En route vers MONDIACULT 2025 : premier atelier des Indicateurs Culture 2030 à Tunis
Dans le cadre des préparatifs de la Conférence mondiale de l’UNESCO sur les politiques culturelles, MONDIACULT 2025, qui se tiendra en Espagne, Tunis accueille à partir d’aujourd’hui le tout premier atelier national dédié à la mise en œuvre des Indicateurs Culture 2030 de l’UNESCO. Cet atelier se déroule du 15 au 17 septembre 2025 au Théâtre des Jeunes Créateurs, à la Cité de la Culture.
MONDIACULT 2025 réunira à Barcelone, du 29 septembre au 1er octobre, des acteurs du monde culturel, des responsables politiques, des partenaires institutionnels ainsi que des représentants de la société civile, du secteur privé et des milieux académiques. Organisée par le Gouvernement espagnol, cette rencontre internationale rassemblera les ministres de la Culture des États membres de l’UNESCO dans le but de définir un agenda mondial en faveur de la culture.
L’atelier de Tunis sur les Indicateurs Culture 2030 est organisé par le ministère des Affaires culturelles, la municipalité de Tunis et l’UNESCO, avec le soutien de l’Union européenne (UE). Il s’inscrit dans le cadre du programme intitulé « Promouvoir des politiques et des actions fondées sur des données probantes et soutenir l’élaboration de politiques visant à renforcer la contribution des secteurs et industries créatifs au développement durable », financé par l’UE.
Ce projet vise à appliquer la méthodologie des Indicateurs Culture 2030 pour mesurer et suivre la contribution de la culture à la réalisation de l’Agenda 2030, en lien avec les différents Objectifs de Développement Durable (ODD). Il contribuera ainsi au suivi et à la mise en œuvre de cet agenda aux échelles nationale et locale, tout en appuyant les efforts de plaidoyer pour une meilleure reconnaissance du rôle de la culture dans le développement durable.
Volontaires et complémentaires aux indicateurs ODD adoptés au niveau mondial, ces indicateurs thématiques proposés par l’UNESCO permettent une évaluation transversale des politiques culturelles.
L’atelier vise à introduire cette méthodologie et à guider sa mise en œuvre au niveau national pour la Tunisie, ainsi qu’au niveau urbain pour la ville de Tunis. Il réunit des représentants d'institutions publiques, de divers ministères, du milieu académique et de la société civile.
Ligue 1 (5e J.) : L’ESZ sur sa lancée, le CA rate le coche
Les deux derniers matches de cette cinquième journée ont été très disputés et indécises jusqu’au bout. Et c’est finalement l’ES Zarzis qui en a pleinement profité.
Les Espérantistes du Sud ont eu affaire à un déplacement délicat à Gabes, là où l’ASG se montre souvent coriace. Profitant de leur supériorité numérique en seconde mi-temps, les Zarzissiens se sont imposés grâce à un but de leur nouveau buteur Rahmani (86’). Une victoire qui permet à l’ESZ de consolider sa place en tête du classement.
A Rades, le Club Africain, très entreprenant en première mi-temps, a fléchi et s’est fait rejoindre par un CSS plus convaincant à la reprise. Chawat a débloqué la situation (39’) en faveur des Clubistes et les visiteurs ont égalisé par Baccar, sur penalty (54’). Cette parité marque un nouveau coup d’arrêt pour les Clubistes à Rades alors que les Sfaxiens, qui ont pu s’imposer eux aussi, se doivent d’être plus réguliers pour s’imposer.
K.Z.
Résultats
CA – CSS (1-1)
ASG – ESZ (0-1)
Classement
1*Espérance de Zarzis 13pts
2*Stade Tunisien 11pts
3*Club Africain 10pts
4*Espérance de Tunis 8pts
-ES Métlaoui 8pts
6*US Monastirienne 7pts
-JS Omrane 7pts
-JS Kairouanaise 7pts
9*Club Sportif Sfaxien 5pts
-Etoile du Sahel 5pts
-US Ben Guerdane 5pts
-CA Bizertin 5pts
-AS Gabés 5pts
14*AS Marsa 4pts
-AS Soliman 4pts
16*Olympique de Béja 2pts
Intelligence artificielle : L’initiative de Samsung
En 2025, l’Intelligence Artificielle n’est plus un sujet d’avenir : elle décide déjà du présent. En Tunisie, comme partout ailleurs, elle est déjà là, bouscule les métiers, redessine les compétences et oblige chacun à rattraper le temps perdu. C’est dans ce contexte que revient, le Samsung Innovation Campus (SIC)en partenariat avec la SMU South Mediterranean University pour une deuxième édition qui veut aller plus loin, plus vite, et surtout, donner aux jeunes Tunisiens les outils pour devenir acteurs de la révolution technologique.
Ainsi, Samsung Innovation Campus offre aux jeunes Tunisiens de 18 à 29 ans une formation gratuite et intensive pour maîtriser l’Intelligence Artificielle et booster leur carrière. Comme le souligne Rabie Ben Mansour, Marketing Manager chez Samsung Electronics Tunisie : « L’IA n’est plus le futur, elle façonne déjà notre présent. Rejoindre le SIC, c’est prendre une longueur d’avance sur la révolution technologique. »
L’an dernier, ils étaient 46 Tunisiens certifiés à l’issue d’une formation gratuite et intensive. Cette année, Samsung Innovation Campus (SIC), soutenue par la SMU South Mediterranean University ambitionne de doubler le nombre de bénéficiaires. Un objectif audacieux, mais essentiel quand on sait à quelle vitesse l’IA devient une compétence incontournable, quel que soit le secteur.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 septembre 2025 pour tous les jeunes de 18 à 29 ans maîtrisant l’anglais et disposant de bases en programmation ou en mathématiques. La formation, du 23 septembre au 27 novembre, se tiendra en langue anglaise en format hybride : cours en ligne, ateliers pratiques et projet final en présentiel pour valider les acquis.
Intelligence artificielle : L’initiative de Samsung
En 2025, l’Intelligence Artificielle n’est plus un sujet d’avenir : elle décide déjà du présent. En Tunisie, comme partout ailleurs, elle est déjà là, bouscule les métiers, redessine les compétences et oblige chacun à rattraper le temps perdu. C’est dans ce contexte que revient, le Samsung Innovation Campus (SIC)en partenariat avec la SMU South Mediterranean University pour une deuxième édition qui veut aller plus loin, plus vite, et surtout, donner aux jeunes Tunisiens les outils pour devenir acteurs de la révolution technologique.
Ainsi, Samsung Innovation Campus offre aux jeunes Tunisiens de 18 à 29 ans une formation gratuite et intensive pour maîtriser l’Intelligence Artificielle et booster leur carrière. Comme le souligne Rabie Ben Mansour, Marketing Manager chez Samsung Electronics Tunisie : « L’IA n’est plus le futur, elle façonne déjà notre présent. Rejoindre le SIC, c’est prendre une longueur d’avance sur la révolution technologique. »
L’an dernier, ils étaient 46 Tunisiens certifiés à l’issue d’une formation gratuite et intensive. Cette année, Samsung Innovation Campus (SIC), soutenue par la SMU South Mediterranean University ambitionne de doubler le nombre de bénéficiaires. Un objectif audacieux, mais essentiel quand on sait à quelle vitesse l’IA devient une compétence incontournable, quel que soit le secteur.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 septembre 2025 pour tous les jeunes de 18 à 29 ans maîtrisant l’anglais et disposant de bases en programmation ou en mathématiques. La formation, du 23 septembre au 27 novembre, se tiendra en langue anglaise en format hybride : cours en ligne, ateliers pratiques et projet final en présentiel pour valider les acquis.
En guise de préparation pour le Mondial 2026 : Vers un match Corée du Sud - Tunisie à Seoul
Selon les médias sud-coréens qui suivent de près l’activité de leur sélection, la Fédération locale de football a contacté son homologue tunisienne pour solliciter la programmation d'un match amical face aux Aigles de Carthage à Seoul lors de la trêve internationale du mois de novembre prochain.
Selon les mêmes sources, cette demande intervient après l'échec des négociations avec la Fédération royale marocaine de football.
Rappelons que la Tunisie et la Corée du Sud ont déjà validé leurs billets pour la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.
Ligue 1 : Programme de la 6e journée
Les matches de la 6e journée du championnat de Ligue 1 professionnelle de football se joueront les mardi 16 et mercredi 17 septembre, à partir de 15h30 selon le programme suivant :
Mardi 16 septembre 2025 :
Stade Hamadi Agrebi de Radès : EST– ESM
Stade Abdelaziz Chtioui, La Marsa : ASM– ASS
Stade Boujemâa Kmiti, Béja : OB– ST
Stade Olympique de Sousse : ESS– JSK
Mercredi 17 septembre 2025 :
Stade Zouiten, Tunis : JSO– CA
Stade municipal de Bir Bouregba (à huis clos) : CAB – ASG
Stade Taïeb Mhiri, Sfax : CSS – USBG
Complexe sportif de Zarzis : ESZ– USM
Editorial : Etre ou disparaître…
Par hokri Baccouche
Les pays du Golfe sont dépités et désenchantés. Depuis mardi dernier, jour fatidique de l’attaque israélienne contre les dirigeants du Hamas au Qatar, ils rongent leur pain noir et se font du sang d’encre pour leur propre sécurité. Non sans raison d’ailleurs, car ils ont découvert à leurs corps défendant que les bases militaires américaines installées sur leur territoire et censées les protéger contre toute intrusion hostile sont inopérantes. Un miroir aux alouettes sans aucune utilité. Ils se sentent floués voire arnaqués, car ils ont dépensé des billions de dollars pour bénéficier d’un système de sécurité et un parapluie « protecteur » faisant appel prétendument aux technologies les plus avancées mais qui ne valent, finalement, même pas un clou. Ah la surprise ! La désagréable surprise s’entend et la grande désillusion de s’être fait déplumer pour se retrouver, en fin de compte, nus comme un ver face à des dirigeants sionistes de plus en plus agressive et qui font peu de cas même pour les pays arabes ayant normalisé leurs relations avec Israël.
La question est d’ailleurs sur toutes les lèvres ces derniers jours : pourquoi la base militaire américaine au Qatar, considérée comme la plus grande et la plus importante au Moyen-Orient, n’a pas réagi ? Pour quelle raison s’est-elle faite aussi muette qu’une carpe en s’empêchant d’intercepter ou à tout le moins contraindre l’escadrille d’avions de combat « ennemis » qui ont violé l’espace aérien du Qatar à rebrousser chemin ? L’ineptie dont les hauts gradés de cette base ont fait preuve est le moins qu’on puisse dire suspecte et suscite, en tout cas, beaucoup de questions. Ont-ils reçu un ordre de ne pas intervenir et de laisser faire, laisser passer ? L’hypothèse est fort plausible, car on imagine mal qu’une garnison aussi bien équipée et disposant d’un arsenal aussi sophistiqué en terme de renseignement et de logistique high-tech ait été incapable de détecter à temps le décollage d’avions de combat depuis leur base d’attache.
Selon des informations véhiculées par certains médias, l’armée israélienne a eu recours dans son blitzkrieg ou guerre éclair contre le Qatar à une technologie de pointe ultrasecrète qui lui aurait permis de brouiller et de rendre aveugles les radars situés en territoire qatari. Les mauvaises langues prétendent même que les systèmes de défense anti-aériens « made in USA », pour l’acquisition desquels le riche émirat a déboursé une montagne d’argent, ont été neutralisés à distance grâce à un code secret que Washington s’est gardé de livrer bien évidemment à son client qatari pour des raisons qu’on peut d’ailleurs facilement deviner. Loin de relever du domaine de la fiction de la fiction, cette éventualité est fort plausible. Technologiquement parlant, il est possible en effet de neutraliser à distance un équipement militaire bourré d’électronique, et ce, quel que soit son degré de sophistication. Le fait que les Etats-Unis aient depuis toujours veillé comme la prunelle de leurs yeux à assurer la supériorité militaire d’Israël dans tous les domaines sur tous les autres pays de la région, rend cette hypothèse plus que probable. Le constat relève en fait de la logique d’une certaine façon, car le fait de vendre une technologie de pointe à un client qui pourrait l’utiliser à « mauvais escient » contre un précieux allié stratégique revient, en effet, à se tirer une balle dans la jambe.
La boucle est ainsi bouclée et les pays du Golfe qui se sentent désabusés semblent se rendre compte, aujourd’hui, de la grave erreur qu’ils ont commise en mettant tous leurs œufs sécuritaires dans le même panier. Si les missiles anti-aériens et tous les systèmes de défense du Qatar ont chômé, c’est bel et bien parce que un potentat calculateur a décrété un « jour férié », le mardi 9 septembre. L’attaque israélienne contre le Qatar aura, inéluctablement, de lourdes conséquences. Elle a non seulement sabordé tous les espoirs de paix mais pourrait également remettre en cause voire chambarder complètement les alliances prévalant dans la région. N’ayant désormais plus confiance au parapluie protecteur américain, les pays du Golfe seront contraints de revoir logiquement leur stratégie défensive en renforçant leur propre capacité militaire et pourraient même être tentés de nouer de nouvelles alliances pour sortir du cercle vicieux et pernicieux de la dépendance toxique voire mortelle vis-à-vis d’un partenaire américain aux intérêts diamétralement opposés. En soutenant la violation par l’entité sioniste de la souveraineté du Qatar, les Etats-Unis dévoilent, en fait, aux yeux des monarchies du Golfe leur vrai visage et leurs visées réelles sonnant ainsi le réveil en sursaut des pays de la région. Ces derniers seront d’autant plus contraints à changer de cap que le Premier ministre israélien Netanyahu, de plus en plus audacieux, a lancé à leur adresse un ultimatum qui a valeur d’une véritable déclaration de guerre : « Je dis au Qatar et à toutes les nations qui hébergent des terroristes: vous devez soit les expulser, soit les traduire en justice. Parce que si vous ne le faites pas, nous le ferons", a-t-il affirmé dans une vidéo publiée par son bureau.
Il est à espérer que le Sommet arabo-islamique d’urgence consacré à la récente attaque israélienne qui se tiendra, aujourd’hui, à Doha en prendra bonne note et ne sera pas un énième rendez-vous manqué et une énième désillusion. Les dirigeants arabes se retrouvent, en fait, devant le fait accompli car plus aucun pays arabe n’est désormais à l’abri de la folie agressive sioniste qui leur impose en fait un défi existentiel, à savoir être ou disparaitre. Le choix est vite fait en principe avec un minimum de réalisme et de bon sens. Dos au mur, les pays arabes n’ont aucun intérêt à manquer, cette fois-ci, ce rendez-vous avec l’histoire. Ils doivent sortir de leur torpeur et faire preuve de réalisme dans l’unité et la discipline ou dépérir dans l’indifférence…
C.B.
Obésité : Le surpoids frappe 57% des Tunisiens…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Quand on parle d’obésité en Tunisie, les chiffres sont alarmants. Paradoxalement, les autorités tardent à mettre en place une vraie stratégie pour lutter contre ce fléau.
Conjointement avec cette note publiée vendredi dernier par le ministère de la Santé mettant en garde contre les dangers liés à l’obésité, le récent rapport de l’Unicef révèle, également, une situation particulièrement alarmante en Tunisie, qui enregistre un taux de surpoids de 18% chez les enfants de moins de cinq ans. Plus alarmant, encore, 57% de la population est en surpoids ou obèse, d'après l'Institut national de la consommation. En cause, une alimentation très industrielle, mais un manque d'activité physique et une consommation excessive de pain et de pâtes alimentaires, « Même si l'obésité constitue un danger croissant pour la santé, car elle augmente le risque de maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiaques et l'hypertension artérielle, malheureusement, on tarde à mettre en place une vraie stratégie pour lutter contre ce fléau », nous dira Dr Ahmed Fouad Rekik. Et d’ajouter : «A mon avis, il faut cesser de donner des conseils et opter pour des campagnes de prévention plus directes comme on fait pour lutter contre le tabac. Tous les produits portant sur les aliments transformés doivent contenir sur leurs étiquettes des mentions claires de nature à avertir les consommateurs contre leurs effets sur la santé. Il faut savoir que les aliments ultra-transformés sont associés à plus de 30 problèmes de santé différents, notamment les maladies cardiaques, le cancer et l’anxiété. Une grande majorité de ces aliments contiennent des produits chimiques, des colorants et des édulcorants utilisés pour améliorer l’apparence, la saveur ou la texture des aliments. Les boissons gazeuses, les sucreries et les nuggets de poulet en sont des exemples. Cependant, des aliments moins évidents peuvent également être inclus dans cette catégorie, comme certains pains, céréales pour petit-déjeuner et yaourts ».
Facture très lourde …
En plus de ses effets néfastes sur la santé, l'obésité représente un fardeau financier important pour les systèmes de santé en raison des maladies associées (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers) qui nécessitent des soins médicaux coûteux. Selon Dr Ahmed Fouad Rekik : « On estime à 50% du total des dépenses en matière de santé le coût des soins lié aux maladies provoquées par l’obésité». Que préconisent, alors, les spécialistes pour lutter efficacement contre ce fléau à double tranchant médical et économique ?
A cet égard, notre interlocuteur insiste sur « la perte de poids qui doit s'effectuer de manière raisonnée ; une alimentation équilibrée et une pratique sportive régulière permettent de maigrir de façon progressive sans mettre en danger physique et psychique la personne concernée ». Et d’ajouter : « La prévention de l'obésité est l'une des priorités de santé publique. Un "Plan national nutrition santé" doit être, ainsi, mis en place. Ce plan doit reposer sur une alimentation diversifiée et équilibrée, la limitation de la consommation de graisses saturées, de sucres et de sel, la consommation des fruits et des légumes quotidiennement, l’augmentation de la consommation de calcium chez les enfants, et un suivi régulier de l'évolution de la courbe de poids des enfants et des adolescents est un moyen de prévention contre l'obésité. Il faut, également, essayer de limiter le temps passé devant des écrans. En particulier, il faut savoir que la télévision n’est pas adaptée aux enfants de moins de trois ans, qui se développent mieux dans l’interaction avec leur entourage. D’une manière générale, il est important d’accéder à une meilleure compréhension des causes et des mécanismes biologiques conduisant à l’obésité, elle est aujourd’hui un des plus grands enjeux de la recherche. Comme toutes les maladies chroniques, l’obésité devient en effet irréversible lorsqu’elle est installée : prévenir son développement est donc primordial si l’on veut enrayer l’épidémie mondiale ».
M.B.S.M.
Les facilités accordées à l’Etat atteigent un record historique : Compter sur soi ou sur la BCT ?
Par Hassan GHEDIRI
Depuis 2024, l’institut d’émission s’est transformée en véritable bailleur de fonds direct du Trésor public, avec des encours en hausse historique et des remboursements quasi nuls…
C’était pourtant écrit dans « la bible » des banques centrales du monde entier : pour éviter l’inflation et préserver son indépendance, toute institution d’émission qui se respecte ne devait en aucun cas financer directement le Trésor public. Pourtant, face à l’urgence des caisses vides à laquelle se heure l’Exécutif en Tunisie, un bon bout de temps, la règle semble avoir volé en éclats. Les données des dernières années dressent d’ailleurs un tableau sombre et inquiétant : un État de plus en plus dépendant des liquidités de sa Banque centrale, fermant les yeux sur de multiples risques pour les équilibres fondamentaux de l’économie
Le financement direct du Trésor public par la BCT était en effet considéré comme une ligne rouge comme le stipule l’article 25 de la loi de 2016 avant qu’il ne soit légalisé. Ainsi, en 2020, une première avance de 2,8 milliards de dinars (MD) était décaissée «exceptionnellement» pour faire face à la pandémie. Après la fin de la crise sanitaire qui a paralysé le monde entier, l’encours retombe à 1,4 MD fin 2023. L’accalmie n’a duré que peu de temps puisqu’en 2024, le gouvernement a fait voter une loi de finances prévoyant l’octroi par la BCT d’une enveloppe de 7 MD. Durant l’année écoulée, le Trésor public a pompé 6,7 MD, portant l’encours total à 8,1 MD en novembre dernier. Et la machine de se mettre en branle…
Début 2025, une seconde tranche de 7 milliards était autorisée. Résultat ? En août 2025, les chiffres de la BCT font état d’un record historique de l’encours des facilités directes accordées à l’État, dépassant les 11,65 MD. Le problème, selon beaucoup d’experts, c’est que l’État ne semble pas accorder beaucoup d’importance aux échéances de ces emprunts. C’est ce que croit Abdelbasset Sammari, expert en finances, qui explique que sur plus de 14 milliards tirés depuis 2020, seulement 1,9 milliard a été remboursé. Ceci étant dit, ces « facilités » sans intérêt, remboursables sur 15 ans, ressemblent de plus en plus à une dette perpétuelle. Sauf que cette démarche est très risquée. Injecter autant de liquidités sans contrepartie productive risque de faire grimper la masse monétaire et, à terme, d’attiser l’inflation, érodant le pouvoir d’achat des Tunisiens. Elle représente aussi une charge supplémentaire sur les réserves déjà fragiles en devises étrangères et augmente la dépendance de l’Etat à une source budgétaire improductive formée par la « planche à billets.
Face à une telle dérive, les experts s’interrogent sur le véritable sens de la souveraineté économique. Abdelbasset Samari estime que le discours officiel du «compter sur soi» est un leurre. Privé de financements extérieurs et incapable de générer suffisamment de recettes propres, l’État s’est simplement fié à la seule institution capable de lui avancer des fonds : la BCT. « Compter sur soi en Tunisie ne signifie plus mobiliser ses propres ressources, mais revient désormais à compter sur la Banque centrale», résume-t-il.
Ainsi, la ligne rouge du non-financement direct a été non seulement franchie, mais institutionnalisée. Parce que tout laisse croire aujourd’hui que cette « béquille monétaire », supposée être un instrument exceptionnel employé à court terme pour payer les salaires et les créanciers, est presque devenue la norme, fragilisant durablement l’ensemble du système financier du pays.
H.G.
Ligue 1 - 5e journée : Un clasico pour dissiper tout quiproquo
Par Wahid Smaoui
Après ST-EST et USM-ESS, un nouveau grand format du foot national s’invite au grand ravissement des puristes, un CA-CSS de toutes les extravagances. Un clasico qui ne fera pas pour autant de l’ombre à un certain ASG-ESZ, du moins dans les confins du Sud-Est tunisien.
A l’occasion de l’un de nos duels pyramidaux, le stade Hamadi Agrebi devrait se mettre cet après-midi sur son 31, comme sait si bien s’y prendre cet ébahissant public rouge et blanc. C’est qu’hormis l’exceptionnelle ambiance que les inconditionnels de Bab Jedid ont le don de chauffer, on évente une «dakhla» magistrale dont les 25 000 supporters, les «seuls» autorisés à garnir les travées du stade, feront fastueusement parade dans un déploiement d’ennoblissement de la cause palestinienne, d’exaltation d’une Gaza en l’honneur de laquelle des couronnes seront tressées, au rythme de l’avancée en mer de la prestigieuse Flottille «Soumoud» vers la ville martyre. Si donc nous sommes bien partis pour nous délecter d’un show époustouflant, d’une fabuleuse chorégraphie sur les «planches» du stade, qu’en sera-t-il sur le rectangle vert ? Côté clubiste, l’appétence est astronomique pour confirmer le notable exorde de saison et surtout, se racheter du seul impair commis sur cette même pelouse, beaucoup plus attribuable au mérite de l’adversaire, une ESZ qui paonne au pinacle du classement, qu’à une prestation foncièrement lacunaire des Clubistes. Le tout est de savoir si les troupiers de Benzarti parviendront à combler le patent clivage qui existe depuis un bon bail entre le rutilant étalage de faste sur les gradins et les prestations d’ensemble fournies. Et le CSS dans tout ce décorum ? Remontant tant bien que mal la pente, les Bianconeri semblent enfin dépasser une entame de saison au cours de laquelle ils ont filé du mauvais coton. Les pioupious de Mohamed Kouki ont irréfragablement les moyens d’embabouiner les Tunisois dans leur propre antre pour la bonne raison que le canevas du match leur va comme un gant. Allusion au profil d’«équipe de contre» dont se prévaut le Onze sfaxien, un constat corroboré par les statisticiens qui avancent que chaque fois que les «Noir et Blanc» optent pour un jeu en transition, ils créent un nombre appréciable d’occasions de but franches. L’accroc dans l’affaire renvoie au réalisme et à la concrétisation qui peuvent être au rendez-vous ou, inversement, leur faire un tour de cochon. Quoi qu’il en soit, pour les deux équipes, la victoire est goulûment couvée des yeux, dans une postulation commune à vivre de certitudes, à lever toute équivoque et à dissiper tout quiproquo, le CA après le revers essuyé à domicile et une dernière victoire sur tapis vert, le CSS pour prouver la tangibilité de ses progrès .
A l’abordage !
C’est assurément dans cet état d’esprit que le méritant leader actuel est appelé à appréhender son déplacement à Gabès. Impressionnants de panache et de maestria depuis le début du championnat, ayant manqué de peu le parfait sans faute après la frustrante parité concédée lors de la dernière ronde face à une tout autant honorable USBG, les Akkaras n’ont d’autre alternative que d’imposer leur style de jeu, incontestablement plus ciselé, plus léché et plus peaufiné que celui de la Zliza. Il est indéniable que lorsque les fantassins de Anis Boujelbane n’en démordent pas dans la confection du jeu qu’ils affectionnent le plus, une progression territoriale tout en verticalité, ils font des ravages. Un jugement à émettre avec circonspection, les Carreleurs ayant prouvé leur capacité de transcendance quand ils évoluent dans leurs murs, notamment face aux grosses pointures et l’ESZ en est présentement parfaitement une.
W.S.
Revoilà Dimanche Sport : Sellimi, Daoud et Hichri accompagneront Khaled Hosni
Avec quatre journées de retard, « Dimanche Sport », l’émission sportive préférée des Tunisiens, reprend du service avec plusieurs nouveautés à son menu.
C’est notre brillant collègue Mohamed Ali Bouzgarrou qui continuera à animer cette émission aux côtés d’une équipe de chroniqueurs qui fera peau neuve cette année puisque seul le vétéran et imperturbable Khaled Hosni garde sa place avec, à ses côtés, Samir Sellimi, Nader Daoud et Walid Hichri, alors que la « Moviola » sera assurée par Youssef Srairi.
Parmi les nouveautés, il y aura du public présent dans le studio alors que plusieurs touches digitales feront leur apparition.
Kamel ZAIEM
Ligue 1- 5e journée : Le ST remporte le derby face à L'EST, le CAB s'impose à Ben Guerdane
La seconde tranche de la cinquième journée a vu le ST battre son voisin L'EST grâce à une belle première période et une grande résistance après la pause. Quant au derby du Sahel , il n'a pas donné de vainqueur entre l'USM et l-ESS.
Au Bardo, le derby ST-EST a été très disputé. En première période, les gars du Bardo qui ont exercé un pressing haut sur leurs homologues de Bab Souika ont été les plus entreprenants. Les Sang et Or ont obtenu un penalty pour faute sur Blaili mais la VAR a annulé la sentence pour faute préalable de l'Algérien (20e). Plus volontaires, les Stadistes allaient toucher le poteau sur un tir de Ndiaye ( 25e) avant d'ouvrir le score à la (40e) par Khemissi après un sauvetage du pied de Ben Said. Avant la pause. Jabri voit son tir effleurer le poteau. Après les citrons, L'EST cherche l'egalisation et Blaili se fait avertir pour geste anti-sportif. Le ST et Farhati tiennent bon devant Jabri ( 64 et 65e) puis devant Ben Hzmida ( 90+8e) Le pressing final est vain. L'EST peut se sentir frustrée par le résultat mais le ST a mérité amplement sa victoire.
A Monastir, le derby USM-ESS a été aussi intéressant à suivre avec deux équipes rivales. Les Monastiriens plus agressifs et davantage volontaires ont multiplié les tentatives pour arriver à ouvrir la marque avant la pause par Chikhaoui (45+2). Auparavant Hlaoui a sauvé les locaux d'un but certain ( 33e). Après la pause, les locaux vont rater plusieurs occasions pour tuer le match et se font piéger sur un contre et un but d'egalisation de Laouani à la la ( 83e) (1-1). Enfin, A Ben Guerdane, l'Union locale n'a pu se défaire d'un CABizertin qui a fait de la résistance tout au long du match. Mais à la 90+10, les Nordistes realisent le hold up par Omri en remportant une victoire inattendue. ( 0-1).
J.B.
Éditorial : Les doubles standards de l’OTAN - Par Jalel Hamrouni
Si la tension monte entre la Turquie, membre historique de l’OTAN, et l’entité sioniste, beaucoup se demandent : l’Alliance interviendrait-elle pour protéger Ankara ? Sur le papier, l’engagement existe : l’article 5 du Traité de l’Atlantique nord stipule qu’une attaque armée contre un membre sera considérée comme une attaque contre tous. Mais dans les faits, l’OTAN s’est déjà montrée hésitante, sélective, appliquant la solidarité selon des intérêts stratégiques, géopolitiques, voire idéologiques. C’est ce deux poids deux mesures qu’il faut analyser.
La Turquie est clairement couverte par l’article 5 du Traité dans son territoire. Si elle est attaquée sur son sol, ou dans certaines zones maritimes ou aériennes internationales mentionnées dans le traité, ses alliés sont légalement engagés à lui venir en aide. L’OTAN dispose d’accords, de plans de défense, de capacités de réaction collective.
Mais activation et mise en œuvre ne sont pas automatiques. L’Alliance doit juger que l’acte constitue une attaque armée dans le sens de ses propres critères, et obtenir un consensus politique. Si l’agression est indirecte, floue, ou en zone contestée, il peut y avoir des résistances.
Récemment, la Pologne a subi des incursions répétées de drones russes dans son espace aérien. Elle a activé l’article 4 du Traité, article permettant des consultations entre alliés lorsque la sécurité ou l’intégrité d’un membre est menacée, mais pas automatiquement l’article 5.
L’OTAN a fermement condamné les violations et envoyé du matériel, amélioré la surveillance, mais n’a pas lancé d’action militaire offensive directe. C’est un cas où la solidarité est démontrée, mais limitée. Beaucoup en Pologne estiment que l’Alliance protège les mots de condamnation plus que les actes tangibles quand l’agresseur est une puissance comme la Russie.
Plusieurs facteurs expliquent que l’OTAN ne réagit pas de la même façon selon les cas: le poids géopolitique de l’agresseur, l’alignement des intérêts des membres et la nature de l’agression.
En outre, pour qu’une action directe soit entreprise, tous les alliés doivent être d’accord, ou au moins la majorité, selon les types d’action. Les divergences politiques internes, les priorités nationales compliquent la rapidité.
Si un jour il y avait une confrontation ouverte entre la Turquie et l’entité sioniste, plusieurs paramètres influenceraient la réaction de l’OTAN. En effet, l’entité sioniste est un « État reconnu », allié des États-Unis ; une agression directe pourrait poser un dilemme moral et politique énorme. Les États-Unis et plusieurs membres pourraient être divisés quant à intervenir militairement contre l’entité sioniste, en raison de leurs liens historiques, d’opinions publiques ou de risques d’escalade.
L’OTAN se présente comme le garant d’une défense collective fondée sur des principes universels, sécurité, souveraineté, respect des frontières. Mais les exemples récents montrent que quand un État non-occidental, ou perçu comme moins aligné, comme la Turquie, s’oppose à un allié des puissances de l’Alliance ou à un pays dont la cause est défendue par l’Occident, la solidarité hésite.
Le cas Ukraine/Russie ou la Pologne montre que l’OTAN peut être ferme quand l’agression touche certains alliés dans certains contextes, surtout dans l’Est européen, là où l’opposition à la Russie est nette. Mais qu’en est-il si l’agression vient d’un allié proche des États-Unis, ou d’un partenaire stratégique, ou dans un contexte où l’opinion publique occidentale est divisée ? Là, l’OTAN semble fonctionner à plusieurs vitesses : condamnations rapides, mais actes plus lents, assistance sélective, et toujours beaucoup de diplomatie avant l’action.
Si la Turquie est attaquée, elle pourrait découvrir que ses alliés ne sont pas tous prêts à partager le risque, l’empreinte militaire, ou les coûts politiques.
L’OTAN est, ainsi, à un carrefour d’intégrité. Ses engagements de principe sont clairs, mais dans la pratique, lorsque survient une confrontation directe impliquant un État membre comme la Turquie et un acteur avec des relations étroites avec certains alliés, la solidarité pourrait être bridée par les intérêts géopolitiques, diplomatiques et stratégiques.
Si la Turquie venait à subir une attaque directe de l’entité sioniste, l’OTAN pourrait en théorie intervenir, mais il est probable que la réponse ne soit pas uniforme, ni à la hauteur des attentes de tous ses membres. L’histoire récente avec la Pologne face à la Russie le montre : soutien réel, mais modéré, mesuré, et toujours sous condition. Pour rester crédible, l’OTAN doit cesser ces doubles standards : protéger tous ses membres de la même manière, sans favoriser ceux dont l’agenda cadre mieux avec celui des grandes puissances de l’Alliance.
J.H.
Télémédecine en Tunisie : Entre performances médicales et exigences morales …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
De nouveaux hôpitaux tunisiens viennent d’être connectés au réseau national de la télémédecine. Qu’e-ce qu’on sait, justement, de cette pratique médicale et comment la protéger de certaines drives ?
Les services de radiologie du CHU de médenine, de l’hôpital de Djerba et de celui de Ben Guerdane sont désormais connectés au réseau national de la télémédecine dont la plate forme se trouve à l’hôpital numérique de Tunis. C’est ce que nous apprend un communiqué rendu public en milieu de cette semaine par le ministère de la Santé. Bien que ce projet vise à améliorer l’accès aux soins spécialisés sur l’ensemble du territoire tunisien, la télémédecine demeure méconnue par le grand public et suscite certaines interrogations auprès des spécialistes, notamment au niveau de la sécurité. Qu’est-ce qu’on sait, de fait, de cette pratique médicale et comment la protéger de certaines drives ?
Selon une étude menée par les médécins Nidhal Haj Salem, Dorra Ouelha, Meriem Gharbaoui, Said Saadi et Mehdi Ben Khelil : « La télémédecine entrant dans le cadre global du système e-santé est apparue dans le monde entier depuis des décennies. Cet outil de travail a été entamé par les médecins urgentistes des structures hospitalières sur place «intra muros» et mobiles du SAMU et SMUR dans le cadre de la régulation médicale. Rapidement et avec l’évolution de la société, des technologies, des spécialités médicales et de la pratique médicale, cette technique et surtout avec l’avènement des NTIC, la télé-radiologie a pris des élans, mais également les téléconsultations et les télé-expertises médicales ont pris des envolées. Cependant et dans le contexte tunisien et malgré l’utilisation de ces nouvelles pratiques médicales, le risque de dérapage tant médicolégal que déontologique et éthique est mis toujours en question surtout vu la pauvreté des textes légaux régissant cette pratique et actuellement mis en vigueur ». Que disent, alors, les textes de loi pour préserver cette pratique de certaines dérives ?
Un décret, mais aussi de la morale…
Interrogé à ce sujet, Dr Ahmed Fouad Rekik nous a confié : « L’exercice de la télémédecine est désormais légal en Tunisie. En effet, c’est le décret-loi présidentiel du 08 avril 2022 qui a posé les conditions générales de ce type d’exercice. Le décret 2022-318 stipule ainsi que la réalisation des actes de télémédecine est soumise, outre l'autorisation de l'INPDP (Instance Nationale de Protection des Données Personnelles), à une autorisation des instances sanitaires ». Qu’en est-il, par ailleurs, de la délivrance des ordonnances relatives à l’achat des médicaments ?
Selon notre interlocuteur : « Afin d’éviter tous les abus relatifs à l’usage excessif et le trafic des médicaments, la loi prévoit un document dématérialisé rédigé par un médecin ou un médecin dentiste dans le cadre de l’exercice de la télémédecine, déposé sur une plateforme sécurisée exprimant une décision médicale suite à l’examen du malade et qui comporte une prescription de médicaments, d'examens ou de soins. Elle doit comporter notamment l’identité du médecin ou du médecin dentiste, sa signature électronique, la date de l’examen et l’identité du patient. Il est important aussi de rappeler que la plateforme de télémédecine et le projet de coopération médicale doivent répondre aux exigences techniques de qualité et de sécurité requises et attendues (conformes et à jour avec les données de la science). La plateforme de télémédecine ne doit, en aucun cas, constituer un support publicitaire pour les produits de santé ou un moyen orientant les patients vers tout prestataire de services de santé, spécifiquement parlant. Les exigences techniques et les exigences de sécurité des moyens utilisés dans la réalisation des actes de télémédecine et de conservation des données biomédicales collectées sont fixées par arrêté conjoint des ministres de la Santé et des technologies de la communication ».
M.B.S.M.
Ligue 1 - 5e journée : Au Bardo, opération commando
Par Wahid Smaoui
Après la parenthèse mondialiste et dans le cadre du deuxième lot de cette reprise, deux prééminents derbies, ST-EST et USM-ESS, ambitionnent de sublimer le ronron habituel de notre compétition locale. Outre un aventureux déplacement cabiste à Ben Guerdane.
Et revoilà un antagonisme tunisois depuis toujours sujet aux commentaires les plus excentriques, ayant pris ces deux dernières saisons une dimension scabreuse au vu des épisodes litigieux à l’envi qui ont émaillé les duels entre les deux rivaux, entendons certains matchs du championnat mais surtout les finales de coupe de Tunisie et de supercoupe de l’exercice écoulé. Et dans tous les cas de figure, c’est le ST qui a vitupéré contre l’arbitrage, le plus souvent à raison comme le prouve le gel des activités de la plupart des hommes en noir incriminés. C’est donc sous le signe d’une revanche à prendre sur une déveine aux dards cabalistiques que les Beylicaux appréhendent cette «belligérance», alors que pour les Sang et Or, il s’agit de prouver que l’ascendant dont ils se prévalent fichtrement ne relève guère de la fortuité ou d’une quelconque perche sibyllinement tendue. Il faut avouer qu’ils en ont pour l’heure «les moyens» au vu d’un effectif libéralement fourni, relativement aux challenges nationaux, par rapport à une écurie stadiste désespérément éviscérée ces derniers temps, mais que l’aplomb, la crânerie et la vaillance peuvent transcender jusqu’aux tours de force les plus babyloniens.
Le carrousel du Sahel …
Tout aussi costaude s’annonce l’explication du Ben Jannet, elle aussi drapée dans son costard de derby avec tout ce que celui-ci peut charrier comme aiguillon de surpassement, sentiment de fierté et de gloire frisant parfois la gloriole et l’infatuation. Aussi bien pour l’USM que pour l’ESS, l’issue du match aura inexorablement d’horrifiants contrecoups, les Bleus en tant que maîtres de céans, un avantage à ne brader en aucune manière au risque d’essuyer le courroux d’un public de plus en plus impatient de voir ses favoris empiler les victoires. Car s’il est vrai que les Ribatiens sont, avec l’ESZ, l’EST et le ST, encore invaincus, ils n’ont moissonné qu’un seul succès jusqu’ici contre trois parités dont au moins deux seront irréductiblement pénalisantes, notamment lors du décompte final. C’est dire qu’une victoire, de surcroît dans l’un de nos derbies les plus épicés, les requinquera au plus haut point. La situation est encore plus effarouchante côté étoilé. Pointant à une miséreuse antépénultième place au classement, n’ayant engrangé son premier succès que lors de la dernière ronde, l’ESS risque un double préjudice en cas de nouveau mécompte, la sanction arithmétique en premier lieu mais surtout, le calvaire de devoir affronter un public désormais soupe au lait. Et c’est tout naturellement Lassaâd Dridi, décrié depuis l’exorde de la saison par un large pan des supporters, qui serait, sportivement parlant, voué aux gémonies et mis au pilori.
Piètrement accoutré de sa place de lanterne rouge, tenu de sillonner longitudinalement tout le pays, le CAB négocie un bien malcommode déplacement à Ben Guerdane. Avec dans leur gibecière seulement deux pitoyables points, encore en quête d’une première victoire, les Requins du Nord, lourdement sanctionnés suite à la balourde imbécillité commise par un goujat qui ne représente en rien le club, s’escrimeront à faire chatoyer de nouveau un honneur malgré eux galvaudé. Une aspiration avec laquelle les Sudistes ne sont nullement près de transiger, notamment dans leur 7 Mars fétiche.
W.S.














