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« Festival de Cinéma Environnemental » à Sfax : Quand l’écran se met au vert

Le cinéma environnemental investit le Théâtre municipal de Sfax les 7 et 8 novembre. Deux jours de projections pour interroger notre rapport à la nature et penser demain.

 

Un cachalot, une tortue, une île déserte, des océans menacés… La programmation de la 2ème  édition du « Festival de Cinéma Environnemental » multiplie les portes d’entrée vers les questions écologiques.

Organisée par l’Institut français de Tunisie à Sfax, en partenariat avec le Forum des Arts et Cultures de Sfax et la JCI Sidi Mansour, cette manifestation fait du cinéma un terrain de sensibilisation, avec une attention particulière portée au jeune public.

L’enjeu est aussi de rendre perceptibles des bouleversements dont les causes et les conséquences échappent parfois à notre regard quotidien. Là où les chiffres et les alertes scientifiques peuvent sembler abstraits, les images donnent à voir, les récits suscitent l’émotion et les personnages créent des points d’identification. Le cinéma ne se contente alors pas de transmettre un message. Il invite à observer, à questionner et à repenser notre place dans le monde vivant.

A l’écoute de la planète

Pour la première journée, les projections sont annoncées à partir de 11h00. Au programme : « Le Chant du cachalot » d’Adeline Faye, court-métrage de 12 minutes, suivi de « La Tortue rouge » de Michael Dudok de Wit. Sans dialogue, ce film d’animation raconte la rencontre entre un naufragé et une mystérieuse tortue, dans une histoire où la nature impose ses propres lois et rythme le destin humain. L’après-midi, et à partir de 15h00, le public est invité à découvrir « L’Air de rien » de Gabriel Henot Lefèvre et « Les Gardiennes de la planète » de Jean-Albert Lièvre. Ce documentaire entraîne le spectateur à la découverte des baleines, de leur intelligence et des dangers qui menacent leur existence. Un regard sur ces mammifères marins qui rappelle combien les équilibres océaniques restent vulnérables.

Pour la soirée, à partir de 18h00, deux films de fiction sont programmés. La soirée s’ouvrira avec « Bolide » de Juliette Gilot (17 min), une comédie d’anticipation située en 2031, dans un monde frappé par une chaleur extrême et contraint d’abandonner les voitures à essence. Saadia, 16 ans, prend au sérieux la plaisanterie de ses amis : le cheval serait-il le véhicule du futur ? Elle échange alors sa trottinette électrique contre un cheval de trait baptisé Bolide. Une fable décalée sur les mobilités de demain et notre rapport à l’environnement.

La soirée se poursuivra avec « La Belle Verte » de Coline Serreau (100 min), une comédie de science-fiction dans laquelle une habitante d’une planète où règnent harmonie et respect du vivant vient découvrir la Terre. Le décalage entre ces deux mondes lui permet de poser un regard critique, teinté d’humour, sur nos habitudes de consommation, notre mode de vie et notre rapport à la nature.

Quant au programme de la 2ème dernière journée de ce programme, il offre à voir « Pie dan lo » de Kim Yip Tong, « Le Royaume de Kensuké » de Neil Boyle et Kirk Hendry. Adapté du roman de Michael Morpurgo, ce film d’animation suit un jeune garçon échoué sur une île, où la rencontre avec un vieil homme bouleverse sa perception de la nature et de ses habitants.

La Maison de France à Sfax abritera, à partir de 15h00, la projection de « Atomik Chiken », court-métrage de cinq minutes réalisé par un collectif d’étudiants de l’ENSI (Ecole des Nouvelles Images à Avignon) et « Bigger Than Us » de Flore Vasseur. Ce documentaire accompagne de jeunes militants engagés dans plusieurs pays pour défendre les droits humains et l’environnement. Leurs initiatives dessinent le portrait d'une génération qui ne se résigne pas et entend prendre part aux transformations du monde.

Entre récits animaliers, fictions imaginatives et témoignages militants, cette sélection fait circuler les regards et les sensibilités. Elle rappelle surtout que l’éducation à l'environnement passe aussi par la culture, par la rencontre avec des œuvres capables de faire naître une curiosité, une émotion, puis une réflexion.

Deux jours de cinéma pour nourrir le regard et éveiller les consciences, avec une invitation ouverte à tous : les projections sont gratuites, dans la limite des places disponibles.

Imen.A. 

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