Capitale méditerranéenne de la culture et du dialogue 2028 (MCCD 2028): l'appel à candidatures lancé
L’Union pour la Méditerranée (UpM), en partenariat avec la Fondation Anna Lindh (FAL), a officiellement lancé l’appel à candidatures pour le titre de Capitale méditerranéenne de la culture et du dialogue 2028 (MCCD 2028). Les candidatures doivent être soumises en ligne au plus tard le 31 août 2026 à 12h00 (CEST).
L’initiative désignera deux villes issues de rives différentes de la Méditerranée afin de mener, en 2028, un programme culturel d’une année visant à promouvoir le dialogue interculturel, l’inclusion et la coopération régionale, indiquent les organisateurs sur leur site officiel.
Ouvert aux autorités locales et régionales de l’ensemble des États membres de l’UpM, cet appel invite les villes de toute taille — côtières ou situées à l’intérieur des terres — à soumettre des propositions alliant une vision culturelle locale ambitieuse à une dimension euro-méditerranéenne affirmée. Les villes sélectionnées mettront en œuvre un programme complet tout au long de l’année 2028, mobilisant la société civile, les établissements d’enseignement, les acteurs culturels et les communautés locales. Le programme culminera avec une célébration majeure à l’occasion de la Journée de la Méditerranée, le 28 novembre 2028, ajoute la même source.
Les candidatures seront évaluées sur la base de critères définis, notamment la qualité du programme, la valeur ajoutée euro-méditerranéenne, l’engagement de la société civile, la capacité de gouvernance et de gestion, la viabilité financière, la stratégie de communication, les considérations environnementales ainsi que les modalités de coopération entre les deux Capitales désignées.
Le processus d’évaluation sera coordonné par le Secrétariat de l’UpM et le Secrétariat de la FAL, sous l’autorité des Hauts fonctionnaires de l’UpM, avec l’appui d’un Comité consultatif composé de représentants de l’UpM, de la FAL et de l’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM).
Festival international du rap de Sbeïtla: Balti donne le coup d'envoi
Le rappeur tunisien Balti a animé, samedi soir, le concert d’ouverture de la 1ère édition du Festival international du rap à l’Amphithéâtre de Sbeïtla dans le gouvernorat de Kasserine, au milieu d’une affluence record du public, présentant, en compagnie de sa troupe, un bouquet de ses chansons les plus marquantes au bonheur du public.
Balti a considéré, dans une déclaration à l’agence TAP en marge d’un point de presse organisé à l’occasion, que l’animation du concert d’ouverture de la 1ère édition du Festival international du rap de Sbeïtla constitue “un grand honneur”, d’autant que cette session réunit, selon ses propos, de grandes stars tunisiennes et arabes du rap.
Il a expliqué que sa relation avec l’Amphithéâtre de Sbeïtla remonte à 2009, avant de renouveler sa rencontre avec le public de la région en 2023, année où son concert avait enregistré la présence dépassant les 5 000 spectateurs, soulignant que le public a renouvelé sa forte présence lors de la soirée d’ouverture.
Balti a indiqué qu’il veille, à chaque fois qu’il rencontre son public, à présenter un spectacle qui lui soit digne et à apporter la joie dans ses rangs, affirmant que son actif artistique, s’étendant des années 2000 à aujourd’hui, comprend un grand nombre d’œuvres, parmi lesquelles il a choisi pour la soirée les chansons ayant eu le plus de succès et les plus proches du public qui a “grandi avec lui”.
L’artiste a souligné que ses choix artistiques veillent à répondre aux différents goûts, considérant que cela représente, premièrement, un respect pour sa personne et pour ses choix artistiques, et deuxièmement, un respect pour le public qu’il considère comme sa “grande famille”.
Il a ajouté qu’il accorde une importance particulière au choix des paroles de ses chansons, “avec toute la précision requise”, compte tenu des messages que porte chaque mot, estimant que ce qui le réjouit le plus est la persistance de l’attachement des anciennes et des nouvelles générations à ses œuvres, ce qui lui impose “une grande responsabilité” pour continuer à travailler avec le même niveau dans ses productions à venir.
Au sujet de la création par le Ministère des Affaires Culturelles d’un festival international du rap, Balti aurait espéré que l’organisation de cette manifestation ait eu lieu il y’a des années, mais “chaque chose vient en son temps”, mettant en relief que le rap en Tunisie est “à part entière depuis de longues années”.
Il a appelé dans ce contexte à soutenir davantage les rappeurs tunisiens, des anciennes et des nouvelles générations, et à leur accorder des opportunités d’apparaître au sein de la programmation du Festival international du rap de Sbeïtla, ce qui contribue à les faire connaître et à mettre en valeur leurs expériences devant le public, en rappelant qu’un nombre de ces artistes représentent, selon son estimation, une partie des fondateurs de la scène du rap tunisien.
Balti a affirmé que le 1er festival sortira du lot au vu des noms qui y participent, estimant que l’inclusion d’une rubrique spéciale pour les talents jeunes de la région au sein de la programmation constitue une opportunité importante pour les talents.
Il a dit à cet égard que le soutien aux talents doit démarrer depuis les régions et puisés parmi les enfants du quartier et de la région elle-même, étant donné que “chaque région s’élève par ses enfants”, invitant les jeunes artistes à faire preuve de patience, de continuité, de travail continu, de développement de soi, d’amélioration du niveau artistique et de traversée de nouvelles expériences.
Balti a indiqué qu’un grand nombre d’artistes du rap en Tunisie sont autodidactes dans leur formation, ce qui fait que leur parcours artistique, selon ses propos, repose sur la persévérance, le travail continu et la capacité à évoluer.
Le programme officiel de la 1ère édition du Festival international du rap de Sbeïtla, qui bénéficie d’un soutien et d’un appui matériel et logistique du Ministère des Affaires Culturelles et du gouvernorat de Kasserine, comporte sept soirées artistiques et se poursuivra jusqu’au 14 août courant.
La programmation se poursuit avec l'affiche pour ce soir l’artiste marocain Lazaro, Klay BBJ le 12 août, tandis que le duo Altaf et F.B.K assureront le concert du 13 août, avec l’artiste Nordo pour la soirée de clôture le 14 août.
Le Quotidien avec TAP
Reprises musicales: Hommage, transmission ou oubli ?
Par Imen Abderrahmani
Reprendre une chanson, c’est faire revivre une mémoire. Mais pour qu’elle survive, encore faut-il en préserver l’origine, les créateurs et l’histoire.
Chaque été, lorsque les festivals tunisiens ouvrent leurs portes, une partie de la mémoire musicale du pays remonte sur scène. Les voix changent, les arrangements évoluent, les orchestres se renouvellent, mais les mélodies restent. Hédi Jouini, Ali Riahi, Saliha et bien d’autres continuent ainsi à être chantés par de nouvelles générations d’artistes.
La reprise est souvent perçue comme un simple hommage aux grands noms de la chanson tunisienne.. Elle est pourtant bien davantage : elle peut devenir un véritable moyen de transmission, de diffusion et de sauvegarde d’un patrimoine musical oral. Elle peut insuffler une nouvelle vie au répertoire d'un chanteur, de son héritage.
Il suffit parfois de quelques notes pour faire ressurgir toute une époque. Les chansons de Hédi Jouini, d’Ali Riahi ou de Saliha ne sont pas seulement des œuvres appartenant au passé. Elles font partie d’une mémoire collective : celle de la radio, des fêtes, des mariages, des soirées familiales et des grands rendez-vous culturels.
Les festivals d’été jouent à cet égard un rôle particulier. Ils permettent à ces chansons de retrouver une scène et, surtout, un nouveau public. Pour les jeunes générations qui ne connaissent pas nécessairement les enregistrements originaux, entendre aujourd’hui une chanson de Saliha ou d’Ali Riahi peut être le point de départ d’une découverte : qui était son interprète ? Qui en a écrit les paroles ? Qui en a composé la musique ? La reprise devient alors une porte d’entrée vers l’histoire de la musique tunisienne.
Quand la chanson tunisienne voyage
Le phénomène ne concerne d’ailleurs pas uniquement les artistes tunisiens. Des chanteurs arabes reprennent également des chansons tunisiennes, notamment lorsqu’ils se produisent devant le public tunisien.
Cette démarche peut prendre la forme d’un salut adressé au public. Quelques notes d’une chanson connue suffisent parfois à créer une complicité immédiate entre l’artiste et la salle. Une sorte de "Complaisance artistique" qui trouve de bons échos auprès du public.
Mais certaines chansons tunisiennes franchissent aussi les frontières de la scène. Elles sont reprises, adaptées ou intégrées à des albums par des artistes arabes qui prennent parfois soin de préciser leur origine, en mentionnant le « patrimoine tunisien » ou le nom du créateur et de l’interprète historique.
Cette circulation est importante. Elle montre que le patrimoine musical ne reste pas enfermé dans ses frontières. Il voyage, se transforme et touche de nouveaux publics.
Reprendre, mais ne pas effacer l’origine
C’est ici qu’apparaît une question essentielle : comment rendre hommage sans effacer l’origine de l’œuvre ?
Lorsqu’une chanson ancienne est reprise, il est appréciable que le nouvel interprète ou la production indique clairement son origine et, lorsque cela est possible, les noms de l’auteur, du compositeur et de l’interprète qui l’a rendue célèbre.
Cette information n’est pas un simple détail. Elle participe elle-même à la sauvegarde de la mémoire.
La mention « patrimoine tunisien » permet d’identifier une origine culturelle, mais citer le créateur permet d’aller plus loin : on restitue une œuvre à ceux qui l’ont créée.Et le droit d’auteur ? La question devient particulièrement importante lorsque les chansons sont enregistrées, intégrées à des albums ou exploitées commercialement.
Le fait qu’une chanson soit ancienne ou considérée comme faisant partie du patrimoine ne signifie pas automatiquement qu’elle est libre de droits. La législation tunisienne protège notamment les compositions musicales et reconnaît des droits moraux et patrimoniaux aux créateurs. Les droits patrimoniaux ont cependant une durée limitée et certaines œuvres peuvent, après expiration de cette protection, entrer dans le domaine public.
Il faut donc distinguer une œuvre encore protégée, une œuvre tombée dans le domaine public, une œuvre relevant du folklore ou du patrimoine traditionnel, et un nouvel arrangement susceptible lui-même d’être protégé.
La reprise n’est donc pas seulement une question artistique : elle peut aussi être une question juridique.
Les festivals, gardiens de la mémoire
Les festivals d’été ont ainsi une responsabilité particulière. Ils sont parmi les rares espaces où une chanson ancienne peut encore être entendue collectivement, devant plusieurs générations.
Une chanson peut être conservée dans les archives, numérisée et restaurée. Mais elle reste véritablement vivante lorsqu’elle continue à être chantée.
C’est pourquoi il ne faudrait pas opposer création et patrimoine, modernité et tradition. Au contraire, la reprise peut être l’un des moyens les plus efficaces de faire dialoguer les générations.
Reprendre Hédi Jouini, Ali Riahi ou Saliha, ce n’est donc pas simplement chanter une chanson du passé. C’est faire vivre une mémoire.
Mais pour que la reprise soit véritablement un acte de transmission, elle doit aussi transmettre le nom, l’histoire et l’origine de la chanson.
Car derrière ces mélodies, il y a des auteurs, des compositeurs, des interprètes et une histoire culturelle.
Les reprendre, c’est leur donner une nouvelle vie.
Les reprendre en rappelant d’où elles viennent, c’est contribuer à préserver la mémoire musicale de la Tunisie.
Imen. A.
Ligue 1 (1e J.) : Le classique EST- ESS programmé pour le dimanche 23 août
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient de rendre public le programme de la première journée de la Ligue 1 de la saison 2026-2027. Une journée inaugurale marquée par deux chocs traditionnels : Espérance- Etoile du Sahel, dimanche 23 août à Rades, et ST-CSS, samedi 22 août au Bardo.
Le champion sortant, le C. Africain, se déplacera à Metlaoui alors que les nouveaux promus le PS Sakiet Eddaier et ES Hammam-Sousse évolueront à domicile.
Voici, par ailleurs, le programme complet de la première journée :
Samedi 22 août
ST - CSS, ESHS – USM, ESSE – JSK et USBG- CSHL
Dimanche 23 août
EST – ESS, ESM – CA, CAB – ASM et ESZ – OB.
N.B. : Tous les matches débuteront à 16h30.
J.B
Le journal du mercato européen
Le Barça revient à la charge pour Rodri
Le FC Barcelone aurait formulé à Manchester City une deuxième offre pour son milieu de terrain Rodri à hauteur de 60 millions d'euros, selon Sport. Une proposition qui reste tout de même en deçà des 80 millions d'euros demandés initialement par les Citizens, qui pourraient désormais en accepter 70, selon le journal espagnol.
Lukaku tout proche du Fenerbahce
L'attaquant belge Romelu Lukaku devrait s'engager rapidement avec le Fenerbahce, selon La Gazzetta dello Sport. Le club turc aurait trouvé un accord avec Naples, qui souhaitait se libérer du gros salaire de son attaquant (11 millions d'euros). Ce qui pourrait permettre aux Napolitains de boucler l'arrivée du Français Benoit Badiashile.
Romero prêt au sacrilège ?
Le défenseur argentin Cristian Romero, qui devrait quitter Tottenham cet été, après cinq saisons, serait intéressé à l'idée de rejoindre Arsenal, le grand rival des Spurs, selon The Sun. Les Gunners seraient, eux aussi, partants pour recruter le récent finaliste du Mondial. Ce qui serait possiblement le premier transfert entre les deux clubs depuis Sol Campbell en 2001.
Lens et Benfica d'accord pour Ivanovic
Le RC Lens et le Benfica Lisbonne se seraient accordés sur le prêt payant, avec option d'achat, de l'attaquant croate Franjo Ivanovic. Le joueur devrait arriver en France dans les prochains jours.
Le PSG doit encore convaincre le Barça pour Torres
Selon les informations de L'Equipe, le Paris Saint-Germain a bien trouvé un accord avec l'attaquant international espagnol Ferran Torres, encore sous contrat pendant un an, mais pas encore avec son club du FC Barcelone.
Malick Fofana en Italie ?
D'après le Corriere dello Sport, l'AS Rome s'intéresserait de très près à l'ailier gauche international belge de l'Olympique Lyonnais Malick Fofana. Le Gone, qui reste sur une saison plombée par une grave blessure, serait évalué à environ 40 millions d'euros.
Monaco a trouvé le remplaçant d'Akliouche
Selon RMC Sport, Monaco aurait trouvé le remplaçant de l'international français Maghnes Akliouche, parti à Paris. L'ASM penserait à Farès Ghedjemis, aujourd'hui âgé de 23 ans et pensionnaire de Frosinone. Le joueur s'est déjà mis d'accord avec Monaco. Quant au club italien, promu en Serie A, il aurait fixé son prix, à savoir 20 millions d'euros, croit savoir Foot Mercato.
Visite médicale à venir pour Medina au Bayer Leverkusen
Selon les informations de Bild, le défenseur international argentin de l'Olympique de Marseille Facundo Medina va passer sa visite médicale, ce lundi, avant de s'engager en faveur du club allemand du Bayer Leverkusen. L'ancien Lensois devrait ensuite signer un contrat jusqu'en 2031.
Maresca évoque le cas Marmoush
Alors que son nom a circulé à Tottenham, l'attaquant international égyptien Omar Marmoush est toujours bien un joueur de Manchester City. Auprès de la presse locale, son entraîneur Enzo Maresca a confié, le concernant : "La réponse doit être similaire à celle que j'ai donnée concernant James Trafford. Les joueurs travaillent tous les jours, ils veulent jouer, donc quand ils ne jouent pas, ils ne sont pas heureux."
Rashford parti pour rester ?
Revenu ce dimanche à Manchester United, après avoir été prêté au FC Barcelone, Marcus Rashford pourrait bien rester chez les Red Devils, qui ne seraient pas contre l'idée de le conserver, selon les informations du journaliste spécialisé Fabrizio Romano. Le joueur ne serait pas intéressé par des destinations telles que la Turquie ou bien encore l'Arabie saoudite.
Boukornine au rythme du patrimoine tunisien et de la Dakka Marrakchia
Le Théâtre de plein air de Hammam-Lif a vibré, samedi 8 août, au rythme d’une soirée consacrée aux patrimoines tunisien et marocain. ce rendez-vous artistique a réuni la Troupe nationale tunisienne des arts populaires et la troupe marocaine de la « Dakka Marrakchia ».
La Troupe nationale tunisienne des arts populaires a ouvert la soirée avec une succession de tableaux chorégraphiques mettant en valeur la diversité des danses, des rythmes et des costumes traditionnels tunisiens. Les artistes ont notamment revêtu le « Dengri » et la « Melia », deux tenues emblématiques du patrimoine vestimentaire national. Les chorégraphies ont été accompagnées par un chanteur à la voix chaleureuse, qui a interprété une sélection de chansons de Habouba, Ismaïl Hattab et d’autres grandes figures de la musique populaire tunisienne. Danses, chants et costumes se sont ainsi conjugués pour offrir une représentation vivante de la richesse du patrimoine tunisien.
Dans la seconde partie de la soirée, la troupe de la « Dakka Marrakchia » a présenté au public l’un des arts populaires les plus emblématiques de Marrakech. Porté par des rythmes collectifs aux dimensions à la fois spirituelles et festives, cet art ancestral repose sur une cadence qui gagne progressivement en intensité, mêlant les voix, les percussions et les mouvements corporels. Les artistes ont ainsi entraîné les spectateurs dans un voyage au cœur du patrimoine marocain, dans une ambiance joyeuse qui s’est rapidement étendue de la scène aux gradins.
Cette rencontre a fait dialoguer deux cultures unies par des racines maghrébines communes. En réunissant les traditions tunisiennes et marrakchies sur une même scène, le Festival international de Boukornine a réaffirmé sa volonté de valoriser la diversité culturelle et de faire de l’art un véritable trait d’union entre les peuples.
Festival international de Hammamet: Najat Aâtabou, une voix libre et populaire
Au Festival international de Hammamet, Najat Aâtabou a livré une soirée haute en couleurs, mêlant rythmes marocains et humour. Une rencontre chaleureuse avec un public tunisien conquis.
Dès son entrée en scène, Najat Aâtabou a installé une atmosphère à la fois festive et intimiste. Vêtue d’une robe éclatante, la chanteuse marocaine, reconnaissable à sa voix et à son tempérament, a rapidement établi une complicité avec le public de Hammamet. Entourée de ses musiciens et portée par une orchestration riche, elle a proposé un spectacle où la tradition marocaine côtoyait des sonorités plus contemporaines.
Mais la musique n’était qu’une partie de cette rencontre. Entre deux chansons, l’artiste s’est livrée à un véritable exercice de narration, évoquant avec humour et franchise la vie quotidienne, les relations entre hommes et femmes, la famille et les rapports sociaux au Maroc.
Son propos s’est notamment attardé sur la place de la femme, la polygamie et une certaine conception de la masculinité dans une société encore marquée par le patriarcat. Loin d’un discours théorique, Najat Aâtabou puise dans des situations concrètes, des anecdotes et des observations de la vie quotidienne. Elle évoque également le paraître, l’hypocrisie, l’égoïsme ou encore les tromperies, autant de travers qui, selon elle, dépassent largement les frontières marocaines.
Cette liberté de parole a nourri le dialogue avec la salle. De retour en Tunisie, pays avec lequel elle entretient une relation affective particulière, la chanteuse s’est montrée particulièrement proche de son auditoire. L’humour et la répartie lui ont permis d’aborder des sujets parfois sensibles sans alourdir l’ambiance.
Répertoire riche
Le public a particulièrement réagi à « Kedhba Bayna », chanson qui a donné lieu à un échange autour de la responsabilité de l’homme et de la femme dans une histoire de couple. D’autres titres ont ensuite pris le relais, notamment « Baadou Leeh », « Hadouk Haa » et « Maa Raachek Lih ».
Très attendu, « J’en ai marre » a également suscité une forte réaction dans les gradins. Fidèle à l’esprit populaire et dansant de son répertoire, Najat Aâtabou a maintenu le rythme jusqu’au bout, faisant du théâtre de Hammamet un véritable espace de fête.
La soirée s’est achevée sur une note patriotique avec « Viva Morocco », avant un hommage musical adressé au public tunisien. Une manière de rappeler, au-delà des frontières, les liens qui unissent les publics maghrébins et leurs traditions musicales.
Cette ouverture sur plusieurs registres résume assez bien le parcours de Najat Aâtabou. Son répertoire puise dans la Aïta et dans différentes traditions populaires marocaines, tout en intégrant l’arabe, l’amazigh et la chanson française. Avec plus de 500 titres à son actif, elle a construit une œuvre marquée par la diversité des langues, des rythmes et des thèmes.
Cette richesse lui a permis de s’imposer au-delà du Maroc et de se produire sur de grandes scènes internationales. À Hammamet, elle a montré une nouvelle fois que sa force ne réside pas uniquement dans ses chansons : elle tient aussi à cette capacité à raconter, à provoquer le rire, à susciter la réflexion et surtout à créer un lien direct avec le public.
Une prestation généreuse, rythmée et sans détour, qui a fait de cette soirée l’un des rendez-vous marquants du Festival international de Hammamet.
Tamer Ashour en concert à Carthage: une voix incontournable de la romance
Le théâtre antique de Carthage était comble le soir du 8 août pour le spectacle de Tamer Ashour. L'artiste égyptien aux talents multiples s'est produit pour la première fois dans un festival tunisien. Ses tubes romantiques et mélancoliques cumulent des centaines de millions de vues sur les plateformes, ce qui en fait l'un des noms les plus influents actuellement.
Auteur, compositeur et chanteur, Tamer Ashour a commencé son parcours artistique il y a plus de deux décennies, d'abord en composant pour d'autres interprètes avant de se lancer lui-même dans le chant. Son répertoire ancien autant que ses titres récents ont séduit un large public intergénérationnel. D'ailleurs, il a souligné dans la conférence de presse qui a précédé le concert qu'il ne se plie pas aux phénomènes de mode et qu'il a une prédilection pour les chansons qui portent des émotions poignantes.
Tamer Ashour est monté sur scène sous de longs applaudissements. Le programme du concert de deux heures a été entièrement consacré à ses œuvres propres. Vingt-trois chansons en tout, entre airs entraînants et ballades douces, portées par une voix puissante et expressive.
Le spectacle a été entamé avec "Hekayat" qui donne son nom à l'album sorti en 2014. Il a enchaîné avec "Errak al nia" de l'album "Khayali" qui remonte à 2018. Il a aussi interprété "Yaah" sortie en single en 2024, puis dans l'album du même nom paru en 2025.
L'artiste a parcouru ses nombreux albums, avec des tubes dont "Asr biid", "Tigui netrahen", "Kont fin", "Hagui ala nafsi" et bien d'autres succès bien connus par la foule présente. Les spectateurs l'ont accompagné en chœur sur la totalité des titres, dont "Mirayt l hob" de son dernier album, sorti il y a à peine deux semaines, et qu'il chante sur scène pour la première fois. L'interprétation de "Hayguili mawgouâa", sortie en 2024, a été un véritable moment de complicité avec le public qui connait bien les paroles. La setlist a également inclus "Teslam", l'un de ses tubes les plus populaires qui l'a propulsé en 2008 au rang des stars les plus appréciées à l'échelle arabe. Bien que rythmée, la chanson garde tout de même le fond doux-amer dont est imprégné le répertoire de Tamer Ashour. Chaque titre a été accueilli par des applaudissements nourris et même des youyous enthousiastes.
Afin de souligner son talent de compositeur, Tamer Ashour a repris un medley de chansons sur lesquelles il a collaboré avec d'autres interprètes, dont "Allahou aalam" de Fadhel Chaker et "Hekayti maak" qu'il a mise en musique pour Elissa.
Cette soirée a permis au public de Carthage de rencontrer un artiste fortement apprécié et multi-recompensé. C'est aussi l'un des chanteurs les plus prolifiques, ayant réussi à construire une carrière solide et à élargir son audience au fil des années. Loin des chansons légères au succès passager, ce concert a confirmé davantage que son répertoire attire un public d'âges variés, fidèle et sans cesse renouvelé.
Le Festival international de Carthage se poursuit jusqu'au 19 août, avec d'autres stars très attendues de la Tunisie et d'ailleurs.
Fête nationale de la femme tunisienne: Un programme riche
De nombreuses manifestations seront organisées par le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors dans tout le pays du 06 au 13 août en cours dans le cadre de la célébration de la Fête nationale de la femme tunisienne (le 13 août).
Selon un communiqué publié mardi par le ministère, une rencontre scientifique sur “L’image de la femme dans les médias et dans la société” se tiendra le 6 août.
Cette manifestation sera suivie du lancement, le 10 août, de l’”Initiative nationale pour l’unification du parcours de l’entrepreneuriat féminin, de l’idée à l’après-réalisation”.
Le 11 août, une manifestation mettant en valeur le parcours réussi de femmes tunisiennes sera organisée dans l’ensemble du pays avec la remise du Prix de la meilleure recherche scientifique féminine 2026 sur “Les innovations de l’intelligence artificielle au service de la sécurité hydrique et alimentaire”.
Au programme également l’organisation, du 11 au 13 août, de foires régionales dédiées à la commercialisation des produits féminins dans les différentes régions du pays et le lancement, le 12 août, de la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins.
Par ailleurs, le ministère procédera à l’attribution du Prix national Zoubeida Bchir des écrits féminins tunisiens pour l’année 2025 et rendra hommage à des femmes tunisiennes s’étant distinguées dans leurs domaines respectifs.
Festival international de musique symphonique d'El Jem: Dialogue entre les musiques napolitaine et tunisienne
Le chanteur italien Gianni Bruschi a fait dialoguer samedi soir, sur la scène de l'amphithéâtre d'El Jem, le répertoire napolitain avec la chanson tunisienne, lors de sa deuxième apparition consécutive au 39ème Festival international de musique symphonique d’El Jem.
Dans le spectacle « Naples dans la Méditerranée : les plus belles chansons de Naples », l’artiste s’est produit avec l’Orchestra instabile di Arezzo (OIDA), sous la direction du maestro Filippo Zambelli, proposant un répertoire musical entre les deux rives de la Méditerranée.
Ce concert clôturait la « Semaine de la musique italienne », organisée du 2 au 8 août à travers quatre rendez-vous dans les festivals de Hammamet, Carthage et El Jem, à l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Italie.
Entré en scène après l’ouverture du ténor Carlo Putelli sur Marechiare, Gianni Bruschi a enchaîné avec le classique Na sera ’e maggio. « La musique napolitaine se distingue par sa personnalité, sa mélodie et ses paroles qui évoquent la passion », a-t-il déclaré à l’agence TAP après le concert, évoquant également les liens de ce répertoire avec « les sonorités arabes et la Méditerranée ».
La soirée a également rendu hommage à de grandes figures de la tradition napolitaine, parmi lesquelles Roberto Murolo avec ’O sole mio, Vincenzo De Crescenzo avec Luna rossa et Teresa De Sio avec Voglia ’e turnà. Le spectacle a par ailleurs offert une immersion dans les traditions de la Tarantella et de la Tammurriata, expressions musicales et chorégraphiques largement pratiquées dans le sud de l’Italie.
Le chanteur a partagé la scène avec la mezzo-soprano Loredana Carannante sur Tu si ’na cosa grande et Luna rossa, avant d’interpréter seul Reginella et Tu ca nun chiagne.
Cette prestation faisait suite à son premier concert du 6 août, consacré aux grandes bandes originales du cinéma sous le titre « Cinecittà / Hollywood ». La soirée avait notamment rendu hommage à Ennio Morricone et Nino Rota à travers des extraits du Guépard et du Parrain. Bruschi y avait également interprété My Way, Maria, extrait de West Side Story de Leonard Bernstein, ainsi que I Don’t Care Much, de la comédie musicale Cabaret.
« Je me définis comme un chanteur "crossover", capable de naviguer entre différents registres », explique l’artiste, dont la formation s’étend du gospel au jazz et à l’opéra. « J’apprécie particulièrement la musique populaire et le jazz car ils touchent le public plus facilement ».
L’un des moments forts de la soirée a été l’hommage surprise au compositeur et chanteur tunisien Hédi Jouini, avec notamment l’interprétation de Taht el Yasmina puis de Samra par Gianni Bruschi, portée par son accent italien.
Ces chansons lui rappellent le style musical de Roberto Murolo, grande figure de la tradition napolitaine. Une affinité que l’artiste a soulignée à plusieurs reprises sur scène, évoquant les liens entre les traditions musicales napolitaine, tunisienne et, plus largement, méditerranéenne.
« C’était la meilleure façon d’être en contact avec le public. Voir les gens chanter avec moi était magnifique », a confié l’interprète, qui avait travaillé sa prononciation à distance avec des amis par téléphone.
Après un enchaînement de morceaux comprenant notamment Torna a Surriento et La Mamma de Charles Aznavour, le concert s’est achevé par le trio des solistes sur ’O sole mio, salué par une ovation debout du public.
Le Quotidien avec TAP
Kalâa Kébira en fête : le Festival «Maraya Al-Founoun» réunit art et savoir
Du 14 au 22 août 2026, Kalâa Kébira (Sousse) accueille la 11e édition du Festival d'été « Maraya Al-Founoun », organisé par l'Association Ichrak pour la culture et les arts avec le soutien du Commissariat régional des affaires culturelles de Sousse. Sous la direction d'Abdelhakim Belaïd, neuf jours rassembleront musique, théâtre, cinéma, danse, poésie et débats intellectuels.
Le coup d'envoi, le 14 août, revient au saxophoniste Seifeddine Maâyouf. Le 15 août, la troupe Tragédie de Sfax présente la pièce « Impasse ». Le 16 août, place à l'international avec le Gujarat Folk Dance Group, venu d'Inde. Le 17 août, projection du film « Sahbek Rajel 2 » de Kais Chekir.
Le 18 août, la soirée poétique « La nuit des rimes », animée par Aroussia Boumiza, réunira Moncef Mezghanni, Omar Deghrir, Lotfi Mathlouthi, Fathi Nasri et l'invité jordanien Mohammad Noor Al-Gharabieh, accompagnés en musique par l'Irakien Mohammad Zaki Darwich.
Le 20 août, le groupe du Machreq de Sousse propose une soirée féminine de musique orientale classique.
Le 21 août, la soirée « Marayas du livre » est organisée avec l'Association Sciences Patrimoine de Kalâa Kébira.
Le 22 août, un colloque scientifique sur « L'avenir de la langue arabe parmi les langues du monde » se tiendra à la municipalité, présidé par Amira Ghenim, avec Walid Zidi, Amina Rmili, Samir Sehimi, Mohamed Kadhi et Jalila Ajbouni. Un hommage y sera rendu au juriste Sadok Belaïd, sa fille Sana Belaïd prenant la parole.
La clôture, le même soir, verra sur scène Aya Daghnouj à la Maison de la culture pour un show qui attirera sûrement beaucoup de monde.
Enfin, une exposition d'arts plastiques réunira Samir Ben Alaya, Sonia Khalifa, Lotfi Ben Salah, Firas Ben Alaya, Najib Bouguecha et Firas El Abed tout au long du festival.
Crise de la FIFA : Infantino rattrapé par une affaire impliquant une ex-collaboratrice !
En pleine crise de la Fifa, une nouvelle affaire rattrape son président Gianni Infantino. The Telegraph affirme que le dirigeant aurait versé une forte somme à une femme présentée comme sa maîtresse lorsqu’il était secrétaire général de l’UEFA.
Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a reçu vendredi en Colombie le soutien de plusieurs acteurs du football sud-américain en pleine crise au sein de l’instance dirigeante du football mondial. Mais dans d’autres parties du globe, patron de la Fifa continue de subir des attaques en règle, conséquences de la crise autour de son projet abandonné d’ouverture à des investisseurs privés via la création d’une société commerciale qui aurait été chargée notamment d’organiser les Coupes du monde.
En Europe, la présidente de la Fédération norvégienne de football, Lise Klaveness, a annoncé vendredi qu’elle allait demander au président de la Fifa de démissionner. En Angleterre, The Telegraph révèle une affaire embarrassante survenue lorsque le dirigeant était secrétaire général de l’UEFA entre 2009 et 2016.
Platini pose un ultimatum à Infantino
Le quotidien britannique affirme qu’Infantino a versé une somme à six chiffres à une ex-employée de l’UEFA sur le départ et présentée comme la maîtresse de ce dernier. L’instance européenne aurait également financé un MBA dans une grande école de commerce à cette femme qui avait été promue auparavant dans l’organigramme avec une revalorisation salariale de 30%.
L’ascension de cette collaboratrice aurait provoqué quelques doutes au sein de l’UEFA. Alors président de l’institution, Michel Platini aurait lâché à Infantino : « C’est elle ou toi ». Mais l’ex-numéro 10 des Bleus, qui a porté plainte en juin dernier contre le patron de la Fifa pour trafic d’influence et dénonciation calomnieuse, n’aurait pas répondu au média britannique sur ce sujet précis. L’UEFA a reconnu le versement d’une somme à la femme en question. Gianni Infantino est marié depuis 2001 à Leena Al Ashqar, une femme libanaise. Ils ont eu ensemble quatre filles: les jumelles, Alessia et Sabrina, ainsi que Shanïa Serena et Dalia Nora.
Infantino dément
«Le président de la FIFA, Gianni Infantino, réfute catégoriquement ces allégations, qui sont, d’après ses dires, totalement fausses. Toute insinuation de comportement inapproprié ou de violation des statuts ou règlements est diffamatoire», a fait savoir un porte-parole de la Fifa.
Après l’incendie à la forêt de Ghar El Melh : Une équipe technique pour évaluer les dégâts et élaborer un plan de réhabilitation
Une équipe technique conjointe, regroupant des représentants de la direction générale des forêts et de l’arrondissement des forêts de Bizerte, a effectué, jeudi une visite sur terrain à la forêt de Ghar El Melh qui a, récemment, été ravagée par un incendie pour diagnostiquer et évaluer les dégâts et mettre en œuvre un plan d’action à moyen terme à l’effet de sa remise à niveau.
La visite avait pour objectif d’effectuer une évaluation précise de l’ampleur des dommages causés à la forêt, de déterminer les superficies touchées, ainsi que de fixer les interventions techniques urgentes à même de protéger le sol contre l’érosion et d’aménager le site en prévision du lancement du programme de réhabilitation.
Selon un communiqué publié, vendredi, par la Direction générale des forêts, l’équipe technique œuvre également à la préparation d’un programme intégré de reboisement, fondé sur les caractéristiques environnementales et naturelles de la région, afin de garantir la restauration de la couverture végétale et de renforcer la capacité de recouvrement de l’écosystème forestier.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi continu assuré par les services des forêts pour faire face aux répercussions des incendies forestiers et concrétiser une approche scientifique et méthodique pour la réhabilitation des écosystèmes endommagés, contribuant ainsi à la régénération de la forêt de Ghar El Melh et à la préservation de ses composantes naturelles.
Transtu: Bientôt, un concours de recrutement pour 580 postes
L’opérateur majeur des transports urbains de la capitale compte enrichir ses ressources humaines. La Société des Transports de Tunis (TRANSTU) s’apprête justement à ouvrir ses registres de candidature pour renforcer ses équipes opérationnelles et techniques.
Un concours externe destiné à pourvoir 580 postes de travail a été officialisé. Les postulants pourront valider leur inscription numérique à compter du 12 août prochain.
Il est à noter que ce plan d’intégration vise principalement à consolider les effectifs d’exploitation sur le réseau des bus et des métros et à mettre à niveau les compétences techniques des ateliers de maintenance. La répartition sectorielle prévoit une forte dotation pour les personnels de conduite et d’encadrement direct des voyageurs ainsi que le recrutement d’agents qualifiés, d’ouvriers spécialisés, de cadres d’ingénierie, de techniciens supérieurs et des personnels dédiés à la sécurité des infrastructures et à la salubrité des espaces publics. Dès lors, TRANSTU compte recruter 336 chauffeurs et receveurs de bus, 158 agents qualifiés, 18 agents techniques, 5 ingénieurs, 6 techniciens supérieurs, 37 agents de nettoyage et 20 agents de gardiennage.
Les candidats devront obligatoirement formaliser leur démarche via le portail informatique institutionnel de la société, dont l’accès sera débloqué du 12 août au 8 septembre 2026. L’administration souligne à ce titre qu’aucun dossier physique ne sera pris en compte durant cette première phase, affirmant sa volonté de garantir l’équité des chances et la fluidité du traitement des données personnelles à travers des outils informatiques sécurisés.
Pour optimiser le suivi individuel et assurer une transparence parfaite, la plateforme générera des identifiants personnels uniques pour chaque postulant dès la validation du formulaire initial. Ce dispositif virtuel permettra aux candidats de se connecter de manière autonome à un espace personnel confidentiel. Et ce, afin de vérifier la conformité de leurs pièces, de recevoir les convocations officielles et de consulter les résultats des différentes évaluations théoriques ou pratiques. Cette gestion interactive s’inscrit dans la stratégie de modernisation de l’entreprise publique, désireuse de fluidifier ses relations avec les usagers et les futurs collaborateurs.
Festival de Hammamet : Dedublüman, c’est plus qu’un groupe de rock
L’événement a eu lieu sur la scène du théâtre du festival de Hammamet. Pas très connu en Tunisie, le groupe de rock alternatif turc « Dedublüman » a très agréablement surpris, aussi bien avec son répertoire singulier qu’avec sa scénographie, mi-sombre, mi-intensément éclairée, qui a ébloui le large public présent sur place.
Il y a eu du tout dans ce spectacle, avec, en sus, un intro au violon et au « Oud », soutenu par d’autres instruments autour, ce qui en dit long sur la richesse du répertoire, composé de 20 morceaux.
Pour la première fois en Tunisie et sur le continent africain, le groupe s’est doté des techniques sonores et d’éclairage les plus poussés pour assurer à leur public du Festival International de Hammamet un spectacle qui n’a rien à envier aux normes scéniques mondiales. La soirée du 7 août 2026 est une déflagration musicale inédite.
Dans sa manière de communier avec le public, le Leader du groupe, particulièrement porté sur le discours, n’a cessé d’alterner les salutations et les anecdotes en turc et en anglais, créant ainsi une proximité unique avec ses mélomanes, pour la plupart des jeunes, appartement à la Gen Z. Et il leur a chanté la vie et magnifié le beau comme il manie les notes.
Les morceaux oscillaient entre rock alternatif, musique calme, et d’autres morceaux plus rythmés. Le public, qui ne connaissait pas parfaitement le répertoire de ce groupe, s’est laissé perdre dans la découverte. Toutefois, le tube « Belki », qui a fait connaître ce groupe dans le monde, n’a cessé d’être réclamée par le public. La suite, avec « Ruya Gibi », « Depresyon », ou « Firuze » a été plus que merveilleux, malgré l’handicap de la langue. C’est la musique, comme toujours sans frontières, qui s’est imposée.
Fondé en 2010 à Istanbul, « Dedublüman » est porté par une identité musicale prononcée. Le groupe développe des compositions originales ainsi que des reprises réinterprétées à sa manière.
Kamel ZAIEM
















