Il était le premier rédacteur en chef du journal télévisé : Mohamed Meherzi tire sa révérence
Le journaliste tunisien Mohamed Meherzi, journaliste, diplomate et premier rédacteur en chef du Journal est décédé ce vendredi 24 juillet 2026 à l’âge de 92 ans.
Né le 3 septembre 1934, Mohamed Meherzi a entamé sa carrière dans les médias en 1956, après avoir réussi un concours organisé par le premier gouvernement de l’Indépendance pour recruter un journaliste à la Radio tunisienne..
Durant ses années à la radio, il a couvert les grandes étapes de la construction de l’État tunisien après l’Indépendance, notamment les événements politiques, économiques et sociaux majeurs, ainsi que les dossiers liés au développement, à l’éducation, à la santé et à la consolidation de la souveraineté nationale.
Après sept années au sein de la Radio tunisienne, il a rejoint l’Organisation des Nations unies où il a dirigé le Bureau d’information de l’ONU en Tunisie.
En 1966, il est retourné à la Radio-Télévision tunisienne à sa création pour diriger le Journal télévisé alors nouvellement lancé. Il est ainsi devenu le premier rédacteur en chef des informations télévisées et le premier présentateur du journal télévisé.
Après son départ de la télévision, Mohamed Meherzi a poursuivi une carrière diplomatique au ministère des Affaires étrangères. Il y a été conseiller à l’ambassade de Tunisie à Londres, puis a dirigé le département du protocole de la Ligue arabe à Tunis entre 1978 et 1981. Il a ensuite été nommé ambassadeur de Tunisie au Qatar et à Bahreïn, avant de prendre en charge l’information internationale au ministère des Affaires étrangères. De 1989 à 1994, il a exercé comme conseiller à l’ambassade tunisienne à Prague.
Il a fait encore une fois faux bond : L'Espérance renonce définitivement à Youssef Blaili !
Après deux rendez-vous ratés par Youssef Blaili pour signer un nouveau contrat avec les Sang et Or même si le dossier de sa suspension par la FIFA n'est pas définitivement réglé et que physiquement, il n'a pas encore retrouvé toutes ses sensations, la direction de L'Espérance a décidé de lâcher le joueur.
C'est que Blaili, qui a été soigné de sa blessure contractée, en décembre dernier, aux frais du club de Bab Souika, a donné son accord pour renouveler son contrat pour deux nouvelles années, mais il a fait deux fois faux bond pour rejoindre l'Algérie où le Mouloudia lui fait les yeux doux. Lassés d'attendre, les Sang et Or ont décidé de clore le dossier Blaili et passer à autre chose en recrutant un autre attaquant de talent reconnu.
Ainsi, la longue histoire d'amour entre L'Espérance et Blaili connait un dénouement malheureux.
Jamel BELHASSEN
« Targ et barg » au Festival international des Abadla de Sbeïtla: Le souffle des montagnes, la mémoire des hommes
Au cœur des montagnes de l'Ouest tunisien, les voix des bergers retrouvent leur écho. Avec « Targ et Barg », le Festival international des Abadla de Sbeïtla ouvre, ce soir, sa 45ème édition par une célébration de la mémoire pastorale, entre traditions vivantes et création contemporaine.
Lorsque les premières notes de la gasba s'élèveront, ce soir, dans le ciel de Sbeïtla, au coeur du majestueux site archéologique de la ville, elles marqueront bien davantage le coup d'envoi du Festival international de la ville qui souffle cette année sa 45ème bougie. Elles feront renaître la mémoire des montagnes, celle des bergers qui, depuis des générations, dialoguent avec les reliefs de Semmama par le chant et la musique. Imaginé par Adnen Helali avec les bergers de Semmama, « Targ et Barg » ouvre cette nouvelle édition en puisant dans un patrimoine immatériel profondément enraciné dans la vie pastorale.
Le titre de cette création emprunte au vocabulaire et à l'imaginaire des montagnes frontalières. Le « targ » est ce chant traditionnel lancé à pleine voix qui traverse les vallées pour rythmer le quotidien des bergers, raconter les histoires du territoire ou exprimer les émotions de ceux qui l'habitent. Le « barg », l'éclair, évoque la puissance des éléments, la lumière fulgurante et l'énergie des paysages. À eux deux, ils dessinent une œuvre où la nature, les hommes et la musique ne font qu'un.
Au centre de cette fresque musicale se trouve la gasba, flûte pastorale dont les sonorités accompagnent depuis des siècles les transhumances, les veillées et les longues journées passées dans les montagnes. Le spectacle lui rend hommage en restituant un univers musical transmis de génération en génération, où chaque mélodie porte la mémoire d'un territoire et de celles et ceux qui l'ont façonné.
Cette création célèbre également un héritage partagé entre la Tunisie et l'Algérie. Les chants des bergers de Semmama dialoguent avec les traditions musicales des Aurès, rappelant que les montagnes ignorent les frontières et que les cultures se répondent de part et d'autre de la ligne qui sépare les deux pays. À travers cette rencontre, « Targ et Barg » qu'on peut traduire par "Son et éclair", "Chant et éclair" ou encore "Ton et lumière", fait entendre un patrimoine commun, nourri par des siècles d'échanges et de circulation.
Quand le local dialogue avec l'universel
Autour des bergers de Semmama, plusieurs artistes venus de différents horizons enrichiront cette aventure musicale. L'artiste algérien Saïd Namouchi, le groupe "Les Cavaliers des Aurès", la chanteuse espagnole Maria Faltri qui vient directement des Pyrénées espagnoles , la saxophoniste Zahoua Saïdi et Abdessalem Bougharra, figure majeure de l'art du "Zalfane", uniront leurs univers pour une création où les traditions populaires rencontreront des sonorités méditerranéennes.
Ainsi pour donner le ton à ce rendez-vous exceptionnel, la mise en scène a été confiée à Khaled Khayati, tandis que Jalel Faïzi assure la création visuelle. La direction musicale est assurée par Maher Ben Abbas Helali, qui orchestre cette rencontre entre patrimoine oral et écriture contemporaine.
"La soirée inaugurale sera captée dans son intégralité par la Télévision tunisienne grâce à un important dispositif technique déployé à Sbeïtla. Au-delà de sa diffusion, cet enregistrement participera à la sauvegarde d'un patrimoine musical rare, longtemps transmis par la seule tradition orale et aujourd'hui réinterprété dans une création ouverte sur le monde", nous précise Adnen Helali, espérant que la soirée fera l'objet d'une diffusion prochaine, ce qui permet la transmission de cette tradition et également la présentation des activités du Centre des arts et métiers de Jbal de Sbeïtla, où cette oeuvre comme d'autres ont été orchestrées.
Avec « Targ et Barg », le Festival international des Abadla réaffirme sa vocation : faire dialoguer la création contemporaine avec les racines profondes du territoire. En donnant la parole aux bergers, aux musiciens et aux gardiens des traditions, cette soirée d'ouverture rappelle que le patrimoine n'est pas une mémoire figée, mais une matière vivante qui continue de se réinventer, portée par les voix, les souffles et les paysages des montagnes tunisiennes.
Imen ABDERRAHMANI
Politique d’optimisation de la collecte des ressources, retournement de tendance dans la distribution des crédits et maîtrise des charges opératoires
Au cours du premier semestre 2026, la STB Bank a poursuivi sa politique rigoureuse d’optimisation de la structure de ses ressources. Les dépôts de la clientèle ont enregistré une progression de 465 MD, soit une hausse de 3,7 % ou 7,4% en rythme annuel, portée principalement par les dépôts à vue, qui ont augmenté de 243 MD (+5,5 %) et contribué à hauteur de 52 % à la croissance globale des dépôts. Les dépôts d’épargne ont, quant à eux, progressé de 162 MD (+3,3 %). Ensemble, les dépôts à vue et les dépôts d’épargne représentent 87 % de l’accroissement total des ressources de la clientèle. Les dépôts à terme ont affiché une hausse de 75 MD (+2,7 %), représentant 16 % des dépôts additionnels enregistrés sur la période. Par ailleurs, les ressources d’emprunt se sont établies à 347,4 MD à fin juin 2026, en baisse de 153,5 MD, soit de 30,6 %, par rapport à leur niveau de fin décembre 2025.
S’agissant de l’activité de financement, la Banque a maintenu un encours de créances nettes sur la clientèle relativement stable au cours du premier trimestre, avant d’enregistrer une reprise au deuxième trimestre. Cette évolution a permis à l’encours d’atteindre 8,8 milliards de dinars à fin juin 2026, en progression de 2 % ou 4% en rythme annuel, marquant ainsi un retournement de tendance après les contractions successives observées au cours des dernières années.
Par ailleurs, la Banque a enregistré au premier semestre une augmentation de 388 MD, soit 7,9 %, de son portefeuille-titres, dont l’encours s’est établi à 5,3 milliards de dinars. Cette progression provient principalement de l’accroissement de l’encours des bons du Trésor de 368,1 MD, témoignant du rôle toujours important de la Banque dans le financement de la dette publique.
L’évolution des indicateurs bilanciels susmentionnés, conjuguée à la forte réduction du recours aux ressources monétaires, a permis de confirmer le respect et l’amélioration des ratios réglementaires de liquidité (LCR) et de transformation (LTD), qui se maintiennent à des niveaux confortables et offrent un potentiel accru de développement de l’activité de crédit.
Sur le plan de la rentabilité, les charges d’intérêts ont été ramenées de 370 MD à 341 MD, principalement sous l’effet de l’extinction des charges de refinancement sur le marché monétaire. Cette évolution reflète la politique de mobilisation des ressources adoptée par la Banque, privilégiant les dépôts de la clientèle, notamment ceux à faible rémunération. Toutefois, la marge nette d’intérêt a enregistré un recul sous l’effet principalement de la baisse des produits d’intérêts.
Quant aux commissions nettes, une baisse de leur volume de 1,7 MD à 57,6 MD a été constatée tenant compte principalement de l’impact de la diminution des commissions sur chèques (-1,4 MD).
Les revenus du portefeuille-titres et des opérations financières ont, quant à eux, progressé de 36,1 MD, soit 17,1 %, pour atteindre 246,8 MD. Cette performance résulte notamment de l’augmentation des revenus générés par les placements en bons du Trésor.
L’ensemble de ces évolutions a permis à la Banque de dégager un produit net bancaire de 314 MD, contre 350 MD à fin juin 2025.
S’agissant des charges opératoires, celles-ci se sont élevées à 178,6 MD, en hausse de 7,3 %, sous l’effet, principalement, de l’intégration du personnel des filiales STB-SG et STB-MG conformément à la loi n° 2025-9 relative à l’interdiction de la sous-traitance de la main-d’œuvre. Cette augmentation a été partiellement compensée par la baisse des frais de fonctionnement, qui ont reculé de 10,2 % pour s’établir à 44,0 MD. Le coefficient d’exploitation s’est ainsi établi à 56,9 %, contre 47,5 % une année auparavant.
Profanation de plaques funéraires de dirigeants nationaux au cimetière Jellaz : Le suspect présumé arrêté
Une source judiciaire a indiqué jeudi 23 juillet 2026 à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) que, sur instruction du ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis, le poste de la sûreté nationale de Sidi El Béchir a ouvert, mardi 21 juillet 2026, une enquête judiciaire concernant la dégradation de plaques en marbre de tombes de dirigeants nationaux au cimetière des dirigeants (« Rawdhat Ezzouama ») au Jellaz.
La même source a précisé que l’affaire a fait l’objet d’un suivi particulier, permettant l’identification de l’auteur présumé et son arrestation le jour même des faits.
Afin d’approfondir les investigations, la sous-direction des affaires criminelles relevant de la Direction de la police judiciaire a été chargée de poursuivre l’enquête, dans le but de déterminer l’ensemble des circonstances de l’incident ainsi que ses motivations.
Protection civile: 296 incendies maîtrisés en 24 heures
Les unités de la Protection civile ont effectué, au cours des dernières vingt-quatre heures, 939 interventions à travers le pays, dont 296 consacrées à l’extinction d’incendies, dans un contexte marqué par la poursuite de la vague de chaleur qui favorise la multiplication des départs de feu.
Outre les opérations de lutte contre les incendies, les équipes de la Protection civile ont mené 161 interventions de secours sur les routes et assuré 486 autres interventions pour diverses situations d’urgence, a indiqué jeudi le porte-parole de la Protection civile.
Cette forte mobilisation intervient alors que la Tunisie est confrontée, depuis plusieurs jours, à des températures particulièrement élevées, à l’origine d’une recrudescence des feux, notamment dans les massifs forestiers, où les équipes de secours restent fortement mobilisées pour contenir plusieurs foyers et prévenir leur propagation.
Festival international de Carthage : The Jacksons ou l'éternité d'un héritage musical
Ce fut un mélange bel à découvrir avec un avant-goût séduisant et appétissant avant de découvrir un plat de résistance qui n'a pas laissé les présents sur leur faim. C'est que, trente ans après le concert mythique de Michael Jackson en Tunisie, "The Jacksons" ont fait vibrer l'Amphithéâtre de Carthage, offrant au public un voyage entre nostalgie, énergie et héritage musical.
Pour sa troisième soirée, la 60e édition du Festival international de Carthage a accueilli, lundi 20 juillet, Jackie et Marlon Jackson. Quatre ans après leur précédent passage à Carthage, les deux frères sont revenus célébrer, avec le même allant et la même ferveur un répertoire qui a profondément marqué l'histoire de la pop, dans un amphithéâtre où se mêlaient souvenirs et découverte. Des admirateurs de la première heure côtoyaient une jeune génération venue mesurer, en direct, l'ampleur d'un héritage musical devenu universel.
Avant même le début du concert, le fan club MJ Tunisia a donné le ton de la soirée. Chorégraphies, performances et reprises des plus grands succès de Michael Jackson ont animé les abords du théâtre romain, transformant l'attente en une véritable célébration de celui qui demeure, trente ans après son passage en Tunisie, une icône incontestée de la musique mondiale.
Sur scène, Jackie et Marlon Jackson ont démontré que le temps n'avait rien altéré de leur présence artistique. Accompagnés de leurs musiciens, ils ont livré un spectacle généreux, porté par une énergie communicative, des chorégraphies parfaitement synchronisées et des arrangements renouvelés qui insufflaient une nouvelle dynamique aux grands classiques du groupe sans en trahir l'esprit.
Des mélodies intemporelles
En ouverture, Marlon Jackson a rappelé que les Jacksons avaient parcouru les scènes du monde entier, de l'Algérie au Japon, avant de confier que " la scène de Carthage est une tout autre histoire", saluant le prestige et l'atmosphère singulière de l'amphithéâtre romain.
Le spectacle s'est également distingué par une scénographie immersive. Les écrans LED retraçaient les grandes étapes de l'aventure des Jackson 5, depuis leurs débuts jusqu'à leur consécration internationale. Entre les chansons, des images d'archives, des témoignages et la voix de Michael Jackson replongeaient le public dans l'histoire de cette famille qui a révolutionné la musique populaire. Un hommage émouvant a également été rendu à Joseph Jackson, père et artisan du destin exceptionnel du groupe, accompagné de "Gone too soon".
Parmi les temps forts de la soirée, " ABC", l'un des premiers succès planétaires des Jackson 5, a rappelé toute la fraîcheur d'un morceau qui, plus d'un demi-siècle après sa sortie, continue de rassembler les générations. L'amphithéâtre a également repris à l'unisson "I'll Be there", " Hearbreak Hotel" et "Shake your body", dans une communion où la nostalgie se confondait avec le plaisir intact de retrouver ces mélodies devenues intemporelles.
Plus qu'un concert, cette soirée a célébré la permanence d'un héritage musical qui continue de franchir, allègrement, les frontières et les décennies.
K.Z.
Festival international du malouf de Testour : Habitants et organisateurs refusent le silence
Contre toute attente, le Festival international du malouf de Testour fait son retour. Annoncée annulée il y a quelques jours, sa 60ème édition se tiendra finalement du 25 au 30 juillet, portée par la mobilisation de ses organisateurs et des habitants de la ville.
Le rideau se lèvera finalement sur la 60e édition du Festival international du malouf et de la musique arabe traditionnelle de Testour. La direction du festival a annoncé avoir décidé de relancer cette édition anniversaire, qui sera organisée sans subventions publiques et grâce aux seuls moyens de l'association, avec l'appui des habitants, des mécènes et des fidèles de cette manifestation patrimoniale.
Cette décision intervient quelques jours après l'annonce de l'annulation du festival. Initialement programmée du 15 au 25 juillet sous le thème "Chante, ô rose", cette édition avait été abandonnée sur fond de tensions avec le ministère des Affaires culturelles.
Face à l'élan de solidarité suscité par cette annonce, le comité d'organisation a choisi de relever le défi. Dans une publication sur la page facebook du festival, la direction explique que cette décision répond aux nombreux appels des habitants de Testour et des amoureux du festival, dont le soutien moral et matériel a rendu possible la tenue de cette édition. Les organisateurs comptent désormais sur les recettes de la billetterie et les contributions de leurs partenaires pour assurer le bon déroulement de la manifestation.
Six excellentes soirées
Les contraintes budgétaires ont toutefois conduit à revoir la programmation. Concentré sur six soirées, du 25 au 30 juillet, le festival accueillera néanmoins plusieurs figures majeures de la scène musicale tunisienne ainsi que des ensembles emblématiques du malouf, dans le respect de l'identité qui fait sa renommée depuis six décennies.
L'ouverture, le 25 juillet, sera assurée par Dorsaf Hamdani, connue pour être l'une des plus belles voix du patrimoine arabo-andalou, qu'elle interprète avec une sensibilité et une exigence artistique unanimement saluées.
Le 2ème rendez-vous sera avec la Troupe "Anfas El Malouf", dirigée par Badreddine Jebis, et ce le 26 juillet. Les "chouyoukh du malouf de Testour" ne manqueront pas cette occasion. Ils prendront le relais, le 27 juillet, pour présenter comme le veut la tradition un bouquet de chants, confirmant l'attachement de la ville à son héritage et à son identité musicale. Mohamed Jebali sera de la fête, le 28 juillet. Quant à Aïda Niyati, elle rencontrera son public le 29 juillet. Le spectacle "Ziara" de Sami Lajmi clôturera cette édition-anniversaire le 30 juillet, au théâtre de plein air de Testour.
Créé il y a soixante ans, le Festival international du malouf et de la musique arabe traditionnelle de Testour est l'un des plus anciens festivals de Tunisie et l'un des principaux rendez-vous consacrés au patrimoine musical arabo-andalou. Plus qu'une simple manifestation estivale, il constitue un espace de transmission d'un héritage séculaire et participe au rayonnement culturel de Testour, ville intimement liée à l'histoire du malouf. Imen A
Festival de Locarno : Afef Ben Mahmoud présidera le jury « Cineasti del Presente »
L’actrice, réalisatrice et productrice tunisienne Afef Ben Mahmoud a été nommée présidente du jury de la compétition « Cineasti del Presente » de la 79ème édition du Festival international du film de Locarno (5-15 août), dédiée aux premiers et deuxièmes longs métrages de cinéastes émergents.
Elle sera entourée du producteur et réalisateur tchèque Radovan Sibrt et de la réalisatrice italienne Margherita Spampinato. Cette nomination confirme le rayonnement international d’Afef Ben Mahmoud, récompensée notamment au Festival du Caire pour son rôle dans "Round 13", et figure reconnue du cinéma d’auteur, tant comme actrice que réalisatrice et productrice.
Mostra de Venise 2026 : "The H@llow Man" de Kamel Laaridhi en compétition officielle
Le cinéma tunisien s'invite en force à la Mostra de Venise 2026. En compétition avec "The H@llow Man", au jury officiel avec Kaouther Ben Hania et à "Final Cut in Venice" avec "Plague", il confirme son rayonnement international.
Le cinéma tunisien franchit une nouvelle étape avec la sélection de "The H@llow Man", premier long- métrage du réalisateur Kamel Laaridhi, en compétition officielle de la 41ème Semaine Internationale de la Critique (Settimana Internazionale della Critica), section parallèle de la 83ème Mostra de Venise, l'un des rendez-vous cinématographiques les plus prestigieux au monde.
Le film sera présenté en première mondiale le 9 septembre 2026 à Venise devant les professionnels de l'industrie, les critiques et le public international. Une consécration pour ce premier long métrage qui place son réalisateur parmi les nouveaux talents les plus prometteurs de la scène cinématographique internationale.
Chaque année, la Semaine Internationale de la Critique révèle de nouvelles voix du cinéma mondial en ne retenant que des premiers longs métrages. Pour cette 41ème édition, seuls sept films ont été sélectionnés en compétition officielle, faisant de la présence de "The H@llow Man" une distinction particulièrement convoitée qui souligne la force artistique de cette œuvre inaugurale.
Ben Hania et Chebbi de la fête...
La Tunisie sera également représentée au plus haut niveau grâce à la réalisatrice Kaouther Ben Hania, désignée membre du jury international de la Compétition officielle de la 83ᵉ Mostra de Venise. Présidé par la réalisatrice américaine Maggie Gyllenhaal, ce jury réunira plusieurs personnalités majeures du cinéma mondial chargées d'attribuer le prestigieux Lion d'Or et les principales récompenses du festival. Cette nomination confirme la place grandissante qu'occupe Kaouther Ben Hania dans le paysage cinématographique international.
Autre motif de satisfaction pour le cinéma tunisien, le projet de long métrage "Balaa" (Plague) du réalisateur Youssef Chebbi a été retenu dans le programme " Final Cut in Venice". Cette initiative accompagne chaque année des films africains et arabes en phase de postproduction afin de faciliter leur achèvement, leur circulation et leur accès aux grands marchés et festivals internationaux.
Avec la sélection de "The Hallow Man", la présence de Kaouther Ben Hania au sein du jury officiel et la participation de "Balaa" à "Final Cut in Venice", la Tunisie signe une participation remarquée à cette 83ᵉ édition de la Mostra de Venise, témoignant du dynamisme et de la reconnaissance croissante de son cinéma.
Festival international de Hammamet : Gnawa Diffusion, une fête sans frontières
Entre transe, engagement et métissage, Gnawa Diffusion a transformé le théâtre de Hammamet en une immense célébration des cultures.
Le Théâtre de plein air de Hammamet s'est embrasé, lundi 20 juillet, au rythme des sonorités de Gnawa Diffusion. Pendant près de deux heures, le groupe algérien emmené par l'inépuisable Amazigh Kateb a offert bien plus qu'un concert : un voyage musical où se rencontrent traditions, modernité et valeurs universelles.
Dès les premières notes, l'atmosphère est donnée. Les gradins, largement occupés par un public tunisien et de nombreux Algériens en vacances, se lèvent d'un même élan. Les corps dansent, les voix reprennent les refrains et la communion s'installe naturellement. Sur scène, Amazigh Kateb, aussi charismatique qu'espiègle, alterne chants, pas de danse, anecdotes et traits d'humour dans un mélange de français, d'arabe, de dialecte algérien, d'anglais et même de quelques expressions tunisiennes.
Depuis plus de trois décennies, Gnawa Diffusion cultive une identité musicale unique. Les rythmes gnawa y dialoguent avec le reggae, le rock, le blues et le rap, portés par les sonorités du guembri, des qraqeb, des percussions, des guitares et de la basse. Ce métissage, profondément ancré dans les cultures maghrébines et africaines, demeure la signature du groupe.
Le public a retrouvé avec ferveur les titres emblématiques du répertoire, d'"Algéria" à "Bab Salem", en passant par "Malika El Motahajiba" et "Bonjour". Le concert s'est achevé dans une véritable transe collective avec "Douga-Douga", transformant le théâtre en une immense piste de danse.
Mais derrière l'énergie festive, le propos reste intact. Les chansons de "Gnawa Diffusion" parlent d'exil, d'identité, de justice sociale, de paix et de dignité humaine. Sans jamais sacrifier la fête au discours, le groupe continue de porter un regard lucide sur le monde, faisant de la musique un espace de dialogue, de résistance et de fraternité.
Fondé en 1992 en France par Amazigh Kateb, fils de l'écrivain algérien Kateb Yacine, le groupe est né dans un contexte marqué par les questions migratoires et les fractures sociales. Refusant toute étiquette, il a construit un langage artistique singulier qui dépasse les frontières et les appartenances.
Plus de trente ans après sa création, la formule n'a rien perdu de sa force. À Hammamet, "Gnawa Diffusion" a une nouvelle fois démontré que son message demeure d'une brûlante actualité et que son énergie fédératrice traverse les générations.
Club Africain : Maher Kanzari succède à Faouzi Benzarti
Les dirigeants clubistes n'ont pas attendu longtemps pour trouver un successeur à Faouzi Benzarti qui a pris le chemin du championnat libyen pour diriger I’Ittihad de Tripoli. Il s'agit de Maher Kanzari, sans club depuis qu'il a quitté l'Espérance au printemps dernier.
Un choix que les Clubistes estiment judicieux dans la mesure où Kanzari est habitué à la compétition africaine et à la pression des résultats quand il entraînait les Sang et Or.
Il entamera ses nouvelles fonctions avec les Rouge et Blanc lundi 27 juillet.
Jamel BELHASSEN
Club Africain : Faouzi Benzarti s’en va… !
L'entraîneur du Club Africain, Faouzi Benzarti qui a entamé la préparation d'avant-saison avec le champion sortant a reçu une offre alléchante d'Al Ittihad Tripoli. Selon des sources officielles, Benzarti, qui a mal digéré le départ de quelques joueurs clés du club, aurait alors réclamé aux dirigeants du Club Africain une augmentation substantielle de son contrat, ce qui aurait été refusé. C’est alors qu’il a décidé de quitter le Parc A et d’entamer une nouvelle aventure libyenne.
J.B.
Stade Tunisien : Fakhreddine Ben Youssef retourne au bercail
Après une saison passée à l'US Monastir, l'attaquant âgé de trente cinq ans a choisi son nouveau (ancien) club. C’est au Bardo qu’il vient de débarquer, c'est-à-dire du côté du club qui l’a lancé il y a plus de dix ans. Il vient de signer un contrat de deux années. Voilà une belle opération réalisée par les Bardolais qui ont laissé partir plusieurs attaquants ces deux dernières années et qui comptent sur leur enfant prodige pour retrouver plus d’efficacité en attaque.
Rappelons que Ben Youssef, ancien international, a débuté sa carrière professionnelle au Stade Tunisien avant de rejoindre le CS Sfaxien, l'Espérance de Tunis, le championnat égyptien (Al Ismaily) avant de porter les couleurs des Monastiriens.
J.B
Festival international des arts populaires d’Oudhna: Le patrimoine tunisien en majesté
Par Imen Abderrahmani
Pour sa deuxième édition, le Festival international des arts populaires d'Oudhna fait la part belle au patrimoine vivant tunisien. Une orientation qui pourrait être enrichie par une plus grande ouverture aux arts populaires du monde. Détails.
Le Festival international des arts populaires d'Oudhna revient pour une deuxième édition qui se déroulera du 22 juillet au 2 août 2026 dans le cadre majestueux du théâtre antique d’Oudhna, l’un des plus prestigieux sites archéologiques de Tunisie.
Placée sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et orchestrée par l’Agence de mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC), cette édition propose onze soirées consacrées à la musique populaire tunisienne, au folklore et aux spectacles inspirés du patrimoine. Quelques invités étrangers viendront également prendre part à la manifestation, mais l’essentiel de la programmation demeure consacré aux expressions artistiques tunisiennes.
Le festival s’ouvrira le 22 juillet avec le chanteur égyptien Ahmed Cheba, avant de céder la scène à « Rboukh » de Hatem Lajmi (23 juillet), « Ez-Zarda » de Nejla La Tunisienne (24 juillet) et « Sinouj » d’Ahmed Ben Jemi (25 juillet) alias Benjemy, reconnu sur la scène artistique pour son talent et sa capacité de faire dialoguer la musique électronique contemporaine avec le patrimoine musical traditionnel tunisien.
Hichem Salam et Tlili Gafsi animeront une soirée musicale, le 26 juillet, suivis de Mohamed Ali Lasmar (27 juillet), Habib Chankaoui (28 juillet) et d’une grande soirée folklorique réunissant plusieurs troupes traditionnelles parmi lesquelles « Ghbonten » et « Sta » (29 juillet). Abdelkrim Benzarti et Atef Nour partageront l’affiche le 30 juillet, avant « El Fallaga » de Nasreddine Chbil (31 juillet). Le festival s’achèvera le 2 août avec un concert de Hedi Habbouba, l’un des temps forts de cette édition. Véritable icône du mezoued, l’artiste retrouve la scène d’Oudhna pour une soirée qui s'annonce comme l'un des moments les plus attendus du festival.
Parmi les choix les plus pertinents de cette édition figure l’intégration du « Ghbonten » (soirée du 29 juillet), récemment inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l'UNESCO. Cette initiative traduit la volonté du festival de valoriser les éléments les plus emblématiques du patrimoine vivant tunisien et de contribuer à leur transmission auprès du grand public.
Un horizon à élargir…
Cette orientation patrimoniale pourrait cependant s’accompagner d’une ouverture internationale plus affirmée. Un festival qui porte le label « international » gagnerait à accueillir davantage de spectacles puisant dans les arts populaires d’autres cultures, offrant ainsi au public des occasions de découvrir la richesse des traditions vivantes du monde et les multiples façons dont les peuples expriment leur mémoire, leurs rites et leurs identités.
Dans cette perspective, le développement de coopérations avec des festivals similaires en Méditerranée, en Afrique, dans le monde arabe, en Asie ou en Amérique latine constituerait une piste prometteuse. Des jumelages permettraient des échanges de troupes, des coproductions, des résidences artistiques et une circulation des savoir-faire traditionnels. Ils renforceraient le rayonnement international du festival tout en enrichissant sa programmation, faisant d’Oudhna un véritable espace de dialogue entre les patrimoines immatériels du monde.
À travers cette manifestation, les organisateurs entendent promouvoir le patrimoine culturel immatériel tout en valorisant l’un des plus remarquables sites archéologiques de Tunisie. La majesté du théâtre antique d’Oudhna constitue à elle seule un formidable atout, capable de séduire des artistes venus des quatre coins du monde et d’attirer des chaînes de télévision étrangères en quête de décors d’exception. Une carte à jouer pour les prochaines éditions !
Imen.A.
















