La Cité des sciences de Tunis : Une crise d'identité?
Par Imen Abderrahmani
Institution phare de la vulgarisation scientifique en Tunisie, la Cité des sciences de Tunis voit aujourd'hui sa vocation questionnée. La multiplication des concerts dans son théâtre ravive le débat sur l'équilibre entre ouverture culturelle et fidélité à sa mission fondatrice.
Inaugurée en 1992, la Cité des sciences de Tunis est née d'une ambition claire : faire de la science un bien commun. Expositions permanentes et temporaires, ateliers pédagogiques, planétarium, conférences, bibliothèque spécialisée, publications scientifiques… Depuis plus de trois décennies, elle s'est imposée comme un lieu de référence pour la vulgarisation scientifique, offrant aux enfants, aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs et aux familles un espace consacré à la découverte, à l'expérimentation et à la transmission des connaissances.
Cette vocation a forgé son identité. Pourtant, depuis plusieurs mois, un autre visage de l'institution se dessine. Son théâtre accueille désormais des concerts d'artistes de la scène populaire arabe et urbaine, une programmation qui suscite des réactions croissantes dans les milieux culturels comme sur les réseaux sociaux.
Quand les incidents se multiplient...
La première polémique a éclaté à l'occasion du concert de la chanteuse libanaise Nawal Zoghbi. Organisé dans un contexte marqué par des coupures d'électricité dans plusieurs régions du pays, l'événement avait suscité de nombreuses critiques. Au-delà des circonstances, c'est surtout le choix du lieu qui avait surpris : pourquoi une institution dédiée à la diffusion de la culture scientifique accueille-t-elle des spectacles qui relèvent davantage du divertissement que de sa mission première ?
Le débat a pris une nouvelle ampleur après le concert du chanteur belgo-marocain Dystinct, accompagné de l'artiste tunisien Kaso. Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux ont montré des altercations entre spectateurs, obligeant l'artiste à interrompre son spectacle avant son terme. Ces incidents ont ravivé les interrogations sur l'adéquation entre ce type de manifestations à forte affluence et la vocation d'un établissement conçu avant tout comme un espace de médiation scientifique.
L'annonce d'un concert de la chanteuse libanaise Haïfa Wehbe avait, à son tour, relancé les discussions. Si l'événement a finalement été annulé, la controverse, elle, est demeurée. L'épisode a mis en lumière une question plus profonde : jusqu'où une institution publique peut-elle diversifier sa programmation sans brouiller son identité ?
Car le véritable enjeu ne réside ni dans les artistes invités ni dans leurs répertoires. Il concerne la mission même de la Cité des sciences. Celle-ci n'a jamais été conçue comme une salle de spectacles comparable aux théâtres, aux maisons de la culture ou aux festivals. Sa raison d'être est de promouvoir la culture scientifique, de développer l'esprit critique et de transmettre les connaissances au plus grand nombre.
L'heure des choix
Cette réflexion ne suppose toutefois pas d'opposer science et création artistique. Les deux domaines entretiennent, depuis des siècles, un dialogue permanent. Léonard de Vinci, figure emblématique de la Renaissance, incarne à lui seul cette rencontre entre génie scientifique et création artistique. Aujourd'hui encore, les innovations technologiques transforment les pratiques artistiques, tandis que les artistes contribuent à rendre les sciences plus accessibles et plus sensibles au grand public. De nombreux centres scientifiques, musées et planétariums à travers le monde accueillent des expositions immersives, des installations, des performances ou des concerts lorsque ceux-ci prolongent une démarche pédagogique, explorent les liens entre art et innovation ou participent à la diffusion des savoirs. Dans ces institutions, l'art n'est pas une simple animation ; il devient un langage au service de la médiation scientifique.
C'est précisément cette cohérence qui alimente aujourd'hui les interrogations. Les concerts programmés à la Cité des sciences répondent-ils à un véritable projet culturel articulé autour de sa mission éducative ou traduisent-ils une évolution vers une programmation de divertissement sans lien avec son identité ? La question dépasse la seule recherche d'attractivité. Elle renvoie à la capacité des établissements publics à préserver la singularité de leur mission tout en s'adaptant aux attentes de nouveaux publics.
Cette réflexion prend un relief particulier dans un pays qui dispose déjà d'un réseau de théâtres municipaux, de maisons de la culture, de festivals internationaux et de la Cité de la culture, infrastructure spécifiquement pensée pour accueillir les grandes manifestations artistiques. Dès lors, la complémentarité des équipements culturels apparaît comme un enjeu majeur de la politique publique.
La Cité des sciences est bien plus qu'un bâtiment. Elle symbolise la place accordée au savoir, à la recherche et à la diffusion de la culture scientifique dans l'espace public. Préserver cette identité ne signifie pas la refermer sur elle-même ni l'exclure du dialogue avec les autres disciplines. Au contraire, l'ouverture aux arts peut constituer un formidable levier de médiation, à condition qu'elle s'inscrive dans une vision cohérente où la création enrichit le projet scientifique au lieu de s'y substituer.
Au fond, le débat dépasse largement la programmation de quelques concerts. Il pose une question essentielle sur l'avenir des institutions publiques : doivent-elles conserver une identité forte, fidèle à la mission qui a justifié leur création, ou évoluer vers une polyvalence où les frontières entre les fonctions culturelles s'estompent progressivement ? Pour la Cité des sciences de Tunis, l'enjeu n'est pas seulement celui de la programmation. Il touche à la conception même de la culture scientifique et à la place que la société tunisienne entend lui accorder dans les années à venir. A méditer!
Imen.A.
Doc House: Une 4ème de "Tatwir" pour les documentaristes
"Doc House" a annoncé le lancement de la quatrième édition de "Tatwir", un programme destiné à accompagner le développement de six projets de longs- métrages documentaires de création portés par des cinéastes tunisiens ou résidant en Tunisie.
"Tatwir" propose un parcours d’accompagnement visant à guider les participants à travers les différentes étapes de développement de leurs projets de documentaires de long métrage. Le programme a pour objectif de renforcer leurs compétences en écriture et en développement de projet, de les accompagner dans l’élaboration de leurs dossiers de production et de leur permettre de mieux appréhender les opportunités professionnelles qui s’offrent à eux. Le dernier délai de l’appel à projets de longs métrages documentaires est fixé au 31 août 2026.
La quatrième édition se déroulera en quatre étapes. Une résidence d’écriture est prévue du 28 septembre au 3 octobre 2026 en Tunisie. Elle sera suivie d’une phase de réécriture des projets et de réalisation de démos, du 4 octobre au 28 novembre 2026. Un suivi en ligne des projets est également programmé du 2 au 6 novembre 2026, avant une série de rencontres virtuelles avec des professionnels et des organismes de soutien tunisiens et internationaux, prévues du 30 novembre au 4 décembre 2026. Deux experts internationaux accompagneront les participants tout au long du processus de développement.
A l’issue de la résidence d’écriture, les participants disposeront d’un délai de quatre semaines pour soumettre une première version développée de leur projet. Au terme du programme, ils devront remettre à l’équipe de "Doc House" un dossier complet comprenant le dossier artistique, le dossier technique ainsi qu’une démo, avant le 29 novembre 2026.
Le programme est ouvert aux projets de longs métrages documentaires d’une durée finale minimale de 60 minutes, portés par des cinéastes tunisiens ou résidant en Tunisie. En revanche, les cinéastes ayant participé aux précédentes éditions de Tatwir ne sont pas éligibles.
"Doc house" vise à promouvoir la production, la distribution et le réseautage professionnel liés au documentaire en Tunisie et en Afrique du Nord.
Projet "Sawn": Le premier chantier-école vient de démarrer
L’Institut européen de coopération et de développement (IECD Tunisie) a lancé, en partenariat avec la Fondation Kamel Lazaar et l’Institut national du patrimoine (INP), le premier chantier-école du projet "SAWN", à la caserne El Attarine.
Ce chantier-école, mentionne l’Institut français de Tunisie (IFT) sur sa page officielle, vise à initier des jeunes -apprenants de la formation professionnelle, étudiants et jeunes en décrochage scolaire – aux métiers de la restauration du patrimoine, des savoir-faire aujourd’hui confrontés à un manque de main-d’œuvre qualifiée. Le lancement de ce chantier-école a eu lieu en présence de plusieurs partenaires, dont l’Association de sauvegarde de la médina de Tunis (ASM) et Mdinti.
A travers une approche alliant apprentissage pratique et transmission des compétences, cette initiative contribue à renforcer les capacités des jeunes tout en répondant aux besoins croissants du secteur de la conservation du patrimoine bâti.
Les travaux réalisés, ajoute la même source,, permettront également de préparer la caserne El Attarine à accueillir la 8ème édition de Jaou Tunis -Biennale de l’Image en Mouvement-, qui se tiendra du 23 octobre au 22 novembre 2026.
Le projet de coopération tuniso-français SAWN, consacré aux enjeux de la préservation du patrimoine en Tunisie, est mis en œuvre sur la période 2025-2027 avec le soutien du Fonds Equipe France (FEF). Il ambitionne de créer une dynamique collective en faveur d’un engagement durable pour le patrimoine tunisien en fédérant les différents acteurs du secteur autour d’une approche stratégique répondant aux besoins de préservation, de formation et de valorisation. Le projet vise ainsi à réunir les institutions publiques, les acteurs de la société civile, les experts et les professionnels du patrimoine autour d’une vision commune, tout en favorisant la transmission des savoir-faire académiques et traditionnels aux jeunes générations.
Festival international de Hammamet: Quand La Havane dansait avec l’Afrique
« The Buena Vista Orchestra » a offert au public du Festival international de Hammamet un voyage musical entre l'Afrique, les Caraïbes et la Méditerranée. Une soirée où les rythmes cubains ont rappelé que les plus belles musiques naissent des croisements de l'histoire et de la mémoire.
La pleine lune semblait veiller sur l'amphithéâtre de Dar Sebastian, dont les gradins, tournés vers la Méditerranée, accueillaient mardi soir l'une des escales les plus chaleureuses de la 60e édition du Festival international de Hammamet. Dans ce théâtre à ciel ouvert, où la mer accompagne chaque note comme une respiration, « The Buena Vista Orchestra » n'est pas venu seulement jouer la musique cubaine. Il est venu raconter son histoire. Une histoire née des traversées, des exils et des rencontres. Une histoire où l'Afrique, l'Europe et les Caraïbes se répondent à travers les siècles pour donner naissance à une identité musicale devenue universelle.
Avant que les premiers accords ne résonnent, le producteur exécutif de l'orchestre, Steven Machat, est apparu seul sous un faisceau de lumière. L'ancien collaborateur de Genesis, Phil Collins et Peter Gabriel a livré un prélude à la fois historique et intime, évoquant sa fascination d'enfance pour Hannibal avant de rappeler que les racines de la musique cubaine plongent profondément dans la mémoire africaine…Puis les mots se sont effacés devant la musique.
Ambiance enfiévrée
Sous la direction du violoniste Rolando Morejón Reyes, chaque musicien semblait prolonger une tradition sans jamais la figer. Ici, il n’était pas question de nostalgie, mais d’une mémoire vivante qui continue de respirer au fil des générations.
Le chanteur Julio Rodriguez Delet a ensuite présenté les musiciens qui l’entouraient comme on présente les gardiens d'un héritage précieux. Chacun d'eux apportait sa couleur à cette fresque musicale où la virtuosité se mêlait à une remarquable simplicité.
Lorsque Barbara Zamora Vargas a invité le public à reprendre quelques refrains en espagnol, la frontière entre la scène et les gradins s'est peu à peu effacée. Les applaudissements ont trouvé leur cadence, les voix se sont entremêlées et plusieurs spectateurs se sont levés pour danser sous la lumière lunaire. Dar Sebastian n’était plus un amphithéâtre : il devenait une place de village où la musique abolissait les distances et les langues.
Le concert a ensuite déroulé quelques-unes des pages les plus emblématiques du patrimoine cubain. « Chan Chan », immortalisé par CompaySegundo, a soulevé une émotion particulière, tandis que « Candela », « Silencio » et « BrucaManiguá » rappelaient combien la spiritualité et les rythmes afro-cubains irriguent encore cette musique. Les hommages à Celia Cruz avec « Bemba Colora » et « Cucala » ont fait monter la température, avant un final incandescent sur El Cuarto de Tula, accueilli par une ovation nourrie.
Entre les vagues de la Méditerranée et les échos de La Havane, cette nuit a célébré bien plus qu'un héritage cubain : elle a célébré la force du métissage, cette langue universelle qui continue, envers et contre tout, de rapprocher les continents.
Festival international de Carthage: Yosra Mahnouch, une voix qui rassemble
Trois ans après son dernier passage sur la scène de Carthage, Yosra Mahnouch a retrouvé un amphithéâtre comble pour une soirée où le tarab, les grands classiques arabes et le patrimoine tunisien se sont donné rendez-vous dans une même célébration.
Dans ce lieu chargé d’histoire, l’artiste est apparue entourée de l’orchestre dirigé par le maestro Abdelbasset Belgaied. Dès les premières notes de « Ghannou Maana », suivies de « Bafakkar Fik » puis « Mayhana », elle a installé une atmosphère où l'émotion et le tarab se sont imposés comme les fils conducteurs de la soirée.
Dotée d’une voix ample et maîtrisée, Yosra Mahnouch a une nouvelle fois démontré sa capacité à naviguer entre son propre répertoire et les grandes pages de la chanson arabe. Les classiques d’Oum Kalthoum, « Kan Lak Maaya » et « Hob Eh », ont constitué l'un des temps forts du concert. Sans chercher à imiter la Dame du chant arabe, elle en a proposé une lecture personnelle, fidèle à l’esprit des œuvres tout en y imprimant sa propre sensibilité. Les longues ovations du public ont témoigné de la réception enthousiaste de ces interprétations.
La chanteuse a ensuite poursuivi son voyage musical avec « Hawalaya Nas » et « Ebtaed Anni », avant de surprendre l'assistance en s'aventurant vers un registre international avec le célèbre standard « At Last ». Accompagnée d'une formation réduite, où le piano, la guitare et la batterie occupaient le devant de la scène, elle a livré une interprétation tout en retenue, révélant une autre facette de son univers artistique.
Le concert a progressivement gagné en intensité avec un enchaînement de morceaux emblématiques, dont « Zay El Hawa » et « Ay Damaat Hozn La », qui ont confirmé la solidité de son registre vocal. Entre puissance et délicatesse, Yosra Mahnouch a su restituer toute la profondeur émotionnelle de ces œuvres, entretenant un dialogue constant avec un public entièrement acquis à sa cause.
Public enchanté
Au fil de la soirée, l’atmosphère est devenue plus festive. Les chansons « Iskot Bas », « Ya Rouhi », « Khadija » et « Ahit Ya Kalbi » ont suscité une participation croissante du public, qui accompagnait la chanteuse en reprenant les refrains et en ponctuant chaque interprétation d'applaudissements nourris.
Le dernier tableau du spectacle a été consacré au patrimoine musical tunisien, auquel Yosra Mahnouch demeure profondément attachée. Dans une succession de pièces puisées dans la mémoire collective, elle a rendu hommage à un héritage toujours vivant avec « Ya Chadli », « Ya Fares Baghdad », « Rakeb Al Hamra », « Rais El Abhar », « Ana Bahri », « Baba Cherif Alaji » et « Ah Ya Baba Ya Baba ».
La soirée s'est achevée sur « Ya Lella, Nouba Benzartiya », reprise avec ferveur par un amphithéâtre entièrement debout. Dans cette communion entre l’artiste et son public, le Festival international de Carthage a retrouvé l’une de ces soirées où la musique dépasse la simple performance pour devenir un moment de mémoire, de partage et d'émotion.
Par la richesse de son programme, la justesse de son interprétation et la complicité qu'elle entretient avec son public, Yosra Mahnouch a confirmé, une nouvelle fois, sa place parmi les voix les plus marquantes de la scène tunisienne contemporaine, offrant à cette 60ème édition du Festival de Carthage une soirée de tarab à la hauteur des attentes.
Gaza: Israël tue quatre Palestiniens, dont deux enfants
Quatre personnes, dont deux enfants, ont été tuées ce jeudi, dans la bande de Gaza par des frappes sionistes, selon un bilan des services de secours de la Défense civile et des hôpitaux du territoire palestinien.
« Quatre martyrs, dont deux enfants, et des blessés ont été transportés après des frappes aériennes israéliennes », a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal. Selon ce service de secouristes, un Palestinien a été tué et dix autres blessés dans une frappe aérienne près d'un camp de déplacés installé à côté du stade Yarmouk, dans la ville de Gaza.
L'hôpital Nasser, à Khan Younès (sud), a indiqué à l'AFP que son service des urgences avait reçu les corps de deux personnes, dont une fillette de huit ans, et trois blessés. L'établissement a mentionné « une frappe menée par un hélicoptère israélien contre la tente de la famille Balawi, à l'ouest de Khan Younès ».
Ça chauffe à l’ARP : Bouderbala interdit aux députés de filmer les plénières
Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Ibrahim Bouderbala, a mis en garde les députés contre l’utilisation de leurs smartphones pour filmer les séances plénières. Il a souligné que cette interdiction serait appliquée avec fermeté et que toute infraction serait immédiatement signalée au parquet.
Le ton a été ferme et cet « ordre » a été lancé dans une ambiance qui promet des réactions plus ou moins chaudes.
Cette mise en garde a été adressée aux élus à l’ouverture de la séance plénière de ce mercredi, consacrée à l’examen de deux projets de loi portant approbation de conventions de garantie en faveur du Groupe chimique tunisien, destinées à contribuer au financement de l’importation d’engrais.
K.Z.
Le Groupe QNB pousuit l’exécution rigoureuse de ses principales priorités stratégiques au deuxième trimestre 2026
Le Groupe QNB, institution financière de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique, a publié aujourd’hui son rapport stratégique présentant la performance du Groupe au deuxième trimestre 2026 et mettant en évidence la poursuite réussie de ses initiatives en matière d’innovation, de durabilité et de développement des capacités institutionnelles à travers son réseau international.
Au cours du deuxième trimestre de l’année, le Groupe a enregistré des progrès significatifs dans la mise en œuvre d’un ensemble d’initiatives alignées sur ses priorités stratégiques à long terme, centrées sur le renforcement de la résilience économique, le soutien aux secteurs porteurs et l’accompagnement d’une croissance durable sur ses principaux marchés.
Ces avancées traduisent l’approche rigoureuse adoptée par le Groupe, afin de renforcer la création de valeur durable une approche fondée sur la diversification de ses activités, la solidité de ses dispositifs de gouvernance et la poursuite des investissements dans l’innovation et le développement du capital humain.
À cette occasion, M. Abdulla Mubarak Al-Khalifa, Directeur général du Groupe QNB, a déclaré : « Notre performance au deuxième trimestre illustre clairement notre leadership dans le financement de l’avenir de la région, depuis le soutien aux projets pionniers d’énergie durable jusqu’à l’autonomisation de la prochaine génération d’innovateurs. Nous restons pleinement mobilisés pour accompagner le développement économique, renforcer la résilience institutionnelle, favoriser l’innovation et générer une valeur durable à long terme sur l’ensemble des marchés où nous opérons. Nos efforts continus de diversification de notre plateforme internationale, conjugués à l’exécution rigoureuse de nos initiatives stratégiques et à la solidité de nos cadres de gouvernance, renforcent la capacité du Groupe à faire face à l’évolution rapide des marchés, tout en maintenant notre priorité sur une croissance responsable et une innovation centrée sur les besoins des clients. »
Développer les capacités mondiales grâce aux partenariats stratégiques et au financement
Au deuxième trimestre, QNB a poursuivi son soutien aux secteurs stratégiques et au développement économique à long terme au moyen d’initiatives de financement spécialisées déployées à travers son réseau international.
En Afrique du Nord, QNB Égypte a participé au financement d’un projet historique de 500 millions de dollars américains portant sur l’usine de carburant d’aviation durable de Green Sky Capital, située dans la zone économique du canal de Suez en Égypte et appelée à devenir la plus grande installation de production de carburant d’aviation durable du Moyen-Orient et d’Afrique. Le projet devrait produire jusqu’à 200 000 tonnes de biocarburant par an et permettre une réduction annuelle des émissions pouvant atteindre 500 000 tonnes d’équivalent CO₂. Cette initiative témoigne ainsi l’engagement de notre activité de banque d’entreprises en faveur du financement des infrastructures vertes. Le projet contribue également au développement des solutions énergétiques de demain et renforce la position de la région au sein des chaînes de valeur émergentes du carburant d’aviation durable.
QNB Égypte a également signé un accord de financement à moyen terme d’un montant de 5,5 milliards de livres égyptiennes avec la société Marakez, afin de soutenir la poursuite de l’expansion de son projet immobilier à usage mixte « Fifth Square » dans l’est du Caire. Le projet contribue au dynamisme économique général grâce à la mise en place d’une infrastructure intégrée comprenant des unités résidentielles et commerciales ainsi que des équipements modernes.
Dans le cadre de ses efforts continus visant à soutenir le développement économique et la croissance du secteur privé, QNB Égypte a conclu une convention de facilités de crédit de 3 milliards de livres égyptiennes avec GlobalCorp Financial Services, afin de financer ses activités de crédit-bail et de financement immobilier. Cet accord vise à élargir l’accès à des solutions de financement souples dans différents secteurs, en favorisant l’investissement, la croissance des entreprises et l’inclusion financière.
QNB Égypte a également mené à bien l’arrangement d’un prêt syndiqué de 11,98 milliards de livres égyptiennes au profit de Qased Khair for General Supplies and Contracting, destiné au financement d’un projet de développement de nouveaux quais maritimes au port d’East Port-Saïd. Ce projet devrait renforcer les infrastructures logistiques et maritimes de l’Égypte, améliorer la connectivité commerciale et soutenir la croissance économique à long terme.
Le Groupe a par ailleurs continué d’appuyer les initiatives de transformation du secteur de l’énergie à travers son réseau international. En Turquie, QNB a accordé un financement à long terme de 38 millions de dollars américains pour soutenir deux projets majeurs d’énergie renouvelable. Ce financement stratégique comprend 23 millions de dollars américains destinés à la construction d’une centrale solaire de pointe d’une capacité de 36 MW, dédiée à l’autoconsommation, ainsi qu’une allocation structurée des 15 millions de dollars américains restants dans le cadre d’un partenariat lancé en 2025 pour cofinancer un projet éolien d’une capacité de 140 MW. Ces initiatives illustrent le rôle de premier plan du Groupe QNB dans le financement d’infrastructures durables et résilientes face aux défis climatiques à l’échelle mondiale.
Ces opérations confortent le rôle essentiel joué par le Groupe QNB dans le financement de projets qui renforcent la résilience économique, soutiennent le développement du secteur privé et contribuent à une croissance durable sur les marchés où il est présent.
Renforcer l’innovation et les compétences
Le Groupe a continué d’intensifier ses efforts en matière d’innovation, d’éducation et de développement des compétences de ses collaborateurs afin de s’adapter à l’évolution rapide des marchés, au moyen d’initiatives favorisant une croissance fondée sur la connaissance dans l’ensemble des pays où il exerce ses activités.
Au cours du deuxième trimestre, QNB a conclu un partenariat avec Carnegie Mellon University in Qatar afin de créer le QNB Center for Business Innovation, une plateforme destinée à promouvoir l’innovation dans les affaires, l’apprentissage appliqué et la préparation de compétences capables de répondre aux évolutions futures au Qatar et, plus largement, dans la région.
Cette initiative rassemble des expertises académiques et professionnelles spécialisées dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, la culture financière, l’analyse de données et les outils pédagogiques interactifs, en appui aux ambitions du Qatar de bâtir une économie diversifiée et fondée sur l’innovation.
Parallèlement, le Groupe QNB a poursuivi le renforcement de son programme de bourses d’études, qui accompagne les étudiants qataris dans des disciplines stratégiques telles que la technologie, la cybersécurité, la finance, l’économie, l’ingénierie et la gestion des entreprises.
Le Groupe a également continué de soutenir le développement des futurs dirigeants du secteur financier grâce à des initiatives internationales de partage des connaissances. Au deuxième trimestre, QNB Suisse a accueilli une délégation du Qatar Leadership Centre à Genève. Cette visite a permis aux participants de bénéficier d’analyses approfondies sur la gestion de fortune internationale, la finance durable et l’évolution rapide des marchés financiers mondiaux. Cette coopération traduit l’engagement de QNB en faveur du développement des futurs dirigeants et du renforcement des expertises financières spécialisées.
Illustrant son engagement à constituer des équipes performantes et prêtes à relever les défis futurs dans l’ensemble de son réseau international, QNB Indonesia a remporté plusieurs distinctions lors des HR Asia Awards 2026, notamment le prix de la meilleure entreprise où travailler en Asie et le prix récompensant une transformation à fort impact dans le domaine des ressources humaines.
En Tunisie, QNB a poursuivi son soutien au développement des compétences des jeunes, à l’innovation et à l’engagement des collaborateurs à travers plusieurs initiatives, dont la première édition des QNB Talent Awards et sa participation à la 13e édition de la Foire aux projets organisée par ESPRIT School of Business. Ces actions ont contribué à promouvoir l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement durable, tout en renforçant les liens avec les étudiants, les universitaires et les futurs talents.
Ces initiatives témoignent de la poursuite des investissements de QNB dans les écosystèmes d’innovation, le développement du capital humain, l’engagement des collaborateurs et l’accompagnement de la prochaine génération de talents régionaux.
Créer de la valeur ajoutée
Le Groupe QNB a continué de consolider sa position d’institution financière de premier plan dans la région grâce à une performance solide, une large présence internationale et une attention constante portée à la création de valeur pour ses clients.
Au deuxième trimestre, le Groupe a conservé son statut de marque bancaire la plus valorisée du Moyen-Orient et d’Afrique selon le rapport de Brand Finance, avec une valeur de 10,3 milliards de dollars américains et une place parmi les 50 marques bancaires les plus valorisées au monde. L’indice de force de la marque du Groupe s’est maintenu à 86, reflétant la confiance durable de ses clients et de ses parties prenantes.
Le Groupe a également consolidé de recevoir une reconnaissance internationale pour ses performances et sa contribution au développement économique. Il a notamment été désigné « Meilleur prestataire de services de financement du commerce au Qatar en 2026 » par le magazine Global Finance, confirmant une nouvelle fois son leadership dans la fourniture de solutions de financement du commerce innovantes adaptées aux besoins évolutifs de ses clients.
QNB a par ailleurs été distingué par la Chambre de commerce française en reconnaissance de ses investissements en France et de son rôle dans le renforcement de la coopération économique entre l’État du Qatar et la République française.
Le Groupe a également pris part à plusieurs grands forums internationaux consacrés au renforcement de la coopération économique et des flux d’investissement entre le monde arabe et l’Europe. Il a notamment participé au Gulf Vision 2026 Forum à Paris, plateforme de référence pour le dialogue entre la France et la région du Golfe, ainsi qu’au Forum économique arabo-allemand à Berlin, organisé sous le thème « Construire des ponts entre l’Allemagne et le monde arabe ». À travers ces participations, QNB a contribué aux échanges sur le commerce, l’investissement et les opportunités de coopération transfrontalière, confirmant son engagement à renforcer les relations économiques entre les marchés régionaux et internationaux.
Renforcer la durabilité et la résilience institutionnelle
La durabilité demeure une composante indissociable des activités de financement, des opérations et des priorités stratégiques à long terme du Groupe QNB.
Au deuxième trimestre, le Groupe QNB a remporté le prix « SustainableLender of the Year 2026 » dans le cadre des Middle East Transition Finance Awards organisés par le magazine Environmental Finance, en reconnaissance de son rôle dans le développement de la finance durable à travers la région. Cette distinction reflète l’impact de notre cadre de financement durable, qui a permis d’orienter plus de 11 milliards de dollars américains vers le financement de projets verts, sociaux et liés à la durabilité.
QNB a également continué de renforcer son positionnement institutionnel à l’échelle internationale grâce aux distinctions obtenues sur les marchés de capitaux et dans les classements institutionnels. Le Groupe a été nommé « Meilleur émetteur d’obligations sur les marchés émergents du Moyen-Orient » lors de la première édition des GlobalCapital MTN Awards 2026, illustrant la confiance des investisseurs dans sa stratégie de financement diversifiée et dans sa résilience financière.
Parallèlement, le Groupe QNB a figuré dans le classement Forbes Middle East des 100 plus grandes sociétés cotées de la région par capitalisation boursière en 2026, renforçant encore sa position de marché et sa solidité institutionnelle.
Ces réalisations reflètent l’engagement constant portée par le Groupe à une croissance durable, au renforcement des pratiques de bonne gouvernance et à la création de valeur pour ses clients dans l’ensemble de ses opérations internationales.
Soutenir les communautés et le développement inclusif
Le Groupe poursuit son soutien aux initiatives qui contribuent positivement au bien-être des communautés dans lesquelles il opère.
Dans le cadre de ses activités de responsabilité sociétale à l’occasion de l’Aïd al-Adha, QNB Qatar a organisé des visites au centre Enaya de soins spécialisés, au cours desquelles un soutien et des cadeaux ont été remis aux patients afin de favoriser le bien-être et les liens communautaires pendant la période des fêtes.
En Tunisie, QNB a apporté son soutien à une caravane médicale multidisciplinaire organisée à l’hôpital régional de Mareth. Cette initiative a contribué à améliorer l’accès aux soins et aux consultations spécialisées pour les enfants et les familles des communautés environnantes.
Ces initiatives s’inscrivent dans l’approche plus large du Groupe QNB en matière de responsabilité sociétale et d’appui au développement inclusif.
Perspectives
Alors que les marchés régionaux et internationaux continuent d’évoluer, QNB maintient sa priorité sur l’exécution rigoureuse de ses orientations stratégiques, tout en conservant une vision à long terme fondée sur la croissance durable et le renforcement de la résilience institutionnelle.
Le Groupe continuera de développer ses capacités d’innovation, de soutenir les secteurs stratégiques au moyen de financements responsables et d’élargir l’intégration des principes de durabilité dans l’ensemble de ses opérations et de ses activités avec les clients.
À l’approche du troisième trimestre 2026, le Groupe QNB poursuivra sur sa forte dynamique en avançant dans la mise en œuvre de plusieurs priorités stratégiques. Il renforcera son leadership dans la finance durable et accélérera encore le développement de ses capacités de banque digitale afin d’améliorer l’expérience client. Parallèlement, l’activité de gestion d’actifs et de fortune étendra ses services de gestion de portefeuille sur plusieurs marchés nationaux et internationaux clés, afin de proposer aux clients des solutions d’investissement en constante évolution. Fort d’une exécution rigoureuse, d’une gouvernance solide et d’une présence internationale résiliente, le Groupe QNB continue de consolider son positionnement pour saisir de nouvelles opportunités et générer une croissance durable à long terme sur l’ensemble des marchés où il opère.
Ligue 1 : EST-ESS et ST-CSS, les deux chocs de la 1ère journée
La Ligue nationale de football professionnel a dévoilé, ce mercredi, le calendrier du championnat de Ligue 1 pour la saison 2026-2027 qui comportera, pour le compte de la première journée, deux belles affiches : EST – ESS à Radès et ST- CSS au Bardo.
Notons que le derby entre le Club Africain et l'Espérance Sportive de Tunis constituera le choc de la huitième journée.
Voici, ci-après, le programme de la journée inaugurale:
EST - ESS
ESM - CA
ST - CSS
ESHS - USM
PSSE- JSK
CAB - ASM
ESZ - OB
USBG - CSHL
FTF : Chaabani officiellement engagé comme sélectionneur, Mestiri nommé directeur de la sélection nationale
La Fédération tunisienne de football a annoncé sur sa page officielle Facebook, la nomination de Moez Mestiri en tant que directeur de la sélection nationale de football. Il a également été décidé de désigner Belhassen Bessamra comme porte-parole de la FTF.
Réuni hier, le bureau de la Fédération tunisienne de football (FTF) a officialisé la nomination de Mouine Chaâbani au poste de sélectionneur de l’équipe nationale tunisienne. Le technicien de 45 ans s’est engagé pour un contrat de quatre ans. Le BF a également validé la composition du nouveau staff technique. Mourad Melki et Seifallah Hosni occuperont les fonctions d’entraîneurs adjoints, Khaled Maghzaoui sera chargé des gardiens de but, Hatem Boulila assurera la préparation physique, tandis que Wissem Safouat sera responsable de l’analyse vidéo.
Avec ces nominations, le Bureau fédéral a trouvé de quoi faire oublier ses déboires avant et durant le Mondial 2026, à moins que les autorités compétentes n’interviennent pour demander des comptes.
Kamel ZAIEM
Solidarité sociale : 70 enfants d’El Fouar profitent de colonies de vacances à Monastir
Dans le cadre du programme « Vacances pour tous », 70 enfants vulnérables de la délégation d’El Fouar (gouvernorat de Kébili) viennent de bénéficier d’un séjour de dix jours à Monastir, dans un environnement alliant activités éducatives, loisirs, découverte et épanouissement personnel.
Cette initiative, destinée à des enfants issus de milieux défavorisés, est organisée dans le cadre de la politique de responsabilité sociétale (RSE) de l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP) en partenariat avec Mazarine Energy, le bureau local des colonies de vacances et des excursions d’El Fouar, sous l’égide de l’Organisation Nationale Tunisienne de l’Enfance.
À cette occasion, Iman Ben Slimane Nahlawi, directrice administrative, responsable des Ressources humaines et de la Communication de Mazarine Energy, a déclaré : « Cette initiative, qui célèbre cette année sa quatrième édition, s’inscrit pleinement dans le cadre du programme de responsabilité sociétale de Mazarine Energy. Nous sommes particulièrement heureux de constater, année après année, l’enthousiasme des enfants et l’impact positif de cette expérience sur leur bien-être. »
Elle a ajouté : « Notre ambition est de faire évoluer continuellement cette initiative afin de répondre aux attentes des enfants et de leurs familles. Nous prévoyons d’augmenter encore le nombre de bénéficiaires dès l’année prochaine et d’enrichir davantage le programme d’activités proposé tout au long du séjour. »
Le bureau local des colonies de vacances et des excursions d’El Fouar a salué cette action. Les encadrants ont également souligné les effets positifs de cette expérience sur les enfants, tant sur le plan éducatif que social. Les jeunes participants ont exprimé leur enthousiasme à découvrir Monastir, à participer aux activités balnéaires et à partager des moments de convivialité favorisant la création de nouvelles amitiés.
Festival international de Boukornine: Wael Jassar ouvre en beauté la 44ème édition
Avec un concert de Wael Jassar, le Festival international de Boukornine a lancé sa 44ème édition. Une soirée d'ouverture qui annonce le retour en force de ce rendez-vous incontournable de l'été culturel tunisien.
Organisé sous la tutelle du ministère des Affaires culturelles et dirigé par Ikbel Hamzaoui, le festival se poursuit jusqu'au 13 août, toujours au théâtre de plein air de la ville de Hammam-Lif.
Pour ouvrir cette nouvelle édition, les organisateurs ont choisi Wael Jassar. Pour sa première participation à Boukornine, la star libanaise a signé une prestation très attendue devant un public venu en nombre. Le spectacle affichait complet et, dès les premières heures de la soirée, de longues files d'attente se sont formées aux abords du théâtre.
La pluie a retardé le début du concert, sans pour autant entamer l'enthousiasme des spectateurs. À son arrivée sur scène, en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, l'artiste a été accueilli par une longue ovation.
Au fil de la soirée, Wael Jassar a revisité ses plus grands succès, de « Ghariba Ennas » à « Kol Waad » en passant par « « Khalini Dhikra. Le public a repris les refrains avec ferveur, transformant les gradins en une immense chorale. L'artiste a également rendu hommage au patrimoine musical arabe en interprétant une chanson d'Oum Kalthoum, avant de saluer la Tunisie avec « Asl Ezzine Fel Aïnin », chaleureusement applaudie.
Très ému par cet accueil, Wael Jassar a multiplié les échanges avec le public. « Il existe entre moi et le public tunisien une véritable histoire d'amour, qui dure depuis 1996 », a-t-il confié lors de la conférence de presse. Il a également remercié les spectateurs d'avoir patienté malgré les intempéries, saluant leur fidélité et leur chaleur.
Cette fidélité a d'ailleurs constitué l'un des temps forts de la soirée. Toutes les générations étaient réunies dans les gradins, partageant la même émotion et offrant à l'artiste une communion rare, devenue l'une des signatures du Festival de Boukornine.
« C'est un honneur pour moi d'ouvrir cette édition », a également déclaré Wael Jassar, remerciant le ministère des Affaires culturelles pour sa confiance.
Réussie sur le plan artistique comme populaire, cette soirée inaugurale donne le ton d'une 44ème édition qui ambitionne de confirmer le renouveau du Festival international de Boukornine et son retour parmi les grands rendez-vous culturels de l'été tunisien.
Avec Sidi Bou Saïd, la Tunisie compte désormais 24 trésors inscrits à l’UNESCO
L’inscription de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO ouvre une nouvelle page pour le patrimoine tunisien. Avec ce dixième bien mondialement classé, la Tunisie confirme la richesse et la diversité de son héritage culturel et naturel, désormais représenté à travers 24 inscriptions dans les différents programmes de l'UNESCO.
Le village de Sidi Bou Saïd est officiellement inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. La décision a été adoptée le 25 juillet, lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial, réunie à Busan, en République de Corée. Cette reconnaissance constitue une nouvelle consécration pour le patrimoine tunisien et renforce son rayonnement à l'échelle internationale.
Avec cette inscription, Sidi Bou Saïd devient le dixième bien tunisien classé au patrimoine mondial. Il rejoint ainsi un ensemble de sites emblématiques qui témoignent de la richesse historique et culturelle du pays : Carthage, la médina de Tunis, l'amphithéâtre d'El Jem, le parc national de l'Ichkeul, la cité punique de Kerkouane, Kairouan, la médina de Sousse, Dougga et, plus récemment, l'île de Djerba, inscrite en 2023.
Au-delà de cette nouvelle distinction, la Tunisie totalise désormais 24 éléments reconnus par l'UNESCO dans ses différents programmes consacrés au patrimoine matériel, immatériel, documentaire et géologique. Un bilan qui illustre la diversité d'un héritage façonné au fil des siècles et transmis à travers les monuments, les paysages, les savoir-faire et les traditions vivantes.
Le patrimoine culturel immatériel tunisien occupe une place importante dans cette reconnaissance internationale. Dix dossiers sont aujourd'hui inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Parmi eux figurent la harissa et ses pratiques culinaires et sociales, la pêche à la charfiya des îles Kerkennah, les savoir-faire liés à la poterie des femmes de Sejnane, ainsi que le couscous, le henné, le khôl arabe, la calligraphie arabe, la gravure sur métaux, les traditions liées au palmier dattier et, depuis 2024, les arts du spectacle des Twayef de Ghbonten.
La mémoire documentaire du pays est également représentée au Registre « Mémoire du monde » avec trois inscriptions majeures : les archives musicales du baron Rodolphe d'Erlanger, les documents relatifs à l'abolition de l'esclavage en Tunisie et les archives consacrées à la Course et aux relations internationales de la Régence de Tunis aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
À ces distinctions s'ajoute l'intégration du Géoparc Dahar au Réseau mondial des Géoparcs de l'UNESCO, consacrant la valeur exceptionnelle de ce territoire du Sud tunisien sur les plans géologique, environnemental et culturel.
L'inscription de Sidi Bou Saïd dépasse ainsi le simple symbole. Elle constitue un levier pour la protection, la restauration et la valorisation du patrimoine national, tout en renforçant son attractivité culturelle et touristique. Elle rappelle également que le patrimoine tunisien ne se limite pas aux monuments historiques : il englobe des paysages, des traditions, des pratiques artisanales et une mémoire collective qui participent à l'identité du pays.
À noter enfin que la Tunisie compte également sept Chaires UNESCO implantées dans plusieurs universités. Dédiées à des domaines tels que la philosophie, le développement durable, l'innovation pédagogique, la prospective stratégique ou encore la gestion de l'eau et de l'énergie, elles contribuent au rayonnement scientifique du pays. Ces chaires relèvent toutefois d'un programme universitaire spécifique et ne sont pas prises en compte dans le décompte officiel des biens et éléments du patrimoine reconnus par l'UNESCO.
Equipe de France : Zinédine Zidane, nouveau sélectionneur
L’ère Didier Deschamps à peine refermée, tous les regards étaient tournés vers Zinédine Zidane, le grandissime favori pour lui succéder au poste de sélectionneur de l’équipe de France. Philippe Diallo, président de la Fédération française de football (FFF) a officialisé sa nomination ce mardi 28 juillet.
Un champion du monde 98 en remplace un autre. Zinédine Zidane est désormais le nouveau sélectionneur des Bleus. Fidèle à sa discrétion légendaire, l’ancien numéro 10 s’était muré dans le silence ces dernières semaines et s’était bien gardé de faire des commentaires sur son avenir ou sur le parcours des Bleus durant la Coupe du monde.
Il a bien effectué plusieurs apparitions publiques en tribunes au cours du Mondial, pour notamment encourager son fils Luca, gardien de l’Algérie, éliminée en 16e de finale par la Suisse. Il était aussi présent lors de la finale. Mais l’ex-meneur de jeu et capitaine des Bleus, Ballon d’or 98, attendait sagement son heure, forcément à l’issue du dernier Mondial et pas avant.
« Il ne faut pas précipiter les choses », avait indiqué le président de la FFF Philippe Diallo à L’Équipe, deux jours avant l’élimination des Tricolores en demi-finales face à l’Espagne. Mais le président de la FFF n’a jamais caché qu’il connaissait le nom du successeur de Didier Deschamps depuis mars. Alors que la signature de Zidane, 54 ans, était un secret de polichinelle, le patron de l’instance avait toujours veillé à protéger les Bleus et leur sélectionneur pour ne pas perturber la préparation du grand rendez-vous nord-américain.
Zidane, l’une des personnalités préférées des Français, est devenu un entraîneur à succès sur le banc du Real Madrid où il a signé un incroyable triplé en Ligue des champions (2016, 2017, 2018). Le champion du monde (1998) et d’Europe (2000), âgé de 54 ans et sans poste depuis son deuxième passage chez les Merengues (2019-2021), n’a jamais caché son ambition de guider un jour les Bleus, à l’instar de ses deux illustres anciens coéquipiers en équipe nationale, Laurent Blanc (2010-2012) et Deschamps (2012-2026).
A présent, c’est chose faite…
Algérie : Khalida Boufedech est la première femme élue à la présidence de l’APN
La députée du parti du Front de libération nationale (FLN), Khalida Boufedech a été élue mardi nouvelle présidente de l’Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement algérien. Elle est la première femme à accéder à cette haute charge depuis l’indépendance du pays en juillet 1962. Elle occupera ce poste pour les cinq ans à venir au titre de la 10ème législature.
Mme Boufedech a récolté 302 voix contre 57 pour le candidat Amine Allouche du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et 7 pour le candidat Rachid Hassani du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et ce, sur les 366 voix exprimées.
L’élection s’est déroulée conformément au règlement intérieur de l’APN qui dispose que le président de l’Assemblée est élu au scrutin secret en cas de pluralité de candidats. Le candidat ayant obtenu la majorité absolue des voix est déclaré élu.
La nouvelle présidente de la chambre basse du Parlement est née le 27 mai 1982. Elle est diplômée en médecine générale de l’Université d’Alger depuis 2008, avant d’obtenir, en 2019, un diplôme d’études spécialisées en allergologie et immunologie clinique.
















