« Couleurs Symphoniques " : un concert de rentrée haut en harmonie
L’Orchestre Symphonique Scolaire et Universitaire (OSSU) donne le ton de la rentrée avec un concert exceptionnel, placé sous le signe de la jeunesse, de la passion et de la grande musique et intitulé « Couleurs symphoniques ».
Ainsi, l’Orchestre Symphonique Scolaire et Universitaire (OSSU) convie le public, le 24 septembre à 19h30, au Théâtre municipal de Tunis, à un voyage musical éclatant, dirigé par le chef d’orchestre Hafedh Makni.
Ce concert, organisé en partenariat avec l’Ambassade de Hongrie et l’Association « Musique sans frontières », réunira de jeunes musiciens issus du milieu scolaire et universitaire, unis par une même passion pour la musique classique.
La soirée promet une palette sonore variée et audacieuse, à travers un répertoire qui rend hommage aux grands maîtres européens, tout en ouvrant des fenêtres vers la modernité. Au programme : Mozart, « pour sa clarté et son génie intemporel », Haendel, « toujours « majestueux et lumineux », Lehár, et ses élégantes mélodies viennoises, Bartók, « dont la musique puise dans les racines populaires avec puissance et modernité », Sibelius, « évocateur des paysages nordiques, entre lyrisme et mystère » et Osborn, compositeur contemporain, qui insuffle une vision nouvelle à l’orchestre, lit-on dans les notes de présentation de ce rendez-vous.
Plus qu’un simple concert, cet événement se veut un pont entre les cultures et les générations. En mettant à l’honneur de jeunes interprètes dans un répertoire exigeant, l’OSSU affirme sa vocation pédagogique et artistique : celle de former les musiciens de demain, tout en transmettant l’héritage universel de la musique classique.
Ce rendez-vous musical, placé sous le signe du partage et de la découverte, marque une rentrée pleine de promesses pour la scène musicale éducative tunisienne.
I.A.
Données personnelles et réseaux sociaux : Les effets pervers d’une exhibition assumée des Tunisiens
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Même si le nouveau concept Hug My Younger Self qui fait le buzz sur les réseaux sociaux, se veut à la fois émouvant et nostalgique, il n’empêche qu’il peut conduire vers des dérives et en premier lieu la violation des données personnelles.
« She reminds me of my younger self all those years ago » (Elle me fait penser à moi plus jeune, il y a des années), est la nouvelle trouvaille des programmeurs et des créateurs digitaux travaillant pour le compte des réseaux sociaux pour attirer encore et encore les internautes. Un concept à l’effet viral puisqu’on compte jusqu’ici plus de deux milliards de photos partagées sur les différents réseaux sociaux.
Le principe est simple à savoir, Facebook vous propose une ancienne photo est à vous de publier une autre plus récente. Entre temps, émotion et nostalgie font leurs effets sur tout le monde y compris les amis qui n’hésitent pas à commenter et à partager ces contenus. Même si nouveau concept se veut, cependant, à la fois émouvant et nostalgique, il n’empêche qu’il peut conduire vers des dérives et en premier lieu la violation des données personnelles, « Il s’agit d’une invitation à l’exhibition et au « m’as tu vu ». Certaines adolescentes voire des filles plus âgées n’hésitent pas à publier des photos d’elles trop suggestives et frôlant avec la séduction. Cela peut malheureusement coûter cher si par malheur ces photos sont utilisées à mauvais escient », estime la spécialiste en socio-psychologie, Mariem Letaiem.
Et d’ajouter : « La vie publique des gens est aujourd’hui étalée sur les réseaux sociaux d’une manière si naïve qu’elle peut leur causer bien de problèmes. Imaginer quelqu’un qui part en voyage et l’annonce à ses amis sur Facebook. Un voleur peut s’emparer de l’information et s’introduit chez lui ». Que faire, de fait, pour éviter que nos données personnelles ne soient pas violées ? Prudence et sagesse…
Utiliser les réseaux sociaux à bon escient, tel est le mot d’ordre donné par les spécialistes aux internautes et particulièrement les jeunes. Pour l’ingénieur en informatique, Fakher Karouida : «Sans même créer de contenu, nous fournissons une quantité considérable d’informations personnelles (p. ex.: âge, genre, origine ethnique, localisation géographique, types de publications aimées ou partagées, achats effectués en ligne, interactions avec les autres abonnés et abonnées, informations enregistrées sur l’appareil). Ces renseignements permettent aux entreprises propriétaires de ces plateformes de mieux connaître notre profil. Mais pas seulement. C’est ce que nous dit par exemple le site spécialisé Pause ». Que faire, alors, pour se protéger contre ces violations de nos données personnelles ? « La meilleure façon de contrôler ses renseignements personnels en ligne est de ne pas les transmettre. Réfléchissez aussi avant de publier des photos ou des vidéos qui pourraient divulguer, directement ou indirectement, des informations personnelles (p. ex.: adresse, numéro de téléphone, école, date de naissance complète) », nous dira notre spécialiste. Et d’ajouter : « Cela vous permettra de refuser la collecte, l’utilisation et la communication de vos renseignements personnels. Pensez également à effacer régulièrement l’historique de vos activités sur les plateformes.
Certains réseaux sociaux offrent une assistance de confidentialité pour vous guider dans la configuration de ces paramètres au besoin. Vous pouvez, par exemple, refuser à TikTok l’accès à vos contacts afin de trouver des amis et amies ou d’inviter des contacts à rejoindre l’application. Il est également possible d’interdire à Instagram l’accès à votre localisation dans le but d’ajouter des lieux à vos photos ou de vous suggérer des lieux à proximité.
Si, par ailleurs, vous acceptez que votre enfant possède un compte malgré tout, expliquez-lui les différents risques auxquels il ou elle s’expose. Puis gardez la discussion ouverte et l’œil averti ».
M.B.S.M.
« Faux » : une plongée dans la folie, saluée en Jordanie
Par Imen Abderrahmani
La pièce tunisienne « Faux », signée Abdelkader Ben Saïd, s’est illustrée au 23ᵉ Festival international de théâtre d’Al Zarqa, en Jordanie, en raflant trois distinctions majeures.
La Tunisie continue d’imposer sa présence sur les scènes théâtrales internationales. La pièce « Faux », signée et mise en scène par Abdelkader Ben Saïd, s’est distinguée lors de la 23ᵉ édition du Festival international de théâtre d’Al Zarqa, tenue du 12 au 18 septembre dans la ville éponyme, située à une trentaine de kilomètres de la capitale jordanienne, Amman.
Le jury a salué la qualité de l'œuvre en lui attribuant « Le prix de la meilleure œuvre complète », « Le prix de la meilleure scénographie », et le « Prix de la meilleure actrice dans un second rôle », décerné à Arwa Abassi pour sa performance remarquée et son interprétation sensible.
« Faux » retrace le parcours mental et émotionnel d’un homme interné dans un hôpital psychiatrique, rongé par des troubles psychologiques liés à un environnement familial et social dévastateur. Mais loin de s'en tenir à un simple portrait clinique, la pièce propose une immersion troublante dans l’esprit du personnage, rythmée par des hallucinations, des phases de lucidité et des accès de démence.
Conscient de sa souffrance, le protagoniste tente d’amorcer un processus de guérison auprès d’une psychiatre. Celle-ci, à travers la parole, tente de l’amener à revisiter un passé douloureux, entre silences imposés et blessures enfouies. La pièce devient alors un miroir d’une société en perte de repères, où le dialogue familial est souvent brisé, et où les non-dits finissent par engendrer des dérèglements profonds.
Fruit d’un atelier de formation théâtrale dirigé par Abdelkader Ben Saïd, « Faux » met en lumière une troupe de comédiens amateurs qui font preuve d’une grande justesse de jeu et d’un engagement sincère. Sur scène, on retrouve : Arwa Abassi, Sana Ben Mahmoud, Meriem Kharrat, Rym Jallouli, Mayar Kadri, Nadia Ben Saïd, Malek Belkhouja, Skander Melki, Lazhar Azzouz, Ramzi Laroussi et Bochra Zid.
Le décor épuré, allié à une mise en scène maîtrisée, accentue l’intensité dramatique de la pièce et accompagne avec subtilité le chaos intérieur du personnage principal. Ce minimalisme scénique, loin d’appauvrir la narration, en renforce l’impact émotionnel.
Abdelkader Ben Saïd, connu pour ses créations audacieuses, ancrées dans le réel, mais portées par une forte dimension poétique et symbolique, signe ici une œuvre à la fois poignante et esthétiquement aboutie, qui interroge avec justesse les mécanismes de l’exclusion, de la mémoire et de la guérison.
Ce succès au Festival arabe d’Al Zarqa témoigne de la vitalité du théâtre tunisien, capable de traiter des sujets universels avec une singularité artistique affirmée.
Il est à rappeler que la 21ème édition du Festival international de théâtre d’Al Zarqa avu la consécration d’ « Al Hachachine », une pièce de théâtre tunisienne de Dalila Meftahi.
Imen.A.
Editorial : A l’aube d’un nouveau monde …
Par Chokri BACCOUCHE
L’impressionnant défilé militaire du 3 septembre dernier à Pékin a provoqué une onde de choc qui s’est répercuté aux quatre coins de la planète et plus particulièrement en Occident où l’événement a été vécu avec un sentiment de fascination mais également et surtout de peur. Plus qu’une commémoration, cette parade militaire est une véritable démonstration de force et un message sans ambages livrée par la Chine annonciateur de la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde. Tout au long des 70 minutes de bruits de bottes, de vols, de drones et d’avions de combat de la nouvelle génération faisant appel à une technologie très avancée, le pays de Xi Jinping a fait étalage de sa puissance militaire dans une démonstration de force XXL qui a rassemblé plus de 10 mille soldats, des centaines de véhicules blindés, ainsi que de nouveaux modèles de missiles balistiques et nucléaires hypersoniques et des robots militaires. Les canons laser et les sous marins robotisés comme le Robot-Shark, capables d’attaquer sans intervention humaine et d’opérer dans les abysses complètent l’interminable panoplie d’armes sophistiqués dont dispose l’Empire du milieu. La marche des soldats chinois au pas de l’oie dans une synchronisation à couper le souffle, confère à cette manœuvre impressionnante la discipline et la rigueur d’un pays qui s’est réveillé en sursaut. Et qui fait certainement peur à tous ses rivaux.
Cette peur diffuse est durement ressentie particulièrement en Occident. Elle est perceptible à travers les plateaux télévisés qui font flores ces derniers jours et où les experts militaires se relaient depuis deux semaines pour analyser dans les moindres détails l’impact potentiel du « phénomène chinois » sur les équilibres géopolitiques de la planète et sonder surtout les ambitions de Pékin. Ce remue-méninge savant débouche sur un constat partagé par les uns et les autres à savoir que la Chine dispose désormais des moyens militaires, économiques et technologiques lui permettant de supplanter la suprématie américaine et occidentale et de s’imposer comme le prochain leader incontestable et incontesté du monde. Le défilé de la "Victoire" qui a représenté le point d’orgue de plusieurs jours de manœuvres diplomatiques et géopolitiques en Chine, a débuté avec le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai quelques jours auparavant. Ce grand raout a rassemblé plus de 20 chefs d’Etat et de gouvernement. Il a permis au président chinois Xi Jinping de se présenter comme le socle d’un nouvel ordre mondial alternatif à celui des pays occidentaux. La participation remarquée à ces événements majeurs des présidents russe, Vladimir Poutine, et nord coréen, Kim Jong Il aux côtés de Xi Jinping, est la cerise sur le gâteau qui confirme l’émergence d’un axe stratégique entre les trois pays qui va indubitablement peser lourd sur l’échiquier mondial. Surtout que cette alliance partage les mêmes affinités et les mêmes ambitions politiques à savoir l’instauration d’un ordre mondial multipolaire qui rompt avec le système établi par les puissances occidentales depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.
Sans exagération aucune, un nouveau monde en gestation est en passe de naitre. Il est générateur d’un profond bouleversement géopolitique dont les signes précurseurs commencent à se faire sentir. Le changement en cours a surpris les experts et les observateurs avertis par son ampleur et surtout, surtout par sa rapidité fulgurante. En moins d’une décennie, le dragon chinois a réussi à renverser la tendance hégémonique occidentale en sonnant le glas à la « Pax americana » qui soufflait jusque-là le chaud et le froid sur la planète au quadruple plan économique, militaire, politique et technologique. Les « loups robots », l’un des clous majeurs du défilé de Pékin qui a plongé les téléspectateurs dans la magie des sciences fictions a confirmé l’avancée technologique inexorable de la Chine qui a fait étalage de tout son savoir-faire et son faire-savoir dans ce domaine pointu. Le gap technologique entre l’Occident et la Chine qui était naguère à l’avantage du premier s’est réduit comme peau de chagrin pour ne pas dire qu’il a volé en éclats.
Au Moyen-Orient comme ailleurs, la Chine est, aujourd’hui, le principal partenaire économique pour le commerce et le développement d’un nombre grandissant de pays. L’avantage militaire des États-Unis s’érode à mesure qu’ils perdent leur leadership économique et technologique. Les experts s’accordent à penser, à juste titre, que lorsque Washington recourt à la force militaire pour tenter de préserver ou de restaurer leur hégémonie mondiale comme c’est le cas actuellement, ce n’est point pour progresser mais pour faire reculer les autres. Ils sont plus que convaincus que la guerre actuelle au Moyen-Orient s’inscrit dans le cadre d’un effort désespéré pour préserver les vestiges du colonialisme et la supériorité occidentale sur les peuples du « Sud global ».
Certes, le peuple palestinien en paie le prix le plus élevé, le plus effrayant et le plus insupportable. Mais le proche avenir, prédisent-ils, ne sera plus déterminé par les politiciens occidentaux ou les dirigeants corrompus de la région qui s’aplatissent devant eux, mais par les peuples qui se battront pour le droit de décider de leur propre destin…
C.B.
Belle présence tunisienne au Festival du Film Arabe de Fameck – Val de Fensch
Le cinéma tunisien occupe une place de choix lors de la 36ème édition du Festival du Film Arabe de Fameck – Val de Fensch, un événement incontournable dédié aux cinémas du monde arabe en France, qui se tiendra du 2 au 12 octobre 2025.
Dans sa newsletter publiée mardi, le festival a dévoilé la programmation de cette édition, marquée par la présence de six œuvres réalisées par des cinéastes tunisiens ou franco-tunisiens, réparties dans différentes sections de la compétition officielle.
Parmi elles, « La vie qui nous reste » de Dorra Zarrouk et « Sh’Hili » (Sirocco) de Habib Ayeb concourent pour le Prix du Documentaire, qui réunit six films.
« Reine Mère » de Manel Labidi figure dans la sélection du Prix du Public, aux côtés de quatre autres œuvres.
Deux films sélectionnés au Festival de Cannes 2025, « Promis le ciel » d’Erige Sehiri et « La petite dernière » de Hafsia Herzi, sont en lice pour le Prix de la Presse, qui présente une sélection de six films.
Par ailleurs, « Promis le ciel » est également retenu dans la compétition du Prix du Jury Jeunes, aux côtés de « Le pont » de Walid Mattar, dans une sélection de quatre films.
Le comédien tunisien Majd Mastoura fait partie des membres du jury du Grand Prix, présidé par le cinéaste et artiste franco-libanais Khalil Joreige. Il est accompagné de l’acteur franco-algérien Abbes Zahman, du comédien et humoriste Jil Alma, ainsi que de Michèle Paradon, ingénieure culturelle.
Au total, 47 films seront projetés toutes sections confondues : 35 longs métrages et 12 courts métrages, couvrant les genres de la fiction, du documentaire et de l’animation. Le festival propose ainsi un large panorama du cinéma contemporain issu d’Algérie, d’Égypte, d’Irak, d’Iran, du Liban, de Palestine, de Syrie, de Tunisie, ainsi que de divers pays européens.
Le Liban est mis à l’honneur cette année en tant que pays invité, tandis que le célèbre cinéaste Costa-Gavras est le parrain d’honneur de cette édition. Il participera, aux côtés du journaliste Edwy Plenel, à des rencontres et présentations de films les 3 et 4 octobre.
Ligue 1- 6e journée : L'AS Marsa bat l'AS Solmian (1-0) et monte au classement
Par Jamel Belhassen
Le dernier match de la sixième journée joué à la Marsa a vu l'avenir local dominer et battre l'ASSmarsa par (1-0) grâce à un but de la tête de Hadhri à la (60e). Et si les Marsois ont attendu longtemps avant de marquer c'est bien parce qu'il y avait en face un Ben Cherifia en bonne forme et qui a sauvé bien des situations difficiles aux ( 30, 39, 40 et 49e) devant Ben Hamida et consorts. De son côté l'ASSoliman a multiplié les essais sans grande réussite. A la (78e), Haddad a sollicité de près Sami Hlal qui a sauvé le but du pied. Les derniers assauts des visiteurs sont restés vains. L'ASMarsa tenait à sa victoire malgré le réveils des visiteurs. Fin de ls sixième journée qui a permis au ST de s'emparer du poste de leader, l'ESZ essuyer sa première défaite et la JSK créer la sensation à Sousse devant l'Etoile du Sahel.
Classement:
1-ST 14
2-ESZ 13
-CA 13
4-EST 11
5-JSK 10
USM 10
7-ESM 8
-CSS 8
-CAB 8
10- ASM 7
11-USBG 5
-JSO 5
-ASG 5
-ESS 5
15-ASS 4
16-OB 2
J.B.
EST: Le Franco- ivoirien Florian Danho débarque
L'Espérance a-t-elle trouvé l'attaquant de pointe tant recherché ? Après plusieurs pistes vite abandonnées, les Sang et Or , pressés par le temps, ont contacté l'attaquant franco-ivoiruen Florian Danho, 25 ans, qui évolue au championnat danois. Il est annoncé aujourd'hui à Tunis pour effectuer la visite médicale d'usage et signer un contrat si tout se passe bien. Il pèse 92 kg pour 1m88.
J.B.
C.A: l'Assemblée Générale ordinaire, ce dimanche
C'est ce dimanche 21 septembre à partir de 8h30 dans un hôtel de la capitale que le Club Africain tiendra son Assemblée générale ordinaire relative à la saison 2024-2025. Les rapports moral et financier seront soumis pour approbation aux adhérents détenteurs de leurs cartes obtenues au cours de la saison 2024-2025.
J.B.
Fin du CIVP : Quelle solution pour les milliers de jeunes demandeurs d’emploi ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La prolongation des contrats d’initiation à la vie professionnelle (CIVP) ne sera plus appliquée à partir du 1er octobre prochain. Que faire, alors, des milliers de jeunes demandeurs d’emploi ?
Officiellement, cette décision a été prise pour des raisons purement techniques portant sur l’inefficacité de ce genre de contrats dont la vocation est de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes demandeurs d’emploi. Selon, toutefois, les spécialistes, il s’agit là de l’un des effets directs de la nouvelle loi du travail censée protéger les employés, «les failles de cette nouvelle loi du travail commencent à apparaitre d’autant que le législateur n’a pas pensé à protéger les employés contre les dérives de certains employeurs qui n’hésitent pas à ne plus recruter voire faire bénéficier les jeunes demandeurs de travail de contrats d’insertion professionnelle», estime l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi.
Intervenant, en effet, mardi dernier sur les ondes de la Radio nationale, le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI), Hatem Dahmane, a annoncé que «la prolongation des contrats d’initiation à la vie professionnelle (CIVP) ne sera plus appliquée à partir du 1er octobre prochain ». En cause, selon le responsable, une évaluation menée par l’agence qui a montré qu’une durée de stage d’un an suffit pour acquérir les compétences et l’expérience nécessaires. Et d’ajouter : « 80 % des bureaux de l’emploi ont confirmé que la deuxième année de ce contrat n’a aucun impact significatif sur l’intégration des chercheurs d’emploi ».
En revanche, pour notre interlocuteur du jour, en l’occurrence Mohamed Salah Jennadi : « Tous les programmes étatiques en matière d’emploi doivent s’aligner sur la législation en vigueur, y compris les contrats d’initiation à la vie professionnelle (CIVP). Le nouveau Code du travail limite désormais la période de stage à six mois et proscrit le travail précaire et ne permet plus de maintenir la prolongation des CIVP sur deux années dans une seule entreprise ». Que faire, de fait, pour protéger ces employés contre d’éventuelles dérives de certains employeurs ?
Un vide à combler…
Depuis, justement, l’entrée en vigueur du nouveau Code du travail, certains employeurs contournent la législation et n’hésitent pas à faire signer à leurs employés embauchés en CIVP ou en sous-traitance des contrats dits de stages de six mois. En témoigne le cas de ce gardien recruté il y a de cela 25 ans à travers une société de sous-traitance. Avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, il a vu son salaire gelé et pour continuer à subvenir aux besoins des siens, il a été obligé de signer un contrat de six mois balayant ainsi d’une seule main une ancienneté d’un quart de siècle.
Commentant ce cas, l’expert Mohamed Salah Jennadi nous a indiqué : « A mon avis, le législateur aurait pensé tout d’abord à régulariser la situation de tous ces employés de la sous-traitance afin d’éviter toute forme de dérive de la part des employeurs. Malheureusement, cela n’a pas été fait et on assiste aujourd’hui à ce genre de pratiques dont les victimes ne sont pas uniquement les employés des sociétés spécialisées dans la sous-traitance, mais également les jeunes demandeurs d’emploi qui bénéficiaient jusqu’à un passé récent de contrats d’insertion à la vie professionnelle avec une prime mensuelle de l’Etat de 200 D pour les diplômés de l’enseignement supérieur et les titulaires d’un brevet de technicien supérieur, et de 150 dinars pour les autres niveaux d’instruction ou de formation ».
Les solutions proposées par les autorités concernées à cette situation alarmante sont « de nouveaux projets destinés aux étudiants au sein même des universités, afin de les rapprocher davantage du marché du travail, sur le modèle de ce qui est déjà appliqué dans les centres de formation professionnelle. L’objectif affiché est de réduire la durée de chômage après l’obtention du diplôme ».
M.B.S.M.
Classement FIFA : Les Aigles de Carthage à la 46e place
La Tunisie a gagné trois places dans le nouveau classement FIFA, paru ce jeudi, pointant au 46e rang mondial, grâce à ses deux récentes victoires en phase éliminatoire de la Coupe du monde face au Liberia et à la Guinée Équatoriale.
A l'échelle continentale, la Tunisie est septième, derrière le Maroc (11e), le Sénégal (18e), l’Égypte (35e), l'Algérie (38e), la Côte d'Ivoire (44e) et le Nigeria (45e).
Sur un autre plan, l'Argentine est passée de la première à la troisième place derrière l'Espagne et la France et devant l'Angleterre, alors que le Portugal est entré dans le Top 5.
Le mois du documentaire : Une initiative à soutenir et à développer …
Par Imen Abderrahmani
Avec « La guêpe et l’Orchidée » de Saber Zammouri s’ouvrira, ce soir, le mois du film documentaire proposé à l’initiative de l’association « Echos cinématographiques » et Hakka Distribution. Important moment de prise de parole, le festival tente de faire bouger la situation.
Le film documentaire est à l’honneur lors de ce mois. Rendez-vous incontournable pour découvrir des films et échanger ses idées sur la Tunisie et également sur le monde, ce mini-festival qui a tous les atouts pour grandir et bien rayonner visera à mettre en avant quelques productions cinématographiques, incitant les cinéphiles à la découverte à la découverte de visions artistiques singulières et diverses portées par des cinéastes d’horizons différents.
Sujets politiques, questions sociales, écologie, arts, portraits intimes, mémoires… tant d’histoires et thématiques qui seront racontées et discutées lors de ce mois qui célèbre un genre qui séduit jour après jour les réalisateurs tunisiens et qui constituent le point fort de la production cinématographique mais qui demeure rarement présent dans les circuits de distribution et les évènements.
« Ce programme destiné au grand public, aux professionnels et aux étudiants vise à ouvrir des voies à la diffusion du cinéma alternatif dans le circuit de distribution des films en Tunisie. Une sélection de films accompagnés de débats ouverts au public en présence des réalisateurs fera une tournée dans plusieurs villes. Un programme de Master-classes ouvertes au public offrira une immersion dans la fabrication des films. Les professionnels, étudiants et passionnés seront invités à une table ronde autour de la circulation des films documentaires en Tunisie » précisent les organisateurs.
Le programme de cette première semaine d’un mois qu’on espère riche, apportant un nouveau souffle à la programmation cinématographique documentaire et encourageant les documentaristes offre à voir une sélection de films de réalisateurs tunisiens et étrangers qui sera projeté au CinémaDart-Carthage, au Pathé Tunis-City, au Majestic-Bizerte, au Cinéma Hac Inchirah (Hammamet), à l’espace Fausse Note (Hammamet), à l’espace Jeelen (Nabeul) et Ciné Alpha (Mahdia).
Ces trois films de la semaine
Le coup d’envoi, prévu ce soir, à 19h30,au CinémaDart-Carthage, sera donné par « La guêpe et l’Orchidée », un long-métrage documentaire, d’une durée de 1h06, de Saber Zammouri. C’est le récit d’un « jeune migrant quitte son village, Zammour, dans le Sud tunisien, prend un bateau, débarque à Paris, ville qu'il a découverte sur un écran de télévision. Derrière lui, son village désert, devient encore beaucoup plus désert. De l'autre côté de l'écran, Paris, immense, devient encore beaucoup plus immense ».
Le programme de cette première semaine comporte également « Soudan, souviens-toi » de Hind Meddeb qui se veut un portrait de la jeunesse soudanaise qui par les mots et les poèmes a dit non à trente ans de dictature. Un film sur la révolte, l’engagement, l’espoir et la jeunesse.
Le 3ème film qui rythmera la semaine est « Les miennes » de Samira El Mouzghibati (Maroc-Belgique). Film qui s’interroge sur la famille, l’identité, la mémoire… « Cadette de cinq filles d’un couple marocain ayant immigré en Belgique, Samira El Mouzghibati réunit ses proches dans le salon de la maison de ses parents, retournés vivre au Maroc, pour briser le silence entourant les traumatismes au sein de la famille », lit-on sur le site docuementaire.fr.
Une nouvelle sélection de films sera annoncée bientôt pour ce qui reste de ce mois, offrant à voir d’autres récits de la vie.
I.A.
HISTOIRE DE RÉUSSITE : D'un petit village à la scène de la mode parisienne
Le critique de la mode Ali Shehabi a interviewé une styliste bien connue dans les cercles de la mode française. Son histoire est aussi impressionnante qu'inspirante : à 28 ans, elle a créé des looks pour des personnalités célèbres et influentes venues des quatre coins du monde. Dans cet article, vous découvrirez comment une jeune fille issue d’une famille modeste a réussi à conquérir Paris, la capitale de la mode, et à créer des tenues pour les premières dames de certains pays.
Elle est née dans un petit village, où la vie était loin du glamour des podiums de mode. Sa famille vivait modestement et son avenir semblait tout tracé : un travail pénible et peu de possibilités de changement. Mais cette jeune fille avait un rêve : créer de la beauté. Dès son plus jeune âge, elle s’est passionnée pour les tissus, les motifs et les bijoux, observant les femmes de son entourage créer des vêtements traditionnels. C’est à cette époque que sa passion pour le style et l’esthétique est née.
Son chemin n’a pas été facile : elle a dû surmonter des difficultés financières, un déménagement et des barrières culturelles. Elle a terminé ses études à l’Institut Français de la Mode (IFM) et a été embauchée comme vendeuse-conseillère chez Chanel.
https://youtu.be/-eMchcwTifk?si=8qDcOzR34WQM6uVo
Après avoir travaillé avec des clients exigeants et variés, elle a voulu aller plus loin et a décidé de se lancer dans le service du shopping personnel. Aujourd’hui, son nom est connu à Paris. Elle travaille comme styliste pour des maisons de mode et des stars, et crée des looks qui apparaissent sur les pages des magazines et sur les réseaux sociaux.
Elle a raconté qu’elle avait eu la chance de travailler avec Tina Kunakey, la femme de Vincent Cassel, ainsi qu’avec l’actrice française Marion Cotillard. Elle a également parlé du look le plus coûteux de toute sa carrière, qu’elle a créé pour la première dame d’Ukraine, Olena Zelenska. Le coût total du look a dépassé 1 million d’euros. Elle est très fière du résultat de son travail, car sa cliente était très exigeante et il semblait impossible de trouver quelque chose à son goût. Cependant, elle a parfaitement accompli sa mission et a créé une tenue absolument unique et luxueuse, dont les détails ont été gentiment partagés lors de l’interview.
L’histoire de cette créatrice, partie d’un petit village pour rejoindre la capitale internationale de la mode, n’est pas une simple réussite, mais la preuve qu’un rêve peut dépasser toutes les frontières. Que son histoire soit une source d’inspiration pour tous ceux qui hésitent à faire le premier pas.
La Bibliothèque nationale de Tunisie (BNT) enrichit son fonds par des dons de bibliothèques de figures marquantes
La Bibliothèque nationale de Tunisie (BNT) a considérablement enrichi son fonds documentaire grâce à des dons majeurs de bibliothèques personnelles ayant appartenu à d’éminentes figures politiques et culturelles tunisiennes, dont l’ancien Premier ministre Mohamed Mzali, l’historien Taoufik Ayadi, l’historien Abdelaziz Daouletli et l’ancien ministre de la Culture Chedly Kelibi.
Selon sa page officielle Facebook, ces dons, formalisés par des conventions signées récemment avec les familles ou les ayants droit, comprennent des milliers d’ouvrages rares et spécialisés couvrant la philosophie, l’éducation, le sport, la politique, l’histoire, l’histoire de l’art, l’archéologie et l’architecture. Ils constituent un apport stratégique pour la préservation du patrimoine intellectuel national et renforcent le rôle de l’institution en tant que pôle de référence pour les chercheurs et le grand public.
Parmi les dons les plus significatifs figurent celui de la famille de Mohamed Mzali et de son épouse Fathia Mokhtar Mzali, comprenant une collection riche en ouvrages politiques et pédagogiques. La bibliothèque du professeur Taoufik Ayadi, spécialiste d’histoire moderne et formateur de générations d’historiens depuis les années 1970, a été offerte par sa veuve, Sabah Zoghlami. L’historien Abdelaziz Daouletli, a quant à lui, légué sa collection spécialisée en histoire de l’art et archéologie, incluant de nombreux ouvrages rares.
Le directeur général de la Bibliothèque nationale, Khaled Kchir, s’est rendu personnellement au domicile de feu Chedly Kelibi pour officialiser le don de sa vaste bibliothèque, constituée au fil d’une carrière marquée par des postes clés, dont ceux de ministre de la Culture, ministre de l’Information, directeur du cabinet présidentiel et secrétaire général de la Ligue des États arabes.
Ces acquisitions s’inscrivent dans une dynamique de valorisation du patrimoine écrit national. Elles seront mises à la disposition des chercheurs et des lecteurs, conformément à la mission de la Bibliothèque nationale en matière de conservation, d’accès et de diffusion du savoir.
« La voix de Hind Rajab » à l’ouverture du Festival du film de Doha et à la clôture du Festival international du film du Caire
Bouleversant, « La voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania, lauréat du Lion d’argent de la Mostra de Venise, vient d’être choisi comme film d'ouverture du Festival du film de Doha, au Qatar, et de clôture du Festival international du film du Caire (CIFF), en Egypte qui auront lieu respectivement, au mois de novembre 2025.
La projection de Doha et du Caire font « suite au récent triomphe du film à la 82ème Mostra de Venise où il a remporté le prestigieux Lion d’argent – Grand Prix du jury, l’une des distinctions les plus prestigieuses au monde », comme s’est indiqué dans le communiqué publié mercredi sur le site de CIFF.
Le président du festival, Hussein Fahmy, a déclaré : « La présentation de The Voice of Hind Rajab comme film de clôture de l’édition de cette année reflète la profonde conviction du festival dans le rôle du cinéma dans la défense des causes humaines, au premier rang desquelles la cause palestinienne. C’est une œuvre profondément émouvante qui démontre comment l’art peut servir de voix pour la justice et la liberté ».
Le directeur artistique Mohamed Tarek a ajouté : « La sélection du film de Kaouther Ben Hania pour la clôture du festival, célèbre le rôle du cinéma arabe dans la transmission de la voix de la Palestine au monde et réaffirme que le cinéma peut être un pont qui unit les peuples et préserve notre mémoire commune ».
Ecrit et réalisé par Kaouther ben Hania, « The Voice Of Hind Rajab » est un docu-fiction lauréat du Lion d’argent, Grand Prix du jury, et de six prix parallèles à la 82ème Mostra de Venise où il fait sa première mondiale. Le film vient, hier, de faire sa sortie dans les salles tunisiennes. Il est au programme de nombreux festivals cet automne.
Le Doha Film Institute (DFI) a annoncé, également, mardi, que « Le Festival du Film de Doha 2025 (20-28 novembre), s’ouvrira avec « The Voice of Hind Rajab « de la réalisatrice plusieurs fois primée Kaouther Ben Hania, marquant ainsi un début puissant pour attirer l’attention du Qatar sur le cinéma mondial », peut-on lire sur le site du DFI.
« Récipiendaire du programme de bourses de l’Institut, ce film profond capture les derniers instants d’une enfant innocente, Hind Rajab, dont la voix a secoué la conscience du monde. L’histoire de Hind n’est pas seulement celle d’une perte inimaginable, c’est un témoignage de courage, un rappel du coût humain du silence et un appel à la compassion qui transcende les frontières », souligne l’Institut qatari.
Editorial : La sensibilisation, seule, ne suffit pas - Par Hassan GHEDIRI
Lorsqu’on évoque les accidents de transport les plus meurtriers, l’on pense toujours aux crashs d’avions survenus au cours de ces dernières années, un peu partout dans le monde. Seulement, la surmédiatisation de catastrophes aériennes dans le monde a, toujours, tendance à masquer les chiffres dramatiques des accidents routiers. En Tunisie, un très mauvais élève en matière de sécurité routière, les accidents ne choquent plus personne. Cela est devenu un phénomène ordinaire et étrangement marginalisé par les politiques publiques. Pour mesurer à sa juste valeur l’ampleur du fléau, imagions que deux ou trois avions de notre flotte nationale s’écrasent, chaque année, causant plusieurs centaines de morts. Ce serait le pire drame que pouvait frapper la Tunisie. Pourtant, nous sommes bel et bien en plein dedans. Parce que chaque année, entre 700 et 1000 Tunisiens meurent sur la route. C’est tout simplement l’équivalent du crash d’au moins trois Airbus A330.
Entre le 1er janvier et le 15 septembre 2025, la Tunisie a enregistré 3.588 accidents de circulation, et ce, selon l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR). Mais si les statistiques affichent un recul de 609 accidents par rapport à la même période de l’année précédente, le nombre de morts a, par contre, bondi de plus de 8% en atteignant 863 décès, selon le dernier décompte fait lundi 15 septembre. Un peu plus de 4.800 blessés ont été par ailleurs recensés. Des chiffres que les journaux de la place reprennent pour meubler leurs pages de qui n’apparaissent presque jamais à l’ordre du jour du gouvernement lors de définition des actions prioritaires. Certes, l’ONSR annonce une baisse du nombre d’accidents depuis janvier dernier en comparaison avec la même période de l’année dernière, mais ce recul est loin d’être le résultat d’une politique élaborée autour d’un ensemble d’actions et qui se fixe des objectifs bien définis. Aucune stratégie digne de ce nom n’a été en fait adoptée pour mettre fin à cette hémorragie qui dure depuis des décennies. Alors que les autorités se contentent jusqu’ici de dresser les bilans en espérant voir les choses changer, l’insécurité routière est devenue l’une des premières causes de mortalité dans notre pays causant des pertes économiques considérables qui avoisinent annuellement les 10 milliards de dinars.
Pour inverser la courbe des accidents, il faut commencer par mettre fin au laxisme généralisé. De grands chantiers doivent ensuite être lancés, dont la mise à niveau intégrale d’un réseau routier impraticable. Il faut aussi agir avec la plus grande fermeté contre les conducteurs imprudents qui détenteurs de permis frauduleux qui s’aventurent sur les routes du pays à bord des cercueils roulants. Autant de facteurs de risque pointés dans les rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé. Il est, en effet, clair que des pays qui ont fait des progrès en matière de la sécurité routière, comme la Suède, la France ou la Suisse, ont pris des décisions au plus haut niveau de l’Etat, pour s’attaquer aux problèmes par la mise en place des plans d’actions multisectoriels, avec des lois appropriées. Il faut qu’il y ait une décision politique. Impliquant tous les acteurs au plus haut niveau de l’Etat, en plus des organisations de la société civile en charge la sécurité routière. Les choses ne changeront jamais sans une transformation radicale des comportements. Or, la prévention, aujourd’hui axée sur des campagnes de sensibilisation conjoncturelles et routinières, est vouée à l’échec. Il est urgent de repenser les politiques de la sécurité routière pour espérer transformer les mentalités. La sensibilisation, seule, ne suffit pas. Elle doit s’accompagner d’un arsenal de sanctions dissuasives et répressives. C’est cette combinaison de prévention active et de répression ferme qui a permis de sauver des milliers de vies.
H.G.
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