Beït Al-Hikma : Raja Yassine Bahri prend officiellement les rênes de l'Académie
Première femme à présider l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts depuis sa création en 1983, la professeure Raja Yassine Bahri voit son élection désormais officiellement entérinée par décret.
La nomination de la professeure Raja Yassine Bahri à la présidence de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beït al-Hikma » a été officiellement actée par le décret n°136 de l'année 2026, daté du 1er juillet et publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT). L'annonce a été relayée jeudi par l'institution sur ses réseaux officiels, consacrant l'entrée en fonction de celle qui devient la première femme à diriger cette prestigieuse académie depuis sa fondation en 1983.
Cette publication vient formaliser le résultat de l'élection organisée le 14 mars dernier lors d'une assemblée générale au siège de l'Académie à Carthage Hannibal. Raja Yassine Bahri avait alors obtenu 25 voix, devant les professeurs Moncef Ben Abdeljalil (22 voix), Khaled Ghedira (17 voix) et Hafedh Abdelmalek (3 voix).
Elle succède au professeur Mahmoud Ben Romdhane, dont le mandat est arrivé à son terme à la mi-juin. La passation intervient à l'issue de l'année académique 2025-2026, clôturée le 11 juin par une journée marquée notamment par la projection d'un documentaire consacré aux travaux de rénovation du palais de Carthage et par plusieurs conférences scientifiques autour des enjeux de l'identité tunisienne.
L'élection de Raja Yassine Bahri revêt une portée symbolique particulière. Elle constitue la troisième élection à la présidence de Beït al-Hikma depuis la réforme de 2015, qui a remplacé la nomination des présidents par décret par un scrutin interne des membres de l'Académie. La séance élective s'était ouverte par une minute de silence en hommage au professeur Sadok Belaïd, ancien président de l'institution, disparu le 7 mars 2026 à l'âge de 87 ans.
Professeure de civilisation espagnole à la Faculté des lettres, des arts et des humanités de La Manouba, Raja Yassine Bahri est une spécialiste reconnue de l'histoire des Morisques et des relations culturelles en Méditerranée à l'époque moderne. Ses travaux portent sur les minorités religieuses ainsi que sur les circulations culturelles entre les deux rives de la Méditerranée aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles.
Ses recherches ont donné lieu à plusieurs ouvrages de référence, parmi lesquels « Moriscos in the Mediterranean after the Expulsion », « Les Morisques en Tunisie un siècle après leur arrivée » et « Morisco Women and the Valencian Inquisition », qui témoignent de son expertise sur l'histoire des communautés morisques et de leur héritage en Méditerranée.
Fondée en 1983 et installée à Carthage Hannibal, Beït al-Hikma est l'une des principales institutions savantes de Tunisie. Dédiée à la promotion de la recherche, de la réflexion et du dialogue entre les sciences, les lettres et les arts, elle a été présidée au fil de son histoire par de grandes figures intellectuelles tunisiennes, parmi lesquelles Ahmed Abdesselem, Abdelwaheb Bouhdiba, Ezzeddine Beschaouch, Hichem Djaït, Abdelmajid Charfi, Saad Ghrab et, plus récemment, Mahmoud Ben Romdhane.
Imen.A.
Vient de paraître : « Notre Regard » : Focus sur le statut de l’artiste en Tunisie
La revue spécialisée « Notre Regard », consacrée aux cinémas arabes et africains, est parue en formats papier et numérique dans un cinquième numéro au mois de juin 2026.
Ce numéro comporte un dossier intitulé « Les ambiguïtés de la loi sur le statut des artistes en Tunisie », qui aborde notamment les grandes lignes de cette loi (n° 2026-8) adoptée le 12 mai 2026 par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Dans la section dédiée au cinéma tunisien figurent des entretiens avec le producteur Lassaad Goubantini et le réalisateur Mohamed Ali Nahdi au sujet de son film 13e Round.
La revue publie également des textes sur Sophie El Golli, pionnière de la critique cinématographique, sur le long-métrage Sabbat El Ghoula de Mokhtar Ladjimi, réalisateur et directeur des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), ainsi que sur l’œuvre de feu Fadhel Jaziri, artiste pluridisciplinaire actif dans la mise en scène, le cinéma et la musique populaire.
Le volet consacré au cinéma arabe traite du centenaire du cinéaste égyptien disparu Youssef Chahine. Des analyses portent sur les œuvres Ce qu’il reste de nous de Cherien Dabis, Rome plutôt que vous de Tariq Teguia, ainsi que sur l’histoire du cinéma à Oran et le festival de New Delhi.
La rubrique du cinéma africain documente la dynamique de coopération établie depuis 2021 entre la Fédération internationale des archives du film (FIAF) et la Cinémathèque Africaine de Ouagadougou.
Deux autres rubriques sont consacrées à l’agenda des festivals ainsi qu’aux éditions récentes d’ouvrages et magazines de cinéma.
Cette publication trimestrielle est éditée par l’association tunisienne Ciné-Sud Patrimoine en partenariat avec le site spécialisé cinéma tunisien, basé à Paris.
Grosse surprise : Haaland et la Norvège terrassent le Brésil et verront les quarts
Erling Haaland était trop fort: l'attaquant norvégien a inscrit un doublé face au Brésil, qui avait pourtant retrouvé ses jambes, dimanche à East Rutherford, et qualifié les Vikings pour le premier quart de finale de leur histoire en Coupe du monde (2-1).
C'est une fin cruelle pour les joueurs de Carlo Ancelotti, qui avaient l'ambition de remporter une sixième étoile, et pour l'attaquant vedette Neymar, qui espérait une autre issue pour son quatrième et dernier Mondial, à 34 ans.
Le meilleur buteur de l'histoire de la Seleçao (80 buts) ne se consolera pas d'un penalty marqué dans le temps additionnel de la seconde période (90e+10) après une faute sur Casemiro. Au coup de sifflet final, il est resté en pleurs prostré sur la pelouse. Le Brésil n'avait pas été éliminé si tôt dans la compétition depuis 1990.
La Brésil a même eu l'occasion de prendre à son tour l'avantage après une faute de Kristoffer Ajer sur Matheus Cunha dans la surface. Le pénalty est sifflé mais le tir un peu mou de Cunha sur sa droite a été repoussé par Orjan Nyland (13e).
Face aux artistes auriverde, le "Cyborg" Haaland s'est montré patient. Sevré de ballons en première période, il a attendu la fin de match pour inscrire un doublé (79e et 90e) et rejoindre, avec sept buts, Léo Messi et Kylian Mbappé en tête du classement des buteurs de cette édition.
La Norvège affrontera le vainqueur de Mexique-Angleterre, disputé dimanche soir à Mexico.
Maroc-France : Ismael Saibari, blessé, difficile à récupérer
Ismael Saibari alimente les doutes alors que le Maroc a pris rendez-vous avec la France pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026.
Grâce à sa victoire 0-3 sur le Canada, pays co-organisateur, samedi soir au NRG Stadium de Houston, aux États-Unis, le Maroc a tracé sa route vers les quarts de finale de la Coupe du monde 2026.
Jeudi prochain, les Lions de l’Atlas retrouveront donc la France au Gillette Stadium de Boston avec en ligne de mire une seconde demi-finale de suite en deux éditions. Il y a trois ans et demi au Qatar, ils avaient perdu dans le dernier carré face aux Bleus (2-0) sous les ordres de Walid Regragui. C’est dire si cette fois ils aspirent à prendre leur revanche.
Ce sera peut-être sans leur nouvelle gâchette Ismael Saibari (3 buts en 5 apparitions depuis l’ouverture). Le nouveau joueur du Bayern Munich est sorti sur blessure dès la 22e minute de jeu. Il a ressenti un léger claquement, selon Soccer212, confirmé par Mohamed Ouahbi en conférence de presse d’après-match.
« Il y a une petite douleur à la cuisse pour Saibari, mais on n’en sait rien (encore). »
L’offensif de 25 ans devrait effectuer une IRM aujourd’hui dimanche. S’il venait à déclarer forfait contre les Tricolores, il devrait céder sa place à Soufiane Rahimi, dernier buteur des Rouge et Vert samedi dans les arrêts de jeu (90e+8).
Algérie : Anthar Yahia futur sélectionneur des Fennecs?
Alors qu’il devrait démissionner dès le retour de la délégation en Algérie après l’élimination en 16es de finale de la Coupe du monde 2026 (défaite 2-0 contre la Suisse vendredi passé), Vladimir Petkovic devrait rapidement céder la place à son successeur.
En effet, ce dernier aurait déjà été désigné par la Fédération algérienne de football (FAF), selon les informations du quotidien local Compétition corroborées par La Gazette du Fennec. Il s’agirait de l’ex-capitaine des Fennecs Anthar Yahia (53 capes, 6 buts).
Ce dernier aurait eu une première discussion avec Walid Sadi, le président fragilisé de la FAF, particulièrement séduit par son profil de meneur d’hommes. Son charisme naturel serait vu d’un bon œil pour transcender une équipe chez laquelle il a déploré lui-même un manque criant de caractère après depuis la défaite inaugurale face à l’Argentine (3-0).
Sa nomination rapide répondrait à l’urgence de remobiliser l’équipe en perspective des éliminatoires de la CAN 2027 qui démarrent dès septembre prochain. Titulaire d’une licence pro UEFA, le natif de Mulhouse devrait quitter son poste d’entraîneur principal de la réserve d’Angers si cela se confirme.
Egypte : Emam Ashour rêve de rentrer avec une médaille
Auteur de l'unique but contre l'Australie en 16es de finale, la star des Pharaons et d'Ahly, Emam Ashour a affiché les grandes ambitions de la sélection égyptienne après sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, assurant que les joueurs visent une médaille. Le milieu de terrain a également salué l'esprit du groupe et le soutien du public.
Le milieu de terrain de la sélection égyptienne, Emam Ashour, a affirmé que l'objectif des Pharaons était de rentrer de la Coupe du monde 2026 avec une médaille. L'Égypte s'est qualifiée pour les huitièmes de finale après avoir éliminé l'Australie aux tirs au but et se prépare désormais à affronter l'Argentine.
Au micro de la chaine "ON Sport", Emam Ashour a déclaré : « Je suis très heureux de cette victoire contre l'Australie dans un match difficile. Je remercie les joueurs, le staff technique ainsi que les supporters qui nous ont soutenus. La veille du match, j'avais le sentiment que la rencontre irait jusqu'aux 120 minutes. »
Le joueur d'Ahly a ensuite affiché les ambitions de l'équipe : « Nous espérons de tout cœur rentrer en Égypte avec une médaille, si Dieu le veut. »
Grâce à une excellente seconde mi-temps : Le Maroc foudroie le Canada et file en quarts
Le Maroc, ultra-efficace en seconde période, a mis au tapis un des co-organisateurs du Mondial-2026, le Canada (3-0) samedi à Houston, pour s'offrir un billet en quarts de finale et un affrontement contre l'équipe de France.
Les Lions de l'Atlas, sans jus avant la mi-temps, ont retrouvé du mordant après et ils ont griffé les Canadiens avec un doublé d'Azzedine Ounahi (50e, 82e) sur leurs deuxième et troisième tirs du match. Soufiane Rahimi a clos la marque sur l'ultime action de la partie, sur le cinquième tir de son équipe, à un moment où son adversaire était parti à l'abordage pour tenter de réduire l'écart (90e+8).
Demi-finaliste de la dernière édition en 2022, le Maroc d'Achraf Hakimi affrontera jeudi prochain à Boston la France, son tombeur au Mondial 2022 au Qatar.
Equipe nationale : Hervé Renard rejette la proposition de la FTF
Encore un raté de la part du Bureau Fédéral de la FTF. Il y a quelques jours, une proposition d'un nouveau contrat avec le Français Hervé Renard pour prendre en main les destinées des Aigles de Carthage a été présentée. Et la réponse a été aussi rapide que sèche. Renard, certainement déçu par son court passage à la tête de la sélection tunisienne dans cette coupe du monde, a rejeté catégoriquement la demande.
C'est que ce genre d'opération mérite un plan de travail clair et une stratégie basée sur un projet qui s'étale sur des années. Il est grand temps que les sieurs du Bureau Fédéral, qui pensaient pouvoir détourner l’attention sur leurs dérives, comprennent bien que l'improvisation ne mène qu'à l'échec. Et ils doivent bien le savoir puisque leur passage à la FTF n’a rapporté au football tunisien qu’un nouvel épisode d’échec qui a sérieusement secoué sa réputation.
Jamel BELHASSEN
Mohamed Salah sur sa panenka : "Si quelqu'un devait la tenter, c'était moi"
L'Égypte de Mohamed Salah a finalement décroché sa qualification pour les huitièmes de finale du Mondial 2024 aux tirs au but (1-1, 4-2 t.a.b.). Une séance au cours de laquelle l'ancien attaquant de Liverpool a tenté (et réussi) une panenka.
L’Égypte a remporté vendredi contre l'Australie (1-1, 4-2 t.a.b.) la première victoire de son histoire dans un match à élimination directe en Coupe du monde, compétition à laquelle elle participe pour la 4e fois. Les Pharaons sont ainsi qualifiés pour les 8es de finale du Mondial 2026.
"Si quelqu'un devait la tenter, c'était moi !", a dit le capitaine Mohamed Salah, après sa panenka réussie durant la séance de tirs au but. "J'ai plus d'expérience que les autres et je voulais leur donner de la confiance. Je l'ai décidé à la dernière minute, je devais le faire", a commenté le troisième tireur égyptien de la séance fatidique.
"C'est historique", a déclaré Salah. "J'ai dit aux gars avant le match que c'est la plus grande scène sur laquelle on puisse jouer. 'Profitez-en et ne laissez pas la pression vous atteindre'. (...) Je suis heureux qu'on ait écrit l'histoire aujourd'hui".
"C'est un moment qu'il faut savourer", a-t-il prolongé ensuite en zone mixte devant des journalistes, en soulignant le travail collectif accompli, au-delà de sa personne. "J'espère que les gens voient mon travail pour ce qu'il est. Je veux que tout ce que je fais soit bon et bénéfique", a-t-il ajouté. "La réussite est accessible à chacun, et le succès d'une personne n'enlève rien à celui des autres".
Mondial 2026 : Le Cap-Vert rate le coche face à l’Argentine et sort avec les honneurs
Face au Cap-Vert dans la nuit de vendredi à samedi en 16es de finale de la Coupe du monde 2026, l’Argentine a tremblé jusqu’aux dernières secondes de la prolongation (3-2, a.p.) face à une équipe qui ne voulait pas perdre : les champions du monde ont été prévenus.
L’Argentine est qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde, mais elle a quitté le Hard Rock Stadium de Miami avec bien plus de sujets de réflexion que de motifs de célébration. Dans la nuit de vendredi à samedi, le champion du monde en titre a dû passer par la prolongation pour venir à bout du Cap-Vert 3-2, dans un 16e de finale haletant.
La qualification est arrivée dans une atmosphère de tension – une tension largement entretenue par les Argentins eux-mêmes. Après avoir ouvert le score, l’équipe de Lionel Scaloni a fait chuter le rythme, a valorisé à l’extrême la possession du ballon et a donné l’impression de vouloir gérer la qualification en faisant simplement circuler le cuir.
En face se trouvait pourtant une sélection qui a fait de cette Coupe du monde la plus belle page de son histoire. Le Cap-Vert y a cru jusqu’au dernier instant, est revenu au score à deux reprises et s’est approché de très près de l’un des plus grands exploits de l’histoire du Mondial.
En prolongation, Lisandro Martínez a redonné l’avantage à l’Albiceleste et semblait avoir mis le pied sur le chemin de la qualification. Une fois de plus, les Cap-Verdiens ont refusé le rôle de figurants et ont répondu presque immédiatement. Alors que la décision via les tirs au but paraissait inévitable, Cristian Romero est apparu en sauveur improbable. Sur un corner de Lionel Messi, le défenseur central s’est élevé au-dessus de toute la défense de la sélection africaine pour décréter la fin du match d’une tête décisive.
Le résultat maintient la campagne du triple champion du monde sur les rails, mais il met aussi en lumière une réalité : le statut de favori seul ne suffit pas à gagner un match à élimination directe. Face à une équipe qui avait déjà tenu en échec l’Espagne et l’Uruguay en phase de groupes, l’Argentine a découvert à ses dépens que le moindre relâchement peut coûter très cher.
Algérie : Vladimir Petkovic poussé vers la porte de sortie !
L’élimination de l’Algérie dès les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 vendredi matin pourrait avoir de lourdes conséquences. Battus 2-0 par la Suisse dans un match où ils n’ont jamais réellement semblé en mesure d’inquiéter leur adversaire, les Fennecs quittent le tournoi sur un immense sentiment d’échec. Quelques semaines après l’avoir prolongé jusqu’en 2028 avant la Coupe du monde, la Fédération algérienne de football (FAF) préparerait désormais une proposition afin de mettre un terme au contrat de Vladimir Petkovic.
Une indemnité proche du million d’euros ?
D’après le journaliste Nazim Bessol, la FAF envisagerait de proposer au technicien helvético-bosnien l’équivalent de six mois de salaire pour parvenir à un accord à l’amiable. Une somme qui avoisinerait le million d’euros, reflet du statut de Petkovic, considéré comme le sélectionneur le mieux rémunéré du continent africain.
Problème : selon le journaliste Mohamed Nedjari, le principal intéressé, lui, ne souhaiterait pas quitter ses fonctions. Toujours selon ces informations, il entend aller au bout de son contrat, une position logique au regard des conditions financières exceptionnelles dont il bénéficie pour un sélectionneur opérant en Afrique.
Petkovic lâché par les joueurs ?
Au-delà de l’élimination, ce sont surtout les propos du sélectionneur après la rencontre qui ont suscité l’incompréhension.
En conférence de presse, Petkovic a estimé que le simple fait d’avoir qualifié l’Algérie pour une Coupe du monde après douze ans d’absence puis franchi la phase de groupes constituait déjà « un excellent résultat ». Une analyse qui a provoqué une vague de critiques dans un pays où les ambitions étaient bien plus élevées. Surtout, les révélations s’accumulent au sujet d’un vestiaire qui souhaiterait son départ et ne partagerait absolument pas son approche tactique défensive.
Après une lourde défaite inaugurale 3-0 contre l’Argentine, les Verts avaient difficilement renversé la Jordanie 2-1 avant d’obtenir un nul fou contre l’Autriche (3-3), suffisant pour décrocher une qualification parmi les meilleurs troisièmes. Mais face à la Suisse, les limites aperçues depuis le début du tournoi ont ressurgi.
Déjà contesté pour ses changements incessants de composition et son manque de stabilité tactique, Petkovic est aujourd’hui pointé du doigt pour une équipe jugée sans identité claire.
Une rupture inévitable ?
Les supporters algériens n’ont pas caché leur colère, sifflant les Fennecs au coup de sifflet final. La presse nationale a elle aussi dénoncé les errements tactiques du sélectionneur, l’absence d’automatismes et une défense trop friable pour espérer rivaliser avec les meilleures nations.
Dans ce contexte, la prolongation de contrat accordée à Vladimir Petkovic juste avant le Mondial apparaît désormais comme une décision difficile à comprendre pour de nombreux observateurs. Le journaliste Romain Molina affirme d’ailleurs que celle-ci a été conclue à l’initiative du seul président de la FAF, Walid Sadi, qui n’aurait pas consulté son bureau fédéral.
Reste désormais à savoir si la FAF et son sélectionneur trouveront un terrain d’entente. Une chose semble acquise : après une CAN décevante puis cette Coupe du monde largement en dessous des attentes, une grande partie des supporters ne souhaite plus voir Vladimir Petkovic poursuivre l’aventure à la tête des Fennecs.
Programme d’aide à la publication (PAP) « Abdelwahab Meddeb » : Editeurs ? N’hésitez pas à postuler
La deuxième session du programme d’aide à la publication (PAP) « Abdelwahab Meddeb » pour l’année 2026 a été ouverte le 30 juin par l’Institut français de Tunisie (IFT).
Ce programme annuel a pour objectif de soutenir des projets éditoriaux innovants tout en favorisant l’émergence de nouvelles voix littéraires et le développement du secteur de l’édition en Tunisie.
La date limite pour le dépôt des dossiers, qui s’effectue exclusivement par courriel, est fixée au 31 août 2026. Les éditeurs intéressés doivent soumettre leurs dossiers par courriel à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Les dossiers doivent être accompagnés du formulaire de candidature dûment rempli, ainsi que des pièces justificatives demandées. Les informations détaillées et le formulaire en ligne sont disponibles sur le site officiel de l’IFT.
L’examen des candidatures par la commission aura lieu le 18 septembre, avant la proclamation officielle des résultats prévue le 30 septembre de cette année.
Le programme propose une assistance financière sous différentes formes, notamment la prise en charge d’une partie des frais de fabrication ou de communication des ouvrages.
Une aide à la traduction et à la cession de droits est également prévue afin de faciliter la diffusion internationale des œuvres. Les financements ciblent des domaines variés tels que la littérature contemporaine, la littérature jeunesse et la bande dessinée, avec l’ambition de toucher un large public.
Une attention particulière est portée aux projets de traduction directe entre le français et l’arabe, sans passer par une langue intermédiaire. La priorité est donnée à la fiction contemporaine et aux débats d’idées afin de renforcer les échanges culturels et de favoriser le rapprochement entre les espaces francophones et arabophones.
Pour être éligibles, les projets doivent répondre à de stricts critères réglementaires. Le programme impose une publication à compte d’éditeur formalisée par un contrat en bonne et due forme, excluant l’auto- édition. Les manuscrits doivent être totalement inédits, n’ayant jamais été examinés par l’IFT ni publiés avant la commission.
Les manuels scolaires, ouvrages techniques, guides ou livres pratiques sont formellement rejetés, tandis que chaque éditeur est limité à un maximum de deux projets par session. Les rééditions ne sont acceptées que si elles intègrent un appareil critique inédit.
Prix Katara du roman arabe : Quatre romans tunisiens sur la longue liste
Quatre romans tunisiens ont été retenus dans les listes longues de la 12ème édition du Prix Katara du roman arabe, a annoncé mardi soir la Fondation générale du village culturel Katara dans un communiqué.
Ces sélections, qui comprennent 18 œuvres par catégorie, incluent le roman « Al-Nahr al Hazine » ( Le Fleuve triste) de Ridha Keraani dans la catégorie des romans publiés, « El Beya Kamar (Akilat Rou’ous Bayat Tounes) » ( La dévoreuse de têtes des Beys de Tunis ) de Khadija Toumi dans la catégorie des romans historiques, « Arche al-Rih » ( Le Trône du vent) de Hassen Salmi dans celle des romans inédits, et « Hologramme de Imed Jlassi dans la catégorie des romans pour enfants et adolescents.
Selon les organisateurs basés au Qatar, cette édition a enregistré un record historique avec 2 610 candidatures, soit le taux de participation le plus élevé depuis le lancement du prix en 2014.
Ce prix annuel récompense les catégories des romans publiés et inédits, des romans pour enfants et adolescents, des romans historiques, du roman qatari publié ainsi que des études critiques inédites.
Les listes courtes, qui retiendront 9 romans par catégorie, seront annoncées avant la proclamation finale des lauréats, sachant que la valeur du prix s’élève à 30 000 dollars pour chaque catégorie, en plus de la publication de l’œuvre gagnante et de sa traduction vers l’anglais par la fondation.
Doha Film Institute (DFI) : Deux bourses pour deux projets tunisiens
Deux projets artistiques tunisiens, le documentaire « Solo » d’Amine Boukhris et la série « Sisters of Rap » d’Olfa Ben Achour, figurent parmi les lauréats du programme de bourses de printemps 2026 de l’institution qatarie Doha Film Institute (DFI), dévoilée le 28 juin.
Ces projets tunisiens bénéficieront du soutien de l’institution qatarie en phase de production et de développement, respectivement. Bien que proclamés en cette période estivale, ces résultats couronnent un rigoureux processus de sélection et de délibérations artistiques mené durant les mois printaniers.
Dans la section « Longs-métrages documentaires – Production » de la zone MENA, le cinéaste Amine Boukhris a été sélectionné pour son film « Solo » (Tunisie/France/Qatar), centré sur la reconstruction par le rap d’un jeune homme de 27 ans abandonné à l’âge de 15 ans par sa famille partie rejoindre l’organisation État islamique en Syrie.
Cette catégorie réunit cinq autres œuvres au niveau de la production MENA : « When Time Dissolves Into Silence » (Maroc), « Testahbis » (Syrie), « Disappeared » (Syrie), « +477 Night » (Palestine) et « Portrait of A » (Jordanie).
De son côté, la réalisatrice Olfa Ben Achour s’est distinguée dans la section « Séries TV – Développement » de la zone MENA pour son projet « Sisters of Rap » (Tunisie/France/Qatar), explorant l’affirmation des femmes au sein d’un genre musical historiquement dominé par les hommes. L’unique autre projet retenu dans ce volet est l’œuvre libyenne Off the Books de Muhannad Lamin.
Lancé par le Qatar, le programme de bourses du DFI (DFI Grants Programme) s’est imposé comme l’un des plus importants leviers de financement de la création indépendante au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Fonctionnant sur un rythme biannuel (printemps et automne), ce fonds d’aide octroie des subventions directes associées à un accompagnement technique de haut niveau. Il privilégie l’émergence des nouveaux talents internationaux réalisant leur premier ou deuxième film, tout en finançant les cinéastes confirmés de la région MENA.
Pour ce cycle, l’enveloppe globale englobe 48 projets artistiques portés par des auteurs originaires de 39 pays différents. Les aides financières et l’accompagnement de cette session se répartissent de manière transversale à travers quatorze catégories distinctes.
Pour la zone MENA, le soutien intervient en phase de développement (longs-métrages de fiction, documentaires, courts-métrages de fiction et séries télévisées), de production (longs-métrages, séries web, courts-métrages et essais expérimentaux) ainsi qu’en phase finale de post-production.
À l’échelle internationale, le guichet de post-production hors zone MENA s’ouvre également aux longs-métrages de fiction, de documentaire et aux œuvres expérimentales. Avec cette nouvelle session, le fonds qatari franchit le cap symbolique des 1 000 projets internationaux soutenus à travers son réseau de développement depuis sa création.
FTF- Hervé Renard : De sérieuses discussions ou de la poudre aux yeux ?!
Après le court passage de Hervé Renard à la tête des Aigles de Carthage avec les résultats qu'on connaît, le Bureau Fédéral compte encore sur les services du Français. Comme le contrat signé entre les deux parties expire le 15 juillet courant, les responsables de la FTF comptent proposer un nouveau bail à Renard qui dispose ainsi de douze jours pour réfléchir avant d'accepter ou de rejeter la proposition des Tunisiens.
Au moment où les premiers responsables de la FTF sont appelés à rendre des comptes aux Tunisiens après la débâcle du Mondial 2026, on ne s’étonne pas de les voir tout faire pour détourner l’attention et pour ouvrir de nouveaux dossiers et sujets d’actualité qui leur évitent d’éventuelles critiques ou des appels à la démission collective pour une équipe fédérale qui a tout fait sauf réussir.
La dernière trouvaille concerne l’éventuel engagement de Renard. Ce ne sera qu’un premier épisode de ce feuilleton de fuite en avant !
J.B















