En marge de Tunisie-Libéria (3-0) : Comme dans du beurre…
Par Wahid SMAOUI
C’est presque les doigts dans le nez que le Onze national a mis au pas un Libéria plus ratatiné que présagé. A la clé, une large victoire qui fait du Mondial tripartite, Canada-Mexique-USA- une factualité de plus en plus avérée.
Sans aller jusqu’à faire le difficile, il y a lieu de rappeler que le parachèvement de toute entreprise est conditionné par l’évidente loi de la relativité. C’est dire qu’il n’y a sincèrement rien d’exultant à louanger ce résultat et à le couvrir de fleurs tellement ces «Lone Stars» étaient loin d’honorer le talent d’un certain George Weah, comme si le vainqueur du Ballon d’or 1995, avait vu par accident le jour dans un pays pour lequel le foot ne vaudrait pas un clou. En termes comptables cependant, et nonobstant la valeur intrinsèque de l’antagoniste et partant, celle de tous nos rivaux de poule, ce succès devrait autoriser les Aigles de Carthage à appareiller pour le Nouveau Monde et à se préparer à la grande traversée de l’Atlantique.
De fil en aiguille…
Pour en revenir au match proprement dit, il a donné à voir un envers et un revers, une ambivalence loin d’être drastique, souplement accommodante orchestrée par le gondolier technique de la sélection, Sami Trabelsi. Fidèle à son conservatisme bien trempé, il a aligné un onze de départ assimilable au noyau dur de l’équipe quand bien même il n’aurait pas comporté certains noms d’habitude «intouchables», à l’instar de Ali Abdi, indisponible pour blessure, et Yacine Meriah, aux services de qui il a eu la perspicacité de ne pas recourir, au vu du récent retour à la compétition du joueur après une année sabbatique, s’étant ainsi subtilement soustrait aux invectives des impitoyables glossateurs sportifs. Cela dit, on croyait que le but précoce marqué par Mastouri, suite à une gracieuseté d’un défenseur libérien, allait libérer les Tunisiens et leur permettre d’en mettre plein la vue. Il est communément admis que pour ce faire, il faut avoir la maîtrise du ballon pour imposer son style de jeu, outre un pressing constant une fois la balle chez l’adversaire, une donne qui s’est vérifiée lors des 10’ initiales et qui a généré la fameuse gratification en question. Puis, plus rien, en dehors d’infructueuses longues transversales et l’impression de voir à l’œuvre une équipe unijambiste, pratiquement seul le flanc gauche, animé par la paire Ben Ouanes-Achouri, ayant plus ou moins carburé, malgré un excellent Yann Valéry qui s’est démené quasiment seul tout le long du couloir droit, Ben Romdhane, censé apporter une contribution agissante dans cette partie du terrain ayant paru bien mollasson.
Ismaël Gharbi, la trouvaille ad hoc ?
A la reprise, le sélectionneur national honorera en grande partie l’apophtegme selon lequel «la seconde mi-temps est celle des entraîneurs». Visiblement fort des enseignements des 45 premières minutes, il gèrera la suite du match pied à pied. C’est ainsi qu’il commencera par injecter à la 53’ le duo Sliti-Gharbi à la place tout naturellement de Ben Romdhane et Laâyouni, l’un plus souffreteux que l’autre. Et si Sliti est un vétéran du bataillon, le natif de Paris, le néo-Augsbourgeois, Ismaël Gharbi, en était à son baptême du feu. Et pour un coup d’essai, ce fut un coup de force, ce milieu offensif, au gabarit ne payant pourtant pas de mine et dont l’entente avec le sociétaire du leader actuel de la «Qatar Stars League», Al-Shamal Sports Club, semblait couler de source, impulsera au jeu des Tunisiens la fluidité, la créativité et le tranchant qui lui faisaient cruellement défaut. Il eut pour ainsi dire, en un rien de temps, un rôle moteur, métamorphosant du coup la physionomie du match. Poursuivant pas à pas sa gestion du match, sur fond de remplacements deux par deux, option qui a le mérite de ne pas tronçonner le cours du jeu, Trabelsi incorporera conjointement le nouveau compère de Gharbi à Augsbourg, Elias Saâd, ainsi que Chaouat à la place de Achouri et Mastouri et ce, à la 82’. A son tour, le natif de Hambourg, l’animateur du couloir interne gauche, marquera de précieux points en conférant à sa zone de prédilection un surcroît de pugnacité et comme capiteuse touche finale, il fêtera avec beaucoup d’apparat sa quatrième sélection pat un but de toute beauté sur coup franc direct. Pour faire bref, Sami Trabelsi, devra-t-il «vingt fois sur le métier remettre son ouvrage, le polir sans cesse et le repolir» ? A la lumière de la copie rendue en seconde période, il n’aura sûrement pas de quoi se mettre en quatre, pouvant parfaitement capitaliser sur le rendement exhibé après les remaniements porteurs qu’il a opérés. Même si chaque match a sa vérité propre et que «tout étant égal par ailleurs», on peut certifier que les contours du Onze national, dans son armature et sa contexture à tout le moins, commencent, patemment, à se dessiner.
W.S.
Transfert d’Oussama Cherimi : Le CA saisit la FIFA pour « libérer » son nouveau joueur !
L’Union libyenne de football a refusé d’envoyer la licence internationale de transfert du joueur du Club Africain, Oussama Cherimi, à la Fédération tunisienne de football.
Le Club de Bab Jedid avait sollicité cette licence, à travers la FTF, à plus de cinq reprises, mais toutes les demandes ont été rejetées par l’Union libyenne, à la demande du club libyen Al-Souihili.
Face à cette situation, le Club Africain a saisi la FIFA, qui devrait intervenir, en début de semaine, pour délivrer la licence internationale de transfert du joueur, conformément à la légalité de son contrat signé avec le club tunisien.
Eliminatoires du Mondial 2026 : La Tunisie à une victoire de la qualification
Après avoir consolidé leur place de leader de leur groupe avec 19 points suite à la belle victoire face au Liberia, les Aigles de Carthage se sont rapprochés davantage de la qualification au Mondial 2026 puisque la Namibie, le premier poursuivant des poulains de Sami Trabelsi, vient d’être battue chez elle, aujourd’hui vendredi, par le Malawi (1-2).
L’écart est, à présent, de sept points et il suffit aux Tunisiens de réaliser une seule victoire lors des trois derniers matches à disputer pour s’assurer de la première place et de la qualification directe.
K.Z.
A la Maison des arts du Belvédère : « Big Moments » sous le signe de la communion
La Maison des Arts du Belvédère – CNAV, en collaboration avec l’association Art Cot propose l’exposition collective « Big Moments » (Grands Moments), ouverte au public jusqu’au 20 septembre 2025. Le vernissage aura lieu demain, le 6 septembre.
Cet événement marque le coup d’envoi de la rentrée culturelle et plus précisément artistique, après une saison 2024/2025 particulièrement dynamique dans le domaine des arts plastiques. La Maison des Arts du Belvédère qui a organisé de nombreuses importantes expositions tantôt rendant hommage à des figures emblématiques de la scène plastique tunisienne et tantôt promouvant des expériences marquantes invite cette fois-ci le grand public à découvrir une importante sélection d’œuvres de 27 artistes tunisiens, issus de différentes générations, parmi lesquels figurent des noms reconnus tels que Samir Makhlouf, Feryel Lakdhar, Emna Gargouri Larguèche, Mongi Maatoug, Asma M’naouar, Emna Masmoudi, Nadia Zouari, Walid Zouari, Islem Bel Hadj Rhouma, Sami Ben Ameur, Neïla Ben Ayed et Baker Ben Frej.
I.A.
La fièvre du Nil occidental de retour en Tunisie : Première conséquence de la bataille perdue contre les moustiques …
Par Hassan GHEDIRI
Les cas d’infection déclarés accentuent les inquiétudes autour de la diffusion de ce virus transmis par les moustiques et capable de provoquer des formes très graves.
Un nouveau cas autochtone de FNO a été confirmé début septembre 2025 dans le gouvernorat de Zaghouan, au nord-est de Tunis. Il s’agit du deuxième cas autochtone dans cette région après celui diagnostiqué en août, qui s’était soldé par le décès d’une personne âgée hospitalisée à El Fahs. Le terme autochtone signifie que l’infection a été contractée localement, en Tunisie, et non importée d’un autre pays. Ces nouveaux cas accentuent les inquiétudes autour de la diffusion de ce virus transmis par les moustiques capable de provoquer des formes sévères nécessitant des soins intensifs
La fièvre du Nil occidental n’est pas une nouveauté en Tunisie. En 2018, les autorités de santé ont recensé environ 130 cas, dont plusieurs autochtones. Des travaux scientifiques indiquent que des épidémies ont eu lieu entre 1997, 2003 et 2012, en Tunisie, avec des formes graves comme des méningoencéphalites. Plus récemment, une étude de 2023 souligne toutefois que la surveillance de ce virus en Tunisie est limitée aux cas humains, sans un véritable suivi structuré des moustiques ou des animaux réservoirs, malgré des preuves de circulation chez les oiseaux et certains mammifères.
Le climat pointé du doigt
Depuis le début de l’année, les experts constatent une propagation inquiétante du virus en Europe. Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), à la mi-août, 335 cas humains autochtones ont été recensés dans huit pays européens, dont 19 décès. L’Italie est particulièrement touchée par cette recrudescence (274 cas), suivie de la Grèce (35), la France (7), la Roumanie (6), la Hongrie (2), la Bulgarie (1) et l’Espagne (1). Cette dynamique illustre une tendance à la hausse depuis quelques années que beaucoup d’experts attribuent à la hausse des températures qui fait prolonger anormalement les saisons de l’été qui, de plus en plus humides, offrent les conditions idéales à la prolifération des moustiques vecteurs, surtout de l’espèce la plus répandue appelée Culex également très présente en Tunisie. Une étude récente sur l’Europe modélise justement comment la température, la pluie et la migration des oiseaux facilitent cette diffusion à l’aide des moustiques. De l’autre côté de la Méditerranée, de plus en plus de cas tendent à être identifiés dans des zones auparavant jugées à faible risque, comme par exemple la Grande-Bretagne où le virus de la fièvre du Nil occidental a été détecté chez des moustiques pour la première fois cette année suscitant de grandes inquiétudes sur la capacité du virus à s’adapter à de nouveaux environnements.
La récente apparition du virus en Tunisie vient ainsi soulever plusieurs défis qui concernent la prévention et la protection des personnes particulièrement vulnérables et très exposés aux formes graves de la maladie. Les spécialistes soulignent également deux grandes défaillances qui concernent l’insuffisance de la surveillance entomologique et animale et les difficultés rencontrées par les autorités sanitaires à contenir la prolifération des moustiques devenue un véritable problème d’hygiène et de santé publique dans la plupart des régions du pays. Nombreux sont donc les défis sanitaires liés aux maladies transmissibles qui commencent à prendre une ampleur de plus en plus préoccupante sous l’effet du dérèglement climatique. La multiplication des moustiques ainsi que la pression épidémiologique régionale, notamment en Europe exigent donc des réponses adéquates en Tunisie pour prévenir une explosion épidémique. Il est en effet essentiel de renforcer le suivi des vecteurs et des réservoirs par un dispositif de surveillance et d’alerte efficace, de sensibiliser la population et le corps médical aux gestes de prévention (protection contre les piqûres, élimination des eaux stagnantes, vigilance clinique), de mettre en place des actions ciblées pour protéger les personnes les plus vulnérables.
H.G.
La manifestation « Sortir au théâtre » : Dernier délai pour candidater le 10 septembre
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis annonce l’ouverture des inscriptions pour la sixième édition de « Sortir au théâtre », qui se tiendra du 26 septembre au 2 octobre 2025 à la Cité de la Culture Chedly Klibi. Devenue un rendez-vous incontournable, cette manifestation marque le coup d’envoi de chaque nouvelle saison théâtrale, en mettant la création tunisienne à l’honneur.
À travers cet appel à participation, le Théâtre de l’Opéra confirme sa vocation de plateforme de soutien, de valorisation et de diffusion des nouvelles productions théâtrales professionnelles. Les compagnies intéressées sont invitées à soumettre des créations collectives produites en 2025, à destination du public adulte.
Les dossiers de candidature devront inclure : une présentation artistique et technique du spectacle, un enregistrement vidéo intégral en haute qualité, des visuels promotionnels, un résumé en arabe et en français, et le budget sollicité.
Les propositions sont à envoyer exclusivement par e-mail à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., au plus tard le 10 septembre 2025. Les résultats de la sélection seront communiqués le 15 septembre 2025.
Plus qu’un simple événement de programmation, « Sortir au théâtre » se veut une fête du spectacle vivant, une invitation à renouer avec la scène, à découvrir de nouveaux langages artistiques et à célébrer la vitalité du théâtre tunisien.
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis convie ainsi le public à retrouver ce rituel culturel collectif, un moment privilégié de rencontre et de dialogue entre artistes et spectateurs.
Editorial : Mortelle résignation
Par Chokri Baccouche
Les pays arabes, qui avaient pensé que la normalisation de leurs relations avec l’entité sioniste dans le cadre des « Accords d’Abraham » allait permettre l’établissement d’une paix juste au Proche-Orient fondée sur la solution des deux Etats, se sont fait pigeonner comme des bleus. Ce deal de la honte s’est révélé être en effet un attrape-nigauds ou plutôt un piège à cons dont la cervelle, pas plus grosse que celle d’un moineau, n’est même pas capable de comprendre comme il faut la signification d’une vache sur un panneau de signalisation en rase campagne. Les preuves qui confirment l’arnaque du siècle sont légion. La dernière en date est venue directement de la Maison Blanche dont le grand Manitou a annoncé il y a quelques jours qu’il ne s’opposera pas à l’annexion par Israël de la Cisjordanie. Il ne faut pas être un devin ou un Einstein en puissance pour comprendre et saisir la portée de cette déclaration qui a valeur de feu vert américain devant permettre à son trublion protégé israélien d’engloutir et faire main basse sur l’ensemble du territoire palestinien. L’appétit venant en mangeant et après Gaza, promise par le vorace Donald Trump pour être transformé en « Riviera du Moyen-Orient » après avoir été vidée par la force de ses propriétaires légitimes, c’est au tour donc de la Cisjordanie de connaitre le même sort.
La vache trônant sur le panneau de signalisation en rase campagne doit certainement rire aux éclats à l’heure qu’il est. Pas pour faire bonne impression et booster les ventes de la célèbre fabrique de fromage, mais pour se payer la tronche de tous ces dirigeants arabes qui ont cru bon et utile, par calcul mesquin, de courber l’échine et se plier aux exigences du roi Ubu américain et son alter ego israélien. In fine, tout ce beau monde a gagné un cocotier avec les promesses de lendemain qui déchantent car ils ne seront jamais à l’abri, eux aussi, d’une mauvaise surprise et pour cause ! Dans son délire faussement messianique et sa soif inextinguible de « l’espace vital », le premier ministre sioniste Netanyahu cherche par tous les moyens à concrétiser le rêve fou du « Grand Israël ». Pour donner corps à ce fantasme territorial, le dernier récipiendaire de l’Oscar du plus grand criminel de guerre du 21è siècle projette d’accaparer par la force des pans entiers de territoires des pays voisins, y compris ceux qui ont aimablement daigné adhérer aux « Accords d’Abraham ». Comme quoi, « sévices, sévices », camarades après. Les promesses n’engagent que les naïfs qui leur prêtent une oreille attentive et berner les incorrigibles bipèdes qui croient au Père Noël.
Peste et choléra : les dirigeants arabes qui se sont acoquinés avec Benjamin Netanyahu ont donc baissé leur froc pour des prunes. En normalisant leurs relations avec Israël, ils ont non seulement perdu leur dignité et trahi la confiance de leur peuple mais ils risquent également d’exposer leur pays aux vents de l’incertitude. Leur soumission aux oukases léonins américano-israéliens ne leur a rapporté finalement que l’insécurité, les désillusions et une succession d’humiliations. Pis encore, par le biais des « Accords d’Abraham » l’entité sioniste veut avoir le beurre des territoires occupés, l’argent du beurre et le sourire des Arabes mais sans rien donner en contrepartie si ce n’est la promesse, ouvertement déclarée… d’enterrer définitivement la Cause palestinienne.
Les bouleversements majeurs qui secouent le monde doivent inciter les dirigeants arabes à adopter une approche plus réaliste et constructive pour sortir de cette spirale défaitiste. A la condition de dépasser les calculs étroits, les divisions et les querelles intestines, le monde arabe peut transformer la douleur en force et l’humiliation en levier susceptible de les sortir de la mouise, la dépendance et la vulnérabilité. Pour prémunir leur pays contre les effets pervers de la loi de la jungle prévalant actuellement dans le monde, les dirigeants arabes doivent exorciser les démons de la peur et de la résignation et cesser de déléguer leur destin à ceux qui s’évertuent à violer le droit international. Ceux qu’ils considèrent, à tort, comme les gardiens du temple des libertés et de la justice qu’ils n’ont jamais, paradoxalement, rendue. Bref, entre être ou disparaitre le choix est vite fait en principe. Aux dirigeants arabes d’en prendre bonne note et les bonnes décisions pour prendre réellement en main le destin de leurs pays et leurs peuples et quitter les bas fonds de cette insoutenable résignation, terrain fertile de toutes les incertitudes et mère nourricière de lendemains qui déchantent…
C.B.
Une ovation record de 24 minutes pour Kaouther Ben Hania et son film
Le film de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, " La Voix de Hind Rajab", a été salué par une ovation record de 24 minutes lors de sa première projection, mercredi soir à Venise.
Tiré d'une véritable tragédie survenue à Gaza le 29 janvier 2024, ce long-métrage bouleversant de 89 minutes en compétition pour le Lion d'or de la 82e Mostra de Venise, est un appel poignant à l'arrêt du génocide en Palestine occupée. En même temps que la longue ovation, les spectateurs ont scandé le slogan "Free, Free Palestine " et certains ont brandi des drapeaux palestiniens dans la salle, un moment marquant un véritable engagement politique du cinéma mondial en faveur de la libération de la Palestine.
''The Voice of Hind Rajab'' met en lumière des opérateurs du Croissant-Rouge qui reçoivent un appel d'urgence de la petite Palestinienne Hind Rajab, 6 ans. Piégée dans une voiture sous le feu de l'occupation à Gaza, elle implore des secours. Tout en essayant de la garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Ont été choisis pour le casting, Amer Hlehel, Clara Khoury, Motaz Malhees et Saja Kilani.
Une Mostra pour la Paix à Gaza
Bien avant la présentation du long-métrage, tous les regards étaient déjà braqués sur ce film, qui a constitué l'événement phare de cette Biennale vénitienne.
En marge du festival, la Mostra a été marquée par un mouvement populaire sans précédent pour la paix en Palestine occupée. Plusieurs milliers d’Italiens ont manifesté le 30 août 2025 pour demander l’arrêt du génocide dont est victime le peuple palestinien et dénoncer la complicité des pays occidentaux. Cette manifestation a été organisée à la demande du collectif Venice4Palestine ou V4P (Venise pour la Palestine), soutenu par de nombreuses associations, ainsi que par des acteurs et professionnels italiens et internationaux. Le collectif a également lancé une lettre ouverte demandant au festival de prendre position contre le génocide à Ghaza, confirmant ainsi la politisation de l'événement.
Les stars internationales aux cotés de Hind Rajab
Hollywood et le cinéma mondial ont tendu la main à ''The Voice of Hind Rajab". Parmi les grands noms du 7e art qui ont soutenu le film figurent Brad Pitt, Joaquin Phoenix, Rooney Mara, Alfonso Cuarón, et Jonathan Glazer qui sont devenus les producteurs exécutifs de ce long métrage sur la tragédie qu’a vécu la petite Hind et un tournant marquant du cinéma occidental pour la cause palestinienne.
C'est dire que cette première à Venise et la force émotionnelle du film de Kaouther Hania ne manqueront pas de donner davantage de visibilité à cette œuvre tirée du réel, déjà la candidate de la Tunisie pour les Oscars 2026. En compétition pour le Lion d'or de cette 82e Mostra de Venise, " The Voice of Hind Rajab" est déjà le vainqueur dans le cœur de ceux qui aspirent à la paix et à l'arrêt de la guerre en Palestine occupée.
Ultra Mirage El Djérid : La nouvelle édition débutera le 25 septembre
Revoilà l’Ultra Mirage El Djérid (UMED) dans une nouvelle édition, toujours en partenariat avec Assurances BIAT, pour la neuvième année consécutive. Cet événement sportif de renommée internationale se tiendra du 25 au 28 septembre 2025 à Tozeur.
L’édition 2025 s’annonce exceptionnelle, avec 500 participants issus de 28 nationalités différentes, un nouveau record.
Le départ de la course aura lieu cette année depuis un site inédit : la réserve naturelle du lac Chamsa, un lieu emblématique de Tozeur. Ce cadre majestueux offrira aux coureurs une expérience unique, sublimée par une ambiance conviviale et festive, des animations culturelles et un village de départ dynamique où se mêleront sport, nature et artisanat local. Une nouveauté importante vient également enrichir cette édition : la création de la course “Assurances BIAT Trail 25 km by Ultra Mirage”. Cette nouvelle distance, plus accessible, vise à démocratiser la pratique du trail en permettant à un plus large public de vivre l’aventure de l’Ultra Mirage.
L’engagement d’Assurances BIAT à travers ce partenariat s’inscrit pleinement dans sa stratégie RSE, qui vise à allier performance économique et responsabilité sociale. Outre la dimension sportive, la compagnie poursuit son action concrète en faveur du développement local et de la jeunesse. Après avoir contribué en 2024 à l’aménagement d’une salle polyvalente à la Maison des Jeunes de Tozeur, elle renforce cette année son implication en créant une salle multimédia entièrement équipée. Ce nouvel espace ne se limitera pas à l’apprentissage numérique : il accueillera également un club de robotique, offrant aux jeunes étudiants de la région la possibilité de développer leurs propres projets, de mettre en pratique leurs compétences techniques et de se préparer à participer à des concours nationaux et internationaux.
Par ailleurs, l’événement continuera à valoriser le patrimoine local à travers le soutien aux femmes artisanes de Tozeur. Ces dernières auront l’opportunité de présenter et de vendre leurs créations auprès des participants tunisiens et étrangers, renforçant ainsi la visibilité de leur savoir-faire et contribuant à la dynamique économique locale. En écho à cette démarche, chaque coureur se verra remettre à la fin de la course des goodies confectionnés directement par les artisans locaux, véritables ambassadeurs de l’identité culturelle du sud tunisien. L’Ultra Mirage El Djérid, grâce à son rayonnement national et international, agit comme un catalyseur pour la région du sud-ouest tunisien, favorisant à la fois le tourisme, le sport et le développement durable.
Saïed à Alger : L’humanité a besoin d’un nouvel ordre fondé sur des valeurs et des visions qui protègent la souveraineté des États
Le président de la République, Kaïs Saïed, a souligné, jeudi, lors d’une séance de débat organisée dans le cadre de la 4ᵉ édition de la Foire du commerce intra-africain à Alger, que l’humanité a besoin d’un nouvel ordre fondé sur des valeurs et des conceptions renouvelées, de nature à protéger la souveraineté des États et à mettre fin aux guerres et aux divisions, ainsi qu’à la convoitise de nombreux pays pour les ressources naturelles de l’Afrique.
Selon le chef de l’État, l’Afrique, riche de toutes les ressources, doit tirer les leçons du passé et adopter une nouvelle approche pour construire l’avenir auquel aspirent ses peuples. « Le cadre n’est pas à l’exposé d’indicateurs techniques, de chiffres ou de pourcentages qui sont du ressort des spécialistes, mais bien à une lecture rapide de ce qui peut être esquissé en projection d’un futur meilleur ».
La création de l’Organisation de l’unité africaine au début des années soixante fut, à l’époque, le rêve de nombreux dirigeants africains, mais, paradoxalement, au lendemain de l'indépendance, les pays africains se sont retrouvés face à une réalité tout autre marquée par les divisions, les conflits ainsi que le pillage l'exploitation des ressources du continent, a-t-il regretté.
Le président de la République a affirmé la fierté de la Tunisie de son ancrage africain, se disant confiant de la possibilité de bâtir une union africaine forte, en dépit des nombreux défis auxquels le continent fait face.
Au-delà du commerce intra-africain au sens conventionnel, le président a mis en garde contre une autre forme “effrayante” d’échanges, hors de tout cadre officiel, qui affecte nombre de pays africains et engendre des situations inhumaines liées aux conflits, au pillage, à la famine et aux déplacements forcés. Il s’est interrogé, dans ce sens sur les choix intra africains en pareilles circonstances et leurs capacités à satisfaire les aspirations des peuples du continent qui se sont sacrifiés pour l’indépendance et l’établissement d’états indépendants et souverains sur leurs richesses naturelles.
Malgré les ressources que recèle le continent, de nombreuses personnes souffrent de pauvreté et de famine, lorsque plusieurs autres trouvent refuge auprès des groupes fondamentalistes violents. Le redressement de l’Afrique exige de tirer les leçons du passé douloureux et de ses souffrances en vue d’édifier l’avenir qui sied aux peuples du continent, a-t-il préconisé regrettant la persistance de certaines forces nostalgiques au passé sombre, et qui tentent, par tous les moyens, d’entraver les efforts d’édification d’un continent qui réunit tous les attributs d’une vie digne.
Aujourd’hui, le plus grand défi pour les populations africaines ne concerne pas le commerce intra africain ni l’infrastructure ou encore l’agriculture, les nouvelles technologies et les services mais plutôt l’avenir de tout le continent et son sort civilisationnel, a-t-il soutenu.
Et d’expliquer que le défi est lié à l’idée d’un projet global basé sur de nouvelles notions et une nouvelle vision adaptée à l’Afrique et ses populations dépossédées depuis de longues décennies de leurs richesses.
Nous avons besoin d’une Afrique appartenant véritablement aux Africains, d’une coopération avec l’extérieur basée sur le respect mutuel et la préservation de nos intérêts, a-t-il dit. Et de conclure « Il est temps que les peuples recouvrent leurs droits confisqués, a martelé le président de la République, exprimant, dans la foulée, le vœu de voir les Palestiniens réacquérir tous leurs droits sur l’ensemble du territoire palestinien ».
Tunisie- Liberia ( 3-0) : Un nouveau pas sur le chemin du Mondial
Par Jamel Belhassen
En venant à bout du Liberia à Rades, la Tunisie a consolidé son poste de leader et peut voir venir la suite des éliminatoires avec sérénité.
Face à une sélection de Liberia, prenable, la Tunisie n'a pas attendu longtemps pour ouvrir le score. Dès la (5e), Mastouri trouva le chemin des filets en louant le gardien Tomé Sango'o exploitant à bon escient une bourde d'un défenseur adverse. La suite était une domination des Aigles de Carthage avec des incursions du côté gauche orchestrées par Majbri et Achouri. Mastouri ratera une occasion de but à la (23e) tout comme Ben Romdhane à l'orée de la seconde période ( 46e). Gharbi et Sliti entrent en cours de jeu (53e) pour plus d'efficacité en première ligne. Et ce qui devait arriver arriva à la (66e) quand sur une balle arrêtée de Majbri, Sassi , de la tête trompe le gardien de Liberia ( 2-0). En l'absence d'opposition de valeur, les hommes de Sami Trabelsi ont cherché à enfoncer le clou. Saad s'en chargea en envoyant un coup franc direct dans les filets de Sango'o ( 3-0) à la ( 90+5).La Tunisie poursuit sa marche vers le Mondial 2026.
Formation de la Tunisie
Dahmen, Valery, Ben Ouannes, Talbi, Bronn, Sassi, Ben Romdhane (Sliti 53e), , Majbri ( Mahmoud 88e), Achouri ( Saad 83e), Mastouri ( Chawat 82e), Layouni ( Gharbi 53e)
J.B.
Classement du groupe H
1) Tunisie 19 points
2) Namibie 12 (-1)
3) Liberia 10
-) Guinée Équatoriale 10
5) Malawi 6 ( -1)
6) Sao Tomé et Principe 0
Mondial 2026 : Classement général du groupe de la Tunisie avant d’affronter le Liberia
Voici le classement général du groupe H de la Tunisie avant les matches de la 7e journée aux éliminatoires africaines pour la Coupe du Monde 2026 :
1- Tunisie 16 pts
2- Namibie 12 pts
3- Liberia 10 pts
4- Guinée Equatoriale 7 pts
5- Malawi 6 pts
6- Sao Tomé-et-Principe 0 pt
Le premier du groupe se qualifie directement à la Coupe du Monde 2026. C’est dire qu’une victoire des Aigles de Carthage, ce soir face au Liberia, leur permettra de consolider sa place de leader et mettra fin au rêve de leurs adversaires.
E.N. A’ : Marouane Sahraoui forfait pour la double confrontation face à l'Egypte
Le défenseur du Stade tunisien Marouane Sahraoui a quitté le rassemblement de la sélection nationale A Prime qui s'apprête à disputer deux rencontres amicales face à l’Égypte les 6 et 9 septembre à Al Ismaïlia.
En effet, le joueur a déclaré forfait pour ces deux matches après que les examens qu'il a effectués ont révélé une blessure musculaire qui nécessite quelques jours de repos.
Pour le remplacer, le staff technique a fait appel à son ex-coéquipier au Stade Tunisen, Adam Arous qui vient d'être recruté par le club turc de Kaçampasa et qui va rallier le reste du groupe directement à Al Ismailia.
Le défenseur du Stade tunisien Marouane Sahraoui a quitté le rassemblement de la sélection nationale A Prime qui s'apprête à disputer deux rencontres amicales face à l’Égypte les 6 et 9 septembre à Al Ismaïlia.
En effet, le joueur a déclaré forfait pour ces deux matches après que les examens qu'il a effectués ont révélé une blessure musculaire qui nécessite quelques jours de repos.
Coupe du monde 2026 : Pour donner corps à la grand-messe …
Par Wahid SMAOUI
Menant la danse au pas de charge dans ce groupe H, la Tunisie mettra tout son cœur pour faire sa fête à un Liberia encore de plain-pied dans la course au Mondial américain. Un nouveau succès des Aigles de Carthage et la grand-messe USA-Canada-Mexique se fera jour.
Plus de cinq mois après avoir livré son dernier match dans le cadre de ce groupe H qu’elle domine de la tête et des épaules, celui qu’elle a remporté aux dépens du Malawi sur cette même pelouse de Radès, le 24 mars dernier plus exactement (2-0), la Tunisie repart à la conquête de l’ineffable sésame du Mondial américain dans une tentative d’apposer avant terme son estampille à sa 7e participation au plus fabuleux rassemblement footballistique planétaire. Avec 16 points dans leur gibecière, les Tunisiens surplombent leur groupe, devançant pour l’heure de 4 longueurs leur principal rival, la Namibie, dans l’optique de l’aguichante première place, directement qualificative à ce méga événement qui arpentera les Amériques, celle du Nord représentée par le Canada, celle du Sud, incarnée par le Mexique et entre les deux, les USA. Face au Libéria ce soir, les Aigles de Carthage se doivent d’autant plus impérativement de signer leur 6e victoire de poule que le match se déroule dans leurs murs, là où ils ont réalisé jusqu’ici un parfait sans faute. Et ce, avant de rallier dans la foulée Malabo, où ils en découdront avec les Equato-Guinéens ce lundi 8 courant. Deux rendez-vous qui peuvent leur permettre de prendre une irrémissible option pour la qualification, avant de parachever le tout les 6 et 14 octobre prochains, respectivement à Sao Tomé, le minuscule archipel de l’océan Atlantique dans le golfe de Guinée, et à Radès dans un face-à-face dont on ne sait s’il sera décisif ou purement formel contre le principal émule des nôtres, l’actuel dauphin, la Namibie. A titre de rappel, un scénario qui ne devrait même pas frôler nos esprits en fait, mais qui relève du présumable, à savoir la présomption de disputer le barrage africain, un tournoi qui implique les 4 meilleurs deuxièmes des 9 groupes se rapportant à la zone Afrique. Un canevas catastrophe qu’on ne peut ni ne veut se représenter un seul instant. Ce qui rend l’obligation de résultat ce soir encore plus incoercible.
Un conservatisme ambivalent
Pour en revenir à la liste dans laquelle Sami Trabelsi puisera son onze de départ et les potentiels suppléants, l’heure n’est ni au réquisitoire ni au panégyrique. Le constat dominant toutefois est que le sélectionneur national a fait preuve d’un conservatisme pur et dur. C’est qu’en dehors de Ismaël Gharbi, le milieu offensif que le club portugais de Braga vient de prêter au club de la Bundesliga FC Augsburg avec option d’achat, et Mootaz Neffati, le laréral droit du club suédois de l’IFK Norrkoping, tous les autres convoqués, jusqu’aux joueurs qui forment l’équipe nationale prime, sont des habitués de l’écurie. Les plus enclins à la réprobation reprocheront au nautonier technique tunisien son béat conformisme qui frise l’indécrottable passéisme, allusion à l’appel de quelques joueurs blasés, lessivés, dépouillés de leur suc, tels un Mériah revenant de surcroît d’une année sabbatique, un Ferjani Sassi dont la silhouette sur un terrain renvoie à un forçat portant une chaîne avec un boulet au pied, un Sliti, totalement désoeuvré depuis mai dernier, un Ben Oannes champion de la figuration depuis une éternité, un Ben Hamida au rendement velléitaire, injustement préféré, d’un avis unanimement partagé, au sociétaire du club turc Göztepe SK, le natif de Paris Amin Cherni et nous en passons. Peut-on reprocher pareil traditionalisme au vainqueur du CHAN 2011 ? D’autant plus que ce groupe lui vaut actuellement, même si tout est relatif eu égard à une opposition de poule des plus fluettes, un leadership paraissant tout à fait inexpugnable… Quoi qu’il en soit et quel que soit le profil d’équipe appelé à secouer les puces aux «Lone Stars», les «Etoiles uniques», surnom de l’équipe nationale du Libéria, la victoire est le seul credo à prendre en compte. Pour commencer déjà à entrevoir l’ébauche d’une 7e phase finale de coupe du monde à l’occasion de sa 23e édition, dont l’un des pays organisateurs, le Mexique, devrait galvaniser au plus haut point les Tunisiens, en référence à la première victoire d’une nation africaine et arabe lors de l’épopée argentine, moissonnée par les inénarrables Tarek, Agrebi, Gommidh et tutti quanti au détriment des « Sombreros».
W.S.
Editorial : Les bonnes et les mauvaises dettes - Par Hassan GHEDIRI
La Tunisie a réussi, au cours des trois dernières années, à honorer ses engagements envers ses créanciers étrangers, désavouant, ainsi, tous les pronostics sur une banqueroute que certains économistes avaient estimée inéluctable. Cette réussite parait toutefois précaire et peu rassurante. Et pour cause : faute d’accès aux marchés internationaux et en l’absence de financement extérieur suffisant, l’Etat se trouve massivement vers l’endettement intérieur. Pour gérer la situation, le cap est donc mis sur l’émission des bons de trésor. Selon les chiffres actualisés publiés par la Banque centrale de Tunisie, l’encours de Bons de Trésor Assimilés (BTA) a augmenté de plus de 11 milliards de dinars entre août 2024 et août 2025. Cette hausse reflète une volonté de l’Etat de réduire la pression liée au financement à court terme, parce que, durant la même période, l’encours des Bons de trésor à court terme, lui, s’est effondré, enregistrant une chute de près de 80%. Une manœuvre qui a un prix, et il est très élevé. Les BTA, en raison de leurs maturités plus longues, impliquent systématiquement des taux d’intérêt plus élevés que les émissionss à courte échéance. En effet, les BTA sont assortis de taux d’intérêt nettement plus lourds que les emprunts de court terme : autour de 9,2 % pour les maturités d’un an et près de 9,9 % pour celles à dix ans. Ceci dit, bien qu’ils permettent d’alléger la pression sur le Trésor public, les BTA entraînent une charge d’intérêt plus lourde sur le moyen et long terme. Autrement dit, comme pouvaient le confirmer tous les spécialistes, l’Etat réduit aujourd’hui le risque de refinancement, mais sans garantir la soutenabilité de sa dette qui se trouve sérieusement compromise. Le service de cette dette, étant naturellement exorbitant, contribue à l’alourdissement de la dette publique et à entrainer le pays dans un cercle vicieux où l’emprunt ne servirait plus qu’à rembourser d’autres emprunts, au détriment des investissements productifs générateurs de richesse, de croissance et d’emploi.
L’on est donc en face d’une situation qui invite à distinguer entre ce que les spécialistes appellent la « bonne dette » et la « mauvaise dette ». La bonne dette est celle qui sert à financier des investissements productifs, générant des revenus futurs qui permettent de rembourser les emprunts et à créer un cercle vertueux de financement et de refinancement. En revanche, sans une gestion rigoureuse, la dette devient « mauvaise » et se transforme en un fardeau puisque ne servant qu’à couvrir des dépenses courantes comme les salaires et les aides sociales.
La priorité pour l’Etat devrait donc être d’orienter le plus important de ses emprunts vers des projets d’investissements générateurs de croissance et ne plus se laisser leurrer par le confort momentané que semblent offrir les BTA qui cachent des charges d’intérêt très lourdes et un vrai risque d'insoutenabilité. Il est également fondamental de mettre en œuvre des réformes structurelles qui contribuent à rendre plus efficaces et économiquement plus rentables les dépenses publiques avec, entre autres, la rationalisation des subventions et la consolidation de l’équité fiscale. C’est ce qui garantit de faire de la dette un véritable levier de croissance, plutôt qu’un fardeau moyennant une bonne gouvernance une planification stratégique et une discipline budgétaire exemplaire. La Tunisie, qui a fait preuve ces dernières années d’une capacité remarquable à honorer ses engagements envers ses créanciers étrangers, malgré un contexte national et international défavorable, le recours excessif aux bons assimilés, semble faire boule de neige. La priorité doit être de privilégier la «bonne dette», celle qui prépare le pays à la croissance et à la création de valeur, et de limiter la « mauvaise dette », qui ne fait qu’aggraver le cercle vicieux de l’endettement.
H.G.
















