Mondial 2026: Quand Trump se mêle de la tactique de l'Angleterre !
À la longue liste des critiques qui se sont abattues sur le sélectionneur de l'Angleterre Thomas Tuchel après la demi-finale de Coupe du monde perdue contre l'Argentine mercredi, on peut désormais ajouter celle Donald Trump.
S'exprimant lors d'une réception à New York aux côtés du président de la FIFA, Gianni Infantino, le président américain a d'abord mentionné le capitaine anglais Harry Kane, avec qui il avait partagé une partie de golf en Floride il y a 18 mois.
"Vous avez un grand joueur en Angleterre, avec qui j'ai joué au golf, Harry", a déclaré Trump. "Ils ont peut-être commis une erreur en le faisant jouer en défense. Qu'est-ce que j'y connais en football ?", a ajouté Trump.
"Ils ont pris l'avantage et ils ont pris leur meilleur joueur pour le mettre en défense. Il faut être un peu offensif, non? Qu'est-ce que j'y connais en coaching?", a ajouté Trump, visiblement mal informé sur les changements tactiques opérés par Tuchel, qui a certes fait entrer plusieurs joueurs à vocation défensive, mais n'a jamais transformé Kane lui-même en défenseur.
L'Angleterre avait pris l'avantage dans cette rencontre et menait encore 1-0 à la 85e minute, avant d'encaisser deux buts dans les dernières minutes du match.
Noor X Selim Arjoun, une soirée d’émotion et de complicité à Hammamet
Très attendue par un public majoritairement jeune, la soirée du 17 juillet 2026 a été portée par le duo phare de la scène alternative tunisienne, Noor et Selim Arjoun.
Pendant près de deux heures, les deux artistes ont investi la scène de l'amphithéâtre du Festival international de Hammamet, dont la 60ᵉ édition se poursuit dans son cadre verdoyant face à la mer.
Après leurs passages remarqués à Carthage et sur plusieurs scènes internationales, Noor et Selim Arjoun confirment leur ascension avec « Live With Orchestra », un spectacle où musique, lumière et scénographie se répondent. Entourés d'un orchestre symphonique, d'un chœur et de musiciens virtuoses, ils revisitent leurs titres les plus connus, proposent des réarrangements et dévoilent quelques morceaux inédits, retraçant ainsi leur parcours artistique commun.
Selim Arjoun ouvre la soirée derrière ses claviers avant d'être rejoint par sa sœur Noor, dont la voix singulière et la présence scénique captivent immédiatement le public. « Notre présence ici nous rappelle combien les spectateurs de Hammamet sont des mélomanes passionnés et combien ce lieu est magique », confie-t-elle, tandis que Selim résume l'esprit du concert : « Cette scène unit et réunit par excellence. »
Sous la direction de Racem Dammak, l'orchestre symphonique apporte une ampleur supplémentaire au spectacle, soutenu par Youssef Soltana à la batterie, Marwen Soltana à la basse et Hedi Fahem à la guitare. « Je célèbre quinze ans de complicité scénique avec des amis qui m'accompagnent depuis toujours », souligne Selim.
Le concert est également marqué par la participation d'Ulrich H, qui interprète « Sophia », une chanson émouvante dédiée aux pères, ainsi que par un hommage à feu Yasser Jradi à travers le morceau « Dima Dima », repris avec émotion par le public.
Le collectif Tunisia 88, engagé dans le développement de l'enseignement musical en Tunisie, apporte lui aussi sa contribution à cette soirée. Enfin, l'arrivée de Dhalma offre une conclusion énergique à un concert généreux et fédérateur, confirmant la maturité artistique du duo Arjoun.
Ouverture du Festival international de Carthage : Sous le jasmin, Saber Rebaï fait fleurir la mémoire de Carthage
Par Imen Abderrahmani
En ouvrant la 60ème édition du Festival international de Carthage, Saber Rebaï a offert bien plus qu’un concert : une déclaration d’amour à la musique, à la Tunisie et à la transmission.
Sous le ciel incandescent de Carthage, le jasmin a retrouvé son parfum. Jeudi soir, devant un amphithéâtre romain comble, Saber Rebaï a signé une ouverture magistrale de la 60ème édition du Festival international de Carthage avec une fresque musicale inédite intitulée « Sous le jasmin ».
Pour son 23ème rendez-vous avec cette scène mythique, l’artiste n’a pas simplement revisité son répertoire : il a tissé un pont entre les générations, où la mémoire dialoguait avec l’avenir et où chaque chanson semblait déposer une pierre de plus dans l’histoire du festival.
Dès les premiers instants, la soirée s’est placée sous le signe de la transmission. « Nous ne célébrons pas seulement les 60 ans d’un festival, mais 60 ans de la mémoire d’une patrie », a lancé l’artiste avant d’ajouter que Carthage ne remplace jamais une génération par une autre : elle passe le flambeau sans jamais laisser sa flamme s’éteindre. Cette conviction allait irriguer tout le spectacle.
Une rétrospective retraçant le parcours de l’enfant de Sfax a ouvert la soirée avant de laisser place à un orchestre réunissant des musiciens tunisiens, algériens et français, dirigés par le maestro Kaïs Melliti. La musique a alors pris la forme d’un voyage à travers le temps. Des premiers succès aux créations les plus récentes, Saber Rebaï a déroulé le fil de sa carrière avec une sérénité nouvelle, celle des artistes qui n’ont plus rien à prouver. Les milliers de spectateurs ont repris en chœur « Ezz El Habayeb », « Tmanit », « Bibassata », « Barcha », « Mathalt El Hob Alya », « Ezzet Nafsi » ou encore « Meziana », transformant l’amphithéâtre en un immense chœur populaire.
Cette fresque a aussi été l’occasion de dévoiler deux nouvelles compositions. Avec « Tayer », une chanson pop en dialecte libanais, puis « Sous le jasmin », œuvre bilingue mêlant français et arabe, Saber Rebaï a offert une promenade musicale aux couleurs de la Médina de Tunis. Les ruelles blanches, les patios parfumés, les portes bleues et les souvenirs d’enfance semblaient renaître à travers une écriture musicale où tradition et modernité s'épousaient avec délicatesse.
Sous le signe de la transmission
Mais, c’est dans ses rencontres que « Sous le jasmin » a révélé toute sa profondeur et son parfum. La mémoire de la regrettée Dhekra Mohamed s’est invitée sur scène grâce à un dispositif mêlant archive sonore et intelligence artificielle. Sa voix a résonné dans « Elassami » avant que son image ne se dessine dans l’amphithéâtre, comme un souffle revenu du temps. Autour d’elle, Ahmed Rebaï et Molka Cherni ont rejoint Saber Rebaï pour un trio empreint d’émotion, prolongé par « Yom Lik W Youm Alik ». Le public retenait son souffle ; Carthage semblait suspendue entre souvenir et présence.
Puis est arrivé Lotfi Bouchnak, silhouette majestueuse vêtue de sa jebba traditionnelle. Ensemble, les deux grandes voix tunisiennes ont interprété « Ritek Ma Naaref Win » et surtout « Ya Dalloula », deux tubes qui ont marqué le répertoire de ces deux voix majeures de la chanson tunisienne. Dans cette chanson entrée depuis longtemps dans la mémoire collective, Saber Rebaï n’a pas cherché à imiter son aîné : il y a déposé la couleur singulière de sa voix, ample et nuancée, comme un hommage murmuré plutôt qu’une démonstration.
Le relais est ensuite revenu à la jeune génération. Boutheina Nabouli et Mohamed Ali Chebil ont rejoint les deux maîtres pour une suite patrimoniale célébrant les grandes figures de la chanson tunisienne. « Mahabitech », « Ydhik Bik Eddahr Ya Meziena », « Ah Weddaouni » et « Lamouni Elli Gharou Menni » ont traversé la nuit comme autant de fragments d’une mémoire collective que chacun portait en lui.
La surprise de la soirée est venue de l’apparition de Cheb Khaled. L’icône du raï, attendue deux jours plus tard pour son propre concert à Carthage, est montée sur scène pour partager avec Saber Rebaï un moment de fraternité maghrébine. « Sidi Mansour » et « Abdelkader Ya Boualem » ont fusionné les rythmes tunisiens et algériens dans une communion qui a embrasé les gradins.
Sous le ciel de Carthage, cette édition-anniversaire a pris son envol avec éclat, portée par une nuit où la musique a rallumé la mémoire du jasmin. Pour ce soir, le public aura rendez-vous avec le légendaire Cheb Khaled, une autre grande soirée à l’affiche de ce grand festival, de Carthage.
Imen.A.
Hannibal à Slakta : La statue qui fait débat
Par Imen Abderrahmani
Censée rendre hommage à Hannibal et présenter l’histoire de la ville, la statue érigée à l’entrée de Salakta suscite une vive controverse. De nombreux Tunisiens et artistes dénoncent une œuvre qu'ils jugent indigne du plus célèbre stratège de Carthage.
Pour plusieurs Tunisiens, Hannibal Barca mérite un monument d’une tout autre envergure. « Carthage a vu naître un homme qui a défié Rome et marqué l'histoire militaire du monde. Hannibal mérite plus », peut-on lire parmi les commentaires les plus partagés. Certains saluent les efforts des initiateurs du projet, tout en regrettant que « ni l’emplacement ni le style de la statue ne soient capables de raconter la grandeur d'un tel personnage ».
Les critiques portent principalement sur les dimensions de la sculpture, jugée trop modeste, ainsi que sur son exécution artistique. Plusieurs internautes considèrent que les proportions, les traits du visage et la posture ne reflètent ni le charisme, ni la force physique, ni le courage du célèbre général carthaginois. D’autres se sont interrogés sur certains choix esthétiques, comme les cernes très marqués sous les yeux, l’expression du visage ou encore l’orientation de l’épée.
Des artistes et des spécialistes des arts plastiques ont également exprimé leurs réserves, estimant que l’œuvre manque de finition et ne restitue pas fidèlement l’image historique de Hannibal. Selon eux, un personnage ayant fait trembler la République romaine mérite une représentation plus imposante et plus travaillée, capable de transmettre toute la puissance de son héritage.
Au-delà des critiques, plusieurs internautes ont partagé des photos de statues et de sculptures de Hannibal érigées dans plusieurs pays, mettant en avant des représentations qui, selon eux, traduisent davantage la puissance, le charisme et le génie militaire du chef carthaginois. Ces comparaisons ont alimenté le débat, plusieurs estimant qu’un personnage ayant marqué l’histoire universelle par ses exploits mérite en Tunisie un monument d’envergure, à la hauteur de son rayonnement international.
Non à l’amateurisme
Parmi les réactions, l’artiste Mohamed Ayeb a appelé à lancer un concours national et international pour concevoir un monument digne de cette figure historique. « Il serait souhaitable d’organiser un concours autour de ce monument si important dans l'histoire de la Tunisie. Il ne s'agit pas d’un simple monument local, mais d’un symbole qui doit devenir une référence pour les visiteurs venus de tout le pays et du monde entier », a-t-il écrit. Il a également plaidé pour une réalisation « aux standards internationaux », estimant qu’un tel projet pourrait constituer un véritable levier pour l’industrie culturelle et le développement économique de Salakta et de la région de Ksour Essef. « Ce n’est pas une affaire anodine. Consultez les spécialistes si vous ne savez pas », a-t-il conclu.
Plusieurs internautes ont également rappelé qu’un projet de monument monumental dédié à Hannibal avait été évoqué il y a quelques années à Carthage, sans jamais voir le jour. À leurs yeux, ériger une œuvre emblématique à la hauteur de l’héritage du grand stratège ne serait pas un luxe, mais un devoir patrimonial pour la Tunisie.
Malgré la polémique, de nombreuses voix insistent sur la nécessité de préserver l’esprit de l’initiative, tout en appelant à ouvrir un débat plus large sur la manière de mettre en valeur les grandes figures de l’histoire nationale à travers des œuvres artistiques répondant aux standards internationaux.
Imen. A.
E.N. : La RS Berkane confirme le départ de Mouine Chaabani pour la sélection tunisienne
En attendant l'officialisation de Mouine Chaabani à la tête des Aigles de Carthage par le Bureau Fédéral de la FTF, on vient d'apprendre que le club marocain, la RS Berkane, vient d'annoncer le départ de Mouine Chaabani pour la sélection tunisienne suite à la demande de la FTF.
Rappelons que le technicien tunisien est lié au club marocain jusqu'au 30 juin 2027. Ainsi, tout semble clair quant au passage de Mouine au riche palmarès comme joueur puis comme entraîneur au poste de sélectionneur. Selon quelques sources, un contrat de quatre devrait lier les deux parties.
Ce qui est certain, c’est que le bureau fédéral actuel a finalement trouvé de quoi occuper l’opinion publique qui va s’intéresser à l’engagement de Chaabani et oublier, un tant soit peu, la déception des Aigles de Carthage au Mondial 2026 et les déboires des actuels dirigeants du football tunisien qui continuent leur fuite en avant et évitent de rendre des comptes sur tout ce qui s’est passé ces derniers mois.
Jamel BELHASSEN
Officiel: Firas Chawat quitte le Club Africain
Firas Chawat, l'attaquant du Club Africain, n'a pu résister à l'offre présentée par Ahly Benghazi. Comptant sur la clause libératoire dans son contrat, il a fini par donner son accord au club libyen pour un transfert de deux années.
Voilà un coup dur pour les Rouge et Blanc qui perdent ainsi leur meilleur attaquant et meilleur buteur de la saison écoulée.
J.B
Festival international de Hammamet : Bebe, une belle surprise espagnole
La chanteuse espagnole Bebe a fait escale pour la première fois en Tunisie, le 15 juillet, offrant au public du Festival international de Hammamet un concert sensible, généreux et intensément musical.
Il suffit parfois d'une voix pour suspendre le temps. Celle de Bebe a enveloppé l'amphithéâtre de Hammamet, mercredi soir, dans un concert où l'émotion l'a disputé à l'énergie. Entourée de musiciens virtuoses, l'artiste espagnole a déroulé pendant une heure et demie un répertoire mêlant flamenco, pop, rock et chanson d'auteur, avec une aisance qui ne laisse rien au hasard.
Cette première rencontre avec le public tunisien coïncidait avec les 22 ans de « Pafuera Telaranas », l'album qui l'a révélée en 2004. Les incontournables « Malo », « Ella » et « « Siempre me quedará ont retrouvé toute leur intensité, aux côtés de titres comme « 7 horas », « Respirar » ou « Mi Guapo », repris avec enthousiasme par un public composé de nombreux hispanophones.
Fidèle à son univers, Bebe a rappelé que sa musique est aussi un espace d'engagement. Des textes qui célèbrent la liberté, la dignité et dénoncent les violences faites aux femmes, dont Malo demeure l'un des symboles les plus marquants.
Entre deux chansons, l'artiste s'est adressée au public dans un français aussi hésitant que touchant. « Merci pour votre présence, votre amour... C'est ma première fois en Tunisie et je suis heureuse de vous rencontrer », a-t-elle lancé, suscitant une chaleureuse ovation.
Une première escale tunisienne réussie, qui s'inscrit pleinement dans l'esprit de cette 60e édition du Festival international de Hammamet, placée sous le slogan « Endless Memories ».
Le festival se poursuivra le 17 juillet avec Noor et Selim Arjoun, qui présenteront, pour la première fois, leur création « Live with Orchestra ».
Festival International de Boukornine: La musique algérienne à l’honneur
La ville de Hammam- Lif s’apprête à accueillir la 44ème édition du Festival International de Boukornine, qui aura lieu du 26 juillet au 13 août au théâtre de plein air de Boukornine et l’Algérie sera l’invitée d’honneur de cet évènement.
Le programme de cette édition comprend 16 soirées artistiques, entre 14 soirées musicales et 2 représentations théâtrales. L’ouverture de cette édition le 26 juillet, sera assurée par l’artiste libanais Wael Jassar, qui marquera ainsi sa toute première apparition sur la scène du festival de Boukornine.
Quant à la clôture, elle aura lieu avec l’artiste Nour Chiba, le 13 août, célébrant ainsi le patrimoine musical tunisien à l’occasion de la Fête Nationale de la Femme Tunisienne. Les soirées du festival seront animées par un ensemble d’artistes venus de Tunisie, d’Algérie, de Libye, de Palestine, de Jordanie, du Liban, de Cuba et du Mexique, au cours d’une édition qui met à l’honneur la musique algérienne à travers la programmation de quatre spectacles algériens répartis sur trois soirées.
La programmation des différents spectacles de cette édition se présente comme suit (22h) :
- Le 26 juillet : Soirée d’ouverture avec l’artiste libanais Wael Jassar
- Le 27 juillet : Outayl Maaoui
- Le 29 juillet : Nour et Selim Arjoun
- Le 30 juillet : Walid Tounsi
- Le 1er août : Spectacle du groupe « El Besta » d’Algérie
- Le 02 août : Hamza Bouchnak avec Or-Kes-Tra
- Le 3 août : Sofien Zaidi
- Le 4 août : Soirée latino avec Raùl Paz et Somos Nai de Cuba
- Le 05 août : Issinara et Sultan Gnaoua (Algérie)
- Le 6 août : Pièce de théâtre « Iqamat Chahira » mise en scène par Abdelaziz Mehrezi
- Le 8 août : « Mono Blanco » (Mexique) et la Troupe Nationale tunisienne des arts populaires
- Le 9 août : Amine « Babylone » (Algérie)
- Le 10 août : « Wala Marra » (Palestine) et Nidhal Yahyaoui
- Le 11 août : Pièce de théâtre « Les fugueuses » de la metteuse en scène Wafa Taboubi
- Le 12 août : « Catharsis » de Abderrahmane Ayadi avec la participation des artistes Adnène Chaouachi et Jordanienne Macadi Nahha
- Le 13 août : Soirée de clôture avec l’artiste Nour Chiba
Robotique : La Tunisie brille au TRBL avec Night Fury
L'équipe tunisienne Night Fury a décroché, le dimanche 12 juillet 2026, la première place de la compétition internationale de robotique de combat TRBL Robots 2026, organisée à Istanbul (Turquie). Composée de huit jeunes ingénieurs tunisiens, l'équipe a dominé une compétition de très haut niveau face à des équipes venues de plusieurs pays.
Des phases d'ingénierie intensives jusqu'aux derniers affrontements dans l'arène, le robot conçu et piloté par Night Fury a surmonté toutes les épreuves pour s'adjuger la première place. Ce sacre est le fruit d'innombrables heures de travail, de nuits blanches, de rigueur technique et d'une passion sans faille pour la robotique.
Au-delà du trophée, cet exploit illustre le potentiel exceptionnel de la jeunesse tunisienne dans les domaines de l'ingénierie, de la mécatronique et des technologies de pointe, et confirme la capacité des talents tunisiens à rivaliser avec les meilleures équipes internationales.
« Cette victoire appartient à toute une génération de jeunes Tunisiens qui croient en la science et en l'innovation. Nous sommes fiers de ramener ce trophée en Tunisie », déclare le porte-parole de l'équipe Abdessatar Ben Hassen.
L'équipe Night Fury tient à exprimer sa profonde gratitude à ses encadrants, à ses supporters ainsi qu'à l'ensemble des personnalités et partenaires qui ont soutenu cette aventure.
Il est à rappeler dans ce cadre que Night Fury est une équipe tunisienne de robotique de compétition réunissant huit jeunes ingénieurs passionnés, spécialisés dans la conception, la fabrication et le pilotage de robots de combat, avec l'ambition de faire rayonner l'ingénierie tunisienne sur la scène internationale.
EST: Youssef Blaili reprend les entraînements avant de signer un nouveau contrat
Après plusieurs jours d'hésitation et de tergiversation, l'Algérien de l'Espérance a fini par s'entendre avec Chokri El Ouaer, le vice-président du club et responsable de la section football pour poursuivre l'aventure au Parc B jusqu'en juin 2028. Il a, ainsi, repris les entraînements ce matin avec ses camarades, en stage à Aïn Drahem, et le nouveau contrat sera signé lundi ou au plus tard mardi. Bien sûr, son retour à la compétition dépendra de la fin de sa suspension, qu'on dit, imminente, et de son niveau de forme. Voilà donc une bonne nouvelle pour toute la famille espérantiste.
Adel Bettaieb, nouvelle recrue
Le mercato estival se poursuit à L'Espérance. Après l'annonce officielle du recrutement de Mohamed Haj Mahmoud, hier, l'administration Sang et Or a confirmé aujourd'hui l'arrivée de Adel Bettaieb, attaquant de 28 ans, qui évolue depuis des années dans le championnat roumain. Son arrivée à Tunis est annoncée pour demain ou après demain.
Jamel BELHASSEN
L’art du mariage au Maghreb raconté bientôt à l’IMA
L’Institut du monde arabe (IMA) a annoncé la tenue d’une exposition itinérante intitulée « Mariages. Algérie-Maoc-Tunisie », programmée du 29 septembre 2026 au 31 janvier 2027 en son siège à Paris.
Réalisée sous le commissariat de Nawel Dehina et Elodie Bouffard, cette manifestation culturelle propose une exploration des dimensions esthétiques, sociales et symboliques des rituels matrimoniaux au Maghreb.
Déployée sur une superficie de près de 650 m², l’exposition combinera objets patrimoniaux, créations artistiques, archives et scénographie immersive conçue par le cabinet Klapisch scénographes.
Le parcours présentera notamment une sélection d’une quarantaine de costumes et parures datant du XIXe au XXe siècle issus de collections tunisiennes, algériennes et marocaines, jamais montrés en France.
Ces pièces patrimoniales et contemporaines, composées de vêtements, bijoux, peintures, photographies, installations et vidéos, proviennent de musées, galeries, maisons d’édition et collections privées répartis dans six pays, à savoir la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la France, la Belgique et les États-Unis. Ces œuvres visent à mettre en lumière les spécificités régionales, l’évolution du vêtement ainsi que la pluralité des traditions culturelles de la région.
Ce contenu patrimonial sera mis en miroir avec les créations d’une vingtaine d’artistes contemporains, principalement des femmes, originaires du Maghreb et de ses diasporas.
Parmi les œuvres sélectionnées figure le photomontage « Abdelaziz et Sawssen » (2013), une production mêlant techniques mixtes et broderies sur tissu signée par la plasticienne tunisienne Aïcha Filali.
À travers ces regards contemporains, l’exposition abordera les étapes codifiées de la célébration, les rôles conjugaux, la place des femmes, ainsi que les dynamiques d’évolution et d’hybridation de ces rituels au sein des sociétés maghrébines et de la diaspora.
60 ans de Festival international de Carthage : une édition anniversaire résolument musicale
Le Festival international de Carthage célèbre sa 60ème édition et ce à partir de ce soir et jusqu’au 19 août 2026 au Théâtre romain de Carthage.
Cette édition anniversaire, dotée d'un budget de 3,5 millions de dinars, propose 20 soirées, dont 19 concerts, confirmant la place centrale de la musique dans la programmation. Organisé par l'Établissement national de promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), le festival se déroule, pour la deuxième année consécutive, sans directeur officiellement nommé.
La programmation accorde une large place aux artistes tunisiens et arabes, qui représentent 13 spectacles sur 20. L'affiche réunit notamment Saber Rebaï, qui ouvrira le festival, ce soir, lCheb Khaled, Nordo, Yosra Mahnouch, Amina Fakhet, ainsi que l'Orchestre Symphonique Tunisien avec le spectacle Symphonies 60. Deux soirées thématiques marqueront également la Fête de la République et la Fête nationale de la femme.
Le volet arabe accueille plusieurs grandes voix de la région, dont Mayada El Hennawy, de retour à Carthage après 21 ans d'absence, Elissa, Tamer Ashour, Rayan et Majda El Roumi, qui assurera le concert de clôture le 19 août.
La programmation internationale réunira le groupe américain The Jacksons, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, le compositeur britannique Sami Yusuf, le Ballet Flamenco de Andalucía, l'ensemble italien Rondò Veneziano ainsi que la soirée Folklores du Monde.
Le théâtre sera représenté par une seule création, la comédie « Al Kahramana, El Mkhabbel fi Kobba » de Moez Toumi, programmée le 26 juillet. Cette représentation revêt une dimension particulière puisqu'elle marquera les adieux du spectacle en raison de l'état de santé de son auteur.
Les billets sont proposés entre 30 et 150 dinars selon les catégories de places. Ils sont disponibles au Théâtre romain de Carthage, à la Cité de la Culture et sur les plateformes teskerti.tn et festivaldecarthage.tn. Toutes les représentations débuteront à 22h.
Créé en 1964, le Festival international de Carthage est aujourd'hui l'un des rendez-vous culturels majeurs du continent africain et du monde arabe. Installé depuis 1967 au Théâtre romain de Carthage, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, il continue d'accueillir les plus grandes figures de la scène artistique internationale tout en valorisant la création tunisienne et arabe.
Demi-finale du Mondial 2026: Une indomptable Argentine mate l'Angleterre et rejoint l’Espagne
L'Albiceleste a refait le coup ! Poussé dans les cordes par Anthony Gordon (55e, 0-1), le champion sortant s'est démené comme un beau diable pour mettre au tapis les Three Lions, emportés par un tir lointain d'Enzo Fernandez (85e, 1-1) et une tête de près de Lautaro Martinez (90e+2, 2-1).
Et comme Hollywood a toujours besoin d'un héros, l'intrigue de ce blockbuster à grands frissons s'est dénouée sur deux passes décisives de Lionel Messi, le capitaine adoré des "hinchas" passionnés.
Les supporters argentins, les plus nombreux et les plus furieux, ont poussé comme un seul homme, sifflé, dansé, chanté du début à la fin, avant d'exploser d'un dernier cri libérateur au coup de sifflet final. Ils vivront une deuxième finale consécutive en Coupe du monde, dimanche contre l'Espagne près de New York, avec l'espoir de réaliser un doublé qu'aucune équipe n'a accompli depuis le Brésil en 1962.
L'Angleterre, elle, échoue aux portes de la finale, comme en 2018, et soixante ans après le dernier titre de son histoire, au Mondial-1966 à domicile. Harry Kane et ses coéquipiers affronteront la France de Kylian Mbappé samedi à Miami dans le match pour la troisième place.
SNJT : Une charte pour la couverture des festivals
Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a publié lundi un document d’orientation visant à encadrer la couverture médiatique des festivals d’été.
Cette charte intervient dans le prolongement d’un appel lancé le 10 juillet par sa commission des photographes de presse, invitant les professionnels du secteur à une réunion d’urgence prévue ce mercredi 15 juillet au siège du syndicat.
Cette rencontre sera consacrée à l’examen des principales problématiques rencontrées lors de la couverture sur le terrain, notamment au vu de la densité de la programmation culturelle et artistique durant la saison estivale. Elle doit permettre de formuler des propositions concrètes pour améliorer les conditions de travail des photojournalistes et garantir leurs droits professionnels.
L’initiative du SNJT fait suite au recensement de nombreuses entraves au travail des journalistes et des photographes de presse au cours des dernières années, en particulier dans des festivals majeurs tels que ceux de Carthage, Hammamet, Nabeul et Bizerte lors de la saison écoulée.
Le syndicat fait état de manquements répétés, parmi lesquels l’absence de critères clairs d’accréditation, des refus non motivés, des discriminations entre médias, l’interdiction d’accès aux espaces de couverture et la destruction de badges professionnels.
La nouvelle charte exige des directions des festivals l’adoption de procédures transparentes, la publication préalable des conditions d’accès, la fixation de délais de réponse maximaux aux demandes d’accréditation, ainsi que la notification obligatoire des motifs de refus.
Le syndicat annonce à cet égard l’adoption d’un indicateur de mesure précis pour évaluer le degré de respect, par les festivals, du droit des journalistes à exercer leur métier.
Sur le terrain, les organisateurs devront fournir des infrastructures adaptées (tribunes de presse, zones de prise de vue dégagées, connexions internet).
La charte stipule que les informations doivent être diffusées simultanément à tous les médias et interdit toute restriction injustifiée sur les photos ou les interviews, hors clauses contractuelles ou impératifs de sécurité préalablement notifiés.
En contrepartie, la commission appelle les professionnels au strict respect des règles de sécurité, des règlements intérieurs, de la déontologie et des droits de propriété intellectuelle, rappelant que les badges d’accès sont strictement personnels et intransmissibles.
L’unité de monitoring du SNJT met à disposition des numéros d’urgence pour signaler tout incident en temps réel.
Mortadha Ftiti au Festival international de Dougga : Pari relevé
Le théâtre antique de Dougga a vibré au rythme de Mortadha Ftiti. Devant un public conquis, le chanteur tunisien a célébré dix ans de carrière dans une ambiance électrique.
Dans un décor sublimé par une scénographie soignée et des jeux de lumière mettant en valeur la majesté du site archéologique, l'artiste a donné le ton dès son entrée sur scène avec « Chedda W Tezoul ». Il a ensuite enchaîné avec « Hkayetek Fet », porté par une chorégraphie dynamique qui a immédiatement installé une ambiance festive. L'alchimie entre les musiciens, les danseurs et la mise en scène a rapidement conquis les gradins.
Tout au long du concert, Mortadha Ftiti est resté fidèle à ce qui fait sa signature : une musique accessible, des textes proches du quotidien et une relation spontanée avec son public. Avec « Baba », puis « Ma Samou Klemou », précédée d'un mawwal interprété avec maîtrise, il a également démontré l'étendue de ses qualités vocales, alternant puissance et sensibilité.
Soucieux de proposer un spectacle riche et varié, le chanteur a réservé une séquence au tarab, rendant hommage à deux grandes figures de la chanson arabe, Abdel Halim Hafez et Nour Mhanna. Une parenthèse empreinte de nostalgie qui a révélé une autre facette de son répertoire et confirmé sa capacité à évoluer avec aisance entre différents registres musicaux.
L'ambiance est rapidement remontée d'un cran avec le retour de ses titres les plus populaires. Repris en chœur par le public, « Ya Li Bayaa », « Ma Tebkich », « Ya Sahbi », « Gamra », « Accident » et « 2000 Kteb » ont transformé le théâtre antique en une immense scène de fête. Point culminant de la soirée, le « Cocktail Tounsi » a fait chanter et danser les spectateurs dans une atmosphère de communion où artistes et public ne faisaient plus qu'un.
En clôture, Mortadha Ftiti a interprété « Maâlabalich », avant de conclure avec « Ya Leïl », salué par une longue ovation. Avant de quitter la scène, il a tenu à rendre hommage aux musiciens qui l'ont accompagné tout au long de cette aventure artistique et à remercier le public de Dougga pour sa fidélité.
Entre célébration de dix années de carrière, hommage au patrimoine musical arabe et partage avec son public, Mortadha Ftiti a offert un concert à son image : généreux, fédérateur et profondément ancré dans son époque. Une prestation qui restera parmi les temps forts de cette 50e édition du Festival international de Dougga.
















