Equipe Nationale: le staff de Mouin Chaabani se précise
Le nouveau sélectionneur des Aigles de Carthage, Mouin Chaabani, 45 ans, a déjà composé une grande partie de son staff. Ainsi, il aura comme entraîneurs adjoints Mourad Melki et Seifallah Hosni. Le préparateur physique n'est autre que Hatem Boulila. Le Marocain Mohamed Seddik Belkaid occupera le poste d'entraîneur des gardiens et l'Egyptien Wissem Safwat, surnommé " Simo" celui d'analyste.
Ce staff à la disposition de Chaabani est susceptible d'être renforcé par d'autres profils.
J.B
EIGHT Hospitality Business School : La première école d'Hospitality tunisienne à obtenir la certification de l'EHL
EIGHT Hospitality Business School, première et unique école d'Hospitality en Tunisie, est devenu « Certified Member » du réseau des écoles certifiées de l'EHL Hospitality Business School de Lausanne, référence mondiale de l'enseignement en management de l'hôtellerie et de l'hospitalité.
Cette distinction internationale récompense l'excellence académique de l'établissement et confirme la conformité de son programme de formation aux standards pédagogiques et professionnels de l'EHL, classée première université mondiale en Hospitality & Leisure Management par le QS World University Rankings pour la huitième année consécutive.
Plus exigeant que le statut d'« Associate Member » obtenu en 2024, le statut de « Certified Member » témoigne de la qualité de l'enseignement, de l'approche fondée sur l'apprentissage par l'expérience et de l'engagement de l'école en faveur de l'employabilité de ses diplômés. Il permet également aux étudiants de EIGHT d'obtenir le Supplemental Certificate délivré par l'EHL, comme l'a précisé Anis Meghirbi, le Chief Commercial Officer de EIGHT Hospitality Business School .
Au-delà de cette reconnaissance institutionnelle, cette certification constitue une première pour la Tunisie. Elle confirme la capacité du pays à proposer une formation en Hospitality répondant aux plus hauts standards internationaux et positionne EIGHT Hospitality Business School comme une référence régionale dans la formation aux métiers de l'hospitalité.
Hausse des prix de près de 300 médicaments : Le Syndicat des pharmacies privées n’y est pour rien !
Après la décision de la Pharmacie centrale de Tunisie de réviser les prix d’environ 300 médicaments, le Bureau national du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées a publié un communiqué pour clarifier sa position après les nombreuses interrogations suscitées par cette hausse inattendue.
Dans son communiqué, le syndicat précise que les pharmaciens d’officine n’ont pas été informés en amont de cette décision et n’ont participé ni à son élaboration ni à son adoption. Il rappelle qu’il est écarté, depuis près d’un an, des travaux de la Commission d’achat des médicaments (CAM) ainsi que de l’Observatoire du médicament. Selon le syndicat, sa participation à ces instances ne s’effectue désormais qu’à titre exceptionnel, sur invitation du ministre de la Santé ou de la directrice générale de l’Agence du médicament.
Faute de siéger au sein des commissions chargées des révisions tarifaires, l’organisation professionnelle estime ne pas être en mesure de se prononcer sur les critères techniques ayant conduit à ces augmentations. Elle indique toutefois que certaines hausses pourraient être liées à une réduction du niveau de subvention auparavant supporté par la Pharmacie centrale pour certains médicaments.
Le Syndicat des propriétaires de pharmacies privées affirme s’opposer à toute augmentation des prix qui ne reposerait pas sur une méthode objective et transparente. Il estime que toute révision tarifaire devrait prendre en compte plusieurs paramètres, notamment l’évolution des prix des matières premières, les fluctuations des taux de change des devises étrangères ainsi que l’adaptation des marges des pharmaciens afin de préserver la viabilité économique des officines.
Le communiqué souligne également la nécessité de trouver un équilibre entre la protection du pouvoir d’achat des citoyens, la continuité de l’approvisionnement du marché en médicaments et la pérennité des pharmacies privées, qui restent en première ligne face aux patients.
Finalement, c’est le citoyen qui va payer la facture de cette hausse décidée unilatéralement et sans raison convaincante !
Après l’annulation d’une traversée GNV vers Tunis : Des dizaines de Tunisiens bloqués au port de Civitavecchia
Des dizaines de Tunisiens résidant dans plusieurs pays européens se retrouvent actuellement bloqués au port de Civitavecchia, près de Rome, après l’annulation de la traversée maritime de la compagnie italienne GNV (Grandi Navi Veloci) à destination du port de La Goulette.
Selon les témoignages de plusieurs passagers recueillis par Mosaïque FM, la compagnie a justifié cette annulation par l’absence des autorisations nécessaires pour entrer et accoster au port de La Goulette, autorisations qui relèveraient des autorités maritimes tunisiennes. Ce qui rend cette situation plus confuse, c’est qu’aucune partie concernée (les autorités compétentes en Tunisie ou GNV) n’ont publié de communiqués pour éclairer notre lanterne à propos de cette affaire.
Les voyageurs indiquent être dans une situation difficile, certains voyageant en famille avec des enfants et des véhicules. Ils appellent les autorités tunisiennes et italiennes ainsi que la compagnie maritime à intervenir rapidement afin de trouver une solution, qu’il s’agisse d’une reprogrammation de la traversée ou d’une prise en charge adaptée.
Après la diffusion d’un entretien sur une chaîne publique française : La Tunisie convoque l’ambassadrice de France et dénonce une « ingérence inacceptable »
Le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger a convoqué, hier vendredi, l’ambassadrice de France en Tunisie afin de lui notifier la vive protestation des autorités tunisiennes à la suite de la diffusion, sur une chaîne publique française, d’un entretien avec une personne recherchée par la justice tunisienne.
Selon le ministère des Affaires étrangères, cet entretien comporte des atteintes à la souveraineté de l’État tunisien, cible sa sécurité nationale ainsi que ses institutions, et constitue un appel explicite à la sédition et aux affrontements internes.
À cette occasion, le secrétaire d’État a exprimé la ferme condamnation et la profonde indignation de la Tunisie face à la répétition de telles pratiques sur des médias publics français, accusés d’être utilisés pour diffuser des contenus incitant à la haine et véhiculant des allégations mensongères à l’encontre de l’État tunisien.
Le SE a estimé que ces agissements dépassent largement le cadre de la liberté d’expression, de la liberté de la presse et des règles déontologiques qui régissent la profession journalistique. Ils relèvent, selon lui, d’une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain, attaché à l’indépendance de sa décision nationale, tout en constituant une incitation directe contre ses institutions, ses symboles et sa sécurité nationale.
Le communiqué souligne que de tels actes sont réprimés aussi bien par la législation tunisienne que par le droit international et les usages diplomatiques.
Le secrétaire d’État a, par ailleurs, insisté sur le fait que le caractère public et officiel du média concerné engage la responsabilité morale de l’État français. Cette responsabilité, a-t-il affirmé, ne saurait être écartée au seul motif de l’indépendance de la ligne éditoriale ou du principe de la liberté de la presse.
La Tunisie considère, dès lors, qu’il appartient aux autorités françaises de prendre, de leur propre initiative et conformément à leur législation nationale, les mesures nécessaires pour mettre un terme à de tels agissements, qualifiés d’inacceptables par les autorités tunisiennes.
L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (Amvppc): Deux appels pour moderniser les structures d’accueil du Musée national du Bardo et du site archéologique antique de Gigthis à Boughrara
L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (Amvppc) a lancé deux appels à la concurrence pour moderniser et aménager les structures d’accueil du Musée national du Bardo à Tunis et du site archéologique antique de Gigthis à Boughrara, dans le gouvernorat de Médenine.
Selon les avis publiés sur la page officielle de l’Agence, le premier projet concerne le Musée national du Bardo. Cette consultation en ligne (N°29/2026) porte sur un lot unique dédié aux travaux d’aménagement, d’ameublement et d’éclairage intérieur de l’espace d’accueil du musée.
Les entreprises spécialisées ont jusqu’au 30 juillet 2026 à 10h00 pour soumettre leurs offres.
Le second projet, sous forme d’un appel d’offres national simplifié (N°08/2026), est destiné au site de Gigthis, dans le sud du pays. Ce chantier de lot unique vise à réhabiliter la structure d’accueil du site et s’adresse aux entrepreneurs de catégorie B0 (ou plus) agréés par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat.
La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 11 août 2026 à 10h00.
Installé dans un ancien palais beylical du XIXe siècle, le Musée national du Bardo est mondialement réputé pour la richesse et la variété de ses collections, notamment sa célèbre collection de mosaïques antiques, à l’instar de la mosaïque du poète Virgile et de celle du Triomphe de Neptune.
De son côté, le site de Gigthis, ancienne cité doublement portuaire et carrefour commercial, recèle d’importants vestiges romains et byzantins, parmi lesquels figurent un forum, des thermes, un marché aux poissons (macellum), ainsi qu’un capitole original dédié aux divinités alexandrines Sérapis et Isis.
Pour ces deux appels, la participation s’effectue obligatoirement en ligne via la plateforme nationale d’achat public Tuneps, où les cahiers des charges sont téléchargeables gratuitement. Les documents originaux non numérisés, tels que le cautionnement bancaire provisoire et l’extrait du Registre National des Entreprises (RNE), doivent quant à eux parvenir sous pli fermé au Bureau d’Ordre Central de l’AMVPPC à Tunis avant les échéances respectives.
Angélique Kidjo au Festival international de Carthage: Une célébration de l'Afrique, un hymne à l'humanité
Une voix, un continent, une ferveur. À Carthage, Angélique Kidjo a transformé le concert en une célébration lumineuse de l'Afrique, portée par l'énergie, la liberté et le partage.
La sixième soirée de la 60ᵉ édition du Festival international de Carthage a pris les couleurs de l'Afrique. Sous les étoiles de l'amphithéâtre romain, Angélique Kidjo, figure majeure des musiques du monde, a offert un concert incandescent, où les rythmes africains ont rencontré le jazz, la soul, le funk, les sonorités latines et les traditions du monde. Une performance généreuse, traversée par une même pulsation : celle de la liberté.
Cette venue marquait les retrouvailles de l'artiste béninoise avec le public tunisien, quatre ans après son passage à Djerba lors du Sommet de la Francophonie de 2022. Mais dès son apparition sur scène, le temps semblait s'être effacé. Drapée de couleurs éclatantes, le sourire lumineux et l'énergie intacte, Angélique Kidjo a immédiatement imposé sa présence, de celles qui remplissent un théâtre avant même la première note.
« Vive l'Afrique, vive l'humanité ! » a-t-elle lancé, comme un manifeste. En quelques mots, tout était dit. Chez elle, la musique n'est jamais un simple divertissement. Elle est une parole, un pont entre les peuples, une célébration des racines et un appel à l'universel.
Les premières mesures de « Kukua » ont aussitôt embrasé l'amphithéâtre. Les percussions ont fait battre le cœur de Carthage au rythme du continent africain, tandis que la voix puissante de la chanteuse dessinait un voyage sans frontières, où chaque chanson devenait une escale entre mémoire, modernité et métissage.
En près de deux heures de spectacle, Angélique Kidjo a revisité vingt-trois titres puisés dans une carrière de plus de quarante ans et dix-huit albums. Une œuvre immense, couronnée de nombreuses distinctions internationales, qui n'a jamais cessé d'explorer les dialogues entre les cultures sans renier ses racines béninoises.
Parmi les instants les plus émouvants, « Super Woman » a résonné comme un hommage vibrant aux femmes qui résistent, créent, élèvent et refusent de céder face aux injustices. Un chant de dignité et de courage, accueilli dans un silence chargé d'émotion avant d'être salué par une longue ovation.
Très vite, le concert s'est transformé en une immense communion. Les spectateurs ont repris à l'unisson « You Can », « Ayé Kan », « Malaika » et « Oyaya », faisant de l'amphithéâtre un chœur géant où les voix se mêlaient aux battements des percussions.
L'interprétation de « Jerusalema », devenue un hymne planétaire, a constitué l'un des sommets de la soirée. Debout, le public a dansé, chanté et célébré cette musique qui rassemble bien au-delà des langues et des frontières.
À Carthage, Angélique Kidjo n'a pas seulement livré un concert. Elle a rappelé que l'Afrique est une mémoire en mouvement, une énergie créatrice et une promesse d'avenir. Dans la douceur de la nuit, sa voix a porté un message simple mais essentiel : celui d'une humanité capable de se retrouver dans le langage universel de la musique.
Festival international de Hammamet: Faraj Suleiman, les notes d'une mémoire en mouvement
À Hammamet, Faraj Suleiman a fait du piano une terre d'émotions, où le jazz, la mémoire et l'exil se sont mêlés dans une même respiration musicale.
Dans une atmosphère feutrée, Faraj Suleiman a signé son retour sur l'une des scènes les plus emblématiques de Tunisie à l'occasion de la 60 ème édition du Festival international de Hammamet. Le pianiste et compositeur palestinien s'est installé face à son piano, entouré de sept musiciens, offrant d'emblée un concert empreint de délicatesse et d'intensité.
À la croisée du jazz, de la musique classique et des traditions arabes, l'artiste a déployé un univers où chaque mélodie raconte une histoire. Alternant pièces instrumentales et chansons, il a exploré les thèmes qui traversent son œuvre : l'exil, l'appartenance, la mémoire et les liens humains.
« Nous sommes heureux d'être avec vous ce soir. Hammamet est une étape essentielle de notre tournée », a-t-il confié au public, heureux de retrouver la Tunisie après son passage remarqué à Carthage en 2022.
Le concert a réuni plusieurs titres de son dernier album, « Maryam », ainsi que des compositions emblématiques comme « Questions on My Mind », « How Are You? », « Bad Timing » et « Hymn to Gentrification ». À travers ces œuvres, Faraj Suleiman confirme une écriture singulière où le piano devient un espace de narration, capable de faire dialoguer émotions, identité et mémoire.
Plus qu'un concert, l'artiste palestinien a offert à Hammamet un voyage musical sensible, où le silence, les notes et les mots ont raconté ce que l'exil et l'espérance ont de plus universel.
Musée national de Carthage: Cent archets pour réveiller les pierres millénaires
Par Imen Abderrahmani
En ce 25 juillet, jour de la Fête de la République, le Musée national de Carthage accueillera « 100 Violons ». Une création évolutive de Zied Zouari où les archets feront dialoguer patrimoine, mémoire et création, dans l'un des plus prestigieux écrins de l'histoire tunisienne.
Après avoir signé l'ouverture de la 53ème édition du Festival international de Monastir, le projet "100 violons" poursuit son itinérance et donne rendez-vous au public, ce soir à 19h00, au Musée national de Carthage. Une étape hautement symbolique, à la fois par la singularité du lieu et par la date choisie, celle de la Fête de la République, qui confère à cette rencontre entre musique et patrimoine une résonance particulière.
Imaginé par le violoniste et compositeur Zied Zouari, le projet prolonge une démarche artistique amorcée à travers des créations comme "Electro Btaihi", "Maqâm Roads" ou "Made in Africa". Avec "100 violons", l'artiste franchit une nouvelle étape en faisant de l'orchestre un espace de recherche, de transmission et d'innovation, où le patrimoine musical tunisien dialogue avec les écritures contemporaines.
Pensé comme une recherche artistique et académique, le projet ne se limite pas à une forme figée. Il évolue au gré des lieux qui l'accueillent, des musiciens qui le rejoignent et des répertoires qu'il explore.
« Chaque spectacle a ses spécificités et le répertoire est ajusté selon le cadre et le public », explique Zied Zouari. « Pour l'ouverture du Festival international de Monastir, nous avons choisi de mettre en lumière le patrimoine musical et l'héritage oral de la région, en faisant dialoguer les violons avec la musique soufie. Ce spectacle était à la fois une célébration de ce patrimoine, de la mémoire, de mes débuts et de mon enfance, d'un héritage commun et de la transmission. C'était aussi une forme d'expérimentation, une manière d'affirmer qu'il n'existe plus de frontières entre les musiques, ni de hiérarchie entre les instruments. »
Cette approche fait de "100 violons" une œuvre en perpétuelle évolution, où chaque représentation devient une nouvelle lecture du patrimoine. Les orchestrations se réinventent, les effectifs se renouvellent et le dialogue entre les traditions tunisiennes et les musiques du monde s'enrichit d'une escale à l'autre.
L'ambition est également pédagogique. Le projet rassemble sur une même scène des élèves, des étudiants des instituts supérieurs et conservatoires de musique, leurs enseignants ainsi que des musiciens professionnels. Une aventure collective où l'exigence artistique se nourrit de la transmission des savoirs et où la scène devient un lieu d'apprentissage autant que de création.
Dépoussiérer la mémoire
À Monastir, cette vision a pris la forme d'une vaste fresque musicale réunissant 140 violonistes, accompagnés des "Awamria de Sidi Amer". Une rencontre entre les cordes et le patrimoine soufi qui a profondément marqué le public et donné toute sa mesure à cette démarche artistique.
À Carthage, c'est une nouvelle page qui s'écrira. Pour Zied Zouari, les sites archéologiques ne sont pas seulement des témoins du passé ; ils peuvent devenir des scènes vivantes où l'histoire continue de s'inventer.
« La Tunisie possède des centaines de sites archéologiques et de monuments qui peuvent accueillir des projets artistiques. J'ai voulu faire dialoguer le patrimoine matériel avec le patrimoine immatériel, apporter ma sensibilité de musicien et de Tunisien à ces lieux qui constituent une source de fierté pour nous tous. Que de ces pierres millénaires, témoins du génie de nos ancêtres, jaillissent la lumière, la musique et l'émotion ; que leur silence se transforme en résonance, et que leur mémoire continue de vibrer à travers les archets des générations d'aujourd'hui. »
Dans le décor majestueux du Musée national de Carthage, "100 violons" promet ainsi bien davantage qu'un concert. Il invite à une rencontre entre les vestiges d'une civilisation plusieurs fois millénaire et les voix d'une jeunesse qui réinvente son héritage. En ce 25 juillet, la musique célébrera à la fois la République, la transmission et cette conviction chère à Zied Zouari : un patrimoine ne demeure vivant que lorsqu'il continue d'inspirer les artistes qui le font résonner au présent.
Imen.A.
Festival international de Carthage: « Musiques de mon pays », Les mélodies d'un pays retrouvées
La 60èmeédition du Festival international de Carthage a rendu hommage au patrimoine musical tunisien avec « Musiques de mon pays ». Une traversée des grandes pages de la chanson tunisienne, entre transmission, émotion et ouverture sur la Palestine.
Création de l'Orchestre Symphonique Tunisien dirigé par Shady Garfi, « Musiques de mon pays » a été un voyage bien rythmé dans la mémoire.
La soirée s’est ouverte sur un ballet aux accents poétiques, avant que l'orchestre n'entre en scène sur une version symphonique de « Sir Tounes » de Chedly Mefteh. Cette ouverture donnait le ton d'un voyage musical à travers plus d'un demi-siècle de création tunisienne.
Noureddine El Beji a inauguré la partie vocale avec « Fi Ouyounak Nar » de Mohamed Jamoussi puis « Chahloula » d’Ahmed Hamza. Arij Braik lui a succédé avec « EchYhem » de Mohamed Sassi et « Mahboubi El Ghali » de Mohamed Ridha. Ahmed Rebai a rendu hommage à Ali Riahi et Hédi Jouini à travers « Bou Said El Ali » et « Donia Zina », tandis qu’Asma Ben Ahmed a interprété « Zahr El Laymoun » de Mohamed Triki et « Awdetni Al Wed » d’Abdelkrim Sahabou.
L'un des moments les plus émouvants de la soirée est venu de la chanteuse palestinienne Rola Azar, invitée d'honneur du spectacle. Son interprétation de « HedhihArdhi » a suscité un profond recueillement avant d'être saluée par une longue ovation. À travers cette prestation, le Festival de Carthage a réaffirmé son attachement aux valeurs de dialogue, de solidarité et de fraternité entre les peuples.
La seconde partie du concert a poursuivi cet hommage au patrimoine musical tunisien avec « KiYdhikBikDahr » de SadokThraya, « Ah Mel Inin » de Kadour Srarfi, « Ma AhlaLayaliIchbilia », « Donia Henia » de Salah El Mehdi, ainsi que « Guitara » et « Yasmine », interprétées par NesrineMahbouli.
La soirée s'est achevée avec Chokri Bouzayen, qui a interprété « KaessEssabr » de Samir Agrebi avant de conclure avec « Ma Sabni », dont il est le compositeur et l'interprète, sous les applaudissements d'un public conquis. La soirée a été marquée par la présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi.
Sans trahir l'esprit des œuvres originales, les arrangements de Shady Garfi ont offert une lecture renouvelée d'un patrimoine qui continue de nourrir l'identité musicale tunisienne et de rassembler les générations.
Il était le premier rédacteur en chef du journal télévisé : Mohamed Meherzi tire sa révérence
Le journaliste tunisien Mohamed Meherzi, journaliste, diplomate et premier rédacteur en chef du Journal est décédé ce vendredi 24 juillet 2026 à l’âge de 92 ans.
Né le 3 septembre 1934, Mohamed Meherzi a entamé sa carrière dans les médias en 1956, après avoir réussi un concours organisé par le premier gouvernement de l’Indépendance pour recruter un journaliste à la Radio tunisienne..
Durant ses années à la radio, il a couvert les grandes étapes de la construction de l’État tunisien après l’Indépendance, notamment les événements politiques, économiques et sociaux majeurs, ainsi que les dossiers liés au développement, à l’éducation, à la santé et à la consolidation de la souveraineté nationale.
Après sept années au sein de la Radio tunisienne, il a rejoint l’Organisation des Nations unies où il a dirigé le Bureau d’information de l’ONU en Tunisie.
En 1966, il est retourné à la Radio-Télévision tunisienne à sa création pour diriger le Journal télévisé alors nouvellement lancé. Il est ainsi devenu le premier rédacteur en chef des informations télévisées et le premier présentateur du journal télévisé.
Après son départ de la télévision, Mohamed Meherzi a poursuivi une carrière diplomatique au ministère des Affaires étrangères. Il y a été conseiller à l’ambassade de Tunisie à Londres, puis a dirigé le département du protocole de la Ligue arabe à Tunis entre 1978 et 1981. Il a ensuite été nommé ambassadeur de Tunisie au Qatar et à Bahreïn, avant de prendre en charge l’information internationale au ministère des Affaires étrangères. De 1989 à 1994, il a exercé comme conseiller à l’ambassade tunisienne à Prague.
Il a fait encore une fois faux bond : L'Espérance renonce définitivement à Youssef Blaili !
Après deux rendez-vous ratés par Youssef Blaili pour signer un nouveau contrat avec les Sang et Or même si le dossier de sa suspension par la FIFA n'est pas définitivement réglé et que physiquement, il n'a pas encore retrouvé toutes ses sensations, la direction de L'Espérance a décidé de lâcher le joueur.
C'est que Blaili, qui a été soigné de sa blessure contractée, en décembre dernier, aux frais du club de Bab Souika, a donné son accord pour renouveler son contrat pour deux nouvelles années, mais il a fait deux fois faux bond pour rejoindre l'Algérie où le Mouloudia lui fait les yeux doux. Lassés d'attendre, les Sang et Or ont décidé de clore le dossier Blaili et passer à autre chose en recrutant un autre attaquant de talent reconnu.
Ainsi, la longue histoire d'amour entre L'Espérance et Blaili connait un dénouement malheureux.
Jamel BELHASSEN
« Targ et barg » au Festival international des Abadla de Sbeïtla: Le souffle des montagnes, la mémoire des hommes
Au cœur des montagnes de l'Ouest tunisien, les voix des bergers retrouvent leur écho. Avec « Targ et Barg », le Festival international des Abadla de Sbeïtla ouvre, ce soir, sa 45ème édition par une célébration de la mémoire pastorale, entre traditions vivantes et création contemporaine.
Lorsque les premières notes de la gasba s'élèveront, ce soir, dans le ciel de Sbeïtla, au coeur du majestueux site archéologique de la ville, elles marqueront bien davantage le coup d'envoi du Festival international de la ville qui souffle cette année sa 45ème bougie. Elles feront renaître la mémoire des montagnes, celle des bergers qui, depuis des générations, dialoguent avec les reliefs de Semmama par le chant et la musique. Imaginé par Adnen Helali avec les bergers de Semmama, « Targ et Barg » ouvre cette nouvelle édition en puisant dans un patrimoine immatériel profondément enraciné dans la vie pastorale.
Le titre de cette création emprunte au vocabulaire et à l'imaginaire des montagnes frontalières. Le « targ » est ce chant traditionnel lancé à pleine voix qui traverse les vallées pour rythmer le quotidien des bergers, raconter les histoires du territoire ou exprimer les émotions de ceux qui l'habitent. Le « barg », l'éclair, évoque la puissance des éléments, la lumière fulgurante et l'énergie des paysages. À eux deux, ils dessinent une œuvre où la nature, les hommes et la musique ne font qu'un.
Au centre de cette fresque musicale se trouve la gasba, flûte pastorale dont les sonorités accompagnent depuis des siècles les transhumances, les veillées et les longues journées passées dans les montagnes. Le spectacle lui rend hommage en restituant un univers musical transmis de génération en génération, où chaque mélodie porte la mémoire d'un territoire et de celles et ceux qui l'ont façonné.
Cette création célèbre également un héritage partagé entre la Tunisie et l'Algérie. Les chants des bergers de Semmama dialoguent avec les traditions musicales des Aurès, rappelant que les montagnes ignorent les frontières et que les cultures se répondent de part et d'autre de la ligne qui sépare les deux pays. À travers cette rencontre, « Targ et Barg » qu'on peut traduire par "Son et éclair", "Chant et éclair" ou encore "Ton et lumière", fait entendre un patrimoine commun, nourri par des siècles d'échanges et de circulation.
Quand le local dialogue avec l'universel
Autour des bergers de Semmama, plusieurs artistes venus de différents horizons enrichiront cette aventure musicale. L'artiste algérien Saïd Namouchi, le groupe "Les Cavaliers des Aurès", la chanteuse espagnole Maria Faltri qui vient directement des Pyrénées espagnoles , la saxophoniste Zahoua Saïdi et Abdessalem Bougharra, figure majeure de l'art du "Zalfane", uniront leurs univers pour une création où les traditions populaires rencontreront des sonorités méditerranéennes.
Ainsi pour donner le ton à ce rendez-vous exceptionnel, la mise en scène a été confiée à Khaled Khayati, tandis que Jalel Faïzi assure la création visuelle. La direction musicale est assurée par Maher Ben Abbas Helali, qui orchestre cette rencontre entre patrimoine oral et écriture contemporaine.
"La soirée inaugurale sera captée dans son intégralité par la Télévision tunisienne grâce à un important dispositif technique déployé à Sbeïtla. Au-delà de sa diffusion, cet enregistrement participera à la sauvegarde d'un patrimoine musical rare, longtemps transmis par la seule tradition orale et aujourd'hui réinterprété dans une création ouverte sur le monde", nous précise Adnen Helali, espérant que la soirée fera l'objet d'une diffusion prochaine, ce qui permet la transmission de cette tradition et également la présentation des activités du Centre des arts et métiers de Jbal de Sbeïtla, où cette oeuvre comme d'autres ont été orchestrées.
Avec « Targ et Barg », le Festival international des Abadla réaffirme sa vocation : faire dialoguer la création contemporaine avec les racines profondes du territoire. En donnant la parole aux bergers, aux musiciens et aux gardiens des traditions, cette soirée d'ouverture rappelle que le patrimoine n'est pas une mémoire figée, mais une matière vivante qui continue de se réinventer, portée par les voix, les souffles et les paysages des montagnes tunisiennes.
Imen ABDERRAHMANI
Politique d’optimisation de la collecte des ressources, retournement de tendance dans la distribution des crédits et maîtrise des charges opératoires
Au cours du premier semestre 2026, la STB Bank a poursuivi sa politique rigoureuse d’optimisation de la structure de ses ressources. Les dépôts de la clientèle ont enregistré une progression de 465 MD, soit une hausse de 3,7 % ou 7,4% en rythme annuel, portée principalement par les dépôts à vue, qui ont augmenté de 243 MD (+5,5 %) et contribué à hauteur de 52 % à la croissance globale des dépôts. Les dépôts d’épargne ont, quant à eux, progressé de 162 MD (+3,3 %). Ensemble, les dépôts à vue et les dépôts d’épargne représentent 87 % de l’accroissement total des ressources de la clientèle. Les dépôts à terme ont affiché une hausse de 75 MD (+2,7 %), représentant 16 % des dépôts additionnels enregistrés sur la période. Par ailleurs, les ressources d’emprunt se sont établies à 347,4 MD à fin juin 2026, en baisse de 153,5 MD, soit de 30,6 %, par rapport à leur niveau de fin décembre 2025.
S’agissant de l’activité de financement, la Banque a maintenu un encours de créances nettes sur la clientèle relativement stable au cours du premier trimestre, avant d’enregistrer une reprise au deuxième trimestre. Cette évolution a permis à l’encours d’atteindre 8,8 milliards de dinars à fin juin 2026, en progression de 2 % ou 4% en rythme annuel, marquant ainsi un retournement de tendance après les contractions successives observées au cours des dernières années.
Par ailleurs, la Banque a enregistré au premier semestre une augmentation de 388 MD, soit 7,9 %, de son portefeuille-titres, dont l’encours s’est établi à 5,3 milliards de dinars. Cette progression provient principalement de l’accroissement de l’encours des bons du Trésor de 368,1 MD, témoignant du rôle toujours important de la Banque dans le financement de la dette publique.
L’évolution des indicateurs bilanciels susmentionnés, conjuguée à la forte réduction du recours aux ressources monétaires, a permis de confirmer le respect et l’amélioration des ratios réglementaires de liquidité (LCR) et de transformation (LTD), qui se maintiennent à des niveaux confortables et offrent un potentiel accru de développement de l’activité de crédit.
Sur le plan de la rentabilité, les charges d’intérêts ont été ramenées de 370 MD à 341 MD, principalement sous l’effet de l’extinction des charges de refinancement sur le marché monétaire. Cette évolution reflète la politique de mobilisation des ressources adoptée par la Banque, privilégiant les dépôts de la clientèle, notamment ceux à faible rémunération. Toutefois, la marge nette d’intérêt a enregistré un recul sous l’effet principalement de la baisse des produits d’intérêts.
Quant aux commissions nettes, une baisse de leur volume de 1,7 MD à 57,6 MD a été constatée tenant compte principalement de l’impact de la diminution des commissions sur chèques (-1,4 MD).
Les revenus du portefeuille-titres et des opérations financières ont, quant à eux, progressé de 36,1 MD, soit 17,1 %, pour atteindre 246,8 MD. Cette performance résulte notamment de l’augmentation des revenus générés par les placements en bons du Trésor.
L’ensemble de ces évolutions a permis à la Banque de dégager un produit net bancaire de 314 MD, contre 350 MD à fin juin 2025.
S’agissant des charges opératoires, celles-ci se sont élevées à 178,6 MD, en hausse de 7,3 %, sous l’effet, principalement, de l’intégration du personnel des filiales STB-SG et STB-MG conformément à la loi n° 2025-9 relative à l’interdiction de la sous-traitance de la main-d’œuvre. Cette augmentation a été partiellement compensée par la baisse des frais de fonctionnement, qui ont reculé de 10,2 % pour s’établir à 44,0 MD. Le coefficient d’exploitation s’est ainsi établi à 56,9 %, contre 47,5 % une année auparavant.
Profanation de plaques funéraires de dirigeants nationaux au cimetière Jellaz : Le suspect présumé arrêté
Une source judiciaire a indiqué jeudi 23 juillet 2026 à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) que, sur instruction du ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis, le poste de la sûreté nationale de Sidi El Béchir a ouvert, mardi 21 juillet 2026, une enquête judiciaire concernant la dégradation de plaques en marbre de tombes de dirigeants nationaux au cimetière des dirigeants (« Rawdhat Ezzouama ») au Jellaz.
La même source a précisé que l’affaire a fait l’objet d’un suivi particulier, permettant l’identification de l’auteur présumé et son arrestation le jour même des faits.
Afin d’approfondir les investigations, la sous-direction des affaires criminelles relevant de la Direction de la police judiciaire a été chargée de poursuivre l’enquête, dans le but de déterminer l’ensemble des circonstances de l’incident ainsi que ses motivations.
















