Inscription de Sidi Bou Saïd sur la liste de l'UNESCO: La décision finale en juillet
La candidature de Sidi Bou Saïd à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco franchit une étape décisive. Le dossier tunisien, intitulé « Sidi Bou Saïd : un centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée », sera examiné lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra à Busan, en Corée du Sud, du 20 au 29 juillet 2026.
Le vote des 21 États membres du Comité est prévu entre le 24 et le 26 juillet, aux côtés de plusieurs autres candidatures internationales. Cette démarche vise à faire reconnaître la valeur universelle exceptionnelle de ce village emblématique, célèbre pour son patrimoine architectural, son héritage culturel et son rayonnement artistique.
Les experts de l’Icomos poursuivent actuellement l’évaluation du dossier, notamment en ce qui concerne l’état de conservation du site et les mesures mises en place pour préserver son authenticité face aux défis environnementaux et touristiques.
Résidence artistique au Borj de Hammamet : Pour mieux valoriser le savoir-faire traditionnel
L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) organise, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 13 juin au Borj de Hammamet (gouvernorat de Nabeul), une résidence artistique intitulée « Nos textiles… une mémoire numérique vivante ».
Cette manifestation culturelle prend comme modèles d’application la tapisserie murale et le « Klim de Gafsa », d’après l’affiche officielle publiée par l’AMVPPC. L’événement est placé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, dans le cadre d’un accord de partenariat conclu avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Direction générale des affaires estudiantines).
Cette résidence de trois jours s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à valoriser le patrimoine culturel immatériel. Le projet ambitionne d’intégrer ce savoir-faire traditionnel dans les circuits de l’économie créative et numérique.
Fondée en 893 comme forteresse défensive, la Citadelle (Le Borj) de Hammamet, qui accueille cet événement, constitue l’un des monuments militaires les plus emblématiques des côtes tunisiennes. Agrandi sous le règne hafside (vers 1463) pour devenir la résidence du gouverneur, le monument a ensuite été remanié aux XVIe et XVIIe siècles pour s’adapter aux armes à feu.
Le monument, placé sous la protection de l’AMVPPC, sert régulièrement de cadre à des événements et manifestations artistiques contemporaines.
Festival international d’art du cirque et des arts de la rue: Et si le cirque de demain commence aujourd’hui
A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 28 juin, artistes venus de plus de dix pays investiront l’espace public pour célébrer le cirque contemporain, les arts de la rue et le dialogue interculturel.
La Tunisie vibrera, à partir d'aujourd'hui, au rythme de la 9ème édition du Festival international d’art du cirque et des arts de la rue, placée sous le slogan évocateur : « Le cirque de demain commence aujourd’hui ». Rendez-vous incontournable des arts vivants, la manifestation réunira des artistes venus de plus d’une dizaine de pays et déploiera ses spectacles dans douze gouvernorats du pays, affirmant ainsi sa vocation de proximité et de décentralisation culturelle.
Organisé par l’Association Paparouni des arts du cirque, avec le soutien de l’Établissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et des délégations régionales des affaires culturelles, le festival fera escale à Tunis, Ben Arous, Ariana, Bizerte, Nabeul, Le Kef, Sidi Bouzid, Kairouan, Zaghouan, Siliana, Sfax et Sousse.
À travers cette tournée nationale, les organisateurs ambitionnent de rapprocher les arts du cirque et de la rue des publics de toutes les régions, tout en offrant aux spectateurs un aperçu des tendances les plus innovantes du cirque contemporain.
Cette édition accueillera des artistes originaires d’Espagne, d’Argentine, d’Italie, de France, du Chili, de Guinée, de Mauritanie, d’Algérie et du Maroc, aux côtés de leurs homologues tunisiens. Une diversité qui favorisera les échanges interculturels, la circulation des savoir-faire et les rencontres entre créateurs venus d’horizons différents.
Le coup d’envoi sera donné, aujourd'hui, le 11 juin sur l’avenue Habib-Bourguiba à Tunis avec de grandes parades et des spectacles en plein air. La clôture est prévue le 28 juin à Ben Arous, au terme d’un parcours artistique à travers le pays.
Et dans les régions
La programmation s’annonce particulièrement riche avec des spectacles internationaux de cirque contemporain et d’arts de la rue, un village itinérant des arts sillonnant les différentes régions, ainsi que de nombreuses animations dans les espaces publics. Elle comprend également une résidence artistique internationale à la Maison de la culture Ibn Rachiq de Mohammedia et un camp artistique à Bizerte.
Le festival accueillera en outre la troisième édition du Concours national des arts du cirque au Temple des Eaux de Zaghouan, des rencontres professionnelles entre artistes tunisiens et étrangers, ainsi que plusieurs circuits touristiques et culturels destinés à faire découvrir le patrimoine tunisien aux invités internationaux.
Selon le calendrier officiel, la tournée passera successivement par Bizerte (13 juin), Nabeul (14 juin), Le Kef (15 juin), Sidi Bouzid (17 juin), Kairouan (18 juin), Zaghouan (19 juin), avant de faire halte à Radès le 21 juin avec le spectacle « Jungle Book ». Les représentations se poursuivront ensuite à Siliana (23 juin), Sfax (25 juin) et Ariana (27 juin), tandis qu’une journée de découverte culturelle est prévue à Sousse le 26 juin.
Créé en 2018, le Festival international d’art du cirque et des arts de la rue œuvre à soutenir la création artistique, encourager les échanges culturels internationaux et promouvoir le tourisme culturel. Au fil des éditions, il s’est imposé comme une plateforme de référence pour les arts du cirque et de la rue en Tunisie, tout en contribuant à renforcer le rayonnement du pays sur la scène internationale des arts vivants.
Coupe du monde 2026 : Aujourd’hui, les 3 coups
Les compétitions de la Coupe du Monde de football 2026, organisée conjointement par les États Unis, le Canada et le Mexique jusqu’au 19 juillet prochain, commencent aujourd’hui jeudi. Il s’agit de la première édition disputée dans trois pays et de la première à accueillir 48 sélections. Nous aurons également à suivre le parcours des Aigles de Carthage qui tenteront de passer, pour la première fois, au second tour…
Tous les regards seront tournés vers Mexico, où le mythique stade Azteca accueillera le match d’ouverture opposant le Mexique à l’Afrique du Sud dans le groupe A. Ce stade devient ainsi le premier à recevoir des rencontres de Coupe du Monde lors de trois éditions différentes, après 1970 et 1986.
La cérémonie d’ouverture, que la FIFA annonce comme spectaculaire, mettra en avant la diversité culturelle des trois pays hôtes, avec des performances musicales et artistiques reflétant le patrimoine latino et la culture mexicaine, ainsi que des créations modernes.
Selon la Fédération Internationale de Football (FIFA), la cérémonie débutera environ 90 minutes avant le coup d’envoi du match et proposera un mélange de spectacles musicaux et artistiques reflétant le patrimoine latino et la culture mexicaine, ainsi que des séquences modernes combinant musique et effets visuels. Elle verra également la participation d’artistes représentant différentes cultures, dans le cadre du message de la compétition fondé sur la diversité et l’unité.
La FIFA a indiqué que la célébration du lancement du Mondial se poursuivra dans les jours suivants à Toronto et Los Angeles, lors des premiers matches disputés au Canada et aux États Unis. Ces festivités associeront musique, culture et football, reflétant l’identité propre à chaque pays hôte.
Cette édition 2026, la plus grande dans l’Histoire, accueille pour la première fois 48 équipes au lieu de 32, soit une augmentation de 16 sélections par rapport aux sept éditions précédentes organisées entre 1998 et 2022.
Ce développement représente la traduction directe d’une des principales propositions avancées par le président de la Fédération Internationale de Football, Mr Gianni Infantino, peu après avoir pris la tête de l’organisation en 2016, et qu’il a commencé à présenter publiquement dès 2017.
Les 104 matches de la Coupe du Monde 2026 se dérouleront dans 16 villes réparties entre les trois pays hôtes : 11 villes américaines, 3 mexicaines et 2 canadiennes, ce qui en fait la compétition la plus vaste géographiquement dans l’Histoire du tournoi.
Les équipes et les supporters devront composer avec de longs déplacements de plusieurs milliers de kilomètres entre certaines villes, une situation très différente de la Coupe du Monde FIFA Qatar 2022, caractérisée par la proximité des sites, permettant aux spectateurs d’assister à plusieurs matches par jour.
Les sélections arabes vivront une étape exceptionnelle et inédite lors de cette édition, avec une participation record de 8 équipes pour la première fois. Les pays arabes représentés seront : la Tunisie, que nous allons suivre avec beaucoup plus d’intérêt, le Qatar, l’Égypte, le Maroc, l’Algérie, l’Irak, l’Arabie Saoudite et la sélection nationale de la Jordanie qui effectue ses débuts historiques en Coupe du Monde. Ainsi, le nombre total de sélections arabes ayant participé au tournoi mondial depuis la première édition en 1930 en Uruguay s’élève désormais à dix.
Les sélections arabes espèrent tirer parti de l’augmentation du nombre de places et d’équipes participantes pour réaliser une présence forte dans les phases éliminatoires, notamment après l’exploit historique du Maroc, qui ont atteint les demi finales du Mondial Qatar 2022, une première pour un pays arabe et africain.
Plusieurs grandes nations aborderont la Coupe du Monde 2026 en tant que favorites pour le titre, fortes de leur héritage et de la qualité de leurs joueurs évoluant dans les meilleurs championnats.
L’Argentine, championne en titre (1978, 1986, 2022) et finaliste à six reprises, figure en tête des prétendants et commencera la défense de son trophée face à l’Algérie.
La France, finaliste de la dernière édition et double championne du monde, fait également partie des favoris et entamera son parcours contre le Sénégal le 16 juin au stade de New York-New Jersey, dans le groupe 9.
Les autres favoris sont, comme c’est le cas pour toutes les éditions, l’Allemagne, le Brésil et l’Espagne.
Avec le coup de sifflet du début prévu dès ce soir, les passionnés de football du monde entier attendent une édition exceptionnelle, promettant beaucoup de suspense et de rivalité. Cette Coupe du Monde ouvre une nouvelle page dans l’Histoire du sport par son ampleur, son organisation et le nombre de participants. Les regards resteront braqués sur l’identité de l’équipe qui parviendra à s’asseoir sur le trône du football mondial à l’issue du plus grand Mondial jamais organisé.
K.Z.
La LNFP décide : 12 mois de suspension pour Toughai, 3 matches pour Chawat
La Ligue Nationale de Football Professionnel, réunie aujourd'hui pour statuer sur les événements qui ont suivi le derby de la capitale de la 28e journée de la Ligue 1, a décidé de suspendre Amine Toughai de l'Espérance de Tunis pour 12 mois pour agression envers responsable et Firas Chawat du Club Africain pour trois matches pour avoir participé à l'altercation.
Il est clair que la suspension de Toughai pour douze mois semble bien lourde. De son côté, le club Sang et Or fera certainement appel de cette décision.
Jamel BELHASSEN
Justice : Samir El Wafi condamné à quatre mois de prison avec sursis
La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné ce mercredi 10 juin 2026 le journaliste Samir El Wafi, à 4 mois de prison avec sursis pour « insulte à autrui via les réseaux sociaux ».
Cette condamnation fait suite à une plainte déposée par une lycéenne, en 2024 lorsque El Wafi avait diffusé et commenté sur son compte personnel, la tenue vestimentaire portée par la plaignante lors de son épreuve de Bac sport.
La lycéenne et sa famille avaient considéré cela comme une atteinte publique à leur dignité.
Ministère de la Défense : Concours pour le recrutement de 320 agents
Le ministère de la Défense nationale ouvre un concours externe pour le recrutement de 320 ouvriers des premier, troisième et cinquième sous-grades.
Conformément à la décision ministérielle signée le 5 juin 2026, ces postes sont rattachés au corps des ouvriers de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif au sein du ministère.
La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 3 juillet 2026. Les épreuves écrites et les examens professionnels débuteront quant à eux le 3 août 2026 et se poursuivront les jours suivants dans les locaux du ministère.
Concernant les modalités pratiques, chaque candidat ne peut postuler qu’à un seul poste. Les dossiers doivent être déposés directement ou envoyés par courrier recommandé avec accusé de réception à l’adresse de la Direction générale des affaires administratives et financières (Direction de la gestion du personnel), située à la base militaire d’El Omrane, Tunis 1005.
Les candidats doivent impérativement mentionner sur l’enveloppe la mention : « Ne pas ouvrir – Concours externe sur épreuves et examens professionnels pour le recrutement d’ouvriers des première et deuxième unités au ministère de la Défense nationale au titre de l’année 2026 ».
Le ministère précise que tout dossier incomplet ou reçu après la date de clôture sera systématiquement rejeté, le cachet de la poste ou la date d’enregistrement au bureau d’ordre central faisant foi.
Avant Tunisie - Suède : La discipline de groupe, thème privilégié
A quelques jours du premier match de la Tunisie contre la Suède, les Protégés de Sabri Lamouchi poursuivent leur préparation à Monterrey, au Mexique, avec tout le sérieux possible même si selon quelques indiscrétions, le sélectionneur accorde une importance particulière à la discipline de groupe. Un thème crucial dans cette veillée d'armes qui précède le match contre la Suède.
Sur le terrain, les joueurs sont soumis à des exercices physiques et tactiques qui prennent en compte le profil de l'adversaire et les exigences du match. Les erreurs commises sur plus d'un plan contre la Belgique ont été passées à la loupe et Lamouchi est appelé cette fois-ci à faire le meilleur casting possible pour éviter une prestation indigne face à des Suédois qui ne manquent pas d'arguments solides.
Pour rappel, le match Tunisie-Suède est programmé pour le 15 juin à partir de 3 heures du matin, heure de Tunis.
Jamel BELHASSEN
Mondial 2026 : Avant même le coup d’envoi, serpents, fusillade et incendie menacent les sélections !
« La 23e édition de la Coupe du monde de football démarre demain. Mais avant même le coup d’envoi, la compétition se joue déjà au registre…
« La 23e édition de la Coupe du monde de football démarre demain (aujourd’hui). Mais avant même le coup d’envoi, la compétition se joue déjà au registre des faits divers et des insolites. Sur les trois pays hôtes, États-Unis, Mexique et Canada, c’est le pays de l’Oncle Sam qui truste déjà la tête du classement », explique le journaliste Nana Paul Sabin.
Tenez. Les Three Lions, surnom de l’équipe nationale d’Angleterre, qui affrontent le Costa Rica en amical ce mercredi, ont failli passer un mauvais moment hier. Un séisme de magnitude 6,1, le plus violent dans la région depuis 1880, a frappé au large de la côte ouest de Cuba. Les secousses ont été ressenties jusqu’à Orlando, où les Anglais préparaient leur match. Les joueurs ont senti le sol vibrer sous leurs pieds. Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.
La malchance poursuit l’Angleterre. Quelques jours plus tôt, une fusillade a éclaté non loin de son futur camp de base à Kansas City. Dans la nuit de samedi, 9 personnes ont été blessées. La sélection n’était pas encore sur place : elle se trouvait encore en Floride. Kansas City accueillera aussi l’Argentine et les Pays-Bas.
Suisse : serpents et incendie au camp de base
La Nati a, elle aussi, son lot de galères. Installée à San Diego, la Suisse a posé ses valises au cœur d’une zone infestée de serpents. Sur Instagram, la sélection a publié une carte de ses installations. Toute la végétation en arrière-plan est surlignée en rouge : « Attention aux serpents », peut-on lire en légende. Un panneau rouge confirme le danger sur place. Selon les médias américains, plusieurs randonneurs ont été mordus dans la vallée de Carmel. Autant dire qu’il vaut mieux éviter d’aller chercher un ballon égaré.
Comme si cela ne suffisait pas, un incendie s’est déclaré lundi dans la Sorrento Valley, à moins de 10 km du quartier général helvétique. Plusieurs zones résidentielles ont été évacuées, pas l’hôtel des Suisses. Les pompiers californiens ont maîtrisé les flammes en soirée. « La FIFA surveille la situation et nous a pour l’instant assuré qu’il n’y avait aucun problème pour nous », a déclaré la Fédération suisse de football.
Mondial 2026 : Entre les décisions irréalistes de Trump et la « complicité » d’Infantino !
La Coupe du monde 2026 va grandement être marquée et influencée par la personne de Donald Trump. Le président des Etats-Unis, connu pour son imprévisibilité et sa versatilité, pourrait aller jusqu'à mettre en péril le bon déroulement de la compétition par des décisions intempestives, dont il est coutumier. Sa relation avec Gianni Infantino, les logiques de la FIFA avec ce Mondial à 48, et la place de l'Iran dans le contexte géopolitique tendu… tous ces points ont été évoqués Kévin Veyssière, auteur du livre FC Geopolitics - Mondial 2026. Parcourons ensemble ses impressions livrées à Eurosport à propos de cet événement très attendu…
Aujourd'hui, à quelle logique répond l'organisation de la Coupe du monde sur le sol américain pour Donald Trump ?
Kévin Veyssière : Ce qui est intéressant à noter, c'est que cette candidature nord-américaine a été construite dans les années Obama (attribuée en 2018, ndlr), donc on était dans une logique beaucoup plus multilatérale et de renforcement des liens notamment avec ses voisins et renforcement de l'organisation de l'ALENA entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Par contre ce qui a changé, c'est surtout à partir de 2025 avec le deuxième mandat de Donald Trump. Il a vu en la Coupe du Monde un moyen d'instrumentalisation pour mettre en avant sa vision des Etats-Unis et la place qu'il voulait donner aux Etats-Unis dans le monde. C'est aussi l'occasion d'en faire un moyen de politique interne pour montrer que sous sa présidence, tout ce qu'il fait c'est pour suivre son discours MAGA, c'est-à-dire de remettre les Etats-Unis au centre du jeu, et de montrer que c'est eux les plus forts. Cela en faisant fi de ses partenaires historiques ou même de ses voisins.
Ce qui témoigne que cette organisation est vraiment centrée autour des Etats-Unis et de Donald Trump, en termes de symbolique, c'est notamment la cérémonie de tirage au sort qui avait lieu au Kennedy Center de Washington, un lieu qui avait été racheté par des proches de Trump pour en faire un haut lieu du Trumpisme culturel. Ça a été une cérémonie à la gloire de Trump, avec en apothéose la remise absurde du prix de la paix de la FIFA par Infantino à Trump. Donc là, on est sur une organisation où le Mexique fait un peu les choses de son côté, les Etats-Unis font ça aussi à leur manière, et puis le Canada c'est le pays qui n'a vraiment pas beaucoup de matches, ils vont très peu bénéficier des effets de la Coupe du Monde, alors que pour les Etats-Unis ce sera beaucoup plus important.
Justement, comment il a fait pour s'accaparer l'organisation ? A quel point "l'amitié" entre lui et Gianni Infantino a joué ?
K.V. : C'est une amitié de circonstance. Donald Trump est le président de la première puissance mondiale, et Gianni Infantino est le patron de la multinationale du football, la FIFA. Tous deux trouvent des intérêts à faire en sorte que ce soit la plus grande des compétitions. Gianni Infantino n'a pas un agenda de patron de la FIFA, il a un agenda de chef d'État, voire plus qu'un chef d'État, presque comme un secrétaire général de l'ONU, parce qu'il a un rôle qui est vraiment transfrontalier. Il arrive à réunir 211 fédérations nationales, soit plus que d'États membres de l'ONU, qui en compte 193.
Quand Donald Trump remet en cause les conditions d'organisation, notamment des villes démocrates qui allaient accueillir les matchs, la FIFA avait répondu avec un communiqué en disant qu'elle surveillait ces conditions. Ils n'ont pas attaqué plus frontalement Donald Trump. La question qui va se poser, c'est est-ce que la FIFA et Infantino ont vraiment les moyens de faire pression sur Trump, ou pas, durant cette compétition ? En sachant que Donald Trump peut prendre une décision irréaliste le jour d'après. Pour l'instant la FIFA n'a pas trop réagi, Infantino est toujours dans une relation de soi-disant amitié avec Donald Trump, mais quand ça va attaquer directement l'organisation même, ou le bon déroulé de la compétition, ce sera intéressant de voir s'il y aura toujours cette relation de complaisance, voire parfois d'Infantino qui joue le rôle de courtisan de Donald Trump. (ndlr, l'interview a été réalisée en amont du refoulement de l'arbitre somalien, Omar Artan)
C'est la première fois qu'un président de la FIFA adoube autant un chef de l'Etat, « adoube » c'est un mot que vous utilisez.
K.V. : J'aime bien le terme, oui. Si on prend l'histoire de la Coupe du Monde, la FIFA a toujours dû s'appuyer sur le pouvoir politique et la volonté politique et économique du pays de l'organiser. Ça se témoigne dès la première édition avec l'Uruguay. Par contre, il y a des phases plus sombres, et les phases où la FIFA est vraiment clairement mise en retrait, c'est 1934 avec Mussolini et 1978 avec l'Argentine.
On peut plutôt la comparer à 2018 dans la Russie de Poutine, et 2022 avec le Qatar et l'émirat Al-Thani. Là aussi, Infantino avait affiché une proximité politique très forte, ce à quoi, si on peut faire des parallèles, ce n'était pas ce qu'on voit au niveau du CIO, qui essaie quand même de garder une certaine neutralité.
Là, c'est multiplié par 100 avec Donald Trump, parce qu'au-delà de l'installation d'un bureau de la FIFA à la Trump Tower, vous avez beaucoup de signes qui témoignent que c'est plus la Coupe du monde de Trump que de celle de la FIFA.
Pour l'instant, c'est plutôt Trump qui est à la manœuvre et qui peut changer le cours du jeu. On n'a pas l'impression que Gianni Infantino ou la FIFA dispose de contre-pouvoirs suffisants vis-à-vis de Donald Trump. Je ne sais pas encore dans quelles conditions la FIFA pourrait s'opposer frontalement à Donald Trump du fait des signes de complaisance qu'on a pu voir toute cette année.
D'ordinaire, la Coupe du monde est un événement durant lequel un pays accueille le monde entier. On a le sentiment que cette édition sera un peu différente des autres.
K.V. : Déjà, le premier problème, c'est qu'il y a un frein au prix pour venir à la Coupe du Monde, que ce soit le déplacement, l'ESTA, le coût sur place. Et après, si vous êtes dans la liste noire de Donald Trump, vous êtes aussi impacté. Les ressortissants touchés sont ceux de cinq pays, Cap-Vert, Haïti, Sénégal, Côte d'Ivoire et Iran. Même s'il n'y avait pas cette politique de visa, ça aurait été quand même très compliqué pour les ressortissants de ces pays-là de se rendre à la Coupe du Monde. Par contre, ce qui est intéressant, je pense notamment au Sénégal ou à la Côte d'Ivoire, même Haïti, c'est que vous avez une forte diaspora présente sur place.
En plus, la présence de l'ICE (police anti-immigration de Donald Trump, ndlr) peut aussi refroidir et faire peur à certains ressortissants. Le fantasme qu'on n'espère pas, c'est que l'ICE fasse une razzia aux abords des stades. Mais j'espère que Donald Trump prendra en considération que si c'est le cas, ces images-là vont faire le tour du monde.
Qu'en est-il de l'Iran ? Qu'attendre de la participation des Iraniens, avec tout le contexte géopolitique qui les entoure ?
K.V. : Ce que va faire la fédération iranienne, qui a beaucoup de collusions avec le pouvoir en place, ça va être de faire en sorte que cette équipe d'Iran incarne la lutte iranienne face à l'oppresseur américain. Ça peut se témoigner symboliquement par le pouvoir des images, notamment durant la cérémonie des hymnes. L'Iran a fait des matchs amicaux en Turquie en mars dernier, durant lesquels les joueurs iraniens avaient chacun un sac d'écoliers pour condamner l'attaque américaine d'une école iranienne fin février. Si c'est un match de Coupe du Monde, la FIFA n'aime pas trop les messages politiques, donc ce sera peut-être difficilement possible ce genre de symbole.
L'un des plus virulents opposants au régime, Sardar Azmoun, n'a pas été sélectionné officiellement pour méforme et blessure. Officieusement, c'est le joueur qui prenait le plus la parole sur les réseaux sociaux pour critiquer le régime. Du fait du conflit, je pense qu'on aura des joueurs qui sont plus dans une logique de défense nationale qu'autre chose. On n'aura pas le même scénario qu'en 2022 où des joueurs ne voulaient pas chanter l'hymne.
La grande interrogation, c'est de savoir si l'Iran va bien jouer cette Coupe du Monde. Déjà, il y avait un camp de base prévu aux Etats-Unis — les Etats-Unis ne voulaient pas de la délégation iranienne durant l'ensemble du tournoi. Ils ont trouvé une solution de repli avec un camp de base à la frontière mexicaine. Et même s'ils l'ont, imaginons que le premier match, c'est le 16 juin contre la Nouvelle-Zélande : le 15 juin, Donald Trump pourrait très bien prendre la décision d'attaquer directement l'Iran sur son sol, et l'Iran pourrait boycotter la compétition.
Le thermomètre grimpera à 40° : La chaleur, un détail qui pèsera lourd au Mondial 2026 !
Comme au Qatar en 2022, les conditions climatiques seront un aspect très important à prendre en compte lors de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Selon un rapport, la "chaleur éprouvante" pourrait affecter un quart des matches. Lors du Mondial 1994, les joueurs avaient beaucoup souffert de ces conditions très difficiles.
"Je n'ai jamais connu des conditions pareilles lors de toute ma carrière". Trente-deux ans après, l'ex-attaquant international suédois Martin Dahlin reste marqué par la Coupe du monde 1994. Pas seulement pour la troisième place surprise acquise par la Suède après un parcours inoubliable, mais aussi à cause de la très forte chaleur qui a pesé lourd lors de certains matches.
À l'époque, la sélection scandinave a évolué à Los Angeles, Détroit, Stanford et Dallas. C'est dans le Cotton Bowl, la célèbre enceinte texane, que les Suédois, alors opposés à l'Arabie saoudite en huitièmes de finale (ndlr : victoire 3-1), ont le plus souffert. "Le pire, c'était à Dallas avec la chaleur extrême et l'humidité. Sur le terrain, il fallait se montrer plus malin dans la gestion des efforts", nous confie Martin Dahlin, premier buteur de la rencontre après six minutes de jeu.
Le coup d'envoi du match avait été donné à 12h, décalage horaire avec l'Europe oblige. Mais la Suède s'était préparée à jouer sous cette chaleur torride comme nous le raconte Thomas Ravelli, ex-gardien emblématique de Göteborg et 143 sélections internationales au compteur.
"Notre staff médical avait fait beaucoup de recherches en amont. Avant le coup d'envoi du Mondial, nous nous sommes entraînés à San Diego, à une époque où le thermomètre montait très haut. Petit à petit, nos organismes se sont habitués à la chaleur. Finalement, nous étions mieux préparés à jouer dans ces conditions que les joueurs de la sélection saoudienne, se remémore-t-il. Après le match, ils nous avaient d'ailleurs avoué qu'ils n'avaient jamais joué dans de telles conditions. En Arabie saoudite, ils jouent le soir et s'entraînent le matin. Or, ce match à Dallas a eu lieu au moment où il faisait le plus chaud."
Pour la finale de ce premier Mondial américain (Brésil-Italie), dans le mythique Rose Bowl de Pasadena dans la périphérie de Los Angeles, notre confrère Vincent Duluc n'oubliera jamais ces conditions inédites. "S'installer en tribune sans toit pour un match à midi, par 45 °C, constater que les cristaux liquides des Tandy, nos premiers ordinateurs, fondaient au soleil et disparaissaient en bas de l'écran", a-t-il écrit dans les colonnes de L’Équipe.
Comme au Qatar, plusieurs stades seront climatisés
Trois décennies plus tard, les conditions météorologiques estivales ne se sont pas arrangées aux États-Unis, de nouveau pays hôte du Mondial aux côtés cette fois-ci du Mexique et du Canada, avec le réchauffement climatique. Dans un récent rapport, des climatologues ont annoncé qu'une "chaleur éprouvante" pourrait affecter un quart des matches de la Coupe du monde 2026, y compris la finale dans le New Jersey.
"Les zones à risques climatiques se trouvent au sud-ouest et au centre des États-Unis, à Kansas City, Atlanta, Miami, Dallas et Houston, mais aussi au Mexique, à Monterrey, a annoncé Davide Faranda, chercheur en sciences de l'environnement au CNRS, à L’Équipe. En ce qui concerne les zones centrales, comme Kansas City, Atlanta et Dallas, il y aura de multiples risques : des orages, de la grêle, des températures anormalement élevées, mais aussi des tornades. Sur les zones côtières, à Miami et Houston, c'est surtout la chaleur humide qui pourrait être extrême et difficilement supportable, voire dangereuse pour la santé des joueurs et des spectateurs. À Monterrey, au Mexique, le risque est celui d'une chaleur extrême."
Ainsi, plusieurs matches du premier tour s'annoncent bouillants au niveau du thermomètre : Pays-Bas - Japon (dimanche 14 juin à 16h à Dallas), Espagne-Cap Vert (lundi 15 juin à 12h à Atlanta), Angleterre-Croatie (mercredi 17 juin à 16h à Dallas), République Tchèque-Afrique du Sud (jeudi 18 juin à 12h à Atlanta), Pays-Bas - Suède (samedi 20 juin à 13h à Houston), Espagne-Arabie saoudite (dimanche 21 juin à 12h à Houston), Argentine-Autriche (lundi 22 juin à 13h à Dallas) et Portugal-Ouzbékistan (mercredi 23 juin à 13h à Houston). Comme lors du Mondial qatari, plusieurs stades seront climatisés comme à Dallas, Atlanta ou Houston.
Interrogé par l'AFP, Paquito Bernard, chercheur à l'Inserm, craint "un jeu beaucoup moins spectaculaire, moins intense" à cause des fortes chaleurs combinées à l'humidité et à la pollution. "Les joueurs vont arriver très fatigués de leur fin de saison dans leur club, et pas nécessairement prêts pour jouer dans un contexte très chaud ou très humide. Si le joueur doit par exemple produire un effort dans un premier match très chaud et très intense, malgré les pauses spéciales fraîcheur instaurées par la FIFA, ça peut engendrer des symptômes d'épuisement par la chaleur, d'étourdissement ou d'évanouissement. Et même sans aller jusque-là, le joueur sera moins alerte et moins précautionneux dans la prise d'information ou la gestion technique", pointe le spécialiste.
Les Coupes du monde passent tous les quatre ans. Et comme au Qatar, la question de la météo restera centrale pour les 48 sélections sur la ligne de départ.
Mexico : A J-2 de l'ouverture, des milliers de manifestants bloquent l'accès au stade Azteca
Alors que la cérémonie d'ouverture et le coup d'envoi de la Coupe du monde 2026 auront lieu ce jeudi à Mexico, des milliers de manifestants, qui réclament notamment l'abrogation d'une loi sur les retraites, bloquent mardi le principal accès au stade Azteca. Des milliers de policiers ont été déployés et des barrières en béton ont ainsi été installés en travers de la route.
Des milliers de manifestants bloquent depuis mardi le principal accès au stade Azteca de Mexico où doivent se dérouler jeudi la cérémonie et le match d'ouverture de la Coupe du monde, a constaté l'AFP. Un groupe dissident du syndicat de l'éducation CNTE manifeste depuis la semaine dernière pour exiger une augmentation de salaire et l'abrogation d'une loi sur les retraites, que le gouvernement juge irréalisable. Des milliers de policiers ont été déployés aux abords du stade et des barrières en béton ont été installés en travers de la route, bloquant l'avancée des manifestants.
"On veut atteindre le stade", a déclaré à l'AFP un manifestant, Angel Villalobos. "Le gouvernement a apporté certaines réponses, mais elles ne nous satisfont pas", a-t-il ajouté. "La lutte continue", a scandé un autre manifestant, Austreberto Flores.
Les enseignants ont également installé un campement à quelques encablures de la place centrale du Zocalo, où a été installée une zone pour les supporters, et un appel à manifestation a déjà été lancé jeudi lors du match d'ouverture.
Justice : Un deuxième mandat de dépôt émis contre le journaliste Zied El Heni
La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a émis, ce mardi, un deuxième mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Zied El Heni. L’affaire remonte à la période durant laquelle Zied El Heni était membre du conseil municipal de Carthage. Il est poursuivi pour des faits présumés liés à l’abus de fonction par un agent public en vue d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui, ainsi que pour préjudice causé à l’administration.
L’enquête porte également sur quatre autres personnes, dont l’une est actuellement en détention et connue pour son implication présumée dans des affaires de trafic d’antiquités.
Dans un premier temps, le juge d’instruction chargé du dossier avait décidé de renvoyer Zied El Heni devant la chambre d’accusation tout en le laissant en liberté. Toutefois, cette dernière a finalement ordonné son placement en détention et son renvoi, en état d’arrestation, devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.
Le journal de l’économie
« London Tech Week 2026 » : participation de 20 startups et entreprises numériques
Une délégation de plus de 20 startups et entreprises numériques tunisiennes prennent actuellement part au salon de la tech mondiale « London Tech Week 2026 » qui se tient du 8 au 12 juin, à Londres, au Royaume Uni.
La délégation conduite par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Chambre de commerce tuniso-britannique (TBCC) représente la deuxième participation nationale à ce rendez-vous technologique international. Le pavillon tunisien sert de vitrine à des thématiques de pointe telles que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la Fin-Tech et la Health-Tech.
Cette participation vise à renforcer la visibilité internationale des entreprises technologiques nationales, à leur permettre de nouer des partenariats stratégiques et à positionner la Tunisie comme un hub technologique émergent reliant l’Europe, l’Afrique et le monde arabe.
Au programme de la participation tunisienne, des sessions de réseautage avec la diaspora tunisienne au Royaume-Uni (9 juin) et des panels sur le leadership féminin dans les nouvelles technologies (10 juin) dans l’objectif de créer des ponts durables entre les talents tunisiens et les réseaux internationaux.
Le 10 juin, les entrepreneurs tunisiens présenteront leurs solutions disruptives directement à des capital-risqueurs et partenaires corporatifs de premier plan sur la scène internationale.
Chery Tunisie : Montée en puissance avec trois nouveaux modèles sur le marché
La marque automobile Chery, représentée en Tunisie par son importateur officiel STA (Société Tunisienne d’Automobiles), poursuit une dynamique de développement particulièrement soutenue sur le marché automobile tunisien et confirme sa montée en puissance avec une progression régulière de ses ventes lui permettant d’atteindre aujourd’hui la troisième place toutes marques confondues.
Cette performance s’appuie sur une stratégie produit ambitieuse et un rythme de lancement inédit qui a permis l’introduction de six nouveaux modèles en l’espace de six mois, illustrant la volonté de la marque de renouveler en profondeur son offre et de répondre aux nouvelles attentes des clients en matière de design, de technologie et de sécurité.
Le plan de lancement 2026 a débuté en mars avec le Tiggo 7 PHEV, suivi en avril par le i03 EV, puis en mai par le Tiggo 8 PHEV, avant de franchir une nouvelle étape majeure ce lundi avec l’enrichissement de la gamme à travers trois nouveaux modèles complémentaires que sont le Tiggo 9 PHEV, le Tiggo 4 HEV et l’Arrizo 8 PHEV, venant ainsi compléter une offre désormais plus large et plus complète.
Ces nouveautés répondent à plusieurs objectifs stratégiques visant à renouveler la gamme dans son ensemble, à consolider l’image de Chery en l’alignant sur les standards internationaux actuels en matière de technologies embarquées et de sécurité notamment avec les systèmes ADAS de niveau 2, ainsi qu’à renforcer la présence de la marque sur de nouveaux segments du marché tunisien.
En Tunisie, Chery a également franchi un cap significatif avec plus de 3700 véhicules vendus en 2025, confirmant ainsi l’adhésion croissante des clients à la marque et à ses produits.
« Au cœur de cette transformation, la technologie CSH Chery Super Hybrid occupe une place centrale en incarnant la nouvelle génération de motorisations hybrides développées par le constructeur et en apportant une réponse concrète aux enjeux d’efficacité énergétique et de performance », déclare M. Lamine Abassi, Directeur Commercial et Marketing de la STA Chery.
BCT : Essor des lettres de change au cours du 1er trimestre de 2026
Les opérations financières menées par lettres de change poursuivent leur essor augmentant de 35,9% à 1,2 millions d’opérations pour un montant de 13913,6 MD (+23,5%), au cours du 1er trimestre de 2026 par rapport à la même période de 2025, selon le bulletin sur « Les paiements en chiffres en Tunisie », publié par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
La BCT a également fait état d’une chute de 24,9% du nombre des opérations menées par chèques à 1,7 millions d’opérations représentant un montant de 11 510,8 MD en baisse de 28%. Le taux de rejet des lettres de change et des chèques s’élève respectivement à 9,6% et 1% en nombre, et à 9,5% et 2,3% en montant à fin mars 2026.
Toujours dans le cadre des opérations effectuées par les moyens de paiement télé-compensés, la BCT a indiqué que le nombre d’opérations menées via prélèvements, a enregistré un accroissement de 26,4% (à 2,2 millions opérations) pour un montant de 8 411,6 MD (+7,3%) avec un taux de rejet de 51,2% en nombre et de 7% en montant. Les opérations effectuées par virements ont évolué de 2,3% en nombre à 9,6 millions d’opérations mobilisant un montant de près de 19 580,2 MD (+8,7%) avec un taux de rejet de 0,1% en nombre et en montant.
Real Madrid : En disant oui à Florentino Pérez, les socios ont aussi dit oui à José Mourinho
Réélu dimanche soir avec plus de 65 % des suffrages, le président du Real Madrid Florentino Pérez a directement annoncé qu'il tiendrait sa promesse de nommer José Mourinho à la tête de l'équipe. Un retour aussi anachronique que fidèle à l'image 'galactique' de la politique sportive du club depuis vingt ans. Et qui devrait s'accompagner d'un mercato XXL.
Réélu pour quatre ans avec 65 % des voix, contre 35 % pour son unique adversaire Enrique Riquelme, Florentino Pérez a pu s'enorgueillir du soutien de ses sociétaires. Et en a profité pour confirmer, directement, l'une de ses promesses de campagne : "Nous sommes très fiers d'avoir le meilleur stade du monde, les meilleurs joueurs du monde et le retour de l'un des meilleurs entraîneurs du monde, José Mourinho" s'est-il félicité.
Quelques minutes après avoir annoncé la victoire de son candidat, le compte de campagne de Florentino Pérez a même publié une vidéo de quatre petites secondes de l'entraîneur portugais. "Oui, bien sûr" répond-il à la phrase "Florentino Peréz a gagné les élections présidentielles du Real Madrid" en légende. Ne resterait donc plus qu'à régler les derniers détails contractuels. Selon AS, le Benfica Lisbonne, avec qui José Mourinho est sous contrat jusqu'en juin 2027, réclame 15 millions d'euros, soit le salaire brut annuel du Portugais, pour le libérer. Une somme dont le Real Madrid devrait s'acquitter sans esclandre, avant de lui faire signer un contrat de deux ans.
Un mercato galactique pour l'aider
Ainsi, il est espéré que Mourinho soit celui qui remettra de l'ordre dans un vestiaire fracturé, dont l'apogée a été trouvée lorsqu'Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde en sont venus aux mains à l'entraînement. Pour réparer un trou dans son CV aussi : celui laissé par ses parcours frustrants en Ligue des champions durant son premier passage dans la capitale espagnole. 'The Special One' n'a jamais remporté la C1 avec le Real Madrid et il est entendu qu'il arrive avec l'objectif de soulever la coupe aux grandes oreilles.
Pour ce faire, il dispose d'un effectif, malgré tout, pléthorique et que Florentino Peréz a déjà promis de renforcer. Les arrivées du Français Ibrahima Konaté (Liverpool) et du Néerlandais Denzel Dumfries (Inter Milan) étaient deux arguments de campagne assummés avec aplomb, comme si tout était déjà fignolé. Une autre recrue 'galactique', la fameuse à "150 millions d'euros", pourrait débarquer également. Il faudrait cependant, pour cela, qu'un joueur de ce calibre accepte de rejoindre le club. Michael Olise, un des premiers noms évoqués, devrait être retenu par son club. De même pour Erling Haaland, la proposition de son adversaire Enrique Riquelme durant la campagne présidentielle. Et quant à Vitinha ou Joao Neves, dont les noms sont également ressortis, difficile de les imaginer quitter un Paris Saint-Germain au plus haut de sa forme.
Selon Marca, le club sera également attentif aux propositions personnelles de José Mourinho, qui avait été à l'origine des arrivées de Mesut Özil, Sami Khedira, Angel Di Maria ou Joao Carvalho lors de son premier mandat.
















