Egypte- Tunisie A' (1-0) : A court de solutions offensives
Nouvellement composée, la sélection tunisienne A' a raté la première mi-temps face à son homologue égyptienne avant de se ressaisir après la pause sans arriver à égaliser.
Cette première manche d'une double confrontation amicale entre l'Égypte et la Tunisie de la catégorie A' a vu les Pharaons faire l'essentiel du jeu en première période notamment dans le dernier tiers avec un tir au dessus de Souliya ( 29e), un contre rapide ponctué par un but de Afsha ( 31e) et deux arrêts du gardien Hlaoui devant Marouane (34e et 36e). Dans l'autre camp seules quelques tentatives individuelles de Ayari étaient à relever en l'absence d'une animation offensive claire.
Après la pause, Jebali remplace Haj Ali à l'entrejeu pour plus de créativité. A la (57e) A.Chennaoui repousse une tête de Chaalali en corner. Le gardien égyptien va détourner aussi une reprise à bout portant de Jabri (58e). La réaction des hommes de Ben Soltana est nette. A quelques minutes de la fin, Harzi, bien lancé à gauche, rate son tir et la cage (86e).
Au vu de la seconde période, les Tunisiens méritaient au moins le nul. Ben Soltana aura bien des enseignements à tirer avant la seconde manche programmée pour le mardi 9 septembre.
Formation de la Tunisie: Hlaoui (khardani 79e), Draguer (Zaalouni 79e), Ben Abda, Nasraoui, Doubal, Zemzemi, Chaalali, Haj Ali ( Jebali 46e), Harzi (Zayoun Chtaï 88e) Ayari, Jabri ( Dandani 79e).
J.B
Études à l’étranger : Transferts en devises revus à la hausse
Ouf, nos étudiants à l’étranger peuvent respirer. En effet, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié, hier vendredi, une nouvelle circulaire révisant les plafonds et les modalités des transferts en devises pour les étudiants et les stagiaires à l’étranger, dans le but de faciliter leur mobilité internationale.
Selon la circulaire, les frais d’installation passent de 4 000 à 6 000 dinars par année universitaire ou scolaire. Les frais de séjour sont désormais fixés à 4 000 dinars par mois, contre 3 000, auparavant.
Une nouveauté importante concerne les stages académiques à l’étranger, qui peuvent désormais bénéficier des transferts en devises pour frais d’études et de séjour, alors qu’ils nécessitaient auparavant des autorisations spéciales.
Les étudiants peuvent effectuer leurs transferts via virements bancaires, chèques ou cartes de paiement internationales nominatives, spécifiquement dédiées aux allocations d’installation et de séjour.
La circulaire introduit également de nouvelles garanties :
Dossier simplifié : possibilité de soumettre des documents provisoires en l’absence du certificat d’inscription, avec régularisation obligatoire sous trois mois.
En cas de refus de visa ou d’abandon des études, les fonds transférés doivent être récupérés sous 15 jours et rétrocédés en dinars dans un délai maximum de 60 jours.
« La Voix de Hind Rajab » décroche six des huit prix prestigieux des sections parallèles
Le film « La voix de Hind Rajab /The Voice Of Hind Rajab » de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania a remporté six prestigieux prix des huit décernés dans les Sections parallèles de la 82ᵉ édition du Festival International du Film de Venise dont le Lionceau d'Or et le Premier Prix de la Croix Rouge Italienne et la Mention Cinéma pour l'UNICEF.
Les autres récompenses sont le prix ARCA Cinéma Jeunes et le Prix du Conseil International du Cinéma, de la Télévision et de le Communication audiovisuelle de l'Unesco Enrico Fulchignoni ainsi que le Prix du sourire de la diversité.
Cette consécration exceptionnelle constitue un puissant témoignage de la portée et l'écho de ce film puisé d'un fait véridique relatant la terreur vécue par la petite Palestinienne Hind Rajab, 6 ans qui a été piégée dans une voiture sous le feu de l'occupation à Gaza. Elle implore des secours des opérateurs du Croissant-Rouge qui reçoivent un appel d'urgence de Tout en essayant de la garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Ont été choisis pour le casting, Amer Hlehel, Clara Khoury, Motaz Malhees et Saja Kilani. La sortie nationale du film est prévue le 10 septembre dans les salles tunisiennes.
En attendant les prix qui seront octroyés lors de la compétition officielle, « La Voix de Hind Rajab » est déjà le candidat de la Tunisie pour les Oscars 2026 et va faire le tour de nombreux festivals internationaux
La manifestation « Ciné Arcade du Bardo » : Le 7ème art à la croisée de l’histoire et du patrimoine
Par Imen Abderrahmani
L’aqueduc historique du Bardo, restauré en novembre dernier, sera enfin mis en valeur grâce à une manifestation cinématographique qui s’étale sur deux jours. Rendez-vous aujourd’hui et demain à 19h00.
Imposant monument qui a traversé le temps et qui fait la renommée du Bardo, les arcades accueilleront aujourd’hui et demain le grand public, et surtout les habitants des quartiers avoisinants, lors d’un évènement artistique, cinématographique intitulé « Ciné Arcade du Bardo » (cinéma lahneya, pour le titre arabe).
Organisée par l’Agence de mise en Valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), la manifestation s’inscrit dans une vision stratégique visant à valoriser le patrimoine national, surtout architectural, et à le connecter aux expressions artistiques contemporaines. La manifestation s’inscrit également dans la continuité avec d’autres opérations menées par l’Agence pour sensibiliser les gens qui habitent près des sites et des monuments à aider à la sauvegarde de ces trésors. Dans cet ordre d’idées, et dans le cadre de cette approche, nous rappelons le programme lancé par l’AMPVPCC et intitulé « Mon patrimoine dans mon école » qui a permis à de nombreux écoliers dans plusieurs villages tunisiens d’explorer les sites archéologiques proches de leurs écoles.
Pour cette nouvelle opération qui tente de conscientiser les habitants du Bardo et à les inciter à veiller sur ce monument qui continue à faire de la résistance, témoignant de l’histoire de la Tunisie, l’AMVPCC a misé sur le 7ème art, tentant de faire dialoguer le passé et le présent, et de révéler la beauté intemporelle des lieux historiques à travers le prisme de l’art et de la création.
Les projections programmées pour ces deux soirées seront ainsi une occasion pour rappeler même en bref l’histoire de cet imposant aqueduc romain, connu sous le nom d’aqueduc du Bardo, datant de l’an 122, et dérivé du grand aqueduc reliant Zaghouan à Carthage sur 132 km.
Construit pour alimenter les prestigieux thermes d’Antonin à Carthage, il a traversé les siècles, les conquêtes et les dynasties. Sous les Hafsides, une dérivation a été créée pour approvisionner Tunis en eau depuis Djebel Zaghouan, marquant une continuité d’usage remarquable. Aujourd’hui, les efforts de restauration de cet ouvrage témoignent de l’engagement des autorités tunisiennes à préserver ce joyau d’ingéniosité et d’architecture romaine.
Ces films au pied de l’aqueduc
C’est dans ce décor chargé d’histoire que le cinéma s’invite pour deux soirées, transformant les « hénaya » en un écran à ciel ouvert, insufflant à ce monument et enchantant les familles en leur offrant une expérience sensorielle et immersive, mêlant images, sons, lumières et mémoire.
Le programme qui s’ouvre par une cérémonie du salut du drapeau sera marqué dans sa première soirée par la projection du court-métrage « Terre de Carthage, terre de civilisations et mémoire de l’humanité », produit par l’AMVPPC, un spectacle lumineux et de mapping projeté sur les hénaya et une projection du film « Gadha » du réalisateur tunisien Anis Lassoued. La soirée se clôture par le spectacle musical « Wallada » de Lobna Noomen.
Quant à la deuxième soirée, elle sera aussi rythmée de spectacles. Suite à la cérémonie du levée du rideau, le public aura droit une projection du documentaire « El Jem, monument majestueux et art enraciné », qui a remporté la médaille d’or au Festival arabe des médias (Jordanie, 2021), d’un deuxième spectacle de mapping, toujours explorant l’espace et l’architecture typique des « hnéya », la projection du film d’animation « La Princesse et la Grenouille » qui a été également au programme du Festival international de Carthage 2025 et du film « La ferme » de Raouia Marmouch et d’un concert pour enfants donné par Sami Derbez.
Organisé en partenariat avec le Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI), la Délégation régionale des Affaires culturelles de Tunis et la Municipalité du Bardo, « Ciné Arcade du Bardo » propose un voyage singulier, où le patrimoine devient vivant, vibrant au rythme du 7ème art et où dialoguent le passé et le présent.
Habitants du Bardo, curieux, noctambules, n’hésitez pas à faire la découverte, aujourd’hui et demain, toujours à partir du 19h00.
I.A.
Éditorial : Une opportunité plutôt qu’une menace… - Par Jalel HAMROUNI
Le défilé militaire spectaculaire organisé en Chine en présence de Vladimir Poutine et de Kim Jong Un marque un tournant symbolique et stratégique dans les relations internationales contemporaines. Au-delà de l’aspect protocolaire et de la démonstration de force, ce rassemblement de trois puissances contestataires face à l’Occident traduit l’émergence d’un nouvel ordre mondial où les États-Unis et leurs alliés européens ne sont plus les arbitres exclusifs des rapports de puissance. Pékin, Moscou et Pyongyang affichent désormais une solidarité de circonstance qui puise sa légitimité dans la dénonciation de l’hégémonie occidentale et dans la quête d’un équilibre géopolitique plus diversifié.
Depuis la fin de la guerre froide, Washington et ses partenaires transatlantiques ont longtemps cru que leur domination militaire, économique et culturelle était irréversible. L’OTAN s’est imposée comme l’outil privilégié de projection de cette puissance, souvent au détriment du droit international et des équilibres régionaux. Mais les conflits prolongés en Irak et en Afghanistan, les sanctions répétitives utilisées comme armes diplomatiques et l’alignement automatique des Européens sur les positions américaines ont fini par révéler les limites de ce modèle unipolaire. L’Occident, sûr de sa suprématie, a sous-estimé la capacité des autres pôles de puissance à s’organiser, à coopérer et à résister.
Le défilé militaire chinois auquel ont assisté Poutine et Kim Jong Un illustre cette dynamique. La Chine, moteur économique et technologique de l’Asie, renforce sa posture militaire pour sécuriser ses intérêts dans le Pacifique et au-delà. La Russie, malgré les sanctions occidentales, a consolidé ses alliances énergétiques et militaires, trouvant en l’Asie un partenaire stratégique et une alternative crédible aux marchés occidentaux. Quant à la Corée du Nord, longtemps marginalisée, elle bénéficie désormais d’une visibilité et d’une légitimité nouvelles en s’affichant aux côtés de deux géants du monde multipolaire.
Ce rapprochement n’est pas seulement circonstanciel. Il repose sur une lecture commune de l’histoire récente : l’Occident n’a cessé d’imposer ses normes et ses intérêts aux autres nations, souvent au prix de crises profondes. Qu’il s’agisse de l’élargissement de l’OTAN vers l’Est, perçu comme une provocation par Moscou, ou du déploiement de bases américaines dans le Pacifique, que Pékin interprète comme une stratégie d’encerclement, les grandes puissances émergentes refusent désormais de subir. Elles entendent proposer un contrepoids et imposer la reconnaissance de leur rôle incontournable.
Ce défilé militaire est donc bien plus qu’une parade d’armement. C’est un message politique fort : le monde ne peut plus être dirigé par un seul camp. Les États-Unis et leurs alliés européens doivent comprendre que leur logique de confrontation permanente ne fait que renforcer la solidarité de leurs adversaires. À force de diaboliser Moscou, Pékin ou Pyongyang, l’Occident a contribué à souder ces régimes autour d’une même ambition : construire un ordre mondial affranchi de la tutelle américaine.
La réaction des capitales occidentales sera déterminante. Elles peuvent persister dans une approche agressive, faite de sanctions, de menaces et de campagnes de stigmatisation médiatique. Mais cette stratégie s’avère de moins en moins efficace. L’économie mondiale s’est déjà fragmentée, avec la montée en puissance de nouvelles structures telles que les BRICS élargis ou l’Organisation de coopération de Shanghai. Les sanctions, censées isoler la Russie, ont au contraire accéléré son pivot vers l’Asie et renforcé ses liens avec la Chine. Le refus obstiné de Washington d’admettre l’échec de sa politique étrangère nourrit le ressentiment et alimente l’escalade.
Une autre voie est pourtant possible. L’Occident peut choisir de revoir sa copie, d’adopter une approche plus réaliste et plus respectueuse des équilibres internationaux. Cela suppose de reconnaître la pluralité des centres de décision, de cesser de considérer le reste du monde comme un simple terrain d’influence et d’engager un dialogue sincère avec ceux qu’il qualifie aujourd’hui d’adversaires. L’histoire montre que l’arrogance impériale finit toujours par se heurter à la résistance des peuples et des nations.
L’émergence de ce nouvel ordre mondial n’est pas une menace en soi, mais une opportunité de repenser la gouvernance internationale. Le multilatéralisme réel, et non celui instrumentalisé par quelques capitales occidentales, pourrait offrir une réponse plus juste aux grands défis de notre époque : climat, sécurité alimentaire, régulation technologique ou encore paix mondiale. Le monde ne peut plus se permettre d’être dirigé par une minorité de puissances convaincues de leur supériorité morale et militaire.
En somme, le défilé militaire chinois auquel ont participé Poutine et Kim Jong Un n’est pas seulement une provocation adressée à l’Occident. C’est le signe visible d’un basculement géopolitique majeur. L’Occident doit en tirer les leçons : la logique de domination et de confrontation appartient au passé. L’avenir sera multipolaire, et ceux qui refuseront d’admettre cette évidence risquent de se condamner à l’isolement et au déclin.
J.H.
Décès du réalisateur Mohamed Haj Slimane, figure pionnière de la Télévision tunisienne
L’Établissement de la Télévision tunisienne a annoncé, hier, le vendredi 5 septembre 2025, le décès du réalisateur Mohamed Haj Slimane, survenu dans l’après-midi.
Considéré comme l’un des pionniers de la réalisation télévisuelle en Tunisie, Mohamed Haj Slimane a accompagné les premiers pas de la Télévision nationale dès son lancement en 1966, aux côtés d’Abderrazak Hammami et Salem Sayadi. Diplômé en réalisation à Paris, il avait intégré l’institution dès son retour au pays.
Au cours de sa longue carrière, il a signé de nombreuses émissions de variétés et programmes télévisés, collaborant avec de grandes figures du paysage artistique et médiatique tunisien, telles que Mohamed Jamoussi, Néjib Khattab, Hatem Ben Amara ou encore Hela Rokbi. Il s’est également distingué par ses réalisations dans le domaine sportif, notamment à travers la retransmission de matchs de football.
Dans le registre de la fiction, il laisse derrière lui plusieurs œuvres notables, parmi lesquelles « Al-Qarya al-Moutawaqa » (Le Village cerné), « Al-Taam likoul fam » (De la nourriture pour chaque bouche), et surtout la série « Ghada », réalisée en 1994, qui reste l’une de ses créations les plus emblématiques. Cette série mettait en vedette les regrettés Fathi Haddaoui et Mouncef Lazâar.
Outre sa contribution artistique, Mohamed Haj Slimane a assumé pendant plusieurs années la responsabilité du service de réalisation au sein de la Télévision tunisienne. Il a également joué un rôle majeur dans la formation de jeunes talents, notamment dans des écoles privées spécialisées en audiovisuel.
Son départ marque la disparition d’un grand nom de la scène télévisuelle tunisienne, dont l’œuvre a profondément marqué des générations de téléspectateurs et de professionnels du secteur.
Souveraineté numérique : La Tunisie face à ses vulnérabilités… réparables
Par Hassan GHEDIRI
Le 1er septembre est apparu le rapport africain qui dresse l’état des lieux du progrès réalisé dans le continent en ce qui concerne la résilience et la souveraineté en matière de maitrise des données numériques.
Le document intitulé « le bond numérique de l’Afrique : cloud, connectivité et intelligence artificielle dans la prochaine décennie » (Africa’s Digital Leap: Cloud, Connectivity & AI in the Next Decade) et qui tente de tracer la trajectoire du secteur numérique dans le continent au cours des 10 prochaines années s’articule sur trois axes, en l’occurrence l’adoption du Cloud en Afrique en tant qu’infrastructure de stockage et de maitrise des ressources informatiques, la connectivité et le développement de l’Intelligence artificielle. Le constat le plus marquant pouvant être souligné dans ce rapport, c’est sans conteste le nombre de bases de données (datacenters) que comptent tous les pays africains, se limitant à 211 unités opérationnelles, selon les auteurs du rapport. Encore faut-il souligner que près de 46 % de ces infrastructures sont concentrées dans seulement quatre pays, à savoir l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria et l’Égypte sur un total de 54 pays.
La Tunisie, quant à elle, ne dispose que de quatre datacenters, un nombre qui, selon les spécialsites, met à nu une vulnérabilité préoccupante et une forte dépendance vis-à-vis des infrastructures étrangères. Cette situation suscite les inquiétudes en ce qui concerne la capacité du pays à préserver sa souveraineté dans un monde où les données numériques sont devenues une arme de domination et un instrument d’influence économique et politique.
D’aucuns croient en effet que malgré qu’elle soit un pays pionnier en Afrique en matière du numérique et d’internet, la Tunisie souffre d’un manque flagrant de restructuration et de personnels spécialisés dans le domaine du Cloud. Le pays a pourtant pu développer ces dernières années une formation de très haut niveau qui ne profite souvent pas au pays à cause de l’incapacité de retenir des milliers d’ingénieurs qui préfèrent travailler à l’étranger. Le développement d’une infrastructure numérique solide et sécurisée garantissant une protection optimale des données constitue, à cet effet, un maillon essentiel de la souveraineté nationale. Il est en fait impératif pour notre pays de maitriser toutes ses données sensibles (gouvernementales, financières, médicales, sécuritaires…) qui doivent obligatoirement être hébergées en Tunisie. L’absence d’une infrastructure qui permet l’hébergement de ces données rend le pays dépendant vis-à-vis de l’étranger et soulève de grandes inquiétudes de cybersécurité.
Fragilité stratégique
Aujourd’hui, nombreux sont les experts qui établissent un constat pessimiste et alarmiste de la situation en Tunisie, et ce, au vu du fait que la majorité du contenu des entreprises tunisiennes sont hébergées à l’étranger. D’ailleurs, il suffit de noter que plus de 95% du trafic internet consommé aujourd’hui par les Tunisiens provient de l’international, contre seulement moins de 5% en local. Ceci dit, ce trafic des données, c’est-à-dire la consommation d’internet est payée en devises étrangères et devra augmenter davantage par l’implantation de la 5G, devient de plus en plus coûteux pour le pays. Il est donc indispensable de valoriser la donnée en Tunisie afin de réduire le coût et d’encourager l’hébergement des données sur le territoire national.
La fragilité n’est pas uniquement économique. Elle est aussi stratégique et sécuritaire. Dans un contexte mondial marqué par la montée en puissance de l’intelligence artificielle et par la multiplication des cyberattaques, l’incapacité d’héberger localement ses propres données expose le pays aux risques d’espionnage de piratage des données sensibles, voire la suspension pure et simple de l’accès à beaucoup de services essentiels. Le pays se trouve donc doublement fragilisé puisque dépendant technologiquement de l’étranger et vulnérable en ce qui concerne la sécurité de ses données.
Pour remédier à de telles faiblesses, la modernisation des infrastructures numériques doit être intégrée dans les politiques de développement en tant qu’une priorité nationale. La construction de datacenters puissants, résilients et sécurisés constitue par ailleurs une condition indispensable pour répondre aux multiples défis posés par les bouleversements liés à l’intelligence artificielle. En investissant massivement dans ces domaines le pays sera capable de consolider sa souveraineté tout en se positionnant comme un acteur incontournable dans l’économie numérique en Afrique. Ceci nécessite aussi le développement des formations orientées vers le numérique. Notre pays se classe certes parmi les plus avancés en Afrique en matière de formation digitale, mais il reste confronté à une fuite massive de ses talents. Renforcer la formation dans les métiers du numérique et offrir un environnement favorable à l’innovation sont des leviers essentiels pour retenir et valoriser ces compétences.
H.G.
Violence dans les stades : Vers des sanctions plus sévères
Le ministère de la Jeunesse et des Sports a réuni ce vendredi 5 septembre un comité conjoint avec des représentants de la Fédération tunisienne de football, de la Ligue professionnelle, de l’arbitrage ainsi que des responsables sécuritaires, pour examiner de nouvelles mesures contre la violence dans les stades.
Au centre des discussions : la révision du règlement disciplinaire, qui prévoit désormais des sanctions plus sévères contre les clubs fautifs, pouvant aller jusqu’au retrait de points. Un dispositif de coordination sur le terrain, réunissant arbitres, observateurs, coordinateurs et responsables sécuritaires, sera également instauré pour assurer une meilleure gestion des matches.
Le ministre a souligné la nécessité de sanctions exemplaires et a appelé dirigeants de clubs et médias à éviter toute déclaration susceptible d’attiser les tensions.
Le plan ne concerne pas uniquement le football : des réunions similaires sont prévues avec les fédérations de handball et de basketball, où les violences en salle sont également préoccupantes.
Cette décision intervient après les incidents récents qui ont marqué certains matches de Ligue 1, notamment à Bizerte, poussant les autorités sportives et sécuritaires à unir leurs efforts pour protéger le public et garantir le bon déroulement de la saison sportive 2025-2026.
La météo de ce samedi 6 septembre : cellules orageuses aux régions de l’ouest
Ce samedi, le temps sera partiellement nuageux sur la plupart des régions, devenant progressivement très nuageux l’après-midi sur les zones ouest du nord et du centre ainsi que localement au sud, avec formation de cellules orageuses isolées accompagnées de pluies éparses.
Quant au vent, il soufflera du secteur sud avant de s’orienter vers le secteur nord au nord et au centre, et du secteur est au sud, faible à modéré.
Eliminatoires du Mondial 2026 : Le Maroc, premier pays africain à assurer sa qualification
Le Maroc a battu, ce vendredi, le Niger 5-0, s’offrant ainsi pour la première fois de son histoire sa qualification pour trois Coupes du monde consécutives.
Le doublé d'Ismael Saibari et les buts d'El Kaabi, Hamza Igamane et Azzedine Ounahi ont permis au Maroc de s'imposer facilement à domicile lors du septième match du groupe E, en éliminatoires de la Coupe du monde 2026 en Afrique.
Achraf Hakimi et ses coéquipiers sont devenus les premiers représentants du continent noir à décrocher un billet pour l'Amérique du Nord et l'Amérique centrale l'été prochain. Le Maroc compte 18 points après un bilan parfait, soit 10 points de plus que la Tanzanie, deuxième, alors qu'il ne reste que deux matches à disputer pour les qualifications.
C'est également la première fois de son histoire que l'équipe nord-africaine participe à trois Coupes du monde consécutives (2018, 2022 et 2026). Avec un effectif équilibré à tous les niveaux et un style de jeu cohérent, le sélectionneur Walid Regragui et son équipe devraient poursuivre sur la lancée du tournoi d'il y a trois ans, où ils avaient décroché la 4e place au classement général.
La qualification précoce du Maroc pour la Coupe du monde est également due au retrait de l'Érythrée des qualifications africaines. Hakimi et ses coéquipiers n'ont donc disputé que huit matches au lieu de dix comme dans les autres groupes.
Au 6 septembre, un total de 14 équipes, sans compter les trois pays co-organisateurs, se sont qualifiées pour la Coupe du monde : l'Australie, l'Iran, le Japon, la Jordanie, la Corée du Sud, l'Ouzbékistan, l'Argentine, le Brésil, l'Équateur, le Paraguay, l'Uruguay, la Colombie, la Nouvelle-Zélande et le Maroc.
Lionel Messi tire sa révérence avec l'Argentine
C'est fini. Considéré comme le meilleur joueur de tous les temps, le champion du monde 2022 et détenteur de huit Ballons d'or, l'Argentin Lionel Messi a livré hier son dernier match avec la sélection de son pays contre le Venezuela. Une victoire de trois buts à zéro avec deux buts de Messi et un de Lautaro Martinez a permis aux Argentins de valider leur billet pour le Mondial 2026 . Après un parcours exceptionnel sous les couleurs de l'Albiceleste", du FCBarcelone et dernièrement avec la casaque de l'Inter Miami, le " goat" n'aura pas fini d'étonner et de charmer les ferus de beau football. Certaines légendes du football mondial l'ont même considéré comme un extra-terrestre, et c'est tout dire.
J.B.
En marge de Tunisie-Libéria (3-0) : Comme dans du beurre…
Par Wahid SMAOUI
C’est presque les doigts dans le nez que le Onze national a mis au pas un Libéria plus ratatiné que présagé. A la clé, une large victoire qui fait du Mondial tripartite, Canada-Mexique-USA- une factualité de plus en plus avérée.
Sans aller jusqu’à faire le difficile, il y a lieu de rappeler que le parachèvement de toute entreprise est conditionné par l’évidente loi de la relativité. C’est dire qu’il n’y a sincèrement rien d’exultant à louanger ce résultat et à le couvrir de fleurs tellement ces «Lone Stars» étaient loin d’honorer le talent d’un certain George Weah, comme si le vainqueur du Ballon d’or 1995, avait vu par accident le jour dans un pays pour lequel le foot ne vaudrait pas un clou. En termes comptables cependant, et nonobstant la valeur intrinsèque de l’antagoniste et partant, celle de tous nos rivaux de poule, ce succès devrait autoriser les Aigles de Carthage à appareiller pour le Nouveau Monde et à se préparer à la grande traversée de l’Atlantique.
De fil en aiguille…
Pour en revenir au match proprement dit, il a donné à voir un envers et un revers, une ambivalence loin d’être drastique, souplement accommodante orchestrée par le gondolier technique de la sélection, Sami Trabelsi. Fidèle à son conservatisme bien trempé, il a aligné un onze de départ assimilable au noyau dur de l’équipe quand bien même il n’aurait pas comporté certains noms d’habitude «intouchables», à l’instar de Ali Abdi, indisponible pour blessure, et Yacine Meriah, aux services de qui il a eu la perspicacité de ne pas recourir, au vu du récent retour à la compétition du joueur après une année sabbatique, s’étant ainsi subtilement soustrait aux invectives des impitoyables glossateurs sportifs. Cela dit, on croyait que le but précoce marqué par Mastouri, suite à une gracieuseté d’un défenseur libérien, allait libérer les Tunisiens et leur permettre d’en mettre plein la vue. Il est communément admis que pour ce faire, il faut avoir la maîtrise du ballon pour imposer son style de jeu, outre un pressing constant une fois la balle chez l’adversaire, une donne qui s’est vérifiée lors des 10’ initiales et qui a généré la fameuse gratification en question. Puis, plus rien, en dehors d’infructueuses longues transversales et l’impression de voir à l’œuvre une équipe unijambiste, pratiquement seul le flanc gauche, animé par la paire Ben Ouanes-Achouri, ayant plus ou moins carburé, malgré un excellent Yann Valéry qui s’est démené quasiment seul tout le long du couloir droit, Ben Romdhane, censé apporter une contribution agissante dans cette partie du terrain ayant paru bien mollasson.
Ismaël Gharbi, la trouvaille ad hoc ?
A la reprise, le sélectionneur national honorera en grande partie l’apophtegme selon lequel «la seconde mi-temps est celle des entraîneurs». Visiblement fort des enseignements des 45 premières minutes, il gèrera la suite du match pied à pied. C’est ainsi qu’il commencera par injecter à la 53’ le duo Sliti-Gharbi à la place tout naturellement de Ben Romdhane et Laâyouni, l’un plus souffreteux que l’autre. Et si Sliti est un vétéran du bataillon, le natif de Paris, le néo-Augsbourgeois, Ismaël Gharbi, en était à son baptême du feu. Et pour un coup d’essai, ce fut un coup de force, ce milieu offensif, au gabarit ne payant pourtant pas de mine et dont l’entente avec le sociétaire du leader actuel de la «Qatar Stars League», Al-Shamal Sports Club, semblait couler de source, impulsera au jeu des Tunisiens la fluidité, la créativité et le tranchant qui lui faisaient cruellement défaut. Il eut pour ainsi dire, en un rien de temps, un rôle moteur, métamorphosant du coup la physionomie du match. Poursuivant pas à pas sa gestion du match, sur fond de remplacements deux par deux, option qui a le mérite de ne pas tronçonner le cours du jeu, Trabelsi incorporera conjointement le nouveau compère de Gharbi à Augsbourg, Elias Saâd, ainsi que Chaouat à la place de Achouri et Mastouri et ce, à la 82’. A son tour, le natif de Hambourg, l’animateur du couloir interne gauche, marquera de précieux points en conférant à sa zone de prédilection un surcroît de pugnacité et comme capiteuse touche finale, il fêtera avec beaucoup d’apparat sa quatrième sélection pat un but de toute beauté sur coup franc direct. Pour faire bref, Sami Trabelsi, devra-t-il «vingt fois sur le métier remettre son ouvrage, le polir sans cesse et le repolir» ? A la lumière de la copie rendue en seconde période, il n’aura sûrement pas de quoi se mettre en quatre, pouvant parfaitement capitaliser sur le rendement exhibé après les remaniements porteurs qu’il a opérés. Même si chaque match a sa vérité propre et que «tout étant égal par ailleurs», on peut certifier que les contours du Onze national, dans son armature et sa contexture à tout le moins, commencent, patemment, à se dessiner.
W.S.
Transfert d’Oussama Cherimi : Le CA saisit la FIFA pour « libérer » son nouveau joueur !
L’Union libyenne de football a refusé d’envoyer la licence internationale de transfert du joueur du Club Africain, Oussama Cherimi, à la Fédération tunisienne de football.
Le Club de Bab Jedid avait sollicité cette licence, à travers la FTF, à plus de cinq reprises, mais toutes les demandes ont été rejetées par l’Union libyenne, à la demande du club libyen Al-Souihili.
Face à cette situation, le Club Africain a saisi la FIFA, qui devrait intervenir, en début de semaine, pour délivrer la licence internationale de transfert du joueur, conformément à la légalité de son contrat signé avec le club tunisien.
Eliminatoires du Mondial 2026 : La Tunisie à une victoire de la qualification
Après avoir consolidé leur place de leader de leur groupe avec 19 points suite à la belle victoire face au Liberia, les Aigles de Carthage se sont rapprochés davantage de la qualification au Mondial 2026 puisque la Namibie, le premier poursuivant des poulains de Sami Trabelsi, vient d’être battue chez elle, aujourd’hui vendredi, par le Malawi (1-2).
L’écart est, à présent, de sept points et il suffit aux Tunisiens de réaliser une seule victoire lors des trois derniers matches à disputer pour s’assurer de la première place et de la qualification directe.
K.Z.
A la Maison des arts du Belvédère : « Big Moments » sous le signe de la communion
La Maison des Arts du Belvédère – CNAV, en collaboration avec l’association Art Cot propose l’exposition collective « Big Moments » (Grands Moments), ouverte au public jusqu’au 20 septembre 2025. Le vernissage aura lieu demain, le 6 septembre.
Cet événement marque le coup d’envoi de la rentrée culturelle et plus précisément artistique, après une saison 2024/2025 particulièrement dynamique dans le domaine des arts plastiques. La Maison des Arts du Belvédère qui a organisé de nombreuses importantes expositions tantôt rendant hommage à des figures emblématiques de la scène plastique tunisienne et tantôt promouvant des expériences marquantes invite cette fois-ci le grand public à découvrir une importante sélection d’œuvres de 27 artistes tunisiens, issus de différentes générations, parmi lesquels figurent des noms reconnus tels que Samir Makhlouf, Feryel Lakdhar, Emna Gargouri Larguèche, Mongi Maatoug, Asma M’naouar, Emna Masmoudi, Nadia Zouari, Walid Zouari, Islem Bel Hadj Rhouma, Sami Ben Ameur, Neïla Ben Ayed et Baker Ben Frej.
I.A.
















