QNB : Economic commentary : Why the US dollar remains resilient despite structural headwinds
In recent years, the US dollar has faced mounting pressure from structural headwinds, including an overvalued real exchange rate, persistent fiscal and trade deficits, and the gradual diversification of international reserves by central banks. These factors have led many analysts to question the sustainability of the dollar's long-term strength. In spite of this, the US dollar has remained resilient against most major currencies. This resilience reflects the continued strength of cyclical factors, which have helped offset longer-term structural pressures.
Although structural factors are likely to shape the US dollar's trajectory over the longer term, exchange rates are primarily driven by cyclical forces over shorter horizons. In particular, interest rate differentials have traditionally been the single most important cyclical driver of the currency, influencing global capital flows and portfolio allocation. More recently, the resilience of the US economy and the AI-driven investment boom have provided additional support to the currency by reinforcing foreign demand for US financial assets. In this article, we discuss three factors that continue to underpin the US dollar strength despite the headwinds.
US Dollar-Euro Exchange Rate
(US dollars per Euro)
Source: Bloomberg, QNB Economics
First, interest rate differentials continue to provide support for the US dollar. Exchange rates are strongly influenced by the relative return investors can earn on financial assets across countries, making monetary policy a key driver of currency movements. When US interest rates rise relative to those in other advanced economies, dollar-denominated assets become more attractive, increasing demand for the currency. Consequently, periods of higher US interest rates have historically been associated with a stronger US dollar.
Recent shifts in the US Federal Reserve's policy stance have reinforced the role of interest rate differentials in supporting the US dollar. At the beginning of the year, financial markets anticipate the Federal Reserve to reduce interest rates by around 50 basis points during 2026. However, persistent inflationary pressures, resilient economic activity, and the Federal Reserve's shift towards a more hawkish stance under Chair Kevin Warsh have led to a significant reassessment of the policy outlook. Financial markets now expect policy rates to remain higher for longer and assign a meaningful probability to additional rate hikes. As a result, US policy rates would remain well above those in other major advanced economies, with the Federal Funds target range at 3.50–3.75%, compared with the ECB's deposit facility rate at 2.25% and the Bank of Japan's policy rate at 1.00%. These wide interest rate differentials are expected to remain an important source of strength for the US dollar.
Central Bank Policy Rates
(%, benchmark monetary policy rates)
Source: Haver Analytics, QNB Economics
Second, AI and technology-driven stock market performance continues to reinforce foreign demand for US financial assets. The expanding adoption of AI has triggered a massive wave of investment in digital infrastructure, including semiconductors, data centres, cloud computing, and electricity networks. As the global leader in AI innovation, the United States has attracted a disproportionate share of this investment, supporting strong corporate earnings, and continued equity market outperformance. These developments have enhanced the attractiveness of US financial assets, encouraging foreign capital inflows and providing an additional source of strength for the US dollar.
Third, US economic growth continues to outperform other advanced economies, reinforcing the US dollar. While growth has moderated from the exceptionally strong pace recorded in recent years, activity indicators continue to point to stronger economic momentum than in other major advanced economies. In particular, the US composite PMI has remained comfortably above the 50-point expansion threshold, signaling growth in both services and manufacturing, while the Euro Area composite PMI has hovered close or below the stagnation threshold. In addition to boosting demand for US financial assets, the AI investment boom is also benefiting the real economy through record capital expenditure. Over time, these investments are expected to support productivity growth and strengthen the US economy's long-term growth potential.
All in all, while mounting structural headwinds continue to point to a gradual US dollar depreciation over the longer term, cyclical factors are set to remain the dominant drivers of the currency in the near term. Higher US interest rates, sustained foreign demand for US financial assets, and continued US economic outperformance are expected to remain important sources of strength for the US dollar.
La musique comme trait d'union entre Tunis et Rome
À l'occasion des 70 ans des relations diplomatiques entre la Tunisie et l'Italie, la « Semaine de la musique italienne » réunira, du 2 au 8 août, quatre concerts exceptionnels à Hammamet, Carthage et El Jem.
La musique sera au cœur des célébrations du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et l'Italie. Organisée par l'Institut italien de culture (IIC) de Tunis, en partenariat avec l'Ambassade d'Italie en Tunisie, la « Semaine de la musique italienne » investira, du 2 au 8 août 2026, trois des plus prestigieux festivals du pays : les Festivals internationaux de Hammamet et de Carthage, ainsi que le Festival international de musique symphonique d'El Jem.
À travers quatre concerts, cette manifestation entend mettre en lumière la richesse de la création musicale italienne tout en illustrant la profondeur des liens culturels qui unissent les deux pays.
« La culture est l'un des piliers du partenariat entre l'Italie et la Tunisie », a déclaré l'ambassadeur d'Italie à Tunis, Alessandro Prunas, rappelant que les deux nations partagent « des siècles de dialogue, d'échanges et de métissages culturels ».
Le coup d'envoi sera donné le 2 août au Festival international de Hammamet avec Mario Biondi. Figure majeure de la soul italienne, l'auteur-compositeur célébrera les vingt ans de son premier album, "Handful of Soul" (2006), dans le cadre d'une tournée anniversaire mêlant soul américaine, jazz et répertoire italien.
Le 4 août, le Festival international de Carthage accueillera l'ensemble Rondò Veneziano. Fondée en 1979 par le compositeur Gian Piero Reverberi, cette formation s'est imposée grâce à une identité musicale singulière, associant le répertoire baroque à des sonorités contemporaines. Joués sur des instruments d'époque enrichis de synthétiseurs, ses concerts se distinguent également par une mise en scène inspirée de la Venise du XVIIIe siècle.
La manifestation s'achèvera au Festival international de musique symphonique d'El Jem avec deux rendez-vous de l'Orchestra Instabile di Arezzo (OIDA).
Le 6 août, l'orchestre présentera « Cinecittà / Hollywood », un hommage aux grandes musiques du cinéma italien et américain. Le programme réunira des œuvres d'Ennio Morricone, Nicola Piovani, Nino Rota, Leonard Bernstein et Henry Mancini, interprétées en collaboration avec l'Orchestra da Camera Fiorentina.
Le 8 août, le concert « Naples dans la Méditerranée » viendra clore cette semaine musicale. Sous la direction du maestro Filippo Zambelli, l'OIDA, accompagné des solistes Gianni Bruschi, Loredana Carannante et Carlo Putelli, proposera un voyage entre bel canto et traditions populaires, célébrant Naples comme un carrefour des cultures méditerranéennes.
Établies en 1956, au lendemain de l'indépendance de la Tunisie, les relations diplomatiques entre Tunis et Rome reposent également sur une coopération culturelle renforcée par un accord signé en 1997. À travers cette semaine musicale, les deux pays réaffirment la place de la culture comme vecteur de dialogue, de rapprochement et d'amitié entre les peuples.
Festival du film d’Amman : Dhafer L'Abidine défend un cinéma arabe raconté par ses propres voix
Invité d'honneur de la 7ème édition du Festival du film d'Amman, le cinéma tunisien s'est imposé dès la soirée d'ouverture avec Sophia, le nouveau long-métrage de Dhafer L'Abidine. L'acteur-réalisateur y défend un cinéma arabe raconté par ses propres voix.
La septième édition du Festival du film d'Amman – Awal Film s'est ouverte dimanche soir au Centre culturel Al-Hussein dans une atmosphère à la fois solennelle et engagée. Marquée par un hommage à l'acteur palestinien Mohammad Bakri, disparu en 2025, la cérémonie a également célébré le cinéma tunisien, invité d'honneur de cette édition, à travers la projection de Sophia, écrit, réalisé, produit et interprété par Dhafer L'Abidine.
Présent à Amman pour accompagner son film, le cinéaste tunisien s'est dit « fier » d'ouvrir le festival. « C'est un honneur, mais aussi une responsabilité de représenter le cinéma tunisien », a-t-il confié à L'Orient-Le Jour.
À travers Sophia, Dhafer L'Abidine signe une coproduction tuniso-britannique qui emprunte les codes du thriller pour explorer des thèmes universels : les fractures identitaires, le racisme, les préjugés et les différences culturelles. Le film raconte l'histoire d'Emily, une Britannique qui se rend en Tunisie pour retrouver sa fille Sophia. Lorsque cette dernière disparaît mystérieusement, le voyage se transforme en une enquête où secrets de famille et tensions culturelles se mêlent.
« Sophia n'est ni un film d'auteur classique ni un film commercial. J'ai voulu raconter une histoire profondément humaine capable de toucher aussi bien le public arabe qu'international », explique le réalisateur.
Pour le cinéaste, l'enjeu dépasse largement le destin de Sophia. Il plaide pour une plus grande visibilité du cinéma arabe sur la scène internationale et estime que les créateurs de la région doivent reprendre possession de leurs récits.
« Nous avons des histoires universelles à raconter. Mon ambition est de porter un cinéma sincère, exigeant et profondément ancré dans notre réalité », affirme-t-il.
Il insiste également sur la nécessité de renforcer les échanges entre les cinémas arabes. Saluant l'hommage rendu cette année au cinéma tunisien, il rappelle que le Festival de Carthage avait célébré le cinéma jordanien il y a deux ans.
« Nous partageons les mêmes défis : le financement, la production et surtout la diffusion de nos films. Il est essentiel que le public arabe puisse découvrir ses propres histoires avant qu'elles ne voyagent à l'étranger. »
Le réalisateur souligne que "Sophia" s'inscrit dans cette démarche. Malgré un contexte régional marqué par les conflits, il a choisi d'aborder des problématiques qui traversent les sociétés au-delà des frontières et de l'actualité immédiate.
Connu pour sa carrière d'acteur en Tunisie et à l'international, Dhafer L'Abidine poursuit désormais son parcours derrière la caméra avec la même ambition. Après l'accueil réservé à Sophia, notamment au Festival international du film de Santa Barbara, il prépare déjà deux nouveaux longs-métrages, qu'il annonce très différents de ses précédentes réalisations.
Avant la projection, la cérémonie d'ouverture a rendu un hommage particulièrement émouvant à Mohammad Bakri. Un film retraçant la carrière de cette figure majeure du cinéma palestinien a été suivi des témoignages de ses enfants, qui ont salué l'engagement artistique et politique de leur père. La présidente du festival, la princesse Rym Ali, a par ailleurs rappelé le thème de cette édition, « Beyond the Frame » (« Au-delà du cadre »), invitant les cinéastes arabes à reprendre possession de leurs récits et de leur mémoire.
Festival international de Carthage: Une soirée aux couleurs de la Tunisie
Pour la Fête de la République, le Festival international de Carthage a célébré la Tunisie en musique, réunissant plusieurs générations d'artistes autour d'un patrimoine qui continue de rassembler les mémoires.
Pour sa septième soirée, la 60ème édition du Festival international de Carthage a confié à l'Orchestre National Tunisien, dirigé par Youssef Belhani, la célébration de la Fête de la République. En présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, le spectacle a réuni des artistes de différentes générations autour d'un même héritage musical.
Avant même les premières notes, l'émotion s'est invitée dans l'amphithéâtre avec l'annonce de l'inscription du village de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Une reconnaissance qui consacre sa valeur universelle exceptionnelle en tant que centre d'inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée.
La chorale de l'Orchestre National Tunisien a ouvert le concert avec « Bledi », une œuvre interprétée spécialement pour la Fête de la République. Ce prélude, empreint de ferveur, a installé une atmosphère où patriotisme et mémoire musicale se répondaient.
Alia Belaïd a été la première à entrer en scène avec « La Taazem » et « Nesmet Chehla », deux chansons chaleureusement accueillies par un public qui en reprenait les refrains.
Molka Cherni a ensuite rendu hommage aux grandes figures de la chanson tunisienne en revisitant « Ah Ya Khalila » de Saliha, ainsi que « Galou Zini Aamel Hala » et « Ali Jara » d'Oulaya, insufflant à ces classiques une sensibilité nouvelle.
Dans un registre plus puissant, Chahrazed Hlel a enchaîné « Ya Hasra Alik », « Lamouni Ennes » et « Khallina Shab », confirmant une présence scénique et une maîtrise vocale qui font aujourd'hui sa signature.
Avec Ghazi Ayadi, l'ambiance a gagné en intensité. « Baatereflek », « Habit Zamani », « Al Ain », « Soltana » et « Lilet Zine » ont fait vibrer un amphithéâtre entièrement acquis à la cause de la chanson tunisienne.
Mariem Noureddine a poursuivi ce parcours avec « Dai Dai », « Ghali », « Maandi Wali » de Saliha et « Halili Way » de Soulef, rappelant la diversité d'un répertoire qui traverse les générations.
Le final est revenu à Sofien Zaidi. Après « Khamsa Snin », il a embrasé l'amphithéâtre avec « Laktab », un medley de chansons populaires tunisiennes. Très vite, les voix du public se sont mêlées à la sienne, transformant les gradins en un immense chœur. Une conclusion festive pour une soirée où la musique a célébré, dans un même souffle, la République, le patrimoine et l'identité tunisienne.
Festival international de Hammamet: Chokri Bouzayen, une soirée au cœur de la mémoire musicale
Par Imen Abderrahmani
Au Festival international de Hammamet, Chokri Bouzayen a ravivé la mémoire de plusieurs générations lors d'une soirée où la chanson tunisienne s'est transmise avec émotion, simplicité et ferveur.
L'une des plus belles voix du bon vieux temps- même si la scène tunisienne regorge aujourd'hui de nombreux talents-, Chokri Bouzayen a signé l'un des rendez-vous les plus chaleureux de la 60ème édition du Festival international de Hammamet. Dans une ambiance décontractée et résolument familiale, le public a retrouvé un répertoire qui traverse les époques, reprenant en chœur des chansons restées gravées dans la mémoire des générations des années 80.
Avec une déclaration d'amour à la Tunisie, lors de cette soirée particulière qui coïncide avec la célébration de la fête de la République, le concert s'est ouvert sur « Tounsi we Rafaa Rassi » (Tunisien et fier de l’être). Une chanson qui a donné le ton à près de deux heures de spectacle. Au fil des morceaux, l'artiste a déroulé un parcours musical où se sont entremêlés classiques incontournables, reprises et compositions plus récentes, retraçant à sa manière une page de l'histoire de la chanson tunisienne.
Il y avait de la joie…
L'émotion s'est rapidement installée lorsque les premières notes de « Salli Alla Sidi Ennebi » ont résonné dans l'amphithéâtre. Véritable signature de son parcours, la chanson a été accueillie par un public qui en connaissait chaque parole. « Thamma Bit », « Taj Rassi Baba » ou encore « Masabni Asfour » ont suscité le même enthousiasme, transformant le concert en un vaste chœur où artistes et spectateurs partageaient les mêmes souvenirs.
Refusant de se cantonner à ses succès les plus connus, Chokri Bouzayen a également glissé dans son programme des titres plus récents, offrant un répertoire varié et moins attendu. Une manière de rappeler que son parcours ne se résume pas à la nostalgie, mais qu'il s'inscrit dans une démarche de création et de transmission.
Cette volonté de transmettre s'est aussi incarnée dans la présence de deux jeunes interprètes, Firas Kolsi et Emna Dammak. Le premier a prêté sa voix à « Fi Khatri » et « Ya Wilek Menni », tandis que la seconde a interprété « La T'hayerni » et « Limta Nosber ». Leur complicité avec Chokri Bouzayen a donné naissance à un dialogue musical entre générations, porté par des voix aux sensibilités différentes mais réunies par le même attachement au patrimoine tunisien. Bien applaudis par le public, les deux jeunes artistes ont quitté la scène le cœur rempli d'espoir, emportant avec eux le rêve de revenir un jour en maîtres de leurs propres concerts, là où les rêves d'aujourd'hui deviennent parfois les rendez-vous de demain.
Le voyage s'est poursuivi avec « Yji Lebalek », « Chkoun Kifek », « Mahlek Ya Omi » et « Malla Lila Malla », autant de titres qui ont entretenu cette proximité entre la scène et le public.
À l'issue du concert, le président du Syndicat des musiciens tunisiens, Maher Hammami, a rendu hommage à l'artiste, saluant un parcours qui a profondément marqué la chanson tunisienne et qui continue de l'enrichir.
L’album de souvenirs
Lors d'un point de presse, Chokri Bouzayen s'est dit ému par l'accueil réservé au spectacle. « La chanson tunisienne continue de toucher le public. Voir les spectateurs reprendre ces chansons prouve leur attachement à ce patrimoine », a-t-il déclaré.
L'artiste est également revenu sur son histoire avec le Festival international de Hammamet, rappelant qu'il y était monté pour la première fois en 1978, à l'âge de 16 ans. Une scène fondatrice à laquelle il est revenu, plusieurs décennies plus tard, avec le même désir de faire vivre un héritage musical en l'ouvrant à une nouvelle génération d'interprètes.
Imen.A.
QNB Bank : Résultats financiers
Le Groupe QNB réalise un bénéfice net de 8,7 milliards de QAR, en hausse de 3 %
Juillet 2026 – QNB, une institution financière de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique (Région MEA), vient de rendre publics ses résultats financiers du premier semestre 2026.
Principaux indicateurs
. Le bénéfice net a atteint 8,7 milliards de QAR, en hausse de 3 % par rapport à juin 2025.
. Le bénéfice net (avant l’impact de l’hyperinflation) a atteint 11,1 milliards de QAR, en hausse de 12 % par rapport Juin 2025.
. Le total des actifs a augmenté pour atteindre 1 438 milliards de QAR, soit une hausse de 6 % par rapport à juin 2025.
. Les prêts et avances ont augmenté pour atteindre 1 042 milliards de QAR, soit une hausse de 8 % par rapport à juin 2025.
. Les dépôts de la clientèle ont augmenté pour atteindre 973 milliards de QAR, soit une hausse de 4 % par rapport à juin 2025.
. Le bénéfice par action a augmenté pour atteindre 0,89 QAR, soit une hausse de 5 % par rapport à juin 2025.
. total des capitaux propres attribuables aux actionnaires a augmenté pour atteindre 130 milliards de QAR, soit une hausse de 10 % par rapport à juin 2025.
. valeur totale des actions rachetées depuis le lancement du programme de rachat d’actions s’est élevée à 2,3 milliards de QAR.
À cette occasion, Abdulla Mubarak Al-Khalifa, CEO du QNB, a déclaré :
« Le Groupe QNB a réalisé de solides résultats au cours du premier semestre 2026, confirmant une nouvelle fois la robustesse de notre stratégie et la réussite de sa mise en œuvre avec efficacité et professionnalisme par nos équipes. Malgré les défis régionaux et mondiaux, notre modèle d’activités diversifié et notre cadre solide de gestion des risques nous ont permis de continuer à accompagner nos clients et à créer une valeur durable pour nos actionnaires. Nous abordons les perspectives à venir avec confiance, tout en restant engagés à poursuivre la croissance à travers notre réseau international. »
Ci-dessous figurent les principaux postes des résultats financiers du Groupe pour le premier semestre 2026 :
Résumé des résultats financiers

Indicateurs de performance clés

Renforcer la valeur actionnariale à long terme grâce à une croissance durable
Résultats du compte de résultat : Le bénéfice net du premier semestre 2026 s’est établi à 8,7 milliards de QAR, en hausse de 3 % par rapport à l’année précédente. Cette performance reflète la solidité des résultats financiers du Groupe QNB malgré les tensions régionales et les défis mondiaux. Les résultats du Groupe du premier semestre 2026 ont également été affectés par la persistance de l’hyperinflation en Turquie ; le bénéfice net avant l’impact de l’hyperinflation a ainsi atteint 11,1 milliards de QAR, en hausse de 12 % par rapport à l’année précédente.
Le résultat d’exploitation a augmenté de 11 % pour atteindre 24,1 milliards de QAR, ce qui traduit la capacité du Groupe QNB à maintenir une croissance forte et durable dans ses différentes sources de revenus.
L’efficacité opérationnelle du Groupe QNB (mesuré par le ratio coût-revenu) s’est établie à 24,1 %, soit l’un des meilleurs ratios parmi les grandes institutions financières de la région Moyen-Orient et Afrique.
Moteurs de croissance du bilan : Le total des actifs a atteint 1 438 milliards de QAR, en hausse de 6 % par rapport à juin 2025. Cette progression a été principalement tirée par les prêts et avances, qui ont augmenté de 8 % pour atteindre 1 042 milliards de QAR. La diversification des dépôts a également contribué à la hausse des dépôts de la clientèle, qui ont atteint 973 milliards de QAR, soit une augmentation de 4 % par rapport à juin 2025.
Qualité du portefeuille de crédit : Le ratio des prêts non performants rapporté au total du portefeuille de prêts s’est établi à 2,5 % au 30 juin 2026, soit l’un des taux les plus faibles des institutions financières de la région MEA. Ce niveau reflète la haute qualité du portefeuille de prêts ainsi que l’efficacité de la politique de gestion du risque de crédit. Le taux de provisionnement des créances douteuses a été maintenu à 99 %, traduisant la poursuite de l’approche prudente adoptée par le Groupe à l’égard des créances douteuses.
Ratios réglementaires : Le ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) s’est établi à 19,8 % au 30 juin 2026. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) et le ratio de liquidité à long terme (NSFR) se sont établis respectivement à 145 % et 109 %. Ces ratios sont supérieurs aux exigences minimales réglementaires de la Banque Centrale du Qatar et du Comité de Bâle.
Résilience dans un environnement changeant
Depuis la fin du mois de février 2026, la région du Conseil de coopération du Golfe a connu une situation d’instabilité régionale ayant affecté directement les couloirs maritimes voisins, avec des répercussions sur les approvisionnements énergétiques et les lignes de transport maritime. Durant cette période, le Groupe QNB a préservé son modèle d’activités, soutenu par une approche opérationnelle robuste, un cadre institutionnel solide et des investissements dans les capacités bancaires digitales, garantissant aux clients un accès sûr et fiable aux différents services bancaires proposés par le Groupe. Malgré ces conditions, le système bancaire est demeuré solide et résilient, contribuant à assurer un environnement opérationnel stable.
Gestion de la continuité des activité
Le Groupe QNB a activé avec succès son cadre de gestion de la continuité des activités et des crises, qui soutient la résilience opérationnelle du Groupe. Grâce à la robustesse de l’infrastructure de la banque, à la diversité de ses capacités opérationnelles et à une coordination étroite avec les autorités et instances réglementaires nationales, le Groupe a pu maintenir ses services sans interruption et préserver sa pleine disponibilité opérationnelle.
Continuité des services et solidité du système
Toutes les filiales de QNB et ses canaux digitaux ont continué à fonctionner à pleine capacité, tout en garantissant un accès continu et sécurisé à ses services bancaires sûrs et fiables sans interruption. La résilience du secteur bancaire qatari a également été renforcée grâce à la solidité de ses fonds propres et à ses niveaux élevés de liquidité, conformément à ce qu’a confirmé la Banque Centrale du Qatar. Les mesures proactives prises par la Banque Centrale du Qatar, notamment le renforcement des facilités de liquidité et le report temporaire des paiements pour les emprunteurs affectés, ont contribué à préserver la stabilité du marché. Ces mesures ne devraient pas avoir d’impact significatif sur le Groupe.
Diversification des sources de financement
Le Groupe QNB a élargi sa base de financement grâce à la réussite de la plus importante émission obligataire libellée en QAR réalisée par une institution financière sur les marchés de capitaux locaux. Cette émission a été proposée exclusivement aux investisseurs internationaux. Cette opération historique, d’un montant de 1 milliard de riyals qataris, a suscité un fort intérêt de la part d’une base diversifiée d’investisseurs internationaux, confirmant la confiance solide dans la situation financière du Groupe et dans la robustesse du système financier qatari. Cette émission, ainsi que plusieurs placements privés réalisés dans le cadre du programme de titres de dette à moyen terme (EMTN), mettent en évidence le rôle du Groupe QNB comme contributeur clé au développement des marchés financiers qataris, en cohérence avec les objectifs de la Vision nationale du Qatar 2030.
Solidité du capital et rendement des actionnaires
Le ratio d’adéquation des fonds propres du Groupe QNB demeure solide à 19,8 %, soit un niveau nettement supérieur aux exigences réglementaires. Cette base de capital robuste a permis au Groupe de poursuivre son programme de rachat d’actions. Depuis le lancement du programme, QNB a racheté 136,3 millions d’actions ordinaires pour un coût total de 2,3 milliards de riyals qataris, reflétant un retour de capital discipliné aux actionnaires.
Vision stratégique du Groupe QNB
La solide performance réalisée par le Groupe QNB au cours du premier semestre 2026 confirme le succès de sa stratégie institutionnelle quinquennale visant à préserver sa position de leader parmi les plus grandes banques de la région Moyen-Orient et Afrique. Cette stratégie vise à capter une part plus importante des flux de commerce et d’investissement transfrontaliers à travers le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Elle vise également à diversifier les sources de revenus et à réaliser une croissance durable sur les marchés les plus dynamiques au monde.
À propos du Groupe QNB
Le Groupe QNB est une institution financière de premier plan dans la région Moyen-Orient et Afrique, opérant à travers une plateforme bancaire internationale diversifiée dans plus de 28 pays et servant des millions de clients à travers le monde. Grâce à sa présence solidement établie au Qatar et dans les pays du Conseil de coopération du Golfe, le Groupe accompagne les entreprises, les institutions et les particuliers à travers un vaste réseau mondial.
Le journal de l’économie
Automobile : Genesis annonce son entrée officielle en Tunisie à travers un partenariat stratégique avec Alpha Hyundai Motor
Genesis Middle East & Africa a annoncé, le vendredi 17 juillet 2026, la signature d’un accord de partenariat stratégique avec Alpha Hyundai Motor, faisant de l’entreprise le distributeur officiel de modèles Genesis en Tunisie et ouvrant la voie au lancement de la marque sur le marché tunisien au cours du troisième trimestre 2026. Cet accord constitue une étape majeure dans la poursuite de l’expansion de Genesis au Moyen-Orient et en Afrique, tout en jetant les bases de l’introduction en Tunisie de la vision unique de Genesis en matière de luxe moderne, d’excellence du design et d’expérience client.
L’arrivée de modèles Genesis en Tunisie représente une étape importante dans la stratégie de croissance régionale de la marque. Inspirée par la philosophie coréenne « Son-nim », qui signifie « invité d’honneur », Genesis associe design, innovation et hospitalité afin d’offrir une approche distinctive du luxe moderne.
À travers Alpha Hyundai Motor, le concessionnaire ouvrira un showroom entièrement dédié à Tunis et proposera une première gamme composée des modèles Electrified G80, Electrified GV70, GV80 et GV80 Coupé. Fidèle à sa philosophie centrée sur le client, ce showroom offrira une expérience de propriété haut de gamme grâce à des conseils personnalisés, des expériences immersives autour de la marque et un service client premium. D’autres modèles électrifiés viendront enrichir la gamme dans le cadre du déploiement progressif sur le marché tunisien.
Agroalimentaire : Lancement d’un portail pour renforcer l’accès à une information stratégique fiable
Le Portail agroalimentaire tunisien, une plateforme institutionnelle de veille conçue pour renforcer l’accès des entreprises à une information stratégique fiable dans la filière agroalimentaire vient d’être lancé, a indiqué l’Agence de coopération allemande en Tunisie GIZ
Développé par la Direction générale des industries alimentaires (DGIA) du ministère de l’Industrie, des mines et de l’énergie, le Centre technique de l’agro-alimentaire et le Pôle de compétitivité de Bizerte, avec l’appui du projet Croissance qualitative pour l’emploi (CQE), ce portail est un outil d’aide à la décision au service des opérateurs du secteur.
Pour accéder aux services de ce portail, il y a lieu de s’inscrire gratuitement à travers ce lien https://iaa.tn/, a précisé la GIZ Tunisie.
Son ambition est de centraliser l’information stratégique, transformer l’information en un avantage compétitif pour les entreprises agroalimentaires tunisiennes, et co-construire un écosystème collaboratif.
Soldes d’été : La saison débutera le 7 août et durera six semaines
Le lancement de la saison des soldes d’été 2026 est prévu pour le vendredi 7 août prochain, pour se poursuivre pendant six semaines.
Le président de la Chambre nationale syndicale du commerce des vêtements et tissus, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Mohsen Ben Sassi, a indiqué à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) qu’aucune réunion préparatoire n’a été tenue pour cette édition des soldes. Il a précisé que la date du 7 août est fixée conformément à la loi n°40 de 1998 réglementant les modalités de vente commerciale. Selon lui, les soldes d’été ou d’hiver constituent une occasion importante pour dynamiser davantage l’activité commerciale dans le pays, avec des réductions dont le taux minimum est fixé à 20%.
Mohsen Ben Sassi a appelé les commerçants à participer massivement aux soldes d’été cette année et à accélérer l’enregistrement de leur participation auprès des services centraux et régionaux du ministère du Commerce et du Développement des exportations. Il les a, également, encouragés à proposer des réductions attractives afin d’intéresser davantage de clients. Par ailleurs, il a invité les consommateurs à profiter largement de cette période, considérée comme un rendez-vous commercial important, offrant un large choix de produits tunisiens et étrangers à des prix accessibles.
EST: fin du stage de Ain Drahem avec deux succès en amical
L'Espérance de Tunis, sous la conduite de Laurentis Reghecampf, a conclu dimanche le stage de préparation de dix jours effectué à Ain Drahem avec une grande partie consacrée à l'aspect physique et à la régénération.
Sur le plan technique, les Sang et Or ont livré deux rencontres de préparation. La première contre l’ES Khemir et remportée sur le score de 2 à 0 avec deux buts inscrits par la nouvelle recrue Raed Chikhaoui. La seconde, livrée dimanche matin face au nouveau locataire de la Ligue 1, le PS Sakiet Eddaier, s'est soldée par 3 à 0, œuvres de Jabri, Danho et Haj Mahmoud. Le retour à Tunis a eu lieu dimanche soir. Après deux jours de repos, l'équipe mettra le cap sur le Maroc, ou probablement dans une ville européenne pour un second stage.
Jamel BELHASSEN
Le village de Kèn lance son festival
Le Festival international de Kèn tiendra sa toute première édition du 1er au 15 août 2026. Organisé par le Village vivant Kèn dédié à la création, ce rendez-vous inédit célébrera les arts, la musique, le patrimoine, l’artisanat et les cultures du monde dans le cadre enchanteur du village Kèn, à Bouficha. La programmation officielle sera dévoilée prochainement.
Le nom de Kèn puise son origine dans l’expression arabe “Ken ya ma ken”, (Il était une fois) qui ouvre les contes traditionnels, annonçant un voyage entre imaginaire, création et transmission.
Créé en 1984, le village Kèn s’est construit autour d’une vision conciliant modernité et tradition, avec l’ambition de redonner toute sa place au geste artisanal dans le monde contemporain. Véritable lieu de création et de partage, il propose chaque année plus de quinze expériences immersives autour des savoir-faire et des métiers d’art.
La cité d’art et de métiers Kèn réunit également plus de 300 objets façonnés à la main et rassemble chaque année plus de 40 artisans et créateurs, faisant de Kèn un espace vivant où patrimoine, innovation et créativité se rencontrent.
Maison de la culture de Djerba Ajim : La première résidence artistique écologique ouvre ses portes
Une résidence artistique écologique, la première du genre au sein des maisons de la culture en Tunisie, est entrée en exploitation à la Maison de la culture de Djerba Ajim.
La Maison de la culture de Djerba Ajim franchit une nouvelle étape dans son développement avec la mise en service de la première résidence artistique écologique intégrée à une maison de la culture en Tunisie. Inaugurée à l'occasion de l'ouverture de la sixième édition du Festival du Murex du théâtre pour enfants et jeunes, cette nouvelle infrastructure accueille déjà ses premières compagnies théâtrales, appelées à investir ce lieu conçu pour la création, la recherche et les échanges artistiques.
Bien plus qu'un espace d'hébergement, cette résidence se veut un véritable outil au service des artistes. Son architecture marie harmonieusement l'identité patrimoniale de l'île de Djerba et une conception contemporaine respectueuse de l'environnement. Inspiré des lignes architecturales traditionnelles de l'île, le bâtiment intègre également des éléments de calligraphie arabe et des matériaux répondant aux normes de construction écologique, illustrant une volonté de conjuguer héritage culturel et développement durable.
Démarche participative
La réalisation de ce projet s'inscrit dans le cadre du programme « Faîl et Faîla (Acteurs et Actrices)- Jeunesse et participation des jeunes aux politiques publiques en Tunisie », mis en œuvre par le Centre international de développement pour la gouvernance locale innovante (CILG-VNG International), en partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, avec le financement de l'Union européenne et le soutien du Royaume des Pays-Bas.
Pour Neila Akrimi, directrice du CILG, cette résidence est née d'une démarche participative fondée sur les consultations menées auprès des jeunes de la municipalité de Djerba Ajim. Ces échanges ont mis en évidence un besoin réel de disposer d'espaces favorisant l'expression artistique et l'initiative culturelle. Le nouveau lieu a ainsi été imaginé comme un espace de création, de formation et de rencontres, mais aussi comme un cadre propice au dialogue interculturel, à la promotion de l'égalité des genres et à la sensibilisation aux enjeux du développement durable.
Sur le plan des équipements, la résidence vient compléter les infrastructures déjà existantes de la Maison de la culture, notamment les salles de spectacles et d'expositions. Selon Aymen Ben Youssef, sous-directeur chargé de la gestion des maisons de la culture à la Direction générale de l'action culturelle, cet ensemble constitue désormais un véritable complexe culturel intégré, capable d'accompagner les artistes tout au long de leur processus de création et de renforcer le rayonnement culturel de la région.
Le délégué régional des Affaires culturelles à Médenine, Tarek Mehdhaoui, a précisé que la résidence dispose, dans une première phase, d'une capacité d'accueil de dix lits, avec des possibilités d'extension à l'avenir. L'infrastructure a également été pensée pour garantir l'accessibilité des personnes à mobilité réduite, grâce à des rampes d'accès et à une chambre spécialement aménagée.
Il a enfin rappelé que le gouvernorat de Médenine bénéficie de deux projets structurants réalisés dans le cadre du programme « Faîl et Faîla » : cette résidence artistique à Djerba Ajim et le théâtre de plein air de Ben Guerdane. Deux réalisations qui traduisent une volonté commune de renforcer les infrastructures culturelles de proximité, d'encourager la participation des jeunes à la vie culturelle et de faire de la culture un véritable levier de développement local.
Festival international de Hammamet : Marcel Khalifa, le chant d'une mémoire vivante
À guichets fermés, Marcel Khalifa a retrouvé le public de Hammamet pour l'un des rendez-vous les plus attendus de cette 60ᵉ édition. Une soirée où la poésie, la musique et l'engagement se sont unis dans une même émotion.
La venue de Marcel Khalifa figurait parmi les temps forts de la 60ᵉ édition du Festival international de Hammamet. Annoncée complète plusieurs semaines avant le concert, la soirée a réuni un public de mélomanes venu retrouver l'une des grandes figures de la musique arabe contemporaine, dont les liens avec la Tunisie ne se sont jamais démentis.
Compositeur, chanteur et maître du oud, l'artiste libanais a offert un concert où la musique s'est faite langage de la mémoire, de la poésie et de la liberté. Fidèle à son univers, largement nourri des textes du poète palestinien Mahmoud Darwich, Marcel Khalifa a livré un spectacle d'une rare intensité, mêlant virtuosité musicale et profondeur humaniste.
Dès son entrée en scène, le temps semblait suspendu. Pendant plus de deux heures, l'artiste a déroulé un répertoire qui traverse les générations sans rien perdre de son pouvoir d'émotion. Entouré de cinq musiciens virtuoses, aux violons, qanun, oud, flûtes, darbouka et percussions, il a façonné un paysage sonore où chaque instrument prolongeait la voix et les silences du maître.
Au fil d'une dizaine de compositions, parmi lesquelles « Rita », « Intadherha », « Fel Bal Oghniya », « Salaat » et l'incontournable « Ila Ommi », Marcel Khalifé a évoqué l'exil, l'amour, la famille, la spiritualité et la dignité des peuples. Les textes de Mahmoud Darwich ont retrouvé toute leur force, portés par une interprétation sobre et profondément habitée.
Entre les morceaux, le musicien a également pris la parole pour évoquer les drames qui traversent le monde arabe, rendant hommage aux réfugiés, au peuple de Gaza ainsi qu'au Liban meurtri. Avec « Salaat », il a adressé un salut poignant à son pays natal et à ses villages meurtris par les conflits, rappelant que la musique demeure un acte de mémoire autant qu'un appel à la paix.
L'un des moments les plus émouvants de la soirée est venu avec « Ila Ommi », ode intemporelle à la mère et à la tendresse filiale. Dans un amphithéâtre suspendu à sa voix, la chanson a suscité une émotion palpable, avant d'être saluée par une longue ovation.
À Hammamet, Marcel Khalifa n'a pas seulement interprété un répertoire devenu incontournable. Il a rappelé que la musique peut être à la fois un refuge, une mémoire et une forme de résistance. Une soirée d'une rare intensité, portée par un artiste dont l'œuvre continue de traverser les frontières, les générations et les consciences.
Festival international de Dougga : « Ziara », une clôture mémorable
Pour sa 50ème édition, le Festival international de Dougga a refermé son rideau avec « Ziara » de Sami Lajmi, un spectacle où patrimoine, musique et création contemporaine se sont rencontrés sur la scène du majestueux théâtre antique.
Dans une soirée où la mémoire des pierres a dialogué avec la force de la création, le Festival international de Dougga a célébré la fin de sa 50e édition avec « Ziara », porté par l’artiste Sami Lajmi. Plus qu’un concert, le spectacle a proposé une véritable expérience artistique, mêlant musique, mouvement et lumière, tout en révélant autrement la beauté du site antique.
Cette clôture a marqué l’aboutissement de cinquante années d’engagement en faveur d’une programmation exigeante, fidèle à l’art, à la création et à la singularité de ce monument historique exceptionnel.
La scénographie a constitué l’un des grands atouts de cette soirée. Le théâtre antique n’était pas un simple décor, mais un acteur à part entière du spectacle. Les jeux de lumière, les éléments visuels et les mouvements des artistes se sont intégrés avec finesse aux colonnes et aux pierres romaines, offrant des tableaux où l’histoire du lieu se mêlait à l’énergie de la scène.
La fluidité des enchaînements a également donné au spectacle sa force. Dès l’ouverture avec le « Fzou3 », chaque séquence s’est inscrite dans une continuité naturelle, sans rupture, guidant le public à travers un voyage sonore et visuel maîtrisé. Le tableau « Haya Nzourou » a notamment illustré cette nouvelle dynamique scénique, avec une configuration inédite des chanteurs sur le plateau, adaptée à l’esprit du théâtre antique.
Au-delà des voix, « Ziara » a reposé sur un équilibre subtil entre rythmes, mouvements et lumières. La présence de Mounir Troudi a apporté une intensité particulière à la soirée, notamment lors de « Rakeb 3al Hamra », un moment de communion forte entre l’artiste et le public.
Car le public de Dougga a été l’un des grands protagonistes de cette clôture. Joué à guichets fermés, le spectacle a transformé les gradins du théâtre antique en un espace de partage et d’émotion. Les applaudissements, les chants et les danses ont atteint leur apogée avec « Naghara », lorsque les percussions ont entraîné les spectateurs dans une célébration collective des traditions musicales tunisiennes.
Avec « Ziara », le Festival international de Dougga a offert une conclusion à la hauteur de son anniversaire. Une soirée où la richesse du patrimoine a rencontré une vision artistique contemporaine, confirmant la place de ce rendez-vous culturel parmi les grands événements de la scène tunisienne. Après cinquante ans d’histoire, Dougga continue ainsi d’écrire sa mémoire au rythme de la musique et de la création.
La magie de Sidi Bou Saïd consacrée par l’UNESCO
Une nouvelle reconnaissance pour le patrimoine tunisien : le village de Sidi Bou Saïd est désormais inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, consacrant un lieu emblématique de beauté, d’histoire et d’inspiration méditerranéenne.
Le village de Sidi Bou Saïd entre dans le cercle des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. La décision a été adoptée à l’unanimité par la 48e session du Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), réunie du 19 au 29 juillet 2026 à Busan, en République de Corée, selon un communiqué de la Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’UNESCO.
Cette inscription vient couronner plusieurs années de travail autour d’un dossier de candidature lancé en février 2024, après l’autorisation accordée par le président de la République, Kaïs Saïed, pour engager les démarches nécessaires. Élaboré et supervisé par le ministère des Affaires culturelles et l’Institut national du patrimoine (INP), en coordination avec le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, le dossier a mobilisé plusieurs institutions et parties prenantes nationales.
La candidature tunisienne a également été soutenue par une action diplomatique menée auprès de l’UNESCO et des membres du Comité du patrimoine mondial par la Délégation permanente de la Tunisie.
Lors de l’examen du dossier, Dhia Khaled, ambassadeur-délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO et chef de la délégation tunisienne, a salué cette décision, mettant en avant la valeur universelle exceptionnelle du village. Il a rappelé que Sidi Bou Saïd constitue un espace singulier, où se rencontrent architecture, création artistique et spiritualité, au cœur des échanges culturels méditerranéens.
Cette reconnaissance représente également une responsabilité. Selon le diplomate, elle constitue un engagement supplémentaire pour la Tunisie en faveur de la protection, de la valorisation et de la transmission de son patrimoine sous toutes ses formes : culturel, naturel, immatériel et documentaire. Avec cette nouvelle inscription, la Tunisie compte désormais dix biens inscrits sur les listes de l’UNESCO, confirmant sa place parmi les pays arabes et africains les mieux représentés au sein de ces classements internationaux.
Cette consécration intervient après une année particulièrement riche pour le patrimoine tunisien, marquée également par l’inscription du Géoparc « Dahar » au Réseau mondial des géoparcs de l’UNESCO en avril 2026. Deux distinctions qui témoignent de la diversité et de la richesse d’un héritage que la Tunisie s’attache à préserver et à faire connaître.
Au-delà d’un classement, l’inscription de Sidi Bou Saïd célèbre l’âme d’un village devenu, au fil des siècles, une source d’inspiration pour les artistes, les voyageurs et tous ceux qui ont été touchés par son harmonie entre mer, lumière et architecture.
Mondial 2026 : le gardien cap-verdien Vozinha dans l’équipe type de la FIFA
La FIFA a dévoilé l’équipe type de la 23e édition de la Coupe du monde 2026, réalisée à partir des votes des internautes.
L’Espagne, championne du monde, place aussi trois éléments avec les latéraux Pedro Porro et Marc Cucurella ainsi que le milieu Rodri aux côtés de trois joueurs français (Upamecano, Olise et Mbappé)..
Les Argentins Lionel Messi et Lisandro Martinez, l’Anglais Jude Bellingham, le Norvégien Erling Haaland et le Cap-verdien Vozinha complètent cette sélection.
Voici le onze FIFA de la Coupe du monde 2026 : Vozinha – Porro, Li. Martinez, Upamecano, Cucurella – Rodri, Olise, Bellingham – Messi, Haaland, Mbappé.
Une belle distinction pour Vozinha qui était quasiment inconnu avant le Mondial 2026.
K.Z.
Le CAB en deuil : Décès de deux anciens présidents
La famille du Club Athlétique Bizertin (CAB) a été endeuillée, samedi, par la disparition de deux de ses anciens présidents, feu Ezzedine Karoui et Ali Belgaïd Hsine.
La nouvelle a suscité une vive émotion au sein du club « jaune et noir », qui perd deux figures ayant marqué son histoire et contribué à son développement au fil des années.
Nos sincères condoléances à toute la famille cabiste.
















