Festival international du cinéma de la femme et des jeunes de Djerba : Un rendez-vous qui donne voix aux femmes et aux jeunes
Par Imen Abderrahmani
Films en compétitions et d’autres hors-compétition, ateliers, master-class et hommages rythmeront la 12ème édition du Festival international du cinéma de la femme et des jeunes de Djerba, qui aura lieu du 24 au 27 octobre, avec 68 films au programme.
Une nouvelle édition avec de ambitions renouvelées pour faire de Djerba, un carrefour des cinémas et des talents. Placée sous la direction d’honneur de l’acteur tunisien Mohamed Ali Ben Jemaâ, cette 12ème édition accorde une place centrale aux femmes et aux jeunes dans la création audiovisuelle. Mais, au-delà de la programmation, le rendez-vous répond à un enjeu culturel majeur, en élargissant l’accès au cinéma en dehors des grands pôles urbains.
En proposant au public de Djerba des œuvres venues de nombreux horizons et en multipliant les occasions de rencontre et de formation, le festival participe à la diversification de l’offre culturelle dans le Sud tunisien. Elle ouvre aussi de nouvelles perspectives au tourisme culturel, invitant à découvrir Djerba autrement, entre art cinématographique, patrimoine vivant et mémoire insulaire, sur une île désormais inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
Lancé en 2014 à Médenine sous le nom de Festival international du film documentaire et du court-métrage, le rendez-vous a progressivement élargi sa programmation aux longs- métrages, à la fiction et aux films destinés aux enfants. Organisé à Djerba en 2024, à l’occasion de sa dixième édition, puis en 2025, il a également renforcé ses activités de formation et diversifié ses ateliers. Avec l’adoption, cette année, de sa nouvelle appellation, le Festival international du cinéma de la femme et des jeunes de Djerba, traduit cette évolution en plaçant les femmes et les jeunes générations au cœur de son projet. Comme le souligne son site officiel, au-delà du festival, c’est un mouvement qui entend faire émerger de nouveaux regards et transformer les récits.
68 films, 68 regards
Invitée d’honneur, l’Inde sera au centre d’une programmation ouverte à de nombreuses cinématographies. L’Égypte, la Palestine, l’Algérie, le Maroc, l’Irak, la Syrie, l’Iran, le Canada, la France, l’Argentine, la Corée du Sud, la Turquie, l’Uruguay, la Suisse, l’Indonésie, l’Arménie, les Pays-Bas et les États-Unis figurent parmi les pays présents à cette édition.
S’agissant de la compétition officielle qui comprend au total 39 œuvres, elle se décline en quatre catégories : documentaire, fiction, films d’écoles de cinéma et films destinés au jeune public. Les œuvres concourront notamment pour la Phalère d’or, dans la catégorie documentaire, et le Phare d’or, pour la fiction. Le palmarès comprendra également des prix du jury, de la réalisation, du montage et de l’interprétation, ainsi que le prix de l’Union générale des artistes arabes du meilleur film de fiction arabe. Des projections hors compétition compléteront le programme.
La professeure de cinéma tunisienne Lamia Belkaïd Guiga présidera le jury de fiction, aux côtés du réalisateur saoudien Omar Al-Jasser et du scénariste égyptien Abdel Rahim Kamal. La critique de cinéma Pascale Fakhri, d’Allemagne, conduira le jury documentaire, avec l’acteur et réalisateur algérien Issam Taachit et la journaliste palestinienne Fidaa Nasr. Le réalisateur syrien Mohannad Kalthoum présidera, quant à lui, le jury des films d’écoles, aux côtés de la journaliste égyptienne Doaa Fouda.
La formation au cœur de cette édition
Le festival entend également faire du cinéma un espace d’apprentissage et d’expérimentation. Au complexe de jeunesse de Midoun, le scénariste égyptien Abdel Rahim Kamal animera une master-class consacrée à l’écriture scénaristique. À la bibliothèque publique de Houmt Souk, le réalisateur tunisien Imed Oueslati encadrera un atelier autour du cinéma de marionnettes, tandis que le critique Kamel Ben Ouanes proposera un atelier sur « L’excellence dans l’écriture et la réalisation cinématographiques ».
Les enfants et les adolescents seront eux aussi invités à explorer les coulisses de la création avec « Racontons notre histoire : du réel au film documentaire », un atelier de deux jours animé par le réalisateur tunisien Anis Lassoued.
Le volet professionnel et réflexif s’articulera autour de deux rendez-vous. Une table ronde sera consacrée à « La stratégie de structuration et de développement des festivals de cinéma », tandis qu’une conférence explorera « Le rôle de la femme dans la fabrication de l’image cinématographique », une thématique qui fait écho aux nouvelles orientations du festival.
Le festival rendra également hommage à plusieurs figures du cinéma arabe et tunisien, dont nous citons : l’Égyptienne Dalia Mostafa, le Saoudien Omar Al-Jasser, ainsi que les artistes tunisiens Jamel Madani, Dorra Zarrouk, Afef Ben Mahmoud et Salwa Mohamed.
Le programme prévoit également un prix initié par le gouvernorat de Médenine, destiné à récompenser le meilleur court-métrage scolaire ou le meilleur spot publicitaire consacré à la lutte contre la drogue et à la prévention de ses risques. Cette initiative entend mobiliser la création audiovisuelle au service de la sensibilisation, notamment auprès des jeunes.
Imen A
Cinq rendez-vous à l’affiche de l’ « Octobre musical de Sousse »
Le coup d’envoi de la 11ème édition de « L’Octobre musical de Sousse » sera donné aujourd’hui, à la Maison de la culture Ali Douagi de Hammam Sousse avec « Fresques Symphoniques », du Carthage Symphony Orchestra (CSO), sous la direction de Hafedh Makni. Le programme associe des œuvres du répertoire classique occidental à des influences méditerranéennes.
Placée sous l’égide de la Délégation régionale des affaires culturelles de Sousse et organisée en partenariat avec l’Institut supérieur de musique de Sousse (ISMS), cette édition qui se poursuivra jusqu’au 24 de ce mois, propose cinq concerts, réunissant plusieurs formations et artistes tunisiens.
La Maison de la culture Ali Douagi accueillera, également, jeudi 15 octobre, le concert de musique arabe « Ashwaq », interprété par la chanteuse Sonia Ben Abdallah sous la direction musicale de Walid Mlechi.
La programmation se poursuivra à l’Institut supérieur de musique de Sousse. Le public découvrira, le 17 octobre, « Sada » (Écho), un projet de fusion mystique mené par le compositeur Outail Moauia, qui associe musiques électroniques ambiantes et sonorités traditionnelles, avec la participation vocale de Mohamed Ali Chebil (Dali Chebil).
L’opéra sera également à l’honneur le 23 octobre avec le récital « Bariq El Opera » (L’Éclat de l’Opéra), interprété par le quatuor orchestral tunisien « SINFONIA », sous la direction du violoniste et enseignant-chercheur Mohamed Amine Gasmi.
La clôture de cette 11ème édition aura lieu samedi 24 octobre à l’ISMS avec la chanteuse et compositrice Bouthaina Nabouli, qui présentera sa dernière création, « Doulicha ». Le spectacle revisite le patrimoine musical national à travers des thèmes liés à l’amour et à la nostalgie, avec des arrangements et une direction musicale de Kais Melliti.
Tous les spectacles au programme débutent à 18h30.
AG évaluative de l’EST : Un déficit de 19 millions de dinars
Au cours de l'assemblée générale ordinaire de l'Espérance de Tunis, tenue vendredi après-midi dans un hôtel de la banlieue nord, la direction espérantiste a annoncé un gros déficit pour la saison écoulée. Les revenus de l'Espérance pour la saison 2025-2026 se sont élevés à 53 millions de dinars tandis que les dépenses ont atteint 72 millions de dinars.
Ces chiffres présentés lors de l'assemblée font ressortir un déficit budgétaire de l'ordre de 19 millions de dinars pour cet exercice.
J.B.
Ligue 1: Les arbitres de la cinquième journée
La Ligue 1 sera de retour ce week end après la trêve observée de deux semaines, journées FIFA obligent. Cette cinquième journée se jouera samedi et dimanche et sera dominée par le derby sfaxien entre le PS Sakiet Eddaier et le CSS. Un match assez particulier car il sera suivi par une commission de la CAF, venue superviser l'organisation de la rencontre sur tous les plans avant d'homologuer le Stade Mhiri pour les matches de coupe d'Afrique des clubs dans lesquels sont engagés le CSS et l'ES Zarzis.
Ailleurs, on suivra avec intérêt US Ben Guerdane- C. Africain et CA Bizertin- US Monastir.
Voici par ailleurs, le programme complet de la journée avec les noms des arbitres désignés par la Commission Nationale d'arbitrage.
* Samedi 14h30
EST -OB : Houssem Boulares
USBG- CA : Bacem Belaid
PSSE -CSS : Walid Mansri
CAB- USM : Nidhal Letaief
*Dimanche 14h30
JSO -ASM : Mehrez Melki
ESS -CSHL : Ahmed Dhaouadi
ESM- ST : Fraj Abdellaoui
ESZ ESHS : Amir Ayadi
J.B
Vol de Flydubai vers Israël : Le co-pilote a-t-il planifié une attaque suicide sur l'aéroport de Tel Aviv ?
Le procureur général des Émirats arabes unis a indiqué que le copilote de Flydubai qui a agressé le commandant de bord le 30 septembre 2026 sur un vol vers Tel-Aviv s'était inspiré des attentats du 11 septembre et a affirmé avoir agi seul.
Il y a lieu de rappeler que le 30 septembre 2026, le copilote (identifié comme Hammam Al-Hammami) a attaqué au couteau le commandant de bord indien (Smit Machchhar) sur un vol Flydubai reliant Dubaï à Tel-Aviv. Ce dernier a résisté avant d’être entendu par le pilote de service qui se trouvait à bord pour assurer le vol de retour et est intervenu, parvenant, avec l’aide d’un membre du personnel de cabine et de plusieurs passagers, à maîtriser l’agresseur.
L'appareil a connu une forte chute avant de réussir un atterrissage d'urgence en Arabie saoudite avec 174 personnes à bord (166 israéliens et 8 membres de l’équipage).
Selon les médias internationaux, le copilote s'était vu interdire de voler par les autorités compétentes omanaises en raison de craintes liées à des opinions extrémistes acquises en Syrie, avant d'être embauché par Flydubai. Pourtant, selon Hamad Saif Al Shamsi, le procureur émirati, le co-pilote remplissait toutes les exigences de sécurité requises lors de son embauche : «Il remplissait les conditions professionnelles et de sécurité requises à l'embauche, comme la détention d'une licence de pilote, la présentation d'un certificat de bonne conduite et la soumission aux vérifications requises. Aucune de ces procédures n'a révélé d'indices laissant supposer ses opinions extrémistes».
Ce co-pilote s'est-il inspiré des attentats du 11 septembre pour agir ainsi ? Rien ne le confirme : «Il a affirmé avoir agi seul, sans l'implication d'autres personnes», a indiqué le procureur général dans son communiqué, ajoutant que l'enquête se poursuivait afin de vérifier cette affirmation.
Tourisme : Le port de La Goulette accueille plus de 10 000 croisiéristes en une seule journée
L’événement a de quoi retenir l’attention et confirmer la bonne santé du tourisme tunisien durant ces dernières années, surtout pour celui des croisiéristes qui, à un certain moment, a vécu des moments difficiles.
L’Office de la marine marchande et des ports (OMMP) vient d’annoncer que le port de La Goulette a accueilli, dans la matinée du jeudi 8 octobre 2026, deux navires de croisière en provenance de Barcelone (Espagne).
Le premier, le MSC Meraviglia, transportait 4 759 touristes et 1 624 membres d’équipage de différentes nationalités. Le second, le Costa Pacifica, avait à son bord 3 180 touristes et 1 037 membres d’équipage.
Comme c’est le cas à chaque arrivée d’un navire de croisière, un grand nombre de croisiéristes se sont rendus dans plusieurs sites archéologiques et zones touristiques de la capitale, ainsi que dans des boutiques d’artisanat traditionnel.
Selon l’OMMP, le port de La Goulette a accueilli environ 243 000 touristes à fin septembre 2026, contre près de 200 000 durant la même période de 2025. D’ici la fin de l’année 2026, le port devrait accueillir près de 355 000 touristes, contre environ 270 000 sur l’ensemble de l’année 2025.
L'ONU s’en félicite : Le Nobel de la paix attribué à Navi Pillay
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a salué l’attribution, ce vendredi, du prix Nobel de la paix à la juriste sud-africaine Navi Pillay, estimant que cette distinction témoigne de « la nécessité et de la valeur des droits humains » dans le monde.
« C’est merveilleux de voir cette distinction décernée à Navi Pillay. Cela témoigne, plus que jamais, de la nécessité et de la valeur des droits humains dans ce monde », a déclaré Shabia Mantoo, porte-parole du Haut-Commissariat, que Navi Pillay a dirigé de 2008 à 2014.
La juriste sud-africaine Navi Pillay, octogénaire qui, du Rwanda au Proche-Orient, a consacré une grande partie de sa vie à défendre un droit international aujourd'hui malmené. D’ailleurs, comme attendu, ce choix a été vivement décrié en Israël.
Âgée de 85 ans, Navi Pillaya notamment présidé la commission d'enquête indépendante de l'ONU qui, l'an dernier, a accusé Israël de commettre un génocide dans la bande de Gaza.
"La lauréate de cette année a joué un rôle déterminant pour garantir que les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le génocide fassent l'objet de poursuites judiciaires", a fait valoir le président du comité, Jørgen Watne Frydnes, dans son annonce.
Jeune avocate d'origine indienne dans l'Afrique du Sud de l'apartheid, devenue juge et Haute-Commissaire aux droits de l'homme à l'ONU (2008-2014), Pillay est réputée pour avoir l'art de traiter des dossiers difficiles. Sa carrière l'a menée des cours sud-africaines, où elle a défendu les activistes anti-apartheid, au Tribunal pénal international pour le Rwanda, en passant par la Cour pénale internationale.
En septembre 2025, la commission d'enquête placée sous sa présidence - qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU - a établi que l’entité sioniste commet un génocide à Gaza depuis le 7 octobre 2023.
FIFA : Qui est Ramon Vega, futur adversaire de Gianni Infantino pour la présidence
L’ancien défenseur international suisse promet de restaurer la confiance dans une instance ébranlée par le projet avorté d’ouverture aux investisseurs privés.
Ramon Vega a annoncé mercredi son souhait d’être candidat à la présidence de la FIFA. L’ancien défenseur international suisse s’oppose au sortant, Gianni Infantino, contesté depuis cet été et son plan avorté d’ouvrir l’instance mondiale à des investisseurs privés.
Vega, âgé de 55 ans, a déjà plusieurs fois annoncé son souhait de prendre la tête de la FIFA, la dernière fois en 2022, sans parvenir au bout du processus de candidature, qui demande notamment le parrainage d’au moins cinq des 211 fédérations membres.
«La situation a bien évolué depuis», a déclaré Ramon Vega à l’AFP, estimant que les fédérations «étaient bien plus ouvertes au changement» que lors de ses précédentes tentatives.
Dans son manifeste, l’ancien international suisse, passé notamment par Tottenham ou le Celtic, explique vouloir «réunir la famille du football, restaurer la confiance, amener la stabilité et moderniser la gouvernance de la FIFA».
Infantino, grand favori tout de même
À la tête de l’instance dirigeante mondiale du foot depuis 2016, l’Italo-Suisse Gianni Infantino, 56 ans, reste le grand favori de l’élection qui se déroulera lors du congrès de la FIFA le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc, et ce, malgré les critiques qu’il subit depuis l’annonce d’un projet avorté de création d’une société commerciale ouverte à des investisseurs privés.
Le Valaisan fait notamment face au front uni des confédérations européenne (UEFA), nord-américaine (CONCACAF) et asiatique (AFC), sans qu’un candidat n’ait pour l’instant été désigné pour incarner cette opposition. La date de dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre.
Journées musicales de Carthage : Dani de Moron, une guitare tout feu, tout flamme
De Moron de la Frontera aux grandes scènes internationales, Dani de Moron porte une guitare flamenca qui connaît ses racines sans s’y enfermer. Le musicien espagnol se produira demain, à Tunis, dans le cadre des Journées Musicales de Carthage.
Il suffit parfois de quelques cordes pour raviver une mémoire, préserver un héritage et raconter une passion. Pour Dani de Moron, elles racontent aussi une histoire de transmission et de renouvellement, celle d’un musicien qui s’est construit dans l’intimité du flamenco avant d’en explorer les prolongements. Une belle aventure qu’il partagera, demain, avec les mélomanes. Le rendez-vous avec ce guitariste espagnol de renommée internationale s’annonce tout feu, tout flamme, à la croisée de la tradition flamenca, des influences contemporaines et des nouvelles écritures musicales.
Originaire de Moron de la Frontera, en Andalousie, haut lieu de la tradition guitaristique flamenca, il se forme dans l’entourage de Matilde Coral, grande figure du baile. Cette immersion initiale dans la tradition accompagne ensuite un parcours marqué par les rencontres et les collaborations.
José Mercé, Concha Buika, Antonio Canales et Patricia Guerrero figurent parmi les grands noms avec lesquels il a travaillé, affûté son talent et nourrit sa passion. Il accompagne également La Susi, El Potito, Guadiana, Montse Cortés et Arcangel. De ces collaborations expériences, l’artiste a su développer son travail de guitariste et créer son propre style.
Puis Paco de Lucia entre dans son parcours. Dani de Moron l’accompagne comme seconde guitare lors de la tournée « Cositas Buenas ». Une étape majeure qui lui ouvre une nouvelle dimension et contribue à renforcer sa présence sur la scène internationale.
Une vision et des distinctions
Les distinctions viennent ensuite jalonner cette trajectoire. En 2006, il reçoit le Prix « Flamenco Hoy » du meilleur accompagnement au chant pour « Ropavieja d’Arcangel ». En 2012, il décroche le « Giraldillo del Toque » de la Biennale de Flamenco de Séville et le Prix national de la critique pour le meilleur album de guitare flamenca solo. Il sera par la suite lauréat de deux « Giraldillos » et nommé aux « Latin Grammy Awards » en 2018 pour son œuvre phare intitulée « 21 ».
Mais c’est peut-être dans sa manière d’élargir le vocabulaire de son instrument que se trouve l’essentiel de sa démarche. Dani de Moron fait dialoguer la guitare flamenca avec le jazz et les musiques du monde, sans rompre avec le caractère de son langage originel. Ses albums « Cambio de Sentido » et « El Sonido de mi Libertad » témoignent de cette recherche. Avec Alfredo Lagos, il imagine également « 12 Cuerdas », un projet de guitare solo qui explore les possibilités du dialogue entre deux instruments.
À Tunis, cette démarche trouvera un nouvel espace d’écoute dans le cadre des Journées Musicales de Carthage (JMC), qui réunissent des artistes venus de Tunisie, de Méditerranée, du monde arabe, d’Afrique et d’Europe. Il est à rappeler ainsi que la participation espagnole bénéficie du soutien de l’Ambassade d’Espagne en Tunisie et de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie.
Le rendez-vous est pour demain, le 10 octobre à 15h, au Théâtre des Jeunes Créateurs, à la Cité de la Culture. Une guitare, quelques cordes, et tout un héritage qui continue de se réinventer au présent.
Imen.A.
Lionel Messi ne souhaite pas devenir entraineur : quels sont ses projets après sa retraite ?
Le légendaire Lionel Messi a révélé qu’une fois à la retraite et ses crampons définitivement raccrochés, il ne deviendrait pas entraîneur ; il préfère plutôt devenir propriétaire d’un club et se lancer dans le monde de l’investissement sportif.
Lionel Messi n’a pas l’intention de s’installer sur le banc une fois qu’il aura arrêté de jouer. Au contraire, comme le rapporte BBC Sport, la star argentine vise quelque chose de bien plus ambitieux : diriger son propre club.
Selon certaines informations, le joueur de 39 ans souhaiterait acquérir une part importante d’Inter Miami, le club de MLS où il évolue actuellement, et intégrer officiellement son groupe de propriétaires dès qu’il mettra un terme à sa carrière. Ce qu’il ne fera pas, en revanche, c’est rentrer chez lui à Rosario. Un retour aux Newell’s Old Boys — le club qui l’a formé durant son enfance — est exclu, que ce soit sur le terrain ou dans les bureaux.
Pour Leo, accéder à la propriété d’un club de premier plan n’est que la prochaine étape d’un projet qu’il construit discrètement depuis des années. Il a déjà pris le contrôle des clubs espagnols Eldense et Cornellà, construisant pièce par pièce un empire international du football qui porte désormais son nom.
Fait intéressant, son contrat avec Inter Miami aurait depuis le début inclus une clause spéciale — celle qui lui donnerait la possibilité de devenir copropriétaire minoritaire du club floridien à des conditions avantageuses une fois sa carrière de joueur terminée.
« What else ? » de Nada Mezni Hafaiedh : Quand l’amour s’invite par erreur
Deux vies en pleine débâcle, une rencontre improbable et un mensonge qui finit par échapper à ceux qui l’ont imaginé. Avec « What else ? », Nada Mezni Hafaiedh orchestre une comédie romantique où le mensonge finit par se retourner contre ses auteurs.
Tout commence mal pour Farah comme pour Mourad. Elle découvre la trahison de son compagnon Ilyes. Lui voit son univers s’effondrer avec la faillite de son père, une lourde dette familiale et l’abandon de sa fiancée. Deux destins fragilisés qui n’avaient, en apparence, aucune raison de se croiser.
Pour aider Farah à tourner la page, sa cousine Maya imagine un stratagème : organiser un faux rendez-vous pour rendre Ilyes jaloux. Mais le plan dérape lorsque Farah présente par erreur un parfait inconnu comme son fiancé. Cet inconnu, c’est Mourad.
À partir de cette méprise, les deux protagonistes se retrouvent embarqués dans une situation qu’ils n’avaient évidemment pas prévue. Sous la pression de leurs familles, ils sont contraints de faire durer cette fausse relation et de sauver les apparences. Les mensonges s’accumulent, les malentendus se multiplient et le jeu devient de plus en plus difficile à contrôler.
Mais à force de jouer au couple, Farah et Mourad commencent à découvrir chez l’autre une présence et une complicité inattendues. Ce qui n’était au départ qu’une mise en scène destinée à tromper les autres pourrait bien finir par les surprendre eux-mêmes.
À travers ce scénario signé Nada Mezni Hafaiedh et Noura Nefzi, « What else ? » reprend les codes de la comédie romantique (faux-semblants, quiproquos, jalousie et hasard), tout en mettant en scène deux personnages qui tentent de reprendre pied après des désillusions sentimentales et familiales.
Réalisé par Nada Mezni Hafaiedh, le film réunit Wajiha Jendoubi, Mohamed Mrad, Latifa Gafsi, Rim Zribi, Sana Ben Cheikh Larbi, Sofiene Dahech, Younes El Ferhi et Fatma Saïdane, entre autres. D’une durée de 2h07, il sera présenté en avant-première au cinéma Pathé Tunis City à 20h.
Deux séances promotionnelles sont également prévues avant sa sortie en salles : demain, le samedi 10 octobre à 19h30 au Pathé Mall of Sousse et dimanche 11 octobre à 19h30 au Pathé Azur City.
Budget de l’Etat : Les prévisions tablent sur une croissance de l’ordre de 3,3 %, à la fin de 2026
Le ministère des Finances a transmis à l’Assemblée des représentants du peuple son rapport sur l’exécution du budget de l’État, au titre du premier semestre 2026. Le document sera examiné à partir de demain, mercredi, par la Commission des finances du Parlement.
Selon le rapport, les premiers mois de l’année ont été marqués par des pressions croissantes sur l’économie nationale, notamment en raison des tensions géopolitiques persistantes dans le Moyen-Orient.
Malgré ce contexte, le ministère souligne que le gouvernement s’est efforcé d’assurer une gestion efficace des dépenses publiques, tout en poursuivant la mise en œuvre des priorités budgétaires.
Sur le plan de la croissance, l’économie nationale a enregistré une progression d’environ 2,6%, au cours du premier trimestre 2026. Les prévisions tablent, par ailleurs, sur une croissance de l’ordre de 3,3 %, à la fin de l’année.
La Canadienne Anne Carson, prix Nobel de littérature 2026
Le prix Nobel de littérature 2026 a été attribué, aujourd’hui, à la poétesse et essayiste canadienne Anne Carson, 76 ans, pour une œuvre « audacieuse et inventive », a annoncé l’Académie suédoise.
Récompensée pour « son œuvre audacieuse et inventive qui, dans un dialogue ludique avec la tradition classique, a donné naissance à de nouvelles formes pour la littérature contemporaine », Anne Carson était en Islande au moment de l’annonce. Selon Ingrid Carlberg, secrétaire permanente de l’Académie suédoise, son écriture se distingue par sa capacité à faire dialoguer l’héritage classique avec des formes littéraires résolument contemporaines.
Poétesse, essayiste, traductrice et universitaire, Anne Carson s’est imposée par une œuvre difficile à enfermer dans les catégories, où se croisent poésie, récit, philosophie et littérature antique. L’humour, l’ironie et une liberté formelle constante y occupent une place centrale. Le comité Nobel rappelle d’ailleurs que l’autrice a décrit l’ennui comme « son ennemi juré », auquel elle répond par « un humour caustique et beaucoup d’esprit ».
Parmi ses ouvrages marquants, « The Beauty of the Husband », publié en 2001, revisite la figure du mari infidèle à travers vingt-neuf épisodes nourris de poésie et de références classiques. Chaque séquence s’ouvre sur des vers de John Keats, dont la célèbre association entre beauté et vérité se trouve confrontée, avec une ironie mordante, aux blessures d’une relation conjugale.
Coopération archéologique tuniso-espagnole : Exploration du site numide Sidi Saïd à Bargou
Une mission archéologique tuniso-espagnole s’est déroulée du 16 septembre au 6 octobre 2026 sur le site de Sidi Saïd, situé dans la délégation de Bargou (gouvernorat de Siliana), a annoncé mercredi l’Institut national du patrimoine (INP) sur sa page officielle.
Cette mission s’inscrit dans le cadre d’une convention de coopération internationale entre l’INP et l’Institut catalan d’archéologie classique (ICAC).
Selon les précédents rapports scientifiques et publications publiés par les deux instituts, ce projet de recherche pluridisciplinaire fait suite aux premières fouilles préventives menées sur le site entre 2017 et 2018, qui avaient initialement révélé l’existence de ce complexe urbain numide.
Une première campagne d’envergure y avait également été menée au cours de l’été 2025, d’après des données partagées par les deux organismes.
Les investigations sur le terrain ont été codirigées par les chercheurs tunisiens Yamen Sghaïer et Chokri Touihri (INP), ainsi que par les chercheurs espagnols Maria Carme Belarte et David Montanero (ICAC). L’équipe a également réuni plusieurs chercheurs, conservateurs et étudiants des deux pays.
Les travaux de fouille et de prospection ont permis de poursuivre la documentation des structures d’habitat et des fortifications du site. Ces vestiges, qualifiés de particulièrement denses par les archéologues de la mission, remontent à la période numide, plus précisément entre le Ve et le IIIe siècle avant J.-C., et apportent des éléments sur l’organisation des populations autochtones de la région durant cette période.
Ce soir, « Vorrei non vorrei », à El Teatro : Et si le vrai Don Juan était dans la salle ?
Entre personnage et réalité, le théâtre brouille les pistes. « Vorrei, non vorrei » de Yosra Amouri et Issam Ayari installe ce trouble au cœur d’une dernière répétition où Don Juan devient le point de départ d’un duel aussi drôle qu’intellectuel.
La dernière répétition de Don Juan devait être une étape comme une autre avant la représentation. Elle se transforme pourtant en un duel d’un autre genre, où l’expérience et la curiosité se confrontent, où le théâtre se joue aussi dans les marges du texte et où les certitudes commencent à vaciller.
Sur scène, Yosra Amouri et Issam Ayari donnent vie à deux regards qui ne se ressemblent pas. Face à l’expérience affirmée se dresse une curiosité plus jeune, avec ses interrogations, ses élans et son envie de déplacer les règles du jeu. Une confrontation qui fait progressivement glisser la répétition vers un espace plus imprévisible.
Puis survient l’inattendu : le « vrai Don Juan » fait son apparition. Le personnage quitte alors le territoire de la fiction pour venir troubler celui qui était censé l’incarner. À partir de là, les frontières entre acteur et personnage, texte et improvisation, réalité et représentation deviennent plus poreuses.
Au-delà de Molière et Mozart
Avec « Vorrei non vorrei », les deux créateurs s’emparent d’une figure théâtrale et littéraire qui a traversé les siècles. Mais plutôt que de reprendre simplement le personnage imaginé par Molière ou l’univers musical de Mozart, ils choisissent de l’installer dans une situation nouvelle, comme si Don Juan pouvait lui-même intervenir dans l’écriture de son histoire.
Le spectacle joue ainsi avec l’héritage du personnage tout en ouvrant un espace de liberté. Le Don Juan qui surgit sur scène se retrouve prêt à endosser un rôle qui n’avait jamais été écrit pour lui, dans une pièce qui prend peu à peu ses distances avec ce que Molière avait imaginé et ce que Mozart avait composé.
Cette création repose sur une écriture collective signée Yosra Amouri et Issam Ayari. Leur dialogue artistique devient ainsi la matière même du spectacle, entre jeu, confrontation et détournement des codes théâtraux.
Le rendez-vous est donc pris à El Teatro à partir de ce soir. D’autres dates sont déjà annoncées : les 9 et 10 octobre, puis un second cycle les 15, 16 et 17 octobre 2026. Coproduite par El Teatro et Sapiens Production, « Vorrei, non vorrei » donnera ainsi le coup d’envoi de la saison artistique 2026-2027.
















