Cap-Vert : Une qualification historique pour les Requins Bleus
Ce samedi 27 juin 2026 au NRG Stadium de Houston, le Cap-Vert et l’Arabie saoudite s’affrontaient pour la troisième journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026. Avec 2 points pour les insulaires (3es) et 1 point pour les Saoudiens (4es), ce match représentait une opportunité en or pour l’une des deux nations de rester en course pour la qualification. L’Espagne, en tête avec 4 points, et l’Uruguay (2 points) jouaient également leur destin.
Ce match s’est terminé sur un score nul et vierge (0-0), ce qui permet au Cap-Vert de valider sa qualification pour les huitièmes de finale, une première historique pour cet archipel africain lors de sa toute première participation à une Coupe du monde. Mieux encore, les Requins Bleus terminent à la deuxième place du groupe H. L’Arabie saoudite, quant à elle, est éliminée malgré une belle résistance.
Le journal de l’économie
Chery livre les premiers exemplaires de son SUV 100 % électrique i03 en Tunisie
Chery franchi, ces derniers jours, une étape importante avec la livraison des premiers exemplaires du modèle i03 à ses clients tunisiens. Premier modèle 100 % électrique de la marque, le i03 ouvre un nouveau chapitre dans le développement de Chery en Tunisie.
Cette première livraison concrétise les engagements pris lors du lancement officiel du modèle. Les véhicules ont été réceptionnés le 15 juin et les premières livraisons ont débuté avant le 1er juillet, conformément au calendrier annoncé aux clients.
Pour célébrer ce moment, Chery a réuni les premiers acquéreurs du i03 lors d’un événement convivial placé sous le signe du partage et de la confiance. Une occasion de remercier les clients qui ont choisi d’accompagner la marque dans cette nouvelle aventure électrique.
Le succès rencontré par le i03 confirme l’intérêt croissant des automobilistes tunisiens pour les nouvelles solutions de mobilité. Le premier arrivage affiche complet et les commandes se poursuivent pour les prochaines livraisons prévues dans les mois à venir.
Automobiles : VOYAH et MHERO font leur entrée en Tunisie
Le paysage automobile tunisien s'apprête à accueillir une nouvelle génération de véhicules premium. Auto Hall, nouveau concessionnaire automobile du Moulin Holding, annonce le lancement officiel en Tunisie des deux marques chinoises VOYAH et MHERO.
Cette introduction marque une étape majeure dans le développement du marché automobile national en proposant aux clients tunisiens une nouvelle vision de la mobilité haut de gamme, associant innovation technologique, électrification avancée, design d'exception et performances de premier ordre.
À travers ce lancement, Auto Hall confirme son ambition de contribuer à la transformation du secteur automobile tunisien en offrant des véhicules répondant aux standards internationaux les plus exigeants.
S'appuyant sur l'expertise et la solidité du Moulin Holding, Auto Hall entend proposer à ses clients bien plus que des véhicules : une expérience complète fondée sur l'excellence du service, l'innovation technologique et un accompagnement répondant aux standards internationaux les plus élevés.
Cette approche vise à accompagner l'évolution des attentes des consommateurs tunisiens vers une mobilité plus intelligente, plus performante et plus durable.
A.G.O. de Meuble intérieurs: Une dynamique soutenue
L’Assemblée Générale Ordinaire de la société Atelier du Meuble intérieurs, afférent à l’exercice 2025, s’est tenue jeudi 25 juin 2026, à La Marsa. La société a clôturé 2025 avec un chiffre d’affaires consolidé de 27 337 366 DT contre 29 224 574 DT en 2024, soit une régression de 6.82%. Suite à ce résultat, le conseil d’Administration a approuvé les états financiers et a décidé la distribution d’un dividende brut de 0.315 dinar par action. Le résultat net de la société s’est établi au montant de 2.556.051 DT en 2025 contre 2.671.212 DT en 2024.
Prenant la parole à cette occasion, Aziz Ben Slimane, le directeur de la société, a déclaré : « Malgré un contexte économique exigeant, Atelier du Meuble Intérieurs a su consolider ses acquis et a poursuivi sa dynamique de développement. Les résultats enregistrés en 2025, ainsi que les perspectives qui se dessinent pour 2026, confirment la pertinence de notre stratégie et la confiance que nous accordent nos clients et partenaires. Forte de son expertise, de la mobilisation de ses équipes et d’une visibilité commerciale renforcée, notre société aborde l’exercice 2026 avec confiance et ambition, tant sur le marché local qu’à l’international (Libye, Côte d’Ivoire…).
L’activité de l’Atelier du Meuble Intérieurs a enregistré en 2025 un chiffre d’affaires de 25,6 millions de dinars. Portée par une dynamique commerciale soutenue, elle a réalisé un volume annuel de commandes de 27,3 millions de dinars, contribuant à la clôture de l’exercice avec un carnet de commandes record de 7,5 millions de dinars au 31 décembre 2025.
K.Z.
« Les nuits d’Al Abdelliya » : Quand le palais retrouve ses soirées musicales
Par Imen Abderrahmani
Après trois années de silence, les Nuits d’Al Abdelliya retrouvent leur place dans l’agenda culturel estival. Du 3 au 9 juillet 2026, le palais hafside de La Marsa vibrera au rythme d’une programmation musicale raffinée, dans l’un des plus beaux écrins patrimoniaux du pays.
Le voilà de retour, au grand bonheur des mélomanes. Plus qu’un simple festival, cette manifestation s’est imposée au fil des ans comme un espace de rencontre privilégié entre patrimoine architectural et création musicale, offrant aux artistes comme au public une expérience culturelle singulière.
Niché au cœur de La Marsa, le Palais Al Abdelliya constitue à lui seul une invitation au voyage. Édifié à l’époque hafside, ce monument emblématique a traversé les siècles en conservant les traces des différentes époques qui ont façonné l’histoire de la Tunisie. Aujourd’hui siège du Centre international de la culture et des arts, il continue de faire vivre ce dialogue entre mémoire et modernité, en accueillant des projets artistiques ouverts sur leur temps, et en proposant périodiquement des rendez-vous inédits dédiés à la créativité et la découverte.
C’est pour cette raison que cette édition anniversaire revêt une dimension particulière. Elle marque en effet la renaissance d’un festival attendu par les mélomanes, dans un lieu où la magie des soirées d’été sublime chaque note et chaque performance.
Entre héritage musical et nouvelles expressions
Fidèles à leur vocation, les « Nuits d’Al Abdelliya » proposent une affiche qui conjugue les grandes traditions musicales tunisiennes et arabes avec des formes plus contemporaines, dans un esprit d’ouverture et de métissage.
Le festival s’ouvrira le 3 juillet avec Aya Daghnouj, artiste reconnue pour sa maîtrise du patrimoine musical tunisien. Son univers navigue avec aisance entre les chants du Kef, le malouf, les classiques arabes et ses propres créations, offrant une lecture renouvelée de cet héritage.
Le lendemain, Mahrezia Touil investira la scène du palais avec un répertoire puisant dans les trésors de la chanson tunisienne et arabe. Sa voix chaleureuse et son attachement aux grands classiques promettent une soirée placée sous le signe de l’émotion et de la nostalgie.
Le 5 juillet, le festival ouvrira une parenthèse dédiée au jeune public avec une soirée de marionnettes, affirmant ainsi sa volonté de toucher toutes les générations. Une initiative qui prolonge les activités pédagogiques régulièrement organisées par le Centre au profit des enfants et des adolescents, notamment des ateliers de création à partir d'objets recyclés, conciliant éveil artistique et sensibilisation à l'environnement.
Place à l’exploration musicale avec le concert « Jazz Voyage Quintet » du saxophoniste et multi-instrumentiste Ahmed Ajabi, annoncée pour le 6 juillet. Figure montante de la scène jazz tunisienne, celui-ci s’est distingué par la création du premier big band jazz du pays, le Sunday Jazz Big Band, ainsi que par la fondation de Sax’nco, une école consacrée au jazz et aux instruments à vent. Son projet promet un voyage sonore aux accents méditerranéens, nourri d’improvisation et d’ouverture.
Jeune voix tunisienne dont le parcours ne cesse de gagner en visibilité, Nour Kamar sera, le 8 juillet, à la rencontre du public d’Al Abdelliya.
La clôture du festival, le 9 juillet, sera bien rythmée avec à l’affiche le compositeur et pianiste Mohamed Ali Kammoun qui présentera sa nouvelle création « Tango arabe ». Né d’une collaboration avec le chanteur libanais Ghassan Yammine, ce projet inédit revisite des standards du Maghreb et du « Machrek » (Orient) à travers le prisme du tango argentin. Une proposition audacieuse où les frontières musicales s’effacent au profit d’un dialogue fécond entre Orient et Occident.
Entre traditions revisitées, créations inédites et dialogues entre les cultures, cette 10ᵉ édition promet des soirées où l'histoire et la musique ne feront qu'un. N’hésitez pas !
Imen. A.
L’UNESCO récompense sept artisans tunisiens
L’UNESCO a rendu hommage, vendredi à Tunis, à sept artisans tunisiens dont les métiers traditionnels sont aujourd’hui menacés de disparition. Une reconnaissance qui met en lumière leur rôle essentiel dans la préservation et la transmission du patrimoine artisanal national.
La cérémonie de remise des prix a eu lieu hier à Tunis, marquant une nouvelle phase du projet « Soutien au rôle de la culture dans le développement durable en Tunisie ».
Cette distinction célèbre des femmes et des hommes qui, par leur engagement quotidien, perpétuent des savoir-faire ancestraux et assurent leur transmission aux jeunes générations, contribuant ainsi à préserver une composante essentielle de l’identité culturelle tunisienne.
Les lauréats représentent des spécialités artisanales emblématiques de différentes régions du pays. Il s’agit de Fatma Essamet, récompensée pour la broderie de Kerkennah, Mounir Sekkal pour la poterie traditionnelle de Guellala, dite « El Jaffa », Mohamed Slim Hassani pour la fabrication de selles et d’articles similaires, Chokri Ben Ali pour la sculpture et la gravure sur plâtre (« Nakcha Hdida »), Issam Sghir pour le décor au lustre et la dorure, Lassâad Chelladi pour la fabrication de produits en roseau fin, notamment les nattes, ainsi que Hassene Eddine Jebis pour la fabrication de la tuile traditionnelle de Testour.
Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a souligné que le projet « Soutien au rôle de la culture dans le développement durable en Tunisie » s’inscrit dans une stratégie nationale intégrée visant à faire du patrimoine culturel un véritable levier de développement. Cette approche repose sur la valorisation des richesses patrimoniales, leur transformation en ressource économique durable et le renforcement de la contribution de l’artisanat à la création de richesse, à la promotion de l’emploi et à la réalisation d’un développement inclusif et équilibré.
À travers cette initiative, l’UNESCO réaffirme l’importance de protéger les métiers d’art traditionnels, dont la disparition constituerait une perte irréversible pour le patrimoine culturel tunisien. Au-delà de la reconnaissance individuelle des artisans, cette distinction rappelle que la sauvegarde des savoir-faire est un enjeu majeur pour la préservation de la mémoire collective et pour le développement durable des territoires.
L'ONG "Aswat Nissa" lance un appel à contributions sur "L'héritage féminin tunisien et ses racines"
L’ONG "Voix de Femmes" (Aswat Nissa) lance un appel à contributions ouvert aux historiens et historiennes, artistes, musiciens et musiciennes, cinéastes, ainsi qu’aux chercheurs et chercheuses en patrimoine et arts culinaires, autour du thème "L’héritage féminin tunisien et ses racines".
Cet appel s’adresse aux chercheurs, chercheuses, créateurs et créatrices et passionnés de mémoire culturelle afin de contribuer à un projet célébrant le patrimoine féministe tunisien dans ses ancrages africains, maghrébins, amazighs, arabes, méditerranéens et islamiques, à travers l’exploration des contributions des femmes tunisiennes et de leur rôle historique dans le façonnement de l’identité culturelle, sociale et artistique.
Cette démarche vise à raviver la mémoire collective, les récits et les savoirs portés par les femmes de génération en génération dans les domaines de l’art, de la musique, du cinéma, de l’artisanat, de la cuisine, des rituels et des coutumes populaires.
Les propositions de contribution sont ainsi attendues dans les axes des études et recherches historiques, des arts visuels et plastiques, de la musique et du chant traditionnel ou contemporain, du cinéma et des films documentaires, du patrimoine oral et des contes populaires, des arts culinaires et du patrimoine gastronomique, ou encore sous forme de témoignages et de récits d’expériences féminines.
À travers cette initiative, "Aswat Nissa" rappelle que le patrimoine féminin ne relève pas du simple souvenir, mais constitue des racines vivantes qui s’ancrent dans l’histoire, continuent de façonner le présent et dessinent l’avenir.
Pour participer à cette initiative, toutes les personnes intéressées sont invitées à remplir le formulaire d’inscription suivant : httpss://docs.google.com/…/1FAIpQLScxsWCS…/viewform
Pour rappel, "Aswat Nissa" est une organisation tunisienne féministe non gouvernementale tunisienne.
Créée en 2011, elle est indépendante de toute influence politique. Inclusive, elle plaide pour l’intégration de l’approche genre dans les politiques publiques en encourageant les femmes tunisiennes à porter leur voix et à prendre la place qui leur revient en société.
CA : Moataz Zemzemi va s’engager avec le CSKA Sofia
Selon les informations exclusives d’Africafoot, le milieu de terrain tunisien Moataz Zemzemi devrait poursuivre sa carrière en Bulgarie. Libre de tout contrat après son départ du Club Africain, avec lequel il a été sacré champion de Tunisie lors de la saison 2025/26, le joueur a trouvé un accord définitif avec le CSKA 1948 Sofia.
Les deux parties se sont entendues sur un contrat de deux saisons, tandis que la visite médicale du joueur est programmée pour ce samedi, dernière étape avant la signature officielle de son engagement.
À 26 ans, Zemzemi s’apprête à relever un nouveau défi européen après une carrière marquée par des passages au RC Strasbourg, à l’US Avranches et aux Chamois Niortais, avant son retour au Club Africain. Son expérience dans les championnats français et tunisien a convaincu les dirigeants du club bulgare, qui souhaitent renforcer leur entrejeu avec un joueur capable d’apporter de la qualité technique et de l’expérience.
Le CSKA 1948 Sofia mise sur le profil du milieu tunisien pour renforcer son effectif en vue de la nouvelle saison et des ambitions du club sur la scène nationale. Sauf retournement de situation de dernière minute, Moataz Zemzemi deviendra officiellement un nouveau joueur du CSKA 1948 Sofia dans les prochaines heures, une fois les examens médicaux validés.
Après Pays- bas - Tunisie (3-1) : Le tocsin de la " révolte" se fait entendre
La participation tunisienne en Coupe du monde prend fin avec une troisième défaite en autant de matches. Faudra-t-il chercher aujourd'hui des satisfactions à la loupe?
Les Aigles de Carthage sont tombés tellement bas qu'on est arrivés aujourd'hui à considérer une défaite par trois buts à un comme une petite performance après les débandades connues lors des deux premières sorties devant la Suède puis face au Japon. Lors de cette troisième sortie, les sept premières minutes résument à elles seules les limites des camarades de Skhiri. Une défense passoire qui regarde jouer l'adversaire sans aucune résistance. Un comportement indigne d'une sélection qui a bénéficié de tout le confort nécessaire.
Après une préparation avec un nouvel entraîneur entamée en mars, une liste de convoqués hautement critiquée, une ambiance générale peu rassurante, un début catastrophique et un changement de sélectionneur en pleine coupe du monde, ce qui a provoqué la risée des observateurs et pour clôturer le tout, Hervé Renard a été appelé au chevet de l'équipe à trois jours du second match pour tenter de sauver les meubles. Le résultat ne pouvait être que cauchemardesque, honteux même. Il a été à la mesure de la gestion de cette campagne mondialiste. Sur le terrain face aux Hollandais, les joueurs étaient usés physiquement et mentalement. Le résultat final aurait pu être plus large n'eurent été les quelques parades de Dahmen ou le semblant de réaction des joueurs du milieu. Après le (1-5) et le (0-4) des premiers matches et ce (1-3) on est en droit de se demander ce que les Aigles de Carthage sont allés faire dans cette galère mexicaine puis américaine.
Le naufrage collectif et individuel était total. Jamais par le passé, le football tunisien n'est tombé aussi bas. Le tocsin de la révolte a bien sonné. Une urgente prise de conscience est nécessaire pour repartir sur des bases solides et chercher à redorer le blason de notre sport numéro un, désormais terni, avant de sombrer irrémédiablement dans l'anonymat.
Jamel BELHASSEN
Avec 3 défaites et douze buts encaissés : Où se situe la Tunisie 2026 parmi les pires équipes de l’histoire du Mondial ?
L’aventure à la Coupe du monde 2026 a tourné au cauchemar pour les Aigles de Carthage. Éliminée après seulement deux journées, la Tunisie a également perdu le dernier match de groupe contre les Pays-Bas jeudi soir et n’a pas réussi à sauver ce qui pouvait encore l’être.
Battus 5-1 par la Suède puis 4-0 par le Japon et par les Pays-Bas 3-1 malgré l’arrivée express d’Hervé Renard sur le banc, les Aigles de Carthage affichent un bilan catastrophique : un zéro pointé, douze buts encaissés, deux marqués et une différence de buts de -10. Au-delà de l’élimination, la sélection tunisienne est entrée dans l’histoire du Mondial, mais par la petite porte.
Une place parmi les pires équipes du Mondial ?
À l’échelle du football africain, la comparaison la plus douloureuse reste évidemment celle du Zaïre en 1974. Lors de sa première Coupe du monde, l’actuelle RDC avait quitté la compétition avec trois défaites, aucun but marqué et quatorze encaissés, dont le fameux 9-0 contre la Yougoslavie.
La Tunisie n’en est pas là. Les deux buts inscrits par Omar Rekik contre la Suède et Hazem Mastouri contre les Pays-Bas lui évite déjà de terminer bredouille offensivement. Mais les chiffres restent inquiétants.
Cette nouvelle défaite par deux buts d’écart face aux Pays-Bas a porté la différence de buts tunisienne à -10, soit quasiment le même bilan que la Corée du Nord en 2010 (-11) après son célèbre 7-0 subi contre le Portugal.
Voici un rappel des « performances » négatives enregistrées dans l’histoire du Mondial :
Tunisie 2026 : aucune victoire et une différence de buts de -10
Corée du Nord 2010 : aucune victoire et une différence de buts de -11
Haïti 1974 : aucune victoire et une différence de buts de -12
Salvador 1982 : aucune victoire et une différence de buts de -12
Zaïre 1974 : aucune victoire et une différence de buts de -14.
Avant ce tournoi, les Aigles de Carthage avaient participé à six phases finales sans jamais franchir le premier tour, mais ils avaient toujours réussi à prendre au moins un point. Même lors des campagnes les plus difficiles, la Tunisie avait toujours montré un visage plus compétitif.
Cette fois, le constat est brutal. Entre les tensions internes à la Fédération, le limogeage de Sabri Lamouchi après un seul match, l’arrivée précipitée d’Hervé Renard et les critiques publiques de plusieurs joueurs sur le fonctionnement de la sélection, le Mondial tunisien n’est que la conséquence d’un football en profonde crise.
Pour Hervé Renard et ses joueurs, l’objectif était clair : quitter cette Coupe du monde avec un peu de dignité et éviter d’être associés, pour toujours, aux pires campagnes de l’histoire du tournoi. Car dans un Mondial déjà perdu, sauver l’honneur devient un motif d’espoir pour la suite. Mais même à ce niveau, on n’a quasiment rien réussi !
Kamel ZAIEM
Tunisie – Pays-Bas (1-3) : C’est l’état d’esprit qui inquiète le plus !
Chassez le naturel, il revient au galop. Les Aigles de Carthage ont été programmés pour défendre et subir le jeu et il était normal de les voir encaisser douze buts en trois matches. Avec un tel dispositif et un état d’esprit aussi négatif, ce qui est arrivé à nos joueurs était plus que logique…
Les premières secondes de ce match résument tout. Les Hollandais effectuaient la mise en jeu au centre et ils ont choisi de rendre le ballon à leur gardien. Normalement, dans une telle situation, les Tunisiens doivent avancer d’un cran et essayer d’exercer, d’entrée, un pressing haut. Or, qu’est-ce qui s’est passé ? Les coéquipiers de Mejbri ont vite fait de reculer et de prendre position devant leur zone de réparation alors que le ballon était encore à plus de 50 mètres.
D’ailleurs, les commentateurs français de BeIn Sport l’ont vite constaté et ont exprimé leur surprise de voir les Aigles de Carthage se replier dès les premières secondes.
C’est avec cet état d’esprit que les Tunisiens ont abordé leur match. Ils étaient là pour une seule mission : défendre puis défendre. Or, ce n’est pas de cette manière qu’on éloigne le danger et les deux buts encaissés en six minutes sont venus nous le rappeler. Nous avions l’impression que notre sélection était programmée uniquement pour défendre et elle l’a fait de manière désordonnée et naïve qui a permis à l’adversaire de dominer facilement et de marquer sans grande difficulté.
C’est pour cette raison qu’il est inutile de s’arrêter sur les détails du match et les occasions créées par les deux équipes. Ce qui était évident, c’est que nos joueurs, déjà limités techniquement et en valeur intrinsèque, n’ont appris que défendre et soutenir le bloc défensif. On a vu Achouri entrer en jeu en seconde période et filer directement aux côtés d’Abdi sur le côté gauche, au lieu de se positionner devant, là où il a toujours joué avec son club !
C’est dire que les claques reçues avec, à l’arrivée, douze buts encaissés en trois matches, reflètent cette attitude de « mobilisation » défensive totale, sans même avoir les moyens de s’en sortir avec les moindres dégâts.
Une triste page vient d’être tournée pour les Aigles de Carthage qui sont partis au Mondial avec de réels espoirs de passer le premier tour puisque les meilleurs troisièmes étaient qualifiés, mais la gestion administrative et technique était tellement médiocre que le rêve a vite fait de tourner en cauchemar.
Kamel ZAIEM
A Dar Ben Gacem : Avec Hassanine Ben Ammou sur les traces des Maures et des Andalous
L’écrivain tunisien Hassanine Ben Ammou sera l’invité d’une rencontre littéraire consacrée à la présence mauresque et andalouse dans son œuvre, demain, le 27 juin à Dar Ben Gacem.
Organisé à l’initiative de l’Association Azahara et de l’Institut Cervantès, l’événement portera sur la présence mauresque et andalouse dans ses œuvres, sa symbolique ainsi que ses multiples représentations littéraires.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités menées par l’association pour valoriser le patrimoine andalou partagé entre la Tunisie et l’Espagne et pour promouvoir la mémoire commune des deux rives de la Méditerranée.
Animé par le journaliste Chaker Besbes, ce rendez-vous offrira aux passionnés de romans historiques et aux lecteurs de Hassanine Ben Ammou l’occasion d’explorer les ressorts d’une écriture où la vérité historique dialogue avec l’imaginaire. À travers ses récits, l’auteur revisite des pans entiers de l’histoire tunisienne et maghrébine, donnant une place particulière aux héritages mauresque et andalou.
Né à Dar Chaabane El-Fehri, dans le gouvernorat de Nabeul, le 5 mars 1948, Hassanine Ben Ammou est considéré comme le pionnier du roman historique en Tunisie. Écrivain et peintre, il s’est imposé grâce à des œuvres minutieusement documentées, dont certaines ont été adaptées à l’écran, à l’instar de « Am Al Fzou 1864 » ou « Bab Al-Alouj ». Ses toiles, elles aussi, puisent largement dans l’histoire nationale.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des initiatives récentes de l’Association Azahara. Celle-ci avait notamment accueilli récemment le chercheur Houssem Eddine Chachia, figure montante des études mauresques dans le monde arabe, dont les travaux proposent une lecture renouvelée de la question morisque, envisagée à la croisée de l’exil, de l’identité et de la mémoire méditerranéenne.
Maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Tunis, Houssem Eddine Chachia a occupé, durant l’année universitaire 2025-2026, le poste de professeur invité à l’Université Harvard. Également professeur invité à l’Université de Murcie et chercheur au Centre d’études sur le Moyen-Orient de Harvard, il s’est distingué par une approche novatrice qui lui a valu une reconnaissance internationale et plusieurs distinctions.
À travers ces rencontres, l’Association Azahara poursuit son ambition de faire vivre l’héritage andalou et mauresque, en créant des espaces d’échange où histoire, littérature et mémoire se rencontrent.
Festival de l’Épervier à El Haouaria : Entre ciel et mer, El Haouaria célèbre ses gardiens ailés
À El Haouaria, la fauconnerie reprend son envol. Jusqu’au 28 juin, la cité des éperviers célèbre un patrimoine ancestral unique en Tunisie à travers la 57ème édition de son festival, entre mémoire, biodiversité et transmission aux nouvelles générations.
La ville d’El Haouaria, à l’extrême nord-est du Cap Bon, vit depuis hier au rythme des rapaces. La 57ème édition du Festival de l’Épervier, sous le slogan « Un patrimoine ancien, une identité ancrée », met à l’honneur l’une des traditions les plus emblématiques de la région : la fauconnerie.
Créée en 1967 sous l’appellation de « Festival des chasseurs », cette manifestation, soutenue par le ministère des Affaires culturelles, demeure un événement unique dans le paysage culturel tunisien. Organisé par l’Association régionale des fauconniers du gouvernorat de Nabeul, le festival poursuit un double objectif : préserver l’art ancestral de l’affaitage, c’est-à-dire le dressage des rapaces, et assurer sa transmission aux jeunes générations.
Cette tradition est profondément enracinée dans les villes d’El Haouaria, de Kélibia et de Hammam Ghezaz, où la chasse au vol avec les éperviers et les autours des palombes se perpétue depuis des siècles. Située entre mer et montagne, face au détroit de Sicile, El Haouaria constitue un passage stratégique pour les oiseaux migrateurs, faisant de la région un haut lieu de l’observation ornithologique et de la pratique de la fauconnerie.
Depuis plusieurs années, des démarches sont entreprises afin d’inscrire cette tradition spécifique du Cap Bon sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Si la Tunisie ne figure pas encore dans le dossier multinational de l’Unesco consacré à la fauconnerie, elle possède néanmoins un patrimoine fauconnier riche et vivant.
L’art de la fauconnerie est aujourd’hui reconnu par l’Unesco comme une tradition multinationale rassemblant plus de vingt-quatre pays à travers l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Afrique. Cette reconnaissance internationale renforce l’importance des efforts entrepris pour valoriser et préserver la pratique tunisienne.
Entre patrimoine, écologie et développement local
Au-delà de la compétition, le festival se veut également un espace de réflexion sur l’environnement, le tourisme et le développement durable. Les différentes activités mettent en valeur les richesses naturelles de la région, notamment la proximité du parc national de Zembra et Zembretta, classé réserve de biosphère par l’Unesco depuis 1977.
L’ouverture de la manifestation a été marquée par le lancement des concours d’éperviers (Saf) et de faucons pèlerins (Borni), réunissant les fauconniers d’El Haouaria, de Kélibia et de Hammam Ghezaz.
Le programme de cette édition accorde également une place importante à la mémoire et à la sensibilisation. Aujourd’hui, le public pourra découvrir une exposition artisanale réalisée par le Centre d’éducation spécialisée de Borj Salhi, une rétrospective consacrée à l’histoire de la fauconnerie ainsi qu’un atelier vivant mettant en lumière la relation privilégiée entre le » biaz » (le fauconnier) et son rapace.
S’agissant du volet environnemental, il s’ouvrira demain avec un colloque consacré à la conservation de la biodiversité dans le mont d’El Haouaria, organisé en partenariat avec l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Écologique et Naturel du Cap Bon (ASPEN).
Le festival proposera également une exposition d’arts plastiques de l’artiste El Hédi Ben Mami, une soirée cinématographique autour du dressage des rapaces ainsi qu’une visite de l’olivier millénaire d’Echraf. Âgé de plus de 2 500 ans selon les estimations, cet arbre monumental, considéré comme le plus ancien d’Afrique, constitue l’un des symboles du patrimoine naturel de la région.
La clôture, prévue le dimanche 28 juin, sera marquée par une compétition de ball-trap organisée par l’Association régionale des chasseurs de Nabeul, les finales des concours de rapaces et la cérémonie de remise des prix.
À travers cette 57ème édition, El Haouaria réaffirme ainsi son rôle de gardienne d’un héritage vivant où se rencontrent histoire, nature et identité locale.
EST: Sahraoui et Becha, nouvelles recrues
Le club Sang et Or est en train de renouveler son effectif seniors à la veille d'une nouvelle saison placée sous le signe de la relance. Ainsi, après Haj Mahmoud, Montacer Essid et Raed Chikhaoui, voilà que l'administration annonce officiellement le recrutement de Marouane Sahraoui qui fait son retour au Parc B après une expérience réussie avec le Stade Tunisien au poste de défenseur central. Et ce n'est pas fini. Aux dernières nouvelles, l'ancien attaquant du CSSfaxien Youssef Becha , 21 ans, ailier gauche, a pris le chemin du club espérantiste en attendant la confirmation de l'arrivée de Hazem Mastouri et bien d'autres qui sont destinées à combler le départ de plusieurs joueurs tunisiens et étrangers dont Tka, Meriah, Ben Hamida et Brahima Keita, alors que le flou continue à peser sur l'avenir des Algériens Toughai et Belaili.
D'ici la reprise des entraînements annoncée pour le 12 juillet, les choses seront certainement plus claires au sujet de l'effectif de la nouvelle saison. La direction du club a déjà prévu deux stages de préparation : le premier à Tabarka et le second vraisemblablement au Maroc.
Jamel BELHASSEN
Tunisie- Pays-Bas (00h00) : Peut-on encore espérer un sursaut d'orgueil ?
Cette nuit, les Aigles de Carthage croiseront le fer avec les Hollandais dans un match pour l'honneur. C'est que les Tunisiens n'ont d'autre objectif dans cette Coupe du monde que de laver les affronts subis successivement contre la Suède puis devant le Japon. Mais ont-ils aujourd'hui les moyens mentaux, physiques et techniques pour le faire ?
Hervé Renard, malgré tout son savoir-faire, n'a pu secouer les camarades de Skhiri après seulement deux jours de préparation. Aujourd'hui, il dispose d'un groupe abattu moralement, usé physiquement et limité techniquement. Ces défaillances individuelles et collectives ont été relevées déjà face aux Japonais. Maintenant que la délégation a quitté Monterrey pour débarquer à Kansas City, est-on en droit de s'attendre à une réaction salutaire devant des Bataves hautement compétitifs menés par Van Dijk, Depay et Gakpo, eux qui ont étrillé les Suédois par cinq buts à un?
En tout cas, Renard n'a pas d'autres choix. Il comptera cette fois sur quelques éléments qui n'ont pas beaucoup joué espérant insuffler du sang neuf à la manœuvre à l'instar de Ayari, Mastouri, Gharbi ou encore le défenseur Arous. Avouez que la tâche de Renard qui quitte son poste au lendemain de ce match et des joueurs qui n'attendent plus rien de cette joute mondiale, s'annonce ardue devant un adversaire appelé à gagner par un score large pour s'assurer la première place du groupe.
Quant à la formation rentrante que le Français devait choisir après la séance d'entraînement d'hier, elle pourrait être la suivante: Dahmen, Valery, Ben Hamida, Talbi, Arous, Abdi, Skhiri, Haj Mahmoud, Majbri, Ayari et Mastouri.
Jamel BELHASSEN
L'Afrique du Sud surprend la Corée du Sud et s’invite en 16es : Historique pour les Bafana Bafana !
Les Bafana Bafana ont dominé les Sud-Coréens (1-0) lors de la dernière journée pour se qualifier pour la suite de la compétition. L'Afrique du Sud s'est qualifiée mercredi pour les 16es de finale du Mondial 2026 grâce à un succès (1-0) face à la Corée du Sud, qui se retrouve en ballottage défavorable à la 3e place du groupe A. Le Mexique, qui avait déjà assuré la première place du groupe, a tout de même étrillé et éliminé dans le même temps la République tchèque (3-0). Le pays coorganisateur est le premier à enregistrer trois victoires en autant de matches disputés.
Décevants en ouverture contre l'hôte mexicain (défaite 2-0) puis face à la faible République tchèque (1-1), les Bafana Bafana se sont rebellés pour une première qualification pour la phase à élimination directe de la Coupe du monde, à leur quatrième participation. Ils affronteront dimanche à Los Angeles le Canada, deuxième du groupe B, pour une place en 8es de finale. Plus dangereux que leurs adversaires, ils ont concrétisé mercredi à la 63e minute avec enchaînement contrôle-frappe du pied gauche de Thapelo Maseko.
Cinémadart-Carthage: De ces « Images résiduelles », parlons-y !
CinéMadart-Carthage abritera, le lundi 29 juin à 19h30, la projection du programme vidéo « À la recherche des images résiduelles » (In Search of Remnant Images), une sélection d’œuvres d’artistes arabes explorant les thèmes du deuil, de la perte et de la disparition.
Comment l’image en mouvement peut-elle saisir l’expérience du deuil ? Comment représenter l’absence, le vide laissé par ceux qui ne sont plus là, ou les traces persistantes d’événements traumatiques ? C’est autour de ces interrogations que s’articule le programme de projections « À la recherche des images résiduelles », proposé au public tunisien à CinéMadart.
Réunissant les œuvres de Basma al-Sharif, Dena al-Adeeb, Huda Takriti, Hussein Nassereddine, Maha Maamoun, Noor Abuarafeh, Rund Alarabi, Sadik Kwaish Alfraji, Yaqeen Yamani et Younes Ben Slimane, ce programme offre une réflexion sensible sur certaines des blessures qui continuent de marquer le monde arabe contemporain.
« À travers la vidéo et l’image en mouvement, les artistes interrogent les notions de mémoire, d’effacement, d’exil, de disparition et de transmission. Le temps, élément constitutif de ce médium, devient ici un outil essentiel pour raconter l’absence, faire surgir les souvenirs et donner forme à ce qui semble insaisissable », lit-on dans les notes de présentation.
Les œuvres présentées proposent ainsi différentes approches esthétiques et narratives pour explorer les conséquences humaines et émotionnelles des conflits, des déplacements forcés et des ruptures qui traversent les sociétés arabes. Elles composent un dialogue entre histoires personnelles et mémoires collectives, entre présence et disparition.
Cette projection s’inscrit dans le cadre du projet « Elegiac Whispers » (« Murmures élégiaques »), initié par la Fondation A. M. Qattan à Ramallah, en Palestine. À travers cette initiative, la fondation entend créer des espaces de réflexion artistique autour du deuil et des formes contemporaines de la mémoire.
Imen.A.
















