différences ne s'affrontent pas mais s'enrichissent mutuellement.
Dans un monde fragmenté par les conflits et les divisions, « Shiraz » vient célébrer la résilience, la beauté et l’amour comme autant de forces capables de résister au vacarme du monde.
Durant une heure et demie, Dhafer Youssef et ses musiciens virtuoses ont transporté le public bien loin des pesanteurs du quotidien. Dans son univers, les blessures ne sont jamais une fin. Elles deviennent une lumière, une force de résistance, une invitation à croire encore en la beauté, en l'amour et en l’humain.
Imen.A.
ESS : Christian Braconi, nouvel entraîneur
A la recherche d'un nouvel entraîneur pour l'équipe seniors, l'Etoile du Sahel a fini par s'attacher les services du Français Christian Braconi, ancien directeur technique des jeunes à l'Espérance de Tunis et qui a assuré un intérim réussi à la tête des seniors des Sang et Or avec cinq victoires et un nul en six matches , la saison dernière, sans oublier la victoire en finale de la coupe de Tunisie face à L'ES Zarzis. Les Étoilés, qui ont rajeuni leur effectif, comptent beaucoup sur ce formateur pour assurer une bonne relève.
J.B
EST: Reprise des entraînements sous la direction de Reghecampf
A l'Espérance, les balles ont roulé de nouveau, ce dimanche, sous la direction du Roumain Laurentis Reghecampf qui retrouve le Parc B après un an et demi.
A leur arrivée, les joueurs ont été accueillis par le vice-président et responsable de l'équipe seniors, Chokri El Ouaer, et par le nouvel entraîneur. Les retrouvailles ont été chaleureuses et toutes les parties étaient décidées à réussir la préparation de la nouvelle saison.
En attendant Haj Mahmoud et Chikhaoui
Chapitre effectif, tous les joueurs convoqués étaient bien là. Quant aux nouvelles recrues, on a noté la présence des Essid, Sahraoui et Becha en attendant Haj Mahmoud dont l'arrivée était annoncée pour aujourd'hui, au plus tard et Raed Chikhaoui. Ce dernier, dont le passage était presqu'acquis a connu un contretemps avec l'entrée en ligne d'un nouvel agent de joueur qui a proposé une nouvelle offre (fictive, dit-on) et une surenchère inattendue qui passe le montant de la transaction du simple au double, ou presque.. Accompagné de son président, Chikhaoui, a dû quitter le Parc B, samedi, sans signer de contrat. Renseignement pris, le recrutement de ce joueur par l'EST est encore d'actualité et tout devrait être réglé ces jours-ci. Côté étrangers, certaines pistes sont encore à l'étude, et on parle déjà de deux ou trois recrues de valeur au milieu et en attaque.
Stage de préparation à Ain Drahem
Après quatre jours d'entraînement et de tests physiques au Parc B, les Sang et Or mettront le cap sur la station de Ain Drahem pour un stage de préparation de dix jours destinés à la régénération et au travail physique. Les éventuelles arrivées de nouvelles recrues rejoindront le groupe sur place. Ainsi, les Sang et Or, toutes parties confondues, comptent ouvrir une nouvelle page au niveau de l'organisation et des choix techniques dans le grand livre de leur longue histoire.
Jamel BELHASSEN
Nomination de M. Adil CHBANI au poste de Directeur Général d'Attijari Assurance
Attijari Assurance Tunisie, filiale du Groupe Wafa Assurance, annonce la nomination de M. Adil Chbani au poste de Directeur Général dont la prise de fonction est effective depuis le 1er juin 2026.
Adil Chbani succède à M. Mohammed Amal Kaghat, dont l’action à la tête de la compagnie a contribué à consolider sa position sur le marché tunisien. Sa nomination s’inscrit dans une dynamique de continuité et de renforcement du leadership de la filiale.
Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans la finance, l’assurance et le développement commercial, M. Adil Chbani a occupé des fonctions de direction générale au sein de grands groupes bancaires et d’assurance de référence. Spécialiste reconnu de la bancassurance, il dispose également d’une solide expertise en asset management, en leasing et en gestion de patrimoine. Tout au long de son parcours, il a piloté des projets de restructuration, de lancement d’activités et de conquête de parts de marché, en s’appuyant sur un leadership stratégique et une réelle capacité à fédérer les équipes autour d’une vision claire.
Formé aux États-Unis, titulaire d’un diplôme d’Ingénieur et d’un MBA, il a développé une approche du leadership alliant rigueur analytique, vision stratégique et capacité d’exécution.
Dans ses nouvelles fonctions, M. Adil Chbani aura pour mission de poursuivre la dynamique de développement de la compagnie, de renforcer son positionnement sur le marché et d’accompagner ses ambitions de croissance et d’innovation, en cohérence avec la stratégie du groupe.
*À propos d’Attijari Assurance Tunisie
Fondée en 2012 sous l’impulsion du Groupe Wafa Assurance et d’Attijaribank Tunisie, Attijari Assurance Tunisie s’affirme comme une référence incontournable du marché de l’assurance vie tunisien, avec 13 % de part de marché, 168,5 millions de dinars de chiffre d’affaires, près d’un milliard de dinars d’encours gérés et plus de 530 000 contrats en 2025.
*À propos de Wafa Assurance
Fondée en 1972, Wafa Assurance est le premier assureur en Afrique, hors Afrique du Sud. Filiale d’Al Mada et d’Attijariwafa Bank - premier groupe bancaire et financier du Maghreb et d’Afrique -, le Groupe couvre sept pays africains, en assurance vie comme non-vie, et a réalisé 4,8 milliards de dinars de primes émises brutes consolidées en 2025. Acteur engagé de l’inclusion et de l’innovation assurantielle, il porte une vocation panafricaine inscrite au cœur de son projet d’entreprise.
Festival international de Hammamet : « Les Fugueuses », une ouverture puissante sous le signe des oubliés
Pour ouvrir sa 60ème édition, le Festival international de Hammamet a fait le pari du théâtre tunisien avec Les Fugueuses de Wafa Taboubi. Une création à la fois sensible et politique qui interroge les marges de la société et donne le ton d'une édition placée sous le signe de la mémoire et de la création.
Le Festival international de Hammamet a choisi de célébrer son 60e anniversaire en ouvrant sa programmation avec Les Fugueuses, la nouvelle création de la metteuse en scène Wafa Taboubi, coproduite par Fabula Production et le Théâtre National Tunisien. Présentée samedi soir sur la scène du Théâtre de plein air, la pièce a trouvé dans le cadre exceptionnel du Centre culturel international de Hammamet un écrin idéal, où le bruit des vagues et la brise marine sont venus prolonger la poésie du spectacle.
Saluée par plusieurs critiques comme une œuvre majeure du théâtre arabe contemporain, « Les Fugueuses » poursuit le travail de Wafa Taboubi sur les fractures de la société tunisienne. À travers une galerie de personnages marginalisés, la metteuse en scène donne corps à celles et ceux que l'on entend rarement. « Nous sommes la voix de ceux qui n'en ont pas », résume l'équipe artistique, revendiquant un théâtre qui restitue à ces êtres invisibles leur dignité, leurs rêves, leurs blessures et leur humanité.
Toute l'action se déroule dans une gare, espace de transit devenu métaphore de l'attente et de l'incertitude. Les personnages s'y croisent sans véritable destination, prisonniers d'un temps suspendu où se mêlent espoir, désillusion et quête de soi. Entre éclats de rire, silences et instants de profonde vulnérabilité, la pièce construit une émotion sincère, sans jamais céder au pathos.
La mise en scène traduit cette errance existentielle par une chorégraphie des corps où les déplacements rapides succèdent aux mouvements circulaires et répétitifs. Les personnages semblent condamnés à tourner en rond, dans une mécanique évoquant le mythe de Sisyphe. Dominant le plateau, un imposant mur noir enferme les protagonistes dans un univers où l'horizon paraît constamment inaccessible.
« Je ne fais pas un théâtre du désespoir », affirme pourtant Wafa Taboubi. « Mon théâtre parle des préoccupations des gens, particulièrement des oubliés et des marginalisés, afin de créer un dialogue avec le public. C'est dans cette rencontre que peut naître l'espoir. »
Même émotion du côté de la comédienne Lobna Noomene, qui a salué l'accueil du public hammamétois. « Jouer sur cette scène est un immense honneur. Le public était proche de nous, partageait nos émotions et faisait véritablement partie du spectacle », confie-t-elle, estimant que cette représentation prouve que « le théâtre engagé est toujours capable de rassembler, de questionner la société et de défendre les valeurs humaines face à la violence, à l'individualisme et à l'indifférence ».
La scénographie, volontairement dépouillée, accompagne cette réflexion sans jamais l'alourdir. Quelques éléments de décor, des jeux d'ombres et une lumière tamisée suffisent à installer une atmosphère de suspension où l'attente devient presque palpable.
Le titre même de la pièce constitue l'un des partis pris les plus remarquables de Wafa Taboubi. En choisissant le féminin pluriel "Les Fugueuses" – alors que l'intrigue réunit également un personnage masculin, la metteuse en scène détourne les conventions linguistiques pour ouvrir une réflexion sur les différentes formes de fuite. Une distinction qui renvoie, dans la langue arabe, à deux notions : le harab, fuite instinctive née de la peur et de l'oppression, sans destination précise, et le firar, départ volontaire vers un refuge ou une forme de salut. Cette dialectique irrigue toute la pièce et nourrit sa réflexion sur l'exil intérieur, l'errance et la possibilité d'un avenir.
Par la force de son écriture scénique, la qualité de son interprétation et la pertinence de son propos, Les Fugueuses a offert un lancement particulièrement réussi à cette 60e édition du Festival international de Hammamet.
Placée sous le thème « Endless Memories », cette édition anniversaire se poursuit jusqu'au 13 août avec 32 rendez-vous consacrés à la musique, au théâtre, à la danse contemporaine et aux arts de la scène, célébrant soixante ans d'histoire pour l'un des plus prestigieux festivals culturels de Tunisie.
Le Quotidien avec TAP
Théâtre de l’Opéra de Tunis : « Carmen » en tournée estivale
Après avoir conquis les scènes tunisiennes et internationales, le Ballet de l’Opéra de Tunis part à la rencontre du public avec une tournée estivale de son spectacle « Carmen », une création chorégraphique d’Abou Lagraa.
Produite en 2024 par le Théâtre de l’Opéra de Tunis, en partenariat avec la Compagnie La Barraka, cette œuvre s’inscrit dans une volonté de rendre la danse accessible au plus grand nombre en allant à la rencontre des spectateurs dans plusieurs festivals à travers le pays.
Fidèle à la tradition des festivals d’été, période de célébration, de découvertes et de partage, cette tournée se veut avant tout une fête de la danse. Nul besoin de se déplacer vers les grandes salles de spectacle : c’est le ballet qui vient à la rencontre du public, offrant à chacun l’occasion de découvrir une création chorégraphique portée par les danseurs du Ballet de l’Opéra de Tunis.
Portée par l’expérience acquise au fil de ses précédentes tournées et par les succès rencontrés sur les scènes internationales, la compagnie aborde cette nouvelle aventure avec enthousiasme. Bien plus qu'une succession de représentations, cette tournée est conçue comme une série de rencontres humaines, où chaque étape devient un moment privilégié de partage avec le public.
Au fil de son parcours, le ballet fera escale dans plusieurs festivals estivaux : le 31 juillet au Festival de Sfax, le 1er août au Festival d’Oued Ellil (La Manouba), le 2 août au Festival de Béja, le 4 août au Festival de Monastir, avant de clôturer cette tournée le 9 août au Festival de Médenine.
À travers ce circuit, les danseurs ne parcourront pas seulement les routes de la Tunisie. Chaque représentation sera l’occasion de tisser un lien particulier avec les spectateurs, dans une géographie intime faite d'émotions, de découvertes et d'échanges. Animés par la volonté de partager le meilleur de leur art, ils abordent cette tournée avec fierté et émotion, convaincus que la danse est un langage universel capable de rassembler tous les publics.
Avec « Carmen », le Ballet de l’Opéra de Tunis confirme ainsi son engagement en faveur de la diffusion de la création chorégraphique sur l’ensemble du territoire, faisant de la danse un art vivant, accessible et profondément ancré dans la vie culturelle des régions.
Héritage tressé depuis l'Antiquité : Le couffin, l’avenir se tresse avec les savoir-faire d'hier
Par Imen Abderrahmani
Il figurait déjà dans les mosaïques de l'Afrique romaine. Deux mille ans plus tard, le couffin continue d’accompagner le quotidien des Tunisiens. Entre héritage millénaire et accessoire tendance, il rappelle que les solutions de demain se trouvent parfois dans les savoir-faire d'hier.
Chaque été, il revient comme une évidence. Posé sur le sable, accroché au bras des promeneuses, rempli de serviettes, de fruits ou de livres, le couffin accompagne les Tunisiens dans leurs escapades en bord de mer comme il accompagnait autrefois leurs ancêtres dans les marchés, les champs et les ports. À la faveur des tendances qui célèbrent le naturel, l’artisanat et l’authenticité, cet objet ancestral retrouve une jeunesse inattendue. Mais derrière son allure bohème se cache une histoire vieille de plusieurs millénaires.
Bien avant d’être un accessoire de mode, le couffin était un compagnon indispensable de la vie quotidienne. Son ancêtre, le panier tressé en fibres végétales, apparaît déjà dans les mosaïques de l’Afrique romaine, où il accompagne les scènes de récolte, de pêche, de cueillette ou de vendanges. Les artistes de l’époque ont immortalisé ces gestes ordinaires, révélant combien ces objets faisaient partie du quotidien d'une société profondément liée à la terre et à ses richesses.
Au Musée archéologique de Sousse, la célèbre mosaïque du panier de poissons, datant du IIᵉ siècle, témoigne de l’utilisation de récipients tressés pour transporter les produits de la mer. Au Musée national du Bardo, les mosaïques des Xenia, ces natures mortes célébrant l’abondance, montrent des serviteurs portant des paniers débordant de fruits, de fleurs ou de poissons. Même les bordures géométriques de certains pavements reproduisent l’entrelacement minutieux des fibres végétales, comme si les mosaïstes avaient voulu rendre hommage à l'art de la vannerie.
À travers les siècles, les matériaux ont peu changé. La halfa, les feuilles de palmier ou le jonc continuent d’être travaillés avec patience par les artisans. Chaque couffin porte la trace d’un geste transmis de génération en génération, d’un savoir-faire qui résiste au temps et à l’industrialisation. Aujourd'hui encore, les artisans le réinventent avec des broderies colorées, des pompons ou des anses en cuir, faisant de lui un accessoire aussi élégant que pratique. Dans les vitrines des boutiques comme sur les marchés artisanaux, il est devenu l’emblème d’un été méditerranéen à la touche tunisienne où tradition et modernité se répondent.
Au-delà de l’esthétique, l’écologique
Cette renaissance n’est pas seulement esthétique. Elle intervient à un moment où la Tunisie cherche des alternatives crédibles à la pollution plastique. Le pays consomme chaque année près de 4,2 milliards de sacs en plastique, soit environ 400 sacs par habitant. Ces déchets envahissent les paysages, les plages et les fonds marins, menacent la biodiversité, dégradent les sols et représentent un coût économique estimé à près de 58 millions de dinars par an.
Si les sacs réutilisables (couffins) constituent l’une des meilleures réponses à cette pollution, leur adoption reste freinée par les habitudes de consommation et par le manque d’alternatives accessibles à tous. Le couffin, lui, possède déjà toutes les qualités recherchées : solide, réutilisable, biodégradable et fabriqué à partir de matières premières locales. En l’adoptant, le consommateur soutient également des filières artisanales qui font partie intégrante du patrimoine tunisien.
Dans un monde en quête de solutions durables, le couffin raconte une histoire singulière. Celle d'un objet qui n’a jamais vraiment disparu, mais qui retrouve aujourd'hui tout son sens. D’hier à aujourd'hui, des mosaïques romaines aux plages de Hammamet, de Sousse, de Djerba ou de La Marsa, il traverse les époques sans perdre son utilité. Plus qu’un simple panier, il incarne une mémoire vivante, un art de vivre et peut-être, à l’heure des défis environnementaux, une réponse venue du passé pour construire un avenir plus responsable.
Imen.A.
Haytham Hassan revient sur son parcours avec les Pharaons : « Voici pourquoi j’ai préféré l’Egypte à la Tunisie et à la France…
Révélation de l’Égypte lors du Mondial 2026, Haytham Hassan est revenu, dans une interview publiée par le site Ahraminfo, sur son intégration retardée par un problème administratif, le but controversé refusé contre l’Argentine, son choix de représenter les Pharaons plutôt que la France ou la Tunisie, ainsi que son avenir en club.
L’Égypte était à quelques minutes de créer l’une des plus grandes surprises du tournoi, menant 2-0 face aux champions du monde en titre, avant de finalement s’incliner 3-2 après une spectaculaire remontée de l’Albiceleste. Hassan a été l’un des grands artisans de cette prestation. Il a délivré la passe décisive sur le deuxième but égyptien et a surtout signé une exceptionnelle percée individuelle qui a conduit à un troisième but inscrit par Mostafa Ziko, finalement refusé par l’arbitre dans une décision qui continue d’alimenter les débats : «Marwan m’a transmis le ballon, je suis parti vers l’avant sans réfléchir et j’ai éliminé mon adversaire. Un défenseur a ensuite essayé de me prendre le ballon, mais j’ai réussi à changer de direction en pleine course avant de transmettre à Mohamed Salah. Il a délivré une passe magnifique à Mostafa Ziko, qui a marqué un but exceptionnel. À chaque fois que je revois cette action, je me dis que c’est l’un des plus beaux buts de cette Coupe du monde. Je ne comprends toujours pas pourquoi il a été annulé. Nous n’avions commis aucune faute. »
« C’était un moment extraordinaire. Nous pensions mener avec deux buts d’avance, mais après l’annulation du but, nous avons ressenti une immense injustice. Je pense que si cette action avait été en faveur de l’Argentine, le but aurait été accordé. On peut battre une grande équipe, mais on ne peut pas lutter contre l’arbitre et d’autres facteurs extérieurs. Quitter la Coupe du monde dans ces circonstances est très douloureux. »
Malgré la déception, Hassan estime que le parcours des Pharaons a changé le regard porté sur cette génération : « Bien sûr, nous étions très tristes après le match, parce que nous rêvions de nous qualifier et nous parlions déjà du quart de finale. Mener 2-0 puis perdre laisse énormément de regrets. Mais même si nous n’avons pas battu l’Argentine, nous avons gagné le respect de tous les Égyptiens. Voir les supporters célébrer notre parcours dans les fan-zones et dans toutes les villes du pays a été un sentiment exceptionnel. L’Égypte est un grand pays qui mérite de figurer parmi les meilleures nations du monde. »
Un problème administratif avant ses débuts
Haytham Hassan a également révélé que sa participation à la Coupe du monde avait failli être compromise par un problème administratif survenu juste avant le début de la compétition. « Il y a eu un problème concernant mes documents, alors que ma situation était parfaitement conforme sur le plan juridique. Heureusement, tout a été réglé en moins de vingt-quatre heures. »
Privé des rencontres de la phase de groupes contre la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Iran, Hassan a finalement effectué ses débuts avec les Pharaons en seizièmes de finale contre l’Australie : « Le moment où je me suis échauffé pour entrer en jeu restera gravé dans ma mémoire. Je repensais à tout ce que j’avais traversé depuis mon enfance pour arriver jusqu’à cette Coupe du monde. Aujourd’hui, je suis fier d’avoir porté le maillot de l’Égypte et d’être devenu un élément important de cette équipe. »
Pourquoi il a choisi l’Égypte
Né en France d’un père égyptien originaire d’Assouan et d’une mère tunisienne, Haytham Hassan a représenté les sélections de jeunes françaises avant d’opter pour les Pharaons en mars 2026. Il a expliqué que son choix s’était imposé naturellement.
« J’ai choisi de représenter l’Égypte parce que c’est l’Égypte. C’est la plus grande sélection africaine. Bien sûr, cela aurait également été un honneur de représenter la Tunisie ou la France, mais avec la qualité des joueurs égyptiens et l’histoire de cette sélection, il était impossible de refuser le maillot des Pharaons. Tout le monde connaît la valeur de l’équipe d’Égypte. Mon père adore le football et aime profondément l’Égypte. »
Le joueur a également tenu à préciser que cette décision avait été prise sans aucune pression familiale. « Mon père était très heureux de me voir choisir l’Égypte, mais il ne m’a jamais influencé. Ma mère ne m’a jamais demandé non plus de représenter la Tunisie. Il n’y a jamais eu le moindre conflit au sein de la famille concernant cette décision. »
Mohamed Salah, un capitaine et un modèle
Haytham Hassan n’a pas caché son admiration pour le capitaine des Pharaons. « Avant d’être un immense joueur, Mohamed Salah est un grand capitaine et une personne exceptionnelle. Il se soucie de tous les joueurs de la sélection. Depuis le début de sa carrière, il a assumé de grandes responsabilités et possède toutes les qualités d’un véritable leader. Pour nous, il est l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football égyptien. »
Il a également raconté le soutien reçu de la star de Liverpool dès son arrivée. « Lorsque je réglais encore mes formalités administratives, Salah est venu me parler dans le bus de l’équipe. Il m’a accueilli chaleureusement, m’a encouragé et a renforcé ma confiance. Il pense toujours à tout le monde et cherche à aider chacun de ses coéquipiers. »
L’ailier a expliqué qu’il ne cherchait pas à imiter Salah, mais à s’inspirer de son parcours. « Je ne pourrai jamais être Mohamed Salah, car il n’y en a qu’un. Je veux simplement être Haytham Hassan. En revanche, j’essaie d’apprendre de lui chaque jour. Son travail, sa régularité, son état d’esprit et son esprit de sacrifice sont une source d’inspiration pour tous les jeunes joueurs. Il nous prouve que le travail acharné permet d’aller très loin. »
Très attaché à ses racines égyptiennes
Le joueur du Real Oviedo a réaffirmé son attachement profond à l’Égypte, où il passe régulièrement ses vacances avec sa famille. « Je viens en Égypte chaque été pour passer mes vacances avec ma famille. J’adore la cuisine égyptienne, surtout le foul et la molokheya. Chaque fois que je viens, ma famille me prépare des plats égyptiens. » Il a également confié que son père était un fervent supporter de Zamalek. « Mon père est supporter de Zamalek et il m’a transmis son amour du football et de l’Égypte. »
Un avenir encore en suspens
Interrogé sur son avenir, Hassan a confirmé avoir suscité l’intérêt de plusieurs clubs à la suite de ses performances lors de la Coupe du monde. « J’ai reçu plusieurs offres ces derniers mois, mais je ne veux pas prendre de décision dans la précipitation. Avec mon agent, nous avons estimé que le meilleur choix était d’attendre la fin de la Coupe du monde avant d’aborder ce sujet. » Le joueur souhaite désormais prendre un peu de recul avant de trancher : « Je veux d’abord profiter d’une période de repos et passer du temps avec ma famille, que je n’ai pas vue depuis longtemps. Ensuite, je prendrai une décision concernant mon avenir. »
Selon plusieurs médias, les performances de Haytham Hassan en Amérique du Nord ont suscité une vive concurrence sur le marché des transferts. Le Celtic aurait vu une première offre de quatre millions d’euros rejetée par le Real Oviedo, tandis que Marseille, Liverpool ainsi que plusieurs clubs anglais, turcs et saoudiens suivraient également le dossier en vue d’activer sa clause libératoire, fixée à 12 millions d’euros après la relégation du club espagnol.
Vainqueure à l’usure de la Suisse (3-1) : l'Argentine défiera l'Angleterre en demies
L'Argentine s'est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde en battant la Suisse (3 à 1) après prolongation, samedi à Kansas City, et affrontera l'Angleterre mercredi pour une place en finale.
L'Albiceleste s'est imposée pendant les prolongations grâce à Julian Alvarez, auteur d'une frappe sublime (112e) et Lautaro Martinez (120+1). Elle avait ouvert le score par Alexis Mac Allister, de la tête après un corner de Lionel Messi (10e). Dan Ndoye avait égalisé pour la Nati (67e), réduite à dix après un deuxième carton jaune récolté par Breel Embolo pour simulation. Ainsi, les Suisses ont joué en infériorité numérique pendant plus d’une heure.
Les Argentins, tenants du titre, viseront une septième finale de Coupe du monde, eux qui en ont déjà gagné trois. Mais à Atlanta, ils devront d'abord écarter de leur route les Anglais, victorieux face à la Norvège (2-1 a.p.) lors d'un grand classique de l'épreuve suprême qui a souvent offert de grands matches.
Angleterre – Norvège (2-1 A.P.): Bellingham ouvre aux Three Lions la route des demies
Mise en difficulté une grande partie du match mais portée par son héros Jude Bellingham, l'Angleterre a fait parler son expérience des grands rendez-vous pour punir la Norvège d'Erling Haaland (2-1, après prolongations) et filer en demi-finale de la Coupe du monde.
Pas sous son meilleur jour samedi, le roi Harry Kane a été parfaitement suppléé par le prince Jude, auteur d'un doublé sur ses deux seules frappes cadrées.
Dans une forme étincelante, le milieu du Real Madrid a porté son compteur de buts dans ce Mondial à six, soit la moitié de son total en 54 sélections sous le maillot des Three Lions. Un doublé des plus importants sur le chemin d'un sacre de l'Angleterre, qui attend un titre majeur depuis 1966.
C’est la Norvège qui a ouvert la marque par Schjelderup (36’), avant de voir Bellingham surgir à deux reprises (45’ et 93’).
















