Remise officielle du certificat d’inscription de Sidi Bou Saïd : Le village bleu entre au patrimoine mondial
Le village de Sidi Bou Saïd entre officiellement dans le patrimoine mondial de l’UNESCO. Après son inscription unanime, le 25 juillet 2026 à Busan, en Corée du Sud, le certificat officiel a été remis jeudi 24 septembre au siège de l’Organisation à Paris.
Le document a été reçu par Dhia Khaled, ambassadeur et délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO, des mains de Lazare Eloundou Assomo, directeur du Centre du patrimoine mondial de l’Organisation.
À cette occasion, le représentant de la Tunisie a réaffirmé l’importance accordée par le pays à la préservation de son patrimoine dans ses différentes composantes, culturelles, immatérielles, naturelles et géologiques, ainsi qu’à sa sauvegarde et sa transmission aux générations futures. Il a également souligné la volonté de faire de ce patrimoine un levier de développement culturel, économique et social.
Dans cette perspective, la Tunisie entend renforcer sa coopération avec l’UNESCO et poursuivre les démarches visant à inscrire de nouveaux éléments de son patrimoine sur les différentes listes et dispositifs de l’Organisation.
L’inscription de Sidi Bou Saïd constitue la deuxième reconnaissance obtenue par la Tunisie auprès de l’UNESCO en 2026. Elle intervient quelques mois après l’intégration, en avril, du Géoparc du Dahar au Réseau mondial des géoparcs de l’UNESCO.
Avec l’entrée de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial, la Tunisie compte désormais dix biens inscrits, dont neuf culturels et un naturel. Une présence qui reflète la diversité de son patrimoine et sa valeur universelle exceptionnelle, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la promotion d’un tourisme culturel, scientifique, écologique et durable.
Rentrée académique 2026-2027 : Beit al-Hikma ouvre le débat sur l’éco-innovation
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beit al-Hikma » ouvre son année académique 2026-2027, officiellement, par une réflexion consacrée à l’un des grands défis contemporains : concilier développement et préservation de l’environnement. Une conférence inaugurale qui sera donnée, le 26 septembre, par le Professeur Chedly Abdelly.
À l’occasion de l’ouverture de chaque année académique, L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beit al-Hikma » perpétue sa tradition en proposant une conférence inaugurale autour d’une question d’intérêt scientifique et sociétal. Pour cette rentrée 2026-2027, le choix s’est porté sur l’éco-innovation, à travers une intervention du Professeur Chedly Abdelly intitulée « L’éco-innovation : un impératif pour un développement durable », prévue ce samedi 26 septembre à 9h00.
Changements climatiques, dégradation des terres, perte de biodiversité, destruction des écosystèmes, surexploitation des ressources naturelles et risques sanitaires croissants : la Tunisie, comme de nombreux pays, est confrontée à une série de pressions environnementales qui interrogent ses modèles de développement.
Dans ce contexte, la recherche scientifique et l’innovation apparaissent comme des leviers essentiels pour accompagner les politiques de développement durable et répondre aux priorités nationales. L’éco-innovation s’inscrit précisément dans cette perspective, en favorisant la conception de biens, de services et de solutions capables de prévenir, mesurer, réduire ou corriger les impacts sur l’environnement.
La conférence présentera ainsi une partie des résultats de recherche développés dans ce domaine, avec un intérêt particulier pour les problématiques agricoles et les solutions permettant de réduire la pression exercée sur les ressources naturelles.
De nouvelles pistes pour l’agriculture
Plusieurs axes seront abordés, notamment le remplacement des engrais chimiques par des biofertilisants et le recours à la lutte biologique comme alternative à l’utilisation des pesticides. Ces approches visent à favoriser des pratiques agricoles plus respectueuses des sols, des écosystèmes et de la santé.
Le Professeur Chedly Abdelly s’intéressera également à l’amélioration de la tolérance des plantes cultivées aux contraintes abiotiques, notamment la salinité et la sécheresse. Les techniques de « priming », qui consistent à prétraiter les semences ou les plantules afin de renforcer leur capacité d’adaptation, constituent dans ce domaine une piste de recherche particulièrement importante dans un contexte de changement climatique.
Autre axe présenté : la promotion de nouvelles cultures à travers la domestication de plantes spontanées naturellement adaptées aux contraintes environnementales. À cela s’ajoute la recherche autour de nouveaux systèmes de culture, destinés à mieux répondre aux conditions écologiques et aux besoins d’une agriculture plus durable.
À travers cette conférence inaugurale, Beit al-Hikma place ainsi la recherche et l’innovation au cœur de sa rentrée académique, en ouvrant le débat sur les solutions scientifiques susceptibles d’accompagner la transition vers un développement plus durable.
De Belgrade à Dhofar : « Les fugueuses », cette échappée couronnée de succès
« Les Fugueuses » de Wafa Taboubi poursuivent leur triomphe hors des frontières. La pièce vient de décrocher deux distinctions au BITEF de Belgrade, et également à Dhofar (Sultanat d’Oman), confirmant la force d’une création tunisienne désormais auréolée de nombreux grands prix.
La moisson continue pour « Les Fugueuses ». À Belgrade, où s’est tenue du 13 au 20 septembre la 59ème édition du Festival international de théâtre (BITEF), la pièce de Wafa Taboubi a remporté le Prix spécial « Jovan Cirilov », tandis que sa metteure en scène s’est vu attribuer le « Prix Politika » de la meilleure mise en scène. Deux distinctions qui viennent consacrer une œuvre tunisienne désormais solidement inscrite dans le paysage théâtral international.
Réunissant des spectacles de Tunisie, de Bulgarie, de Moldavie, de Géorgie, de Turquie et de Serbie, ainsi qu’une performance russe dans son programme parallèle, le BITEF a salué la singularité des Fugueuses. Le jury a notamment relevé une œuvre qui, selon le Théâtre national tunisien, « a démontré que le théâtre est toujours vivant », mettant en avant l’imagination, la précision des costumes et de la musique ainsi que le travail des comédiens.
Le « Prix Politika » distingue plus précisément l’écriture scénique de Wafa Taboubi. Le jury a évoqué une « poétique scénique singulière et différente » et une construction dramaturgique complexe. L’histoire d’une attente qui se transforme en symbole de la vie a également été au cœur de cette reconnaissance.
A Dhofar, parmi l’Elite…
Dans la foulée de ces deux distinctions, qui viennent enrichir le déjà riche palmarès de la production, une nouvelle bonne nouvelle vient de tomber. « Les Fugueuses » franchissent une nouvelle étape dans leur parcours international en remportant le Grand Prix de la catégorie « Élite » et le prix du meilleur texte de la deuxième édition du Festival international de théâtre de Dhofar, au Sultanat d’Oman. Une nouvelle consécration qui vient étoffer un palmarès désormais particulièrement remarquable.
Avant ces nouvelles consécrations internationales, « Les Fugueuses » avaient déjà remporté le Grand Prix du Festival national du théâtre tunisien « Saisons de la création », le Tanit d’or des Journées théâtrales de Carthage (JTC) et le Prix Cheikh Dr Sultan bin Mohammed Al Qasimi de la meilleure œuvre théâtrale arabe. À ce palmarès collectif s’ajoutent plusieurs distinctions individuelles, dont des prix de la meilleure interprétation décernés à Lobna Noomane et à Fatma Ben Saidane, confirmant la richesse d’une création portée aussi bien par son écriture scénique que par la force de sa distribution.
Cette accumulation de récompenses vient consacrer une œuvre dont la force réside dans une écriture scénique singulière, où la fuite devient bien davantage qu’un simple déplacement. Dans un espace qui évoque une mystérieuse station de transit, cinq femmes et un homme attendent quelqu’un ou quelque chose qui ne viendra jamais. Peu à peu, l’attente se mue en métaphore existentielle, tandis que la fuite quitte le territoire physique pour devenir intérieure : échapper à une réalité étroite, chercher du sens, affronter la peur et l’incertitude.
Une écriture que Wafa Taboubi prolonge dans tous les langages de la scène, puisqu’elle signe à la fois le texte, la mise en scène et la scénographie de cette création coproduite par le Théâtre national tunisien et Fabula Production, avec le soutien du ministère des Affaires culturelles. Sur scène, Fatma Ben Saïdane, Mounira Zakraoui, Lobna Noomane, Mohamed Bouzid, Oumaima B’hiri et Sabrine Ben Amor portent cet univers où les trajectoires individuelles se croisent et finissent par rejoindre une inquiétude plus collective.
Imen.A.
« Archives des invisibles » à KADIST Paris : Quatre cinéastes tunisiens à l’affiche
Quatre créateurs tunisiens participeront à l’exposition « Archives des invisibles », prévue du 10 octobre 2026 au 9 janvier 2027 à KADIST Paris, dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026.
Les cinéastes et artistes Ismaïl Bahri, Mehdi Barsaoui, Kaouther Ben Hania et Afef Ben Mahmoud figurent parmi les talents réunis au sein de cet événement, conçu par le duo Joana Hadjithomas et Khalil Joreige.
Le projet rassemble des créateurs majoritairement issus du pourtour méditerranéen (Tunisie, Maroc, Algérie, Égypte, Liban, Palestine) ainsi que de France.
L’exposition met en lumière des rushes, des plans et des séquences écartés de leurs œuvres antérieures. Chaque participant est ainsi invité à dévoiler un ou plusieurs fragments inédits issus de sa pratique, qu’elle soit récente ou plus ancienne. Ces extraits s’accompagnent de témoignages recueillis par les commissaires, qui en précisent le contexte, l’histoire et les raisons pour lesquelles ils n’ont pas survécu à l’étape du montage.
À travers ces images laissées hors-champ, le projet explore les choix de création, les enjeux de transmission et d’archivage, tout en faisant résonner des récits liés aux migrations, aux identités plurielles et aux mémoires individuelles ou collectives. Mises en regard, ces séquences feront émerger des correspondances et des contrastes entre les différentes démarches artistiques.
L’événement sera rythmé par un programme de rencontres, de projections et de visites, dont le vernissage public se tiendra le 9 octobre à KADIST Paris.
Conçue comme un premier volet, « Archives des invisibles » a vocation à se déployer par la suite sous forme de publications, de projections itinérantes et de nouvelles rencontres.
ES Hammam-Sousse: Ferid Chouchene succède à Youssef Mouihbi
C’était dans l’air et ce qui vient de se passer n’a pas beaucoup surpris puisque Youssef Mouihbi n’a pas pu tenir le coup plus que quatre journées. En effet, le bureau directeur de l'Espoir sportif d'Hammam-Sousse vient de désigner l'entraîneur Ferid Chouchene pour diriger l'équipe première de football et il débutera sa nouvelle aventure demain jeudi.
Il est à noter que l'ES Hammam-Sousse est, malgré un rendement respectable, quinzième au classement de Ligue 1 avec un seul point, après quatre journées.
K.Z.
Emmanuel Macron à l’ONU : « A Gaza, un spectacle qui nous fait honte à tous »
Un an après avoir reconnu l'Etat palestinien lors de cette même assemblée générale, Emmanuel Macron a de fait profité de ce nouveau discours devant les Nations unis, son dernier avant la fin de son mandat, pour évoquer une fois de plus la crise au Proche-Orient, dénonçant notamment, sous les applaudissements de la majorité écrasante des présents à cette session, la situation humanitaire à Gaza. "Il y a un an, ici même, nous étions une douzaine d'Etats à reconnaître la Palestine", a-t-il dit. "J'entends le cynisme de certains : 'reconnaissance de papier, regardez la réalité'. Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?", a-t-il poursuivi. "Certains se flattent d'une paix prétendue, mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ?".
Dans son intervention, Emmanuel Macron a parallèlement réaffirmé l’attachement de la France à la sécurité d’Israël et à son existence, tout en rejetant l’idée que cette sécurité puisse être assurée au détriment de la souveraineté des pays voisins. « Sécurité à laquelle nous sommes attachés, existence à laquelle nous sommes attachés », a-t-il déclaré à propos d’Israël.
Mais il a immédiatement ajouté : « Tous ceux qui prétendent que la sécurité d’Israël passe par la violation de la souveraineté de tous ses voisins font une erreur funeste».
Et comme attendu, le Premier ministre sioniste a dénoncé, le même jour, "l'absurdité grotesque des propos" du président français, la qualifiant de "sidérante" ! C’est tout à fait normal de la part d’un dirigeant politique qui fait de la mort, du génocide et de l’extinction ethnique ses principes de gouvernance.
K.Z.
Sa 10e édition s’annonce prometteuse : MEDRH élargit ses horizons
L’événement célèbrera le dixième anniversaire des Rencontres méditerranéennes des Ressources Humaines (MEDRH). Cette dixième édition se tiendra les 13 et 14 novembre 2026 à Hammamet. Lors d’une conférence de presse, les organisateurs ont dévoilé les principaux axes et les thèmes qui seront abordés lors de cette édition exceptionnelle.
Dix ans après sa création et après neuf éditions, MEDRH s’apprête à célébrer sa dixième édition, placée sous le thème « 10 ans après : Les organisations en mutation, vagues de fond ». Cette édition constitue une étape charnière, résolument tournée vers l’avenir des organisations et des métiers, dans un contexte où le monde du travail connaît des transformations simultanées et accélérées.
Depuis sa création, MEDRH a placé le dialogue, le partage d’expériences et la réflexion sur l’avenir des entreprises au cœur de son programme. Au fil des éditions, l’événement a ainsi abordé des enjeux tels que la prospective, la performance et le bien-être, les transformations technologiques, le management augmenté, la durabilité, l’intelligence artificielle, les transitions organisationnelles et environnementales, ainsi que l’identité et la culture des organisations.
Né au sein de la communauté des ressources humaines, MEDRH a progressivement élargi son champ d’intérêt à l’ensemble des fonctions de l’organisation. Aujourd’hui, l’événement réunit des dirigeants d’organisations, des directeurs des ressources humaines, des finances, de la production, des chaînes d’approvisionnement, de la digitalisation et des systèmes d’information, du marketing et des ventes, ainsi que des experts, des consultants, des universitaires, des entrepreneurs et des talents de demain.
Dans cet élan, MEDRH continue d’élargir son réseau de partenaires et annonce la signature de deux nouveaux partenariats : l’un avec International CFO Alliance (ICFOA), l’autre avec le Club DSI. L’objectif est de bâtir une coopération de long terme autour de l’avenir des métiers, de leur évolution et de leur transformation. Ces partenariats porteront sur l’organisation d’événements communs, l’échange d’intervenants et d’invités de haut niveau, la réalisation de recherches et d’études conjointes ainsi que la publication de travaux communs.
Un troisième partenariat sera signé dans les prochains jours avec la Conect renforçant ainsi cette dynamique d’ouverture et de transversalité entre les différentes fonctions et acteurs de l’entreprise.
Lors de cette conférence de presse, Mme Maha Chehata, présidente de MEDRH, a annoncé le thème de cette dixième édition: « 10 ans après: Les organisations en mutation, vagues de fond » et a affirmé que « l’intelligence artificielle, la technologie, la durabilité, les transformations, les nouveaux modèles de travail et le contexte économique, sont autant de sujets qui reconfigurent l’organisation dans son ensemble. La question n’est plus de savoir si les organisations vont changer, car elles changent déjà, mais comment les rendre plus agiles, plus solides et plus humaines, et capables de continuer à créer de la valeur dans un monde en évolution rapide. L’architecture de l’organisation sera au cœur de cette édition anniversaire, avec une ambition très concrète : donner aux participants les clés pour mieux conduire les transformations de leurs fonctions et de leur entreprise, et gagner en efficacité, en efficience et en performance. C’est bien notre promesse de MEDRH 2026. »
De son côté, M. Hammadi Chellouf, cofondateur de MEDRH, a affirmé : « MEDRH ne se résume pas à des conférences et à des ateliers : c’est une expérience que l’on vit ; des rencontres, des idées et des discussions qui peuvent se transformer en projets et en décisions. C’est pourquoi j’ai créé notre slogan : “MEDRH yet3ach”. »
Rendez-vous est pris pour les 13 et 14 novembre 2026 à Hammamet.
Le journal de l’économie
La promotion « BACK TO SCHOOL » de Nouvelair est de retour !
L’heure de la rentrée a sonné ! Nouvelair lance à nouveau sa promotion « BACK TO SCHOOL », avec 30 % de réduction sur le tarif hors taxes 30 % sur le prix hors taxes des billets en aller simple et en aller-retour, vers l’ensemble de ses destinations.
Cette offre permet aux voyageurs de préparer leurs prochaines escapades à des prix avantageux.
Détails de la promotion
Réduction : 30 % sur le prix hors taxes des billets en aller simple et en aller-retour.
Période de vente : du 17 septembre au 30 septembre 2026.
Période de voyage : du 17 septembre 2026 au 31 mars 2027.
Destinations : La France, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, l'Italie, le Royaume-Uni, la Suisse, la Turquie, l'Algérie, L'Egypte et le Maroc au départ et à destination de la Tunisie.
Modification/annulation : Les conditions tarifaires en vigueur s'appliquent en fonction de la destination et de l'offre choisie.
Le projet « Startups et PME Innovantes » annonce la 2e édition de son Roadshow en 2026
Le projet « Startups et PME Innovantes » poursuit son ancrage régional avec une deuxième édition de son Roadshow en 2026. Après une première édition organisée en 2025 à Bizerte, Kairouan, Sfax et Gabès, le projet « Startups et PME Innovantes » poursuit sa dynamique de proximité avec les écosystèmes régionaux et lance, en 2026, la deuxième édition de son Roadshow régional, qui fera étape au Kef, à Monastir, Gafsa et Zarzis.
Financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), en partenariat avec Smart Capital, le projet « Startups et PME Innovantes » vise à renforcer l’accès au financement des startups et PME innovantes tunisiennes et à soutenir le développement d’un écosystème entrepreneurial plus dynamique, inclusif et mieux connecté sur l’ensemble du territoire.
Le Roadshow 2026 prévoit les étapes suivantes : Le Kef (28 septembre 2026), Monastir (6 Octobre 2026), Gafsa (22 octobre 2026) et Zarzis (23 octobre 2026).
Ooredoo Fintech soutient la scolarité de 400 enfants en Tunisie
Ooredoo Fintech a contribué à la prise en charge des frais de scolarité de 400 enfants orphelins en Tunisie à l’occasion de la nouvelle année scolaire, et ce dans le cadre d’une initiative solidaire menée avec l’Association Rose de l’Espoir.
À cette occasion, une délégation d’Ooredoo Fintech Tunisie, accompagnée de son Country Head Mustapha Ben Ghachem, s'est rendue auprès de l’association, le 11 septembre, pour rencontrer les enfants et échanger avec eux. Une activité a également été organisée afin de rassembler les enfants et célébrer ensemble le début de la nouvelle année scolaire.
Cette action illustre l’engagement d’Ooredoo Fintech en faveur des communautés dans lesquelles l'entreprise opère, en élargissant son action en matière d'inclusion et d'autonomisation financière à des initiatives qui favorisent l'accès à l'éducation et ouvrent des perspectives aux générations futures.
Eliminatoires CAN 2027: Mouine Chaabani tient une conférence de presse cet après-midi
Les Aigles de Carthage ont repris du service cette semaine pour préparer les deux confrontations face à l'Ouganda, demain jeudi et au Botswana, lundi prochain.
Mouine Chaabani, le nouveau sélectionneur a programmé un stage de préparation à Rades depuis lundi. La séance de mardi a eu lieu à huis clos et a été réservée aux choix technico-tactiques. Aujourd'hui, mercredi, Chaabani tiendra une conférence de presse à partir de 18h pour présenter le match de demain avant la dernière séance d'entraînement programmée pour 19h.
Tous les joueurs qui ont rallié le rassemblement sont prêts à entamer de belle manière les éliminatoires de la CAN 2027. Anciens et nouveaux, jeunes et moins jeunes sont concentrés sur leur sujet et devraient se donner à fond pour ramasser les six points mis en jeu demain et lundi au stade de Rades à partir de 20 heures.
Jamel BELHASSEN
« Sortir au théâtre »: Une scène, plusieurs générations et visions
Par Imen Abderrahmani
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis propose du 25 septembre au 1er octobre, « Sortir au théâtre », manifestation née en pleine pandémie et devenue, sept ans plus tard, un rendez-vous de la rentrée. Huit spectacles, de Tunis et des régions sont déjà annoncés.
Et si sortir au théâtre, c’était aussi sortir de soi, de ses peurs et du quotidien ? Lancée il y a sept ans, au plus fort de la crise sanitaire, « Sortie vers le théâtre » est née comme un acte de résistance face au confinement et à l’isolement. La scène devenait alors bien plus qu’un lieu de spectacle : un espace de présence, de rencontre et de liberté, une manière de renouer avec les autres et avec la vie. Sept ans plus tard, cette manifestation poursuit son chemin, portée par le même désir de faire du théâtre un lieu de respiration et de partage.
Depuis, l’initiative a grandi sans perdre cette impulsion originelle. Elle s’est installée dans le paysage culturel comme un rendez-vous de la rentrée, proposant chaque année un panorama de la création dramatique tunisienne et favorisant la circulation des spectacles entre la capitale et les régions.
Jaïbi à l’ouverture, Mehrezi à la clôture
Pour cette nouvelle édition, huit pièces investiront pendant sept jours le Théâtre des Régions et la Salle des Jeunes Créateurs. La programmation fait cohabiter des noms reconnus de la scène tunisienne et des créations portées par des compagnies régionales, donnant à voir différentes générations, sensibilités et approches de la pratique théâtrale.
De Fadhel Jaïbi, qui ouvre la manifestation, à Abdelaziz Meherzi, qui en assure la clôture, deux figures marquantes du théâtre tunisien encadrent cette septième édition. Entre ces deux noms, la programmation fait dialoguer différentes générations de créateurs, des signatures confirmées aux nouvelles voix de la scène tunisienne, venues de Tunis comme des régions.
Ainsi, le coup d’envoi sera donné ce vendredi, le 25 septembre à 19h au Théâtre des Régions avec « Al-Holm » (« Rêve-s »), mis en scène par Fadhel Jaïbi et produit par Familia Production et Founoune Distribution.
Comédie noire présentée en avant-première lors des Journées Théâtrales de Carthage (JTC), « Rêve-s » a depuis bel et bien créé l’événement. L’action se déroule dans un immeuble du centre-ville de Tunis, théâtre d’un crime bouleversant : l’assassinat d’une femme subsaharienne enceinte. Autour de ce drame se déploie une galerie de personnages aux trajectoires entremêlées : la propriétaire de l’appartement, l’auxiliaire de vie, le gardien de l’immeuble, l’éboueur, une journaliste d’investigation, le fils, ainsi qu’une mystérieuse voix omniprésente. Sur scène, Jamel Madani, Mounir Khazri, Meriem Ben Hamida, Mohamed Chaâbane, Jalila Baccar et « La Voix », que l’on écoute tout au long de la pièce, donnent corps à cette partition chorale où le réel se teinte d’absurde et de noirceur.
La clôture de ce rendez-vous théâtral automnal qui annonce la rentrée sera avec l’une des figures de proue de la scène théâtrale tunisienne, Abdelaziz Mehrezi qui présentera, le 1er octobre, à 19h00, au Théâtre des Régions, la « Résidence de Chahira », coproduite par le Théâtre de l’Opéra de Tunis et la Télévision Tunisienne. Adaptation libre de « La Locandiera » (La Belle Aubergiste), œuvre emblématique du dramaturge italien Carlo Goldoni, écrite en 1752 et créée en janvier 1753, l’œuvre réunit Ibaa Hemli, Farhat Jdidi, Jaleleddine Saâdi, Chakib Ghanmi, Lotfi Ennajeh, Oumaima Meherzi, Yosra Trabelsi et Sabri Bouhali, avec la participation du violoniste Radhi Chaouali, également auteur de la musique.
A chacun sa vision…
L’accès gratuit, la manifestation propose au public de découvrir le 26 septembre, à 19h00 et au « Théâtre des Jeunes Créateurs », une lecture contemporaine de Hamlet, ce personnage emblématique de la tragédie shakespearienne. « Hamlet, comédie de la mort » ainsi s’intitule cette pièce mise en scène par Khoubaib Ayari et produite par la Société Aristophane de Béja.
Deux rendez-vous rythmeront la 3ème journée, celle du dimanche 27 septembre. À 17h, la Société Jugurtha du Kef présentera, au Théâtre des Jeunes Créateurs, « La Mort » de Lazhar Farhani. À 19h, le Théâtre des Régions accueillera « Sarab » (« Mirage »), mis en scène par Hafedh Khlifa et produit par la Société « Fanno Adhiffatein » (L’art de deux rives » de Kébili.
La programmation se poursuivra lundi 28 septembre, au Théâtre des Régions, avec « Fondu Noir », mis en scène par Marouane Missaoui et produit par le Théâtre de l’Opéra de Tunis.
L’actrice, dramaturge et metteure en scène Dalila Meftahi ira à la rencontre du public, le 29 septembre au Théâtre des Régions, avec « Nouma », une nouvelle création dont elle signe la mise en scène et qui est produite par le Théâtre du Peuple de Tunis.
Multi-primé, il y a quelques jours, au Festival du théâtre arabe d’été de Zarqa, en Jordanie, « Cloche » de Assem Bettouhami (Production du Théâtre National Tunisien) retentira le 30 septembre, au Théâtre des Régions.
Il est à noter que la manifestation ne se limite pas aux représentations. Chaque spectacle sera également l’occasion d’un échange avec le public et les professionnels à travers des débats organisés dans le hall du Théâtre de l’Opéra. Ainsi, pendant une semaine, la Cité de la Culture ne sera pas seulement un lieu où l’on vient voir des pièces. Elle deviendra un espace de circulation des œuvres, des regards et de la parole.
Imen.A.
Institut national du patrimoine (INP) : Deux appels d’offres internationaux lancés pour la restauration de la Grande Mosquée de Kairouan
L’Institut national du patrimoine (INP) a annoncé le lancement de deux appels d’offres internationaux pour la réalisation de travaux de restauration et de mise en valeur de la Grande Mosquée de Kairouan et de son environnement immédiat ainsi que pour la restauration de ses éléments patrimoniaux en bois.
Le lancement de ces appels d’offres s’inscrit dans le cadre de la subvention accordée par le Royaume d’Arabie saoudite à la République tunisienne, par l’intermédiaire du Fonds saoudien pour le développement, conformément au mémorandum d’entente conclu entre les deux pays le 27 juillet 2017. Cette subvention est destinée à contribuer au financement du projet de restauration et de mise en valeur de la Grande Mosquée de Kairouan et de ses abords immédiats, ainsi qu’à la restauration de ses éléments en bois patrimoniaux.
L’INP a indiqué que la participation est ouverte aux entreprises ou groupements d’entreprises tunisiennes, saoudiennes et/ou étrangères spécialisées dans la restauration du bois, disposant de toutes les garanties professionnelles, techniques et financières requises pour l’exécution des travaux faisant l’objet des appels d’offres.
La 2ème édition de « Via Bagrada » : La Medjerda, ce fleuve qui érige les terres et les mémoires…
Par Imen Abderrahmani
Des villes, des vergers, des oliviers, des vignobles, des savoir-faire ancestraux et des mémoires. Pour sa 2ème édition, annoncée du 2 au 4 octobre, « Via Bagrada » invite le grand public à parcourir la Medjerda et à la regarder autrement. Détails.
De Testour à Téboursouk et Slouguia, la Medjerda devient le fil conducteur d’un territoire où la nature et la culture se répondent. Traversant les villes, façonnant les paysages et nourrissant les terres, le fleuve a peu à peu imprimé sa marque aux villes et villages qu’il borde.
La deuxième édition de « Via Bagrada », la Route de la Medjerda, propose, du 2 au 4 octobre à Testour, de suivre ce fil d’eau et de découvrir autrement les territoires qu’il traverse. Portée par l’association Museum Lab, la manifestation étend ses activités à Téboursouk et Slouguia et mêle patrimoine, tourisme, gastronomie, artisanat, nature et création artistique.
Il est ainsi à rappeler que Museum Lab travaille, depuis 2020, à faire connaître les richesses des territoires liés à la Medjerda.
S’écoulant sur plus de 460 kilomètres, dont environ 350 en Tunisie, la Medjerda est le plus long cours d’eau du pays et son principal fleuve pérenne. Elle entre en Tunisie par Ghardimaou, dans le gouvernorat de Jendouba, traverse et irrigue notamment Béja, où se trouvent Testour et le barrage de Sidi Salem, puis poursuit son chemin vers la Manouba, à travers des localités comme Tebourba et Djedeida, avant de rejoindre le golfe de Tunis près de Kalâat El Andalous, dans le gouvernorat de l’Ariana. Son vaste bassin versant et ses affluents s’étendent également sur des portions des gouvernorats du Kef, de Siliana et de Bizerte, dessinant ainsi un territoire aux paysages, aux patrimoines et aux savoir-faire multiples.
Ces villes, dons de la Medjerda
La richesse de ce territoire tient aussi à la diversité des villes et villages qui se sont développés autour du fleuve. Chacun en porte une facette : une architecture, une histoire, un produit, une pratique ou un savoir-faire. La Medjerda apparaît ainsi comme un lien naturel entre des patrimoines qui, tout en partageant une même géographie, conservent chacun leur singularité.
Testour en offre une illustration particulière. Sa médina et son héritage andalou seront au cœur des journées événementielles, avec le Café d’Andalous comme espace de rencontres, d’ateliers et d’animations. À Téboursouk, le parcours d’oléo-tourisme conduira à la découverte des oliviers centenaires et des huileries de la région. À Slouguia, un circuit œnotouristique permettra de découvrir les vins locaux et les paysages viticoles.
Autant d’étapes qui racontent un territoire façonné par l’eau, mais aussi par les hommes et les générations qui ont transformé ses ressources en cultures, en produits et en savoir-faire.
Un territoire à goûter et à parcourir
« Via Bagrada » entend faire de cette diversité une véritable expérience. Les produits du terroir et la gastronomie occuperont une place centrale avec un marché du terroir et de l’artisanat, des tables d’hôtes chez l’habitant et des ateliers consacrés notamment à la fabrication de confiture de grenade. Et c’est bien la saison des grenades !
La découverte se poursuivra sur les chemins et au fil de l’eau. Circuit pédestre à la rencontre de la faune et de la flore de Testour, canoë-kayak au barrage de Sidi Salem, spéléologie à Ghar Kriz, tyrolienne et baignade fluviale à Zeldou. Un programme copieux, une invitation à explorer le territoire dans toute sa diversité et à voir autrement ces terres.
Le patrimoine bâti et archéologique sera également à l’honneur à travers des circuits consacrés à Testour et à Dougga. Une manière d’élargir le regard sur le Nord-Ouest, en faisant dialoguer les grands sites patrimoniaux avec les paysages, les villages et les pratiques qui composent le quotidien de la région.
La création artistique accompagnera cette traversée. Une performance circassienne au Café d’Andalous, une exposition consacrée à la photographie et au patrimoine au mausolée Sidi Garwachi, un ciné-concert ainsi que des projections autour de l’écologie viendront investir différents lieux.
Des ateliers de teinture naturelle à Aïn Draham et de fabrication de confiture de grenade à Testour prolongeront cette approche par la transmission des savoir-faire. Des animations musicales au marché du terroir viendront, elles aussi, inscrire la culture au cœur de l’expérience.
Des rencontres de concertation réuniront également acteurs culturels et société civile autour des circuits, des partenariats et des retombées économiques de cette dynamique.
L’enjeu est de donner à voir la Medjerda autrement, non plus comme un simple cours d’eau, mais comme une géographie culturelle à parcourir, où chaque étape révèle une histoire, un paysage, une saveur ou un geste.
Organisée en partenariat avec l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), le Centre international de l’économie culturelle numérique de Tunis (TICDCE), la Délégation régionale des Affaires culturelles de Béja, le Centre de présentation du patrimoine culturel et la Maison de la culture de Testour, cette deuxième édition entend inscrire la richesse de la Medjerda dans une dynamique durable de valorisation culturelle et touristique. Ce n’est qu’un début d’une importante initiative qu’on espère qu’elle s’ouvrira dans les prochaines éditions sur d’autres villes et villages du bassin de Medjerda.
Imen.A.
ARP: La Commission des finances et du budget veut auditionner les PDG de la STEG et de la SONEDE
La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (AR) a a annoncé aujourd’hui qu’elle a décidé, lors d’une séance consacrée à l’examen des raisons du retard dans la présentation des grandes orientations du projet de loi de finances pour 2027, de tenir une audition du président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).
Cette audition sera consacrée à l’examen de la situation énergétique dans le pays, du coût de l’énergie et de ses répercussions sur les équilibres financiers et économiques, ainsi que des problèmes liés aux coupures d’électricité et des mesures prises pour garantir la continuité du service public de l’électricité.
La commission a également décidé de tenir une audition du président-directeur général de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), consacrée à l’examen des problèmes liés aux interruptions de l’approvisionnement en eau, de leurs causes, ainsi que des mesures prises pour y remédier et garantir la continuité du service public de l’eau.
Détroit d’Ormuz : Les conditions de l’Iran pour rouvrir le passage en une semaine
Un haut responsable iranien a affirmé, mardi 22 septembre 2026, que Téhéran était en mesure de rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours, à condition que les États-Unis prennent des mesures visant à réduire la pression militaire et à lever le blocus imposé aux ports iraniens.
Selon les déclarations du responsable, l’Iran aurait transmis, par l’intermédiaire de médiateurs, une proposition prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours.
En contrepartie, Téhéran demande des premières mesures américaines destinées à alléger la pression militaire exercée sur l’Iran et à lever le blocus visant ses ports. Le responsable a précisé que cette proposition prévoit également la reprise des négociations entre les deux pays, avec pour objectif de parvenir à un règlement durable mettant fin aux hostilités.
La délégation iranienne présente à New York à l’occasion des réunions de l’Assemblée générale des Nations unies disposerait, selon le responsable, de « pleins pouvoirs » pour relancer la voie diplomatique avec Washington.
Téhéran entend notamment profiter des rencontres prévues cette semaine à l’ONU pour poursuivre les consultations avec les pays impliqués dans les efforts de médiation entre l’Iran et les États-Unis.
La rencontre annoncée entre Pezeshkian et Trump aura-t-elle lieu ?
Le responsable iranien a par ailleurs écarté l’hypothèse d’une rencontre entre le président iranien Massoud Pezeshkian et son homologue américain Donald Trump en marge des réunions de l’Assemblée générale de l’ONU. Il a toutefois estimé qu’une évolution vers un accord restait possible, évoquant « une possibilité de progrès » dans les discussions.
Le responsable iranien a insisté sur la nécessité pour Washington de démontrer sa « sérieux et son engagement » afin de permettre une relance effective du processus diplomatique.
Après le divorce avec Reghecampf : L'Espérance en négociations avec l'Espagnol Pablo Franco
Le divorce avec le Roumain Laurentis Reghecampf consommé, l'Espérance de Tunis a vite fait d'entamer des discussions avec quelques entraîneurs étrangers. Pour l'heure, la piste la plus probable est celle de l'espagnol Pablo Franco qui a dirigé la saison dernière le club marocain Maghreb Fes et avec lequel il a remporté le championnat national.
L'équipe Sang et Or, qui entame un stage de préparation aujourd'hui à Tabarka, attend de clore définitivement le dossier Reghecampf notamment sur le plan financier pour annoncer officiellement la séparation entre les deux parties.
Rappelons que le Roumain a trouvé un accord avec Steaua Bucarest, un club qu'il a dirigé il y a plus de dix ans.
Il y a lieu de signaler que c’est le Belge Joël Crahay, l’actuel directeur technique des jeunes, qui assure l'intérim jusqu’à l’arrivée du nouvel entraineur.
Jamel BELHASSEN
















