Officiel: Firas Chawat quitte le Club Africain
Firas Chawat, l'attaquant du Club Africain, n'a pu résister à l'offre présentée par Ahly Benghazi. Comptant sur la clause libératoire dans son contrat, il a fini par donner son accord au club libyen pour un transfert de deux années.
Voilà un coup dur pour les Rouge et Blanc qui perdent ainsi leur meilleur attaquant et meilleur buteur de la saison écoulée.
J.B
Festival international de Hammamet : Bebe, une belle surprise espagnole
La chanteuse espagnole Bebe a fait escale pour la première fois en Tunisie, le 15 juillet, offrant au public du Festival international de Hammamet un concert sensible, généreux et intensément musical.
Il suffit parfois d'une voix pour suspendre le temps. Celle de Bebe a enveloppé l'amphithéâtre de Hammamet, mercredi soir, dans un concert où l'émotion l'a disputé à l'énergie. Entourée de musiciens virtuoses, l'artiste espagnole a déroulé pendant une heure et demie un répertoire mêlant flamenco, pop, rock et chanson d'auteur, avec une aisance qui ne laisse rien au hasard.
Cette première rencontre avec le public tunisien coïncidait avec les 22 ans de « Pafuera Telaranas », l'album qui l'a révélée en 2004. Les incontournables « Malo », « Ella » et « « Siempre me quedará ont retrouvé toute leur intensité, aux côtés de titres comme « 7 horas », « Respirar » ou « Mi Guapo », repris avec enthousiasme par un public composé de nombreux hispanophones.
Fidèle à son univers, Bebe a rappelé que sa musique est aussi un espace d'engagement. Des textes qui célèbrent la liberté, la dignité et dénoncent les violences faites aux femmes, dont Malo demeure l'un des symboles les plus marquants.
Entre deux chansons, l'artiste s'est adressée au public dans un français aussi hésitant que touchant. « Merci pour votre présence, votre amour... C'est ma première fois en Tunisie et je suis heureuse de vous rencontrer », a-t-elle lancé, suscitant une chaleureuse ovation.
Une première escale tunisienne réussie, qui s'inscrit pleinement dans l'esprit de cette 60e édition du Festival international de Hammamet, placée sous le slogan « Endless Memories ».
Le festival se poursuivra le 17 juillet avec Noor et Selim Arjoun, qui présenteront, pour la première fois, leur création « Live with Orchestra ».
Festival International de Boukornine: La musique algérienne à l’honneur
La ville de Hammam- Lif s’apprête à accueillir la 44ème édition du Festival International de Boukornine, qui aura lieu du 26 juillet au 13 août au théâtre de plein air de Boukornine et l’Algérie sera l’invitée d’honneur de cet évènement.
Le programme de cette édition comprend 16 soirées artistiques, entre 14 soirées musicales et 2 représentations théâtrales. L’ouverture de cette édition le 26 juillet, sera assurée par l’artiste libanais Wael Jassar, qui marquera ainsi sa toute première apparition sur la scène du festival de Boukornine.
Quant à la clôture, elle aura lieu avec l’artiste Nour Chiba, le 13 août, célébrant ainsi le patrimoine musical tunisien à l’occasion de la Fête Nationale de la Femme Tunisienne. Les soirées du festival seront animées par un ensemble d’artistes venus de Tunisie, d’Algérie, de Libye, de Palestine, de Jordanie, du Liban, de Cuba et du Mexique, au cours d’une édition qui met à l’honneur la musique algérienne à travers la programmation de quatre spectacles algériens répartis sur trois soirées.
La programmation des différents spectacles de cette édition se présente comme suit (22h) :
- Le 26 juillet : Soirée d’ouverture avec l’artiste libanais Wael Jassar
- Le 27 juillet : Outayl Maaoui
- Le 29 juillet : Nour et Selim Arjoun
- Le 30 juillet : Walid Tounsi
- Le 1er août : Spectacle du groupe « El Besta » d’Algérie
- Le 02 août : Hamza Bouchnak avec Or-Kes-Tra
- Le 3 août : Sofien Zaidi
- Le 4 août : Soirée latino avec Raùl Paz et Somos Nai de Cuba
- Le 05 août : Issinara et Sultan Gnaoua (Algérie)
- Le 6 août : Pièce de théâtre « Iqamat Chahira » mise en scène par Abdelaziz Mehrezi
- Le 8 août : « Mono Blanco » (Mexique) et la Troupe Nationale tunisienne des arts populaires
- Le 9 août : Amine « Babylone » (Algérie)
- Le 10 août : « Wala Marra » (Palestine) et Nidhal Yahyaoui
- Le 11 août : Pièce de théâtre « Les fugueuses » de la metteuse en scène Wafa Taboubi
- Le 12 août : « Catharsis » de Abderrahmane Ayadi avec la participation des artistes Adnène Chaouachi et Jordanienne Macadi Nahha
- Le 13 août : Soirée de clôture avec l’artiste Nour Chiba
Robotique : La Tunisie brille au TRBL avec Night Fury
L'équipe tunisienne Night Fury a décroché, le dimanche 12 juillet 2026, la première place de la compétition internationale de robotique de combat TRBL Robots 2026, organisée à Istanbul (Turquie). Composée de huit jeunes ingénieurs tunisiens, l'équipe a dominé une compétition de très haut niveau face à des équipes venues de plusieurs pays.
Des phases d'ingénierie intensives jusqu'aux derniers affrontements dans l'arène, le robot conçu et piloté par Night Fury a surmonté toutes les épreuves pour s'adjuger la première place. Ce sacre est le fruit d'innombrables heures de travail, de nuits blanches, de rigueur technique et d'une passion sans faille pour la robotique.
Au-delà du trophée, cet exploit illustre le potentiel exceptionnel de la jeunesse tunisienne dans les domaines de l'ingénierie, de la mécatronique et des technologies de pointe, et confirme la capacité des talents tunisiens à rivaliser avec les meilleures équipes internationales.
« Cette victoire appartient à toute une génération de jeunes Tunisiens qui croient en la science et en l'innovation. Nous sommes fiers de ramener ce trophée en Tunisie », déclare le porte-parole de l'équipe Abdessatar Ben Hassen.
L'équipe Night Fury tient à exprimer sa profonde gratitude à ses encadrants, à ses supporters ainsi qu'à l'ensemble des personnalités et partenaires qui ont soutenu cette aventure.
Il est à rappeler dans ce cadre que Night Fury est une équipe tunisienne de robotique de compétition réunissant huit jeunes ingénieurs passionnés, spécialisés dans la conception, la fabrication et le pilotage de robots de combat, avec l'ambition de faire rayonner l'ingénierie tunisienne sur la scène internationale.
EST: Youssef Blaili reprend les entraînements avant de signer un nouveau contrat
Après plusieurs jours d'hésitation et de tergiversation, l'Algérien de l'Espérance a fini par s'entendre avec Chokri El Ouaer, le vice-président du club et responsable de la section football pour poursuivre l'aventure au Parc B jusqu'en juin 2028. Il a, ainsi, repris les entraînements ce matin avec ses camarades, en stage à Aïn Drahem, et le nouveau contrat sera signé lundi ou au plus tard mardi. Bien sûr, son retour à la compétition dépendra de la fin de sa suspension, qu'on dit, imminente, et de son niveau de forme. Voilà donc une bonne nouvelle pour toute la famille espérantiste.
Adel Bettaieb, nouvelle recrue
Le mercato estival se poursuit à L'Espérance. Après l'annonce officielle du recrutement de Mohamed Haj Mahmoud, hier, l'administration Sang et Or a confirmé aujourd'hui l'arrivée de Adel Bettaieb, attaquant de 28 ans, qui évolue depuis des années dans le championnat roumain. Son arrivée à Tunis est annoncée pour demain ou après demain.
Jamel BELHASSEN
L’art du mariage au Maghreb raconté bientôt à l’IMA
L’Institut du monde arabe (IMA) a annoncé la tenue d’une exposition itinérante intitulée « Mariages. Algérie-Maoc-Tunisie », programmée du 29 septembre 2026 au 31 janvier 2027 en son siège à Paris.
Réalisée sous le commissariat de Nawel Dehina et Elodie Bouffard, cette manifestation culturelle propose une exploration des dimensions esthétiques, sociales et symboliques des rituels matrimoniaux au Maghreb.
Déployée sur une superficie de près de 650 m², l’exposition combinera objets patrimoniaux, créations artistiques, archives et scénographie immersive conçue par le cabinet Klapisch scénographes.
Le parcours présentera notamment une sélection d’une quarantaine de costumes et parures datant du XIXe au XXe siècle issus de collections tunisiennes, algériennes et marocaines, jamais montrés en France.
Ces pièces patrimoniales et contemporaines, composées de vêtements, bijoux, peintures, photographies, installations et vidéos, proviennent de musées, galeries, maisons d’édition et collections privées répartis dans six pays, à savoir la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la France, la Belgique et les États-Unis. Ces œuvres visent à mettre en lumière les spécificités régionales, l’évolution du vêtement ainsi que la pluralité des traditions culturelles de la région.
Ce contenu patrimonial sera mis en miroir avec les créations d’une vingtaine d’artistes contemporains, principalement des femmes, originaires du Maghreb et de ses diasporas.
Parmi les œuvres sélectionnées figure le photomontage « Abdelaziz et Sawssen » (2013), une production mêlant techniques mixtes et broderies sur tissu signée par la plasticienne tunisienne Aïcha Filali.
À travers ces regards contemporains, l’exposition abordera les étapes codifiées de la célébration, les rôles conjugaux, la place des femmes, ainsi que les dynamiques d’évolution et d’hybridation de ces rituels au sein des sociétés maghrébines et de la diaspora.
60 ans de Festival international de Carthage : une édition anniversaire résolument musicale
Le Festival international de Carthage célèbre sa 60ème édition et ce à partir de ce soir et jusqu’au 19 août 2026 au Théâtre romain de Carthage.
Cette édition anniversaire, dotée d'un budget de 3,5 millions de dinars, propose 20 soirées, dont 19 concerts, confirmant la place centrale de la musique dans la programmation. Organisé par l'Établissement national de promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), le festival se déroule, pour la deuxième année consécutive, sans directeur officiellement nommé.
La programmation accorde une large place aux artistes tunisiens et arabes, qui représentent 13 spectacles sur 20. L'affiche réunit notamment Saber Rebaï, qui ouvrira le festival, ce soir, lCheb Khaled, Nordo, Yosra Mahnouch, Amina Fakhet, ainsi que l'Orchestre Symphonique Tunisien avec le spectacle Symphonies 60. Deux soirées thématiques marqueront également la Fête de la République et la Fête nationale de la femme.
Le volet arabe accueille plusieurs grandes voix de la région, dont Mayada El Hennawy, de retour à Carthage après 21 ans d'absence, Elissa, Tamer Ashour, Rayan et Majda El Roumi, qui assurera le concert de clôture le 19 août.
La programmation internationale réunira le groupe américain The Jacksons, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, le compositeur britannique Sami Yusuf, le Ballet Flamenco de Andalucía, l'ensemble italien Rondò Veneziano ainsi que la soirée Folklores du Monde.
Le théâtre sera représenté par une seule création, la comédie « Al Kahramana, El Mkhabbel fi Kobba » de Moez Toumi, programmée le 26 juillet. Cette représentation revêt une dimension particulière puisqu'elle marquera les adieux du spectacle en raison de l'état de santé de son auteur.
Les billets sont proposés entre 30 et 150 dinars selon les catégories de places. Ils sont disponibles au Théâtre romain de Carthage, à la Cité de la Culture et sur les plateformes teskerti.tn et festivaldecarthage.tn. Toutes les représentations débuteront à 22h.
Créé en 1964, le Festival international de Carthage est aujourd'hui l'un des rendez-vous culturels majeurs du continent africain et du monde arabe. Installé depuis 1967 au Théâtre romain de Carthage, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, il continue d'accueillir les plus grandes figures de la scène artistique internationale tout en valorisant la création tunisienne et arabe.
Demi-finale du Mondial 2026: Une indomptable Argentine mate l'Angleterre et rejoint l’Espagne
L'Albiceleste a refait le coup ! Poussé dans les cordes par Anthony Gordon (55e, 0-1), le champion sortant s'est démené comme un beau diable pour mettre au tapis les Three Lions, emportés par un tir lointain d'Enzo Fernandez (85e, 1-1) et une tête de près de Lautaro Martinez (90e+2, 2-1).
Et comme Hollywood a toujours besoin d'un héros, l'intrigue de ce blockbuster à grands frissons s'est dénouée sur deux passes décisives de Lionel Messi, le capitaine adoré des "hinchas" passionnés.
Les supporters argentins, les plus nombreux et les plus furieux, ont poussé comme un seul homme, sifflé, dansé, chanté du début à la fin, avant d'exploser d'un dernier cri libérateur au coup de sifflet final. Ils vivront une deuxième finale consécutive en Coupe du monde, dimanche contre l'Espagne près de New York, avec l'espoir de réaliser un doublé qu'aucune équipe n'a accompli depuis le Brésil en 1962.
L'Angleterre, elle, échoue aux portes de la finale, comme en 2018, et soixante ans après le dernier titre de son histoire, au Mondial-1966 à domicile. Harry Kane et ses coéquipiers affronteront la France de Kylian Mbappé samedi à Miami dans le match pour la troisième place.
SNJT : Une charte pour la couverture des festivals
Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a publié lundi un document d’orientation visant à encadrer la couverture médiatique des festivals d’été.
Cette charte intervient dans le prolongement d’un appel lancé le 10 juillet par sa commission des photographes de presse, invitant les professionnels du secteur à une réunion d’urgence prévue ce mercredi 15 juillet au siège du syndicat.
Cette rencontre sera consacrée à l’examen des principales problématiques rencontrées lors de la couverture sur le terrain, notamment au vu de la densité de la programmation culturelle et artistique durant la saison estivale. Elle doit permettre de formuler des propositions concrètes pour améliorer les conditions de travail des photojournalistes et garantir leurs droits professionnels.
L’initiative du SNJT fait suite au recensement de nombreuses entraves au travail des journalistes et des photographes de presse au cours des dernières années, en particulier dans des festivals majeurs tels que ceux de Carthage, Hammamet, Nabeul et Bizerte lors de la saison écoulée.
Le syndicat fait état de manquements répétés, parmi lesquels l’absence de critères clairs d’accréditation, des refus non motivés, des discriminations entre médias, l’interdiction d’accès aux espaces de couverture et la destruction de badges professionnels.
La nouvelle charte exige des directions des festivals l’adoption de procédures transparentes, la publication préalable des conditions d’accès, la fixation de délais de réponse maximaux aux demandes d’accréditation, ainsi que la notification obligatoire des motifs de refus.
Le syndicat annonce à cet égard l’adoption d’un indicateur de mesure précis pour évaluer le degré de respect, par les festivals, du droit des journalistes à exercer leur métier.
Sur le terrain, les organisateurs devront fournir des infrastructures adaptées (tribunes de presse, zones de prise de vue dégagées, connexions internet).
La charte stipule que les informations doivent être diffusées simultanément à tous les médias et interdit toute restriction injustifiée sur les photos ou les interviews, hors clauses contractuelles ou impératifs de sécurité préalablement notifiés.
En contrepartie, la commission appelle les professionnels au strict respect des règles de sécurité, des règlements intérieurs, de la déontologie et des droits de propriété intellectuelle, rappelant que les badges d’accès sont strictement personnels et intransmissibles.
L’unité de monitoring du SNJT met à disposition des numéros d’urgence pour signaler tout incident en temps réel.
Mortadha Ftiti au Festival international de Dougga : Pari relevé
Le théâtre antique de Dougga a vibré au rythme de Mortadha Ftiti. Devant un public conquis, le chanteur tunisien a célébré dix ans de carrière dans une ambiance électrique.
Dans un décor sublimé par une scénographie soignée et des jeux de lumière mettant en valeur la majesté du site archéologique, l'artiste a donné le ton dès son entrée sur scène avec « Chedda W Tezoul ». Il a ensuite enchaîné avec « Hkayetek Fet », porté par une chorégraphie dynamique qui a immédiatement installé une ambiance festive. L'alchimie entre les musiciens, les danseurs et la mise en scène a rapidement conquis les gradins.
Tout au long du concert, Mortadha Ftiti est resté fidèle à ce qui fait sa signature : une musique accessible, des textes proches du quotidien et une relation spontanée avec son public. Avec « Baba », puis « Ma Samou Klemou », précédée d'un mawwal interprété avec maîtrise, il a également démontré l'étendue de ses qualités vocales, alternant puissance et sensibilité.
Soucieux de proposer un spectacle riche et varié, le chanteur a réservé une séquence au tarab, rendant hommage à deux grandes figures de la chanson arabe, Abdel Halim Hafez et Nour Mhanna. Une parenthèse empreinte de nostalgie qui a révélé une autre facette de son répertoire et confirmé sa capacité à évoluer avec aisance entre différents registres musicaux.
L'ambiance est rapidement remontée d'un cran avec le retour de ses titres les plus populaires. Repris en chœur par le public, « Ya Li Bayaa », « Ma Tebkich », « Ya Sahbi », « Gamra », « Accident » et « 2000 Kteb » ont transformé le théâtre antique en une immense scène de fête. Point culminant de la soirée, le « Cocktail Tounsi » a fait chanter et danser les spectateurs dans une atmosphère de communion où artistes et public ne faisaient plus qu'un.
En clôture, Mortadha Ftiti a interprété « Maâlabalich », avant de conclure avec « Ya Leïl », salué par une longue ovation. Avant de quitter la scène, il a tenu à rendre hommage aux musiciens qui l'ont accompagné tout au long de cette aventure artistique et à remercier le public de Dougga pour sa fidélité.
Entre célébration de dix années de carrière, hommage au patrimoine musical arabe et partage avec son public, Mortadha Ftiti a offert un concert à son image : généreux, fédérateur et profondément ancré dans son époque. Une prestation qui restera parmi les temps forts de cette 50e édition du Festival international de Dougga.
Yasmine Hamdan au Festival international de Hammamet : La mémoire comme territoire
Huit ans après son dernier concert en Tunisie, Yasmine Hamdan a retrouvé la scène de Hammamet avec un spectacle puissant, porté par la mémoire, l'identité et une émotion à fleur de peau.
Cette rencontre avec les festivaliers faisait écho à son dernier album, I Remember I Forget, où la mémoire, personnelle autant que collective, occupe une place centrale. « Je sens que le thème de la mémoire me poursuit », confie l'artiste. « L'époque est houleuse, effervescente. La mémoire reste un socle au fil de nos déplacements géographiques. Elle m'accompagne partout, y compris ici, à Hammamet. Et qui dit mémoire évoque aussi l'oubli.»
Dès les premières notes, le public, composé de fidèles et de connaisseurs, s'est laissé emporter par un univers musical singulier où se mêlent musique électronique, sonorités expérimentales et textes en arabe. Fidèle à sa démarche artistique, Yasmine Hamdan continue de bousculer les codes et de se réinventer, affirmant plus que jamais son statut d'artiste alternative.
Tout au long du concert, elle a multiplié les témoignages d'affection envers le public tunisien, exprimant sa gratitude pour cet accueil chaleureux. Entre les morceaux de son dernier album et les titres qui ont marqué son parcours, elle a offert un voyage musical à travers « Hal », « Mor », « Vows », « Shadia », « Hon » ou encore « Al Jamilat », avant de conclure dans une atmosphère d'une rare intensité avec « Al Balad » et l'incontournable « Beirut ».
Confidences
Au-delà de la musique, Yasmine Hamdan a rappelé les combats qui nourrissent son œuvre. Elle a évoqué la résistance des femmes palestiniennes, les blessures de son Liban natal et les tragédies qui continuent de marquer la région. Ses chansons racontent l'appartenance, l'exil, le déracinement et la quête d'identité.
« Je suis originaire d'une région profondément secouée par les tragédies, les pertes, les guerres et les traumatismes. J'ai le sentiment de vivre dans deux espaces- temps : le Liban et ma vie en France, ou partout ailleurs où la musique m'emmène », explique-t-elle. Avant d'ajouter : « À travers mes chansons, je crie mes fragilités et mes peines, tout en gardant l'espoir et en chantant la douceur de mon peuple. Cette douceur me rappelle la générosité et l'accueil des Tunisiens. C'est la tendresse d'un peuple qui fait sa richesse. »
Ces retrouvailles avec le public tunisien ont ainsi pris la forme d'un moment de partage empreint de sincérité, de reconnaissance et d'émotion. Depuis ses débuts avec Soap Kills, Yasmine Hamdan n'a cessé d'explorer de nouveaux territoires musicaux sans jamais perdre le lien profond qui l'unit à son public. À Hammamet, elle a une nouvelle fois démontré que sa musique demeure un espace où la mémoire devient création, résistance et promesse d'avenir.
Ligue 1 : Les sanctions contre Toughai et Chawat revues à la baisse
La Commission d'appel de la FTF a décidé, ce mardi, de réduire les premières sanctions prononcées contre Amine Toughai et Firas Chawat pour leur comportement antisportif à la fin du derby de l'avant-dernière journée de ls saison écoulée.
Ainsi, Toughai a vu sa suspension de douze mois réduite à quatre mois alors que Chawat a vu sa suspension de trois matches descendre à un seul match. Ainsi, l'Algérien de l'Espérance pourra rejouer en septembre alors que l'attaquant du Club Africain pourra prendre part à la première journée de la nouvelle saison dans la mesure où il a déjà sauté le dernier match de la saison dernière. On peut affirmer que les deux joueurs fautifs s'en sortent à bon compte.
Jamel BELHASSEN
Demi-finale du Mondial 2026 / Espagne – France (2-1) : La Roja brise le rêve des Bleus
Il n'y aura pas de troisième étoile pour les Bleus. La formidable aventure de l'équipe de France au Mondial-2026 a pris fin brutalement mardi après une cuisante défaite en demi-finale face à l'Espagne (2-0), qualifiée pour la deuxième finale de son histoire, seize ans après son unique sacre de 2010.
Le dénouement est cruel pour les hommes de Didier Deschamps, parvenus dans le dernier carré pour la troisième fois d'affilée mais surclassés par des champions d'Europe bien plus forts collectivement et qui peuvent en outre s'appuyer sur une défense de fer.
Après avoir enchanté la planète football par leur jeu offensif flamboyant, les Bleus sont tombés sur une véritable machine, qui ne leur a laissé aucune chance.
La Roja, qui l'a emporté grâce à un penalty de Mikel Oyarzabal (22e), à la suite d'une faute de Lucas Digne sur le prodige Lamine Yamal, et un but de Pedro Porro (58e), peut désormais rêver d'un deuxième titre, dimanche au MetLife Stadium d'East Rutherford (New Jersey), contre le vainqueur d'Angleterre-Argentine. La France va elle devoir se contenter du match pour la troisième place, samedi à Miami.
Comme lors des deux dernières confrontations entre les deux pays, en demi-finales de l'Euro-2024 (2-1) et de la Ligue des nations 2025 (5-4), survolées par la Roja, la France a paru impuissante et on a eu peine à reconnaître la fantastique équipe du début de la compétition avec ce jeu résolument porté vers l'avant, magnifié par des attaquants à la connexion parfaite.
L'Espagne a comme à son habitude monopolisé le ballon mais les individualités bleues sont totalement passées à côté de cet immense rendez-vous, surtout Ousmane Dembélé, transparent et dont la prestation a été indigne d'un Ballon d'Or, et Michael Olise, incapable de trouver la moindre ouverture.
Fautes techniques, transmissions ratées, le joueur du Bayern Munich n'a pas réussi grand chose, il est vrai guère aidé par Adrien Rabiot qui a symbolisé la faillite du milieu de terrain.
Le comble pour la France c'est que Lamine Yamal, considéré comme la principale menace espagnole et bourreau des Bleus en 2024 et 2025, ne s'est montré à son avantage qu'à de très rares exceptions, à l'image de sa Coupe du monde. Il a certes été à l'origine du penalty mais ne s'est pas souvent mis en valeur.
Qu'importe pour l'astre du Barça. A tout juste 19 ans, il va découvrir pour la première fois une finale de Coupe du monde, deux ans après avoir remporté l'Euro. Un écrin à la mesure de son talent.
Festival international du Malouf de Testour : Une édition anniversaire annulée
À quelques jours de son ouverture, la 60ème édition du Festival international du malouf et de la musique arabe traditionnelle de Testour est annulée. Les organisateurs dénoncent des ingérences dans la programmation et des blocages financiers.
Prévue du 15 au 25 juillet sous le thème « Chante, ô rose », la 60ème édition du Festival international du malouf et de la musique arabe traditionnelle de Testour n’aura finalement pas lieu. Le comité d’organisation a annoncé l’annulation de cette édition anniversaire, invoquant une série de différends avec le ministère des Affaires culturelles ainsi que des difficultés liées au financement.
Dans un communiqué, le directeur du festival, Fakhreddine Guerouachi, affirme que cette décision est le résultat d’« interventions excessives » de la part de l’autorité de tutelle dans les choix artistiques de la manifestation. Selon lui, le ministère serait intervenu aussi bien dans la programmation que dans le choix du thème de cette édition, en écartant certains artistes et en en imposant d’autres.
À ces désaccords s’ajoutent, selon les organisateurs, les incertitudes entourant le financement du festival. Ils indiquent que le montant de la subvention publique n’a toujours pas été communiqué, alors que le dossier de demande de soutien avait été déposé via la plateforme numérique dédiée. L’association assure toutefois que cette demande n’a pas été reconnue par le ministère, documents à l’appui.
Le communiqué évoque également une intervention auprès de l’un des principaux partenaires privés afin qu’il retire son soutien financier au festival, une démarche que les organisateurs disent également pouvoir documenter.
« La coupe est pleine », résume Fakhreddine Guerouachi, estimant que l’accumulation de ces obstacles a rendu impossible la tenue de cette édition.
Le directeur du festival précise qu’aucune décision n’a encore été prise quant à une éventuelle démission du comité d’organisation. Les prochaines démarches dépendront, selon lui, de l’évolution de la situation avec le ministère de tutelle.
Journées Théâtrales de Carthage : Ouverture des candidatures
La direction des Journées théâtrales de Carthage (JTC) a annoncé hier, le lundi l’ouverture des candidatures pour les professionnels du théâtre du monde entier souhaitant participer à la 27ème édition du festival, programmée du 21 au 28 novembre 2026.
La date limite pour le dépôt des dossiers est fixée au 31 juillet prochain. Les inscriptions s’effectuent exclusivement en ligne via la plateforme numérique dédiée du festival, jtcarthage.tn.
Cet appel s’adresse aux structures professionnelles tunisiennes, arabes et africaines pour concourir à la compétition officielle. Leurs productions peuvent également intégrer les sections parallèles, tandis que la catégorie « Théâtre du monde » est ouverte aux compagnies internationales et à la diaspora.
Selon le règlement publié par le comité directeur, seules les productions théâtrales réalisées après le 31 août 2025 sont éligibles. Les troupes sélectionnées s’engagent à présenter deux représentations le même jour dans le même espace scénique.
La charte d’inscription impose aux candidats la fourniture d’un dossier technique complet incluant les plans de scénographie, une attestation de la première représentation, ainsi qu’un enregistrement audiovisuel intégral de l’œuvre. Le document stipule également l’obligation de fournir un sous-titrage en français et en anglais pour l’ensemble des œuvres retenues.
Sur le plan logistique, le festival prend en charge l’hébergement et le transport local des compagnies étrangères dans la limite de 15 participants par délégation. Les frais de transport international et de fret des décors sont à la charge des structures participantes.
















