Coopération archéologique tuniso-italienne : Un Capitole romain et une basilique vandale ressurgissent à Numluli
Un Capitole romain et une basilique vandale viennent d’être mis au jour à Henchir Matria, près de Teboursouk. Une découverte qui éclaire à la fois l’organisation urbaine et la vie religieuse de l’antique Numluli.
À Henchir Matria, au nord de Teboursouk, les pierres continuent de livrer leurs secrets. Sur le site de la cité antique de Numluli, une campagne archéologique tuniso-italienne vient de mettre au jour deux ensembles majeurs. Il s’agit d’un Capitole datant de l’époque romaine et d’une basilique construite plusieurs siècles plus tard, à la période vandale.
Menés du 6 septembre au 4 octobre 2026 par l’Institut national du patrimoine (INP), dans le cadre d’une convention de coopération internationale avec l’Université de Sassari en Italie, les travaux ont réuni chercheurs et étudiants de différents niveaux universitaires. Une collaboration qui a permis d’explorer les deux principaux secteurs de la cité, tout en contribuant à leur étude et à leur mise en valeur.
La Cité livre ses secrets
Le premier secteur a livré les vestiges d’un Capitole construit en 170 après J.-C. L’édifice s’inscrivait au cœur de l’espace public de Numluli et témoigne de l’importance de la cité durant la période romaine.
Les archéologues ont notamment dégagé une partie du dallage de la place publique ainsi qu’une fontaine. Les fouilles ont également révélé de nombreux éléments architecturaux et décoratifs appartenant au temple : chapiteaux, fragments de colonnes, décors géométriques et fragments de statues.
Ces vestiges, par leur diversité, permettent de mieux restituer l’architecture et l’ornementation de cet ensemble monumental. Au-delà des objets eux-mêmes, ils donnent aussi à voir l’organisation d’une cité où l’espace public et les édifices religieux occupaient une place centrale.
À quelques siècles de distance, le second secteur raconte une autre étape de l’histoire de Numluli. Il s’agit d’une basilique vandale construite au milieu du Ve siècle après J.-C., dans un contexte où les usages et les paysages urbains de l’Afrique romaine connaissent d’importantes transformations.
La basilique abrite plusieurs sépultures attribuées à des notables chrétiens. Les fouilles ont également permis de dégager différentes salles et des structures murales, ainsi que des jarres funéraires. D’autres jarres, implantées verticalement dans le sol, étaient destinées au stockage des provisions, apportant un éclairage sur les usages domestiques et les pratiques de conservation des ressources.
Le secteur a par ailleurs livré des panneaux de mosaïque, ajoutant une nouvelle dimension à cet ensemble architectural et religieux.
Numluli contre l’oubli
Du Capitole romain à la basilique vandale, les découvertes de Henchir Matria donnent à lire, dans la pierre, plusieurs siècles d’évolution d’une même cité. Les vestiges témoignent des transformations architecturales, religieuses et sociales qui ont marqué Numluli, tout en rappelant la richesse archéologique de cette région du nord-ouest tunisien.
La campagne menée avec l’Université de Sassari illustre également l’intérêt de la coopération scientifique internationale pour approfondir la connaissance des sites antiques tunisiens. À Numluli, chaque nouvelle fouille ne fait ainsi pas que dégager des vestiges, contribuant à recomposer, fragment après fragment, l’histoire d’une cité aujourd’hui silencieuse, mais dont les pierres continuent de parler.
Festival international du Oud : Ces cordes qui font revivre la mémoire
Le oud investira la Médina de Tunis, pendant neuf jours, précisément du 16 au 24 octobre, le faisant résonner ses cordes dans un cadre chargé d’histoire et ouvrant un espace de rencontre entre musique, patrimoine et création.
Le Club culturel Tahar Haddad accueillera et organisera la quatrième édition du Festival international du Oud, consacrée à cet instrument emblématique de la musique arabe, dont les sonorités ont traversé les siècles, les cultures et les frontières.
Entre les murs de la vieille ville et dans le cadre singulier du Club culturel Tahar Haddad, le oud retrouvera un écrin en harmonie avec son histoire. Ses sonorités viendront ainsi renouer avec un patrimoine musical vivant, tout en laissant place à de nouvelles interprétations et à d’autres formes de création.
En attendant la révélation de l’ensemble de la programmation, qui devrait, comme à l’accoutumée, conjuguer concerts et master class, les organisateurs ont déjà annoncé un temps fort de cette quatrième édition : le Trio Joubran assurera la clôture du festival, le 24 octobre à 20h, au Théâtre de l’Opéra de Tunis.
Le trio Joubran à l’affiche
La venue du célèbre trio palestinien constitue l’un des événements majeurs de cette édition. Formé en 2004 par les frères Samir, Wissam et Adnan Joubran, le Trio Joubran s’est imposé sur les grandes scènes internationales en portant une musique profondément enracinée dans la tradition du oud, tout en l’ouvrant aux influences et aux langages contemporains.
Associé à une forte identité culturelle palestinienne, le trio a également nourri plusieurs collaborations artistiques, notamment avec le poète Mahmoud Darwich, dont l’œuvre a accompagné leur album « À l’ombre des mots ». De l’Olympia à Paris au Carnegie Hall de New York, jusqu’au siège des Nations unies, leur parcours témoigne d’une présence internationale qui dépasse largement le cadre de la musique.
Leur retour en Tunisie revêtira d’autant plus d’importance que leur dernier concert dans le pays remonte à 2023. Trois ans après, cette nouvelle rencontre avec le public tunisien donnera à la clôture une portée particulière.
De la Médina à la scène de l’Opéra, le oud suivra ainsi le fil d’une même histoire, celle d’un instrument qui relie les générations, les territoires et les cultures.
Imen.A.
Avec « Japan Festival » à la Cité de la culture : Une belle échappée au cœur des traditions japonaises
Par Imen Abderrahmani
Entre gestes ancestraux, art du thé, fleurs, calligraphie et musique, la culture nippone sera au rendez-vous à Tunis. Une immersion dans les traditions du pays du Soleil-Levant, placée cette année sous le signe des sept décennies de relations tuniso-japonaises.
La Cité de la culture de Tunis accueillera, du 30 octobre au 1er novembre 2026, une nouvelle édition du « Japan Festival », organisée par l’ambassade du Japon en Tunisie. La manifestation s’inscrit dans le cadre de la célébration du 70ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.
Durant trois jours, le public pourra découvrir plusieurs expressions de la culture japonaise, à travers des démonstrations, des initiations et des présentations consacrées à des pratiques traditionnelles. Une manière de faire entrer les visiteurs dans un univers culturel où le geste, la précision et l’harmonie occupent une place particulière.
Le geste comme art
Parmi les rendez-vous annoncés, figure le Sado, la cérémonie traditionnelle du thé. Bien plus qu’un rituel autour d’une boisson, cette pratique repose sur une succession de gestes précis et codifiés, dans une atmosphère propice à la concentration et à la sérénité. Elle est notamment fondée sur les notions d’harmonie et d’attention à l’autre, souligne l’ambassade du Japon dans un communiqué publié sur sa page Facebook.
Revêtue du kimono approprié, la personne qui conduit la cérémonie inscrit chaque geste dans un rituel d’une grande précision, où l’élégance du vêtement se mêle à la sérénité du moment.
Cette recherche d’harmonie se retrouve également dans l’ikebana, l’art japonais de l’arrangement floral, qui sera lui aussi présenté au public. Ici, fleurs, branches et feuillages ne sont pas simplement assemblés : ils composent un équilibre subtil entre les formes, les lignes et les espaces, laissant une place essentielle au vide et au silence. Une esthétique qui invite à regarder autrement la nature et à en saisir la beauté dans sa simplicité.
Dans le prolongement de cette attention portée au geste, le public pourra également s’initier à la calligraphie japonaise. Le pinceau devient alors le prolongement du mouvement, tandis que le rythme du trait, sa force et sa légèreté donnent aux caractères une dimension artistique. De la cérémonie du thé à l’arrangement floral, c’est ainsi toute une culture du geste et de la mesure qui se dévoilera au fil de ce rendez-vous.
Des traditions à découvrir
Le festival proposera également une découverte de l’habit traditionnel japonais et de ses spécificités. À travers les formes, les matières et les manières de le porter, le vêtement devient à son tour un témoignage de l’histoire et des codes culturels du Japon.
La musique traditionnelle japonaise rythmera par ailleurs ce rendez-vous, apportant une dimension sonore à cette immersion. Elle accompagnera les différentes découvertes et contribuera à créer une atmosphère où les arts dialoguent entre eux.
Du thé à l’ikebana, de la calligraphie à la musique, en passant par l’habit traditionnel, le festival dessine pendant trois jours un parcours à travers un patrimoine japonais à la fois ancien et vivant. Une invitation à découvrir une culture où l’harmonie se cherche autant dans le geste que dans la relation à l’autre.
Imen.A.
Journées musicales de Carthage : la musique « troisième » voix du film
Invisible mais essentielle, la musique ne se contente pas d’accompagner les images. Elle les prolonge, leur donne une autre profondeur et participe à l’écriture même du récit. Aux JMC, Selim Arjoun a levé le voile sur le métier de compositeur pour l’image.
Le compositeur de musique de film serait-il le « troisième auteur » d’une œuvre, après le scénariste et le réalisateur ? Pour Selim Arjoun, compositeur, pianiste et producteur musical, la réponse ne fait aucun doute. Invité lundi à la Cité de la culture de Tunis dans le cadre d’une rencontre professionnelle des Journées musicales de Carthage (JMC), il a présenté les coulisses d’un métier où la musique devient une véritable composante du récit.
Consacrée au « métier de compositeur de film », cette table ronde, organisée dans le cadre de la 11e édition des JMC, qui se poursuit jusqu’au 10 octobre, a réuni professionnels et techniciens du son autour des différentes étapes de la création musicale pour l’image.
Une musique qui raconte
Au cinéma comme à la télévision, la bande originale se construit dans un dialogue étroit avec le réalisateur. « Le produit d’une étroite collaboration entre le réalisateur et le compositeur », elle ne vient pas simplement souligner une scène ou en accentuer l’émotion. Elle contribue à façonner l’univers de l’œuvre, à donner une épaisseur aux personnages et à créer un lien particulier avec le spectateur.
Fort de plus de quarante expériences, entre films de fiction, documentaires et séries, Selim Arjoun a détaillé les différentes étapes de ce processus, depuis la première idée musicale jusqu’à son enregistrement et son intégration à l’œuvre. Chaque projet possède, selon lui, sa propre identité sonore, qui doit dialoguer avec le scénario et la vision du réalisateur, sans pour autant effacer la sensibilité et la signature du compositeur.
Du silence à la musique
Parmi ses collaborations, le musicien a évoqué son travail avec Lassâad Oueslati sur les deux saisons de Harga, en 2021 et 2022, ainsi que son expérience récente avec Mehdi Hmili pour la série El Matbaa, diffusée sur la Télévision nationale durant le Ramadan 2026.
Cette dernière expérience lui a notamment permis de revenir sur un choix artistique particulier : donner une place importante à la musique dans certaines scènes silencieuses. Loin de remplir le vide laissé par les dialogues, celle-ci devient alors un moyen d’entrer dans l’intériorité des personnages, « afin d’analyser leur psychologie ».
Le travail du compositeur varie également selon le format. Au cinéma, la musique intervient généralement sur un film déjà monté, alors qu’à la télévision, elle se construit au fil des épisodes, avec des délais et des contraintes différents. Dans les deux cas, la création repose sur une étroite coordination avec les autres métiers de la chaîne audiovisuelle.
Car la musique n’existe jamais seule. Ingénieurs du son et techniciens jouent un rôle déterminant dans sa restitution et sa mise en valeur. Entre écriture, interprétation, montage et travail sonore, la bande originale apparaît ainsi comme une œuvre collective, mais portée par une voix singulière.
Les rencontres professionnelles des JMC se poursuivent jusqu’à la fin du festival, avec des échanges consacrés notamment aux bouleversements introduits par l’intelligence artificielle dans la création musicale et aux défis auxquels sont confrontés les jeunes artistes. Autant de rendez-vous qui interrogent, au-delà des pratiques, l’avenir même de la création.
La météo de ce mercredi 7 octobre : Peu de nuages, températures stationnaires
Le temps sera partiellement nuageux sur la plupart des régions, ce mercredi 7 octobre 2026, avec des passages plus nuageux sur le Nord. Les températures resteront globalement stables.
Le vent soufflera de secteur Ouest à Nord-Ouest, faible à modéré sur l'ensemble du pays.
La mer sera peu agitée à agitée sur les différentes côtes.
Masters de Shanghai : Aziz Dougaz rate de peu le tableau final
Le tennisman tunisien Aziz Dougaz (430e mondial) a été éliminé au deuxième et dernier tour des qualifications du Masters de Shanghai, en Chine, après sa défaite, ce mardi, face à l'Italien Federico Cina (147e) en trois sets (3-6, 6-4, 4-6).
Dougaz s'était qualifié, hier lundi, au deuxième tour, aux dépens d’un autre Italien, encore plus connu, Lorenzo Sonego (87e mondial), (7-6, 5-7, 6-4).
Rappelons que le Masters de Shanghai est un tournoi de catégorie 1000 points qui se dispute sur surface dure et qui est réservé aux meilleurs.
Ligue 1: Programme de la 5e journée
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient de rendre public le programme de la cinquième journée de la Ligue 1 qui se jouera ce week-end. Les coups d'envoi des rencontres seront donnés à 14h30.
En haut du tableau, le face à face entre l'étonnant PS Sakiet Eddaier et le CS Sfaxien retiendra l'attention. Un nouveau derby sfaxien.
Voici en détails, le programme des matches de samedi et dimanche :
Samedi 1 10 octobrre : 14h30
EST -OB ( Huis clos)
USBG- CA
PSSE- CSS
CAB –USM
Dimanche 11 octobre : 14h30
JSO- ASM
ESS -CSHL
ESM -ST
ESZ- ESHS
J.B
Il était surpris par sa distinction : Le Nobel de physique au Belge Francis Halzen
Le prix Nobel de physique 2026 a été décerné, ce mardi, au Belge Francis Halzen pour ses travaux sur les neutrinos au cœur de l'Antarctique.
"C'est une grande surprise, je ne m'y attendais certainement pas", a réagi le lauréat de 82 ans, joint par téléphone par la Fondation Nobel.
"Ce prix Nobel concerne un gigantesque cube de glace situé au pôle Sud de notre planète", a expliqué la professeure Eva Olsson, membre du comité.
Le neutrino "est la particule la plus discrète de l'Univers", explique le comité Nobel, et traverse "la matière sans se faire remarquer".
"Dans les années 1980, Francis Halzen avait compris que la glace de l'Antarctique pouvait être idéale pour capturer suffisamment de ces neutrinos insaisissables, afin que les chercheurs puissent en apprendre davantage sur leurs origines lointaines", souligne-t-il.
A la Galerie Saladin : Lamia Bouzouita raconte « Venise et le Pays des Merveilles »
Entre lumière vénitienne, motifs tunisiens et univers imaginaires, l’artiste tuniso-italienne Lamia Bouzouita présente « Venise et le Pays des Merveilles », une exposition réunissant plusieurs séries d’œuvres, visible jusqu’au 25 octobre à la Galerie Saladin, à Sidi Bou Saïd.
Le vernissage a eu lieu samedi soir en présence de l’artiste ainsi que de plusieurs invités du monde des arts, de la culture et de membres de la communauté italienne établie en Tunisie.
« J’essaie d’exprimer ces deux mondes sur la toile », a déclaré Lamia Bouzouita à la TAP, évoquant son parcours entre Tunis, sa ville natale, et Venise, sa ville de résidence depuis de nombreuses années, où elle a étudié la peinture à l’Académie des Beaux-Arts.
Dans ses œuvres, l’artiste explore la rencontre entre ses origines tunisiennes et son expérience vénitienne, à travers les couleurs, les arabesques et les jeux de lumière. « Venise, c’est la ville de la lumière », souligne-t-elle, évoquant également le brouillard, les reflets et l’atmosphère de la cité lagunaire comme autant de sources d’inspiration.
« Ma vie artistique est la fusion entre ces deux mondes », explique-t-elle, faisant également référence à ses débuts en informatique. Diplômée dans ce domaine avant d’intégrer les Beaux-Arts de Venise, elle dit avoir conservé un « mode de penser un peu algorithmique », qui se retrouve dans certaines compositions géométriques de ses tableaux.
Le parcours présenté à la Galerie Saladin suit cinq ensembles : « Perdu dans le carnaval », « Alice », « Murano », « Fleurs » et « Espace ». La série « Perdu dans le carnaval » ouvre cet univers marqué par les couleurs et les motifs.
Avec « Alice », l’artiste revisite l’univers du merveilleux et du rêve à travers une construction faite de signes, de formes et de couleurs. La série « Murano » puise dans l’imaginaire lié au verre de l’île vénitienne, – célèbre depuis le XIIIe siècle pour son savoir-faire ancestral-, notamment à travers les effets de transparence, les textures et les motifs.
« Fleurs » décline des compositions florales aux couleurs soutenues, tandis qu’« Espace » explore des compositions géométriques et en relief, avec des halos, des formes concentriques évoquant les astres et les nébuleuses.
À travers ces créations, la peinture de Lamia Bouzouita fait coexister références méditerranéennes, motifs décoratifs, géométrie et jeux de lumière, dans un langage plastique nourri par son double ancrage entre Tunis et Venise.
Le Quotidien avec TAP
Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier (Cinemed) : Les cinéastes tunisiens partagent leurs peurs et leurs fantaisies
Le cinéma tunisien investit le fantastique à Montpellier. Trois films seront présentés à la 48ème édition du Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier (Cinemed), organisée du 16 au 24 octobre.
Les trois productions tunisiennes figurent au programme de la section « Cinéma arabe fantastique » de ce festival qui s’apprête à célébrer un demi-siècle au service des cinématographies méditerranéennes.
Au fil des éditions, le rendez-vous montpelliérain s’est imposé comme une véritable plateforme de découverte et de mise en lumière des talents de la région. Les cinéastes tunisiens y occupent, depuis plusieurs années, une place remarquée. Youssef Chebbi a notamment marqué l’histoire récente du festival avec « Ashkal ». Son thriller mystique avait réalisé un triplé en décrochant l’Antigone d’or, Grand Prix de Cinemed, le Prix de la Critique et le Prix de la meilleure musique. La cinéaste Kaouther Ben Hania s’y est également distinguée avec « La Voix de Hind Rajab », récompensé par le Prix de la Critique et le Prix du Public. Une reconnaissance qui s’ajoute à un parcours international désormais majeur pour la réalisatrice tunisienne.
Mehdi Hmili avait, pour sa part, remporté le Grand Prix du Jury avec « Amel et les fauves », tandis qu’Amel Guellaty s’était illustrée parmi les nouvelles voix de la réalisation tunisienne en décrochant le Prix des Exploitants pour « Where the Wind Comes From ».
Le court-métrage tunisien a également trouvé sa place dans le palmarès du festival. Actrice, productrice et réalisatrice, Anissa Daoud y avait remporté le Prix du Public pour « Mme Faiza & Dr Love ».
Cette année encore, le cinéma tunisien est présent à Cinemed, mais hors compétition, à travers une sélection consacrée au cinéma arabe de genre. La programmation met en lumière de nouvelles écritures qui explorent les territoires de l’horreur, du fantastique et du thriller, entre imaginaires, tensions contemporaines et récits singuliers.
La sélection tunisienne réunit deux longs métrages, « Black Medusa » de Youssef Chebbi et « Dachra » d’Abdelhamid Bouchnak, ainsi qu’un court métrage, « La Bête qui a dévoré le soleil » de Kaïs Majri.
L’horreur, version tunisienne
D’une durée d’une heure et 36 minutes, « Black Medusa » sera projeté le 18 octobre au Centre Rabelais. Le film suit Nada, une jeune femme confrontée à une existence marquée par la dualité, et revisite le mythe de Méduse dans un contexte contemporain. À travers son parcours et sa relation avec sa collègue Nora, le récit fait ressurgir des peurs anciennes et interroge notamment la violence faite aux femmes.
« La Bête qui a dévoré le soleil » de Kaïs Majri sera projeté, le 21 octobre, à la salle Corum Einstein. Ce court-métrage de 23 minutes plonge le spectateur dans la Tunisie de 1987 et suit l’inspecteur Ayed chargé d’enquêter sur le meurtre d’un enfant. Produit par Imed Marzouk, le film sera présenté en version originale française sous-titrée, en présence de membres de l’équipe.
Le même soir, le Centre Rabelais accueillera « Dachra », premier long-métrage d’Abdelhamid Bouchnak. Le réalisateur y mêle enquête journalistique et horreur à travers l’histoire de Yasmine et de deux collègues qui enquêtent sur une ancienne affaire. Leurs recherches les conduisent dans un village isolé, autour du destin d’une femme mutilée, accusée autrefois de sorcellerie.
Ouverture sur le cinéma arabe de genre
Organisée en partenariat avec le Festival Maskoon de Beyrouth, consacré au cinéma d’horreur, de science-fiction et de fantastique, la section réunit également deux films égyptiens rares : « Baba Amin » (1950), premier long-métrage de Youssef Chahine, et « Fangs » (1981) de Mohamed Shebl, libre relecture de « The Rocky Horror Picture Show ».
Cinemed proposera par ailleurs, le 20 octobre, une rencontre professionnelle consacrée au cinéma de genre. Le 22 octobre, une session de présentation des projets de l’« Arab-African Series Lab » réunira auteurs, distributeurs et partenaires internationaux.
Lancé en Tunisie, ce programme de formation à l’écriture de séries réunit neuf auteurs issus de 28 pays africains, sélectionnés parmi 222 candidatures. Le Tunisien Selim Jebali figure parmi les participants.
Fondé en 1979, Cinemed compte parmi les principaux rendez-vous consacrés aux cinématographies méditerranéennes et aux régions voisines. Pour cette 48ème édition, le cinéma de genre trouve une nouvelle place dans la programmation, offrant notamment aux œuvres tunisiennes un espace de visibilité au sein de la création arabe contemporaine.
Imen A
Argentine : Trois candidats favoris pour porter le numéro 10 de Messi
L’équipe nationale d’Argentine n’attribuera pas le mythique maillot floqué du numéro 10 à l’un de ses joueurs lors de ses rencontres contre la Bolivie et le Burkina Faso (déjà joués) et le Bénin (6 octobre), alors que le sélectionneur Lionel Scaloni se prépare à gérer la transition qui suivra la retraite internationale de Lionel Messi.
S’exprimant auprès des canaux officiels de la FIFA, Scaloni a confirmé que ce numéro mythique resterait vacant durant l’actuelle fenêtre internationale, jusqu’à la dernière apparition de Messi sous les couleurs de l’Albiceleste.
« Personne ne portera le maillot numéro 10 lors de ces matches. Nous ne sommes pas obligés de le donner à quelqu’un… Nous attendrons le match de Leo et ensuite, nous verrons ce qui se passera. L’idée est que le maillot appartienne à un seul joueur », a déclaré Scaloni.
Cette décision garantit que le numéro restera vacant lors des matches amicaux contre la Bolivie et le Burkina Faso, avant que Messi ne le porte une dernière fois lors de son match d’adieu officiel contre le Bénin, à l’Estadio Monumental, le 6 octobre.
Les favoris : Paz, Mastantuono et Mac Allister
La vacance imminente a suscité un vaste débat sur l’identité du joueur qui héritera du numéro le plus prestigieux du football argentin. En tête de la nouvelle génération figure le milieu offensif de 22 ans Nico Paz, dont l’élégance technique et la vision entre les lignes lui ont déjà valu les éloges de Messi, qui a déclaré : « Il a énormément de qualités et j’espère qu’il continuera à progresser. »
Autre candidat de premier plan : le phénomène de 19 ans Franco Mastantuono. Réputé pour sa puissance de frappe, ses dribbles percutants et son pied gauche raffiné, Mastantuono incarne la nouvelle vague de talents offensifs.
Interrogé sur la possibilité de voir les deux milieux créatifs évoluer ensemble, Scaloni a répondu : «Ils peuvent jouer ensemble. Habituellement, l’un des deux commence, mais ils peuvent jouer ensemble.»
Au-delà des jeunes joueurs en devenir, la liste restreinte comprend également des cadres de l’équipe. Alexis Mac Allister, qui porte actuellement le numéro 10 à Liverpool, apparaît comme un candidat naturel et expérimenté, aux côtés de Thiago Almada et d’Enzo Fernández.
Dans la culture du football argentin, le maillot numéro 10 possède un poids historique inégalé. Il est intrinsèquement lié aux trois sacres de la nation en Coupe du monde : porté par Mario Kempes lors de la victoire à domicile en 1978, immortalisé par Diego Maradona au Mexique en 1986, puis élevé au rang de mythe contemporain par Messi au Qatar en 2022.
Messi a porté ce numéro sans interruption de 2009 jusqu’à sa dernière campagne en Coupe du monde, en 2026. La transmission du maillot marque la fin définitive d’une ère de 17 ans et l’aube d’un tout nouveau cycle pour les champions du monde.
Le journal de l’économie
Transport aérien : Le Caire à partir de 699 TND TTC l’aller-retour avec Nouvelair
À l’occasion du lancement de sa nouvelle liaison directe entre Tunis et Le Caire, Nouvelair propose une promotion à partir de 699 TND TTC l’aller-retour en tarif Light. Cette offre permet aux passagers de profiter de tarifs avantageux pour découvrir Le Caire, capitale de l’Égypte et l’une des principales métropoles de la région, tout en bénéficiant d’une liaison directe au départ de Tunis, à raison de trois fréquences hebdomadaires.
À travers cette promotion, Nouvelair offre à ses passagers une nouvelle opportunité de voyager vers Le Caire à un tarif attractif, tout en poursuivant le développement de son réseau au départ de la Tunisie.
Détails de la promotion :
Tarifs : à partir de 699 TND TTC l’aller-retour. Cette promotion est également disponible sur les tarifs Easy (à partir de 799 TND TTC l’aller-retour) et Premium (à partir de 999 TND TTC l’aller-retour).
- Période de vente : du 01/10/2026 au 07/10/2026.
- Période de voyage : du 01/10/2026 au 31/03/2027.
Chery Tunisie renforce son réseau avec l’ouverture d’un nouveau centre après-vente à Mnihla
La Société Tunisienne des Automobiles (STA), représentant officiel de Chery en Tunisie, poursuit le développement de son réseau avec l’ouverture, le 1er octobre 2026, d’un nouveau centre dédié au service après-vente et aux pièces de rechange à Mnihla, en partenariat avec SA Coating Distribution.
Chery Tunisie dispose aujourd’hui d’un réseau en pleine expansion, avec des implantations dans les principales régions du pays : Tunis, Ben Arous, Charguia, Aïn Zaghouan, Mnihla, Nabeul, Sousse, Sfax, Djerba et Gabès.
Dans les différentes régions, ce réseau associe selon les sites des activités commerciales, de service après-vente et de distribution de pièces de rechange, permettant à Chery d’accompagner ses clients au plus près de leurs besoins.
Avec cette nouvelle ouverture à Mnihla, la STA poursuit son ambition de construire un réseau national toujours plus accessible et de garantir à ses clients un accompagnement de proximité, aussi bien lors de l’achat de leur véhicule que tout au long de son utilisation.
Intelcia renforce son ancrage en Tunisie
Le Groupe Intelcia franchit une nouvelle étape stratégique en Tunisie avec l'inauguration de son nouveau site au cœur du quartier d'affaires Tunis Lac II. S'étendant sur plus de 6.000 m² et accueillant 850 positions opérationnelles, cet investissement réaffirme la place centrale du pays dans le déploiement international du Groupe.
Réunissant Karim Bernoussi, cofondateur et CEO d’Intelcia, Youssef El Aoufir, Deputy CEO du Groupe, et Saad Berrada, Directeur Intelcia Maroc-Tunisie, ce nouveau site vient renforcer le maillage du Groupe pour le marché francophone, au service de son positionnement d'orchestrateur d'opérations intelligentes.
“Portée par un vivier de talents polyglottes et une maturité de marché établie, la Tunisie constitue indéniablement une destination d'excellence pour les acteurs de notre secteur”, explique Karim Bernoussi, cofondateur et CEO d’Intelcia. “Autant d’atouts qui consolident et nous confortent dans notre nouveau positionnement d’orchestrateur d’opérations intelligentes, faisant d’Intelcia un partenaire unique capable d'allier la gestion d'interactions automatisées par l'IA et l'expertise humaine au plus près des besoins métiers”, poursuit-il.
En marge de la cérémonie, Intelcia a réuni décideurs économiques français et tunisiens lors d'une conférence-débat tournée vers l'attractivité et les atouts du pays avec pour thème « Tunisie nearshore : Au-delà des perceptions, les fondamentaux d'un choix stratégique pour les entreprises françaises ».
K.Z.
Journées musicales de Carthage : « OBOS », vingt artistes pour un même son
Ce soir, VIPA présente « OBOS- One Band, One Sound » dans sa forme scénique complète. Vingt artistes réunis autour du rap, des cuivres, du live et d’une même énergie collective.
Le rap investit ce soir la scène des Journées Musicales de Carthage. À 21h30, au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture, VIPA présentera « OBOS- One Band, One Sound », un projet qui réunit vingt artistes pour une rencontre entre rap, cuivres, section rythmique, voix et chorale.
Loin d’un simple rap accompagné par un orchestre, « OBOS » repose sur une véritable construction collective. Le flow de VIPA dialogue avec les cuivres, les rythmes le déplacent et les voix lui donnent une autre ampleur. Sous la direction musicale de Jihed Khemiri, alias Pan-J, le rap reste au centre tout en s’ouvrant à une écriture sonore plus large.
Le titre du projet résume cette démarche : « One Band », pour les individualités réunies dans une même formation, et « One Sound », pour cette énergie commune qui finit par les rassembler.
Développé avec Pan-J, « One Band One Sound » a reçu en 2025 un Production Award de Culture Resource / Al-Mawred. Après la sortie de l’album en avril 2026, les JMC accueillent aujourd’hui sa forme scénique la plus complète.
Une scène, vingt artistes et un seul mouvement : celui d’un rap qui choisit de grandir au contact du collectif.
Beït al-Hikma : Un octobre entre savoir, hommage et publications
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beït al-Hikma » ouvre le mois d’octobre avec un programme placé sous le signe du savoir, de la transmission et de la mémoire. Conférence inaugurale, hommage à l’un de ses membres disparus et exposition-vente de ses publications ponctueront les premiers rendez-vous du mois.
Le Département des études islamiques donnera le coup d’envoi de cette programmation demain, le mardi 6 octobre à 11h00, avec sa conférence inaugurale autour de l’axe « Transfert des connaissances et des valeurs ». Le professeur Taoufik Ben Amer y présentera une intervention intitulée « Justifications pour l’examen du transfert des connaissances et des valeurs », consacrée aux mécanismes et aux enjeux de la circulation des savoirs et des valeurs.
Quelques jours plus tard, le samedi 10 octobre à 10h, « Beït al-Hikma » rendra hommage à la mémoire de feu Mustapha Besbes, à l’occasion de la commémoration du quarantième jour de sa disparition, survenue le 29 août 2026. Ce rendez-vous sera l’occasion de rappeler la contribution de cette figure aux activités et à la vie intellectuelle de l’Académie.
La programmation s’accompagnera par ailleurs d’une exposition-vente des publications de « Beït al-Hikma ». Près de 300 ouvrages seront proposés au public, couvrant plusieurs domaines, de la littérature aux arts en passant par les sciences humaines. Une manière de mettre en lumière le travail éditorial de l’Académie et de rapprocher ses productions d’un lectorat plus large.
À travers ces différents rendez-vous, « Beït al-Hikma » entend ainsi faire vivre ses espaces comme des lieux de réflexion, de transmission et de dialogue, tout en donnant une nouvelle visibilité à son patrimoine éditorial et intellectuel.
Figure de proue de la scène théâtrale tunisienne, Salah Rahmouni n’est plus
La scène artistique tunisienne vient de perdre l’acteur Salah Rahmouni, décédé vendredi 2 octobre 2026, a annoncé le ministère des Affaires culturelles dans un communiqué publié samedi. Figure de la Troupe de théâtre de la Ville de Tunis, il avait consacré une grande partie de sa carrière aux planches, participant à plusieurs productions qui ont marqué le théâtre tunisien.
Parmi les spectacles auxquels il avait pris part figurent « Le Maréchal », « Une nuit des mille et une nuits », « La Révolte de l’homme à l’âne », « Al-Hallaj » et « Dam El Farah ». Au fil des années, Salah Rahmouni avait ainsi accompagné plusieurs générations de comédiens et de créateurs, contribuant au rayonnement de la troupe et à la vitalité de la scène théâtrale.
Le comédien s’était également illustré à la télévision à travers plusieurs feuilletons et productions dramatiques, notamment « Hikayat El Aroui », « Ennes Hkeya », « Dhafayer » et « Rayhana ».
En rendant hommage à sa mémoire, le ministère des Affaires culturelles a salué le parcours d’un artiste qui aura fait du théâtre l’un des principaux territoires de son engagement artistique, laissant derrière lui une présence inscrite dans plusieurs œuvres de la scène et de l’audiovisuel tunisiens.
















