Festival arabe de la radio et de la télévision : Après une ouverture toute en musique, place aux débats
La cérémonie d’ouverture de la 26ème édition du Festival arabe de la radio et de la télévision, placée sous le thème « Le pouls de l’image, l’écho du futur », s’est déroulée lundi soir à l’amphithéâtre romain de Carthage.
Programmée sur quatre jours, du 21 au 24 septembre, cette édition est organisée par l’Union des radiodiffusions des États arabes (ASBU), en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles, la Télévision tunisienne et la Radio tunisienne. Elle répartit ses activités entre Tunis et Hammamet, où se tient le volet professionnel.
Animée par la Tunisienne Farah Ben Rejeb et l’Égyptienne Yasmine Taha Zaki, la soirée inaugurale a été l’occasion de rendre hommage à douze personnalités artistiques et médiatiques issues de neuf pays arabes. Les trophées leur ont été remis par le président de l’Union des radiodiffusions des États arabes (ASBU), Mohamed bin Fahd Al-Harthi, et le directeur général de l’ASBU, Abdelrahim Suleiman.
Les personnalités honorées sont : Latifa Gafsi (Tunisie), Wafa Amer, Bushra et Mohamed Tharwat (Égypte), Bassem Moughnieh (Liban), Abeer Shams Al-Deen et Mohamed Khawandi (Syrie), Samira Al-Wahibi (Sultanat d’Oman), Alaa Hussein (Irak), Mohamed Al-Mansour (Koweït), Mohamed Salem Ould Dindou (Mauritanie) et Houssam El Dine Ahmed (Comores).
Le volet artistique de la soirée a été marqué, pour la première fois dans l’histoire du festival, par un concert réunissant deux figures de la pop arabe : la chanteuse irakienne Rahma Riad et le chanteur syrien Nassif Zeytoun, qui se sont succédé sur scène. Dans le cadre de leur performance, les deux artistes ont interprété en duo leur succès « Ma Fi Leil », une chanson qui les a réunis en 2024.
S’exprimant sur sa participation à la soirée, Rahma Riad a déclaré que se produire sur la scène de Carthage constitue « le rêve de tout artiste ».
Nassif Zeytoun a notamment interprété « Asl Ezzine fel Aïnine, wel Aïnine fes-Samra », chanson du chanteur et compositeur tunisien disparu Mohamed Jamoussi. Il a également interprété « Ya Sidi Ensa », son duo avec l’artiste tunisien Mortadha Ftiti.
Le spectacle d’ouverture était accessible gratuitement sur invitation. La cérémonie, retransmise en direct par la Télévision tunisienne, s’est déroulée devant des gradins bien remplis.
Présence officielle
Outre les dirigeants de l’ASBU, la cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, du président-directeur général de la Télévision tunisienne, Chokri Ben Nessir, de la présidente-directrice générale de la Radio tunisienne, Henda Ben Alaya El Ghribi, ainsi que de plusieurs ambassadeurs et représentants de missions diplomatiques accréditées en Tunisie.
Les compétitions de cette 26ème édition s’articulent autour de trois axes : la télévision, la radio et les nouveaux médias. Les compétitions télévisuelle et radiophonique comprennent chacune une compétition principale destinée aux organismes publics membres de l’Union et une compétition parallèle ouverte aux chaînes privées, aux agences de presse et aux producteurs indépendants. La compétition des nouveaux médias est réservée aux contenus numériques des organismes membres de l’ASBU.
Le festival se poursuit à partir d’aujourd’hui à Yasmine Hammamet avec l’inauguration de l’exposition technologique de l’ASBU, qui s’étend sur une superficie de 2.500 m² avec 85 exposants et 110 stands, ainsi que le lancement du marché des productions.
Plusieurs tables rondes sont également prévues autour de thèmes liés notamment au podcast, à l’intelligence artificielle dans l’audiovisuel, au journalisme touristique et à la relation entre le public et la création de contenu.
La cérémonie de clôture, prévue jeudi 24 septembre au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture, sera marquée par l’annonce du palmarès de la compétition officielle et la remise des prix.
Après avoir déjà marqué la clôture de la précédente édition du festival, le compositeur tunisien Karim Thlibi revient cette année avec une nouvelle œuvre intitulée « Voyage vers toi et chante » (Safar Ilayka Wa Ghanni). Ce spectacle musical de clôture sera dirigé par le maestro Rassem Dammak, avec la participation de plusieurs artistes arabes.
Le Quotidien avec TAP
Prix Abdelwaheb Ben Ayed de littérature : six romans finalistes pour la sixième édition
Pour sa sixième édition, le Prix Abdelwaheb Ben Ayed de littérature dévoile une short-list resserrée à six œuvres, réparties entre le roman en langue arabe et le roman en langue française. Cette sélection témoigne de la vitalité du paysage romanesque tunisien et du travail rigoureux d'un jury mobilisé tout l'été.
La Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA) poursuit, avec cette sixième édition, une ambition restée intacte : offrir aux œuvres littéraires tunisiennes un espace de reconnaissance, de circulation et de dialogue. Le prix se concentre cette année sur deux catégories, le roman en langue arabe et le roman en langue française. Trois ouvrages ont été retenus dans chacune d'elles.
Les participations reçues se distinguent par la diversité des univers et des écritures. Chaque roman interroge à sa manière le réel, la mémoire, l'identité ou les liens humains. La short-list 2026 ne réduit pas cette richesse : elle en propose six expressions fortes, choisies au terme d'un examen exigeant.
La short-list 2026
Trois romans en langue arabe et trois romans en langue française composent la sélection.
Cette sélection est le fruit d'un travail conduit dans la durée. Les membres du jury ont consacré leur été à la lecture, à l'analyse et à la confrontation des points de vue. Plusieurs réunions ont été nécessaires pour évaluer les qualités littéraires de chaque œuvre et faire émerger, dans un esprit d'indépendance, les six titres aujourd'hui finalistes. La Fondation adresse ses remerciements aux membres du jury pour leur disponibilité et la qualité de leurs échanges.
Cette short-list raconte une littérature tunisienne qui avance sur plusieurs rives et dans plusieurs langues, sans renoncer ni à sa profondeur ni à sa liberté. Les six romans sont portés par une même confiance dans le pouvoir des mots : transmettre, questionner, émouvoir et laisser une trace.
La cérémonie officielle de remise des prix se tiendra le dimanche 27 septembre 2026. Les lauréats des deux catégories y seront proclamés.
En sélectionnant ces six œuvres, la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed réaffirme son engagement en faveur de la création, de l'édition et du rayonnement de la littérature tunisienne. Une société qui célèbre ses livres choisit aussi d'écouter les voix qui la racontent.
Il est à rappeler que ABA est une fondation engagée pour l'éducation, la recherche, la santé et la culture. Elle soutient des initiatives structurantes alliant utilité sociale, excellence et ancrage territorial, avec une attention particulière à l'éthique, à la transmission et aux talents.
LISTE DES SIX FINALISTES 2026
Roman en langue arabe
- القلادة الروسية - Mohamed Issa Almouaddab - دار مسكيلياني للنشر
- كوميديا الجنائز - Sofien Rjab - دار مسكيلياني للنشر
- حلم الحلزون - Aymen Daboussi - سراس للنشر
Roman en langue française
- L'Aube poindra aux heures prochaines - Taha Laghmani - Éditions Demeter
- Abba Abba - La pierre de convoitise - Soufiane Ben Farhat - Éditions Arcadia
- La Maison qui parle - Zouhaïr Ben Amor - Contraste Éditions
Éliminatoires de la CAN 2027 : Aujourd'hui, début du stage de préparation
En prévision des deux matches face à l'Ouganda et le Botswana les 24 et 28 septembre courant, les joueurs entrent en stage ce soir à partir de 19 heures. Mouine Chaabani a mis en place un programme copieux comptant sur des joueurs motivés et décidés à honorer les couleurs nationales dans ces éliminatoires de la CAN 2027. La séance d'entraînement de demain aura lieu à huis clos et le sélectionneur tiendra une conférence de presse mercredi à 18h30 pour présenter le premier match.
Rappelons que les deux matches sont programmés au stade de Rades à partir de 20h.
Jamel BELHASSEN
Au Festival du théâtre arabe d’été à Zarqa : La « Cloche » d’Assem Bettouhami retentit quatre fois…
Mise en scène par Assem Bettouhami et produite par le Théâtre National Tunisien (TNT), « Cloche » s’est distinguée à la 24ème édition du Festival du théâtre arabe d’été à Zarqa, en Jordanie, en remportant quatre prix.
« Cloche » d’Assem Bettouhami a porté haut les couleurs du Théâtre National Tunisien à Zarqa, à l’occasion de ce rendez-vous théâtral arabe d’envergure, organisé du 12 au 18 septembre. Le catalogue de la manifestation a comporté des créations artistiques venues de Jordanie, d’Arabie saoudite, du Sultanat d’Oman, d’Irak, de Palestine et de Tunisie.
Et c’est bien la « Cloche » tunisienne qui a particulièrement retenti, remportant quatre importantes distinctions, dont le prix de l’œuvre théâtrale complète et celui de la meilleure mise en scène, attribué à Assem Bettouhami. Elle a également été récompensée pour sa musique et ses décors, conçus par Ihab Mandra et réalisés par Mounir Ben Youssef.
Créée en 2025, « Cloche » est une œuvre à la croisée de la mise en scène, de la dramaturgie et de la scénographie, toutes trois signées Assem Bettouhami. Le texte est écrit avec Mohamed Chawki Khouja. Sur le plateau, Sonia Zarg Ayouna, Abdelkrim Bennani, Ridha Jaballah et Marouane Rouine donnent corps aux quatre personnages, tandis que ce dernier assure également la chorégraphie. La bande sonore porte la touche de Hani Belhamadi.
Dans les failles de l’intime…
En une seule nuit, autour d’un dîner réunissant quatre convives, la pièce installe un espace à la frontière du réel et de l’étrange. Rien, au départ, ne semble devoir troubler cette rencontre. Mais, peu à peu, le repas ordinaire se transforme en huis clos, et les échanges font remonter à la surface les tensions, les blessures et les non-dits. La parole circule, se heurte, dévoile autant qu’elle dissimule.
C’est dans cet espace de confrontation que « Cloche » déploie son univers. Derrière les apparences et les gestes du quotidien, la pièce s’intéresse à ce qui travaille silencieusement les individus : la mémoire, la culpabilité, le pouvoir, les contradictions du présent, mais aussi les traces laissées par ce qui ne peut être réparé. Le dîner devient alors moins un moment de convivialité qu’un dispositif dramaturgique permettant de sonder les personnages et leurs failles.
La scénographie participe pleinement à cette plongée dans l’intime. Entre présence physique, mouvement et atmosphère sonore, le spectacle entretient une tension constante entre ce qui se donne à voir et ce qui demeure enfoui. Les corps, les silences et les déplacements prolongent ainsi une parole qui peine parfois à dire l’essentiel.
Sous la simplicité apparente d’une rencontre à quatre, « Cloche » ouvre donc un espace plus vaste, celui d’une réflexion sur l’être humain face à sa mémoire, à ses choix et à ses propres contradictions. À Zarqa, la pièce a trouvé une résonance particulière, distinguant une proposition tunisienne qui fait de l’intime un territoire théâtral à part entière.
Rappelons que l’édition précédente du Festival d’été du théâtre arabe de Zarqa avait également été marquée par la consécration d’une pièce tunisienne, « Faux », mise en scène par Abdelkader Ben Saïd qui a décroché trois prix : celui de l’Œuvre complète, celui de la meilleure scénographie et celui de la meilleure actrice dans un second rôle.
Imen ABDERRAMANI
À l’initiative de la Tunisie, la « Muqaddima » candidate à la « Mémoire du monde » de l’UNESCO
À l’initiative de la Tunisie, qui en coordonne la démarche, la « Muqaddima » d’Ibn Khaldoun est portée par une candidature commune avec l’Algérie, l’Égypte et la Turquie au Registre Mémoire du monde de l’UNESCO. La réponse est attendue au printemps 2027.
La Tunisie a coordonné, avec l’Algérie, l’Égypte et la Turquie, la préparation d’un dossier commun pour l’inscription de la « Muqaddima » d’Ibn Khaldoun au Registre Mémoire du monde de l’UNESCO, au titre du cycle 2026-2027.
Dans un communiqué, la Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’organisation indique que cette initiative a été engagée il y a un an, en raison de la valeur historique et scientifique exceptionnelle de l’ouvrage et de son auteur, Abderrahmane Ibn Mohammed Ibn Khaldoun. Le même communiqué précise que la Tunisie a coordonné, avec l’Algérie, l'Egypte et la Turquie, la préparation dossier, qui, actuellement, a été soumis à l’évaluation des comités d’experts agréés auprès de l’UNESCO. Les éléments du patrimoine documentaire retenus devraient être annoncés lors de la réunion du Conseil exécutif de l’organisation, prévue au printemps 2027, ajoute la même source.
Une œuvre, plusieurs territoires
Né à Tunis en 1332, Ibn Khaldoun demeure l’une des figures majeures de la pensée historique et sociale. Son parcours est étroitement lié à plusieurs territoires du Maghreb, notamment à l’Algérie, où il séjourna durant une période importante de sa vie.
C’est dans la région de Tiaret, près de Frenda, qu’il rédigea la « Muqaddima », œuvre introductive à son « Kitab al-Ibar » et texte fondateur d’une réflexion novatrice sur l’histoire, les sociétés et les dynamiques du pouvoir.
En réunissant quatre pays autour de cette candidature, la démarche met en lumière les liens historiques et intellectuels qui entourent l’œuvre d’Ibn Khaldoun. Elle souligne également la portée universelle d’un texte dont l’influence dépasse les frontières et les siècles.
La Tunisie entend assurer le suivi du dossier auprès de l’UNESCO, en étroite coordination avec les institutions et les parties concernées. Une éventuelle inscription consacrerait la valeur patrimoniale d’un ouvrage majeur de la pensée universelle.
Imen.A.
Steaua Bucarest annonce : Laurentius Reghecampf sera son prochain entraîneur !
La nouvelle a circulé cet après-midi. Le club de Steaua Bucarest a annoncé dans son site officiel que son prochain entraîneur sera celui qui dirige maintenant l'Espérance de Tunis, le Roumain Laurentis Reghecampf, et ce après avoir subi une lourde défaite en championnat contre Universutas (0-5).
De son côté, l'Espérance de Tunis n'a pas encore réagi à cette information. Le départ de Reghecampf est-il imminent surtout qu'il n'a pas encore convaincu tous les Sang et Or, toutes parties confondues ? Attendons voir…
J.B.
Ligue 1- matches de rattrapage : Le CA rejoint la tête, le CSS confirme
La mise à jour du calendrier, effectuée aujourd’hui, a vu le Club Africain battre l'ES Zarzis par (1-0) après avoir sué en fin de match. Le seul but a été inscrit par le nouveau buteur de l'équipe Sadok Kadida à la (57e). Un succès, le troisième en autant de rencontres, qui lui permet de partager le poste de leader avec l'Espérance de Tunis et avec un match en moins contre le Stade Tunisien.
A Sfax, le CSS a pris le dessus sur le CAB (2-0) grâce à deux goals de Loulando (35e) et Mhadhebi (66e). Une victoire qui permet aux Noir et Blanc de monter à un point des leaders.
Enfin, à Ben Guerdane, l'Union locale a attendu l la (84e) pour concrétiser sa supériorité sur le CS Hammam-Lif grâce à un but de Oboh (1-0). Avec cette défaite, les Hammam- Lifois restent lanterne rouge avec aucun point à leur actif.
Jamel BELHASSEN
Résultats
CA -ESZ (1- 0)
CSS- CAB (2- 0)
USBG- CSHL (1- 0)
Classement
*1 CA 9 pts (-1)
*2 EST 9 pts
* 3 CSS 8 pts
- PSSE 8 pts
- USBG 8 pts
- USM 8 pts
*7 JSO 7 pts
- CAB 7 pts
*9 ST 4 pts (-1)
- ESS 4 pts
- ASM 4 pts
*12 ESZ 3 pts
- ESM 3 pts
*14 OB 2 pts
*15 ESHS 1 pt
*16 CSHL 0 pts
Théâtre National Tunisien (TNT) : L’Ecole de l’Acteur ouvrira bientôt ses portes
Le Théâtre National Tunisien (TNT) vient d’annoncer l’ouverture des candidatures de sa 13ème promotion de l’École de l’Acteur, pour la période 2026-2028.
La formation débutera en octobre 2026 et s’achèvera fin juillet 2028, précise le communiqué du TNT. Réparti sur quatre semestres, le cursus s’étend sur deux années, à raison de 37 heures de formation par semaine. Il associe cours théoriques, ateliers pratiques, stages, workshops et master-class, auxquels s’ajoutent des projets artistiques individuels et collectifs. Une approche qui entend conjuguer acquisition des fondamentaux, expérience de la scène et confrontation aux réalités du métier.
L’évaluation s’effectue par contrôle continu et examens semestriels. Au terme du parcours, les élèves obtiennent le diplôme « Art du comédien », donnant droit à une carte professionnelle. Ils peuvent également accéder à un contrat de préprofessionnalisation dans le cadre du « Jeune Théâtre National ».
La candidature est ouverte aux moins de 32 ans, titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent et justifiant d’une expérience théâtrale, professionnelle ou amateur. Motivation, talent, niveau culturel, esprit artistique et aptitude au travail collectif figurent parmi les critères d’admission. Des auditeurs libres peuvent être accueillis au-delà de la limite d’âge, sous réserve de remplir les autres conditions.
La sélection comprend une audition et un stage pratique de deux semaines. Les candidats devront notamment interpréter deux textes, l’un classique et l’autre moderne, ainsi que se soumettre à une évaluation portant sur le corps, la voix, l’espace et l’interprétation.
Les dossiers doivent parvenir au plus tard le 2 octobre 2026 au Palais du Théâtre, 58 place Halfaouine, Tunis, par courrier recommandé, ou être déposés en ligne via le formulaire de candidature.
Fonds européen des festivals pour les artistes émergents (EFFEA) : Une occasion à saisir pour les artistes et festivals tunisiens
Le Fonds européen des festivals pour les artistes émergents (EFFEA) a annoncé l’ouverture de son cinquième appel à candidatures, qui se déroulera du 1er septembre au 3 novembre 2026, s’adressant aux artistes et aux festivals en Tunisie et dans les pays européens.
Les dossiers de candidature doivent être soumis en ligne par le festival leader avant le 3 novembre, tandis qu’une série de sessions d’information et de réseautage est programmée tout au long des mois de septembre et d’octobre pour guider les professionnels dans leurs démarches.
Portée par l’Association européenne des festivals (EFA) et cofinancée par l’Union européenne, cette nouvelle édition ambitionne de soutenir environ 50 résidences artistiques pour l’année 2027. Ce fonds européen d’envergure doit rassembler au moins 150 festivals à travers le continent afin d’accompagner de nouveaux talents dans le développement de leur parcours et de leurs réseaux internationaux.
Pour candidater, les festivals doivent obligatoirement former un consortium d’au moins trois festivals issus de pays éligibles, comprenant un festival principal et au moins deux partenaires.
Les porteurs de projets et les artistes des deux rives de la Méditerranée et du continent européen sont concernés. L’adresse officielle des festivals principaux et des artistes doit se situer dans l’ensemble des pays membres de l’Union européenne et des nations participant au programme Europe Créative.
Destiné à tous les artistes, l’appel s’adresse aux talents qualifiés d’émergents, non pas selon des critères d’âge, mais par leur capacité à surprendre les programmateurs, à conquérir de nouveaux publics et à briguer une reconnaissance internationale.
Les artistes intéressés- qu’ils se présentent en solo, en collectifs, compagnies ou ensembles- peuvent postuler à travers un large éventail de disciplines artistiques, allant du cirque contemporain au théâtre, en passant par la danse, les arts numériques, la musique ou l’architecture.
Le Fonds propose deux formats de bourses distincts. D’une part, l’EFFEA Discovery offre 40 subventions de 8 000 euros chacune, destinées à propulser de jeunes artistes au début de leur carrière, incluant des présentations d’étapes de travail et des ateliers de mentorat.
D’autre part, l’EFFEA Springboard propose 10 subventions de 15 000 euros, réservées aux artistes déjà ancrés sur leur scène nationale et prêts à franchir le cap de l’international, assorties d’une série de représentations multiples et de master-classes.
Légende : Et si vous tentez votre chance…
Mouine Chaabani annonce la liste des Aigles de Carthage: quelques retours et peu de nouveautés
En prévision des deux matches entrant dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027, contre l'Ouganda le 24 septembre et le Botswana le 28, le nouveau sélectionneur des Aigles de Carthage, Mouine Chaabani a annoncé aujourd'hui la liste des joueurs convoqués.
Une liste qui comprend peu de surprises. Elle enregistre le retour des Aidouni, Sassi, Ben Romdhane, Cherni, Rafia, Maaloul et Ghram et la première convocation de Kadida, le nouveau buteur clubiste.
Voici par ailleurs, la liste complète des joueurs convoqués :
Gardiens de but : Dahmen, Chamekh, Ben Hassen
Défenseurs : Valery, Naffati, Arous, Nasraoui, Talbi , Ghram, Ben Hamida, Cherni, Maaloul
Milieux : Laidouni, Sassi, Rafia, Chouchane, Ben Romdhane, Ben Slimane, Gharbi
Attaquants : Ayari, Letaief, Achouri, Tounakti, Elloumi, Mastouri et Kadida.
Jamel BELHASSEN
CineGouna Funding 2026 : Trois projets tunisiens retenus
Trois projets de longs- métrages liés à la Tunisie ont été retenus à CineGouna Funding 2026, confirmant la visibilité croissante du cinéma tunisien dans les espaces arabes et internationaux de coproduction.
Le cinéma tunisien sera représenté par trois projets de longs- métrages à CineGouna Funding, la plateforme de coproduction et d’aide au développement du Festival du film d’El Gouna, dont la 9e édition se tiendra du 15 au 23 octobre 2026 en Égypte.
Parmi les projets retenus figure « To the Core », nouveau film de fiction de Mehdi M. Barsaoui, actuellement en phase d’écriture. Porté par le producteur Habib Attia, à travers Cinetelefilms, le projet réunit la Tunisie, la France et l’Italie dans une coproduction internationale.
Cette nouvelle sélection prolonge le parcours du cinéaste tunisien, formé à l’Institut supérieur des arts multimédias de Tunis (ISAMM), puis au département des Arts, de la Musique et du Spectacle (DAMS) de l’Université de Bologne. Mehdi M. Barsaoui s’est fait connaître sur la scène internationale avec « Un fils » (2019), puis « Aïcha » (2024).
Deux autres longs-métrages impliquant la Tunisie figurent parmi les projets sélectionnés dans la catégorie consacrée aux films en post-production. Il s’agit de « Ibrahim’s Voice », réalisé par Yann Rabanier et produit par Sophie Roudaut, une coproduction franco-tunisienne, ainsi que de « Of Debt and Money », réalisé par Houssem Sansa et entièrement produit en Tunisie.
Dans cette catégorie particulièrement sélective, seuls six projets issus du monde arabe ont été retenus cette année. Leur présence à CineGouna Funding ouvre aux équipes un accès à un réseau de producteurs, distributeurs et professionnels internationaux, tout en offrant des opportunités concrètes de financement et de développement.
La plateforme attribue chaque année plus de 300.000 dollars de dotations, avec notamment deux prix de 15.000 dollars destinés au meilleur projet en développement et au meilleur film en post-production. Pour les trois projets liés à la Tunisie, cette participation constitue ainsi un nouveau rendez-vous avec les réseaux professionnels du cinéma régional et international.
Festival arabe de la radio et de la télévision : Accès gratuit pour la soirée d’ouverture et douze personnalités à l’honneur
Le 26ème Festival arabe de la radio et de la télévision, organisé par l’Union des radiodiffusions des États arabes (ASBU), ouvrira ses portes le 21 septembre à l’amphithéâtre de Carthage sous le thème « Le pouls de l’image, l’écho du futur ».
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi au siège de l’ASBU à Tunis, son directeur général, Abdelrahim Suleiman, a mis en garde contre les annonces circulant sur les réseaux sociaux proposant à la vente des invitations pour cette soirée. Il a assuré qu’il s’agissait de fausses informations destinées à tromper le public et précisé que la distribution officielle des invitations n’avait pas encore commencé. L’ASBU assurera, par ailleurs, le suivi des invitations afin de garantir le respect de la capacité d’accueil du théâtre.
La cérémonie rendra hommage à douze personnalités artistiques et médiatiques issues de neuf pays arabes, parmi lesquelles la Tunisienne Latifa Gafsi. L’Égypte sera représentée par Wafaa Amer, Mohamed Tharwat et Bushra, la Syrie par Mohamed Khawandi et Abeer Shams Al-Deen, tandis que le Libanais Bassem Moughnieh, la réalisatrice omanaise Samira Al-Wahaibi, le Koweïtien Mohamed Al-Mansour, l’Irakienne Alaa Hussein, le Mauritanien Mohamed Salem Ould Dandou et le journaliste comorien Houssam El Dine Ahmed figurent également au palmarès des hommages.
Présentée par la Tunisienne Farah Ben Rejeb et l’Égyptienne Yasmine Taha Zaki, la soirée se poursuivra en musique avec Rahma Riad, puis Nassif Zeytoun. Les deux artistes se retrouveront ensuite pour un duo, une formule que l’ASBU expérimente pour la première fois depuis la création du festival.
La Télévision Tunisienne retransmettra en direct les cérémonies d’ouverture et de clôture, également diffusées sur les chaînes membres de l’ASBU et ses plateformes numériques.
Sur le plan organisationnel, une coordination est engagée avec la Protection civile, les autorités locales et régionales de Carthage et les différents services concernés afin d’assurer le bon déroulement de la manifestation et la sécurité du public.
Le festival se poursuivra jusqu’au 24 septembre avec la participation de nombreux professionnels arabes et internationaux du secteur de la radio et de la télévision.
Théâtre National Tunisien : Un nouveau chapitre s’ouvre pour les artistes tunisiens avec « Les Saisons de la création 2026 »
Le Théâtre National Tunisien donne rendez-vous aux professionnels pour la 4ème édition des « Saisons de la création », annoncée du 31 octobre au 7 novembre 2026. Un appel à candidatures vient d’être lancé. Détails.
La création théâtrale tunisienne s’apprête à retrouver le devant de la scène. Organisée par le Théâtre National Tunisien (TNT), la 4ème édition du Festival national du théâtre tunisien « Les Saisons de la création » est actuellement en gestation. Lancé il y a quelques jours, l’appel à candidatures est désormais ouvert aux structures de production professionnelles.
Pour être éligibles, les spectacles doivent avoir été créés après la clôture de l’appel de la troisième édition, fixée au 10 octobre 2025. Les représentations de la compétition se tiendront à la salle « Le 4ème art » et à l’espace El Teatro. « Les espaces de représentation seront attribués selon les exigences techniques et la programmation », précise le communiqué de presse.
Un jury composé d’artistes et de professionnels reconnus du théâtre décernera plusieurs distinctions individuelles : mise en scène, texte dramatique, scénographie, interprétation féminine et interprétation masculine, chacune dotée de 10 000 dinars, lit-on encore.
Le Grand Prix de la création théâtrale tunisienne, récompense collective de la compétition, sera doté de 30 000 dinars. Trois prix d’encouragement viendront également distinguer la photographie de théâtre, la vidéo de théâtre et l’article de critique théâtrale, avec une dotation de 1 500 dinars pour chacun, ajoute la même source.
Au-delà du palmarès, le festival se veut un espace de visibilité pour les créations qui nourrissent aujourd’hui la scène tunisienne. Les compagnies candidates devront présenter un dossier comprenant notamment le texte et le dossier artistique de la création, le dossier technique, les CV des participants, le dossier de presse et les supports de communication, ainsi qu’une captation intégrale du spectacle en haute définition.
Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 9 octobre 2026, par courrier électronique et par voie postale ou directement au Bureau d’ordre du Théâtre National Tunisien, à Halfaouine.
Avec cette nouvelle édition, « Les Saisons de la création » donnent rendez-vous aux artistes et professionnels du théâtre pour mettre en lumière les écritures, les formes et les talents qui façonnent la création théâtrale tunisienne contemporaine.
Festival du Film Arabe de Fameck : La Tunisie au cœur d’une mosaïque cinématographie arabe
Le Festival du Film Arabe de Fameck ouvrira du 1er au 11 octobre prochain ses écrans aux cinémas du monde arabe. Pour sa 37ème édition, ce rendez-vous accordera une place particulièrement visible au cinéma tunisien, présent en compétition, hors compétition et au sein des jurys.
La sélection officielle réunit quarante longs-métrages et douze courts-métrages de fiction, d’animation et documentaires, venus de onze pays arabes : Algérie, Arabie Saoudite, Égypte, Irak, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie et Yémen. Présentée comme une vitrine des cinémas arabes en France, cette édition sera placée sous le signe de la résistance culturelle face aux bouleversements du monde arabe contemporain.
Parmi les films tunisiens en compétition, « Le 13ème round » de Mohamed Ali Nahdi concourra pour le Prix du Public. Porté par le duo Afef Ben Mahmoud et Helmi Dridi, attendu à Fameck pour accompagner le film, ce drame social met en scène un ancien champion de boxe confronté à la maladie de son fils, dans un univers hospitalier marqué par la pression et la saturation.
Le film arrive à Fameck avec un parcours déjà remarqué. Son parcours international est riche en consécrations : le « Crystal Simorgh du meilleur film » au Fajr International Film Festival en Iran, le Prix du meilleur film au « Cannes Prestige Summit » en France, le « Prix du meilleur acteur » attribué à Helmi Dridi au Festival du film méditerranéen d’Annaba et le Prix spécial du jury au Festival du cinéma de Saïdia au Maroc.
Autre film tunisien en compétition, « D’où vient le vent » d’Amel Guellaty, en lice pour le Prix du Jury Jeunes. Ce long-métrage, qui a déjà reçu plusieurs distinctions, notamment aux Journées Cinématographiques de Carthage, poursuit ainsi son parcours dans les festivals internationaux. Sa sélection à Fameck vient prolonger la visibilité d’un film qui s’est déjà illustré sur la scène cinématographique tunisienne.
Et même au-delà des compétitions
Le court-métrage « Le fardeau des ailes » de Rami Jarboui sera, quant à lui, présenté hors compétition, complétant cette présence tunisienne dans les différentes sections de la manifestation.
La Tunisie sera également représentée par la réalisatrice franco-tunisienne Hind Meddeb, désignée présidente du « Jury documentaire ». Son film « Soudan, souviens-toi » sera projeté hors compétition dans la section « Autour du cinéma ». Un focus d’une dizaine de films consacré au Soudan, pays à l’honneur cette année, complétera cette programmation.
Cinq jurys réunissant professionnels du cinéma, journalistes, lycéens et public départageront les œuvres inédites, présentées en avant-première ou encore non distribuées. Le jury des longs-métrages sera présidé par la réalisatrice syrienne Gaya Jiji, tandis que le « Jury presse » sera dirigé par Charles Tesson, critique et historien du cinéma, ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma et ancien délégué général de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes.
Parrainée par l’écrivain Rachid Benzine, cette édition proposera également une table ronde sur la couverture médiatique des conflits au Moyen-Orient, en partenariat avec Mediapart et le Syndicat Français de la Critique de Cinéma, un ciné-concert autour du « Parfum d’Irak », composé par Pierre Duchazaud, ainsi qu’un hommage au centenaire de Youssef Chahine.
De la compétition aux jurys, en passant par le documentaire, le cinéma tunisien occupera ainsi une place de choix à Fameck. Une présence plurielle qui prolonge son rayonnement international et inscrit ses voix, ses récits et ses regards au cœur du dialogue entre les cinémas arabes et les publics français.
Imen.A.
Transport aérien : Nouvelair lance une nouvelle ligne directe reliant Tunis au Caire
Le mercredi 16 septembre 2026 a marqué le lancement de la nouvelle ligne directe de Nouvelair reliant Tunis au Caire. Cette nouvelle desserte sera opérée à raison de deux fréquences hebdomadaires, chaque mercredi et dimanche, offrant ainsi aux passagers une nouvelle option de voyage direct entre la Tunisie et l’Égypte.
Avec l’ouverture de cette liaison, Nouvelair poursuit le développement de son réseau au Moyen-Orient et élargit les possibilités de voyage proposées au départ de la Tunisie.
Le Caire, capitale de l’Égypte et l’une des principales métropoles de la région, constitue une destination emblématique, à la croisée de l’histoire, de la culture et des échanges économiques.
Cette nouvelle liaison permet aux passagers de rejoindre Le Caire en vol direct, tout en bénéficiant des possibilités de correspondance offertes depuis cette destination vers plusieurs marchés régionaux et internationaux.
Il y a lieu de rappeler que Nouvelair, fondée en 1989, est la première compagnie aérienne privée en Tunisie. Elle opère à partir de 3 aéroports internationaux en Tunisie : Tunis, Monastir et Djerba et dessert plus de 40 destinations régulières sur 3 continents.
















