« Belles de nuit », ce dimanche, à l’Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCM) de Lyon
Le film tunisien « Belles de nuit », réalisé par Khedija Lemekecher, sera projeté le dimanche 28 juin à 15h30 à l’Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCM) de Lyon. La séance sera suivie d’une rencontre exceptionnelle avec l’acteur principal Iliès Kadri.
Après avoir été récompensé dans plusieurs festivals et salué pour son regard sensible sur la jeunesse tunisienne contemporaine, « Belles de nuit » poursuit son parcours international avec une projection prévue le 28 juin à l’Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCM) à Lyon.
Réalisé par Khedija Lemekecher, le long-métrage plonge le spectateur dans l’atmosphère vibrante et contrastée des nuits tunisiennes. À travers une galerie de personnages en quête d’un avenir meilleur, le film brosse le portrait d’une génération confrontée à de multiples défis : le poids des traditions, les difficultés économiques et le rêve parfois dangereux d’un départ clandestin vers l’Europe.
Sans concession, la réalisatrice explore les réalités de la marginalité, de la clandestinité et de la précarité, tout en mettant en lumière les liens de solidarité qui se tissent dans l’ombre. Cette œuvre chorale donne ainsi une voix à une jeunesse souvent reléguée aux marges du récit social, mais déterminée à exister et à faire entendre ses aspirations.
La projection sera suivie d’un débat avec l’acteur principal Iliès Kadri. Originaire de Lyon, le jeune comédien s’est déjà illustré dans plusieurs productions remarquées, notamment Anatomie d’une chute et Les Arènes. Dans « Belles de nuit », il livre une interprétation saluée par la critique, qui lui a valu le Prix du jury du meilleur rôle masculin lors du Festival d’Agadir en 2025.
Sorti en Tunisie en 2026, le film a remporté la « Perle de bronze » au Festival international du film de Sousse. Khedija Lemekecher y a également reçu le Prix de la meilleure réalisation, confirmant la reconnaissance grandissante dont bénéficie son travail. Encore inédit dans les salles françaises, « Belles de nuit » sera présenté à Lyon pour seulement sa troisième projection en France, offrant ainsi au public une occasion rare de découvrir cette œuvre marquante du cinéma tunisien contemporain.
Cette rencontre promet un moment privilégié d’échanges autour du film, de son processus de création et des enjeux sociaux qu’il aborde, en présence de l’un de ses principaux interprètes.
Imen.A.
Union des écrivains tunisiens: des ouvrages d’auteurs tunisiens à la disposition des collèges et lycées
Le comité directeur de l’Union des écrivains tunisiens a annoncé qu’il met à la disposition des directeurs des collèges et lycées une sélection d’ouvrages d’auteurs tunisiens afin de contribuer aux récompenses de fin d’année scolaire.
L’Union des écrivains a indiqué, dans un communiqué, qu’elle met ces ouvrages, dans la limite des stocks disponibles, à la disposition des responsables de ces établissements, contribuant ainsi à la diffusion du livre tunisien et à sa promotion auprès des jeunes.
Les responsables des établissements scolaires souhaitant obtenir ces ouvrages pour les remettre à des élèves méritants doivent contacter le trésorier de l’Union des écrivains, Kamel Sekri, et déposer une demande à cet effet. Ils devront joindre le cachet de l’établissement ainsi qu’une copie de leur carte d’identité nationale lors de la réception des livres.
Lu pour vous: « Les gardiens de la patrie à travers les âges »: L'histoire de la Tunisie à la portée des jeunes générations
Et si l’apprentissage de l’histoire devenait une aventure passionnante ? Avec « Les gardiens de la patrie à travers les âges », publié par le ministère de la Défense nationale, le lecteur est convié à un voyage captivant à travers le passé de la Tunisie et de ceux qui, au fil des siècles, ont veillé à sa défense et à sa souveraineté.
Dans quelques jours, les écoles primaires fermeront leurs portes pour quelques semaines de repos, avant de se relancer dans les préparatifs de la rentrée. Pour nos enfants, c’est enfin le temps de souffler, de se détendre et de faire le vide. Il faut dire que le programme scolaire est dense et exigeant. Entre les notions scientifiques à maîtriser, les règles mathématiques à appliquer et les connaissances géographiques à assimiler, les élèves sont souvent sollicités de toutes parts.
L’histoire, pourtant essentielle à la formation du citoyen, ne fait pas toujours exception. Les personnages du passé surgissent au fil des pages, racontant les grandes étapes qui ont façonné le pays. Mais ces récits, parfois présentés de manière trop académique ou peu incarnée, peinent à captiver l’attention des plus jeunes. Les dates s’accumulent, les noms se succèdent et l’apprentissage devient souvent un exercice de mémorisation plutôt qu’une véritable découverte.
Or, l’enseignement de l’histoire ne devrait pas se limiter à la quête d’une bonne note. Il devrait éveiller la curiosité, nourrir l’imaginaire et, surtout, transmettre aux enfants la richesse du passé de leur pays. Car connaître son histoire, c’est aussi comprendre son identité, mesurer le chemin parcouru et développer un sentiment d’appartenance et de fierté.
C’est précisément ce défi que relève « Les gardiens de la patrie à travers les âges ». Publié par le ministère de la Défense nationale, réalisée par la Direction du Patrimoine, de l’Information et de la Culture, cet ouvrage propose une approche vivante et pédagogique de l’histoire tunisienne. À travers ses pages richement illustrées, le lecteur découvre les hommes, les institutions et les événements qui ont façonné la défense du pays, depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine.
L'histoire comme héritage
Présenté et commercialisé au stand du ministère de la Défense nationale lors de la 40e édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT), cet ouvrage mérite une attention particulière. Par sa structure claire et fluide, son style accessible et sa riche iconographie, il pourrait aisément trouver sa place parmi les outils pédagogiques destinés aux élèves de différents niveaux.
Composé de quatre chapitres et s’étendant sur une quarantaine de pages, "Les gardiens de la patrie à travers les âges" propose un voyage aussi instructif qu’agréable à travers les grandes étapes de l’histoire tunisienne. Les informations y sont condensées avec soin, permettant au lecteur d’appréhender, en peu de pages, des siècles d’événements et d’évolutions.
Le périple débute avec Carthage et ses premières formes d’organisation militaire, avant de traverser les différentes périodes qui ont marqué le pays. Le récit s’achève avec la bataille de l’évacuation de Bizerte, en 1961, épisode majeur qui consacre la souveraineté complète de la Tunisie sur son territoire.
Abondamment illustré, l’ouvrage réserve deux pages à des figures militantes, hommes et femmes, originaires de diverses régions du pays, ayant consacré leur existence au combat pour la liberté et l’indépendance de la Tunisie.
Il convient de souligner que l’ouvrage se clôture par un focus consacré au rôle de l’Armée nationale tunisienne, qui célèbre tout au long de ce mois le 70e anniversaire de sa création.
Idéal pour initier les enfants expliquer à l'histoire de la Tunisie et leur transmettre un sentiment de fierté et d'appartenance, "Les gardiens de la patrie à travers les âges" réussit le pari de rendre l’histoire accessible sans sacrifier la rigueur. L'ouvrage rappelle, avec simplicité et pédagogie, que la défense de la patrie est aussi une histoire d’hommes, de sacrifices et de transmission.
Imen. A.
Décès du dramaturge, metteur en scène et écrivain Ahmed Ben Ibrahim Kochbati
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé, mardi 23 juin 2026, le décès du dramaturge, metteur en scène et écrivain Ahmed Ben Ibrahim Kochbati, l’une des figures les plus marquantes du mouvement théâtral dans la région de Béja.
Dans un communiqué, le ministère a rendu hommage à un homme de théâtre qui a consacré sa vie à la création, à la formation et à la promotion de l’art dramatique. Il a souligné le rôle déterminant joué par le défunt dans l’essor du théâtre régional à travers la fondation de plusieurs troupes et structures culturelles qui ont marqué plusieurs générations.
Pionnier du théâtre à Béja, Ahmed Kochbati a créé en 1967 la troupe des Jeunes du théâtre de Béja, avant de fonder la troupe de la Commission culturelle régionale en 1969. Son engagement s’est poursuivi avec la création de la troupe Habib Haddad de Béja en 1974, puis de l’Association Théâtre Al Amal Al Jadid en 1987, qu’il a également présidée. Tout au long de son parcours, il a supervisé et animé de nombreuses manifestations culturelles et théâtrales, aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger.
Artiste polyvalent, Ahmed Kochbati a enrichi le paysage théâtral tunisien à travers des centaines de productions. Auteur, comédien, metteur en scène, adaptateur et traducteur, il a multiplié les expériences artistiques et contribué à faire rayonner le théâtre tunisien. Son œuvre s’est également distinguée par un important travail de transmission, ayant formé et accompagné plusieurs générations de praticiens du théâtre.
Au fil des années, son parcours a été récompensé par de nombreuses distinctions individuelles et collectives obtenues lors de festivals nationaux et internationaux, témoignant de la reconnaissance dont il jouissait dans les milieux culturels.
Mondial 2026 : 4 équipes éliminées et des surprises en l’air…
Les surprises n’ont pas manqué dans ce premier tour de la Coupe du monde 2026. Première sélection à être officiellement éliminée, la Turquie figurait en favori de son groupe avec les Etats-Unis, l’Australie et le Paraguay, c'est-à-dire en l’absence de grandes nations de football. Or, les Turcs ont enregistré deux défaites successives et ont été vite éliminés.
Ce fut ensuite au tour de la Tunisie de suivre le même chemin avec deux défaites de suite, avec des scores larges qui ne laissent pas de place aux commentaires. Les Aigles de Carthage, avec neuf buts encaissés en deux matches, ont été la pire équipe de ce premier tour, sans parler de ce qui s’est passé dans les coulisses et le changement d’entraineur en pleine compétition.
La troisième équipe éliminée est, sans aucune surprise, Haïti qui a perdu logiquement ses deux premiers matches contre l’Ecosse (0-1) et le Brésil (0-3).
La quatrième équipe qui quittera la compétition dès la fin du premier tour est la Jordanie qui en est à sa première participation au Mondial. Les Jordaniens ont été battus par l’Autriche (1-3) puis l’Algérie (1-2) et quittent le Mondial après avoir lutté jusqu’au bout.
D’autres équipes ont perdu leurs deux premiers matches et risquent fort d’être éliminées, comme le Sénégal, qui était placé parmi les outsiders les plus redoutés. Les coéquipiers de Sadio Mané vont devoir remporter largement leur match contre l’Irak et attendre le classement des meilleurs troisièmes.
Kamel ZAIEM
L’Algérie renversante : Le coaching gagnant de Vladimir Petkovic !
Longtemps amorphe, dans la lignée de sa défaite contre l’Argentine, l’Algérie a finalement su renverser la vapeur grâce à ses entrants pour arracher une victoire déterminante contre la Jordanie (2-1) mardi matin à la Coupe du monde 2026. Les choix du sélectionneur Vladimir Petkovic auront finalement payé.
Après la prestation indigeste contre l’Argentine (0-3) pour débuter la Coupe du monde 2026, Petkovic avait opéré deux changements dans son onze de départ pour le match de l’Algérie face à la Jordanie au Levi’s Stadium de Santa Clara en Californie. Nabil Bentaleb cédait sa place à Ramiz Zerrouki au milieu de terrain, tandis que Riyad Mahrez retrouvait sa place de titulaire sur l’aile droite, au détriment d’Anis Hadj-Moussa.
Contrairement au match contre l’Argentine, où il avait attendu l’heure de jeu et de se retrouver mené 2-0 avant d’opérer ses premiers changements, Petkovic a cette fois réagi dès la mi-temps, au moment où la Jordanie menait au score, sentant sans doute arriver le tollé que provoquerait cette défaite humiliante vers laquelle son équipe se dirigeait. Les milieux Zerrouki et Hicham Boudaoui ont cédé leur place à Nabil Bentaleb et à l’attaquant Nadhir Benbouali.
Il serait exagéré de dire que l’effet de ces changements s’est fait sentir immédiatement, mais l’Algérie a progressivement accentué sa domination en seconde période (70% de possession), imposant un pressing de plus en plus intense aux Jordaniens, sous l’impulsion notamment d’un Ibrahim Maza au coeur énorme. Les Fennecs ont enchaîné les corners obtenus et, sur l’un d’eux, Mahrez a trouvé la tête de Benbouali, qui a égalisé. Lancé par Petkovic après ce but, Hadj-Moussa, décevant titulaire contre l’Argentine, a affiché son meilleur visage, celui du dribbleur provocateur qui fait des ravages. Et, sur un corner qu’il a lui-même obtenu côté droit, il a centré victorieusement pour Amine Gouiri, qui a offert la victoire à l’Algérie en reprenant un ballon dévié au second poteau.
Avec la mi-temps réussie également par Bentaleb, qui a remporté trois fois plus de duels au sol que Zerrouki, on peut considérer que les changements effectués par Petkovic ont fait la différence, même s’ils visaient surtout à rectifier ses erreurs de départ.
Le journal du Mondial
Sénégal : Coupe du monde terminée pour Edouard Mendy ?
Sale temps pour l’équipe du Sénégal. Battus 3-2 par la Norvège dans la nuit de lundi à mardi pour ce qui était leur second match de poule à la Coupe du monde 2026, les Lions se retrouvent au bord de l’élimination. Eux qui avaient déjà perdu d’entrée contre la France (3-1) le 16 juin dernier.
Comme si cela ne suffisait pas, ils devraient composer le reste de la campagne sans Edouard Mendy. Sorti sur blessure à la 63e minute de jeu, le gardien de 34 ans est touché aux ligaments du genou, comme confirmé par son capitaine Kalidou Koulibaly en zone mixte. Selon les indiscrétions de wiwsport, toujours bien informé sur l’actualité du football sénégalais, les premiers examens ne sont pas rassurants. Le concerné devrait déclarer forfait pour le reste de ce Mondial.
Il ne devrait pas pouvoir tenir sa place pour le dernier match de groupe capital contre l’Irak (vendredi prochain au BMO Field de Toronto, au Canada), ni pour les prochains tours si le Sénégal venait à se qualifier aux seizièmes de finale. En privé, on redoute une longue absence, informe la même source. C’est Mory Diaw qui devrait le suppléer dans les cages. Le Sénégal doit l’emporter sur l’Irak par au moins trois buts d’écart pour espérer se qualifier parmi les meilleurs troisièmes.
Algérie : Aïssa Mandi dépasse Rabah Madjer
Critiqué après la déroute face à l’Argentine (3-0) la semaine dernière lors de l’entrée en lice des Fennecs à la Coupe du monde 2026 jusqu’à être annoncé remplaçant au coup d’envoi, Aïssa Mandi a conservé la confiance du sélectionneur Vladimir Petkovic. Reconduit dans la charnière aux cotés de Ramy Bensebaïni, conforté lui aussi en dépit des blâmes, le défenseur central de 34 ans n’a pas déçu. Solide à l’image de son compère, il a relevé le curseur pour la victoire au forceps 1-2 devant la Jordanie. Le pensionnaire du LOSC en a profité pour s’offrir un record flatteur, gravant un peu plus son nom dans le marbre des Verts. En effet, comme le relève Stats Foot, le natif de Châlons-en-Champagne est devenu le joueur avec le plus d’apparitions avec l’Algérie dans un tournoi majeur.
Face aux Nashama, il a disputé son 29e match CAN et Coupe du monde confondues (24 à la CAN, 5 au Mondial), soit un de plus que la légende Rabah Madjer bloqué à 28 apparitions (22 à la CAN et 6 dans le tournoi planétaire).
Dimanche prochain, il pourrait creuser l’écart lors de la finale du groupe J qui mettra les Algériens aux prises avec l’Autriche à l’Arrowhead Stadium de Kansas City. Aïssa Mandi et ses coéquipiers devront s’imposer pour accéder aux seizièmes de finale sans passer parmi les meilleurs troisièmes.
LG : Des téléviseurs IA ultra-grand format pour mieux suivre les matches du Mondial
Pour les passionnés de sport, chaque détail compte. Afin d’offrir une immersion toujours plus réaliste, LG Electronics dévoile sa nouvelle génération de téléviseurs ultra-grand format équipés d’intelligence artificielle, conçus pour rapprocher les spectateurs de l’émotion des plus grands événements sportifs. Avec des modèles allant jusqu’à 115 pouces, notamment les séries LG Micro RGB evo AI et LG QNED evo AI Mini LED, LG propose une expérience de visionnage proche de celle d’un stade. Les technologies TruMotion et AI Super Upscaling garantissent une image fluide, nette et détaillée, même lors des actions les plus rapides.
L’expérience est complétée par AI Sound Pro, LG Sound Suite AI et Dolby Atmos FlexConnect, qui créent une ambiance sonore immersive inspirée de celle des stades.
K.Z.
A la Maison des arts du Belvédère : Le ballon rond, trait d’union entre la Tunisie et l’Italie
Par Imen Abderrahmani
Une exposition inédite à la maison des arts du Belvédère (Dar El Founoun) ravive un siècle de passion footballistique et de mémoire partagée entre la Tunisie et l’Italie. A découvrir à partir d’aujourd’hui.
Qui se souvient encore de Fabio Roccheggiani sur le banc du Club africain en 1957 ? De Sauveur Millazzo, gardien d’origine italienne devenu une figure du football tunisien ? Ou encore de l’Italia de Tunis, ce club emblématique de la communauté italienne qui a marqué l’histoire sportive du pays ? Ces noms résonnent aujourd’hui comme les fragments d’une mémoire commune que l’exposition documentaire « Histoires de football entre l’Italie et la Tunisie » se propose de faire revivre.
Ouverte à partir d’aujourd’hui à 18h30, l’exposition se poursuivra jusqu’au 23 juillet, au rythme de la Coupe du monde 2026. Une actualité footballistique marquée cette année par l’absence de l’Italie, non qualifiée, et par les débuts difficiles de la Tunisie, lourdement battue lors de ses premières rencontres face à la Suède et au Japon.
Initiée par l’Institut culturel italien de Tunis, en collaboration avec l’ambassade d’Italie et l’association culturelle « Mo’ Better Football APS », l’exposition va au-delà, invitant le public à explorer plus d’un siècle d’échanges sportifs, culturels et médiatiques entre les deux rives de la Méditerranée.
Car entre la Tunisie et l’Italie, le football a longtemps été bien plus qu’un jeu. Dès le début du 20ème siècle, la forte présence italienne en Tunisie a bel et bien favorisé la création de clubs qui portent l’empreinte de cette communauté. Fondée en 1926, « L’Italia de Tunis » devient l’un des clubs les plus prestigieux de la capitale avant sa disparition en 1956. Ailleurs, la « Juventus de Mateur » ou encore la » Savoia de Sousse » témoignent également de cette influence durable. Et ce n’est pas tout. Parmi les figures italiennes qui ont marqué l’histoire du football tunisien, Fabio Roccheggiani occupe une place à part. Arrivé au Club africain en 1957, l’entraîneur italien s’est imposé comme l’un des artisans des grandes heures du club, remportant deux Coupes de Tunisie (1965 et 1967) ainsi que deux titres de champion de Tunisie (1964 et 1967). Son parcours illustre à lui seul l’influence durable qu’a exercée le football italien sur la scène sportive tunisienne.
Au fil des décennies, cette proximité se nourrit aussi des rencontres sportives. Des équipes mythiques comme la « Juventus de Turin » ou la « Lazio de Rome » disputent des matchs amicaux en Tunisie, tandis que les joueurs et entraîneurs italiens laissent leur empreinte sur le football national.
Mémoires…
Mais l’histoire s’écrit aussi dans les salons et devant les écrans. À partir des années 1970, l’arrivée de la télévision italienne, notamment de la RAI, transforme les habitudes de plusieurs générations de Tunisiens. Le Calcio faisait rêver. On admirait Paolo Maldini, défenseur d’exception devenu une référence mondiale, on vibrait pour Francesco Totti et l’on retenait son souffle devant les coups d’éclat d’Alessandro Del Piero. Grâce à la télévision italienne, ces héros sont entrés dans les foyers tunisiens et ont façonné l’imaginaire footballistique de toute une génération.
Que peut-on alors voir ? L’exposition rassemble ainsi « photographies rares, vignettes, archives audiovisuelles et documents inédits retraçant cette aventure commune. Une attention particulière est accordée à la période allant des années 1970 aux années 1990, âge d’or de la télévision italienne en Tunisie et d’une passion populaire toujours vivace », lit-on dans les notes de présentation de cet évènement à double vocation sportive et culturelle. Parmi les belles surprises de l’exposition figure également l’album consacré au championnat tunisien de la saison 1998-1999, édité par la célèbre maison italienne Panini. Véritable objet culte pour plusieurs générations d’amateurs de football, cet album de vignettes témoigne de l’intérêt porté par l’éditeur italien au football tunisien et rappelle combien la passion du ballon rond a nourri, au fil des décennies, les échanges culturels entre les deux pays.
L’inauguration annoncée pour cet après-midi, à 18h30, donnera lieu à une rencontre réunissant les journalistes Mohamed Menzli et Mourad Ayari, le commissaire de l’exposition Marco Ferrero, le collectionneur Gianni Bellini ainsi que Valfrido Aghilone, représentant de l’Institut culturel italien de Tunis.
Entre nostalgie et découverte, « Histoires de football entre l’Italie et la Tunisie » rappelle qu’au-delà des victoires et des trophées, le football est aussi une histoire de mémoire, d’identité et de dialogue entre les peuples. N’hésitez pas à faire la découverte.
Imen. A.
Kaouther Ben Hania parmi le jury officiel de la Mostra de Venise
De candidate aux plus hautes distinctions à arbitre des œuvres en compétition, Kaouther Ben Hania franchit une nouvelle étape dans son parcours international. La réalisatrice tunisienne a été désignée membre du jury international de la compétition officielle de la 83e édition de la Mostra de Venise, qui se tiendra du 2 au 12 septembre 2026.
Cette nomination témoigne du prestige acquis par la cinéaste au fil des années et de la place qu’occupe désormais son œuvre dans le paysage cinématographique mondial. Elle siégera au sein d’un jury présidé par l’actrice et réalisatrice américaine Maggie Gyllenhaal, aux côtés du réalisateur et producteur hongkongais Johnnie To, du cinéaste français Xavier Giannoli, de la réalisatrice afghane Shahrbanoo Sadat, du compositeur et artiste britannique Daniel Blumberg ainsi que du professeur italien d’études cinématographiques Francesco Casetti.
Décès de l’historien Ali Zouari, gardien du patrimoine sfaxien
Chercheur passionné, homme de patrimoine et figure incontournable de la vie culturelle sfaxienne, l’historien Ali Zouari s’est éteint dimanche 21 juin 2026, à l’âge de 90 ans. Avec sa disparition, Sfax perd l’un de ses plus fervents défenseurs et la Tunisie un chercheur dont les travaux ont largement contribué à enrichir la connaissance de l’histoire urbaine, sociale et économique du pays.
Né à Sfax en octobre 1935, Ali Zouari était titulaire d’un doctorat de troisième cycle en histoire obtenu en 1973 à l’Université de Provence à Marseille. Il a consacré l’essentiel de sa carrière à l’étude de sa ville natale, explorant avec rigueur et passion de nombreux pans de son histoire.
Ses recherches ont notamment porté sur « Sfax au XVIe siècle », « La navigation sfaxienne du XVIe au XIXe siècle » ainsi que « Les nouveaux arrivants à Sfax aux XVIIIe et XIXe siècles ». À travers ses articles, conférences et publications, il a contribué à mettre en lumière le rôle économique, maritime et culturel de la cité sfaxienne à différentes époques.
Parmi ses ouvrages les plus marquants figurent le « Dictionnaire des mots et traditions populaires de Sfax », coécrit avec le professeur Youssef Charfi, ainsi que « Les relations commerciales entre Sfax et l’Orient aux XVIIIe et XIXe siècles », référence incontournable pour les chercheurs intéressés par l’histoire économique de la région.
Au-delà de son activité académique, Ali Zouari a joué un rôle majeur dans la préservation du patrimoine. Il a été directeur de recherches à l’Institut National du Patrimoine et inspecteur régional du patrimoine dans le Sud-Est. Son action a été déterminante dans l’ouverture de Borj Ennar au public, la restauration de la Grande Mosquée de Sfax et la maintenance continue des remparts de la médina.
Il a été également à l’origine de la création de l’Association des Amis des Musées et de l’Association de sauvegarde de la médina de Sfax, deux structures qui ont œuvré à la protection et à la valorisation du patrimoine local.
Homme de culture aux multiples engagements, Ali Zouari a produit des émissions consacrées à l’histoire et au patrimoine à Radio Sfax et présidé l’Association du progrès théâtral. Il a aussi supervisé la restauration de Dar Jellouli et participé, dans les années 1960, à la fondation du Musée des Arts et Traditions Populaires de Sfax, premier musée du genre en Tunisie, créé à l’initiative du ministre Chedly Klibi et du chercheur Dr Mohamed Masmoudi.
Avec son décès, Sfax voit disparaître l’une de ses figures les plus éminentes dans le domaine de l’histoire et du patrimoine.
Hervé Renard : Un discours poignant pour remotiver un groupe « meurtri » !
Après la nouvelle claque reçue par la Tunisie ce dimanche face au Japon (0-4), le nouveau sélectionneur des Aigles de Carthage, Hervé Renard, a réagi à cette élimination de la Coupe du Monde. Le technicien français a notamment demandé à ses joueurs un sursaut d'orgueil pour sauver l'honneur face aux Pays-Bas.
Les Aigles de Carthage, qui ont encaissé neuf buts en deux matches, sont d'ores et déjà éliminés de la Coupe du Monde 2026. Ils ont même été la première sélection à être éliminée dans ce Mondial. Un fiasco, auquel il faut ajouter un changement de sélectionneur en plein tournoi, qui n'a pas fini de parler. Mais Hervé Renard, qui vivait son premier match sur le banc ce dimanche lors de la défaite face au Japon (0-4) a eu un discours déjà orienté sur le troisième et dernier match de poule, face aux Pays-Bas. Une rencontre sans enjeu pour les Tunisiens, qui devront tout de même sauver leur honneur face aux Oranje.
"Ce n'est pas la performance qu'on espérait. On espérait une réaction qui soit plus importante et malheureusement, le score de ce deuxième match est lourd, mais il reflète la différence entre les deux équipes. Félicitations à cette équipe du Japon. Même si on est éliminés, il reste un troisième match et c'est un match de Coupe du monde. On représente une nation donc, il est important de se préparer correctement. Qui plus est, contre les Pays-Bas. Il faut assumer nos responsabilités et être professionnels jusqu'au bout. On est là pour sauver notre fierté. Il y a eu beaucoup trop de manques défensivement, dans l'agressivité, pour espérer quoi que ce soit. On peut retenir les quinze, vingt premières minutes de la seconde période, mais ce n'est pas suffisant", a déclaré Hervé Renard en conférence de presse.
Ce n’est pas de sa faute si la sélection tunisienne est tombée aussi bas. Les vrais coupables sont toujours là, en compagnie du groupe et on ne s’attend pas encore à les voir assumer leurs erreurs et leurs manœuvres malintentionnées qui ont conduit à ce fiasco.
Kamel ZAIEM
Le journal du Mondial
Allemagne : Nico Schlotterbeck blessé et forfait pour le reste du Mondial
C'est un gros coup dur pour l'Allemagne. Touché à une cheville, Nico Schlotterbeck a déclaré forfait pour la suite du Mondial 2026. Des examens réalisés dimanche ont révélé que le joueur de Dortmund, touché lors de la victoire contre la Côte d'Ivoire (2-1) samedi, souffrait d'une blessure ligamentaire à la cheville gauche, a précisé la DFB.
"Schlotti va beaucoup nous manquer sur le terrain. Cette Coupe du monde aurait pu être la sienne", a réagi le sélectionneur Julian Nagelsmann, cité dans le communiqué. Le gaucher Schlotterbeck (29 sélections), âgé de 26 ans, formait avec Jonathan Tah la charnière de l'Allemagne depuis le début de la Coupe du monde. Il a marqué son premier but en sélection contre Curaçao (7-1) lors de la 1re journée. Son absence devrait propulser Antonio Rüdiger dans le onze titulaire.
L’Iran lance un recours auprès de la Fifa
La Fédération iranienne de football va porter plainte auprès de la Fifa, en raison des «restrictions» qui sont «imposées» à son équipe, l’empêchant selon elle d’aborder sereinement son prochain match contre la Belgique, a annoncé un responsable de la sélection jeudi. Déjà échaudée par le refus des États-Unis de délivrer des visas à certains membres de son encadrement pour le tournoi, l’équipe se plaint désormais de n’être autorisée à arriver à Los Angeles «qu’un jour avant le match», au lieu de deux comme le demande le pays. Ces «restrictions sont contraires au principe d’égalité des conditions pour toutes les équipes participantes et risquent de nuire à la préparation», a argué ce responsable dans un communiqué.
Rafael van der Vaart présente ses excuses après ses propos racistes à la télévision néerlandaise
Il aurait mérité un carton rouge. Invité dimanche 14 juin sur la chaîne néerlandaise NOS pour analyser la rencontre entre les Pays-Bas et le Japon (2-2) au Mondial 2026, l'ancien joueur de l'Ajax Amsterdam et du Real Madrid, Rafael van der Vaart, s'est fendu d'un commentaire raciste sur les joueurs nippons. « Ils se ressemblent tous, après. Peut-être que c'est pour ça », a-t-il déclaré après avoir commenté l'action d'un but inscrit par Daichi Kamada.
Face au malaise qu'il a jeté sur le plateau, l'ex-international a tenté de rattraper la situation en invoquant une blague mais il a ajouté « avoir peur de ne plus pouvoir rien dire du tout ».
Ce dérapage n'a pas manqué de faire le tour des réseaux sociaux et de provoquer une vague de colère. À tel point que Rafael van der Vaart a publié un communiqué officiel pour se faire pardonner, dans lequel il assure n'avoir eu « aucune intention raciste ou discriminatoire ». Le finaliste de la Coupe du monde 2010 dit également regretter ses propos et présente enfin ses excuses à ceux qui auraient pu être offensés, en soulignant respecter « les personnes de toutes origines ».
Après Tunisie- Japon (0-4) : Vivement la fin du calvaire
Et le miracle n'eut pas lieu. C'est que l'état des Aigles de Carthage dans cette Coupe du monde ne présageait nullement un réveil salutaire contre les Japonais après le naufrage connu face aux Suédois.
Et nos prévisions s'étaient avérées juste, dimanche matin. Une nouvelle désillusion malgré l'arrivée à la rescousse de Hervé Renard et les quelques changements opérés dans la formation rentrante. Une prestation générale indigne assortie d'une défaite cuisante qui aurait pu être bien plus lourde si les Nippons n'avaient quelque peu baissé le rythme après la pause.
Ainsi, après le ratage de la coupe arabe, en décembre, de la coupe d'Afrique en janvier, voilà une autre déconvenue au Mondial qui met à nu les défaillances d'une gestion de cette sélection et de la préparation à une joute aussi importante. Là, on en a vu de toutes les couleurs : une ingérence dans les affaires du sélectionneur dans le choix de la liste des joueurs, une absence de communication entre les parties prenantes, un Sabri Lamouchi aux choix discutables et discutés, un Hervé Renard appelé au chevet de la sélection en pleine Coupe du monde et à deux jours du second match, des joueurs errant sur le terrain comme une âme en peine...et la liste est bien longue. .
Il ne faut donc pas s'étonner de voir des Aigles de Carthage inoffensifs qui ne font que constater les dégâts. Et les membres du Bureau Fédéral, une dizaine, que font-ils? Personne parmi eux n'a eu le courage de sortir pour s'excuser, expliquer ou démissionner. N'assument-ils pas l'entière responsabilité de ce naufrage historique? En tout cas il est grand temps pour que cesse cette mascarade. Il y va de l'honneur de la patrie et de l'intérêt du football national.
Et ce n'est pas fini. Une autre débandade se prépare contre les Pays-Bas pour le compte de la troisième journée du groupe, surtout que pour les Tunisiens, les jeux sont faits et même une réaction pour l'honneur est loin d'être envisageable avec des joueurs abattus, sans ressorts ni envie. Vivement la fin du calvaire.
Jamel BELHASSEN
Au Ribat de Sousse, Zied Zouari fait résonner « Cent Violons »
Le mythique Ribat de Sousse vibrera au son des cordes ce soir, à partir de 20h00, et ce dans le cadre de la célébration de la Fête de la Musique. Au programme : l’avant-première du projet « Cent Violons », une initiative ambitieuse portée par le violoniste et compositeur tunisien Zied Zouari.
Pensé comme une expérience musicale intégrée, ce projet conjugue création artistique, transmission et innovation. Il place au cœur de sa démarche le violon et sa famille (alto, violoncelle et contrebasse) afin de promouvoir la pratique collective des instruments à cordes et de renforcer leur présence dans le paysage culturel tunisien.
Au-delà de sa dimension orchestrale, « Cent Violons » se veut un espace d’exploration musicale où le patrimoine tunisien dialogue avec les musiques du monde. Le projet s’attache à revisiter les répertoires traditionnels à travers des orchestrations contemporaines, créant ainsi des passerelles entre l’identité musicale nationale et les influences internationales.
L’initiative revêt également une forte dimension pédagogique. Véritable incubateur de talents, elle offre aux élèves et aux étudiants un cadre de formation axé sur le perfectionnement technique, l’innovation musicale et l’improvisation. L’objectif est de former une nouvelle génération de musiciens tunisiens capables d’intégrer des ensembles professionnels à l’échelle internationale.
Le projet a connu une première présentation publique, dans une version réduite, le 27 mars 2026 à Sfax, à l’occasion du « Festival du Violon ». Cette étape inaugurale a permis de dévoiler ses orientations artistiques et académiques au grand public ainsi qu’aux professionnels du secteur.
Avec cette avant-première au Ribat de Sousse, « Cent Violons » franchit une nouvelle étape. Ses promoteurs ambitionnent désormais d’organiser, tous les trois mois, un concert dans un site historique tunisien, faisant de la musique un vecteur de transmission, de création et de valorisation du patrimoine.
L’ESSECT lance les candidatures au mastère MEMICC 2026-2027 dédié aux industries culturelles et créatives
Dans un contexte où les Industries Culturelles et Créatives constituent l’un des moteurs les plus dynamiques de l’économie de demain, l’École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales de Tunis (ESSECT) a lancé un appel à candidatures pour la 4ème cohorte du mastère professionnel 2026 – 2027 en management entrepreneurial et marketing des industries culturelles et créatives (MEMICC).
Le mastère est réalisé en partenariat avec l’Institut Supérieur de Musique de Tunis (ISMT), l’Institut Supérieur des Métiers du Patrimoine de Tunis (ISMT) et l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis (ISBAT).
Il s’adresse aux diplômés de l’enseignement supérieur, aux entrepreneurs culturels, aux porteurs de projets créatifs, ainsi qu’aux professionnels souhaitant renforcer leurs compétences dans les domaines du management culturel, du marketing de l’art et de la culture, de la communication, du Branding territorial, de l’innovation et de l’entrepreneuriat créatif indique un communiqué de presse.
Le MEMICC offre une opportunité unique de développer une expertise à la croisée du management, du marketing, de l’innovation et de la création.
À l’intersection de la culture, de la créativité, du management et de l’économie orange, ce master ambitionne de former une nouvelle génération de professionnels capables de concevoir, développer, promouvoir, valoriser et piloter des projets à forte valeur culturelle, artistique, économique et sociétale.
Depuis son lancement, le MEMICC s’est affirmé comme un véritable laboratoire d’expérimentation et d’innovation, favorisant les échanges entre universitaires, professionnels, artistes, créateurs et acteurs de l’écosystème culturel et créatif.
Les candidats retenus bénéficieront d’un parcours professionnalisant combinant enseignements académiques, ateliers pratiques, rencontres avec des experts, accompagnement de projets et immersion dans les réalités des Industries Culturelles et Créatives (ICC).
L’ouverture officielle de l’appel de l’appel à candidatures pour le Master Professionnel MEMICC 2026-2027 a démarré le 08 juin 2026.
Le dépôt des candidatures en ligne sur le site de l’ESSECT a démarré le 10 juin et se poursuivra jusqu’au 04 juillet 2026.
Dépôt complémentaire des dossiers pour les professionnels et porteurs de projets ICC se fait auprès du bureau d’ordre de l’ESSECT a démarré le 10 juin et se poursuivra au 29 juin 2026
La Publication des candidats présélectionnés et calendrier des entretiens est à consulter sur le Site de l’ESSEC de Tunis
Le démarrage des cours aura lieu 12 septembre 2026.
Les candidats intéressés sont invités à consulter les conditions d’admission et les modalités de candidature sur le site officiel de l’ESSECT.
















