Huit ans après sa dernière apparition à Carthage, Amina Fakhet a retrouvé, avant-hier soir, la scène mythique de l’Amphithéâtre romain pour une soirée placée sous le signe de la chanson tunisienne. Un grand retour en majesté!
Portée par l’Orchestre national tunisien, la danse et une forte complicité avec le public, la diva a offert un spectacle généreux, entre nostalgie et nouvelles créations.
Figure incontournable de la scène musicale tunisienne, Amina Fakhet a signé un retour très attendu devant un Amphithéâtre de Carthage conquis dès les premières notes. Pensé comme une expérience artistique complète, le spectacle a mêlé musique, chant, mouvement et scénographie, mettant en valeur une artiste dont la présence scénique continue de traverser les générations.
La diva a ouvert la soirée avec « Mazel Badri », donnant immédiatement le ton à un spectacle placé sous le signe de la mémoire et de l’émotion. Fidèle à son style, elle a chanté, dansé et multiplié les échanges avec un public qui n’a cessé de l’accompagner, entre applaudissements et reprises collectives.
Pour ce rendez-vous, Amina Fakhet était entourée de l’Orchestre national tunisien, dirigé par Youssef Belheni. Les arrangements ont apporté une nouvelle dimension à plusieurs titres du répertoire tunisien, tout en soulignant la richesse et la puissance de la voix de l’artiste.
La chorégraphie a occupé une place centrale dans la mise en scène. Parmi les moments les plus remarqués, la participation de sa fille, Molka Aouij, chorégraphe, qui a partagé la scène avec sa mère sur deux chansons, ajoutant une dimension familiale et artistique particulière à la soirée.
Le public a ensuite retrouvé plusieurs titres emblématiques, dont « Soltan Hobbak », « Aljbin Asaba », « Wala Mara » et « Ala Allah ». Des chansons ancrées dans la mémoire collective et reprises en chœur par les spectateurs, témoignant de la place singulière qu’occupe Amina Fakhet dans le paysage musical tunisien.
Mais ce retour n’a pas été uniquement tourné vers la nostalgie. L’artiste a également dévoilé trois nouvelles chansons, ouvrant une nouvelle fenêtre sur son univers musical et montrant que son rendez-vous avec Carthage s’inscrivait aussi dans le présent et la création.
Tout au long de la soirée, la complicité entre la diva et son public s’est imposée comme l’un des fils conducteurs du spectacle. Chants partagés, applaudissements et échanges ont transformé l’Amphithéâtre en un véritable espace de communion, où les retrouvailles ont pris le pas sur le simple rapport entre une artiste et ses spectateurs.
Avec ce retour, la diva a une nouvelle fois confirmé la singularité de sa présence artistique et sa capacité à faire de chacune de ses apparitions un moment de partage, d’émotion et de célébration.
La 60e édition du Festival international de Carthage s’achèvera, ce soir, avec l’icône de la chanson arabe Majeda Roumi.

