Journées européennes du patrimoine : Dar El Kamila à la Marsa, exceptionnellement ouverte
À l’occasion de la 43ème édition des Journées européennes du patrimoine, le palais Dar El Kamila, résidence de l’ambassadrice de France en Tunisie, ouvrira exceptionnellement ses portes au public les vendredi 18 et samedi 19 septembre 2026.
Située au cœur de La Marsa, cette demeure historique du XVIIIᵉ siècle accueillera les visiteurs pour des visites guidées d’une heure consacrées à son histoire, à ses trois hectares de jardins ainsi qu’aux travaux de restauration actuellement en cours.
Ces journées du patrimoine vous permettront également d’admirer une exposition photo autour du projet de restauration, dans l'esprit des thèmes 2026 des Journées du patrimoine, à savoir "Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer et "Patrimoine de la photographie". L’accès est gratuit, mais l’inscription préalable est obligatoire à travers ce lien: https://www.lyyti.in/Journees_europeennes_du_patrimoine....
Six créneaux sont prévus, à 14h30 et 16h00 le vendredi, puis à 10h00, 11h30, 14h30 et 16h00 le samedi.
Les visiteurs devront se présenter dix minutes avant leur créneau et se munir d’une pièce d’identité. Construite à la fin du XVIIIᵉ siècle sous le nom de Borj El Monastiri, la demeure a notamment été habitée par Hussein Bey II et Mohammed Bey avant de devenir, à partir de 1856, une résidence diplomatique française.
Mohamed Garfi, une vie entre musique, recherche et création
Le musicologue, compositeur et chef d’orchestre tunisien Mohamed Garfi s’est éteint dimanche 13 septembre, à l’âge de 77 ans, laissant derrière lui une œuvre qui aura accompagné plusieurs décennies de la vie musicale tunisienne.
Né à Tunis le 17 novembre 1948, il avait très tôt placé la musique au cœur de son parcours. Formé au Conservatoire national de musique de Tunis, puis à la Schola Cantorum de Paris, il poursuit ses études à l’université Paris-Sorbonne où il obtient un DEA et un doctorat en musicologie. Une double formation qui dit beaucoup de sa démarche : faire dialoguer la pratique musicale, la recherche et la transmission.
En 1969, il rejoint l’Orchestre symphonique tunisien dès sa création en tant qu’altiste. Mais sa trajectoire ne tarde pas à prendre une autre dimension. Fondateur de l’Orchestre 71, puis de l’Orchestre arabe de la ville de Tunis, qu’il dirige durant les années 1980, il participe à une période d’effervescence de la scène musicale tunisienne.
Avec cet orchestre, il explore notamment le théâtre chanté, forme alors nouvelle dans le paysage tunisien. Des créations, des voix nouvelles, des expériences scéniques : Mohamed El Garfi conçoit l’orchestre comme un espace de rencontre et d’invention. Après cette aventure, il fonde l’ensemble Zakharef Arabiyya et poursuit son travail de création.
Son univers puise dans la poésie et les grandes voix de la littérature arabe. Il met en musique Abou el Kacem Chebbi, Mahmoud Darwich, Abou Nouwas, Ahmed Fouad Najm, Mansour Rahbani, Saïd Akl et plusieurs autres poètes, faisant de la parole un territoire musical. À son actif figurent également plusieurs opérettes, dont « Branches rouges », « Cantate pour le Liban » et « Histoire de Carthage ».
Le cinéma n’est pas absent de cette œuvre. Il compose notamment pour « Et demain… ? » de Brahim Babaï et pour « Pique-nique », l’un des courts- métrages réunis dans « Au pays du Tararanni » de Férid Boughedir.
Des grandes scènes du Festival international de Carthage à celles du Festival de la médina et du Théâtre municipal de Tunis, Mohamed Garfi aura également conçu de nombreux spectacles, notamment pour les ouvertures et les clôtures de grands rendez-vous culturels.
Mais au-delà des œuvres et des spectacles, reste une démarche : celle d’un homme qui n’a cessé de faire circuler la musique entre les époques, les traditions et les formes. Enseignant à l’Institut supérieur de musique de Sousse, chercheur et créateur, il aura transmis autant qu’il aura composé.
Avec Mohamed Garfi disparaît une figure de la musique tunisienne dont le parcours aura été traversé par une même exigence : écouter l’héritage sans le figer et créer sans rompre avec la mémoire. Une musique s’éteint avec son auteur, mais certaines traces continuent de résonner bien après le dernier accord.
Ligue 1 (4e J.) : L’Etoile battue à La Marsa, le ST se reprend à Hammam-Sousse
Trois rencontres ont été disputées ce samedi en ouverture de la 4e journée de Ligue 1. L’offensive était à l’honneur avec onze buts en trois matches.
L’AS Marsa a signé une précieuse victoire face à l’Etoile Sportive du Sahel sur le score de 1-0. L’unique but de la rencontre a été inscrit par Nour Mani (23’), permettant aux Marsois de décrocher leur première victoire de la saison alors que les Etoilés ont subi leur seconde défaite en quatre journées !
Au stade Bouali Lahouar, le Stade Tunisien a gagné en déplacement face à l’ES Hammam Sousse (3-1). Les locaux ont pourtant ouvert le score par Omar Smari (38’). Les Stadistes ont réagi juste avant la pause grâce à Fakhreddine Ben Youssef, auteur de l’égalisation (45’+2). En seconde période, Amadou Ndiaye a donné l’avantage au Stade Tunisien (63’), avant que Youssef Saafi ne scelle le succès stadiste sur penalty dans le temps additionnel (90’+6). Cette victoire permet au Stade Tunisien de porter son total à quatre points, tandis que l’ES Hammam Sousse reste à une seule unité.
A Monastir, l’US Monastirienne et l’US Ben Guerdane se sont quittées sur un score de parité spectaculaire (3-3). Les locaux ont rapidement ouvert la marque par Salah Barhoumi (7’). L’USBG a égalisé grâce à Ghazi Ayadi à la (17’), avant qu’Abdelwahab Bakhouche ne donne l’avantage aux visiteurs juste avant la pause (45’+3). Au retour des vestiaires, Idris Mhirssi a inscrit le troisième but de l’US Ben Guerdane (53’). L’US Monastirienne a toutefois réussi à revenir dans la partie grâce à Raed Bouchniba (60’) et Ahmed Bouassida (63’), permettant aux deux équipes de partager les points.
K.Z.
Résultats
ASM – ESS (1-0)
ESHS – ST (1-3)
USM – USBG (3-3)
Ligue des champions- tour préliminaire- Djoliba- CA (2-2) : Mission accomplie par les Clubistes
Mené deux fois au score, le CA a réussi à revenir à chaque fois au niveau de son adversaire pour arracher la qualification au tour suivant.
Avec une courte avance d'un but inscrit au match aller, le Club Africain a abordé le match avec tous les sens en éveil pour laisser passer l'entame sans dégâts. En pure perte. Car à la 16e minute, Djoliba ouvre le score par Kouyate (1-0). Mais, très vite, le nouveau buteur des Clubistes, Kadida, réussit à égaliser d'un tir puissant (18e) (1-1). Un but très précieux pour le décompte final. Le match se poursuit sous une pluie battante. Kadida a le second but au bout du pied mais rate l'aubaine (32e).
La seconde période a connu un pressing des Maliens qui arrivent vite à reprendre l'avantage par Dakua après un cafouillage devant la cage de Chamekh ( 2-1) à la (50e). Puis, le gardien clubiste va sauver un autre but en détournant un tir de Sidibe en corner (64e). Dans l'autre camp, c'est Kante qui va libérer les Rouge et Blanc en égalisant (2-2) à la (77e). Un score qui ouvre la porte du second tour où le CA retrouvera le TP Mazembe.
Mission accomplie pour le représentant tunisien. A rappeler qu'un arrêt d'une dizaine de minutes a marqué l la fin du match pour des raisons sécuritaires.
J.B.
Centenaire de l’Hôtel Carlton Tunis : Une célébration mémorable au cœur de l'histoire, de l'art et du patrimoine sur l’Avenue Bourguiba
Véritable gardien de la mémoire collective et édifice du tourisme tunisien, l’Hôtel Carlton Tunis a célébré, le vendredi 11 septembre 2026, son centenaire au 31, Avenue Habib Bourguiba. Alliant patrimoine architectural, vocation culturelle et hôtellerie moderne, l'établissement continue, à travers ses 100 ans d’existence, d'incarner l'art de recevoir au centre-ville de Tunis.
Cet événement d’exception a rassemblé de nombreuses personnalités tunisiennes de premier plan issues du monde du cinéma, des arts plastiques et de la musique, venues partager un moment d’intense convivialité et d'élégance festive.
Un siècle d'histoire au cœur des pulsations de Tunis
Plus qu’un hôtel, le Carlton est un carrefour où s’est écrite l’Histoire. Il fut le lieu de séjour de légendes internationales telles que l'actrice Suzy Vernon à la fin des années 1920, Joséphine Baker en 1935, ou encore Nina Simone qui y résida pendant des mois dans les années 1990.
Repris en 1958 par Messaoud Ben Smail, figure de solidarité entre la Tunisie et l'Algérie qui initia plus de 60 ans de gouvernance familiale, l'hôtel a aussi servi de quartier général discret aux cadres du FLN algérien en marche vers l'indépendance.
Témoin citoyen et courageux, le Carlton a également ouvert ses portes le 14 janvier 2011 pour offrir un refuge aux habitants de la capitale, rassemblés à l’avenue Habib Bourguiba.
Cette âme culturelle s’est affirmée au fil des décennies, notamment avec la fresque monumentale de street art réalisée par le collectif ST4 sur sa façade arrière en 2018, la sculpture « Liberty », signée Inkman en 2020, ainsi que de nombreuses autres œuvres qui habillent ses espaces.
Une soirée festive et vibrante : l'apothéose avec Hassen Doss
Pour couronner ce siècle d’existence, la soirée du 11 septembre s’est déroulée dans une atmosphère chaleureuse et festive. Après une première journée de célébrations le 10 septembre, animée par une nouvelle génération d’artistes tunisiens (Radhi Chaouali, Dhirar Kefi, Fahd Abda, Amira Klai et Mehdi Grissa), la seconde soirée a offert un spectacle exceptionnel.
Les balcons de la façade centenaire se sont transformés en scènes suspendues pour des performances visuelles et musicales inédites. Le point d’orgue fut le majestueux concert en plein air du célèbre ténor tunisien Hassen Doss, qui a fait vibrer l’Avenue Habib Bourguiba au rythme de ce siècle d’histoire. À ses côtés, l’actrice tunisienne Fériel Youssef Graja, venue spécialement du Caire pour incarner l’image du centenaire du Carlton Tunis, a apporté une touche artistique et glamour à cette célébration historique.
S’exprimant à cette occasion, le directeur général de l’hôtel Ridha Saidani a déclaré : « Nous sommes fiers de célébrer les 100 ans du Carlton Tunis, un établissement qui, depuis sa création, porte le même nom et demeure profondément ancré dans l’histoire de la capitale. Ce centenaire est l’occasion de valoriser cet héritage exceptionnel, tout en mettant en lumière sur les évolutions qui accompagnent aujourd’hui le développement de l’hôtel, notamment à travers la création de nouvelles salles de conférences et la rénovation des chambres, qui s’inscrit dans notre volonté de poursuivre la montée en gamme de l’établissement. Notre ambition est de préserver l’âme et le caractère unique du Carlton tout en poursuivant son développement. Le Carlton est un véritable bijou au cœur de Tunis, dont nous sommes fiers de faire vivre l’histoire tout en préparant son avenir. »
Les festivités du centenaire se prolongent dès aujourd'hui et jusqu'au 15 septembre 2026 au sein de l’hôtel avec une exposition photographique et d'archives inédites, ouverte à tous les passionnés du patrimoine et de la mémoire de la capitale.
Un joyau architectural et une prouesse d'ingénierie centenaire
Né en 1926 de la vision de son propriétaire sicilien Giuseppe (Joseph) Abita et conçu par l’ingénieur-architecte français Gilbert Van Raepenbusch, l’édifice a marqué son époque par une prouesse technique inédite : l’utilisation innovante de structures métalliques légères ayant permis une construction record en seulement un an.
Doté d'une remarquable façade au style éclectique teinté d'Art Déco classée au patrimoine, le Carlton a traversé les époques sans rien perdre de son prestige. Réécrivant son futur tout en préservant ses structures d'origine, l'établissement a bénéficié d'importants travaux de rénovation entre 2023 et 2025, se dotant de salles de conférence modernes et alliant les plus hauts standards de confort contemporain à son cachet historique.
"Un Livre pour un Cartable", une lueur d’espoir
Par Imen ABDERRAHMANI
Il y a presqu’une semaine, précisément le 5 septembre, et à quelques jours de la rentrée scolaire, les livres ont pris une autre dimension à la librairie Arthephage. Ils n’étaient plus seulement des « objets » de lecture, de découverte ou de partage : ils devenaient des gestes de solidarité. Une initiative portée au profit de l’association « Un Sourire pour tous », dans le cadre de l’opération « Un Livre pour un Cartable », a permis de transformer la vente de livres en une aide concrète destinée à des enfants issus de familles en situation de précarité.
Vingt écrivains ont participé à cette belle chaîne de générosité, en offrant au total 27 ouvrages. La plupart étaient présents le jour de l’opération pour rencontrer les lecteurs, échanger avec eux et dédicacer leurs livres. Chaque achat a contribué ainsi directement à une cause essentielle : permettre à un enfant de commencer l’année scolaire avec un cartable rempli de fournitures, ipso facto, lui permettre de suivre son rêve jusqu’au bout.
Grâce à cette mobilisation, 30 cartables bien garnis ont pu être financés. Derrière ce chiffre se trouvent 30 parcours, 30 visages et surtout 30 possibilités de reprendre le chemin de l’école dans de meilleures conditions.
Car la rentrée n’est pas vécue de la même manière par toutes les familles. Cartables, cahiers, trousses et fournitures peuvent représenter une charge considérable pour celles qui connaissent la précarité.
Dans ce contexte, une action aussi simple en apparence prend une importance particulière : elle ne se contente pas d’apporter du matériel, elle contribue à préserver pour ces enfants quelque chose de beaucoup plus précieux, leur droit d’apprendre, de grandir et de poursuivre leurs rêves sur les bancs de l’école.
Les livres ont donc changé de destination sans perdre leur vocation : transmettre. Un livre acheté est devenu un cartable, le cartable un accès plus digne à l’école, et l’école, peut-être, le premier pas vers un rêve.
Une belle leçon de solidarité où écrivains, lecteurs, éditeurs et bénévoles ont uni leurs efforts pour rappeler qu’un geste individuel peut nourrir un espoir collectif. Qui a dit que les écrivains se nourrissent de rêves et vivent dans leur tour d’ivoire, à l’écart des réalités du monde ?
I.A.
Aéroport Enfidha-Hammamet : Nouvelles liaisons cargo quotidiennes entre la Tunisie- l'Allemagne et la Pologne
L'Aéroport International Enfidha-Hammamet a franchi, ce 11 septembre 2026, une étape majeure dans sa vocation de plateforme cargo de référence en Tunisie. Deux liaisons cargo quotidiennes ont été lancées entre cet aéroport et les deux aéroports Hahn (HHN), en Allemagne et Wroclaw (WRO) en Pologne, opérées par SprintAir Cargo, compagnie aérienne européenne polonaise spécialisée dans le transport de fret.
Une ouverture qui positionne résolument la Tunisie comme un maillon stratégique des chaînes logistiques euro-méditerranéennes et qui offre de nouvelles solutions pour l’acheminement des marchandises vers les deux continents.
Une porte d'entrée directe vers le cœur économique de l'Europe
Assurées respectivement à bord d’avions ATR 72-500 et SAAB-340, avec des charges structurelles respectives de 9 tonnes et 3,5 tonnes, ces nouvelles liaisons offrent désormais aux exportateurs et importateurs tunisiens des connexions directes, rapides et quotidiennes avec l'un des marchés les plus dynamiques d'Europe.
Les horaires ont été pensés pour optimiser les flux logistiques
Les premiers vols programmés sont aux horaires suivants :
Pour le ATR 72-500
- Arrivée à Enfidha-Hammamet : 15h00
- Départ vers Hahn : 17h00
Pour le Le SAAB-340
- Arrivée à Enfidha-Hammamet : 17h40
- Départ vers Wroclaw : 18h40
La fréquence de rotation garantit une fluidité maximale du traitement des marchandises et renforce la compétitivité de la plateforme tunisienne face à ses homologues régionaux.
Un outil au service de l'économie tunisienne
Ce lancement vient couronner une dynamique de croissance soutenue. Le Terminal Cargo d'Enfidha-Hammamet, dont l'ouverture officielle avait été annoncée le 6 février 2026, confirme aujourd'hui tout son potentiel comme véritable moteur du commerce extérieur tunisien.
Le terminal avait par ailleurs obtenu le renouvellement de sa certification RA3 le 29 juillet 2026, valable jusqu'au 29 juillet 2029 —Cette certification confirme la conformité du terminal aux exigences européennes applicables au traitement sécurisé du fret aérien et contribue à faciliter l’acheminement de marchandises vers l’Union Européenne, ce qui ouvre la voie à de nouvelles opportunités commerciales pour les entreprises tunisiennes.
EST : Le défenseur algérien Adam Alilet débarque
A la recherche d'un renfort en défense après le départ à l'inter-saison de Amine Toughai et Yacine Meriah, l'Espérance, qui connaît des problèmes en défense depuis le début de la saison, s'est attachée les service du latéral gauche international algérien Adam Alilet .
Ce dernier a rompu au préalable son contrat avec Ittihad Tripoli. Alilet devrait débarquer à Tunis incessamment pour effectuer la visite médicale et signer son contrat. Voilà un renfort certain pour le compartiment défensif qui a enregistré le départ des Toughai, Meriah, Ben Hamida et Keita sans oublier le pivot Ogbelu.
J.B
Festival international du film francophone de Namur : « Corps étranger » de Raja Amari à l’affiche
Le film tunisien « Corps étranger » de Raja Amari sera présenté, dans le cadre de la 41ème édition du Festival international du film francophone de Namur (FIFF), qui se tiendra du 30 septembre au 4 octobre 2026.
Le film figurera au sein du réseau professionnel du festival, FIFF Pro, dans la catégorie « Le Répertoire des projets », qui recense les longs métrages soutenus par la France, le Grand-Duché de Luxembourg, le Québec, le Canada, la Suisse et la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Sorti en 2016, le thriller qui est une co-production franco-tunisienne, retrace l’histoire de Samia, qui, comme de nombreux migrants clandestins, échoue sur les rivages de l’Europe. Hantée par l’idée d’être rattrapée par un frère radicalisé qu’elle a dénoncé, elle trouve d’abord refuge chez Imed, une connaissance de son village, puis chez Leila, pour qui elle travaille. Entre les trois personnages, le désir et la peur exacerbent les tensions.
Créé en 2017, FIFF Pro rassemble sous un même label l’ensemble des activités destinées à favoriser les collaborations entre les professionnels du secteur cinématographique. Il entend contribuer au développement du cinéma belge et francophone de demain ainsi qu’à sa diffusion, tant sur le plan national qu’international.
Ce volet professionnel du festival se veut également un espace attentif aux évolutions et aux enjeux de l’actualité cinématographique.
Lancé en 1986, le Festival international du film francophone de Namur est devenu, au fil des éditions, un espace d’expression et de rencontres incontournable en faveur de la diversité culturelle, de la pluralité des regards et du dialogue entre les cinématographies francophones.
Tébourba : une église historique bientôt transformée en galerie d’art
L’église catholique Sainte-Félicité-et-Sainte-Perpétue de Tébourba, dans le gouvernorat de Manouba, devrait retrouver une nouvelle vocation culturelle en 2027. Fermé depuis 2019, l’édifice historique sera réaménagé et transformé en galerie d’art, a indiqué la déléguée régionale aux Affaires culturelles, Najwa Gharbi, à l’agence TAP.
Ce projet, présenté comme le premier du genre à l’échelle du gouvernorat, vise à doter la région d’un espace consacré aux arts et à contribuer à la dynamisation de la vie culturelle locale.
Une étude technique avant les travaux
Selon Najwa Gharbi, les procédures relatives à la réalisation d’une étude technique pour la réutilisation de l’église seront prochainement engagées. Les crédits nécessaires ont été mobilisés par le ministère des Affaires culturelles et transférés à la direction régionale de l’Équipement, qui sera chargée de cette étape.
Cette étude doit préparer notamment le raccordement du bâtiment aux réseaux d’eau et d’électricité, ainsi que les travaux d’aménagement nécessaires, qui seront réalisés sous la supervision de l’Institut national du patrimoine (INP).
L’édifice est fermé depuis 2019, après avoir accueilli pendant plus de 30 ans une bibliothèque publique, jouant ainsi un rôle dans la vie culturelle et éducative de Tébourba.
Nouvel espace consacré aux arts
La déléguée régionale aux Affaires culturelles a expliqué que le projet répond notamment à l’absence de galeries d’art dans le gouvernorat.
L’architecture historique du bâtiment, ses espaces ainsi que la lumière naturelle traversant ses vitraux offrent, selon elle, des caractéristiques adaptées à sa reconversion en espace artistique.
La future galerie devrait accueillir différentes formes de création, notamment la peinture, les arts visuels, l’innovation artistique et les métiers du patrimoine.
Sa situation au cœur de Tebourba constitue également un atout. L’édifice se trouve à proximité de plusieurs établissements scolaires, dont le lycée Hannibal, ainsi que d’écoles primaires et de collèges. L’objectif est ainsi d’en faire un espace d’échange entre les générations autour de l’art, de la culture et de la création.
Cette initiative devrait être complétée ultérieurement par la création d’un complexe culturel dans la ville de Manouba.
Ce dernier constitue la deuxième tranche d’un projet dont la première prévoit la construction du nouveau siège de la Délégation régionale aux Affaires culturelles.
Selon Najwa Gharbi, l’appel d’offres relatif au siège de la délégation a récemment été publié sur le système des marchés publics. La deuxième tranche reste, quant à elle, tributaire de la mobilisation des financements nécessaires, après qu’il a été constaté que son programme fonctionnel devait être reformulé.
Edifice marqué par plus d’un siècle d’histoire
L’histoire de l’église de Tébourba remonte au début du XXe siècle. Sa première pierre a été posée en 1903, en utilisant notamment des matériaux provenant des vestiges d’une église romaine située à proximité.
L’édifice a été entièrement détruit à la fin de 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, avant d’être reconstruit en 1947 et érigé en paroisse.
Du 10 au 19 septembre 2026, l’église accueille par ailleurs un groupe de chercheurs du Centre suisse de recherche sur le vitrail et les arts du verre, venus mener des travaux de recherche consacrés à ses vitraux.
Sa reconversion en galerie d’art ouvrira ainsi une nouvelle étape dans l’histoire de ce bâtiment patrimonial, en associant conservation architecturale et nouvel usage culturel.
Sommet « AI Forward Summit 2026 » : Le TICDCE se démarque
Le Tunis International Center for Digital Cultural Economy (TICDCE) a participé en tant que partenaire actif aux activités du sommet « AI Forward Summit 2026 », organisé par l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication (AICTO) le 9 septembre 2026 au Centre des congrès et des expositions « La Medina » à Hammamet. Ont été présents à cet évènement une élite d’experts, de responsables et de décideurs de Tunisie, de la région arabe et de la communauté internationale.
L’ouverture officielle de ce sommet a été marqué par la présentation d’une performance artistique exceptionnelle intitulée « TRIPTIC », produite par le TICDCE et présentée par les artistes Mohamed Barsaoui et Mariem Hamrouni.
Cette performance a allié l’histoire et la modernité dans un dialogue artistique singulier, constituant un moment fort qui exprime l’interaction entre la création, la culture et la technologie.
Mme Salwa Abdelkhalek, directrice générale du TICDCE, a présenté, pour sa part, une intervention intitulée « Culture & AI », au cours de laquelle elle a mis en lumière les dimensions de l’intersection entre les technologies émergentes de l’intelligence artificielle et le domaine culturel, ainsi que le rôle des technologies modernes dans la préservation du patrimoine et le développement des industries créatives numériques.
Le sommet a également connu la participation d’un groupe de startups incubées par LE TICDCE, parmi lesquelles « Vegabook », « Ktebi Ktebek », « Khetwa », « DM NOVA » et « Tynass It ».
Le Quotidien avec TAP
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « « Beït al-Hikma » : Les sociétés contemporaines sous la loupe des chercheurs
Pour sa rentrée intellectuelle, l’Académie Beït al-Hikma ouvre le débat sur un monde en pleine recomposition. Une rencontre autour de l’ouvrage collectif « Comment va le monde ? Penser la transition » est annoncée le 15 septembre pour interroger les mutations qui redessinent notre époque.
Après la pause estivale, l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beït al-Hikma » reprend ses activités le 15 septembre avec une rencontre consacrée à la présentation de « Comment va le monde ? Penser la transition ».
Publié dans le prolongement d’un symposium international organisé à Beït al-Hikma les 22, 23 et 24 mai 2024, cet ouvrage collectif rassemble des contributions qui, au-delà du constat de crise, cherchent à comprendre les transformations profondes à l’œuvre dans les sociétés contemporaines.
Organisée par le Département des sciences humaines et sociales de l’Académie, la rencontre se tiendra à partir de 11 heures au palais de Beït al-Hikma, à Carthage. Elle sera animée par les professeurs Essedik Jeddi et Gilles Bibeau, qui reviendront sur les principales réflexions développées dans cet ouvrage réunissant des spécialistes de disciplines et d’horizons différents.
Anthropologues, sociologues, philosophes, poètes, psychiatres, psychanalystes et chercheurs internationaux y confrontent leurs analyses. Cette diversité des regards constitue précisément l’un des intérêts de l’ouvrage : face à la complexité des bouleversements actuels, aucune discipline ne semble désormais pouvoir prétendre, à elle seule, en saisir toutes les dimensions.
Un monde à comprendre
Changements climatiques, insécurité alimentaire, creusement des inégalités, déplacements de populations, fragilisation de la démocratie, montée des populismes et bouleversement des équilibres géopolitiques : les signes d’une profonde transition se multiplient. À ces phénomènes s’ajoutent les mutations économiques, technologiques et culturelles qui contribuent à redessiner les rapports entre les individus, les sociétés et les puissances.
L’ouvrage s’intéresse ainsi à une question devenue incontournable : comment penser un monde dont les repères semblent se déplacer à une vitesse inédite ?
Car il ne s’agit pas seulement d’énumérer les crises. La réflexion collective tente d’en saisir les causes, les interactions et surtout les conséquences à long terme. Derrière les bouleversements visibles se profilent de nouvelles formes de gouvernance, de nouvelles hiérarchies de puissance et de nouveaux rapports entre les sociétés.
Cette réflexion conduit également à une interrogation plus fondamentale sur la place de l’être humain dans ce monde en mutation. Que reste-t-il de l’idée d’universalité lorsque les sociétés sont traversées par de nouvelles fractures ? Comment préserver ce qui fonde la dignité humaine au-delà des différences de cultures, d’histoires et de religions ? Et quelles formes d’humanisme peuvent encore répondre aux défis d’un monde marqué simultanément par l’interdépendance et le repli ?
Il est à rappeler que ces questions étaient déjà au cœur du symposium international dont est issu l’ouvrage.
Pour Beït al-Hikma, cette rentrée intellectuelle prend dès lors une résonance particulière. Dans un monde qui semble courir plus vite que sa propre capacité à se comprendre, penser la transition devient peut-être une nécessité première : non pas prédire ce que sera demain, mais tenter de donner un sens aux transformations qui sont déjà à l’œuvre.
A la galerie Selma Feriani gallery : L’artiste péruvienne Elena Damiani présente son « Subsurface »
Pour sa première exposition personnelle à Tunis du 19 septembre au 14 novembre 2026, l’artiste péruvienne Elena Damiani présente « Subsurface », un nouvel ensemble d’œuvres occupant l’espace principal de la Selma Feriani Gallery.
L’exposition rassemble des sculptures et des œuvres qui explorent les traces du temps géologique ainsi que la manière dont les paysages se forment, s’altèrent et se racontent à travers la mémoire indiquent les organisateurs.
La pratique de cette artiste née en 1979 s’inspire des archives géologiques, de la cosmologie et des sciences des matériaux, en se concentrant sur l’histoire des représentations de paysages lointains dans les Amériques, notamment les volcans, les cascades et d’autres formations géologiques.
Elle examine comment les environnements et les reliefs sont façonnés par des processus de transformation continue. Les fractures, les veines et les formations sédimentaires présentes dans les œuvres de Damiani apparaissent comme des agents actifs, soulignant le mouvement de la matière géologique de la Terre et révélant la nature perméable des matériaux meubles de la planète.
L’exposition invite ainsi le public à observer plus attentivement les traces physiques enfouies au cœur de la Terre et à considérer la manière dont les paysages portent les témoignages du temps profond, des mutations environnementales et de l’histoire de la planète.
Journées cinématographiques de Carthage 2026 : Ouverture des inscriptions « Cinéma du Monde »
Le comité d’organisation de la 37ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) a annoncé, hier, l’ouverture des inscriptions pour la section non compétitive « Cinéma du Monde ».
Les cinéastes et producteurs du monde entier ont jusqu’au 10 octobre prochain pour soumettre leurs œuvres sur le site officiel du festival. Cette session, qui célébrera le 60ème anniversaire du festival, se tiendra du 12 au 19 décembre 2026 à la Cité de la culture de Tunis.
Cette nouvelle annonce s’ajoute au lancement récent des inscriptions pour la compétition internationale « Visions+ », ouverte jusqu’au 5 octobre 2026. Contrairement à « Cinéma du Monde », cette section compétitive phare est spécifiquement réservée aux premiers et deuxièmes longs métrages de fiction et de docu-fiction de réalisateurs en provenance des cinq continents, mettant en lumière les nouvelles voix et les écritures singulières du cinéma mondial.
Le Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI) et la direction des JCC rappellent que les appels à candidatures se poursuivent pour les autres catégories clés. La clôture des inscriptions pour les compétitions officielles générales de longs et courts métrages ainsi que pour Carthage Ciné-Promesse est fixée au 15 septembre 2026. De leur côté, les ateliers professionnels de Carthage Pro, à savoir « Chabaka » et « Takmil », accepteront les dossiers jusqu’au 30 septembre 2026.
Arts Plastiques - A la galerie "Saladin" à Sidi Bou Saïd : La Tunisie, terre d'inspiration polonaise
Par Imen ABDERRAMANI
Une rencontre artistique doublée d’une programmation culturelle et d’une action solidaire est à l'affiche de la galerie « Saladin », à Sidi Bou Saïd, à partir de ce dimanche. Réunissant des artistes polonais et d’origine polonaise autour de la Tunisie, "Babie Lato" mérite le détour.
Organisée par l’Ambassade de Pologne en Tunisie, l’association « Dom Polski » et la Galerie Saladin, la manifestation sera inaugurée à 11h30 et se prolongera par une programmation culturelle ainsi qu’une action solidaire.
« Babie Lato », expression polonaise que l’on peut traduire par « été indien », évoque cette période singulière où les journées restent baignées de soleil alors que l’automne se profile déjà. L’ambre et le corail en deviennent les couleurs symboliques : des tonalités chaudes, minérales et méditerranéennes qui composent une palette commune, à la croisée de deux imaginaires et de deux sensibilités.
La présence de la Tunisie dans l’art polonais s’inscrit dans une histoire ancienne. Plusieurs artistes polonais se sont laissés inspirer par ses paysages, son architecture, ses habitants et la singularité de sa lumière. Parmi eux, Jan Ciaglinski, Adam Styka, Stanisław Masłowski, Alfred Wierusz Kowalski, Aleksander Laszenko et Adam Nidzgorski. « Babie Lato » prolonge ce dialogue à travers des œuvres plus contemporaines, portées par des regards et des sensibilités diverses.
Calendrier riche ...
Mais la manifestation entend dépasser le seul cadre de l’exposition. Pendant deux semaines, la Galerie Saladin se transformera en espace de rencontres et d’échanges, avec plusieurs rendez-vous consacrés à l’histoire de l’art, à la littérature et aux personnalités qui ont contribué au rapprochement culturel entre la Tunisie et la Pologne.
Le jeudi 17 septembre à 19h00, Gerald Di Giovanni donnera une conférence sur « L’orientalisme polonais », revenant sur les représentations de l’Orient dans l’art polonais et sur les regards portés sur la Tunisie. Le journaliste et écrivain Hatem Bourial présentera, le 22 septembre à 22h00, son livre « Cinq Nuits à Varsovie », ouvrant une nouvelle passerelle entre les deux pays, cette fois par la littérature et le récit.
Un hommage consacré à Dorra Bouzid autour du thème « Parlons de l’École de Tunis » est annoncé le 24 septembre, toujours à 19h00. L’occasion de revenir sur l’histoire artistique tunisienne et sur le rôle majeur de cette école dans l’émergence de la modernité picturale du pays.
La dimension solidaire occupera à son tour une place centrale. Le samedi 26 septembre à 18h00, une vente aux enchères caritative de tableaux sera organisée au profit de l’association «Darna», qui vient en aide aux enfants sans soutien familial. Une collecte de dons accompagnera également l’exposition. La clôture de cette manifestation, le 27 septembre, sera marquée par un hommage à Adam Nidzgorski.
Ouverte tous les jours de 11h00 à 21h00, la Galerie Saladin vivra, ainsi, au fil de ces deux semaines, aux rythmes de ces rencontres placées sous le signe de la créativité, du dialogue et de la solidarité. Une manière de faire de l’art un espace de partage. Au-delà des toiles et des rendez-vous, « Babie Lato » invite surtout à regarder la Tunisie autrement, à travers le regard de celles et ceux qui l’ont choisie comme terre d’inspiration.
I.A.
















