Les Journées Théâtrales 77 : dix jours de théâtre et d’échanges entre les cultures
La 12ème édition des Journées Théâtrales 77 s’est achevée samedi 20 juin 2026 à l’espace Cinémadart de Carthage, au terme de dix jours d’activités marqués par la diversité des propositions artistiques et l’ouverture sur le monde.
Organisé pour la première fois dans une dimension internationale, le festival a réuni spectacles, rencontres et ateliers de formation dans une atmosphère de création et d’échanges interculturels.
Placée sous la présidence de l’artiste Moez Gdiri et dirigée par Afra Gaadane, cette édition a accueilli de nombreux artistes, universitaires et professionnels du spectacle vivant venus de Tunisie et de plusieurs pays arabes.
La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence d’un large public et de plusieurs invités d’honneur, parmi lesquels l’acteur et réalisateur jordanien Monther Khalil Mostafa, l’universitaire égyptienne Dr Mona El Sabban et Dr Moez Mrabet, directeur général du Théâtre National Tunisien. Ce dernier a reçu une distinction en reconnaissance de son engagement en faveur du développement du théâtre tunisien et de la formation artistique.
Dans son allocution, Dr Moez Mrabet a rendu hommage à la regrettée Raja Ben Ammar, fondatrice de l’espace Cinémadart et figure majeure de la scène culturelle tunisienne. Il a également salué l’ouverture internationale du festival, considérant qu’elle constitue une étape importante dans son évolution et son rayonnement.
L’émotion a marqué l’un des temps forts de la soirée avec l’hommage rendu au grand homme de théâtre Ahmed Snoussi. Le trophée honorifique a été remis à son épouse, l’artiste Hélène Katzaras. À cette occasion, Moez Gdiri a évoqué la place déterminante qu’Ahmed Snoussi a occupée dans son parcours personnel et artistique, rappelant le rôle de mentor qu’il a joué auprès de lui.
La soirée a débuté avec les performances théâtrales "SIOPI" et "SHISME", mises en scène par Moez Gdiri et explorant les questionnements intérieurs et existentiels de l’être humain.
Le public a ensuite découvert "Hibr Youra", un court-métrage réalisé par Monther Khalil Mostafa à l’issue d’un atelier consacré à la réalisation de films sur téléphone portable. Initié par Moez Gdiri et Salem Trabelsi, rédacteur en chef de La Presse, ce projet a mobilisé plusieurs jeunes artistes de l’École 77. Le film met en lumière le rôle historique du quotidien "La Presse" dans la mémoire collective tunisienne tout en illustrant le potentiel créatif des nouvelles technologies au service de l’expression artistique.
En reconnaissance de sa contribution à cette édition, Monther Khalil Mostafa s’est vu remettre le trophée honorifique du festival. Il a exprimé sa satisfaction de participer aux Journées Théâtrales 77, qu’il a qualifiées d’expérience marquante dans son parcours à travers les festivals arabes.
Dr Mona El Sabban a également été honorée par le festival. L’universitaire égyptienne a dit sa joie de découvrir la Tunisie et a salué l’intérêt manifeste des jeunes Tunisiens pour le cinéma, soulignant leur curiosité, leur enthousiasme et leur volonté de développer leurs compétences dans ce domaine.
Fidèles à leur vocation de soutien aux talents émergents, les Journées Théâtrales 77 ont accordé une place importante aux artistes indépendants. Trois spectacles en solo ont ainsi été présentés : "Adrastia" d’Azza Balsourour, "Bordline" de Ghada Ben Mahmoud et "Le Silence des Agneaux" de Rahim Telmssani, une création mêlant théâtre, poésie, danse et interaction avec le public.
Au terme de cette édition exceptionnelle, les Journées Théâtrales 77 confirment leur statut d’espace de création, de formation et de dialogue entre les cultures. Plus qu’un festival, elles s’affirment désormais comme une plateforme dédiée à l’accompagnement des jeunes artistes et à la promotion du théâtre et des arts vivants, à l’échelle nationale comme internationale.
Eloy Room, ange gardien et héros national : "Il me faut une statue à Curaçao maintenant" !
Ce 20 juin restera donc une date historique pour Curaçao. Le plus petit Etat à ne jamais avoir disputé une phase finale de Coupe du monde a engrangé samedi son tout premier point, après son match nul contre l’Équateur (0-0). Un résultat qui doit beaucoup à la prestation exceptionnelle de son gardien de but, Eloy Room. Le portier de 37 ans, qui évolue à Miami en USL, la seconde division du football aux États-Unis, vient en 90 minutes de se faire un nom et de gagner ses galons de héros national.
"Il me faut une statue à Curaçao maintenant", a-t-il plaidé en zone mixte à Kansas City, où il a bien évidemment été très entouré et sollicité. Mais il était tout de même un peu déçu. Il était persuadé d'avoir écrit encore davantage l'histoire en battant le record de Tim Howard. Le gardien américain avait réussi 16 arrêts lors du huitième de finale perdu par les États-Unis contre la Belgique en 2014. Eloy Room, lui, s'est arrêté à 15. Mais Howard avait signé cette performance sur 120 minutes. Room, lui, n'en a eu besoin que de 90.
Le journal du mercato estival : Bouaddi dans le viseur du Real Madrid
Les belles performances Ayyoub Bouaddi avec le Maroc au Mondial n'ont pas échappé aux grands clubs européens. Selon AS, le Lillois de 18 ans a tapé dans l'oeil des dirigeants du Real Madrid qui sont décidés à renforcer leur équipe cet été.
La Juventus n'oublie pas Kolo Muani
L'histoire d'amour entre la Juve et Randal Kolo Muani pourra-t-elle reprendre cet été ? Le club turinois et l'attaquant français en ont envie selon Tuttosport mais les difficultés demeurent. Après une saison difficile en prêt à Tottenham, l'ancien Nantais est de retour au PSG qui ne compte toujours pas sur lui. Les dirigeants de la Vieille Dame espèrent le faire revenir en prêt avec une obligation d'achat à hauteur de 30 millions d'euros.
Gakpo sur les tablettes de Tottenham
Les Spurs sont décidés à frapper fort durant ce mercato estival. En plus d'une belle offre pour Sandro Tonali de Newcastle, Tottenham souhaite s'offrir Cody Gakpo selon le journaliste Nicolo Schira. Le club londonien entraîné par Roberto De Zerbi prépare une proposition pour l'international néerlandais de Liverpool.
La Roma s'active pour recruter Greenwood
L'AS Rome est en quête d'un ailier droit et cherche à s'offrir le Marseillais Mason Greenwood selon La Gazzetta dello Sport. Les Giallorossi manquent toutefois de fonds pour recruter l'Anglais de 24 ans et tentent de convaincre les dirigeants de l'OM concernant les modalités de paiement. Ils espèrent aussi céder l’Argentin Matías Soulé à Dortmund. Si le deal ne se faisait pas, la Louve garde un oeil sur le Strasbourgeois Diego Moreira.
Rodri pas encore prêt à prolonger avec Manchester City
Le Ballon d'Or 2024 préfère prendre son temps. Lié à Manchester City jusqu'en 2027, Rodri s'est vu proposer une prolongation de contrat de la part de ses dirigeants mais n'a toujours pas répondu favorablement selon Fabrizio Romano. Actuellement à la Coupe du monde avec l'Espagne, le milieu de terrain de 29 ans continue de réfléchir.
L'AC Milan prêt à miser sur Gonçalo Ramos
En quête d'un attaquant après avoir fini à la 5e place de la saison de Serie A, l'AC Milan a jeté son dévolu sur Gonçalo Ramos selon le Corriere dello Sport. Les Rossoneri espèrent céder Rafael Leao mais aussi le flop Santiago Gimenez cet été afin de renflouer leurs caisses et s'offrir l'avant-centre portugais du PSG qui pourrait coûter 40 millions d'euros.
A l'Institut d'art de Chicago: La Tunisie à l’honneur avec trois pièces rares du patrimoine textile
Trois pièces textiles rares du patrimoine amazigh tunisien sont exposées au prestigieux "Art Institute of Chicago". Belle reconnaissance internationale du savoir-faire tunisien en matière de broderie et d’arts du textile.
La Tunisie est à l’honneur au prestigieux "Institut d’art de Chicago", aux États-Unis, qui accueille depuis le 2 mai 2026 l’exposition inédite "Embroidered Traditions from Morocco to Afghanistan". À travers trois pièces historiques exceptionnelles issues de son patrimoine textile, le pays prend place dans cette vaste exploration des traditions de broderie du Sud-Ouest de l’Asie et de l’Afrique du Nord (SWANA), visible jusqu’au 25 janvier 2027.
Réunissant plus de 70 œuvres, dont la plupart sont présentées au public pour la première fois, cette exposition constitue la première initiative du musée américain entièrement consacrée à l’art du vêtement et des parures de cette vaste région culturelle. Imaginée par la conservatrice Janet Marion Purdy, elle met en lumière la broderie comme un langage artistique et social, révélateur d’identités, de croyances et d’histoires transmises de génération en génération.
Au cœur de cette exposition, la présence tunisienne se distingue par trois pièces emblématiques de l’artisanat amazigh du Sud du pays, datant du début du 20ème siècle. La plus remarquable est un "Bakhnoug", châle de protection féminin originaire de la région de Gabès. Orné de broderies géométriques complexes, il témoigne du raffinement des techniques traditionnelles et de la richesse symbolique des motifs transmis au fil des générations.
Deux autres textiles de tête, répertoriés sous complètent cette sélection nationale. Ces œuvres dialoguent avec des trésors patrimoniaux provenant du Maroc, d’Algérie, d’Égypte, d’Irak, d’Ouzbékistan et de plusieurs autres pays, illustrant les échanges culturels et commerciaux qui ont façonné les arts du fil à travers les siècles.
Selon la présentation du musée, la broderie dépasse dans cette région le simple ornement. Vêtements et objets du quotidien sont enrichis de fils précieux, de perles, de monnaies ou d’amulettes qui traduisent des appartenances sociales et culturelles, tout en offrant une protection symbolique aux personnes qui les portent.
Cette vitrine internationale est accueillie par l’Institut d’art de Chicago, l’une des plus importantes institutions muséales des États-Unis. Fondé en 1893 et installé sur Michigan Avenue, dans son bâtiment emblématique gardé par deux lions de bronze, le musée conserve près de 300 000 œuvres, des antiquités asiatiques aux créations contemporaines. Doté d’un important département consacré aux textiles, il offre aujourd’hui au patrimoine tunisien une scène de premier plan, confirmant l’intérêt croissant des grandes institutions internationales pour les savoir-faire et les héritages culturels du pays.
Tunisie – Japon (0-4) : Et ça continue… !
Pour leur second match dans ce Mondial, les Aigles de Carthage ont subi une nouvelle déroute malgré l’arrivée d’Hervé Renard et les promesses de réagir. Les Tunisiens sont éliminés avant leur troisième match alors qu’on s’attendait à beaucoup mieux dans une compétition qui permet aux meilleurs troisièmes d’accéder au second tour…
Renard a opéré certains changements, mais sur le terrain, on a assisté à la même impression d’impuissance. Le nouveau sélectionneur de fortune a aligné une défense à cinq, un Ben Slimane au poste de sentinelle, une attaque sans avant de pointe puisque Tounekti a joué à contre-nature au poste d’avant-centre, et c’était suffisant pour rendre l’équipe incapable de construire le jeu ou de créer des occasions de but.
C’est dire que le mal a persisté et ce n’était pas l’arrivée d’un nouveau sélectionneur, en l’occurrence Hervé Renard, qui allait changer un état des lieux déjà dramatique.
Sans entrer dans les détails du match, rappelons que les Nippons ont marqué à quatre reprises, deux en chaque mi-temps, et que les Aigles de Carthage n’ont créé quasiment aucune occasion de but. C’est, à la fois, triste, frustrant et affligeant !
Formation des Aigles de Carthage : Dahmen, Valery, Abdi (Gharbi), Bronn (Ben Hmida), Talbi, Rekik, Skhiri (Khedhira), Ben Slimane, Mejbri, Tounekti (Chawat), Saad (Achouri).
Kamel ZAIEM
Hervé Renard : « Oubliez tout, c’est le match contre le Japon qui compte le plus »
Appelé à la rescousse par la Fédération tunisienne après le non-match contre la Suède, Hervé Renard s’efforce de remobiliser ses troupes avant le deuxième match contre le Japon.
Le défi est immense. Nommé à la place de Sabri Lamouchi dans les heures qui ont suivi l’énorme claque reçue face à la Suède (5-1), Hervé Renard n’a eu, en effet, que quatre jours pour remettre les têtes à l’endroit et préparer le deuxième match face au Japon, auteur d’un bon match nul contre les Pays-Bas pour son entrée en lice à la Coupe du monde.
L’ancien sélectionneur de l’Arabie Saoudite est conscient de la difficulté de la tâche : « Il faut se remobiliser. Je sais que c’est dur », a-t-il d’ailleurs lancé à ses joueurs lors de leur première rencontre après son arrivée. « Les jambes sont lourdes, un peu plus encore que d’habitude car ça fait mal à la tête », a-t-il poursuivi, ajoutant : « toutefois, quand ont est professionnel, il faut savoir rebondir. »
Et pour ce faire, le technicien tricolore a exhorté ses joueurs à se concentrer sur le Japon et seulement le Japon. « Le reste, ce qu’il va venir après, ce n’est pas le problème. Le problème c’est le match face au Japon, il faut rester concentré, déterminé. C’est la clé », a-t-il confié avant d’en appeler à leur fierté.
Les supporters ont raison d’être en colère
« C’est le maillot, les gars ! Vous savez pertinemment qu’il y a des gens qui ont fait le déplacement ! Vous savez combien ils ont dépensé pour vous supporter ? », a-t-il renchéri, avant d’évoquer la colère des supporters tunisiens : « Vous savez ce qu’il va se passer si vous rentrez aujourd’hui au pays ? Vous savez ? Bah oui, tout le monde est en colère. C’est normal. »
Et Hervé Renard de poursuivre sur l’importance de l’événement. « C’est la Coupe du monde, il faut stout faire pour laisser les meilleures impressions et pourquoi pas les meilleurs résultats possibles. Bouger. Vous ne pouvez pas imaginer ce que ça veut dire réussir son Mondial. »
Avant Tunisie- Japon : On ne va pas se mentir, c'est le talent qui manque le plus
Et si le vrai problème de la Tunisie, n'est pas le nom du sélectionneur. Lamouchi parti, Renard a débarqué. Ce dernier n'ayant pas de baguette magique pour transformer le dinar en milliard aura tout juste le temps de rectifier le tir sur le plan moral tout en ajustant le dispositif tactique. Mais au niveau des choix y a-t-il une grande différence entre les habituels titulaires et les remplaçants ?
Il y aura peut-être un meilleur rendement collectif face au Japon, demain, mais sauf miracle, on retrouvera une équipe qui défend maladroitement et qui attaque sans grande conviction avec des latéraux qui n'ont pas l'envergure de Hakimi et avec un milieu qui ne peut donner plus qu'il en a malgré toute sa bonne volonté.
Majbri n'est pas Messi et Achouri n'est pas Vinicius, Mbappe ou Kane. Il faudrait donc être réaliste et ne pas exiger le paradis à des joueurs tout juste moyens. Face à des Japonais rapides et au top physiquement, il serait déjà bon, si les camarades de Skhiri arrivent à tenir le coup et à tenter l'exploit de surprendre par une créativité ou un coup de patte magique.
A l'évidence, on espère tous voir nos représentants faire honneur aux couleurs nationales et réussir un résultat probant mais, au cas contraire, une défaite même très courte serait dans la logique des choses au vu de la différence de qualité entre les forces en présence.
Jamel BELHASSEN
Fête de la musique à Goethe Institut de Tunis : Analog Africa et DJ Magrao à l’affiche
Pour célébrer la fête de la musique, le Goethe-Institut de Tunis propose, ce soir, à partir de 21h00, dans son jardin, une soirée festive et envoûtante en compagnie de Analog Africa et DJ Magrao.
Fondé en 2006 par Samy Ben Rejeb, basé en Allemagne, le label Analog Africa est devenu une référence mondiale pour la réédition de trésors oubliés des musiques africaines et sud-américaines des années 60 à 80. Nominé pour 2 Grammys en 2026 pour « Roots Rocking Zimbabwe » & « Super Disco Pirata » dans la catégorie « Meilleur album historique ».
Ses compilations, telles que « African Scream Contes »t ou « Angola Soundtrack », ont révélé au public international des grooves psychédéliques, du funk, de l’afrobeat et des sonorités rares qui font vibrer les pistes de danse. Analog Africa est reconnu pour son travail de recherche et de valorisation du patrimoine musical, transformant des morceaux longtemps restés confidentiels en véritables classiques contemporains.
Originaire de Sao Paulo, Ricardo Magrao est un passionné de vinyles. Ancien guitariste et bassiste, il s’est tourné vers le DJing dans les années 1990. Ses sets exclusivement vinyles mêlent reggae, dancehall et musiques brésiliennes, avec une sélection de morceaux rares et exclusifs. Sa passion pour les rythmes tropicaux et son énergie communicative promettent une ambiance chaleureuse et festive.
Cette soirée sera l’occasion de voyager à travers la musique internationale, de découvrir des sonorités uniques et de célébrer la musique dans toute sa diversité.
Le festival « Théâtre et Société de Siliana » : De l’art pour façonner sa ville et sa société
Par Imen Abderrahmani
Le public de Siliana renouera, à partir de demain et jusqu'au 28 de ce mois, avec le festival "Théâtre et Société", organisé par le Centre des arts dramatiques et scéniques de Siliana. Une nouvelle édition placée sous le thème de « L’art change le visage de la ville ».
Une cinquième édition, un nouveau challenge pour l’équipe du Centre des arts dramatiques et scéniques de Siliana qui fait de l’art un levier de changement sociétal et un moteur de transformation urbaine.
Organisée en partenariat avec la délégation régionale des Affaires culturelles et le Complexe culturel de la ville, cette nouvelle édition s’inscrit dans la continuité avec les précédentes éditions, construites autour d’une vision où le théâtre dépasse le simple divertissement pour devenir un espace de dialogue, de sensibilisation et de participation citoyenne et où le Centre des arts dramatiques est pensé comme un projet sociétal et un laboratoire artistique ouvert aux jeunes comme aux adultes.
Pour cette 5ème édition, le festival « Théâtre et Société » continue bel et bien sa mission, proposant un programme alliant théâtre, musique, danse, ateliers et résidences artistiques.
Le coup d’envoi sera donné, demain, à 19h00, avec au programme la présentation de la nouvelle création de l’artiste Lazhar Farhani, « La Mort », précédée d’un concert de Mariem Tarzi. La pièce « Le roman 15» (Al Riwaya 15), encadrée par Néji El Kanouati et produite par le Centre des arts dramatiques et scéniques de Siliana, sera également à l’affiche.
S'agissant du catalogue musical, il comprend les nouvelles créations d’une pléiade d’artistes qui proposent des expériences musicales aussi singulières. Au programme : Meriem Abidi, Mazen Ben Mabrouk, Nidhal Yahyaoui, le groupe « Jadhb », Seifeddine Maalouf et Nourhane Haddaoui.
Côté théâtre, le public pourra également découvrir au fil des journées « Le Livre d’Aladin » de Mokhtar Louzir, « Houma » (Testostérone) de Cyrine Gannoun, « Les fugueuses » de Wafa Taboubi, « Rar » d’Ezzedine Béchir ainsi que « Chute libre » de Noomane Hamda, programmée lors de la clôture du festival.
L’événement proposera également une « Nuit des poètes », un spectacle de cirque et une performance de danse-théâtre intitulée « Fellag », signée Haythem Boughanmi.
Place à la formation
En parallèle, plusieurs ateliers et laboratoires artistiques seront organisés. Le laboratoire permanent des arts de la marionnette, dirigé par Walid Oueslati, poursuivra ses activités, tandis qu’un nouveau laboratoire consacré aux écritures contemporaines sera lancé sous la supervision de Samia Ammami. D’autres formations porteront sur le rythme populaire, dans le cadre du projet « Croisement des arts et identité tunisienne » animé par Haythem Boughanmi, ainsi que sur la voix et la diction dans les arts de la scène, avec Mariem Abidi sont au menu de cette édition.
Avec ce catalogue riche et varié, le festival "Théâtre et Société" confirme sa volonté de faire du théâtre un moteur de cohésion sociale et un acteur du développement culturel régional.
Imen. A.
Fête de la musique : voici vos repères
À l’occasion de la Fête de la musique, célébrée le 21 juin 2026, le ministère des Affaires culturelles déploie un vaste programme de manifestations artistiques à travers l’ensemble des gouvernorats du pays. Concerts, spectacles chorégraphiques et animations son et lumière rythmeront cette édition placée sous le signe de la diversité musicale et de la proximité avec les publics.
Coordonnées par les commissariats régionaux aux affaires culturelles, les festivités mobilisent conservatoires publics, troupes locales et artistes indépendants avec un double objectif : promouvoir la scène musicale tunisienne et faciliter l’accès à la culture sur tout le territoire.
Dans un communiqué, le ministère souligne que cette programmation traduit « la volonté de soutenir le secteur musical, d’encourager la création et de consacrer le droit à la culture ». L’édition 2026 met ainsi à l’honneur aussi bien le patrimoine musical tunisien que les créations contemporaines et les expressions artistiques de la jeunesse.
À Tunis, plusieurs rendez-vous musicaux sont programmés à La Marsa, La Goulette, sur l’avenue Habib-Bourguiba, ainsi qu’à 7ay Hlel et El Hraïria. À Gabès, le club Yasser Jaradi de musique se produira au Centre culturel Mohamed-Bardeh, tandis que le conservatoire régional présentera un spectacle musical.
Kairouan accueillera le spectacle « Gourbi » de Nidhal Yahyaoui à Bab El Djellidine, ainsi que « Wattaran » d’Inès et Yassine Bouljidane. À Manouba et Ariana, les élèves des conservatoires publics de musique et de danse animeront plusieurs concerts.
Le sud du pays sera également au rendez-vous avec des spectacles à Tataouine, Médenine et Tozeur. À Sidi Bouzid, le public pourra découvrir le spectacle chorégraphique « Nafas » d’Amel Aouini ainsi que le concert « Aoutar El Midjel » de Sofiane Sfert. À Sfax, deux concerts réuniront les élèves du conservatoire Ali El Hachichi et les étudiants du Conservatoire supérieur de musique.
D’autres régions proposeront des rendez-vous variés : « Hezz El Tariq » à Ben Arous, « Latinos » à Mahdia, « Nour El Cham » à Siliana, « Chourouk » à Béja ou encore « Al Olfa Tghanni » à Bizerte.
Zaghouan misera sur une rencontre artistique animée notamment par le groupe « Flouka Band », tandis que Le Kef célébrera la musique avec une soirée intitulée « Le Kef chante… avec la mémoire de ses femmes et les rêves de ses jeunes ».
À Kasserine, la programmation associera musique classique, ateliers d’interprétation et hommage à plusieurs figures musicales de la région. Jendouba accueillera le spectacle « Musique de Khmir », alors qu’à Kebili, les clubs de musique des établissements culturels partageront l’affiche avec les artistes Boulbeba Karem et Anas Ben Saïd.
À travers plus de 25 gouvernorats et des dizaines d’événements gratuits ou accessibles à des tarifs symboliques, la Fête de la musique 2026 confirme l’ambition des autorités culturelles de démocratiser l’accès à la culture et de valoriser la richesse de la création musicale tunisienne.
Pour leur seconde apparition : Le Mexique, premier pays qualifié, le Qatar a vécu un cauchemar !
Le Mexique, l’un des trois coorganisateurs, est le premier pays à s’être qualifié pour les 16es de finale grâce à un succès 1-0 contre la Corée du Sud, jeudi à Guadalajara. Déjà vainqueurs du match d’ouverture contre l’Afrique du Sud (2-0), les Mexicains ont réussi un gros coup avec ce court succès qui leur assure la qualification, mais aussi la première place du groupe A, et donc un 16e de finale à domicile à Mexico, avant un éventuel 8e de finale toujours dans leur capitale. Une grosse erreur du gardien Kim Seung-gyu a permis aux Mexicains de marquer le seul but par l’intermédiaire de Luis Romo (50e).
Le cauchemar du Qatar
Que la fête du Mondial 2022 semble loin pour le Qatar, ancien pays organisateur. Cette nuit, le pays gazier a sombré, écrasé 6-0 par le Canada avec un triplé signé de l’ex-Lillois Jonathan David. La sélection qatarie a terminé la rencontre à neuf avec les expulsions d’Al Amin (33e) et Madibo (53e). Un calice bu jusqu’à la lie avec le but contre son camp d’Al Mannaai (75e) à Vancouver.
Un résultat nul mardi prochain face à la Suisse, qui compte également quatre points - mais une moins bonne différence de buts (+6/+3) grâce à sa victoire contre la Bosnie-Herzégovine (4-1) plus tôt à Los Angeles, suffira aux Canadiens, qui ont signé leur première victoire dans une Coupe du monde (en trois participations) pour finir en tête du groupe B.
La terrible blessure du Canadien Ismaël Koné : "J'ai entendu l'os craquer!"
Le Canadien, passé par l'OM, est sorti sur civière après un tacle d'un joueur qatari. Selon les premières informations, il pourrait souffrir d'une double fracture tibia-péroné. Son Mondial est terminé.
L'image fait froid dans le dos. La jambe tordue d'Ismaël Koné et les yeux exorbités du milieu de terrain canadien laissent penser qu'il a très vite pris conscience de la gravité de la blessure, consécutive à un tacle d'Assim Madibo, expulsé dans la foulée (le deuxième carton rouge du Qatar dans le match).
A la 51e minute de la rencontre qui se jouait à Vancouver, Koné, victime d'un coup de la part d'Assim Madibo, s'est tenu la jambe gauche avec un effroi qui a traversé les tribunes du BC Stadium. Les images furtives à la télévision ont laissé entrevoir le bas du tibia comme plié vers l'intérieur. Les soigneurs se sont précipités vers le joueur de 24 ans évoluant à Sassuolo (Italie). Après quelques minutes glaçantes, il a été évacué sur une civière mais, tout tenant un masque à oxygène, il a fait un signe à la foule comme pour la rassurer.
"On a pu entendre l'os craquer"
Son remplaçant, Nathan Saliba, a marqué un beau coup-franc quelques minutes après son entrée en jeu. Il a célébré en brandissant un maillot floqué du nom et du numéro de Koné.
Après son passage à Marseille, Ismaël Koné, 24 ans, était l'auteur d'une belle saison à Sassuolo et il faisait un match de haut niveau face au Qatar.
"Ca s'est passé devant nous et nous avons tous entendu l'os se briser", a raconté le sélectionneur du Canada Jesse Marsch. "Le joueur qatari est venu dans le vestiaire pour présenter ses excuses à Ismael. Je ne pense pas qu'il ait voulu commettre un tacle aussi violent ni provoquer une situation aussi grave, je ne lui en tiens donc pas rigueur", a dit Jesse Marsch.
"Tout le monde est un peu secoué par cette expérience, en raison de la nature de la blessure, mais aussi parce qu'Ismael est un pilier de notre équipe. Ce sera une grande perte pour nous", a-t-il enfin déploré.
Selon Fabrizio Romano, il souffrirait d'une double fracture tibia-péroné.
Biennale de Venise 2026 : Une présence tunisienne remarquée
Des arts plastiques à la danse contemporaine, la Tunisie affirme sa place au cœur de la Biennale de Venise 2026. Artistes, commissaires d’exposition et institutions tunisiennes y sont, témoignant du dynamisme et du rayonnement croissant de la scène culturelle tunisienne.
La Tunisie marque une présence remarquée à la 61ème Biennale internationale d’Art de Venise, qui se tient du 9 mai au 22 novembre 2026, ainsi qu’à la prochaine Biennale de Danse prévue du 17 juillet au 1er août.
Cette visibilité témoigne de l’intégration croissante des créateurs tunisiens dans les grands rendez-vous mondiaux de l’art contemporain, où ils occupent désormais des rôles de premier plan.
La Franco-Tunisienne Myriam Ben Salah figure parmi les personnalités les plus en vue de cette édition. Née en 1985 et ayant grandi à Tunis, elle a été désignée commissaire en chef du Pavillon français. Ancienne responsable des projets spéciaux au Palais de Tokyo à Paris et co-organisatrice de la biennale Made in L.A., elle dirige depuis 2020 The Renaissance Society à Chicago, l’une des institutions les plus influentes de l’art contemporain.
Elle a été choisie par l’artiste franco-marocaine Yto Barrada pour assurer le commissariat de son exposition « Comme Saturne ». Cette collaboration repose sur une proximité intellectuelle et politique, nourrie par des histoires familiales marquées par les engagements sociaux, l’exil et les luttes collectives.
Dans l’exposition internationale principale « In Minor Keys », dirigée par la curatrice suisso-camerounaise Koyo Kouoh, la Tunisie est également présente à travers l’artiste Amina Saoudi Aït Khay. Née à Casablanca en 1955 et installée depuis de nombreuses années à Sousse, elle expose une série de tapisseries monumentales et de peintures sur soie réalisées dans une démarche d’improvisation libre.
Ses œuvres, profondément inspirées des héritages amazighs et des paysages tunisiens et marocains, occupent une place de choix au pavillon central des Giardini, l’un des espaces emblématiques de la Biennale.
Présence chorégraphique et photographique
La création chorégraphique tunisienne est elle aussi à l’honneur. Le jeune chorégraphe Amine Mazhoud, installé à Bruxelles et diplômé de l’école P.A.R.T.S., fait partie des trois lauréats mondiaux du prestigieux programme Biennale College Choreographers.
Après une résidence de création à Venise sous la direction du chorégraphe britannique Wayne McGregor, il présentera le 29 juillet au Teatro alle Tese une nouvelle pièce explorant les notions de temps et de mémoire, en résonance avec le thème de cette édition : « Time Does Not Exist ». Une première mondiale qui confirme l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes tunisiens ouverts aux expérimentations et aux dialogues internationaux.
La présence tunisienne se prolongera à l’automne avec la participation du cinéaste Younès Ben Slimane à la Biennale de l’Image en Mouvement (BIM’26), grâce au soutien de la Fondation Kamel Lazaar. Son œuvre sera exposée à Venise après une première présentation à Jaou Tunis, organisée du 14 octobre au 15 novembre 2026.
Cette collaboration entre la Fondation Kamel Lazaar et le Centre d’Art Contemporain Genève permettra, pour la première fois, à la Biennale de l’Image en Mouvement de sortir de Suisse et de s’installer à Tunis dans le cadre de la huitième édition de Jaou.
De Venise à Tunis, ces initiatives illustrent le dynamisme d’une scène artistique tunisienne qui s’affirme de plus en plus comme un acteur incontournable des échanges culturels entre l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée. Par leur créativité et leur engagement, les artistes et professionnels tunisiens contribuent à écrire une nouvelle page de l’histoire culturelle contemporaine du pays sur la scène internationale.
Lotfi Achour avec sa « Chamade » Journées de l’industrie cinématographique d’Amman
Le projet de long-métrage tuniso-français « La Chamade », réalisé par Lotfi Achour et produit par Sébastien Hussenot, a été sélectionné pour participer aux plateformes de pitch des Journées de l’industrie cinématographique d’Amman (AFID), dans le cadre de la 7ème édition du Festival international du film d’Amman – Awal Film (AIFF).
Ce projet, coproduit par Artistes Producteurs Associés (A.P.A., Tunisie) et La Luna Productions (France), bénéficie du soutien de l’Aide aux cinémas du monde du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC, France). Il sera présenté lors des Journées de l’industrie cinématographique d’Amman qui se dérouleront du 27 juillet au 1er août 2026, en marge de la 7ème édition du festival prévue du 26 juillet au 3 août prochains sous le thème « Beyond the Frame » (Au-delà du cadre).
Selon la newsletter du festival parvenue lundi, le film figure parmi les projets retenus dans la catégorie des « Projets arabes en développement », aux côtés de productions en provenance de Jordanie, d’Égypte, du Liban, de Syrie, de Libye et d’Arabie saoudite, à la suite d’un appel à candidatures qui a enregistré 154 projets soumis à l’échelle de la région.
Les cinéastes sélectionnés présenteront leurs projets devant un jury de professionnels de l’industrie qui réalisera une évaluation de leur vision artistique et de leur originalité, afin d’attribuer des prix financiers et en nature.
Selon Bassam Alasad, responsable du développement de l’industrie, de l’innovation et des partenariats stratégiques à l’AIFF et directeur des AFID, cette sélection témoigne d’une croissance tant en quantité qu’en qualité, abordant des thématiques telles que l’impact des déplacements, le poids de la mémoire et la fragilité de l’appartenance.
Outre les séances de pitch, le programme des AFID proposera des masterclasses, des sessions de formation et des panels de discussion destinés à encourager la collaboration et le développement professionnel des cinéastes arabes.
Rencontres de la narratologie à Médenine : les liens entre architecture et récit en débat
La 12ème édition des Rencontres de la narratologie de Médenine se tiendra les samedi 20 et dimanche 21 juin 2026 sous le thème « Les arts de l’architecture dans les modèles narratifs de Médenine ».
Organisé par l’association « Arrabitah Alqalamiyah » (La Ligue de la Plume) de Médenine, l’événement bénéficie du soutien de la délégation régionale des Affaires culturelles, de la municipalité et du gouvernorat de Médenine. Cet événement vise à enrichir la vie culturelle locale et à approfondir la réflexion sur le développement régional à travers la science et la littérature, selon le coordinateur scientifique de cette édition, El Hachmi Hussein.
Dans une déclaration à la correspondante de l’agence TAP, le coordinateur scientifique a précisé que cette édition a choisi de rendre hommage aux fondateurs de l’association créée en 2015.Les travaux se concentreront exclusivement sur les écrits de ces auteurs fondateurs, qui serviront de base à des lectures critiques menées par de jeunes chercheurs d’universités tunisiennes et de l’étranger, a-t-il souligné. Ces contributions seront réparties sur quatre sessions scientifiques durant les deux jours du colloque.
Le coordinateur a indiqué que ces œuvres narratives explorent différentes structures : l’architecture de l’écriture, la représentation, l’imagerie à travers diverses expériences critiques, la narration poétique ainsi que l’archéologie.
Le programme comprend la présentation et la lecture critique de plusieurs ouvrages : « Visite des plages du gouvernorat de Médenine » de Hédi Berregab, « Les dernières chansons sur les ports du départ » de Hédi Othmani, « Méditations facebookiennes » de Ridha Hammoudi, « Mais c’est arrivé, Safia… » de Fethi Rahmani, « Inscriptions et motifs de Jebel Dahar » d’El Hachmi Hussein et Ali Thabti, « Le Ksar de Médenine, l’étreinte chaleureuse des Ouerghemma » de feu Mohamed Ayadi El Ouni, et « De Ben Guerdane » de feu Mohamed Ennaceur Betaieb.
La lecture sera également consacrée aux romans « Visions » de Zeineb Jouili, « Les Accusés » de feu Salem Damdoum et « Soixante » d’Abdelaziz Ghezal.
Par ailleurs, afin de promouvoir le Géoparc du Dahar, une visite d’exploration sera organisée au Jebel Tebaga, le samedi de 15h00 à 21h00. Selon la description officielle publiée sur le site de l’UNESCO, cette formation rocheuse de 12 kilomètres constitue l’unique affleurement de Permien supérieur marin à l’échelle de l’Afrique et figure sur la liste indicative du patrimoine mondial depuis 2016.
Véritable musée à ciel ouvert protégé par l’Office National des Mines, le site abrite des roches carbonatées et des fossiles rares, dont des fusulines et le seul trilobite de Tunisie (Pseudophillipsia azzouzi), témoins de la dynamique du jeune océan téthysien avant la grande extinction de masse d’il y a 250 millions d’années.
Cette initiative combine le tourisme culturel et environnemental avec les dimensions scientifiques, académiques et créatives. Selon le Dr Hussein, la Ligue cherche ainsi à lier la recherche scientifique aux opportunités d’investissement concret dans une région caractérisée par l’aridité de son climat mais riche par la créativité de ses plumes.
Le Quotidien avec TAP
















