Boukornine au rythme du patrimoine tunisien et de la Dakka Marrakchia
Le Théâtre de plein air de Hammam-Lif a vibré, samedi 8 août, au rythme d’une soirée consacrée aux patrimoines tunisien et marocain. ce rendez-vous artistique a réuni la Troupe nationale tunisienne des arts populaires et la troupe marocaine de la « Dakka Marrakchia ».
La Troupe nationale tunisienne des arts populaires a ouvert la soirée avec une succession de tableaux chorégraphiques mettant en valeur la diversité des danses, des rythmes et des costumes traditionnels tunisiens. Les artistes ont notamment revêtu le « Dengri » et la « Melia », deux tenues emblématiques du patrimoine vestimentaire national. Les chorégraphies ont été accompagnées par un chanteur à la voix chaleureuse, qui a interprété une sélection de chansons de Habouba, Ismaïl Hattab et d’autres grandes figures de la musique populaire tunisienne. Danses, chants et costumes se sont ainsi conjugués pour offrir une représentation vivante de la richesse du patrimoine tunisien.
Dans la seconde partie de la soirée, la troupe de la « Dakka Marrakchia » a présenté au public l’un des arts populaires les plus emblématiques de Marrakech. Porté par des rythmes collectifs aux dimensions à la fois spirituelles et festives, cet art ancestral repose sur une cadence qui gagne progressivement en intensité, mêlant les voix, les percussions et les mouvements corporels. Les artistes ont ainsi entraîné les spectateurs dans un voyage au cœur du patrimoine marocain, dans une ambiance joyeuse qui s’est rapidement étendue de la scène aux gradins.
Cette rencontre a fait dialoguer deux cultures unies par des racines maghrébines communes. En réunissant les traditions tunisiennes et marrakchies sur une même scène, le Festival international de Boukornine a réaffirmé sa volonté de valoriser la diversité culturelle et de faire de l’art un véritable trait d’union entre les peuples.
Festival international de Hammamet: Najat Aâtabou, une voix libre et populaire
Au Festival international de Hammamet, Najat Aâtabou a livré une soirée haute en couleurs, mêlant rythmes marocains et humour. Une rencontre chaleureuse avec un public tunisien conquis.
Dès son entrée en scène, Najat Aâtabou a installé une atmosphère à la fois festive et intimiste. Vêtue d’une robe éclatante, la chanteuse marocaine, reconnaissable à sa voix et à son tempérament, a rapidement établi une complicité avec le public de Hammamet. Entourée de ses musiciens et portée par une orchestration riche, elle a proposé un spectacle où la tradition marocaine côtoyait des sonorités plus contemporaines.
Mais la musique n’était qu’une partie de cette rencontre. Entre deux chansons, l’artiste s’est livrée à un véritable exercice de narration, évoquant avec humour et franchise la vie quotidienne, les relations entre hommes et femmes, la famille et les rapports sociaux au Maroc.
Son propos s’est notamment attardé sur la place de la femme, la polygamie et une certaine conception de la masculinité dans une société encore marquée par le patriarcat. Loin d’un discours théorique, Najat Aâtabou puise dans des situations concrètes, des anecdotes et des observations de la vie quotidienne. Elle évoque également le paraître, l’hypocrisie, l’égoïsme ou encore les tromperies, autant de travers qui, selon elle, dépassent largement les frontières marocaines.
Cette liberté de parole a nourri le dialogue avec la salle. De retour en Tunisie, pays avec lequel elle entretient une relation affective particulière, la chanteuse s’est montrée particulièrement proche de son auditoire. L’humour et la répartie lui ont permis d’aborder des sujets parfois sensibles sans alourdir l’ambiance.
Répertoire riche
Le public a particulièrement réagi à « Kedhba Bayna », chanson qui a donné lieu à un échange autour de la responsabilité de l’homme et de la femme dans une histoire de couple. D’autres titres ont ensuite pris le relais, notamment « Baadou Leeh », « Hadouk Haa » et « Maa Raachek Lih ».
Très attendu, « J’en ai marre » a également suscité une forte réaction dans les gradins. Fidèle à l’esprit populaire et dansant de son répertoire, Najat Aâtabou a maintenu le rythme jusqu’au bout, faisant du théâtre de Hammamet un véritable espace de fête.
La soirée s’est achevée sur une note patriotique avec « Viva Morocco », avant un hommage musical adressé au public tunisien. Une manière de rappeler, au-delà des frontières, les liens qui unissent les publics maghrébins et leurs traditions musicales.
Cette ouverture sur plusieurs registres résume assez bien le parcours de Najat Aâtabou. Son répertoire puise dans la Aïta et dans différentes traditions populaires marocaines, tout en intégrant l’arabe, l’amazigh et la chanson française. Avec plus de 500 titres à son actif, elle a construit une œuvre marquée par la diversité des langues, des rythmes et des thèmes.
Cette richesse lui a permis de s’imposer au-delà du Maroc et de se produire sur de grandes scènes internationales. À Hammamet, elle a montré une nouvelle fois que sa force ne réside pas uniquement dans ses chansons : elle tient aussi à cette capacité à raconter, à provoquer le rire, à susciter la réflexion et surtout à créer un lien direct avec le public.
Une prestation généreuse, rythmée et sans détour, qui a fait de cette soirée l’un des rendez-vous marquants du Festival international de Hammamet.
Tamer Ashour en concert à Carthage: une voix incontournable de la romance
Le théâtre antique de Carthage était comble le soir du 8 août pour le spectacle de Tamer Ashour. L'artiste égyptien aux talents multiples s'est produit pour la première fois dans un festival tunisien. Ses tubes romantiques et mélancoliques cumulent des centaines de millions de vues sur les plateformes, ce qui en fait l'un des noms les plus influents actuellement.
Auteur, compositeur et chanteur, Tamer Ashour a commencé son parcours artistique il y a plus de deux décennies, d'abord en composant pour d'autres interprètes avant de se lancer lui-même dans le chant. Son répertoire ancien autant que ses titres récents ont séduit un large public intergénérationnel. D'ailleurs, il a souligné dans la conférence de presse qui a précédé le concert qu'il ne se plie pas aux phénomènes de mode et qu'il a une prédilection pour les chansons qui portent des émotions poignantes.
Tamer Ashour est monté sur scène sous de longs applaudissements. Le programme du concert de deux heures a été entièrement consacré à ses œuvres propres. Vingt-trois chansons en tout, entre airs entraînants et ballades douces, portées par une voix puissante et expressive.
Le spectacle a été entamé avec "Hekayat" qui donne son nom à l'album sorti en 2014. Il a enchaîné avec "Errak al nia" de l'album "Khayali" qui remonte à 2018. Il a aussi interprété "Yaah" sortie en single en 2024, puis dans l'album du même nom paru en 2025.
L'artiste a parcouru ses nombreux albums, avec des tubes dont "Asr biid", "Tigui netrahen", "Kont fin", "Hagui ala nafsi" et bien d'autres succès bien connus par la foule présente. Les spectateurs l'ont accompagné en chœur sur la totalité des titres, dont "Mirayt l hob" de son dernier album, sorti il y a à peine deux semaines, et qu'il chante sur scène pour la première fois. L'interprétation de "Hayguili mawgouâa", sortie en 2024, a été un véritable moment de complicité avec le public qui connait bien les paroles. La setlist a également inclus "Teslam", l'un de ses tubes les plus populaires qui l'a propulsé en 2008 au rang des stars les plus appréciées à l'échelle arabe. Bien que rythmée, la chanson garde tout de même le fond doux-amer dont est imprégné le répertoire de Tamer Ashour. Chaque titre a été accueilli par des applaudissements nourris et même des youyous enthousiastes.
Afin de souligner son talent de compositeur, Tamer Ashour a repris un medley de chansons sur lesquelles il a collaboré avec d'autres interprètes, dont "Allahou aalam" de Fadhel Chaker et "Hekayti maak" qu'il a mise en musique pour Elissa.
Cette soirée a permis au public de Carthage de rencontrer un artiste fortement apprécié et multi-recompensé. C'est aussi l'un des chanteurs les plus prolifiques, ayant réussi à construire une carrière solide et à élargir son audience au fil des années. Loin des chansons légères au succès passager, ce concert a confirmé davantage que son répertoire attire un public d'âges variés, fidèle et sans cesse renouvelé.
Le Festival international de Carthage se poursuit jusqu'au 19 août, avec d'autres stars très attendues de la Tunisie et d'ailleurs.
Fête nationale de la femme tunisienne: Un programme riche
De nombreuses manifestations seront organisées par le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors dans tout le pays du 06 au 13 août en cours dans le cadre de la célébration de la Fête nationale de la femme tunisienne (le 13 août).
Selon un communiqué publié mardi par le ministère, une rencontre scientifique sur “L’image de la femme dans les médias et dans la société” se tiendra le 6 août.
Cette manifestation sera suivie du lancement, le 10 août, de l’”Initiative nationale pour l’unification du parcours de l’entrepreneuriat féminin, de l’idée à l’après-réalisation”.
Le 11 août, une manifestation mettant en valeur le parcours réussi de femmes tunisiennes sera organisée dans l’ensemble du pays avec la remise du Prix de la meilleure recherche scientifique féminine 2026 sur “Les innovations de l’intelligence artificielle au service de la sécurité hydrique et alimentaire”.
Au programme également l’organisation, du 11 au 13 août, de foires régionales dédiées à la commercialisation des produits féminins dans les différentes régions du pays et le lancement, le 12 août, de la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins.
Par ailleurs, le ministère procédera à l’attribution du Prix national Zoubeida Bchir des écrits féminins tunisiens pour l’année 2025 et rendra hommage à des femmes tunisiennes s’étant distinguées dans leurs domaines respectifs.
Festival international de musique symphonique d'El Jem: Dialogue entre les musiques napolitaine et tunisienne
Le chanteur italien Gianni Bruschi a fait dialoguer samedi soir, sur la scène de l'amphithéâtre d'El Jem, le répertoire napolitain avec la chanson tunisienne, lors de sa deuxième apparition consécutive au 39ème Festival international de musique symphonique d’El Jem.
Dans le spectacle « Naples dans la Méditerranée : les plus belles chansons de Naples », l’artiste s’est produit avec l’Orchestra instabile di Arezzo (OIDA), sous la direction du maestro Filippo Zambelli, proposant un répertoire musical entre les deux rives de la Méditerranée.
Ce concert clôturait la « Semaine de la musique italienne », organisée du 2 au 8 août à travers quatre rendez-vous dans les festivals de Hammamet, Carthage et El Jem, à l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Italie.
Entré en scène après l’ouverture du ténor Carlo Putelli sur Marechiare, Gianni Bruschi a enchaîné avec le classique Na sera ’e maggio. « La musique napolitaine se distingue par sa personnalité, sa mélodie et ses paroles qui évoquent la passion », a-t-il déclaré à l’agence TAP après le concert, évoquant également les liens de ce répertoire avec « les sonorités arabes et la Méditerranée ».
La soirée a également rendu hommage à de grandes figures de la tradition napolitaine, parmi lesquelles Roberto Murolo avec ’O sole mio, Vincenzo De Crescenzo avec Luna rossa et Teresa De Sio avec Voglia ’e turnà. Le spectacle a par ailleurs offert une immersion dans les traditions de la Tarantella et de la Tammurriata, expressions musicales et chorégraphiques largement pratiquées dans le sud de l’Italie.
Le chanteur a partagé la scène avec la mezzo-soprano Loredana Carannante sur Tu si ’na cosa grande et Luna rossa, avant d’interpréter seul Reginella et Tu ca nun chiagne.
Cette prestation faisait suite à son premier concert du 6 août, consacré aux grandes bandes originales du cinéma sous le titre « Cinecittà / Hollywood ». La soirée avait notamment rendu hommage à Ennio Morricone et Nino Rota à travers des extraits du Guépard et du Parrain. Bruschi y avait également interprété My Way, Maria, extrait de West Side Story de Leonard Bernstein, ainsi que I Don’t Care Much, de la comédie musicale Cabaret.
« Je me définis comme un chanteur "crossover", capable de naviguer entre différents registres », explique l’artiste, dont la formation s’étend du gospel au jazz et à l’opéra. « J’apprécie particulièrement la musique populaire et le jazz car ils touchent le public plus facilement ».
L’un des moments forts de la soirée a été l’hommage surprise au compositeur et chanteur tunisien Hédi Jouini, avec notamment l’interprétation de Taht el Yasmina puis de Samra par Gianni Bruschi, portée par son accent italien.
Ces chansons lui rappellent le style musical de Roberto Murolo, grande figure de la tradition napolitaine. Une affinité que l’artiste a soulignée à plusieurs reprises sur scène, évoquant les liens entre les traditions musicales napolitaine, tunisienne et, plus largement, méditerranéenne.
« C’était la meilleure façon d’être en contact avec le public. Voir les gens chanter avec moi était magnifique », a confié l’interprète, qui avait travaillé sa prononciation à distance avec des amis par téléphone.
Après un enchaînement de morceaux comprenant notamment Torna a Surriento et La Mamma de Charles Aznavour, le concert s’est achevé par le trio des solistes sur ’O sole mio, salué par une ovation debout du public.
Le Quotidien avec TAP
Kalâa Kébira en fête : le Festival «Maraya Al-Founoun» réunit art et savoir
Du 14 au 22 août 2026, Kalâa Kébira (Sousse) accueille la 11e édition du Festival d'été « Maraya Al-Founoun », organisé par l'Association Ichrak pour la culture et les arts avec le soutien du Commissariat régional des affaires culturelles de Sousse. Sous la direction d'Abdelhakim Belaïd, neuf jours rassembleront musique, théâtre, cinéma, danse, poésie et débats intellectuels.
Le coup d'envoi, le 14 août, revient au saxophoniste Seifeddine Maâyouf. Le 15 août, la troupe Tragédie de Sfax présente la pièce « Impasse ». Le 16 août, place à l'international avec le Gujarat Folk Dance Group, venu d'Inde. Le 17 août, projection du film « Sahbek Rajel 2 » de Kais Chekir.
Le 18 août, la soirée poétique « La nuit des rimes », animée par Aroussia Boumiza, réunira Moncef Mezghanni, Omar Deghrir, Lotfi Mathlouthi, Fathi Nasri et l'invité jordanien Mohammad Noor Al-Gharabieh, accompagnés en musique par l'Irakien Mohammad Zaki Darwich.
Le 20 août, le groupe du Machreq de Sousse propose une soirée féminine de musique orientale classique.
Le 21 août, la soirée « Marayas du livre » est organisée avec l'Association Sciences Patrimoine de Kalâa Kébira.
Le 22 août, un colloque scientifique sur « L'avenir de la langue arabe parmi les langues du monde » se tiendra à la municipalité, présidé par Amira Ghenim, avec Walid Zidi, Amina Rmili, Samir Sehimi, Mohamed Kadhi et Jalila Ajbouni. Un hommage y sera rendu au juriste Sadok Belaïd, sa fille Sana Belaïd prenant la parole.
La clôture, le même soir, verra sur scène Aya Daghnouj à la Maison de la culture pour un show qui attirera sûrement beaucoup de monde.
Enfin, une exposition d'arts plastiques réunira Samir Ben Alaya, Sonia Khalifa, Lotfi Ben Salah, Firas Ben Alaya, Najib Bouguecha et Firas El Abed tout au long du festival.
Crise de la FIFA : Infantino rattrapé par une affaire impliquant une ex-collaboratrice !
En pleine crise de la Fifa, une nouvelle affaire rattrape son président Gianni Infantino. The Telegraph affirme que le dirigeant aurait versé une forte somme à une femme présentée comme sa maîtresse lorsqu’il était secrétaire général de l’UEFA.
Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a reçu vendredi en Colombie le soutien de plusieurs acteurs du football sud-américain en pleine crise au sein de l’instance dirigeante du football mondial. Mais dans d’autres parties du globe, patron de la Fifa continue de subir des attaques en règle, conséquences de la crise autour de son projet abandonné d’ouverture à des investisseurs privés via la création d’une société commerciale qui aurait été chargée notamment d’organiser les Coupes du monde.
En Europe, la présidente de la Fédération norvégienne de football, Lise Klaveness, a annoncé vendredi qu’elle allait demander au président de la Fifa de démissionner. En Angleterre, The Telegraph révèle une affaire embarrassante survenue lorsque le dirigeant était secrétaire général de l’UEFA entre 2009 et 2016.
Platini pose un ultimatum à Infantino
Le quotidien britannique affirme qu’Infantino a versé une somme à six chiffres à une ex-employée de l’UEFA sur le départ et présentée comme la maîtresse de ce dernier. L’instance européenne aurait également financé un MBA dans une grande école de commerce à cette femme qui avait été promue auparavant dans l’organigramme avec une revalorisation salariale de 30%.
L’ascension de cette collaboratrice aurait provoqué quelques doutes au sein de l’UEFA. Alors président de l’institution, Michel Platini aurait lâché à Infantino : « C’est elle ou toi ». Mais l’ex-numéro 10 des Bleus, qui a porté plainte en juin dernier contre le patron de la Fifa pour trafic d’influence et dénonciation calomnieuse, n’aurait pas répondu au média britannique sur ce sujet précis. L’UEFA a reconnu le versement d’une somme à la femme en question. Gianni Infantino est marié depuis 2001 à Leena Al Ashqar, une femme libanaise. Ils ont eu ensemble quatre filles: les jumelles, Alessia et Sabrina, ainsi que Shanïa Serena et Dalia Nora.
Infantino dément
«Le président de la FIFA, Gianni Infantino, réfute catégoriquement ces allégations, qui sont, d’après ses dires, totalement fausses. Toute insinuation de comportement inapproprié ou de violation des statuts ou règlements est diffamatoire», a fait savoir un porte-parole de la Fifa.
Après l’incendie à la forêt de Ghar El Melh : Une équipe technique pour évaluer les dégâts et élaborer un plan de réhabilitation
Une équipe technique conjointe, regroupant des représentants de la direction générale des forêts et de l’arrondissement des forêts de Bizerte, a effectué, jeudi une visite sur terrain à la forêt de Ghar El Melh qui a, récemment, été ravagée par un incendie pour diagnostiquer et évaluer les dégâts et mettre en œuvre un plan d’action à moyen terme à l’effet de sa remise à niveau.
La visite avait pour objectif d’effectuer une évaluation précise de l’ampleur des dommages causés à la forêt, de déterminer les superficies touchées, ainsi que de fixer les interventions techniques urgentes à même de protéger le sol contre l’érosion et d’aménager le site en prévision du lancement du programme de réhabilitation.
Selon un communiqué publié, vendredi, par la Direction générale des forêts, l’équipe technique œuvre également à la préparation d’un programme intégré de reboisement, fondé sur les caractéristiques environnementales et naturelles de la région, afin de garantir la restauration de la couverture végétale et de renforcer la capacité de recouvrement de l’écosystème forestier.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi continu assuré par les services des forêts pour faire face aux répercussions des incendies forestiers et concrétiser une approche scientifique et méthodique pour la réhabilitation des écosystèmes endommagés, contribuant ainsi à la régénération de la forêt de Ghar El Melh et à la préservation de ses composantes naturelles.
Transtu: Bientôt, un concours de recrutement pour 580 postes
L’opérateur majeur des transports urbains de la capitale compte enrichir ses ressources humaines. La Société des Transports de Tunis (TRANSTU) s’apprête justement à ouvrir ses registres de candidature pour renforcer ses équipes opérationnelles et techniques.
Un concours externe destiné à pourvoir 580 postes de travail a été officialisé. Les postulants pourront valider leur inscription numérique à compter du 12 août prochain.
Il est à noter que ce plan d’intégration vise principalement à consolider les effectifs d’exploitation sur le réseau des bus et des métros et à mettre à niveau les compétences techniques des ateliers de maintenance. La répartition sectorielle prévoit une forte dotation pour les personnels de conduite et d’encadrement direct des voyageurs ainsi que le recrutement d’agents qualifiés, d’ouvriers spécialisés, de cadres d’ingénierie, de techniciens supérieurs et des personnels dédiés à la sécurité des infrastructures et à la salubrité des espaces publics. Dès lors, TRANSTU compte recruter 336 chauffeurs et receveurs de bus, 158 agents qualifiés, 18 agents techniques, 5 ingénieurs, 6 techniciens supérieurs, 37 agents de nettoyage et 20 agents de gardiennage.
Les candidats devront obligatoirement formaliser leur démarche via le portail informatique institutionnel de la société, dont l’accès sera débloqué du 12 août au 8 septembre 2026. L’administration souligne à ce titre qu’aucun dossier physique ne sera pris en compte durant cette première phase, affirmant sa volonté de garantir l’équité des chances et la fluidité du traitement des données personnelles à travers des outils informatiques sécurisés.
Pour optimiser le suivi individuel et assurer une transparence parfaite, la plateforme générera des identifiants personnels uniques pour chaque postulant dès la validation du formulaire initial. Ce dispositif virtuel permettra aux candidats de se connecter de manière autonome à un espace personnel confidentiel. Et ce, afin de vérifier la conformité de leurs pièces, de recevoir les convocations officielles et de consulter les résultats des différentes évaluations théoriques ou pratiques. Cette gestion interactive s’inscrit dans la stratégie de modernisation de l’entreprise publique, désireuse de fluidifier ses relations avec les usagers et les futurs collaborateurs.
Festival de Hammamet : Dedublüman, c’est plus qu’un groupe de rock
L’événement a eu lieu sur la scène du théâtre du festival de Hammamet. Pas très connu en Tunisie, le groupe de rock alternatif turc « Dedublüman » a très agréablement surpris, aussi bien avec son répertoire singulier qu’avec sa scénographie, mi-sombre, mi-intensément éclairée, qui a ébloui le large public présent sur place.
Il y a eu du tout dans ce spectacle, avec, en sus, un intro au violon et au « Oud », soutenu par d’autres instruments autour, ce qui en dit long sur la richesse du répertoire, composé de 20 morceaux.
Pour la première fois en Tunisie et sur le continent africain, le groupe s’est doté des techniques sonores et d’éclairage les plus poussés pour assurer à leur public du Festival International de Hammamet un spectacle qui n’a rien à envier aux normes scéniques mondiales. La soirée du 7 août 2026 est une déflagration musicale inédite.
Dans sa manière de communier avec le public, le Leader du groupe, particulièrement porté sur le discours, n’a cessé d’alterner les salutations et les anecdotes en turc et en anglais, créant ainsi une proximité unique avec ses mélomanes, pour la plupart des jeunes, appartement à la Gen Z. Et il leur a chanté la vie et magnifié le beau comme il manie les notes.
Les morceaux oscillaient entre rock alternatif, musique calme, et d’autres morceaux plus rythmés. Le public, qui ne connaissait pas parfaitement le répertoire de ce groupe, s’est laissé perdre dans la découverte. Toutefois, le tube « Belki », qui a fait connaître ce groupe dans le monde, n’a cessé d’être réclamée par le public. La suite, avec « Ruya Gibi », « Depresyon », ou « Firuze » a été plus que merveilleux, malgré l’handicap de la langue. C’est la musique, comme toujours sans frontières, qui s’est imposée.
Fondé en 2010 à Istanbul, « Dedublüman » est porté par une identité musicale prononcée. Le groupe développe des compositions originales ainsi que des reprises réinterprétées à sa manière.
Kamel ZAIEM
En amical: le CA, l'ESS et la JSO vainqueurs, le ST vaincu
La série des matches de préparation s'est poursuivie vendredi pour les clubs de la Ligue 1. Le C. Africain a pris le dessus sur le néo-promu, le PS Sakiet Eddaier (3-2). Aymen Harzi, Haykel Chikhaoui et Ammar Abdelhak ont marqué les buts clubistes.
Pour sa part, l'Etoile du Sahel a battu l'ES Hammam-Sousse (2-0). Deux buts signés Mohamed Hedi Bouslama et Sunday Migwi.
De son côté, la JS Omrane a battu la sélection U21 (1-0). Enfin, le Stade Tunisien a perdu (1-3) à Tabarka face au club algérien de l'Olympique Okbou. Le but stadiste a été marqué par Fakhreddine Ben Youssef.
Enfin, le match entre l'Espérance de Tunis et l'AS Marsa, programmé pour cet après-midi à 18h au stade Chtioui, aura lieu finalement au Parc B.
J.B
Festivals d’été - «Notre quartier est artiste» : Le cirque au coin de la rue, la culture au cœur du quartier
Par Imen ABDERRAHMANI
Le célèbre cirque Paparouni a transformé, avant-hier soir, un carrefour d’El Omrane en une immense piste à ciel ouvert. Une parenthèse de poésie et de prouesses qui incarne l’esprit du festival « Notre quartier est artiste ».
Avant-hier soir, il suffisait de suivre les éclats de rire des enfants et les applaudissements des familles pour trouver le cœur battant d’El Omrane. Au croisement des rues, entre les maisons et à quelques mètres de l’espace culturel « Mass’art », là où l’on ne s’attend habituellement qu’au passage des voitures et des passants, le célèbre cirque Paparouni a dressé sa scène à ciel ouvert, offrant l’un des moments les plus attendus de la 12ème édition du festival « Notre quartier est artiste ».
Dans une ambiance joyeuse, devant des spectateurs de tous âges, la troupe a déroulé quelques-uns des numéros emblématiques de son répertoire tout en laissant une place de choix à de jeunes circassiens, illustrant cette volonté constante de transmettre un savoir-faire et d’accompagner les talents émergents.
Le spectacle a donné à voir toute la richesse du cirque contemporain. Acrobaties aériennes, équilibres vertigineux, sauts audacieux, chorégraphies rythmées et performances physiques se sont succédé avec une remarquable fluidité. La scénographie, enrichie par un travail précis sur les lumières et une création musicale immersive, a amplifié l’intensité des numéros. Les arts visuels et les technologies scéniques accompagnaient les mouvements des artistes, composant un univers où virtuosité technique et émotion ne faisaient qu’un. Emerveillé, le public a durant pendant près d’une heure et demie suivi avec beaucoup d’attention ces jeunes artistes. Il y avait de la joie dans l’air.
De l’art au cœur du quotidien
Cette soirée illustre parfaitement l’ADN de « Notre quartier est artiste », un festival qui, depuis plus qu’une décennie, fait le pari d’installer la création artistique au cœur de l’espace public, transformant les rues en des lieux de spectacle où les frontières entre artistes et public s’effacent. Ici, nul besoin de franchir les portes d’un théâtre : c’est la culture qui vient à la rencontre des habitants.
Concerts, théâtre, cirque, arts urbains et performances rythment ainsi une programmation pensée pour tous les publics. Le choix de l’espace public n’a rien d’anodin : en investissant les places et les carrefours, le festival redonne à la rue sa vocation première, celle d’un lieu de rencontre, d’échange et de convivialité, où la création artistique s’invite naturellement dans le quotidien des habitants.
Cette édition a une nouvelle fois illustré cette ambition à travers une programmation aussi éclectique qu’exigeante. Le musicien Nidhal Yahyaoui y a dévoilé des fragments de sa nouvelle création, poursuivant son exploration sensible de la mémoire musicale des montagnes tunisiennes. Le public a également pu assister à un concert de rap, à une soirée consacrée aux chansons des dessins animés qui ont bercé plusieurs générations, à un concert de stambali, ainsi qu’à une présentation, en cours de création, de « Chanti 3 », une production de « Mass’Art » proposant une lecture contemporaine de « Mourad III » de Habib Boularès.
Le festival s’est ouvert aussi aux sonorités de la musique engagée avec le concert de l’artiste libanais Khaled El Haber, accompagné de la troupe « Ouyoun El Kalam » (prévu ce soir), confirmant la volonté des organisateurs de faire dialoguer les esthétiques, les générations et les horizons artistiques.
A chacun ses convictions
À l’origine de cette aventure se trouve « Mass’Art », un espace culturel alternatif fondé en octobre 2010 à Tunis et orchestré par l’homme de théâtre Salah Hamouda. Derrière ce nom, qui évoque à la fois le « parcours » et l’« art », se dessine une démarche de proximité menée avec constance. Malgré des moyens modestes, cette structure indépendante a multiplié les projets artistiques et culturels, en s’appuyant sur un réseau fidèle d’étudiants, de bénévoles et d’habitants profondément attachés à leur quartier.
Au fil des années, « Mass’Art » est devenu bien davantage qu’un espace culturel. Il s’est imposé comme un véritable point d’ancrage pour la jeunesse locale, un lieu où l’on peut découvrir, apprendre, créer et s’exprimer. Dans un quartier populaire où les occasions d’accéder à une offre culturelle demeurent limitées, cette présence constitue une alternative précieuse. Et c’est également la force de « Notre quartier est artiste » qui en proposant gratuitement des spectacles de qualité dans l’espace public, le festival contribue à démocratiser l’accès à la culture, en abolissant les barrières économiques, sociales et symboliques qui tiennent encore une partie du public éloignée des lieux de création.
Plus qu’une programmation estivale, il défend une certaine idée de la culture : une culture vivante, partagée et accessible, capable de retisser le lien social et de faire des rues d’un quartier populaire un espace où l’imaginaire, le talent et la rencontre reprennent pleinement leurs droits.
I.A.
Tirage des premiers tours des coupes africaines : Du solide pour le CA, un tour abordable pour l'ESZ et le CSS
Le tirage des matches des premiers tours des coupes africaines, effectué aujourd’hui, a été clément pour nos représentants en coupe de la CAF, alors que le Club Africain a eu un tirage plus compliqué.
* Ligue des Champions: L'EST exemptée du premier tour, le CA face à Djoliba du Mali
Le tirage au sort a mis lors du second tour l'Espérance face au vainqueur du match Souihli (Libye) et KVZ FC ( Zanzibar) alors que l'autre représentant tunisien, le C. Africain sera opposé à Djoliba (Mali). Le match aller aura lieu à Tunis les 4, 5 ou 6 septembre. En cas de qualification, le CA rencontrera le vainqueur entre Medeama (Ghana) et TO Mazembe (RD Congo).
* Coupe de la CAF : Un bon tirage pour les Tunisiens
On peut dire que le tirage au sort a été bon pour les deux représentants tunisiens.
Espérance de Zarzis- Diambars FC (Sénégal) : aller 4/5/6 septembre, retour 11/12/13 septembre. En cas de qualification l'ESZ rencontrera le vainqueur entre Vitesse FC (BFA) et Réal Bamako (Mali).
Shooting Stars (Nigeria)- CS Sfaxien. En cas de qualification, le CSS rencontrera au second tour le vainqueur entre Amadou Dialo et East End Lions FC (Sierra Leone).
Jamel BELHASSEN
En amical : L'EST s'impose devant San Pedro, l'ESS et l'OB se neutralisent
Pour son troisième match de préparation à la nouvelle saison, l'Espérance de Tunis s'est imposée cet après-midi face à San Pedro (1-0). Le but a été inscrit par Haj Mahmoud.
A Ain Drahem, l'Etoile du Sahel a fait match nul avec l'O.Beja (0-0). Enfin, l'ES Zarzis a perdu (1-2) devant le club algérien, l'USM Khenchla . Le but des Zarzissiens a été inscrit par Hamdi Laâbidi.
J.B
Festival international de Hammammet: "Jacaranda", la détresse d'une époque
Mise en scène par Nizar Saïdi sur un texte d'Abdelhalim Messaoudi, « Jacaranda : Call Center Tragedy » tisse les trajectoires de plusieurs êtres que les fractures d'une réalité collective conduisent peu à peu vers l'étouffement. Présentée au théâtre de plein air de Hammamet, cette création du Jeune Théâtre Tunisien (TNT) constituait le deuxième rendez-vous théâtral inscrit à la programmation de cette 60e édition du Festival international de Hammamet, à quelques jours de sa clôture.
Derrière son titre énigmatique, à la fois poétique et funeste, la pièce donne corps à sept personnages aux parcours cabossés. Hommes et femmes désabusés, privés de repères et d'horizon, ils évoluent dans un espace oppressant où le temps semble suspendu. Au fil de l'intrigue, cet univers se referme sur eux comme un étau, jusqu'à rendre toute échappatoire illusoire.
Épuisés, vidés de leurs rêves et de leurs illusions, ces protagonistes incarnent les désillusions d'une génération confrontée à la précarité, au désenchantement et à l'absence de perspectives. Entre un passé morcelé qui les poursuit et un présent instable qui les engloutit, ils tentent encore d'entrevoir un avenir qui ne cesse de leur échapper.
Au cœur de cette tragédie se dresse un huitième personnage, invisible mais omniprésent : le centre d'appel lui-même. Bien plus qu'un simple décor, il devient une entité dramatique, une machine implacable qui absorbe les individus, accélère leur désintégration intérieure et les enferme dans une mécanique déshumanisante. Ce lieu de travail nourrit les tensions, exacerbe les rancœurs et dissout progressivement les liens affectifs, amicaux comme professionnels.
Durant près de deux heures, la mise en scène installe une atmosphère sombre et suffocante où la lumière, les couleurs et la scénographie participent pleinement à la montée de la tension dramatique. À travers cette fable contemporaine, Nizar Saïdi et Abdelhalim Messaoudi livrent une métaphore d'une Tunisie post-2011 traversée par des crises successives, où les bouleversements collectifs finissent par fissurer les existences individuelles.
La distribution réunit une nouvelle génération de comédiens du Jeune Théâtre Tunisien : Hammouda Ben Hassine, Assala Khouass, Anis Kammoun, Thaweb Idoudi, Helmi Khelifi, Mohamed Arafet Guizani et Hasnaa Ghannem. Tous défendent avec intensité une écriture exigeante qui mêle réalisme, symbolisme et tension psychologique.
Cette nouvelle collaboration entre Nizar Saïdi et Abdelhalim Messaoudi, après « Dark Side », multiplie les niveaux de lecture. La dramaturgie convoque aussi bien des références au théâtre universel qu'à l'héritage de la civilisation carthaginoise. Elle puise également dans le patrimoine populaire et l'imaginaire collectif tunisien, dont les symboles irriguent la mise en scène et enrichissent le propos, donnant à cette tragédie contemporaine une portée à la fois locale et universelle.
















