Protection civile: 296 incendies maîtrisés en 24 heures
Les unités de la Protection civile ont effectué, au cours des dernières vingt-quatre heures, 939 interventions à travers le pays, dont 296 consacrées à l’extinction d’incendies, dans un contexte marqué par la poursuite de la vague de chaleur qui favorise la multiplication des départs de feu.
Outre les opérations de lutte contre les incendies, les équipes de la Protection civile ont mené 161 interventions de secours sur les routes et assuré 486 autres interventions pour diverses situations d’urgence, a indiqué jeudi le porte-parole de la Protection civile.
Cette forte mobilisation intervient alors que la Tunisie est confrontée, depuis plusieurs jours, à des températures particulièrement élevées, à l’origine d’une recrudescence des feux, notamment dans les massifs forestiers, où les équipes de secours restent fortement mobilisées pour contenir plusieurs foyers et prévenir leur propagation.
Festival international de Carthage : The Jacksons ou l'éternité d'un héritage musical
Ce fut un mélange bel à découvrir avec un avant-goût séduisant et appétissant avant de découvrir un plat de résistance qui n'a pas laissé les présents sur leur faim. C'est que, trente ans après le concert mythique de Michael Jackson en Tunisie, "The Jacksons" ont fait vibrer l'Amphithéâtre de Carthage, offrant au public un voyage entre nostalgie, énergie et héritage musical.
Pour sa troisième soirée, la 60e édition du Festival international de Carthage a accueilli, lundi 20 juillet, Jackie et Marlon Jackson. Quatre ans après leur précédent passage à Carthage, les deux frères sont revenus célébrer, avec le même allant et la même ferveur un répertoire qui a profondément marqué l'histoire de la pop, dans un amphithéâtre où se mêlaient souvenirs et découverte. Des admirateurs de la première heure côtoyaient une jeune génération venue mesurer, en direct, l'ampleur d'un héritage musical devenu universel.
Avant même le début du concert, le fan club MJ Tunisia a donné le ton de la soirée. Chorégraphies, performances et reprises des plus grands succès de Michael Jackson ont animé les abords du théâtre romain, transformant l'attente en une véritable célébration de celui qui demeure, trente ans après son passage en Tunisie, une icône incontestée de la musique mondiale.
Sur scène, Jackie et Marlon Jackson ont démontré que le temps n'avait rien altéré de leur présence artistique. Accompagnés de leurs musiciens, ils ont livré un spectacle généreux, porté par une énergie communicative, des chorégraphies parfaitement synchronisées et des arrangements renouvelés qui insufflaient une nouvelle dynamique aux grands classiques du groupe sans en trahir l'esprit.
Des mélodies intemporelles
En ouverture, Marlon Jackson a rappelé que les Jacksons avaient parcouru les scènes du monde entier, de l'Algérie au Japon, avant de confier que " la scène de Carthage est une tout autre histoire", saluant le prestige et l'atmosphère singulière de l'amphithéâtre romain.
Le spectacle s'est également distingué par une scénographie immersive. Les écrans LED retraçaient les grandes étapes de l'aventure des Jackson 5, depuis leurs débuts jusqu'à leur consécration internationale. Entre les chansons, des images d'archives, des témoignages et la voix de Michael Jackson replongeaient le public dans l'histoire de cette famille qui a révolutionné la musique populaire. Un hommage émouvant a également été rendu à Joseph Jackson, père et artisan du destin exceptionnel du groupe, accompagné de "Gone too soon".
Parmi les temps forts de la soirée, " ABC", l'un des premiers succès planétaires des Jackson 5, a rappelé toute la fraîcheur d'un morceau qui, plus d'un demi-siècle après sa sortie, continue de rassembler les générations. L'amphithéâtre a également repris à l'unisson "I'll Be there", " Hearbreak Hotel" et "Shake your body", dans une communion où la nostalgie se confondait avec le plaisir intact de retrouver ces mélodies devenues intemporelles.
Plus qu'un concert, cette soirée a célébré la permanence d'un héritage musical qui continue de franchir, allègrement, les frontières et les décennies.
K.Z.
Festival international du malouf de Testour : Habitants et organisateurs refusent le silence
Contre toute attente, le Festival international du malouf de Testour fait son retour. Annoncée annulée il y a quelques jours, sa 60ème édition se tiendra finalement du 25 au 30 juillet, portée par la mobilisation de ses organisateurs et des habitants de la ville.
Le rideau se lèvera finalement sur la 60e édition du Festival international du malouf et de la musique arabe traditionnelle de Testour. La direction du festival a annoncé avoir décidé de relancer cette édition anniversaire, qui sera organisée sans subventions publiques et grâce aux seuls moyens de l'association, avec l'appui des habitants, des mécènes et des fidèles de cette manifestation patrimoniale.
Cette décision intervient quelques jours après l'annonce de l'annulation du festival. Initialement programmée du 15 au 25 juillet sous le thème "Chante, ô rose", cette édition avait été abandonnée sur fond de tensions avec le ministère des Affaires culturelles.
Face à l'élan de solidarité suscité par cette annonce, le comité d'organisation a choisi de relever le défi. Dans une publication sur la page facebook du festival, la direction explique que cette décision répond aux nombreux appels des habitants de Testour et des amoureux du festival, dont le soutien moral et matériel a rendu possible la tenue de cette édition. Les organisateurs comptent désormais sur les recettes de la billetterie et les contributions de leurs partenaires pour assurer le bon déroulement de la manifestation.
Six excellentes soirées
Les contraintes budgétaires ont toutefois conduit à revoir la programmation. Concentré sur six soirées, du 25 au 30 juillet, le festival accueillera néanmoins plusieurs figures majeures de la scène musicale tunisienne ainsi que des ensembles emblématiques du malouf, dans le respect de l'identité qui fait sa renommée depuis six décennies.
L'ouverture, le 25 juillet, sera assurée par Dorsaf Hamdani, connue pour être l'une des plus belles voix du patrimoine arabo-andalou, qu'elle interprète avec une sensibilité et une exigence artistique unanimement saluées.
Le 2ème rendez-vous sera avec la Troupe "Anfas El Malouf", dirigée par Badreddine Jebis, et ce le 26 juillet. Les "chouyoukh du malouf de Testour" ne manqueront pas cette occasion. Ils prendront le relais, le 27 juillet, pour présenter comme le veut la tradition un bouquet de chants, confirmant l'attachement de la ville à son héritage et à son identité musicale. Mohamed Jebali sera de la fête, le 28 juillet. Quant à Aïda Niyati, elle rencontrera son public le 29 juillet. Le spectacle "Ziara" de Sami Lajmi clôturera cette édition-anniversaire le 30 juillet, au théâtre de plein air de Testour.
Créé il y a soixante ans, le Festival international du malouf et de la musique arabe traditionnelle de Testour est l'un des plus anciens festivals de Tunisie et l'un des principaux rendez-vous consacrés au patrimoine musical arabo-andalou. Plus qu'une simple manifestation estivale, il constitue un espace de transmission d'un héritage séculaire et participe au rayonnement culturel de Testour, ville intimement liée à l'histoire du malouf. Imen A
Festival de Locarno : Afef Ben Mahmoud présidera le jury « Cineasti del Presente »
L’actrice, réalisatrice et productrice tunisienne Afef Ben Mahmoud a été nommée présidente du jury de la compétition « Cineasti del Presente » de la 79ème édition du Festival international du film de Locarno (5-15 août), dédiée aux premiers et deuxièmes longs métrages de cinéastes émergents.
Elle sera entourée du producteur et réalisateur tchèque Radovan Sibrt et de la réalisatrice italienne Margherita Spampinato. Cette nomination confirme le rayonnement international d’Afef Ben Mahmoud, récompensée notamment au Festival du Caire pour son rôle dans "Round 13", et figure reconnue du cinéma d’auteur, tant comme actrice que réalisatrice et productrice.
Mostra de Venise 2026 : "The H@llow Man" de Kamel Laaridhi en compétition officielle
Le cinéma tunisien s'invite en force à la Mostra de Venise 2026. En compétition avec "The H@llow Man", au jury officiel avec Kaouther Ben Hania et à "Final Cut in Venice" avec "Plague", il confirme son rayonnement international.
Le cinéma tunisien franchit une nouvelle étape avec la sélection de "The H@llow Man", premier long- métrage du réalisateur Kamel Laaridhi, en compétition officielle de la 41ème Semaine Internationale de la Critique (Settimana Internazionale della Critica), section parallèle de la 83ème Mostra de Venise, l'un des rendez-vous cinématographiques les plus prestigieux au monde.
Le film sera présenté en première mondiale le 9 septembre 2026 à Venise devant les professionnels de l'industrie, les critiques et le public international. Une consécration pour ce premier long métrage qui place son réalisateur parmi les nouveaux talents les plus prometteurs de la scène cinématographique internationale.
Chaque année, la Semaine Internationale de la Critique révèle de nouvelles voix du cinéma mondial en ne retenant que des premiers longs métrages. Pour cette 41ème édition, seuls sept films ont été sélectionnés en compétition officielle, faisant de la présence de "The H@llow Man" une distinction particulièrement convoitée qui souligne la force artistique de cette œuvre inaugurale.
Ben Hania et Chebbi de la fête...
La Tunisie sera également représentée au plus haut niveau grâce à la réalisatrice Kaouther Ben Hania, désignée membre du jury international de la Compétition officielle de la 83ᵉ Mostra de Venise. Présidé par la réalisatrice américaine Maggie Gyllenhaal, ce jury réunira plusieurs personnalités majeures du cinéma mondial chargées d'attribuer le prestigieux Lion d'Or et les principales récompenses du festival. Cette nomination confirme la place grandissante qu'occupe Kaouther Ben Hania dans le paysage cinématographique international.
Autre motif de satisfaction pour le cinéma tunisien, le projet de long métrage "Balaa" (Plague) du réalisateur Youssef Chebbi a été retenu dans le programme " Final Cut in Venice". Cette initiative accompagne chaque année des films africains et arabes en phase de postproduction afin de faciliter leur achèvement, leur circulation et leur accès aux grands marchés et festivals internationaux.
Avec la sélection de "The Hallow Man", la présence de Kaouther Ben Hania au sein du jury officiel et la participation de "Balaa" à "Final Cut in Venice", la Tunisie signe une participation remarquée à cette 83ᵉ édition de la Mostra de Venise, témoignant du dynamisme et de la reconnaissance croissante de son cinéma.
Festival international de Hammamet : Gnawa Diffusion, une fête sans frontières
Entre transe, engagement et métissage, Gnawa Diffusion a transformé le théâtre de Hammamet en une immense célébration des cultures.
Le Théâtre de plein air de Hammamet s'est embrasé, lundi 20 juillet, au rythme des sonorités de Gnawa Diffusion. Pendant près de deux heures, le groupe algérien emmené par l'inépuisable Amazigh Kateb a offert bien plus qu'un concert : un voyage musical où se rencontrent traditions, modernité et valeurs universelles.
Dès les premières notes, l'atmosphère est donnée. Les gradins, largement occupés par un public tunisien et de nombreux Algériens en vacances, se lèvent d'un même élan. Les corps dansent, les voix reprennent les refrains et la communion s'installe naturellement. Sur scène, Amazigh Kateb, aussi charismatique qu'espiègle, alterne chants, pas de danse, anecdotes et traits d'humour dans un mélange de français, d'arabe, de dialecte algérien, d'anglais et même de quelques expressions tunisiennes.
Depuis plus de trois décennies, Gnawa Diffusion cultive une identité musicale unique. Les rythmes gnawa y dialoguent avec le reggae, le rock, le blues et le rap, portés par les sonorités du guembri, des qraqeb, des percussions, des guitares et de la basse. Ce métissage, profondément ancré dans les cultures maghrébines et africaines, demeure la signature du groupe.
Le public a retrouvé avec ferveur les titres emblématiques du répertoire, d'"Algéria" à "Bab Salem", en passant par "Malika El Motahajiba" et "Bonjour". Le concert s'est achevé dans une véritable transe collective avec "Douga-Douga", transformant le théâtre en une immense piste de danse.
Mais derrière l'énergie festive, le propos reste intact. Les chansons de "Gnawa Diffusion" parlent d'exil, d'identité, de justice sociale, de paix et de dignité humaine. Sans jamais sacrifier la fête au discours, le groupe continue de porter un regard lucide sur le monde, faisant de la musique un espace de dialogue, de résistance et de fraternité.
Fondé en 1992 en France par Amazigh Kateb, fils de l'écrivain algérien Kateb Yacine, le groupe est né dans un contexte marqué par les questions migratoires et les fractures sociales. Refusant toute étiquette, il a construit un langage artistique singulier qui dépasse les frontières et les appartenances.
Plus de trente ans après sa création, la formule n'a rien perdu de sa force. À Hammamet, "Gnawa Diffusion" a une nouvelle fois démontré que son message demeure d'une brûlante actualité et que son énergie fédératrice traverse les générations.
Club Africain : Maher Kanzari succède à Faouzi Benzarti
Les dirigeants clubistes n'ont pas attendu longtemps pour trouver un successeur à Faouzi Benzarti qui a pris le chemin du championnat libyen pour diriger I’Ittihad de Tripoli. Il s'agit de Maher Kanzari, sans club depuis qu'il a quitté l'Espérance au printemps dernier.
Un choix que les Clubistes estiment judicieux dans la mesure où Kanzari est habitué à la compétition africaine et à la pression des résultats quand il entraînait les Sang et Or.
Il entamera ses nouvelles fonctions avec les Rouge et Blanc lundi 27 juillet.
Jamel BELHASSEN
Club Africain : Faouzi Benzarti s’en va… !
L'entraîneur du Club Africain, Faouzi Benzarti qui a entamé la préparation d'avant-saison avec le champion sortant a reçu une offre alléchante d'Al Ittihad Tripoli. Selon des sources officielles, Benzarti, qui a mal digéré le départ de quelques joueurs clés du club, aurait alors réclamé aux dirigeants du Club Africain une augmentation substantielle de son contrat, ce qui aurait été refusé. C’est alors qu’il a décidé de quitter le Parc A et d’entamer une nouvelle aventure libyenne.
J.B.
Stade Tunisien : Fakhreddine Ben Youssef retourne au bercail
Après une saison passée à l'US Monastir, l'attaquant âgé de trente cinq ans a choisi son nouveau (ancien) club. C’est au Bardo qu’il vient de débarquer, c'est-à-dire du côté du club qui l’a lancé il y a plus de dix ans. Il vient de signer un contrat de deux années. Voilà une belle opération réalisée par les Bardolais qui ont laissé partir plusieurs attaquants ces deux dernières années et qui comptent sur leur enfant prodige pour retrouver plus d’efficacité en attaque.
Rappelons que Ben Youssef, ancien international, a débuté sa carrière professionnelle au Stade Tunisien avant de rejoindre le CS Sfaxien, l'Espérance de Tunis, le championnat égyptien (Al Ismaily) avant de porter les couleurs des Monastiriens.
J.B
Festival international des arts populaires d’Oudhna: Le patrimoine tunisien en majesté
Par Imen Abderrahmani
Pour sa deuxième édition, le Festival international des arts populaires d'Oudhna fait la part belle au patrimoine vivant tunisien. Une orientation qui pourrait être enrichie par une plus grande ouverture aux arts populaires du monde. Détails.
Le Festival international des arts populaires d'Oudhna revient pour une deuxième édition qui se déroulera du 22 juillet au 2 août 2026 dans le cadre majestueux du théâtre antique d’Oudhna, l’un des plus prestigieux sites archéologiques de Tunisie.
Placée sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et orchestrée par l’Agence de mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC), cette édition propose onze soirées consacrées à la musique populaire tunisienne, au folklore et aux spectacles inspirés du patrimoine. Quelques invités étrangers viendront également prendre part à la manifestation, mais l’essentiel de la programmation demeure consacré aux expressions artistiques tunisiennes.
Le festival s’ouvrira le 22 juillet avec le chanteur égyptien Ahmed Cheba, avant de céder la scène à « Rboukh » de Hatem Lajmi (23 juillet), « Ez-Zarda » de Nejla La Tunisienne (24 juillet) et « Sinouj » d’Ahmed Ben Jemi (25 juillet) alias Benjemy, reconnu sur la scène artistique pour son talent et sa capacité de faire dialoguer la musique électronique contemporaine avec le patrimoine musical traditionnel tunisien.
Hichem Salam et Tlili Gafsi animeront une soirée musicale, le 26 juillet, suivis de Mohamed Ali Lasmar (27 juillet), Habib Chankaoui (28 juillet) et d’une grande soirée folklorique réunissant plusieurs troupes traditionnelles parmi lesquelles « Ghbonten » et « Sta » (29 juillet). Abdelkrim Benzarti et Atef Nour partageront l’affiche le 30 juillet, avant « El Fallaga » de Nasreddine Chbil (31 juillet). Le festival s’achèvera le 2 août avec un concert de Hedi Habbouba, l’un des temps forts de cette édition. Véritable icône du mezoued, l’artiste retrouve la scène d’Oudhna pour une soirée qui s'annonce comme l'un des moments les plus attendus du festival.
Parmi les choix les plus pertinents de cette édition figure l’intégration du « Ghbonten » (soirée du 29 juillet), récemment inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l'UNESCO. Cette initiative traduit la volonté du festival de valoriser les éléments les plus emblématiques du patrimoine vivant tunisien et de contribuer à leur transmission auprès du grand public.
Un horizon à élargir…
Cette orientation patrimoniale pourrait cependant s’accompagner d’une ouverture internationale plus affirmée. Un festival qui porte le label « international » gagnerait à accueillir davantage de spectacles puisant dans les arts populaires d’autres cultures, offrant ainsi au public des occasions de découvrir la richesse des traditions vivantes du monde et les multiples façons dont les peuples expriment leur mémoire, leurs rites et leurs identités.
Dans cette perspective, le développement de coopérations avec des festivals similaires en Méditerranée, en Afrique, dans le monde arabe, en Asie ou en Amérique latine constituerait une piste prometteuse. Des jumelages permettraient des échanges de troupes, des coproductions, des résidences artistiques et une circulation des savoir-faire traditionnels. Ils renforceraient le rayonnement international du festival tout en enrichissant sa programmation, faisant d’Oudhna un véritable espace de dialogue entre les patrimoines immatériels du monde.
À travers cette manifestation, les organisateurs entendent promouvoir le patrimoine culturel immatériel tout en valorisant l’un des plus remarquables sites archéologiques de Tunisie. La majesté du théâtre antique d’Oudhna constitue à elle seule un formidable atout, capable de séduire des artistes venus des quatre coins du monde et d’attirer des chaînes de télévision étrangères en quête de décors d’exception. Une carte à jouer pour les prochaines éditions !
Imen.A.
Festival international des Abadla de Sbeïtla: Programme copieux
Le Festival international des Abadla de Sbeïtla (gouvernorat de Kasserine) célèbre sa 45e édition du 24 juillet au 22 août 2026, promettant d’illuminer les soirées de la saison estivale. Les représentations se dérouleront au cœur de l’amphithéâtre romain du célèbre site archéologique de l’ancienne Sufetula.
Le spectacle « Targ wa Barg », une œuvre artistique majeure conçue et dirigée par le poète, dramaturge et activiste culturel tunisien Adnane Helali, sera présenté en ouverture le 24 juillet 2026.
La soirée de clôture, prévue le 22 août, sera quant à elle animée par la célèbre chanteuse tunisienne Yosra Mahnouch.
Par ailleurs, la toute première édition du Festival international du rap se tiendra en marge des Abadla, du 6 au 14 août.
Voici le programme complet du festival :
- Le 24 juillet : Adnane Helali — Spectacle : Targ wa Barg
- Le 26 juillet : Younger RZ
- Le 28 juillet : Zied Gharsa
- Le 30 juillet : Nabil Ben Mesmia — Spectacle : « Tounsi we Nos »
- Le 31 juillet : Spectacle de la Coopération Internationale
- Le 03 août : Spectacle pour enfants
- Le 04 août : Jenjoon
- Le 05 août : Walid Tounsi
- Le 15 août : Nour Chiba
- Le 16 août : Olfa Ben Romdhane
- Le 17 août : Jaafar El Gesmi — Spectacle : « Psy »
- Le 19 août : Mortadha Ftiti
- Le 20 août : Kaso
- Le 22 août : Yosra Mahnouch
Il quitte l’Espérance : Amine Toughai à Ahly Tripoli contre 6 millions de dinars
L'Espérance de Tunis peut se frotter les mains d'aise. Elle vient de céder son défenseur algérien Mohamed Amine Toughai au club libyen Ahly Tripoli contre la somme de 6 millions de dinars (2 millions de dollars).
Notons que Toughai est encore lié au club Sang et Or jusqu'en juin 2027. Ajoutez à ce montant, la prime reçue par l'Espérance pour la participation de l'Algérien la Coupe du monde avec la sélection des Fennecs . Autant dire que ce Toughai qui a passé plus de six ans au Parc B, n'est pas parti sans renflouer les caisses du club.
J.B
Une légende de Liverpool s’éteint : Kevin Keegan décède à l'âge de 75 ans
L'ancien joueur de Liverpool, Kevin Keegan, est décédé à l'âge de 75 ans. Le décès de l'ancienne star des Reds survient un mois après la révélation qu'il luttait contre un cancer de stade quatre.
Dans un communiqué, rapporté par Sky News, sa famille a déclaré : « C’est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès de Kevin Keegan à l’âge de 75 ans. L’ancien joueur et sélectionneur de l’équipe d’Angleterre luttait contre le cancer et était entouré de sa femme et de ses filles dans ses derniers instants. »
« Kevin, double Ballon d'Or, était un mari, un père et un grand-père très aimé. La famille tient à remercier l'incroyable équipe médicale de Kevin pour son soutien indéfectible. » « C’est une période extrêmement difficile et ils demandent de l’espace et de l’intimité. »
Plus tôt cette année, sa famille a déclaré qu'il recevait un traitement pour des « symptômes abdominaux persistants ».
Keegan, qui a également joué pour Newcastle United, a fait sa dernière apparition publique le mois dernier dans le nord-est de l'Angleterre. Il a également révélé qu'il prévoyait de retourner à St. James' Park pour la première fois depuis son départ en 2008 afin de faire ses adieux comme il se doit aux supporters de Newcastle United.
Santé reproductive : Et si le SOPK expliquait de nombreux cas d’infertilité ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Longtemps sous-diagnostiqué en Tunisie, le Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) est aujourd’hui reconnu comme un enjeu majeur de santé féminine. Pourquoi ce syndrome touche-t-il autant de femmes ?
Face à l’augmentation des cas de baisse de la fertilité au sein des couples, la médecine moderne parvient désormais à lever le voile sur un syndrome complexe qui touche pourtant une part importante de la population. Ancien Professeur à la Faculté de Médecine de Tunis et spécialiste renommé en gynécologie-obstétrique au Cabinet du Pr Mohamed Basly, le Dr Mohamed Basly apporte un éclairage clinique essentiel sur ce phénomène : « Le syndrome des ovaires polykystiques est un fléau à la fois nouveau et ancien.
Grâce au développement de la science et des techniques d’imagerie, nous posons un diagnostic précis, alors qu’auparavant il passait inaperçu. Aujourd’hui, c’est très souvent à l’occasion d’un bilan pour des problèmes de stérilité que nous le découvrons rapidement ».
Le spécialiste tient d’emblée à rassurer les patientes sur la nature de ce trouble : « Au fond, le SOPK n’est pas une maladie au vrai sens du terme, mais plutôt une anomalie qui se rapproche de la physiologie humaine. Elle existe d’ailleurs chez 5 à 15 % des femmes à travers le monde ».
Un syndrome polymorphe à traiter dès la puberté…
La grande complexité du SOPK réside dans sa diversité clinique. Il ne s’exprime pas de la même manière chez toutes les femmes, mais s’organise autour d’un polymorphisme marqué par trois grands types de profils symptomatiques. Le premier profil est d’ordre purement métabolique.
Dans ce cas précis, le syndrome s’accompagne de complications systémiques qui dépassent le cadre gynécologique, telles que l’obésité viscérale, le diabète de type 2, un taux de cholestérol élevé ou encore de l’hypertension artérielle.
Le deuxième profil, plus classique, se manifeste par un dysfonctionnement ovarien direct ou une dysovulation, qui entraîne une anarchie complète dans l’organisation et la régularité des règles. Enfin, le troisième profil est de nature hyperandrogénique, caractérisé par un excès d’hormones mâles comme la testostérone dans le sang, ce qui provoque une pilosité excessive (hirsutisme) chez les jeunes filles.
Le Dr Mohamed Basly insiste sur l’importance cruciale d’une prise en charge précoce, bien avant le projet de maternité : « C’est dès l’âge de la puberté que nous découvrons généralement ce syndrome. Il est tout à fait possible, et même fortement préférentiel, de le traiter bien avant l’âge du mariage». Malheureusement, le constat sur le terrain en Tunisie révèle un biais culturel persistant.
L’accès aux soins reste trop souvent conditionné par l’urgence de concevoir. « La majorité des femmes tunisiennes viennent consulter et ne reçoivent leur diagnostic que très tardivement, uniquement pour assouvir le besoin profond d’avoir un enfant », regrette le gynécologue.
Le message des spécialistes est clair : Plus le SOPK est diagnostiqué tôt, plus ses conséquences peuvent être limitées. En Tunisie, faire connaître ce syndrome est désormais une priorité pour préserver la fertilité et la santé des générations futures.
M.B.S.M.
Légende : Un diagnostic encore trop tardif…
Photo : Dr Mohamed Basly
EST: Le Brésilien Lucas Ribeiro, nouvelle recrue
A l'Espérance, le mercato estival bat son plein. Après l'arrivée du gardien Montacer Essid, Raed Chikhaoui, Mohamed Haj Mahmoud, Marouane Sahraoui et Youssef Becha, les responsables se sont tournés vers le marché étranger avec le recrutement, ces derniers jours, du Brésilien Lucas Ribeiro, ailier droit de 28 ans et très demandé par plusieurs clubs africains.
L'Espérance a réussi à convaincre le joueur, son agent et le club libyen d'Al Ittihad SC , auquel il est lié. Les Sang et Or cèderont en contre partie aux Libyens deux joueurs (dont Diakite).
Aux dernières nouvelles. Ribeiro, dont on dit le plus grand bien, sera à Tunis demain ou au plus tard mercredi pour finaliser le contrat de trois ans. En contrepartie, l'effectif a vu partir les éléments suivants: Keita, Toughai, Ben Hamida, Ogbelu, Bouzaiene, Mouhli en attendant d'autres joueurs dont un gardien qui serait Debchi ou Ben Said. Cela dit, le mercato promet d'être encore chaud avec d'autres arrivées encore à l'étude.
Jamel BELHASSEN
















