Ligue des champions (J2) : Le Real Madrid et le PSG signent une soirée record !
La remontée incroyable du Real Madrid face à la Roma et la victoire éclatante du PSG contre Manchester City ne sont que deux des performances marquantes d’une soirée record en Ligue des champions de l’UEFA.
La Journée 2 s’est achevée avec un total de 78 buts, dont 46 rien que mercredi. Six des neuf matches de la soirée ont compté cinq buts ou plus, dont la victoire 6-3 de Liverpool au LASK, le succès 4-2 de Paris contre City et le triomphe 4-3 de Madrid à Rome, au scénario renversant.
Roma 3-4 Real Madrid
Les hommes de José Mourinho ont signé une remontée remarquable contre l’ancien club de leur entraîneur, grâce à trois buts lors d’un final frénétique de huit minutes.
Le doublé de Donyell Malen en début de seconde période avait mis les locaux aux commandes, après que Kylian Mbappé – à l’occasion de son 100e match en Ligue des champions – eut égalisé sur l’ouverture du score de Marten de Roon.
Carlos Espí a redonné espoir aux Merengues en poussant le ballon au fond de près, après que Pierluigi Gollini n’a pas su retenir la tête d’Endrick, le Brésilien envoyant lui-même un ballon de la tête au fond sur corner peu après. L’ancien défenseur des Giallorossi Antonio Rüdiger a bouclé la remontée stupéfiante en détournant au fond un nouveau coup de pied arrêté d’Arda Güler.
Manchester City 2-4 Paris
La série parfaite de Paris s’est poursuivie avec une victoire palpitante à Manchester. Le gardien visiteur Matvei Safonov a repoussé sur la barre le corner d’Enzo Fernández avant que Désiré Doué ne donne l’avantage aux tenants du titre, Ousmane Dembélé doublant la mise tandis que son coéquipier Achraf Hakimi touchait le poteau. Le tir enroulé de Vitinha a porté le score à 3-0 à la pause, Erling Haaland réduisant l’écart de part et d’autre de la frappe puissante de Maghnes Akliouche après la reprise. Safonov a ensuite privé Haaland d’un triplé, Fernández a tiré sur un poteau et Gianluigi Donnarumma a arrêté un penalty tardif de l’ancien attaquant de City Ferran Torres.
Dans les autres matches de la soirée, Bradley Barcola, brillant, a signé un triplé alors que Liverpool a remporté un thriller à neuf buts (3-6) à Linz.
Un but pour sa première apparition le jour de son anniversaire pour Johan Manzambi, des doublés de Nicolas Jackson et Ross Barkley et une frappe de Tammy Abraham dans le temps additionnel ont offert à Villa la plus large victoire européenne de son histoire (6-0) face à Fenerbahçe .
Feyenoord a décroché une victoire à l’arraché dans un match palpitant à Rotterdam face aux Italiens de Como (3-2).
Le Shakhtar est revenu de l’arrière pour décrocher sa première victoire de la saison en Ligue des champions face à l’AEK Athènes (3-1).
Un but de Fredrik Sjøvold en seconde période a offert à Bodø/Glimt sa première victoire (1-0) contre une équipe allemande et ses premiers points de la saison en Ligue des champions, aux dépens de Dortmund.
Pour sa part, le Betis a fêté son retour en Ligue des champions devant son public de la plus belle des manières, en battant de justesse Porto dans un thriller à cinq buts (3-2).
L’attaquant international allemand Deniz Undav a inscrit son premier but depuis la Coupe du monde de la FIFA, alors que Stuttgart a signé une deuxième victoire en autant de matches en phase de ligue. Cette fois-ci, en déplacement contre le Slovan Bratislava (0-3).
Résultats
Feyenoord - Como : 3-2
LASK - Liverpool : 3-6
Roma - Real Madrid : 3-4
Aston Villa - Fenerbahçe : 6-0
Shakhtar Donetsk - AEK Athens : 3-1
Bodø/Glimt - Borussia Dortmund : 1-0
Manchester City - Paris Saint-Germain : 2-4
Real Betis - Porto : 3-2
Slovan Bratislava - Stuttgart : 0-3
Compétitions africaines des clubs : Le stade Taïeb M’hiri de Sfax enfin homologué par la CAF
Ouf, la nouvelle a de quoi rassurer le public sfaxien. La Fédération tunisienne de football a annoncé que la Confédération africaine de football (CAF) a homologué le stade Taïeb M’hiri de Sfax.
La FTF a précisé que le stade figure désormais dans la catégorie 3 de la CAF, ce qui lui permet d’accueillir les rencontres de la sélection nationale lors des éliminatoires de la CAN, ainsi que les matches de poules des compétitions interclubs.
Ainsi, le Club sportif sfaxien et l’Espérance sportive de Zarzis, qui représentent la Tunisie en Coupe de la Confédération, pourraient jouer sur cette pelouse en cas de qualification pour la phase de poules.
Tourisme : Baisse de 40,1% des entrées en provenance de l’Algérie
Le secteur touristique tunisien a accusé un repli marqué de ses visiteurs de proximité au terme de l’arrière-saison. En septembre 2026, le nombre total d’entrées touristiques en provenance des pays de l’Union du Maghreb arabe a enregistré une baisse globale de 32,5% par rapport à la même période en 2025.
Cette contre-performance, dont les chiffres sont révélés par le site EspaceManager, s’explique avant tout par l’essoufflement brutal des deux principaux marchés émetteurs frontaliers, qui constituent historiquement le cœur des flux terrestres vers la Tunisie :
Algérie : Les flux en provenance du marché algérien, habituellement prépondérants en fin de saison estivale, chutent lourdement de 40,1%.
Libye : Les arrivées de ressortissants libyens accusent également une régression notable de 17,6%.
Toutefois, les marchés plus éloignés géographiquement affichent une résistance encourageante, bien que leurs volumes ne parviennent pas à compenser le déficit des deux géants frontaliers :
Mauritanie : Les entrées mauritaniennes réalisent la plus forte progression avec un bond de +9,5%.
Maroc : Le contingent marocain consolide légèrement ses positions avec une hausse modérée de +1,8%.
Ce net recul global invite les professionnels du secteur et les autorités de tutelle à réévaluer les facteurs conjoncturels — variations du pouvoir d’achat, conditions de passage aux frontières terrestres ou concurrence régionale — ayant pesé sur les départs de proximité durant ce mois de septembre.
De même, il faut rappeler que cette chute, inattendue du reste, touche plusieurs secteurs de l’économie et pas seulement celui du tourisme.
Le Roadshow « Startups et PME innovantes » fait étape à Monastir : plus de 100 acteurs mobilisés autour du financement et de l’innovation
Le Roadshow du projet « Startups et PME innovantes », financé par la Banque mondiale, le projet est mis en œuvre par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), en collaboration avec Smart Capital, a poursuivi sa tournée régionale ce mardi 6 octobre à Monastir, réunissant plus d’une centaine d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial, de l’innovation et de l’investissement.
Cette nouvelle étape s’est tenue en présence de Mme Nejia Gharbi, Directrice Générale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et Coordinatrice du projet, de M. Moussa Aissa, Gouverneur de Monastir, et de M. Salman Alibhai, Chef du Projet représentant la Banque mondiale, ainsi que des représentants des autorités régionales et locales, des structures de l’écosystème de l’investissement et de l’innovation, des entrepreneurs et des porteurs de projets.
Plus de 100 acteurs de l’écosystème mobilisés
L’étape de Monastir a enregistré une forte mobilisation avec 102 participants uniques recensés à travers les inscriptions.
Parmi eux figurent notamment 50 représentants de startups, 19 PME, 15 porteurs de projets, 8 structures d’accompagnement, 3 institutions publiques, 3 représentants d’universités et de centres de recherche ainsi qu’un représentant d’un bailleur de fonds.
Cette diversité témoigne de l’intérêt des acteurs régionaux pour les mécanismes de financement et d’accompagnement mis en place dans le cadre du projet « Startups et PME innovantes ».
Du financement aux opportunités concrètes de levée de fonds
Au-delà de la présentation générale du projet et de ses différentes composantes, l’étape de Monastir a accordé une place importante aux solutions de financement destinées aux startups et aux PME innovantes.
Une session de pitching a ainsi réuni 20 startups et les Child Funds du fonds de fonds ANAVA, avec pour objectif de favoriser les rencontres directes entre entrepreneurs et investisseurs et de créer de réelles opportunités de levées de fonds.
Cette séquence a permis aux startups sélectionnées de présenter leurs projets, leurs ambitions de développement et leurs besoins de financement directement aux acteurs de l’investissement.
Une attention particulière a également été accordée au fonds Innovatech, présenté aux PME innovantes comme un instrument de financement destiné à accompagner leur développement et leur croissance.
Ces rencontres traduisent l’ambition du Roadshow : aller au-delà de l’information pour favoriser la mise en relation entre entrepreneurs, PME et investisseurs et faciliter l’accès effectif aux instruments de financement disponibles.
Un Roadshow au plus près des entrepreneurs dans les régions
À travers cette tournée, le projet « Startups et PME innovantes » va à la rencontre des écosystèmes régionaux afin de mieux faire connaître ses mécanismes de financement et d’accompagnement et de renforcer les échanges avec les startups, PME innovantes, porteurs de projets et structures d’appui.
Les prochaines étapes du Roadshow se tiendront respectivement à Gafsa, le 22 octobre 2026, puis à Zarzis, le 23 octobre 2026, poursuivant ainsi cette dynamique de proximité avec les acteurs de l’entrepreneuriat et de l’innovation dans les régions.
Octobre Rose : Point M et l’Association Nourane réunis pour célébrer la solidarité, l’espoir et la force des femmes
À l’occasion d’Octobre Rose, Point M et l’Association Nourane se sont réunis le samedi 10 octobre à la boutique Point M de Carrefour La Marsa pour un événement placé sous le signe de la sensibilisation au cancer du sein, du partage et de la solidarité.
Cette rencontre a rassemblé des médecins et des représentants de l’Association Nourane, des femmes ayant surmonté le cancer du sein ainsi que des représentants des médias, autour d’un moment d’échange et de sensibilisation.
À travers des témoignages inspirants et des échanges riches en émotions, l’événement a mis en lumière la force, le courage et la résilience des femmes ayant traversé l’épreuve de la maladie, tout en rappelant l’importance de la sensibilisation et de la prévention du cancer du sein.
La beauté au-delà de l’apparence
Fidèle à sa vision de la beauté comme source de confiance et de bien-être, Point M a également proposé un moment beauté dédié aux participantes, soulignant l’importance de prendre soin de soi et de se réapproprier son image à chaque étape de la vie.
À travers cette initiative, Point M souhaite rappeler que la beauté va bien au-delà de l’apparence : elle peut être une source de confiance, de réconfort et d’épanouissement, notamment dans les parcours de vie marqués par la maladie.
En collaboration avec l’Association Nourane, Point M réaffirme son engagement sociétal et sa volonté de soutenir des initiatives porteuses de sens, qui placent l’humain, l’écoute et la solidarité au cœur de leurs priorités.
Cette rencontre a également été l’occasion de valoriser les parcours des femmes, de mettre en lumière leur résilience et de rappeler l’importance d’une sensibilisation continue au cancer du sein.
Adaptation au changement climatique : La France, à travers l’AFD, et l’UE s’engagent, aux côtés de l’OSS, pour valoriser les savoirs locaux des territoires ruraux
L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé ce mardi 13 octobre une convention de financement pour la mise en œuvre d’un projet consacré à la capitalisation des savoirs agroécologiques et des pratiques locales au service de l’adaptation des territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée au changement climatique. D’un montant total de 150 000 euros, ce projet est cofinancé par l’OSS, la France, à travers l’AFD, et l’Union européenne.
La cérémonie s’est déroulée au siège de l’OSS (Observatoire du Sahara et du Sahel) à Tunis, en présence de Nabil Ben Khatra, Secrétaire Exécutif de l’OSS, de S.E. Anne Guéguen, Ambassadrice de France en Tunisie et de Christophe Cottet, Directeur de l’AFD en Tunisie. Cette signature illustre l’engagement commun de la France, à travers l’AFD, et de l’Union européenne aux côtés de l’OSS.
Pour la France et pour l’Union européenne, soutenir l’adaptation au changement climatique, c’est d’abord s’engager aux côtés de celles et ceux qui y font face au quotidien. Mis en œuvre par l’OSS dans le cadre du programme AdaptAction–ACAMED, co-financé par l’AFD et par l’Union européenne, le projet répond à un enjeu concret pour les territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée : mieux valoriser les connaissances et les pratiques développées localement pour faire face à la rareté de l’eau, aux sécheresses, à la dégradation des sols et à la fragilisation des systèmes agricoles.
Ces savoirs existent, mais restent souvent dispersés, insuffisamment documentés ou peu pris en compte dans les politiques publiques. Le projet vise à les structurer, à en analyser la portée et à les rendre plus directement mobilisables dans la décision publique.
Le projet portera notamment sur les savoirs liés à la gestion de l’eau et des sols, aux semences, à l’agrobiodiversité, aux systèmes oasiens, aux plantes utiles et aux pratiques de transformation et de conservation des produits locaux. Il analysera également des expériences méditerranéennes afin d’identifier les conditions permettant aux solutions les plus pertinentes d’être reconnues, adaptées à d’autres contextes ou déployées à plus grande échelle.
Une attention particulière sera portée aux conditions dans lesquelles ces savoirs sont détenus et transmis, notamment au rôle des femmes dans la gestion de l’eau, la préservation des semences, la transformation des produits et la transmission des connaissances.
Le projet contribuera à mieux intégrer les savoirs agroécologiques et les pratiques locales dans les stratégies d’adaptation de la rive sud de la Méditerranée (Syrie, Liban, Palestine, Jordanie, Égypte, Tunisie, Algérie et Maroc), et à identifier les conditions de passage à l’échelle des solutions ayant fait leurs preuves. Le partenariat permettra également de valoriser, au sein des enceintes internationales telles que les COP et le Forum mondial de l’eau, les initiatives ayant démontré leur contribution à l’adaptation des territoires.
« Essabat » de Mounir Argui à El Hamra : Derrière les silences, les blessures…
Un huis clos sous tension où les mots font ressurgir les blessures enfouies. « Essabat » (qu’on traduit par « Les chaussures »), mise en scène par Mounir Argui, est présentée aujourd’hui à 17h00 au théâtre El Hamra.
Une mère, une fille et une soirée qui pourrait être la dernière. Avec « Essabat », Mounir Argui met en scène une confrontation intime où se dévoilent les rêves avortés, les désirs refoulés et les rapports de pouvoir qui traversent la cellule familiale.
Scénographiée et mise en scène par Mounir Argui, sur un texte et une dramaturgie de Safia Trabelsi, la pièce est adaptée de « Goodnight Mother » de l’autrice américaine Marsha Norman, récompensée par le prix Pulitzer en 1983.
Tout commence par une annonce bouleversante. Une jeune femme confie à sa mère son intention de mettre fin à ses jours avant la fin de la soirée. Le temps se resserre. Face à cette décision, la mère tente de comprendre, de convaincre et de retenir sa fille. Le dialogue devient alors une confrontation où chacune se mesure à l’autre, mais aussi à ses propres vérités.
Au-delà de cette situation extrême, « Essabat » explore les tensions qui façonnent les relations familiales, les attentes imposées, les frustrations accumulées, les aspirations contrariées et les paroles restées trop longtemps prisonnières du silence. Espace d’amour et du dialogue, la famille devient aussi l’espace où s’exercent des formes de pouvoir, parfois insidieuses. Jusqu’où peut aller le désir de protéger l’autre sans empiéter sur sa liberté ?
Sur scène, Safia Trabelsi et Amel Béjaoui portent ce face-à-face sous la direction de Mounir Argui. À travers cette soirée suspendue, « Essabat » interroge les liens familiaux, le poids de l’héritage affectif et la quête de liberté individuelle. Une confrontation où ce qui n’a pas été dit finit par occuper toute la place.
Imen.A.
« Les ligaments croisés » de Béchir Garbouj à Beït al-Hikma : Du terrain au roman, le football se raconte
Par Imen Abderrahmani
Si le football fait vibrer les foules, il fait également naître des histoires sous la plume des écrivains. « Les Ligaments croisés », le dernier roman de Béchir Garbouj sera, aujourd’hui, au cœur d’une rencontre à Beït al-Hikma. Et à chacun son terrain !
Le football a-t-il sa place dans la littérature ? Peut-il devenir autre chose qu’un décor ou le récit d’une passion sportive, pour se transformer en matière romanesque à part entière ? C’est autour de ces questions que s’articulera la rencontre organisée, aujourd’hui, à partir de 10h00, par le Département des lettres de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beït al-Hikma », dans le cadre de son cycle consacré à la présentation d’ouvrages. Cette séance sera animée par Amina Ben Damir avec comme thème « De foot et de littérature : « Les Ligaments croisés » de Bachir Gharbouj. Le football peut-il entrer en littérature ? ».
Avec ce roman, Béchir Garbouj fait du football un véritable territoire d’exploration littéraire. Loin de se limiter aux performances sportives, aux exploits des joueurs ou aux rebondissements des matchs, le récit s’inscrit dans un univers traversé par les passions collectives, les rapports de force, les enjeux économiques et les destins individuels. Le récit, qui emprunte à la structure narrative du polar, s’articule autour de Malik, un footballeur hors pair et énigmatique dont Béchir Garbouj explore le parcours et les zones d’ombre.
Quand le ballon inspire les écrivains
La question posée par cette rencontre renvoie à une histoire littéraire déjà riche. Albert Camus, ancien gardien de but du Racing universitaire algérois, a souvent évoqué ce que le football lui avait appris sur les hommes. Sa célèbre déclaration « Tout ce que je sais de plus sûr à propos de la moralité et des obligations des hommes, c’est au football que je le dois » témoigne de la portée humaine qu’il accordait à ce sport.
Le romancier et essayiste français Henry de Montherlant, s’est également intéressé « Les Olympiques » aux valeurs sportives, à la discipline et au dépassement de soi.
Le mouvement s’observe aussi chez d’anciens joueurs devenus écrivains, qui choisissent de faire du football une toile de fond pour raconter des histoires humaines, familiales et sociales, plutôt que de se limiter au récit autobiographique.
L’Uruguayen Daniel Baldi, auteur de nombreux ouvrages destinés notamment à la jeunesse, a ainsi fait de cet univers un ressort narratif, avec « Mi Mundial » (Ma Coupe du monde), roman primé. L’ancien capitaine de la sélection nationale de la République démocratique du Congo, Youssouf Mulumbu, s’est lui aussi tourné vers l’écriture.
A chacun son terrain
Professeur honoraire à la Faculté des lettres de la Manouba, Béchir Garbouj est romancier de langue française et spécialiste de la traduction. Au fil d’une carrière de quatre décennies, il a enseigné la littérature française, exercé comme interprète de conférence et travaillé au cabinet du secrétaire général de la Ligue des États arabes en qualité de rédacteur et de traducteur.
Son roman « Passe d’intrus », publié chez Déméter en 2016, lui a valu le Prix Comar d’Or la même année.
Avec « Les Ligaments croisés », son sixième roman publié aussi chez Déméter, l’écrivain poursuit son exploration du monde contemporain en investissant un univers populaire dont les enjeux dépassent largement les limites du terrain. La rencontre de « Beït al-Hikma » permettra ainsi d’interroger la capacité du roman à s’emparer du football pour en révéler les contradictions, les émotions et les dimensions humaines. Car, lorsqu’il devient matière littéraire, le jeu ne se résume plus au score, il raconte aussi une société et ceux qui la font vibrer.
Imen. A.
À l’école, l’art doit sortir de la marge
Face aux conduites addictives qui inquiètent dans les établissements scolaires tunisiens, la prévention ne peut se limiter aux mises en garde et aux sanctions. La célébration, hier, de la Journée mondiale de la santé mentale rappelle l’urgence d’accorder à l’art une véritable place dans les programmes scolaires.
Peinture, théâtre, musique, écriture… les pratiques artistiques ne devraient pas être de simples parenthèses récréatives entre deux cours jugés plus sérieux. Elles participent à la construction de l’enfant, à son rapport aux autres et à sa capacité à exprimer ses émotions. Elles lui redonnent espoir, l’aident à trouver sa voie à cet âge charnière et l’éloignent des dangers qui le guettent, notamment dans la rue.
Prévenir les addictions, ce n’est pas seulement alerter sur les dangers des substances psychoactives, multiplier les séances ponctuelles de sensibilisation ou renforcer les patrouilles aux abords des établissements scolaires. C’est aussi agir en amont, en offrant aux jeunes des espaces d’expression, d’écoute et d’épanouissement qui les aident à mieux affronter leurs difficultés et à résister aux conduites à risque.
L’art-thérapie montre combien la création peut aider à mieux vivre ses émotions et à retrouver confiance en soi. Pourquoi ne pas donner davantage de place à l’art dans nos écoles ? Sans faire des cours d’art des séances de thérapie, des ateliers réguliers ou des clubs culturels de peinture, de musique, de théâtre ou d’écriture permettraient aux élèves de s’exprimer, de développer leurs talents, de partager avec les autres et de s’épanouir. Encore faut-il leur accorder le temps et l’importance nécessaires dans les programmes scolaires, au lieu de les laisser au second plan derrière les matières jugées prioritaires.
En Tunisie, plusieurs initiatives témoignent du rôle de la création dans des parcours de reconstruction. À Bouhjar, dans le gouvernorat de Monastir, l’artiste et médecin Abdelbaceṭ Touati accueille dans son atelier des personnes engagées dans un processus de rétablissement après une addiction. Dessin, écriture, sculpture, mosaïque et photographie leur offrent d’autres moyens d’explorer leur vécu et de renouer avec elles-mêmes. Des œuvres et des textes issus de cette démarche ont récemment été présentés à la Maison de la culture Ibn-Rachiq.
La musique révèle également ce lien entre art et santé mentale. Lors de l’ouverture des Journées musicales de Carthage, le joueur de ney Ahmed Litaiem a évoqué son père, atteint de la maladie d’Alzheimer. Alors que ses souvenirs s’effaçaient peu à peu, les mélodies de Mohamed Abdel Wahab continuaient de résonner en lui et de l’émouvoir.
Le théâtre n’est pas en reste. Plusieurs éditions des Journées théâtrales de Carthage (JTC) ont consacré des rencontres au théâtre- thérapie et à ses possibilités en matière d’expression de soi et de mieux-être.
Ces expériences diffèrent par leurs approches et leurs objectifs, mais rappellent que la création peut soutenir des parcours fragilisés et favoriser le lien social.
La Journée mondiale de la santé mentale doit aussi nous conduire à interroger nos choix éducatifs. Quelle place laissons-nous à la créativité dans le quotidien des élèves ? Quels espaces leur offrons-nous pour développer leur sensibilité, leur imagination et leur confiance ?
L’art ne fera pas disparaître, à lui seul, le fléau des drogues. Mais le traiter comme une activité secondaire revient à négliger une ressource précieuse. La prévention exige une approche globale associant éducation, écoute, accompagnement psychologique et dialogue avec les familles.
Faire une place à l’art à l’école, ce n’est pas détourner les élèves des apprentissages. C’est leur donner davantage de moyens pour se construire, trouver leur place et faire face aux difficultés. Un appel à la réflexion, mais surtout à l’action urgente.
Imen A
Journées CinéMakna des films poétiques : Il ne reste que quelques jours pour postuler
Les organisateurs de la 7ème édition des « Journées CinéMakna des films poétiques » annoncent l’ouverture des candidatures pour participer aux ateliers de formation dans le domaine cinématographique dont les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 17 de ce mois.
Dans un communiqué de presse, le festival note qu’il organise une série d’ateliers de formation prévus du 27 au 31 octobre 2026 à Moknine (gouvernorat de Monastir) pour soutenir les jeunes talents, développer leurs compétences créatives et explorer le langage du cinéma par la pratique et l’expérience collective.
Le programme de formation comprend notamment un atelier en réalisation de courts métrages et un atelier de critique cinématographique. Ce dernier est dédié au développement des compétences d’analyse, d’écriture et de critique à travers la projection de films et leur discussion sous les angles artistique, esthétique et intellectuel.
Les participants à cet atelier sont invités à rédiger des textes critiques sur les films projetés afin de participer au « Fonds de critique cinématographique », avec des prix en numéraire décernés aux textes sélectionnés par un comité.
La 7ème édition propose également des ateliers d’art dramatique (jeu d’acteur), d’écriture de scénario, d’image cinématographique et de techniques d’intelligence artificielle, ainsi qu’un atelier de conception sonore. Tous ces ateliers sont encadrés par des réalisateurs, des acteurs, des universitaires et des professionnels.
L’inscription s’effectue exclusivement via la plateforme dédiée dans la limite des places disponibles, chaque participant devant s’inscrire à un seul atelier :
httpss://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScQzxg26pHKhu_GCIumo1fLugp6wVqFG2H628tAYLw61bjZRA/viewform?pli=1
Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan : Une double consécration pour « Exile » de Mehdi Hmili
Le long-métrage « Exile » (Ightirab), de Mehdi Hmili, vient de décrocher le Grand Prix de la ville de Tétouan et le Prix de la critique « Mustapha Mesnaoui » lors de la 31ème édition du Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan, organisée du 3 au 10 octobre 2026.
Réalisé en 2024, ce film de fiction réunit à l’écran Ghanem Zrelli, Maram Ben Aziza, Younes Ferhi, Slim Baccar, Mourad Garsalli et Mohamed Kolsi. Inspirée de faits réels, l’intrigue suit un ouvrier d’une usine sidérurgique déterminé à se venger et à élucider les circonstances mystérieuses de la mort de son ami.
Cette coproduction entre la Tunisie, le Luxembourg, la France, le Qatar et l’Arabie saoudite a séduit le jury de la compétition officielle par la force de sa trame dramatique et son exploration des tensions entre la logique capitaliste et le monde ouvrier.
Le palmarès de cette édition a également récompensé le film français « Les Survivants du Che », de Christophe Reveille, qui a obtenu le Prix spécial du jury « Mohamed Reggab ». Le Prix de la première œuvre « Azzedine Meddour » est revenu au film italien « Ô mon cœur », de Margherita Spampinato.
Du côté des interprétations, les distinctions ont été attribuées aux acteurs marocains Omar Lotfi et Safaa Khatimi pour leurs rôles respectifs dans « Mira », réalisé par Nour-Eddine Lakhmari. Le premier a remporté le prix du meilleur rôle masculin, tandis que la seconde a été distinguée pour le meilleur rôle féminin.
Ligue 1 : L'ES Metlaoui suspend toutes ses activités sportives !
Incapable de faire face à la crise financière qui perdure depuis le début de la saison, le Bureau directeur de l’ES Metlaoui a annoncé aujourd'hui dans un communiqué officiel qu'il suspend toutes ses activités sportives dans toutes les catégories.
L'absence de ressources financières, malgré toutes les tentatives pour sortir de l'impasse, a obligé le club à recourir à cette difficile décision. Les Miniers verront- ils le bout du tunnel prochainement ? Attendons voir.
Jamel BELHASSEN
Justice : mandat de dépôt contre un avocat Impliqué dans un réseau de trafic de drogue
La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a décidé, lundi, d’émettre un mandat de dépôt à l’encontre d’un avocat radié du barreau, soupçonné d’être impliqué dans un réseau de trafic de stupéfiants.
L’intéressé a été arrêté par les unités de la zone de la sûreté nationale de Bardo, dans le cadre des opérations visant à lutter contre le trafic de drogue et à rechercher les individus en fuite.
Selon les informations disponibles, le suspect faisait l’objet d’une surveillance sécuritaire soutenue. Plusieurs avis de recherche avaient été émis à son encontre par différentes instances judiciaires et sécuritaires, notamment pour constitution d’une entente criminelle en vue de la commercialisation de stupéfiants.
En coordination avec le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis, les mesures légales nécessaires ont été engagées à son encontre. L’enquête se poursuit afin de déterminer ses éventuelles responsabilités pénales et d’identifier les autres ramifications présumées du réseau.
Ligue 1: Le match ST – CA se jouera le 5 novembre au Bardo
La Ligue nationale de football professionnel a annoncé, ce mardi, la nouvelle date du match entre le Stade tunisien et le Club africain, reporté en raison des fortes intempéries.
La rencontre, comptant pour la troisième journée du championnat, aura lieu le jeudi 5 novembre 2026 à 14h30, au stade du complexe sportif Hédi Ennaifer du Bardo.
Initialement prévue le 17 septembre 2026, elle avait été reportée en raison de l’impraticabilité du terrain, à la suite de fortes précipitations.
Accusée d’escroquerie : Une avocate maintenue en détention à Jendouba
Le parquet général près la Cour d’appel de Jendouba a indiqué que la chambre d’accusation a décidé de renvoyer une avocate devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Jendouba et de rejeter sa demande de mise en liberté.
L’affaire remonte à 2025. La prévenue est soupçonnée d’avoir escroqué l’une de ses clientes, dont le fils faisait l’objet d’un avis de recherche, en lui faisant croire qu’elle pouvait lui permettre de rester en liberté et de lui faire bénéficier d’un non-lieu. Elle aurait ainsi perçu plusieurs sommes d’argent à différentes reprises.
Les chefs d’accusation retenus portent notamment sur l’exploitation d’une influence réelle ou supposée auprès d’un agent public en vue d’obtenir des avantages pour autrui, ainsi que sur la dissimulation d’une personne faisant l’objet d’un mandat judiciaire de comparution ou d’arrêt.
















