La frappe israélienne contre le Qatar aux yeux des analystes tunisiens : Quand le monde bascule dans l'anarchie...!
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La frappe menée par Israël contre le Qatar traduit une volonté délibérée de l'entité sioniste et son allié américain de faire basculer le monde dans le chaos et l'anarchie. Peut-t-on toujours parler de respect de droit international et de souveraineté des nations ?
" Même les ‘’amis’’ ne sont pas épargnés et cette frappe contre le Qatar confirme ce constat. De quelle souveraineté et de quel droit international, parle-t-on alors? ", nous a confié avec beaucoup d'amertume Rabeh Mejri, que nous avons croisé hier matin dans un café de la place alors qu'il suivait les dernières informations sur la chaîne qatarie Al Jazeera.
Même le serveur du café s'est mêlé à la discussion en pointant du doigt les news, qui fustige "les indignations de la part des Arabes qui savent qu'ils ne valent plus rien sur la scène internationale ", a-t-il indiqué.
Justement, plusieurs explosions ont été entendues, mardi dernier, à Doha la capitale du Qatar, suivies de fumées s’élevant dans le ciel. Israël est à l’origine de ces frappes aériennes qui visaient des négociateurs du Hamas qui, selon le mouvement palestinien, "discutaient de la proposition du président Trump pour un cessez-le-feu à Gaza". Le Hamas affirme que ses membres ont survécu mais que l’attaque israélienne a fait 6 morts.
Selon les observateurs, ces frappes qui bousculent la diplomatie internationale montrent bien que rien ne peut plus arrêter l'entité sioniste, même ses alliés américains. En effet, les États-Unis, alliés du Qatar et d’Israël, ont critiqué les frappes israéliennes. Donald Trump a aussi fait part de sa grande contrariété. «Je ne suis pas ravi, je suis très mécontent », a déclaré le président américain, interrogé par des journalistes sur les frappes à Doha. Y a-t-il, alors, encore une chance de prémunir le monde de cette barbarie et de cette anarchie ?
Flou total...
Alors que l'entité sioniste est au-dessus de toutes les lois et affiche une nonchalance totale vis- à-vis le droit international, la paix dans le monde est plus que jamais menacée. A cet égard, Me Houssem Eddine Ben Atiya nous a déclaré : " Nous parlons là d'un Etat voyou qui bafoue tous les droits et les conventions internationales. D’ailleurs, le rapport Goldstone l'avait signalé depuis 2009 en confirmant que, géopolitiquement parlant, Israël est un État-voyou, Israël est un État hors-la-loi. Accusé de violer systématiquement le droit international, de commettre à l’égard des Palestiniens des crimes de guerre, voire un crime contre l’humanité. Israël n’est plus une politique que l’on condamne, un gouvernement que l’on dénonce, c’est un État qui est mis en cause, dont le fonctionnement orienté vers la violence tous azimuts est celui d’un Golem que rien ne laissait prévoir. Israël est pour l’humanité une illégitime offense ". Et d'ajouter : " N’oubliez pas que le Qatar abrite la plus importante base américaine. Et même si c’est la première fois que Tel-Aviv mène un raid aérien contre un pays du Golfe, le statut d’«allié majeur non membre de l'OTAN» n'a pas suffi pour épargner le Qatar de la barbarie de cet Etat voyou ".
M.B.S.M.
Riadh Ben Jeddou (Entraîneur et analyste sportif) : «L’équipe nationale prouve sa valeur, la prochaine étape exige une amélioration du rendement»
Par Hattab FEZAÏ
Après la qualification de la Tunisie à la Coupe du monde 2026 pour la septième fois de son histoire, suite à sa victoire contre la Guinée équatoriale grâce au but de Mohamed Ali Ben Romdhane dans le temps additionnel.
‘’Le Quotidien’’ a interviewé l’entraîneur et analyste sportif Riadh Ben Jeddou, titulaire du diplôme international d’entraîneur, pour parler de la performance de l’équipe nationale face à la Guinée équatoriale et du reste du parcours sportif.
Il a indiqué que l’entraîneur Sami Trabelsi avait choisi de commencer avec pratiquement la même formation afin de préserver la solidité de la défense et du gardien de but, avec seulement deux changements : la sortie de Laayouni, qui n’avait pas apporté une grande contribution lors du match contre le Liberia, remplacé par un joueur plus dynamique, tandis que Mohamed Ali Ben Romdhane a été remplacé par Aïssa Laïdouni afin de remporter la bataille du milieu face à une équipe physiquement puissante et tactiquement bien organisée.
L’entraîneur Riadh Ben Jeddou a ajouté que le match avait été difficile, marqué par un excès d’engagement physique qui a coûté cinq avertissements à l’équipe tunisienne, en précisant que la Guinée équatoriale n’est pas un adversaire facile : c’est une sélection respectable qui n’a perdu qu’un seul match dans ces qualifications et qui avait auparavant récolté six précieux points contre des équipes fortes, ce qui lui a permis d’occuper la quatrième place, un peu éloignée de la compétition pour une place qualificative.
Rencontre équilibrée
Ben Jeddou a souligné que la rencontre était pratiquement équilibrée entre les deux équipes, l’équipe tunisienne ayant affronté un adversaire organisé et combatif, en plus des facteurs naturels qui ont compliqué la tâche, tels que la chaleur élevée, l’humidité importante et les fortes pluies qui ont rendu la pelouse lourde et glissante, limitant ainsi les capacités de l’équipe nationale en première mi-temps.
Il a indiqué que la seconde période avait été marquée par des changements tactiques de la part de l’entraîneur national, comme lors du match contre le Liberia, en essayant de dynamiser l’attaque par l’entrée de certains joueurs tels que Naïm Sliti et Elias Saad. Cependant, l’équipe adverse a réussi à imposer sa domination sur le milieu du terrain, ce qui a poussé le sélectionneur à faire entrer Mohamed Ali Ben Romdhane à la place de Ferjani Sassi, qui avait fourni un grand effort mais ne pouvait plus continuer sur le même rythme.
Ben Jeddou a expliqué que ces changements visaient à alléger la pression et à rétablir l’équilibre, avec l’incorporation de Firas Chaouat pour renforcer le front offensif et exercer une pression sur la défense adverse afin de l’empêcher d’avancer librement, puis le remplacement d’Al Achaouri dans une tentative d’arracher un but dans les dernières minutes.
Il a précisé que le but décisif était venu grâce à un grand effort individuel de Firas Chaouat, qui a profité du déséquilibre de l’adversaire, en subtilisant le ballon et grâce à un sprint il a réussi à fixer le gardien puis il l’a transmis à son coéquipier Mohamed Ali Ben Romdhane, démarqué, lqui a inscrit le but de la victoire dans le temps additionnel, un but qui vaut son pesant d’or puisqu’il a offert à la Tunisie son billet pour la Coupe du monde 2026.
H.F.
Editorial : La priorité nationale numéro un - Par Hassan GHEDIRI
Le développement de l’agriculture n’est pas uniquement un moyen pour atteindre l’autosuffisance et assurer la sécurité alimentaire. Il constitue aussi un des facteurs fondamentaux du progrès et de la stabilité économique et du bien-être de paix sociale. Assurer une offre abondante et stable de produits agricoles contribue à la maitrise des coûts de tous les acteurs composant la chaine de production, de transport et de stockage et permet à tous les citoyens, surtout les plus vulnérables, d’avoir accès à des aliments nutritifs, de bonne qualité et à des prix a assez abordables. Le développement d’une agriculture diversifiée permet de se libérer de la soumission aux influences étrangères qui est aujourd’hui de plus en plus exercée par le biais de l’aide alimentaire, des accords commerciaux déséquilibrés favorisant les intérêts des grandes puissances en plus de la domination exercée par la dépendance technologique. Produire localement et en quantités suffisamment abondantes tout ce dont la population a besoin pour sa nutrition consolide donc l’indépendance et la souveraineté du pays et renforce sa résilience face à toutes les formes de pression extérieure.
Malheureusement, aujourd’hui, cela n’est point le cas pour notre pays. L’agriculture nationale est loin d’être le secteur qui assure l’autosuffisance et garantit un approvisionnement stable et régulier du marché et un accès facile et abordable aux nutriments essentiels à tous les citoyens. Sans pour autant tenter de faire une interprétation extravagante, nous estimons que beaucoup de chiffres publiés à la fin de la semaine dernière par l’Institut national de la statistique (INS) confirme ce constat peu reluisant de l’agriculture tunisienne. Il est peut-être universellement admis que les chiffres ne mentent pas. Mais la vérité oblige de dire que parfois (souvent ?), les chiffres trompent. Dans la foulée des publications sur l’évolution des principaux indicateurs économiques et sociaux, l’autorité de la statistique publique a dévoilé la dernière mise à jour des taux relatifs à l’indice des prix à la consommation du mois d’août 2025. Si dans l’absolu la tendance laisse paraitre un nouveau recul de l’inflation qui a poursuivi sa très lente dégringolade enclenchée depuis un an pour se situer à 5,2% le mois dernier contre 7% en juillet 2024, les ménages tunisiens continuent toujours à souffrir pour joindre les deux bouts. Et pour cause : les prix de l’alimentation, essentiellement des produits agricoles qui continuent à grimper. Il s’est avéré, en fait, que sur un an, c’est-à-dire entre août 2024 et 2025, les fruits et légumes, la viande et les poissons ont vu leur prix bondir à des taux allant de 10 à plus de 20%. De manière générale et toujours selon les chiffres de l’INS, le panier composé essentiellement de produits agricoles frais, les prix augmentent plus vite que l’inflation. Et qui dit des produits agricoles qui coûtent plus cher, dit beaucoup de ménages incapables de se subvenir aisément à leur alimentation et qui voient en même temps leur pouvoir d’achat se détériorer davantage. Pour revenir à notre problématique de départ, si l’inflation ne fléchit pas et pèse de plus en plus lourdement dans le panier des denrées agricoles, c’est parce qu’au tout début, il y a une agriculture qui souffre. Et pour récapituler, disons que parce que l’Etat tarde à accorder l’intérêt que mérite un secteur stratégique et plus que vital qu’est l’agriculture, l’on ne pouvait récolter que l’insécurité alimentaire, avec en toile de fond une dépendance accrue aux marchés extérieurs et une souveraineté presque effacée, et à une plus petite échelle un achat écrasé des ménages par la flambée des prix agricoles, un fossé qui se creuse davantage entre les pauvres et les plus aisés, qui amplifie les injustices et nourrit une grogne sociale qui couve, le tout derrière des montagnes d’incertitude et d’inquiétude qui pèsent sur les épaules de tout le monde. Pour dire que pour détruire les inégalités, cimenter la paix sociale, bâtir et consolider la souveraineté, il faut faire de l’agriculture la priorité nationale numéro un.
H.G.
« La voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania en avant-première
Après avoir secoué la Mostra de Venise, remportant le Lion d’argent, « La voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania sera demain projeté, en avant-première tunisienne. Cette projection- presse précède la sortie nationale du film, prévue le 17 de ce mois.
Candidat de la Tunisie aux Oscars, le film retrace l’histoire de Hind Rajab, une fillette de six ans tuée le 29 janvier 2024 à Gaza avec plusieurs membres de sa famille à bord d’une voiture, alors qu’elle tentait de fuir les bombardements israéliens. Son histoire avait fait le tour du monde en raison de la diffusion des enregistrements audios déchirants de Hind Rajab appelant les secours. Le film raconte cette tragédie du point de vue des opérateurs du Croissant rouge palestinien qui étaient en ligne avec la petite fille durant le bombardement au cours duquel elle a perdu la vie. Le film est à découvrir à partir de 17 septembre dans les salles de cinéma tunisiennes.
JCC 2025 : Ouverture de la section « Cinéma du Monde »
Le comité d’organisation de la 36ème édition s Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) a annoncé l’ouverture des inscriptions pour la section « Cinéma du Monde » jusqu’au 10 octobre 2025.
Les films doivent être inscrits sur le site du festival en cliquant sur le lien suivant : https://inscription.jcctunisie.org
La section parallèle « Cinéma du Monde » est ouverte aux longs et courts- métrages quels que soient leurs origines ou leurs genres (fiction, animation, documentaire).
Il est à rappeler que l’appel à candidatures pour participer à la Compétition officielle des longs métrages est ouvert jusqu’au 15 septembre courant.
Les inscriptions de la compétition officielle des courts métrages ainsi qu’à la section “Ciné Promesse », dédiée aux écoles du cinéma du monde entier, se poursuivront jusqu’au 30 du mois.
La Compétition officielle des JCC est exclusivement ouverte aux films arabes et africains.
La 36ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) se déroulera du 13 au 20 décembre 2025.
Centre culturel international de Hammamet : L’artiste américain Fedele Spadafora exposition ses réflexions artistiques sur la ville et ses ambiances
La Galerie des Arts de Dar Sebastian, au sein du Centre Culturel International de Hammamet, accueillera du 14 au 28 septembre l’exposition de l’artiste américain Fidèle Spadafora, basé à New York. Artiste réaliste, Spadafora se distingue par une palette sobre et nuancée, mettant en scène des personnes et des lieux réels. Il a déjà exposé en Tunisie, témoignant de son vif intérêt pour la culture et la scène artistique d’Afrique du Nord.
Intitulée « Les Réflexions de Fidèle Spadafora », cette exposition est le fruit d’une résidence artistique estivale à Hammamet. Durant ce séjour, l’artiste a poursuivi sa quête créative, capturant la lumière tunisienne qui illumine les visages et imprègne les lieux d’une aura particulière. Cette exposition retrace ainsi le parcours d’un artiste international, guidé par la lumière, traduisant ses impressions du monde à travers ses pinceaux.
Le vernissage, marquant le lancement de la nouvelle saison artistique du Centre Culturel International de Hammamet, aura lieu le 14 septembre à partir de 16h00.
Le Festival international du Sahara de Douz : rendez-vous du 25 au 28 décembre 2025
La 57ème édition du Festival International du Sahara de Douz se tiendra du 25 au 28 décembre 2025, a annoncé l’Association du Festival basée dans le gouvernorat de Kébili.
Ce festival, l’un des plus anciens de Tunisie, célèbre la culture saharienne et le mode de vie nomade, reflétant la spécificité et la richesse patrimoniale de la région.
Au programme de cette édition figurent des expositions économiques et commerciales, des séminaires, des démonstrations de courses de chevaux, ainsi que des spectacles folkloriques retraçant l’histoire du Sahara tunisien.
Des artistes tunisiens et internationaux seront présents pour animer des concerts et des représentations, tandis que des activités ludiques et culturelles seront spécialement conçues pour les enfants et les familles, afin d’offrir une expérience immersive et intergénérationnelle.
Lancement de la 2ème édition du concours « Villes de poèmes » par l’ICESCO
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) vient de lancer la 2ème édition du concours « Villes de poèmes », consacré cette année à Samarcande, en République d’Ouzbékistan, à l’occasion de sa célébration en tant que capitale de la culture dans le monde islamique au titre de 2025.
Lancé chaque année à l’occasion de l’annonce des capitales de la culture dans le monde islamique, ce concours vise à raviver et promouvoir la relation entre la poésie et le lieu, une relation ancestrale qui a inspiré plusieurs poèmes mémorables de la poésie arabe et humaine. Il vise également à documenter les aspects poétiques et esthétiques de l’histoire et de la géographie des villes, et à honorer par la poésie les symboles et civilisations ayant marqué les capitales de la culture dans le monde islamique.
Les candidatures, soumises en arabe ou en ouzbek, seront reçues du vendredi 1er août au mercredi 31 décembre 2025. Un comité spécialisé, composé de représentants de l’ICESCO et d’illustres poètes, évaluera ensuite les poèmes participants et désignera trois lauréats : le premier d’entre eux recevra 3 000 dollars américains, le deuxième 2 000 dollars et le troisième 1 000 dollars, ainsi qu’un certificat de reconnaissance. L’ICESCO publiera également un recueil des poèmes primés et distingués ayant participé audit concours.
Pour être éligibles au Prix, les candidats doivent remplir les conditions suivantes :
- Le poème arabe doit respecter la métrique arabe (libre ou rimée), tandis que le poème ouzbek doit satisfaire aux exigences métriques et esthétiques de la poésie du pays.
- Le poème doit s’inspirer des valeurs, de l’esthétique, de l’histoire, de la géographie et du génie du lieu, ainsi que de la biographie de la ville objet du poème (Samarcande).
- Le poème ne doit pas dépasser trente vers ou lignes poétiques.
L’ICESCO invite l’ensemble des poètes des pays islamiques, tous âges confondus, à participer à ce concours via le lien suivant : https://icesco.org/fr/concours-des-villes-de-poesie/
BRICS+ Fashion Summit à Moscou : Anis Montacer, digne ambassadeur de la mode tunisienne
Anis Montacer, fondateur de la Tunis Fashion Week, a représenté la Tunisie au prestigieux sommet international de la mode, le BRICS+ Fashion Summit, qui s’est tenu à Moscou du 28 au 30 août 2025.
Réunissant des membres d’associations de mode, des entreprises textiles, des experts, des créateurs et des acheteurs de plus de 100 pays, cet événement a constitué une plateforme internationale majeure favorisant les échanges, les partenariats et la réflexion sur l’avenir de l’industrie mondiale de la mode.
L’édition 2025 du sommet a mis en lumière les industries émergentes et le développement rapide du secteur de la mode à Moscou, qui s’impose aujourd’hui comme une nouvelle capitale mondiale de la mode.
De la Chine au Brésil, en passant par la Tunisie, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, l’Inde et l’Italie, le BRICS+ Fashion Summit a permis d'établir des collaborations significatives entre créateurs et institutions de mode, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles perspectives de croissance et de coopération internationale.
Le programme du sommet a abordé des thématiques stratégiques telles que la création durable, l’innovation, la formation professionnelle, l’expansion des échanges commerciaux et les défis auxquels font face les pays du BRICS+ dans un contexte de mondialisation élargie.
Des créateurs russes ainsi que des marques venues de 10 pays, dont le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Espagne et l’Afrique du Sud, ont été mis à l’honneur. Cette diversité a donné naissance à une nouvelle communauté de la mode, résolument multiculturelle, au cœur même de la Russie.
Dans ce cadre, Anis Montacer a partagé son expertise, sa vision et ses propositions pour le développement du secteur de la mode en Tunisie et dans les pays arabes. A ce propos, il a rappelé l’importance d’être présent à ce grand rendez-vous : « J’ai été honoré de représenter la Tunisie au BRICS+ Fashion Summit. Ce sommet a confirmé que la mode est un langage universel, reliant les peuples, les cultures et les continents. »
Il a insisté sur le rôle stratégique que peut jouer la Tunisie, forte de son héritage textile et artisanal, en positionnant l’esthétique nord-africaine comme moderne, innovante et pertinente à l’échelle mondiale :
« La Tunis Fashion Week, tout comme Sea Design Lab, œuvre à donner une visibilité internationale à nos créateurs et à bâtir des passerelles durables entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde. »
Selon lui, la mode africaine n’est pas une tendance passagère, mais bien une révolution silencieuse, fondée sur l’humain, la planète et la culture :
« Le défi n’est pas d’imiter les standards occidentaux, mais de les réinventer à travers nos récits et nos savoir-faire. »
La météo de ce jeudi 11 septembre : ciel moins menaçant, températures stationnaires
Le temps, jeudi 10 septembre 2025, sera marqué par des passages nuageux sur la plupart des régions, parfois abondants sur les zones côtières avec des pluies éparses.
Le vent soufflera du secteur nord sur le nord et le centre, et du secteur est sur le sud, fort près des côtes orientales et dans le sud, faible à modéré ailleurs.
La mer sera agitée au nord et très agitée sur les côtes orientales.
Les températures maximales varieront entre 25 et 30 °C sur le nord et les hauteurs, entre 31 et 35 °C sur le reste des régions, atteignant localement 37 °C dans le sud.
Corruption financière : Korchid et Ben Sedrine devant la Chambre criminelle
La Chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière à la Cour d’appel de Tunis a décidé de renvoyer Sihem Ben Sedrine et Mabrouk Korchid devant la Chambre criminelle des affaires de corruption financière.
Ces renvois concernent deux dossiers liés aux activités de l’Instance Vérité et Dignité. La première affaire porte sur un compromis avec le Tunisien résidant en France, Abdelmajid Bouden, dans le cadre du dossier de la Banque franco-tunisienne. Dans cette affaire, Abdelmajid Bouden a été placé sous mandat de dépôt en attendant la poursuite de l’instruction.
La deuxième affaire concerne le compromis conclu avec Slim Chiboub, avec refus de libération.
D’après le ministère de l'Intérieur: L'attaque sur le bateau Alma est préméditée
Le ministère de l'Intérieur a annoncé, dans un communiqué, que l'attaque qui a ciblé, hier soir, le bateau "Alma" accosté au Port de Sidi Bousaïd, est un acte prémédité.
Le département a souligné qu'il mène les investigations nécessaires pour que l'opinion publique tunisienne et mondiale soit informée de ceux qui ont planifié et exécuté cette agression et de leurs complices.
Rappelons que d'après des témoignages et des vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux, le bateau "Alma" battant pavillon britannique, aurait été attaqué par un drone.
Industries manufacturières en 2025 : Reprise fragile mais prometteuse…
Par Hassan GHEDIRI
Pendant plusieurs années, l’investissement dans les manufacturières tunisiennes a évolué en dents de scie, traduisant un climat d’incertitude persistant.
Au mois de mai dernier, l’Institut national de la statistique (INS) a mené une enquête d’opinion auprès des chefs d’entreprises privées opérant dans les industries manufacturières. Le sondage qui a touché un peu plus de 1000 industriels a permis de dégager des résultats porteurs d’espoir. Les six premiers mois de 2025 semblent avoir été marqués par un certain frémissement dans la dynamique des investissements qui consolide la tendance observée à la fin de 2024. Ainsi, selon les résultats de l’enquête de l’INS, le « solde d’opinion » s’est établi à +13% au premier semestre avec des perspectives davantage prometteuses pour le second semestre qui affichent un bond attendu à +18%. Il est important de préciser que le « solde d’opinion » est la valeur statistique correspondant à la différence entre le pourcentage d’entrepreneurs qui déclarent une hausse de leurs investissements et ceux qui, en revanche, annoncent un recul. Un solde positif reflète donc un contexte économique favorable contrairement à un solde négatif qui témoigne de l’incertitude et la méfiance. Ainsi, les enquêtes de l’INS dessinent un climat d’optimisme parce que la majorité des chefs d’entreprise interviewés évoquent une dynamique concrète dans leurs branches d’activités.
Depuis le début de l’année en cours, et toujours d’après le sondage de l’INS, les industries mécaniques et électriques, constituant les plus grandes branches de l’industrie manufacturière en Tunisie, affichent une progression notable et montrent des signes de croissance très encourageants pour le reste de l’année, et ce, grâce aux investissements dans la modernisation et à une demande internationale en hausse, constate l’INS dans un bulletin rendu public cette semaine. De même, les industries chimiques bénéficient de nouvelles opportunités, notamment liées à l’export et à l’évolution des besoins dans les marchés étrangers.
Frémissement
Les résultats de l’enquête viennent, en effet, confirmer l’évolution en dents de scie qui caractérise le progrès de l’investissement dans les industries manufacturières en Tunisie au cours des cinq dernières années. C’est par exemple ce qui se dégage de l’enquête menée en 2021 lorsque le solde d’opinion avait atteint +16% au premier semestre avant de s’effondrer rapidement pour se situer à +5% au début de 2022 pour ensuite s’étrangler davantage au premier semestre de 2023 quand le solde est tombé à +1%. Puis, en 2024, les enquêtes de l’INS ont fait ressortir un frémissement dans les industries manufacturières en Tunisie avec des investissements qui commencent à prendre du poil à la bête se reflétant à travers l’opinion des industriels qui ont fait montre d’un optimisme remarquable et un engagement à investir mesurés par un solde d’opinion qui a atteint +17% à la fin de l’année passée.
La reprise de la dynamique industrielle reste cependant contrastée avec notamment des industries textiles-habillement et du cuir qui n’arrivent toujours pas à s’inscrire dans une dynamique de relance à cause du manque de compétitivité et de la grande concurrence internationale surtout des produits asiatiques. Quant aux industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre, elles montrent par contre une certaine résilience, même si leurs perspectives pour la fin de l’année restent incertaines. Pour dire que la reprise est réelle, mais elle ne profite pas à tous les acteurs du tissu industriel tunisien. Si cette nouvelle enquête de l’INS témoigne d’un regain de confiance, elle rappelle également que l’optimisme affiché demeure fragile. Certains experts pensent d’ailleurs que l’embellie affichée par cette enquête n’a pas de lendemain en l’absence de réformes administratives, fiscales indispensables en plus d’un véritable engagement de l’Etat à investir dans la modernisation des infrastructures.
H.G.
Gabès: Trente habitants victimes d'émissions de gaz toxiques !
Dans un communiqué rendu public ce mercredi, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a indiqué qu'environ trente habitants de la délégation de Ghannouch (gouvernorat de Gabès) ont été victimes, mardi 9 septembre 2025 au soir, de difficultés respiratoires provoquées par des émissions de gaz toxiques dans la zone industrielle.
Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a dénoncé la répétition de ce type d’accidents et pointé la responsabilité des autorités.
A noter que les habitants de Ghannouch, Chatt Essalem et Bouchemma avaient déjà alertés, au mois d’août dernier, sur des fuites massives de gaz étouffants dans la même zone. "Cet épisode s’inscrit dans une longue série de violations environnementales liées à l’activité polluante du Groupe chimique tunisien", déplore le FTDES.
Incendie à bord d'une embarcation de la flottille " Al Soumoud " : Criminel ou pas, les participants continueront leur chemin vers Gaza...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Même si les autorités sécuritaires ont confirmé qu'il s'agit d'un incendie, l'opinion publique demeure divisée quant à l'incident survenu mardi dernier au port de Sidi Bou Said à bord de la flottille participant à la caravane Soumoud. Que cache toutefois cet incident au niveau politique ?
L'histoire proche nous apprend que la Tunisie a été toujours la cible des sionistes. L'attaque aérienne ayant visé an1985 la localité de Hammam Chott ou encore l'assasinat de Abou Iyed en 1988 dans la ville balnéaire de Sidi Bou Said et plus récemment l'assassinat de l'ingénieur Mohamed Zouari dans sa ville de Sfax témoignent de la rancœur et de la haine que porte l'Etat hébreu à l'égard de la Tunisie qui a toujours soutenu la Cause palestinienne.
Alors lorsqu'un un incident comme celui survenu mardi dernier à bord d'une flottille accostée au port de Sidi Bou Said et participant à la caravane Soumoud en route pour casser le blocus criminel contre la Bande de Gaza arrive, les soupçons se dirigent tout naturellement vers l'entité sioniste. Une entité qui se représente en tant qu’un régime des plus sanguinaires des temps modernes.
En effet, l'activiste Rached Mathlouthi confirme ce constat en nous indiquant : " En tant que Tunisien, j'ai confiance en les autorités sécuritaires qui ont conclu dans leur enquête qu'il s'agit d'un incendie. Malheureusement, certaines parties préfèrent la spéculation en émettant des doutes sur tout. L'objectif est clair, à savoir discréditer les autorités. Cela étant, le message est clair... Ni, en effet, les participants à la caravane Soumoud et encore moins le peuple tunisien ne peuvent être intimidés par les menaces sionistes et ces interprétations fantaisistes de certaines voix qui se veulent la voix du diable".
En effet, le ministère de l'Intérieur a annoncé que, contrairement aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux, ce bateau n'a pas été attaqué par un drone et que l'incendie n'a pas causé de dégâts matériels importants ni de blessures. Vrai ou faux, quel est l'impact d'un tel incident sur cet élan de solidarité exprimé par la terre entière envers les Palestiniens ?
Faire taire tout le monde...
Pour tous les observateurs, il est clair que les sionistes cherchent aujourd'hui à faire taire toutes les voix libres, " les assasinats perpétrés contre les journalistes opérant dans la Bande de Gaza confirment ce constat", nous dira l'activiste Rached Mathlouthi. Et d'ajouter : "Même la très controversée organisation Humain Right Watch le confirme: les autorités israéliennes sont responsables du crime contre l’humanité d’extermination, et d’actes de génocide. La ligne de conduite des autorités israéliennes, ainsi que certaines déclarations suggérant que des responsables israéliens souhaitaient détruire les Palestiniens de Gaza pourraient constituer le crime de génocide. Alors pour cacher leurs crimes, les sionistes s'en prennent aux activistes et aux journalistes en les ciblant directement ".
De son côté, l'universitaire Jamel Eddine Heni estime : " Il faut savoir que jamais l'entité sioniste n'a visé ces caravanes de solidarité avec les Palestiniens de Gaza en dehors de ses eaux territoriales. Alors, il s'avère que les sionistes ont attaqué la flottille " Family ", c'est à l'aide de traîtres locaux qui agissent toujours sans qu'ils ne soient gênés ".
Pour notre universitaire, il est clair que même certains pays arabes sont contre cette position tunisienne en faveur de la Cause palestinienne, " Il est de leur intérêt d'étouffer dans l'œuf ce genre d'initiatives ", estime-t-il.
" La Palestine n'a pas connu un tel silence depuis les années de la Nakba (la catastrophe, la création de l'État d'Israël en 1948). Nous vivons une nouvelle Nakba mais avec le consentement des Arabes". Les mots sont durs. Le constat, sans appel de Marwan, journaliste en Cisjordanie occupée, dans une déclaration donnée à France 24. Le silence des pays arabes est de plus en plus assourdissant. "Au niveau politique, ils ne soutiennent pas l'application des résolutions internationales, ni même les résolutions prises lors des sommets arabes. Pour eux, la cause palestinienne n'est plus qu’un slogan".
M.B.S.M.
















