Prix Abou el-Kacem Chebbi : 99 voix en lice pour une édition record
Par Imen Abderrahmani
Avec 99 œuvres en lice, la 32ème édition du Prix Abou el-Kacem Chebbi atteint un record de participation. Le nom du lauréat du grand prix sera dévoilé le 21 novembre, tandis qu’un nouveau concours consacré aux arts visuels vient ouvrir la manifestation à d’autres formes de création.
Désormais bien inscrit dans le paysage littéraire tunisien, le Prix Abou el-Kacem Chebbi poursuit son chemin entre fidélité à la littérature et ouverture à de nouvelles formes de création. Et c’est le 21 novembre que le nom de l’heureux lauréat de cette 32ème édition, sera dévoilé ; après plusieurs mois de lecture et d’examen des œuvres par un jury présidé par le poète Moncef Louhaïbi et composé de quatre écrivains et universitaires.
Avec 99 participants venus de Tunisie, d’Égypte, du Liban, du Maroc, d’Algérie, de Jordanie, d’Irak et de Syrie, auxquels s’ajoutent les pays du Golfe, cette édition marque un record de participation. Cette présence témoigne de l’ancrage arabe d’une distinction née en Tunisie et dont le rayonnement dépasse désormais ses frontières. Autre fait marquant de cette édition, la forte participation des femmes écrivaines arabes, dont les voix contribuent à élargir et à renouveler cette cartographie littéraire, précise le communiqué de presse.
Créé en 1984, à l’occasion du centenaire de la Banque de Tunisie fondée en 1884, le prix compte parmi les plus anciens prix littéraires du pays. Au fil des décennies, il a accompagné plusieurs générations d’écrivains, tout en faisant évoluer ses formes et ses distinctions.
Il est ainsi à rappeler que le grand prix, doté de 25 000 dinars, demeure le temps fort de la manifestation. Il récompense un ouvrage écrit en arabe classique, publié en 2025 ou 2026 par une maison d’édition. Les ouvrages publiés à compte d’auteur ne sont pas éligibles.
La nouvelle, miroir du présent
Après avoir exploré différents genres littéraires, le prix met cette année la nouvelle à l’honneur. Un genre qui connaît depuis une dizaine d’années un regain de vitalité dans les écritures arabes, à travers des formes renouvelées, des récits resserrés et l’essor de la très courte nouvelle.
« Les textes soumis au jury témoignent également d’une attention particulière aux grandes questions contemporaines. Bouleversements politiques, conflits, mutations sociales et condition humaine traversent plusieurs des œuvres en compétition », lit-on dans le communiqué de presse de cette édition qui ne se limite toutefois pas à la compétition littéraire.
Placée sous le thème « Abou el-Kacem Chebbi, poète de l’enfance », elle inaugure un concours consacré aux arts visuels, qui vient s’ajouter à la compétition classique.
Les participants sont invités à traduire en images l’univers du poème « La joie de l’enfance » en une vidéo, un dessin, une photographie… Une manière de faire passer la poésie de la page à l’image et d’ouvrir l’œuvre de Chebbi à d’autres sensibilités créatives.
Ce concours sera doté d’un prix d’encouragement de 5 000 dinars, attribué au meilleur travail par un jury spécialisé dans les arts visuels.
À ces deux compétitions s’ajoute un prix honorifique destiné à distinguer une personnalité intellectuelle dont le parcours a marqué la vie culturelle. Il est ainsi à rappeler que ce prix a été attribué en 2024 au penseur Abdelmajid Charfi, puis, en 2025, au professeur Taher Labib.
Le 21 novembre, la cérémonie prendra également une dimension musicale. Un chœur d’un institut de musique interprétera plusieurs poèmes d’Abou el-Kacem Chebbi, prolongeant ainsi la célébration de son œuvre par la voix et la musique. Une manière de clôturer cette 32ème édition en faisant dialoguer littérature, création et transmission.
Imen.A.
Prix Senghor : Jocelyn Danga, nouveau lauréat et nouvelle voix chez Elyzad Editions
Paru en mars 2026 aux éditions Elyzad, « Né sur des pissenlits », premier roman de Jocelyn Danga vient de recevoir le Prix Senghor du premier roman francophone et francophile. La remise officielle du prix est prévue le 15 octobre à Paris.
Né à Kinshasa et installé aujourd’hui à Chambéry, Jocelyn Danga est d’abord dramaturge et poète. Son parcours compte déjà une dizaine de pièces de théâtre et de nouvelles. En 2023, il avait remporté la médaille d’or du concours Littérature-Nouvelles des Jeux de la Francophonie.
Sa pièce « Ne t’étonne pas si ma lettre sent le sel », consacrée à l’immigration, avait par ailleurs été présentée en lecture au Festival d’Avignon en 2024. Avec ce premier roman, l’auteur poursuit donc une exploration littéraire déjà engagée autour de l’exil et des trajectoires humaines.
Dans « Né sur des pissenlits », Muntu, professeur de philosophie à Kinshasa, découvre un matin un lycée désert. Autour de lui, le quotidien d’une ville traversée par les difficultés économiques, les frustrations et les stratégies de survie devient la matière même du récit. La capitale congolaise est décrite dans sa géographie, ses rues, ses odeurs et ses bruits, comme un personnage à part entière.
Lorsque Muntu perd son emploi, dans un contexte où se mêlent précarité, problèmes liés à l’alcool et dysfonctionnements du système éducatif, le projet d’un départ vers la France prend forme. Un voyage vers Metz, d’abord lié à un colloque universitaire, ouvre alors la seconde partie du roman et fait basculer le personnage dans une autre réalité.
Mais derrière le parcours individuel de Muntu se dessine une critique plus large. Le roman interroge notamment l’état du système éducatif congolais et les effets de la corruption sur la jeunesse. L’exil apparaît ainsi moins comme une aventure que comme le prolongement d’un sentiment d’impasse, entre désir d’ailleurs et confrontation aux désillusions.
Elyzad, une littérature sans frontières
Que ce roman soit distingué sous le label Elyzad n’est pas sans résonance avec l’histoire de cette maison d’édition née à Tunis en 2005 à l’initiative d’Élisabeth Daldoul. Dès ses débuts, la maison s’est donnée pour ambition de faire circuler les textes du Sud vers le Nord et de faire entendre des voix venues d’horizons littéraires encore peu représentés. Son catalogue s’est progressivement ouvert à des auteurs de Tunisie, du Liban, du Maroc, de Libye, du Togo ou encore de Palestine.
« Que sur toi se lamente le Tigre » d’Emilienne Malfatto a notamment reçu le Prix Goncourt du premier roman, tandis que « L’Amas ardent » de Yamen Manai a été récompensé par le Prix des Cinq Continents de la Francophonie. Le Prix Senghor vient ainsi inscrire « Né sur des pissenlits » dans une histoire éditoriale déjà marquée par la circulation des langues, des imaginaires et des territoires.
Créé en 2006, à l’occasion du centenaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor, le prix distingue un premier roman d’expression française et entend encourager les nouvelles voix de l’espace francophone.
Examens nationaux : Le calendrier 2026-2027 publié
Le ministère de l’Éducation a publié jeudi le calendrier des examens nationaux pour l’année scolaire 2026-2027, fixant notamment les dates du baccalauréat, du certificat de fin de l’enseignement de base général et technique, ainsi que du concours d’entrée aux collèges pilotes.
Pour le baccalauréat, les épreuves d’éducation physique se dérouleront du 19 au 30 avril 2027, suivies des épreuves pratiques et orales, prévues du 13 au 26 mai.
Les épreuves écrites de la session principale auront lieu les 2, 3, 4, 7, 8 et 9 juin. Les résultats seront annoncés le mardi 22 juin. La session de contrôle se tiendra les 28, 29 et 30 juin ainsi que le 1er juillet, avec des résultats prévus le dimanche 11 juillet.
Concernant le certificat de fin de l’enseignement de base général et technique, les épreuves écrites sont fixées aux 17, 18 et 19 juin 2027. Les résultats seront annoncés le lundi 5 juillet.
Enfin, les épreuves du concours d’entrée aux collèges pilotes se dérouleront les 21, 22 et 23 juin 2027. Les résultats seront annoncés le vendredi 9 juillet.
Crédit sur l’honneur : Lancement des demandes à partir d’aujourd’hui
Le dispositif de crédit sur l’honneur entre dans sa phase opérationnelle ce jeudi 1er octobre 2026. Les demandes doivent désormais passer exclusivement par les plateformes numériques mises en place par les banques concernées.
Prévu par le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 et encadré par une circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) publiée le 1er septembre, le mécanisme prévoit des financements sans intérêts et sans garanties.
Le montant varie selon le profil du demandeur : 5 000 dinars pour les particuliers ; 10 000 dinars pour les porteurs de microprojets ; 25 000 dinars pour les PME et les sociétés communautaires.
La durée du financement ne dépasse pas deux ans. Une période de grâce peut atteindre six mois. Toutefois, l’absence de garanties ne signifie pas une attribution automatique.
Les banques examinent notamment la capacité de remboursement du demandeur. Elles doivent statuer dans un délai maximal de dix jours ouvrables bancaires.
4 banques manquent à l’appel
Nous croyons savoir que 19 banques sur 23 sont concernées par l’octroi de crédits sur l’honneur, tandis que les quatre autres ne pourront pas proposer ces financements à leurs clients, faute d’avoir réalisé des bénéfices, en 2025. Les clients des quatre banques concernées ne pourront donc pas bénéficier de ces financements, dans le cadre du dispositif en question. A ce propos, on rappelle que la situation financière des banques peut être vérifiée, à travers leurs états financiers publiés sur le site officiel du Conseil du marché financier (CMF).
Le décret n°148 de 2026 du 23 juillet 2026, relatif à la réforme des facilités bancaires et du régime des chèques, prévoit que les banques consacrent 8% de leurs bénéfices à des financements de petits montants, sans intérêts.
Rappelons également que le plafond du financement est fixé à 5 000 dinars pour les particuliers, à 10 000 dinars pour les projets dont l’investissement ne dépasse pas 150 000 dinars et à 25 000 dinars pour les petites et moyennes entreprises, ainsi que les sociétés communautaires.
Concours d’écriture poétique de l’IFT : A la recherche de ces mots- passerelles
La médiathèque de l’Institut français de Tunisie (IF) invite les moins de 18 ans à faire entendre leur voix à travers un concours d’écriture poétique autour de « Ce qui nous rapproche ». Les textes sont attendus jusqu’au 10 octobre.
Et si les mots pouvaient dessiner des passerelles ? C’est le pari de la médiathèque de l’IFT, qui lance, à distance, un concours d’écriture poétique destiné aux moins de 18 ans. « Ce qui nous rapproche » ouvre un vaste territoire à explorer. À chacun de trouver son chemin, de laisser surgir une image, une émotion ou une histoire pour dire ce qui relie les êtres. Poème ou texte poétique, toutes les formes peuvent se prêter au jeu, pourvu que l’écriture porte une voix personnelle, nourrie par l’imagination et la sensibilité.
L’initiative s’adresse aux jeunes qui aiment écrire, inventer, jouer avec les mots, mais aussi à celles et ceux qui souhaitent simplement tenter l’expérience poétique. Une page blanche comme point de départ, et la possibilité de transformer quelques mots en un espace de dialogue avec l’autre.
Le texte lauréat sera porté par la voix de son auteur ou de son autrice, le samedi 17 octobre, en début d’après-midi, à l’Institut français de Tunisie, dans le cadre de l’événement « Déambulation poétique ». Une lecture qui donnera aux mots une autre résonance, celle du partage et de l’écoute.
À la clé, le ou la lauréat(e) bénéficiera d’un abonnement gratuit d’un an à la médiathèque ainsi que d’un accès à sa bibliothèque numérique. Une manière de prolonger cette première rencontre avec les livres, les textes et les imaginaires.
Il ne reste plus que quelques jours aux jeunes plumes pour trouver les mots qui, à leur manière, sauront rapprocher les rives.
La Biennale de l’Image en Mouvement débarque à Tunis : Dans l’océan des possibles…
Par Imen Abderrahmani
Tunis accueillera, du 24 octobre au 22 novembre, « Becoming the Ocean », une nouvelle étape de la Biennale de l’Image en Mouvement. Seize artistes y explorent les frontières, les bouleversements du monde et les liens qui se tissent au-delà des séparations. Détails.
Coproduite par le Centre d’Art Contemporain Genève et la Fondation Kamel Lazaar, la Biennale de l’Image en Mouvement (BIM’26) s’installe pour la première fois hors de Suisse, à Tunis, avant de poursuivre son parcours à Venise, Bruxelles, Genève et Londres.
Plus qu’un déplacement géographique, cette première implantation en Afrique entend créer un espace durable de production artistique, de réflexion critique et de dialogue entre les différentes géographies de la « majorité mondiale », selon le communiqué de presse présentant les contours de l’événement.
« Becoming the Ocean » réunira ainsi seize artistes issus d’Afrique, du monde arabe, d’Amérique latine, d’Asie et de leurs diasporas.
Toutes les œuvres présentées ont été nouvellement commandées pour cette édition et seront exposées à la « Quechlet El Attarine », ancienne caserne militaire ottomane du 19ème siècle, située au cœur de la médina de Tunis.
Pour Lina Lazaar, co-curatrice et vice-présidente de la Fondation Kamel Lazaar, l’enjeu est aussi de renforcer les compétences des acteurs culturels et techniques locaux et de construire, au-delà de l’exposition, un réseau appelé à prolonger cette expérience.
Co-curateur et directeur du Centre d’Art Contemporain Genève, Andrea Bellini souligne, quant à lui, toujours dans le communiqué de presse, la diversité de cette édition, marquée notamment par une forte présence d’artistes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et par la participation de treize femmes sur les seize artistes invités.
Pas d’effacement, mais d’enrichissement
S’agissant du titre de cette expo, il évoque le parcours d’une rivière qui, après avoir traversé paysages et territoires, rejoint l’océan sans disparaître. Elle s’y fond pour embrasser une réalité plus vaste et ouvrir de nouveaux horizons. Cette image donne à l’exposition son mouvement profond. Devenir l’océan ne signifie ni effacer les différences ni renoncer à la mémoire, mais envisager la transformation comme une traversée, lorsque les repères vacillent et les frontières se durcissent. Et c’est dans cet esprit d’enrichissement, d’ouverture sur de nouveaux horizons sans se perdre que s’installe l’exposition.
Les œuvres réunies à Tunis traversent ainsi les guerres, les migrations, les bouleversements écologiques, les luttes politiques, les savoirs ancestraux, les mutations technologiques et les conflits autour de la mémoire.
Cette réflexion visuelle se prolongera les 26 et 27 octobre au Rio avec un symposium réunissant artistes, écrivains, chercheurs et penseurs politiques. Les échanges porteront sur les mutations à l’œuvre lorsque les structures politiques, historiques, technologiques et épistémologiques atteignent leurs limites.
Le programme s’articulera autour de quatre axes : « l’ordre international », « la mémoire », « l’intelligence » et « la vérité ». Deux journées pour prolonger les questionnements de l’exposition et réfléchir aux formes de savoir, de relation et d’imagination politique à inventer.
Créée en 1985 à Genève, la Biennale de l’Image en Mouvement compte parmi les premières manifestations consacrées aux images en mouvement produites par les artistes. Depuis 2014, elle privilégie la commande d’œuvres originales et la pluralité des perspectives.
À Tunis, cette histoire prend une nouvelle direction, celle d’une biennale qui franchit les frontières pour faire de l’image un espace de circulation, de mémoire et de transformation, et qui sort des salles d’exposition et des lieux classique, pour s’installer dans un espace différent, riche en histoires, la célèbre ancienne caserne d’El Attarine.
Imen. A.
Journée internationale de la traduction : la Tunisie met en avant la diversité linguistique
Dans une déclaration publiée mercredi à l'occasion de la Journée internationale de la traduction, le ministère des Affaires culturelles a souligné que le multilinguisme et la diversité des dialectes constituent en Tunisie un levier majeur pour rompre l'isolement culturel et favoriser l'interaction des civilisations.
Placée cette année sous le thème « Diversité linguistique et droits linguistiques : le pouvoir d'être compris », cette journée internationale est célébrée par la Tunisie aux côtés de la communauté internationale. Le ministère a rappelé que la Tunisie a misé, dès son indépendance, sur l'apprentissage des langues au sein du système scolaire, tout en veillant à ne pas sacrifier la langue maternelle.
Le communiqué met en avant la coexistence historique et singulière en Tunisie entre le dialecte local, la langue arabe et diverses langues étrangères, proches ou lointaines de l'espace méditerranéen. Cette ouverture a permis de soutenir à la fois la préservation du patrimoine poétique populaire, et d'encourager la littérature, qu'elle soit d'expression arabe ou écrite en langues étrangères.
Le ministère a conclu en définissant la traduction comme le vecteur essentiel pour jeter des ponts entre les cultures et faire voyager les empreintes des nations au-delà de leurs frontières, qualifiant le traducteur d'acteur clé de ce dialogue universel.
Cette journée, célébrée chaque année le 30 septembre en mémoire de la disparition de Saint Jérôme, traducteur de la Bible et saint patron des traducteurs, a été officiellement inscrite au calendrier des Nations Unies par la résolution 71/288 de l'Assemblée générale, adoptée en mai 2017.
L'ONU rappelle à cette occasion que le multilinguisme est une valeur fondamentale pour promouvoir la paix, le développement et la sécurité. Le thème de l'année met d'ailleurs en lumière le rôle des professionnels des langues dans l'accès aux droits fondamentaux ainsi que l'importance de l'expertise humaine face à l'essor de l'intelligence artificielle.
Sur le plan national, l'Institut de traduction de Tunis (ITT) organise à cette occasion un colloque international intitulé « Esthétique et éthique de la traduction dans le contexte du dialogue interculturel ». Ouverte mercredi matin, la rencontre se déroule les 30 septembre et 1er octobre au siège de l'ITT, à la Cité de la Culture.
Ce colloque coïncide avec le vingtième anniversaire de l'Institut (2006-2026), qui entend faire le bilan de deux décennies d'activités consacrées au renforcement des passerelles linguistiques et culturelles.
L'événement réunit des chercheurs, des universitaires et des experts venus de plusieurs pays, notamment de Tunisie, d'Algérie, d'Italie, de Russie et du Portugal, issus d'institutions telles que l'Université de Carthage, l'Université de la Manouba, l'Université de Bari et l'Université RUDN de Russie.
Gaza: l’Unrwa a secrètement transféré ses archives en Jordanie pour préserver la mémoire des réfugiés
Lors de la première guerre israélo-arabe, en 1948, 700 000 Palestiniens ont été contraints de fuir leur maison. Aujourd'hui, plus de six millions de personnes sont considérées comme réfugiées. À Gaza, elles représentent les deux tiers de la population. L'histoire de leur exode, ou de celui de leurs ancêtres, a été enregistrée par l'Unrwa, l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. C'est donc une opération de sauvetage inhabituelle pour une agence humanitaire qu'a menée l'Unrwa : un sauvetage de la mémoire des réfugiés.
« Nous sommes le gardien de toutes ces archives depuis 1948 », souligne Nathalie Boucly, commissaire générale adjointe de l'Unrwa. « Les personnes qui s'enregistrent avec l'Unrwa se réclament d'un certain endroit qu'elles ont dû quitter. Et le jour où il y a une réconciliation, ces archives sont absolument clé pour prouver et dire qui vous êtes, d'où vous venez et quelle propriété vous aviez. Donc c'est vraiment historique », explique-t-elle. La résolution 194 de l'ONU accorde un droit au retour à ces réfugiés, rejeté par l’Etat sioniste.
Des archives sorties de Gaza dans la plus grande discrétion
Alors que les combats ravageaient l'enclave, les archives étaient menacées. Elles pouvaient être détruites par un bombardement ou confisquées par l'armée israélienne. L'agence a donc entrepris de les extraire de Gaza dans la plus grande discrétion.
« On était sous les bombes à l'époque. C'était avant le cessez-le-feu. C'est vrai que nos employés ont mis leur vie en jeu. J'ai été à Gaza à cette époque. J'ai vu de mes propres yeux ces archives être mises dans des sacs poubelle noirs en plastique, mises sur des camions, dans des voitures. Et on a sorti toutes ces archives », raconte Nathalie Boucly.
Après celles de Gaza, ce sont les archives de Jérusalem-Est qui ont été menacées. Israël y a pris possession du siège de l'Unrwa. Mais juste avant, l'agence a mis sur pied, in extremis, une autre opération secrète similaire.
Covid-19 : En France, le nombre de cas progresse dans toutes les catégories d'âge
Les indicateurs du Covid-19 poursuivent leur hausse en France, alors que la campagne de vaccination nationale démarrera le 13 octobre.
La circulation du Covid-19 s'accélère dans l'Hexagone. Le retour de l'épidémie se manifeste de plus en plus à l'hôpital et dans les cabinets médicaux, tout en restant à des niveaux comparables aux années précédentes, selon les données publiées ce mercredi par Santé publique France.
Depuis la rentrée scolaire, qui favorise les transmissions dans les écoles, les entreprises et les transports collectifs, le nombre de contaminations augmente progressivement, comme le traduisent la surveillance des eaux usées et la hausse des recours aux soins.
Une hausse de 22 % des admissions aux urgences
Dans toutes les classes d'âge, les prises en charge liées à des pathologies respiratoires ont poursuivi leur progression au cours de la semaine du 21 au 27 septembre, tant à l'hôpital qu'en médecine ambulatoire.
Aux urgences, où le nombre de passages pour motifs respiratoires augmente « à des niveaux comparables aux années précédentes », Santé publique France a relevé une hausse de 22 % des admissions pour suspicion d'infection au Covid-19 sur une semaine, soit 114 passages supplémentaires.
Du côté de SOS Médecins, les indicateurs sont également orientés à la hausse. Les consultations pour suspicion de Covid-19 ont augmenté de 19 % sur une semaine (+ 173 actes), tandis que celles pour grippe ou syndrome grippal chez les adultes ont grimpé de 26 % (+ 719 actes). Chez les nourrissons de moins d'un an, les actes pour bronchiolite enregistrent une progression de 12 % (+ 17 actes).
Après son départ de la sélection portugaise : Cristiano Ronaldo sort du silence
En froid avec Jorge Jesus, son sélectionneur, Cristiano Ronaldo a quitté le rassemblement portugais. Il l’a annonce et confirmé sur ses réseaux sociaux.
C’est décidément la journée critique entre le Portugal et Cristiano Ronaldo. Appelé par Jorge Jesus pour ce rassemblement malgré des doutes sur sa présence après la Coupe du Monde 2026, l’attaquant portugais avait joué le premier match contre le Pays de Galles jeudi dernier (1-0) avant d’être laissé sur le banc contre la Norvège (2-1) dans un souci de rotation. Jorge Jesus avait préféré Gonçalo Ramos mais envisageait de faire rentrer Cristiano Ronaldo avant de se rétracter suite au déroulé de la rencontre.
«Pendant le match, je me suis dit que j’aurais peut-être besoin de lui et qu’il allait s’échauffer. Et puis je ne l’ai pas fait entrer. N’importe quel joueur n’est pas content quand il s’échauffe pendant 20 ou 30 minutes, et qu’ensuite il n’entre pas en jeu. Personne n’est content. Encore moins Cris’», a notamment confié Jorge Jesus à ce sujet. Le coach portugais a confirmé qu’il voulait mettre en place une rotation pour gérer la fatigue de son groupe et a annoncé que Gonçalo Ramos débutera contre le Danemark ce jeudi : «avec 4 matchs en 11 jours, soit pratiquement un tous les trois jours, il faut faire tourner les joueurs qui semblent plus fatigués que les autres. Demain, je ferai de même. 3 ou 4 joueurs vont à nouveau entrer en jeu. (…) Aujourd’hui, je vais m’entraîner. Si tout se passe comme prévu, c’est Gonçalo qui jouera.»
CR7 annonce son départ du rassemblement
Quittant le camp d’entraînement du Portugal suite à cela, Cristiano Ronaldo a laissé ses coéquipiers au stade du Parken à Copenhague et son jet privé a été affrété tout droit de Madrid pour qu’il puisse quitter le Danemark. Président de la fédération portugaise, Pedro Proença a tenté d’être un médiateur pour que Cristiano Ronaldo reste avec le groupe, mais cela n’a pas suffi. Sur ses réseaux sociaux, Cristiano Ronaldo a décidé de sortir du silence.
«Après la conférence de presse de l’entraîneur de l’équipe nationale, et suite à une conversation avec le président de la Fédération Portugaise de Football, j’ai décidé de quitter le camp d’entraînement. En temps voulu, je dirai la vérité à tous les Portugais sur les raisons qui m’ont motivé à quitter l’équipe nationale, à laquelle je me suis toujours consacré. C’est le moment de souhaiter bonne chance au Portugal et à tous mes coéquipiers, sans exception», a-t-il annoncé sur son compte instagram. Affaire à suivre…
Canada: Le corps de Leila Ben Salem rapatrié aujourd’hui en Tunisie
La dépouille de la ressortissante tunisienne Leila Ben Salem, décédée tragiquement le 22 septembre à Montréal, a été rapatriée mercredi 30 septembre en Tunisie à bord d’un vol Tunisair, a annoncé l’ambassade de Tunisie au Canada, qui affirme avoir engagé des démarches auprès des autorités canadiennes pour faire toute la lumière sur les circonstances de son décès.
Selon l’ambassade, ce rapatriement intervient après l’accomplissement des procédures administratives et légales nécessaires et avec le consentement de la famille de la défunte.
Dès qu’elle a été informée du décès, l’ambassade de Tunisie au Canada, en coordination avec le consulat de Tunisie à Montréal, a entrepris les démarches nécessaires auprès des autorités fédérales canadiennes et québécoises afin de recueillir les informations utiles sur les circonstances du décès et de suivre de près l’évolution de l’affaire.
L’ambassadeur de Tunisie au Canada, Lassaad Boutara, et le consul de Tunisie à Montréal, Kamel Makkes, ont également pris personnellement contact avec la famille de Leila Ben Salem pour lui présenter leurs condoléances et lui exprimer leur solidarité dans cette épreuve.
Des démarches officielles ont par ailleurs été engagées auprès du ministère fédéral canadien des Affaires étrangères. L’ambassade indique avoir exprimé sa reconnaissance pour l’hommage rendu à la ressortissante tunisienne par des responsables politiques et parlementaires canadiens.
Elle a également sollicité l’intervention du ministère auprès des services canadiens compétents afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce décès et que les suites judiciaires appropriées soient données, conformément aux procédures en vigueur. Ces démarches visent notamment à préserver les intérêts de la défunte, de son enfant et de sa famille, précise l’ambassade.
Après l’accident de Mhamdia : Quelles sanctions pour les conducteurs mineurs ?
Les sanctions prévues en Tunisie varient selon la gravité de l’accident et les circonstances, notamment lorsque le conducteur est mineur, sans permis ou sous l’emprise de l’alcool, a indiqué le colonel Haïthem Chaabani, chef de la section Centre-Ouest de la sécurité routière.
Un mineur responsable d’un accident sans permis de conduire risque six mois de prison et une amende de 200 à 500 dinars, ou l’une de ces deux peines.
Si l’accident provoque des blessures, la peine peut atteindre trois ans de prison et 3.000 dinars d’amende. En cas de décès, elle peut aller jusqu’à cinq ans de prison et 5.000 dinars d’amende. Lorsque le conducteur prend la fuite après avoir causé des morts et des blessés, la peine peut atteindre 10 ans de prison.
Ces précisions interviennent après le grave accident survenu lundi à Mhamdia, dans lequel un mineur de 17 ans aurait causé la mort de deux femmes et fait plusieurs blessés.
Concernant la conduite sous l’emprise de l’alcool, les peines peuvent atteindre trois ans de prison et 3.000 dinars d’amende en cas de blessures, et cinq ans de prison et 5.000 dinars d’amende en cas de décès.
Quelle responsabilité pénale pour les mineurs ?
Selon le colonel Haïthem Chaabani, les enfants de moins de 13 ans sont considérés par la loi comme dépourvus de discernement et ne peuvent donc pas voir leur responsabilité pénale engagée. Entre 13 et 18 ans, ils peuvent faire l’objet de poursuites en tant qu’enfants délinquants, selon les dispositions spécifiques du Code de la protection de l’enfant et sous le contrôle du juge de l’enfance.
La peine d’emprisonnement maximale applicable à un mineur est de 10 ans et son exécution se fait dans un centre de rééducation, sous réserve des dispositions particulières prévues par la loi.
Quant aux parents, leur responsabilité civile peut être engagée pour les dommages causés par l’accident. Ils peuvent également faire l’objet de poursuites pour négligence à l’égard d’un mineur, selon l’appréciation du juge. La responsabilité pénale demeure toutefois personnelle et ne concerne que l’auteur dont la responsabilité dans l’infraction est établie.
Incident du vol Dubaï-Tel-Aviv : Un pilote aurait poignardé son collègue !
Le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a accusé l’un des pilotes de l’avion de Flydubai reliant l’aéroport international de Dubaï à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, ce mercredi 30 septembre, d’avoir poignardé l’autre pilote afin de provoquer un crash dans les territoires occupés.
L’avion, qui transportait 174 passagers, dont 166 Israéliens, a effectué un atterrissage d’urgence à l’aéroport de Tabuk, en Arabie saoudite. Selon des passagers, une violente altercation, dont les causes sont encore inconnues, a eu lieu dans le cockpit de l’avion, qui a brusquement perdu de l’altitude avant que l’assaillant ne soit maîtrisé. Deux pilotes qui se trouvaient parmi les passagers ont alors pris les commandes de l’appareil et l’ont fait atterrir.
Ligue 1 : Programme de la cinquième journée
La Ligue nationale de football professionnel vient de dévoiler le programme de la 5e journée de Ligue 1 qui se déroulera sur deux jours, les 10 et 11 octobre.
Samedi 10 octobre :
A Radès (à huis clos) : Espérance sportive de Tunis – Olympique de Béja
A Bizerte : Club athlétique bizertin – Union sportive monastirienne
A Sfax : Progrès sportif de Sakiet Eddaïer – Club sportif sfaxien
A Ben Guerdane : Union sportive de Ben Guerdane - Club Africain
Dimanche 11 octobre :
Au Zouiten : Jeunesse sportive d’El Omrane – Avenir sportif de la Marsa
A Souuse : Etoile sportive du Sahel – Club sportif d’Hammam-lif
A Metlaoui : Etoile sportive de Metlaoui - Stade tunisien
A Zarzis : Espérance sportive de Zarzis – Espoir sportif d’Hammam-Sousse.
N.B. : Tous les matches commencent à 14h30.
Amendement du décret 54 : Il n’y aura plus de peine de prison
D’après le Journal officiel de la République tunisienne du 30 septembre 2026, l’article 24 du décret-loi 54 de 2022, relatif à la lutte contre les infractions se rapportant aux systèmes d’information et de communication, vient d'être amendé.
En effet, la peine de cinq ans de prison et les 50 mille dinars d’amende ont été remplacés par une amende de 10 mille à 20 mille dinars, infligée à quiconque utilise sciemment des systèmes et des réseaux d’information et de communication, en vue de produire, répandre, diffuser, envoyer, ou rédiger de fausses nouvelles, de fausses données, des rumeurs, des documents faux ou falsifiés ou faussement attribués à autrui, dans le but de porter atteinte aux droits d’autrui ou porter préjudice à la sûreté publique ou à la défense nationale ou de semer la terreur parmi la population.
En cas de récidive, de l’une de ces infractions, la peine est portée à six mois de prison et à 50 mille dinars d’amende.
Les peines prévues sont portées au double si la personne visée est un agent public ou assimilé.
















