Un an après avoir reconnu l'Etat palestinien lors de cette même assemblée générale, Emmanuel Macron a de fait profité de ce nouveau discours devant les Nations unis, son dernier avant la fin de son mandat, pour évoquer une fois de plus la crise au Proche-Orient, dénonçant notamment, sous les applaudissements de la majorité écrasante des présents à cette session, la situation humanitaire à Gaza. "Il y a un an, ici même, nous étions une douzaine d'Etats à reconnaître la Palestine", a-t-il dit. "J'entends le cynisme de certains : 'reconnaissance de papier, regardez la réalité'. Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?", a-t-il poursuivi. "Certains se flattent d'une paix prétendue, mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ?".
Dans son intervention, Emmanuel Macron a parallèlement réaffirmé l’attachement de la France à la sécurité d’Israël et à son existence, tout en rejetant l’idée que cette sécurité puisse être assurée au détriment de la souveraineté des pays voisins. « Sécurité à laquelle nous sommes attachés, existence à laquelle nous sommes attachés », a-t-il déclaré à propos d’Israël.
Mais il a immédiatement ajouté : « Tous ceux qui prétendent que la sécurité d’Israël passe par la violation de la souveraineté de tous ses voisins font une erreur funeste».
Et comme attendu, le Premier ministre sioniste a dénoncé, le même jour, "l'absurdité grotesque des propos" du président français, la qualifiant de "sidérante" ! C’est tout à fait normal de la part d’un dirigeant politique qui fait de la mort, du génocide et de l’extinction ethnique ses principes de gouvernance.
K.Z.

