Mariza enchante Hammamet avec un fado entre émotion et modernité
Dès son entrée sur scène, les mots semblent suspendus. La présence de Mariza impose immédiatement le silence et l’émotion. Le public de la 60ᵉ édition du Festival international de Hammamet a vécu un moment hors du temps avec l’une des grandes voix du fado contemporain, venue présenter son dernier album, « Amor », dans une parenthèse musicale empreinte de grâce.
Silhouette élégante, robe lumineuse, voix profonde et interprétation habitée : Mariza possède cette aura rare des grandes artistes. Sur la scène du théâtre de Hammamet, elle a offert un voyage au cœur de la musique portugaise, entre fidélité aux traditions et ouverture vers la modernité, porté par la poésie, la mélancolie et la beauté.
La force de son spectacle réside autant dans sa voix que dans la sobriété de sa mise en scène. Une lumière douce, une scénographie épurée et une atmosphère intimiste ont enveloppé le public dans un écrin propice à l’écoute et à la contemplation. Mariza invite à ressentir l’amour, la mémoire, les liens humains et les émotions qui traversent l’existence.
Plus qu’un simple concert, sa prestation s’apparente à un récit partagé. Entre chaque chanson, l’artiste prend le temps d’échanger avec son public, racontant des souvenirs, évoquant la vie, les relations humaines et les expériences qui façonnent son parcours. Avec sincérité et bienveillance, elle alterne portugais, anglais et quelques mots en français, créant une proximité particulière avec les spectateurs.
Accompagnée de quatre musiciens, elle joue avec les nuances de sa voix, parfois en retirant le micro pour laisser résonner naturellement ses interprétations. Dans le cadre enchanteur du Festival international de Hammamet, sous la lune et au contact de la nature environnante, son spectacle prend une dimension presque magique.
Dès les premières notes de « Enstranha Forma de Vida », titre choisi pour ouvrir la soirée, Mariza plonge l’assistance dans l’univers profond du fado, cette musique née dans les quartiers populaires de Lisbonne et devenue un patrimoine culturel mondial.
Tout au long du concert, elle alterne grands classiques et titres plus récents, parmi lesquels « Julia Florista », « Há Palavras », « Barco Negro » et « Onde Vais ». Près d’une quinzaine de chansons composent un voyage émotionnel qui s’achève avec « Maria Joana », sous les applaudissements d’un public debout, désireux de prolonger l’instant.
Les intermèdes occupent également une place essentielle dans son spectacle. Anecdotes, touches d’humour, jeux de mots et échanges spontanés renforcent cette relation privilégiée avec les spectateurs. La richesse des arrangements, mêlant instruments traditionnels et sonorités contemporaines, accompagne cette interprétation à la fois puissante et délicate.
Née au Mozambique et élevée dans le quartier lisboète de Mouraria, berceau historique du fado, Mariza a été profondément marquée par cette tradition musicale. Elle l’a ensuite réinventée pour lui donner une portée universelle, sans jamais en perdre l’âme.
Figure majeure de la scène portugaise, reconnue à travers le monde, elle s’est produite dans les plus grandes salles d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Récompensée par de nombreux disques de platine et plusieurs nominations aux Grammy Awards, elle incarne un fado en constante évolution, capable de se renouveler tout en préservant son identité.
Avec « Amor », présenté en exclusivité en Afrique et dans le monde arabe, Mariza ouvre une nouvelle étape de sa carrière, toujours guidée par la même quête : transformer les émotions humaines en musique universelle.
Festival international de Hammamet: Salif Keïta fait vibrer les mémoires
Quand Salif Keïta chante, les frontières s'effacent. À Hammamet, sa voix a réuni les peuples, les mémoires et les générations dans un concert où l'Afrique s'est racontée avec force et élégance.
Certaines soirées dépassent le simple cadre du spectacle pour devenir des instants de mémoire. Celle du 31 juillet 2026 en est une. En accueillant Salif Keïta sur la scène du Festival International de Hammamet, le théâtre de plein air a renoué avec l'une de ses plus belles vocations : être un lieu de dialogue entre les cultures et une passerelle ouverte sur les musiques du monde.
La date n'avait rien d'anodin. Le 31 juillet marque également l'anniversaire de la création de ce théâtre mythique qui, depuis six décennies, fait de l'éclectisme artistique sa signature. Une heureuse coïncidence pour cette 60ème édition, placée sous le slogan « Endless Memories », qui a trouvé, dans la voix du chanteur malien, une résonance toute particulière.
Le temps d'une soirée, l'Afrique s'est racontée en musique. Une Afrique généreuse, vivante, multiple, où les rythmes deviennent un langage commun et où chaque chanson rappelle que les peuples partagent bien plus que des frontières.
Face à un théâtre comble, près de deux heures de musique se sont succédé sans jamais rompre le lien avec un public venu autant écouter qu'éprouver. Parmi les invités figuraient la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, la gouverneure de Nabeul, Hana Chouchani, l'ambassadeur du Mali, Moussa Soro Sy, l'ambassadeur du Sénégal, Moustapha Sow, ainsi que l'ambassadeur du Burkina Faso, Apollinaire Sawadogo.
"Vive la Tunisie ! Vive l'Afrique!"
L'ouverture donne immédiatement le ton. Une voix s'élève dans la pénombre, presque comme une invocation. Peu à peu, les musiciens prennent place. Deux guitares électriques, une basse, des percussions et plusieurs instruments traditionnels maliens tissent une matière sonore dense et chaleureuse. Deux choristes, remarquables de justesse et d'énergie, viennent enrichir cet ensemble où tradition et modernité dialoguent naturellement.
Puis apparaît Salif Keïta.
Sans effet spectaculaire, presque en silence. Drapé d'un boubou rouge flamboyant, coiffé d'un chapeau blanc, il rejoint son micro sous les applaudissements d'un public déjà conquis. Quelques pas suffisent pour imposer une présence. Chez lui, le charisme ne tient ni au geste ni à l'exubérance, mais à cette voix immédiatement reconnaissable, profonde, lumineuse, capable de suspendre le temps dès les premières notes.
Le concert s'ouvre avec « Mama ». Dès les premiers applaudissements, l'artiste interrompt un instant le fil musical pour adresser un hommage appuyé à la Tunisie. Il rappelle avoir reçu, il y a plusieurs années, l'Ordre national du Mérite, distinction qu'il évoque avec émotion, avant de déclarer : « Vive la Tunisie ! Vive l'Afrique ! » Une déclaration accueillie par une longue ovation.
Avec son humour habituel, Salif Keïta explique ensuite qu'il chantera une grande partie du concert assis, conformément aux recommandations de ses médecins. L'autodérision fait sourire la salle. La suite démontrera que l'essentiel est ailleurs. Sa voix suffit à remplir tout l'espace.
Les classiques s'enchaînent avec une évidence presque désarmante : « Dery », « Yamoré », « Tonton », « Papa », « Tekeré »... Autant de titres qui traversent les générations et rappellent pourquoi Salif Keïta demeure l'une des figures majeures de la musique africaine contemporaine.
Mais, voila avec les premières notes de « Madan », le public est invité à rejoindre les artistes sur scène. En quelques instants, les marches du théâtre se remplissent. Les générations se mêlent, les langues s'oublient, les corps suivent le même rythme. Musiciens, chanteurs et spectateurs ne forment plus qu'une seule communauté portée par la musique.
Sous les applaudissements, les tambours et les dernières envolées des instruments traditionnels africains, le rideau tombe sur une soirée fidèle à l'histoire du Festival International de Hammamet.
Imen.A.
Festival de la culture et des arts de Jerash en Jordanie: Une participation tunisienne remarquable
L’artiste tunisienne Dorsaf Hamdani, aux côtés de la Troupe nationale des arts populaires, s’est produite, jeudi soir, sur la scène mythique du Théâtre nord dans le cadre du 40ème Festival de la culture et des arts de Jerash en Jordanie (23 juillet – 2 août 2026).
Cette soirée a constitué une célébration de l’art tunisien, alternant entre la douceur de la voix de Dorsaf Hamdani qui a présenté « un voyage musical exceptionnel évoquant les chefs-d’œuvre du tarab arabe authentique et célébrant la beauté du patrimoine musical arabe dans un style alliant authenticité et vision artistique contemporaine », selon le site officiel du festival, et les spécificités culturelles de la danse populaire tunisienne, considérée comme l’un des composantes du patrimoine culturel immatériel du pays.
La Troupe nationale des arts populaires a offert au public un spectacle varié comprenant des tableaux chorégraphiques modernes ainsi que d’autres puisées des archives de la troupe du début des années 60. Ces tableaux ont reflété la richesse du patrimoine musical et civilisationnel des différentes régions tunisiennes, aux niveaux de la musique, de la danse et du costume traditionnel.
Outre cette soirée artistique, la Tunisie a été représentée lors de cette édition du festival par plusieurs acteurs culturels, parmi lesquels la directrice du Tunis International Center for Digital Cultural Economy, Salwa Abdelkhalek (TICDCE), représentant le ministère des Affaires culturelles, ainsi que le promoteur de la startup incubée par le centre, “DM Nova”, Iheb Lourimi.
Cette participation intervient suite à l’invitation de l’ambassade de Tunisie en Jordanie. Elle vise à faire connaître l’expérience tunisienne dans les domaines de la culture, des industries culturelles et créatives, et de l’économie culturelle numérique, à consolider les relations bilatérales entre les deux pays.
Il s’agit également d’explorer les horizons de la coopération et les futurs partenariats pour le développement de projets communs axés sur la protection du patrimoine, sa valorisation et l’utilisation de la technologie à son service, d’après un communiqué publié par le centre.
Cette édition du festival, organisée sous le slogan « Un héritage qui s’étend… des générations qui se rencontrent », a vu la participation de plusieurs troupes d’arts populaires du monde arabe pour célébrer le patrimoine culturel de leurs pays, ainsi que la présence de nombreux artistes étrangers et arabes, dont l’artiste libanaise Mejda El Roumi, qui animera le concert de clôture du 60e Festival international de Carthage le 19 août prochain.
Festival international de Carthage: Quand le flamenco raconte l’Andalousie
Le Ballet Flamenco de Andalucia a transporté le public de Carthage au cœur de l’Andalousie avec "Tierra Bendita", un spectacle où danse, musique et chant célèbrent toute la richesse d’un patrimoine vivant.
Pour sa dixième soirée, la 60ème édition du Festival international de Carthage a poursuivi son ouverture aux grandes expressions artistiques du monde en consacrant une soirée au flamenco, l’un des emblèmes culturels les plus puissants de l’Espagne.
Organisée en partenariat avec l’Ambassade du Royaume d’Espagne en Tunisie, cette soirée s’est déroulée en présence de Son Excellence Isidro Gonzalez Afonso, ambassadeur du Royaume d’Espagne en Tunisie, ainsi que de plusieurs ambassadeurs et représentants du corps diplomatique.
À cette occasion, le Ballet Flamenco de Andalucia, dirigé par la chorégraphe Patricia Guerrero, a présenté "Tierra Bendita" (« Terre bénie »), une création qui célèbre l’Andalousie à travers ses paysages, ses traditions et son héritage culturel.
Pensé comme une fresque chorégraphique, l'oeuvre entraîne le spectateur dans un voyage à travers les différentes provinces andalouses. Chaque tableau fait écho à un territoire, à une mémoire ou à un mode de vie. Les chants des campagnes répondent aux rythmes des ports de pêche, tandis que les fêtes populaires et les traditions locales prennent vie dans une succession de tableaux où danse, musique et chant dialoguent avec une grande fluidité.
Le spectacle rappelle également que le flamenco est le fruit d’un métissage culturel séculaire. Héritier d’influences multiples, cet art a su traverser les époques sans jamais perdre son identité, conciliant fidélité à la tradition et création contemporaine.
La force du geste et du rythme
Sous la direction artistique de Patricia Guerrero, la création conjugue virtuosité technique et intensité émotionnelle. Les danseurs déploient une gestuelle précise et expressive, portée par une écriture chorégraphique qui renouvelle les codes du flamenco tout en respectant son essence.
La scénographie, volontairement épurée, met en valeur les interprètes, tandis que les costumes, dominés par le rouge, le noir, le blanc et des nuances dorées, prolongent l'expressivité des mouvements et renforcent la dimension théâtrale des différents tableaux.
Au cœur du spectacle, le zapateado, véritable signature du flamenco, impose sa puissance. Les frappes de pieds deviennent un instrument de percussion dialoguant avec les guitares, les voix et les percussions, créant une tension rythmique d'une remarquable intensité.
La direction scénique et la chorégraphie sont signées Patricia Guerrero. La création musicale est assurée par Jesus Rodriguez et José Luis Medina, avec des compositions d'Amparo Lagares, David « Chupete » et Manuel de Ginés. Eduardo Leal signe plusieurs chorégraphies, tandis que le poème "Fiesta en la Gloria" de Manuel Benitez Carrasco apporte une dimension poétique supplémentaire à cette célébration de l'Andalousie.
Sur scène, Adriana Gómez, Alberto López, Alejandro Fernandez, Alicia Gavilan, Alvaro Aguilera, Angel Farina, Araceli Munoz, Arturo Fajardo, Claudia « La Debla », Hugo Aguilar, María Carrasco, Natalia Alcalá et Sofía Suárez ont séduit par leur précision, leur énergie et leur présence scénique.
À leurs côtés, les chanteurs Amparo Lagares et Manuel de Ginés ont donné toute sa profondeur émotionnelle au spectacle, soutenus par les guitares de Jesus Rodriguez et José Luis Medina ainsi que par les percussions de David « Chupete ».
Avec "Tierra Bendita", le Ballet Flamenco de Andalucia a offert au public bien plus qu'un spectacle : une immersion dans l'âme de l'Andalousie, où mémoire, identité et création dialoguent avec une rare intensité.
Cette soirée a également confirmé la vocation du Festival international de Carthage à faire de sa scène un espace de rencontre entre les cultures, où les patrimoines du monde se croisent et se répondent dans un même élan artistique.
Sami Yusuf à Carthage : une célébration musicale entre spiritualité et dialogue des cultures
Le Théâtre antique de Carthage a vibré, le 1er août, au rythme de la musique spirituelle et universelle de Sami Yusuf. Pour la 11ᵉ soirée du Festival international de Carthage, l'artiste britannique d'origine iranienne a offert au public une prestation exceptionnelle, mêlant traditions orientales, influences occidentales, sonorités classiques et inspiration soufie.
Né en Iran et grandi à Londres, Sami Yusuf est aujourd'hui l'une des figures majeures de la musique spirituelle contemporaine. Chanteur, compositeur et multi-instrumentiste, il a construit un répertoire où se rencontrent différentes cultures et où dominent des messages de paix, de fraternité et d'espoir.
Ce concert marquait sa première apparition sur la scène mythique de Carthage et son retour en Tunisie depuis 2012. Il s'inscrivait dans le cadre d'une tournée mondiale avec le Fons Sophiae Collective, ensemble artistique fondé par l'artiste, dont le nom signifie « Fontaine de la sagesse ».
Entouré d'une trentaine de musiciens et choristes venus de plusieurs pays, Sami Yusuf a livré un spectacle d'une grande ampleur, à la croisée de la performance musicale et de la méditation. Les voix de la Marocaine Nabila Maan, d'Ismaïl Boujia et de l'Espagnol Isra Moro ont enrichi une soirée placée sous le signe du dialogue des cultures.
Le concert s'est ouvert dans une atmosphère intimiste avec des vocalises accompagnées de percussions orientales et de deux qanuns, avant de s'élargir avec « Wallahi ma tala'at shamsun wa la gharabat », célèbre poème soufi d'Al-Hallaj mis en musique par Omar Khayrat. La pièce a progressivement intégré des influences flamenco ainsi que des passages en espagnol et en latin.
Parmi les moments forts figurait « Veritas », une œuvre mêlant textes mystiques occidentaux et orientaux, présentée dans sa version intégrale pour la deuxième fois depuis sa création en 2021. « C'est la première fois que je me produis dans le Théâtre antique de Carthage, et je mesure pleinement le privilège que cela représente », a déclaré Sami Yusuf, visiblement ému.
L'artiste a ensuite enchaîné plusieurs titres emblématiques, dont « Madad », « Lifting the Veil », « Hasbi Rabbi » et « Ilanaha », ainsi qu'une version revisitée du mouachah andalou « Lama Bada Yatathanna ». Il a également interprété une pièce dédiée au peuple de Gaza, inspirée des vers du poète Mahmoud Darwich et portée par des accents de dabké palestinienne.
Autre moment marquant : « Un Corazón Bailando », extrait de l'album "Alma: When Paths Meet" (2024), où flamenco espagnol, mawwals marocains, héritage andalou et influences azerbaïdjanaises se répondent dans une fusion musicale originale.
Pour clôturer la soirée, Sami Yusuf et son ensemble ont interprété pour la première fois en concert « Ecstasy », titre phare de son dernier album éponyme, fruit de dix années de création selon l'artiste. Une longue ovation a salué cette prestation qui illustre pleinement l'esprit du Festival international de Carthage : un espace ouvert aux cultures, aux traditions et aux expressions artistiques du monde.
EST : Le Péruvien Jésus Castillo, nouvelle recrue
L'Espérance de Tunis, à la recherche de nouvelles recrues étrangères pour remplacer le départ des Ogbelu, Diakite, Sasse, Keita, etc …, a réussi ce dimanche à engager le Péruvien Jesús Abdallah Castillo Molina, connu sous le nom de Jesús Castillo, 25 ans, qui occupe le poste de milieu défensif.
International, il a livré son dernier match avec la sélection de son pays en mars dernier. Les deux autres étrangers attendus, Belaili et Ribeiro, devraient signer leurs contrats aujourd'hui.
J.B
En amical : Le CA s'impose face au CAB (2-0)
Sur son lieu de stage à Ain Drahem, le Club Africain a battu dimanche matin, en match de préparation, le CA Bizertin par 2 à 0.
Les buts ont été marqués par Sadok Kadida et Gaith Zaalouni. C'était là la seconde victoire des Clubistes après celle remportée par à l'US Khemir 10 à 0.
J.B
Ancien joueur et dirigeant au CAB : Hatem Chaâbane tire sa révérence
Le tout Bizerte pleure l’un de ses plus fidèles serviteurs. Hatem Chaâbane, ancien handballeur et dirigeant cabiste, le club qu’il a servi pendant de très longues années, vient de tirer sa révérence après un long combat contre la maladie.
Ancien gardien de but de l’équipe cabiste de handball, Hatem Chaâbane a rejoint, dès la fin de son parcours de joueur, l’équipe dirigeante du club pour occuper le poste de président de section de handball puis de basketball en plus d’autres tâches qui touchent à la bonne marche du club.
Nos sincères condoléances à tous les Cabistes, à l’épouse du défunt, ses enfants, son frère Chokri et ses sœurs Behija et Najwa.
Paix à son âme.
K.Z.
Météo : Alerte canicule dans les grandes villes italiennes, lundi 3 août
Les grandes villes italiennes, du nord au sud de la péninsule, ont été placées dans leur quasi-totalité en alerte rouge pour la journée de lundi 3 août, en raison d’une nouvelle vague de chaleur touchant l’Europe, selon le dernier bulletin samedi du ministère de la Santé.
Sur un total de 27 grandes villes, seules deux – Reggio de Calabre, dans l’extrême sud de la Botte, et Messine qui lui fait face, en Sicile, n’ont pas été classées en alerte rouge ou niveau 3, le plus élevé, lundi.
Les températures maximales ressenties pourraient ainsi atteindre jusqu’à 39°C à Naples, 38°C à Florence et Palerme ou encore 37°C à Rome. Dans le nord du pays, 36°C sont prévus à Turin, Trieste ou Venise.
Après avoir touché l’Europe de l’Ouest en début de semaine dernière, une nouvelle vague de chaleur s’est abattue depuis vendredi sur l’Europe centrale, où les températures pourraient atteindre jusqu’à 41°C dans les prochains jours.
Depuis ce samedi, 19 des grandes villes italiennes ont été classées au niveau d’alerte 3 : Bolzano, Campobasso, Civitavecchia, Florence, Frosinone, Latina, Pérouse, Rieti, Rome, Turin, Viterbe, Bologne, Brescia, Cagliari, Milan, Naples, Pescara, Venise et Vérone. S’y ajouteront dimanche Catane, Gênes, Palerme et Trieste, avant Ancône et Bari lundi.
Notons que les villes du Sud, plus proches de la Tunisie, sont moins touchées par cette canicule annoncée.
EST : Youssef Blaili a fini par accepter les conditions de l'Espérance !
Entre l'Espérance et Youssef Blaili, la raison a fini par l'emporter. Après la visite médicale passée avec succès, la commission médicale de l'Espérance a estimé que l'Algérien ne pouvait être compétitif avant trois mois. De son côté l'administration des Sang et Or a jugé logique de proposer un contrat d'une année uniquement et qui ne prend effet qu'à partir de la date de la fin de la suspension, alors que le joueur s'attendait à un bail de deux ans.
Blaili a demandé une période de réflexion et a fini par acquiescer. Ainsi, les deux parties se sont mises d'accord et la signature du contrat devrait avoir lieu lundi prochain.
Voilà un feuilleton qui n'a que trop duré et qui connaît son dénouement après une longue période d'hésitation et de tergiversation.
J.B
S’agit-il d’un "nouveau Mohamed Salah" : Qui est le crack égyptien Hamza Abdelkarim, auteur d'un doublé en amical avec le Barça?
Auteur d'un doublé face à Birmingham vendredi lors d'un match amical, l'attaquant égyptien Hamza Abdelkarim (18 ans) a déjà marqué pour ses premiers pas avec l'équipe première du FC Barcelone. Présent lors du dernier Mondial, le jeune talent rêve d'un destin à la Mohamed Salah.
Voilà de quoi marquer des points à l'aube de sa première saison avec le Barça. Sélectionné par l'Égypte lors de la dernière Coupe du monde, Hamza Abdelkarim s'est définitivement engagé avec le FC Barcelone cet été. Arrivé l'hiver dernier sous la forme d'un prêt en provenance d'Al-Ahly, l'attaquant de 18 ans a signé jusqu'en 2029 avec le club catalan. Ce vendredi soir, le jeune talent a inscrit un doublé lors d'un match amical face à Birmingham (2-2, défaite 3-2 aux tirs au but).
Surnommé le "nouveau Mohamed Salah"
Durant ses premiers mois à Barcelone, Hamza Abdelkarim a évolué avec les U19, marquant à six reprises en 11 matches disputés. L'occasion pour lui de participer au titre de champion de son équipe. Surnommé le "nouveau Salah", Abdelkarim est considéré comme l'un des talents les plus prometteurs du football africain. Si Abdelkarim est comparé à son illustre aîné, qu'il a côtoyé durant le Mondial, c'est surtout pour son apport potentiel au football égyptien, plus que pour le style de jeu.
Numéro 9, le joueur du Barça est capable de décrocher pour participer à la construction du jeu, se montrant souvent décisif dans le dernier tiers de terrain. Ses performances avec les U19 du club catalan avaient convaincu Hossam Hassan de le convoquer pour la Coupe du monde, même s'il n'avait pas encore joué en première division.
Durant le Mondial, Abdelkarim a été utilisé dans un rôle de remplaçant, entrant en jeu pour quelques minutes lors de quatre matchs. Le buteur a pu partager le terrain avec Mohamed Salah. "Il m'a apporté un soutien incroyable dès le premier jour", avait confié Abdelkarim, en marge de la Coupe du monde. "Il partage constamment son immense expérience avec tout le monde. J'essaie d'en tirer le maximum d'enseignements; sa carrière est véritablement légendaire, et jouer à ses côtés est un rêve devenu réalité."
Le journal AS rapporte que l'attaquant égyptien a montré une "attitude irréprochable" depuis son arrivée à Barcelone. "Vous pouvez voir qu'il a beaucoup de potentiel, comme pour les autres joueurs", a commenté Hansi Flick à son propos.
Face à Birmingham, Hamza Abdelkarim a d'abord inscrit un penalty (42e) - qu'il a lui-même obtenu - pour égaliser. Il a ensuite surgi à l'heure de jeu pour envoyer le ballon au fond des filets, après une erreur du gardien adverse. "Marquer des buts avec ce maillot, c'est une sensation complètement différente", a réagi l'intéressé.
« Aïta Mon Amour » de Widad Mjama & Khalil Epi: Un son atemporel
Rarement un chant musical est capable de transporter autant le public dans une atmosphère aussi méconnue, nouvelle, saisissante. Avec « Aïta mon amour », l’artiste marocaine Widad Mjama emmène ses auditeurs dans des chants peu communs, exotiques, nouveaux. La soirée du 30 juillet 2026 a été consacrée à l’immense culture marocaine des « Chikhates » et leur chant ancestral d’« El Aïta ».
Au théâtre de Hammamet, c’est un florilège de « Aïtaat » qui a résonné sur 1h30 de show. L’énergie était, dès le départ, palpable, flottante dans l’air. Face à une double prestation remarquable, le public se retrouve conquis par le répertoire de ce duo d’artistes incomparable. La performance de Widad est complétée par le multi-instrumentaliste Khalil Hentati, alias Epi, qui, grâce à sa touche, a donné une dimension totalement contemporaine au show. Un travail conçu à deux avec un ensemble de musiciens, et qui ne cesse de se faire connaître dans le monde : plus de 120 spectacles ont déjà été donnés dans plusieurs pays. Passage à Hammamet oblige et attendu : les spectateurs curieux et connaisseurs étaient au rendez-vous.
Une combinaison rare fusionne histoire d’une nation, résistance féminine, et transmission d’un patrimoine culturel immatériel qu’est le chant de la « Aïta ». Un savoir – faire féminin, qui, en théorie, appartient à une génération de femmes artistes, militantes, malgré elles, résistantes, sous la colonisation. Battantes, elles fédéraient et attiraient les foules dans un univers masculin et dans une époque de l’histoire où les femmes n’étaient pas affranchies. Symbole d’unicité, les « Chikhates » célébraient également la vie et les origines.
Widad Mjama ponctuait sa liste par des anecdotes racontées en dialecte marocain à propos de l’essence de cet cette musique locale, qui s’exporte au-delà des frontières, notamment grâce au travail d’Epi et Mjama mais également à travers des films et documentaires visant à conserver ce patrimoine et à le valoriser.
Les « Aïtaat », c’est avant tout une histoire de transmission, qui a déjà été faite de génération à une autre. Ce chant d’un autre temps, un des plus anciens du Maghreb, s’est perpétué mais commençait à perdre de sa valeur, à se disperser, jusqu’à ce qu’il trouve comme canal de diffusion ou support « les arts » et les créations. Une génération d’artistes, avec, à leur tête Mjama et Epi s’y sont intéressés et l’ont remis au goût du jour. Danse, musique, concerts, ou films, les « Aïtaat » perdurent et retrouvent leur éclat de nos jours dans différentes configurations artistiques. Widad Mjama a enchaîné sur scène avec des morceaux comme « El Wed Wed », « Sidi Hmed », « Haajti », « Amala » ou « Sebti ». Une quinzaine de morceaux revisités par des sons électro. Soigneusement maîtrisés par Epi.
Les artistes ont rappelé l’importance de ce savoir sous le joug de la colonisation. Il a proliféré dans des périodes troubles de répression, d’affrontements, de guerre. « El Aïta » fut un outil de résistance et de survie pour faire face à la colonisation. Cet art, pratiqué dans le temps par des femmes était considéré comme un acte avant-gardiste et libérateur. Le duo était entouré par les deux musiciens Amine Ouardini et Rchid Abidine, rencontrés au tout début du processus de recherche autour de la « Aïta » au Maroc, en 2022. Une chanson reprise, composée par Marcel Khalifé et interprétée par Oumaima Khalil nommée « Al Aèd » a été interprétée sur scène par le duo. Une manière de diversifier le répertoire. Ce show a été réalisé par une équipe soudée d’une dizaine de musiciens et professionnels de la musique.
Walid Tounsi retrouve la scène de Boukornine pour un retour très attendu
Le public de Hammam-Lif a retrouvé, le 30 juillet, une voix qui lui est chère : celle de Walid Tounsi. L’artiste a ainsi renoué avec une scène sur laquelle ses précédents passages ont marqué la mémoire du festival.
Depuis ses débuts, Walid Tounsi s’est imposé comme l’une des figures emblématiques de la chanson populaire tunisienne. Grâce à sa voix reconnaissable et à son style singulier, il a contribué à valoriser le mezoued et à l’inscrire durablement dans le paysage musical national. Ses chansons, qui évoquent tour à tour l’amour, la joie, la séparation et la nostalgie, ont accompagné plusieurs générations et sont devenues des incontournables des fêtes et des soirées tunisiennes.
Dès son apparition sur la scène du Théâtre de plein air de Boukornine, l’artiste a été accueilli par les applaudissements chaleureux d’un public venu nombreux pour célébrer son retour. Une vague d’enthousiasme a rapidement gagné les gradins, où les spectateurs ont chanté, dansé et repris en chœur les refrains de ses titres les plus populaires, comme si les années d’absence n’avaient jamais altéré la complicité qui les unit à l’artiste.
Au cours de la soirée, Walid Tounsi a offert à son public un bouquet de chansons populaires et sentimentales puisées dans son riche répertoire. Il a notamment interprété « Malek Rouhi », « Nhebbek Ya Majnoun » et « Alech Ya Ness », des titres largement repris par les festivaliers dans une ambiance festive et conviviale.
L’un des temps forts du concert a été l’hommage rendu à Salah Farzit. À travers un florilège de ses chansons, Walid Tounsi a salué le parcours et l’héritage de cette grande figure de la chanson populaire tunisienne. Cette séquence, empreinte d’émotion et de reconnaissance, a été particulièrement appréciée par le public, qui lui a réservé un accueil chaleureux.
Entre les morceaux, Walid Tounsi a multiplié les échanges spontanés avec les spectateurs, exprimant avec simplicité et sincérité son bonheur de retrouver la scène de Boukornine. À plusieurs reprises, l’artiste a laissé le public poursuivre les chansons à sa place, donnant lieu à des moments de partage qui ont confirmé que la complicité entre Walid Tounsi et ses admirateurs était restée intacte.
Mêlant émotion, énergie et nostalgie, le spectacle est demeuré fidèle au style qui a forgé la popularité de l’artiste et lui a permis d’occuper une place particulière dans le paysage musical tunisien. Pour clore ces retrouvailles, Walid Tounsi a interprété deux de ses chansons emblématiques, « Kol Youm Hobbak Yzid » et « Gmar El Ghorba », offrant aux spectateurs un final intense, accompagné d’applaudissements nourris et de reprises collectives.
Ce retour très attendu restera comme l’un des moments marquants de la 44ᵉ édition du Festival international de Boukornine. Dans une atmosphère empreinte de joie, d’émotion et de convivialité, Walid Tounsi a rappelé que les voix authentiques ne s’oublient pas et que certains liens entre un artiste et son public résistent au passage du temps.
Oussama Essamet Administrateur Délégué de Topnet
M.Lassâad Ben Dhiab, Président-Directeur Général de Tunisie Telecom, a présidé aujourd’hui la cérémonie d’installation de M. Oussama Essamet en qualité d’Administrateur Délégué de Topnet.
À cette occasion, le Président-Directeur Général a rendu hommage à M. Nabil Dridi pour l’engagement, le professionnalisme et le sens des responsabilités dont il a fait preuve tout au long de sa mission à la tête de Topnet, saluant sa contribution au développement et à la performance de l’entreprise.
Il a, par ailleurs, exprimé sa pleine confiance en M. Oussama Essamet pour poursuivre la dynamique de développement de Topnet, conformément aux orientations stratégiques du Groupe Tunisie Telecom, et contribuer à renforcer davantage le positionnement de l’entreprise sur le marché des services numériques.
M. Oussama Samet occupe actuellement le poste de directeur central des réseaux de Tunisie Telecom.
Légende capitaine de l'AC Milan et de la Squadra Azzurra : L’Italie pleure Franco Baresi
Libéro italien très élégant et incarnation du grand AC Milan de la fin des années 1980, Franco Baresi est mort à l'âge de 66 ans, a annoncé le club milanais vendredi.
L'Italie pleure l'un de ses plus grands joueurs. Défenseur de renom, à la classe sans nom et précurseur à son époque, Franco Baresi est mort à l'âge de 66 ans, a annoncé le club milanais vendredi. Homme d'un club, l'AC Milan, où il a été formé puis avec lequel il a cumulé 716 apparitions et 33 buts en professionnel entre 1977 et sa retraite en 1997, le natif de Travagliato avait également été du sacre italien à la Coupe du monde 1982, mais sans jouer.
Deuxième du Ballon d'Or en 1989, nommé au FIFA 100 en 2004 et introduit au Hall of Fame du football italien en 2013, Baresi a également cumulé les titres avec Milan. Surnommé « Il Capitano », pour avoir porté le brassard durant une large partie de sa carrière, il a notamment décroché à six reprises le titre de champion d'Italie (en 1979, 1988, 1992, 1993, 1994 et 1996), mais aussi trois C1 en 1989, 1990 et 1994.
Un défenseur qui aimait aussi attaquer
Finaliste malheureux de la Coupe du monde 1994 malgré son retour dantesque face au Brésil (0-0, 2-3 aux t.a.b.), Baresi (81 sélections, un but) a également participé à redessiner les contours de son poste de libéro. « J'ai toujours eu cette aspiration. Au début de ma carrière, quand le calcio privilégiait la défense individuelle, je me sentais un peu brimé », a-t-il d'ailleurs confié auprès de L'Équipe en 2022.
Joueur élégant et très à l'aise balle au pied, habitué à tirer les penalties, ce profil plus petit que la plupart des axiaux (1,76 m) avait pourtant été recalé à 14 ans par l'Inter Milan et l'Atalanta Bergame, avant de finir par convaincre l'AC Milan. Un club qu'il a choisi de ne jamais quitter, même après sa rétrogradation en Serie B en 1980 après l'affaire Totonero, puis après sa nouvelle descente en 1982, avant de connaître la gloire avec le duo Berlusconi-Sacchi. Son numéro 6 a d'ailleurs été retiré, tandis que son jeu inspirera un certain Paolo Maldini, digne successeur à son poste.
Opéré en août 2025 pour lui retirer un nodule pulmonaire, Baresi avait subi un lourd traitement basé sur l'immunothérapie, avant de réapparaître publiquement à l'automne.
















