En signe de deuil, le Festival de Médenine reporte le concert de Saber Rebaï au 2 septembre
Le concert de l’artiste Saber Rebaï, initialement programmé samedi 22 août dans le cadre de la 46e édition du Festival culturel international de Médenine, a été reporté au 2 septembre 2026. Cette nouvelle date correspond désormais à la soirée de clôture du festival.
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l’association organisatrice a expliqué que cette décision avait été prise en signe de deuil, à la suite du naufrage d’une embarcation de migration irrégulière ayant fait plusieurs victimes originaires de Ben Guerdane et de Zarzis.
Survenu samedi, le drame a profondément endeuillé la région. Selon un bilan provisoire, 14 jeunes ont perdu la vie, tandis que plusieurs autres personnes sont toujours portées disparues et font l’objet de recherches. Un seul survivant a été secouru avant d’être transféré à l’hôpital régional de Zarzis.
Contacté par l’agence TAP, le directeur de cette édition du festival, Marouane Athamna, a indiqué que le report avait été décidé à l’issue d’une réunion d’urgence du comité administratif du festival et du bureau exécutif de l’association.
« C’est le minimum que le festival puisse faire face à ce drame et aux familles endeuillées qui vivent la douleur de la perte », a-t-il déclaré, exprimant ses sincères condoléances et sa compassion aux familles des victimes. La direction du festival a également précisé que les billets déjà achetés restent valables pour la nouvelle date du concert. Les spectateurs qui le souhaitent peuvent toutefois demander leur remboursement.
Le Quotidien avec TAP
Ligue 1- 1e J. (2e tranche) : L’EST et le CA annoncent la couleur
Au bout d'un suspense insoutenable, l'EST a remporté le classique face à l'ESS grâce à un finish impressionnant alors que le CA a attendu les dernières minutes pour s’imposer à Métlaoui…
Le Classique de Rades a été intéressant à suivre et a fait de l'ombre aux autres rencontres. Les Sang et Or ont fait l'essentiel du jeu en première période pour arriver à ouvrir le score par Haj Mahmoud qui a bien exploité une faute de Diakate (15e) ( 1-0) et a raté le second but sur penalty raté par Blaili (25e). De son côté, l'ESS, qui a misé sur les contres par Amri et Bedhiaf a raté de peu la cage de Memmiche en deux occasions (13e et 25e). A la reprise, les Saheliens arrivent à égaliser sur un penalty transformé par Bedhiaf après une faute de Ben Ali sur Ghouma (52e). Dans la foulée, Abid devance une défense figée et donne l'avantage aux siens ( 1-2) à la (61e). Et ce n'est pas fini. L'EST égalise par Haj Ali, entré en cours de jeu (2-2) à la (75e). Le même Haj Ali profite d'une bévue du gardien Ben Hassen pour redonner l'avantage aux Sang et Or (3-2) à la (83e). Le pressing final de l'Espérance a fini par payer mais l'Etoile n'a point démérité.
A Bizerte, le CAB a battu l'AS Marsa par (1-0) grâce à un but de Ferchichi à la (69e) après un match d'un niveau tout juste moyen. Les Marsois ont raté en fin de match un penalty par Traidi (84e).
A Metlaoui, le Club Africain a remporté les points de la victoire à l'usure sur un but de Kadida (87e) après un match de petite qualité sur une pelouse en mauvais état et dans une chaleur suffocante.
Enfin à Djerba, , l'Espérance de Zarzis a pris le dessus sur l‘O.Beja (1-0) au bout du temps additionnel grâce à un but de Hamdi Laabidi ( 90+8e).
Jamel BELHASSEN
Résultats
EST – ESS 3 -2
ESM –CA 0- 1
CAB –ASM 1- 0
ESZ- OB 1- 0
Classement
* 1 PSSE 3 pts
-EST 3
-CA 3
-CAB 3
-ESZ 3
* 6 ST 1
- CSS 1
-USM 1
-ESHS 1
*10 ASM 0
-11 ESS 0
-ESM 0
-JSO 0
-OB 0
-CSHL 0 (-1)
- USBG (-1)
Kairouan : Kaïs Saïed effectue une visite dans une usine d’eau minérale à Oueslatia et au barrage de Nebhana
Le président de la République, Kaïs Saïed, a effectué, ce samedi 22 août 2026 dans la soirée, une visite non annoncée dans une usine d’eau minérale située dans la délégation d’Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan.
Depuis l’usine, le président de la République s’est ensuite rendu au barrage de Nebhana, dans la délégation de Sbikha, dans le cadre du suivi de plusieurs dossiers liés aux ressources en eau, aux infrastructures hydrauliques et à la dernière pénurie d’eau minérale.
Ligue 1 – 1e J. : Le sommet du Bardo sans vainqueur, le PSSE annonce la couleur
Finalement, il n’y a eu que trois matches pour cette première tranche de la première journée de la Ligue 1. Le ST et le CSS n’ont pas pu se départager alors que le PSSE a agréablement surpris pour sa première avec l’élite.
Au Bardo, on assisté à une première mi-temps amorphe entre le ST et le CSS qui a su profiter de l’une de ses rares occasions pour ouvrir le score par Trabelsi (36’). La seconde mi-temps a été totalement dominée par les Stadistes qui n’ont pu qu’égaliser par Riahi (73’) alors qu’ils ont créé beaucoup d’occasions franches de but, maladroitement ratées.
Le PS Sakiet Eddaier a entamé de belle manière sa première présence en Ligue 1. Le nouveau promu a profité de la visite de la JS Omrane pour arracher, sans grande difficulté, une précieuse victoire grâce à Aloui (2’) et Omri (5’). C’était vite fait et bien fait face à un adversaire qui s’est montré timide en attaque.
Le dernier match a mis aux prises l’ES Hammam-Sousse et l’USM dans un derby sahélien de faible niveau qui s’est achevé sur un nul blanc.
Résultats
ST – CSS (1-1)
ESHS – USM (0-0)
PSSE – JSO (2-0)
Kamel ZAIEM
Naufrage d’une embarcation à Zarzis : ouverture d’une information judiciaire
Le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel Houssemeddine Jebabli, a affirmé ce samedi que, sur autorisation du ministère public, une information judiciaire a été ouverte pour franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné la mort, à la suite du naufrage d’une embarcation de migrants irréguliers au large de Zarzis.
Jebabli a indiqué que les opérations de recherche des personnes portées disparues se poursuivent, avec la participation des unités de la Garde marine côtière et des unités maritimes flottantes, en coordination avec la Marine nationale. Un hélicoptère a, également, été mobilisé afin de renforcer les opérations de recherche et, éventuellement, de sauvetage.
Rappelons que deux jeunes hommes originaires de la délégation de Ben Guerdane ont été secourus dans la nuit de vendredi à samedi, après le naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large de la zone de Jdaria, à Ben Guerdane. L’un des deux rescapés se trouvait dans un état critique. Ils ont été transportés à l’hôpital régional de Zarzis pour recevoir les soins nécessaires.
L’alerte a été donnée après que le Centre maritime de Zarzis a reçu des informations faisant état du naufrage. Plusieurs pêcheurs et propriétaires de bateaux de pêche, en provenance des ports d’El Ketf à Ben Guerdane, de Zarzis et de Djerba, se sont immédiatement dirigés vers le lieu de l’accident afin de participer aux opérations de secours.
D’après le témoignage de l’un des rescapés et les premières informations recueillies, l’embarcation transportait des migrants qui tentaient de rejoindre clandestinement les côtes italiennes. Le bateau serait tombé en panne dans un premier temps avant de sombrer complètement, avec l’ensemble de ses passagers à bord.
Le nombre de personnes embarquées serait supérieur à 15, pour la plupart originaires des régions de Ben Guerdane et de Zarzis. Une femme enceinte figurerait également parmi les passagers.
Selon la même source, tous les migrants portaient des gilets de sauvetage au moment du naufrage. Toutefois, les conditions météorologiques auraient contribué à les disperser et à les éloigner du lieu du naufrage.
« Dimanche Sport » reprend ce weekend : On ne change pas une équipe qui gagne
La Ligue 1 reprend ses droits ce weekend avec une première journée très intéressante qui comporte deux belles affiches : ST-CSS aujourd’hui et EST-ESS demain dimanche. Et pour cette nouvelle saison, l’émission « Dimanche Sport », le programme sportif le plus suivi par le public, sera au rendez-vous dès la première journée du championnat.
Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, d’autant plus que l’émission a réussi une très belle performance la saison passée, au niveau de la régularité, du contenu, de l’information utile et pertinente et de la spontanéité, nous verrons à l’œuvre notre brillant collègue Mohamed Ali Bouzgarrou, entouré de ses quatre lieutenants Khaled Hosni, Samir Sellimi, Nader Daoued et Seifallah Mahjoubi qui prend la place de Walid Hichri. Bonne chance…
Kamel ZAIEM
Ligue 1 / ST-CSS : D’entrée, dans le vif du sujet
C’est parti. La Ligue 1 reprend ses droits aujourd’hui et demain dans un climat aoutien marqué par une canicule étouffante. C’est que les coups d’envoi des rencontres sont programmés pour 16h30 ! Bon courage aux différents acteurs et au public qui daignera se déplacer aux stades, lui qui a été refroidi par la piètre prestation des Aigles de Carthage lors de la coupe du monde 2026.
Le champion sortant, le Club Africain, dirigé désormais par Maher Kanzari, se déplacera à Métlaoui et cherchera à bien entamer la saison malgré la valeur de l’Etoile locale, souvent difficile à manier sur son terrain synthétique.
L’Espérance de Tunis, deuxième de la saison écoulée, transformée à cinquante pour cent et menée par Reghecampf, de retour sur le banc, compte réussir l’opération séduction devant l’Etoile du sahel à Radés dans un classique du foot tunisien, toujours intéressant à suivre.
Le CS Sfaxien, montera à Tunis où il croisera le fer avec le Stade Tunisie au Bardo. Un match qui promet du beau jeu même si les deux formations ont encore besoin de temps pour atteindre la vitesse de croisière. Tozé Marreco, le coach portugais des Stadistes, semble faire du bon travail du côté du Bardo, alors que Nabil Kouki connaît bien les rouages de son actuel club et semble entrer, vite, dans le vif du sujet.
L’ES Zarzis, de son côté, recevra l’O. Béjà à Djerba. Un match qui s’annonce disputé même si les Sudistes semblent posséder de meilleures armes.
Toujours au Sud, l’US Ben Guerdane recevra le néo-promu, le CS Hammam-Lif qui est un habitué de l’élite. Voilà un match plein d’interrogations.
Les deux autres promus en Ligue 1, évolueront à domicile. Le PS Sakiet Eddaier offrira l’hospitalité à la JS Omrane avec l’ambition de réussir cette Première, tout comme l’ES Hammam-Sousse qui recevra l’US Monastir dans un petit derby du Sahel.
Enfin, le CA Bizertin recevra l’AS Marsa et visera une victoire susceptible d’installer la sérénité au sein du club alors qu’en face, les Banlieusards de Tunis, menés cette saison par Imed Ben Younes, comptent bien partir sur de bonnes bases cette fois-ci et confirmer le bon niveau présenté la saison écoulée.
Espérons aussi que cet exorde sera porteur de vrais signes de redressement de notre football après une saison 2025-2026 marquée par des polémiques à n’en pas finir, des dérapages de tous genres, des bourdes arbitrales criardes et une organisation indigne d’un championnat … dit Professionnel.
Jamel BELHASSEN
Rendez-vous
Samedi 23 août
ST - CSS (Arb. : Badis Ben Salah)
VAR : Asmir Sagrkovic (Slovénie)
PSSE - JSO (Arb. : Hosni Neili)
VAR : Hamza Jaied
ESHS - USM (Arb. : Houssem Ben Sassi)
VAR : Alexander Matkovic (Slovénie)
USBG - CSHL (Arb. : Seif Ouertani)
VAR : Khaled Gouider
Dimanche 24 août
EST - ESS (Arb. : Haithem Trabelsi)
VAR : Asmir Sagrkovic
ESM - CA (Arb. : Emir Loussif)
VAR : Alexander Matkovic
CAB - ASM (Arb. : Montacer Belarbi)
VAR : Emir Ayadi
ESZ - OB (Arb. : Emir Fgaier)
VAR : Haythem Guirat
N.B. : Tous les matches débuteront à 16h30.
Festival international de Carthage: Une clôture en apothéose avec la diva libanaise Majeda El Roumi
La diva libanaise Majeda El Roumi a clôturé en apothéose, mercredi soir, la 60e édition du Festival international de Carthage devant un amphithéâtre romain qui affichait complet lors d'une soirée suspendue entre mémoire et nostalgie.
Pour ce concert de clôture, un privilège qu’elle avait qualifié de « grand honneur », les gradins ont été pris d’assaut par des milliers de spectateurs. Malgré les difficultés d’organisation liées à une telle affluence, la ferveur est restée intacte et des milliers de spectateurs ont occupé les gradins et les moindres espaces disponibles, réunissant un public jeune et plusieurs générations de fidèles de la chanteuse.
Sous les ovations d’une foule enthousiaste, l’artiste a partagé son émotion : « Vous m’avez manqué, vous êtes toujours dans mon cœur ». Saluant son public tunisien dont l'amour coule en elle « comme le sang dans les veines », elle a comparé la soirée à une fête de mariage : « Ce soir, j'ai envie de briser les règles, de chanter avec vous, et de célébrer le bonheur, la bonté et la paix. »
Sous le signe de la nostalgie
Fidèle à cette promesse de communion, Majeda El Roumi a puisé essentiellement dans les titres les plus connus de son répertoire, alternant ses grands succès avec plusieurs hommages au patrimoine musical tunisien.
Le voyage musical s'est déployé à travers « Am Yassalouni Alayk El Nas » (Les gens m’interrogent sur toi), écrit par le poète libanais Maroun Karam et composé par Nour Al Mallah. Ce titre, associé aux premiers grands succès de la chanteuse, a installé d’emblée une atmosphère de nostalgie et de romantisme.
Sa prestation a également mis à l'honneur un autre succès de son registre romantique avec « Khidni Habibi » (Prends-moi, mon amour), titre de 1980 écrit par le poète Henri Zoghaib et composé par Nour Al Mallah. Dans cette chanson, la voix de Majda El Roumi a ravivé le souvenir des premières promesses amoureuses et d’une époque où son style s'ancrait déjà dans la grande tradition de la chanson romantique arabe.
Le fil de la passion s’est poursuivi avec « Ismaa Albi » (Écoute mon cœur), titre de 1991 dont Majeda El Roumi a signé les paroles sur une composition du regretté Ihsan Al Mounzer. Cette œuvre instaure un climat plus intimiste, nourri par une interprétation qui laisse vibrer toute l'ardeur et l'élan de la passion amoureuse.
Au cœur de ce répertoire figure aussi l'un de ses tubes emblématiques, « Ma Hada Behaddi » (Personne ne peut prendre ta place), une œuvre écrite par Anwar Salman et composée par Melhem Barakat. Classique incontournable de son répertoire au succès intemporel, ce chef-d'œuvre a marqué l'histoire de la musique arabe moderne par son intensité dramatique et la puissance de sa composition.
L’apothéose de ce registre a été atteinte avec « Kalimat » (Des mots), titre légendaire de sa carrière sur un texte du poète Nizar Qabbani. « Il me dit lorsqu’il me fait danser... Des mots différents des mots... des mots qui me font survoler dans les nuages » : des paroles d'un romantisme absolu à travers lesquelles l’icône de la chanson arabe a suspendu le temps à Carthage.
Une si longue histoire d'amour
L’artiste libanaise entretient avec la scène de Carthage une longue histoire qui remonte à 1980. Si le poids des ans a inévitablement transformé la gestuelle de la chanteuse, aujourd’hui septuagénaire, il n’a pas altéré sa voix ample, sa présence scénique et sa capacité à établir une relation directe avec son public.
En hommage à la Tunisie, Majeda El Roumi a interprété sa chanson « Asslama ya Tounes Asslama » (Salut à toi Tunisie, salut) avant de s'approprier « Lamouni Elli Garou Menni » (Ils m’ont blâmé, ceux qui m’ont envié) de Hédi Jouini. En apportant son interprétation lyrique à ce classique, la chanteuse a fait résonner dans l’amphithéâtre une mélodie profondément ancrée dans la mémoire musicale locale.
Poursuivant son exploration du patrimoine tunisien, elle a ensuite interprété le classique « Ya Nassia El Miaad » (Ô toi qui as oublié le rendez-vous), revisitant le répertoire de Saliha et faisant entendre toute la mélancolie d’un rendez-vous manqué.
Au-delà de la performance, cette soirée a rappelé la place singulière occupée par Carthage dans l’histoire de la chanson arabe. Au fil des décennies, l’amphithéâtre romain est devenu une scène de référence pour les grandes voix de la région, notamment libanaises, accueillant des générations d’artistes venus inscrire leur voix dans un lieu chargé d’histoire.
Entre les mélodies tunisiennes et les grands titres de son répertoire, la diva libanaise a offert au public une soirée placée sous le signe de la mémoire, de la fidélité et de la transmission, refermant la saison estivale sur une note empreinte de mémoire et d'émotion.
Le Quotidien avec TAP
Ligue 1 : L'Espérance lorgne de nouveau vers Hazem Mastouri
Après avoir rompu le contrat de l'attaquant Adel Bettaieb, recruté au début de ce mercato estival pour la simple raison que le joueur, de nationalité tunisienne, a réclamé des paiements en devises, ce qui est contraire aux règlements tunisiens, l'Espérance a vite fait de suivre une autre piste. Celle qui a été au programme au début du mercato. Hazem Mastouri, qui évolue en Russie depuis la saison dernière, serait intéressé par l'offre des Sang et Or. Depuis deux jours, les efforts ont été redoublés pour convaincre le club russe et le joueur.
Sur un autre plan, les Sang et Or ont présenté officiellement Youssef Blaili comme une nouvelle recrue prouvant que son dossier est en règle malgré l'opposition de la Mouloudia d'Alger. Blaili a livré,depuis son retour au Parc B en 2024, 52 matches avec 25 buts marqués et 23 passes décisives. Des chiffres qui justifient bien l'attachement des Espérantistes à cet attaquant algérien de talent.
Jamel BELHASSEN
Majeda El Roumi promet une soirée exceptionnelle à Carthage
Majeda El Roumi s’apprête à retrouver la scène de Carthage, près de huit ans après sa dernière apparition en Tunisie.La diva libanaise promet, ce soir, un concert exceptionnel, entre grands classiques, nouveautés et hommage au patrimoine musical tunisien. Le concert affiche déjà complet.
Arrivée samedi à l’aéroport de Tunis-Carthage, la chanteuse engagée, souvent surnommée « l’ambassadrice de la chanson raffinée », signe son grand retour sur la scène antique de Carthage, un lieu qui occupe une place particulière dans son parcours artistique.
« Je serai toujours reconnaissante envers la Tunisie qui a cru en moi et en mon talent à mes débuts en 1980 », a déclaré l’artiste dans un entretien accordé à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP).
C’est en effet sur la scène du Théâtre antique de Carthage que Majeda El Roumi avait rencontré pour la première fois le public tunisien, en 1980, au début de sa carrière. Elle avait alors interprété un célèbre poème du grand poète tunisien Abou el Kacem Chebbi. Depuis, la chanteuse est revenue à plusieurs reprises en Tunisie, portant à travers ses chansons des messages d’amour, de résistance, de paix et d’espoir.
Pour ce nouveau rendez-vous avec le public tunisien, Majeda El Roumi a préparé un programme exclusif mêlant ses grands succès, parmi lesquels « Itazalt El Gharam » et « Kon Sadiqi », à trois nouvelles chansons qui seront dévoilées en exclusivité lors de la soirée de clôture.
Hommage au patrimoine tunisien
La chanteuse a également souhaité inscrire ce concert dans une relation particulière avec la culture tunisienne. Elle rendra ainsi hommage à deux grandes figures de la chanson tunisienne, le compositeur Hédi Jouini et la chanteuse Saliha, à travers l’interprétation de certaines de leurs œuvres.
Un choix qui témoigne une nouvelle fois des liens profonds qui unissent Majeda El Roumi à la Tunisie et à son public, qu’elle considère comme « sa propre famille ».
Au fil d’une carrière marquée par des choix artistiques exigeants et engagés, Majeda El Roumi a régulièrement mis sa voix au service de causes qui lui sont chères, notamment la paix, la liberté et la résistance. Elle a notamment interprété des textes de grands poètes arabes, parmi lesquels Mahmoud Darwich, Souad Al-Sabah et Nizar Qabbani.
Relation particulière avec la Tunisie
Les liens de Majda El Roumi avec la Tunisie dépassent également le cadre artistique. En mars 2015, elle s’était rendue au Musée national du Bardo pour exprimer sa solidarité avec le peuple tunisien après l’attentat terroriste qui avait coûté la vie à 23 personnes.
En 2017, elle avait par ailleurs été officiellement accueillie par l’ancien président de la République, feu Béji Caïd Essebsi, à l’occasion du 61e anniversaire de la fête de l’Indépendance de la Tunisie.
Son attachement au pays a également été reconnu sur le plan institutionnel. En octobre 2010, Majeda El Roumi avait été décorée des insignes de Commandeur de l’Ordre national du mérite culturel, en reconnaissance de son parcours artistique et de sa contribution à la vie culturelle.
Entre grands succès, nouvelles chansons et hommage aux figures emblématiques de la musique tunisienne, Majeda El Roumi entend faire de cette clôture de la 60e édition du Festival international de Carthage un nouveau moment fort de sa relation avec la Tunisie.
Le Quotidien avec TAP
Amina Fakhet, le retour triomphal de la diva!
Huit ans après sa dernière apparition à Carthage, Amina Fakhet a retrouvé, avant-hier soir, la scène mythique de l’Amphithéâtre romain pour une soirée placée sous le signe de la chanson tunisienne. Un grand retour en majesté!
Portée par l’Orchestre national tunisien, la danse et une forte complicité avec le public, la diva a offert un spectacle généreux, entre nostalgie et nouvelles créations.
Figure incontournable de la scène musicale tunisienne, Amina Fakhet a signé un retour très attendu devant un Amphithéâtre de Carthage conquis dès les premières notes. Pensé comme une expérience artistique complète, le spectacle a mêlé musique, chant, mouvement et scénographie, mettant en valeur une artiste dont la présence scénique continue de traverser les générations.
La diva a ouvert la soirée avec « Mazel Badri », donnant immédiatement le ton à un spectacle placé sous le signe de la mémoire et de l’émotion. Fidèle à son style, elle a chanté, dansé et multiplié les échanges avec un public qui n’a cessé de l’accompagner, entre applaudissements et reprises collectives.
Pour ce rendez-vous, Amina Fakhet était entourée de l’Orchestre national tunisien, dirigé par Youssef Belheni. Les arrangements ont apporté une nouvelle dimension à plusieurs titres du répertoire tunisien, tout en soulignant la richesse et la puissance de la voix de l’artiste.
La chorégraphie a occupé une place centrale dans la mise en scène. Parmi les moments les plus remarqués, la participation de sa fille, Molka Aouij, chorégraphe, qui a partagé la scène avec sa mère sur deux chansons, ajoutant une dimension familiale et artistique particulière à la soirée.
Le public a ensuite retrouvé plusieurs titres emblématiques, dont « Soltan Hobbak », « Aljbin Asaba », « Wala Mara » et « Ala Allah ». Des chansons ancrées dans la mémoire collective et reprises en chœur par les spectateurs, témoignant de la place singulière qu’occupe Amina Fakhet dans le paysage musical tunisien.
Mais ce retour n’a pas été uniquement tourné vers la nostalgie. L’artiste a également dévoilé trois nouvelles chansons, ouvrant une nouvelle fenêtre sur son univers musical et montrant que son rendez-vous avec Carthage s’inscrivait aussi dans le présent et la création.
Tout au long de la soirée, la complicité entre la diva et son public s’est imposée comme l’un des fils conducteurs du spectacle. Chants partagés, applaudissements et échanges ont transformé l’Amphithéâtre en un véritable espace de communion, où les retrouvailles ont pris le pas sur le simple rapport entre une artiste et ses spectateurs.
Avec ce retour, la diva a une nouvelle fois confirmé la singularité de sa présence artistique et sa capacité à faire de chacune de ses apparitions un moment de partage, d’émotion et de célébration.
La 60e édition du Festival international de Carthage s’achèvera, ce soir, avec l’icône de la chanson arabe Majeda Roumi.
A l’occasion du 13 août : Bchira Ben Mrad, pionnière du féminisme tunisien, au cœur d’un nouvel ouvrage
À l’occasion du 70ᵉ anniversaire de la promulgation du Code du statut personnel, le 13 août 1956, les éditions Alaeddine, à Sfax, viennent de publier un ouvrage collectif consacré au parcours de Bchira Ben Mrad, pionnière du mouvement féministe en Tunisie qui a constitué en 1936, la première organisation féminine tunisienne à savoir : l'Union des Femmes Musulmanes de Tunisie.
Ce livre constitue l’aboutissement des travaux d’un colloque qui s’était tenu à la Bibliothèque régionale de Sfax le 7 mars 2020. Dix intervenants, chercheurs et chercheuses issus de différentes universités tunisiennes, avaient participé à cette rencontre, en présence du frère de la défunte militante Bchira Ben Mrad, le professeur Moncef Ben Mrad, ainsi que de sa fille la journaliste Chiraz Ben Mrad. Plusieurs militantes qui l’avaient côtoyée et avec lesquelles elle avait échangé étaient également présentes, au premier rang desquelles la militante Saïda Dhaou El Gaïed.
Ce colloque avait été consacré à la présentation de témoignages et de documents mettant en lumière les combats de cette figure féministe, ainsi que son engagement social et politique dès les années 1930. Elle fut ensuite écartée de la vie publique sous le régime de Bourguiba, avant que le régime de Ben Ali ne lui rende hommage à la fin de sa vie.
La docteure Sidk Sallami a assuré la collecte des interventions et des textes, ainsi que leur coordination et leur révision avec leurs auteurs. Le professeur Adel Ben Youssef, de l’Université de Sousse, s’est quant à lui chargé de les présenter dans un texte à la hauteur de la stature de cette pionnière du combat féministe en Tunisie.
L’ouvrage est disponible au public à la librairie Alaeddine de Sfax. Il constitue un document important et particulièrement éclairant sur le parcours de cette pionnière, dont le peuple tunisien a longtemps peu connu l’action.
Depuis 2011, les travaux consacrés à cette figure se sont multipliés, contribuant à réécrire l’histoire de manière plus équitable et à lui restituer la place qu’elle mérite.
Peine familiale, penalty raté et lourde défaite : Le mauvais sort s’acharne sur Lionel Messi !
Lionel Messi a manqué un nouveau penalty et a reçu un carton jaune alors que son club de l'Inter Miami s'est lourdement incliné 4-1 à Nashville samedi, dans un choc entre les deux équipes en tête du classement de la Major League Soccer. Messi a vu son penalty arrêté en première période, son troisième échec d'affilée dans cet exercice après ses tentatives manquées contre l'Autriche et l'Egypte lors du Mondial-2026.
L'attaquant de 39 ans a ensuite été averti à la 59e minute, mais a également délivré la passe décisive sur l'unique but de son équipe. Messi a touché les deux poteaux dans le temps additionnel de la seconde période.
Il s'agissait de sa première rencontre disputée depuis le décès le 8 août de son père, Jorge Messi, à l'âge de 68 ans des suites d'une maladie.
Nashville domine la MLS avec 43 points et un bilan de 13 victoires, deux défaites et quatre matches nuls, alors que l'Inter Miami, tenant du titre, est deuxième avec 38 points. En mars dernier, l'équipe du Tennessee avait déjà éliminé Miami en huitièmes de finale de la ligue des champions de la Concacaf.
Le 1er Géoparc Unesco tunisien du Dahar, destination mondiale unique et levier pour Gabès, Tataouine et Médenine
Plus qu’un musée à ciel ouvert, le 1er Géoparc du Dahar s’étend sur 6 375 km² dans le Sud-Est de la Tunisie, entre les gouvernorats de Gabès, Tataouine et Médenine. C’est une destination mondiale unique pour une immersion dans un site doté d’une richesse géologique, paléontologique, culturelle et touristique exceptionnelle.
Il abrite le seul affleurement marin du Permien supérieur du continent africain situé à Jebel Tebaga (Médenine) qui a été formé il y a plus de 250 millions d’années (Ma), autant d'atouts qui ont permis son inscription officielle à l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, les Sciences et la Culture (Unesco) sur la liste des Géoparcs mondiaux.
Inscription officielle du Géoparc Dahar à l’Unesco
L’inscription officielle du site au patrimoine mondial a été validée à l’unanimité le 15 avril 2026 à Paris, lors de la 224e Session du Conseil exécutif de l'Unesco.
Il devient ainsi le premier en Tunisie, le troisième pays ayant obtenu ce label en Afrique après le Maroc (Géoparc M'Goun) et la Tanzanie (Géoparc Ngorongoro-Lengai), et dans le monde arabe aux côtés de l’Arabie Saoudite (Géoparcs Nord de Riyadh et Salma).
Le nombre total de sites est, à cette date, porté à 241 Géoparcs mondiaux répartis dans 51 pays sur une superficie de près de 885 000 km². Ce label a été le fruit d’une coordination entre les ministères, les organismes publics, les collectivités locales, le secteur privé et la société civile.
En effet, lors du Conseil Exécutif de l’Unesco qui a validé à l’unanimité cette décision, l’Ambassadeur Délégué Permanent de la Tunisie auprès de cette organisation, Dhia Khaled, avait souligné « l’importance stratégique de l’inscription du Géoparc Dahar » sur la liste onusienne qui « reflète l’engagement ferme de notre pays de préserver et de valoriser son patrimoine géoculturel, tant au niveau national que régional ».
Cette inscription est de nature à insuffler une dynamique nouvelle au développement régional et local, tout en renforçant le positionnement de la Tunisie parmi les principales destinations du tourisme culturel, alternatif et écoresponsable, a-t-il ajouté.
Génie architectural et ingénierie plurimillénaire
Côté architectural, il est composé d’habitats troglodytes, de Ksour (greniers collectifs fortifiés) et de grottes creusées dans les
Le Géoparc mondial Unesco donne des moyens d'action aux communautés locales et leur permet de développer des partenariats cohérents dans le but commun de promouvoir les processus géologiques, les caractéristiques, les périodes, les thèmes historiques liés à la géologie ou la beauté géologique exceptionnelle de la région.
Il est créé dans le cadre d'un processus impliquant tous les acteurs et autorités locaux et régionaux concernés par la zone tels que les propriétaires fonciers, les groupes communautaires, les prestataires de services touristiques, les populations autochtones et les organisations locales.
Mais ce processus exige un véritable engagement communautaire pour développer une stratégie globale pour un partenariat local solide et multiple avec un soutien public et politique à long terme, tout en protégeant le patrimoine géologique de la région.
But des Géoparcs : lier la géologie à la société humaine
Si un Géoparc mondial UNESCO doit présenter un patrimoine géologique d'importance internationale, son but est d’explorer, développer et célébrer les liens entre ce patrimoine géologique et tous les autres aspects du patrimoine naturel, culturel et immatériel de la région.
Il s'agit de reconnecter la société humaine, à tous les niveaux, à la planète qui nous abrite et de célébrer la façon dont notre planète et son histoire longue de 4 600 millions d'années ont façonné tous les aspects de nos vies et de nos sociétés, souligne l’agence onusienne.
En faisant prendre conscience de l'importance du patrimoine géologique de la région dans l'histoire et la société d'aujourd'hui, le Géoparc donne aux populations locales un sentiment de fierté pour leur région et renforce leur identification avec celle-ci.
Un effet escompté est la création d'entreprises locales innovantes, de nouveaux emplois et des cours de formation de haute qualité nécessaires pour que de nouvelles sources de revenus soient générées par le géotourisme, tout en protégeant les ressources géologiques de la région, un atout majeur à protéger et à valoriser pour les générations actuelles et futures.
Le Quotidien avec TAP
Elissa signe son grand retour à Carthage après 17 ans d’absence
Dix-sept ans après sa dernière apparition, Elissa a retrouvé samedi 15 août la scène de l’Amphithéâtre de Carthage. Une soirée placée sous le signe de l’émotion, de la nostalgie et d’une forte communion avec le public tunisien.
Surnommée la "Reine de l’émotion", Elissa a une nouvelle fois démontré pourquoi elle compte parmi les voix les plus populaires de la chanson arabe. Avec son timbre chaleureux et son interprétation sensible, la chanteuse libanaise a installé, dès les premières notes, une atmosphère particulière dans un amphithéâtre affichant complet.
Pour son retour à Carthage, elle a choisi d’ouvrir la soirée avec "Kol youm fi omri", immédiatement saluée par les applaudissements du public. Au fil du spectacle, Elissa a alterné ses grands succès et des titres plus récents, offrant un aperçu d’un répertoire qui a accompagné plusieurs générations.
Des chansons emblématiques des années 2000 aux productions plus récentes, l’artiste est restée fidèle à l’univers musical et émotionnel qui a façonné sa carrière. "Kermalak", "Betmoun" et "Badi doub" ont notamment fait vibrer les gradins. Portés par la mémoire collective, ces titres ont été repris en chœur par les spectateurs, transformant l’amphithéâtre en une immense chorale.
Au-delà de la musique, cette soirée a surtout confirmé la relation privilégiée qu’Elissa entretient avec le public tunisien. Dix-sept ans après son dernier passage à Carthage, son retour était particulièrement attendu et a donné lieu à de nombreux moments de partage entre l’artiste et ses admirateurs.
Cette nouvelle rencontre avec le public tunisien vient ainsi inscrire une nouvelle page dans l’histoire d’Elissa à Carthage, entre souvenirs de ses premiers grands succès et affirmation d’une carrière toujours aussi populaire dans le monde arabe.
La 60e édition du Festival international de Carthage se poursuit ce soir avec le retour de la diva tunisienne Amina Fakhet, qui retrouvera à son tour la scène de l’Amphithéâtre de Carthage pour un rendez-vous très attendu.















