Ligue 1- 5e journée : Le ST remporte le derby face à L'EST, le CAB s'impose à Ben Guerdane
La seconde tranche de la cinquième journée a vu le ST battre son voisin L'EST grâce à une belle première période et une grande résistance après la pause. Quant au derby du Sahel , il n'a pas donné de vainqueur entre l'USM et l-ESS.
Au Bardo, le derby ST-EST a été très disputé. En première période, les gars du Bardo qui ont exercé un pressing haut sur leurs homologues de Bab Souika ont été les plus entreprenants. Les Sang et Or ont obtenu un penalty pour faute sur Blaili mais la VAR a annulé la sentence pour faute préalable de l'Algérien (20e). Plus volontaires, les Stadistes allaient toucher le poteau sur un tir de Ndiaye ( 25e) avant d'ouvrir le score à la (40e) par Khemissi après un sauvetage du pied de Ben Said. Avant la pause. Jabri voit son tir effleurer le poteau. Après les citrons, L'EST cherche l'egalisation et Blaili se fait avertir pour geste anti-sportif. Le ST et Farhati tiennent bon devant Jabri ( 64 et 65e) puis devant Ben Hzmida ( 90+8e) Le pressing final est vain. L'EST peut se sentir frustrée par le résultat mais le ST a mérité amplement sa victoire.
A Monastir, le derby USM-ESS a été aussi intéressant à suivre avec deux équipes rivales. Les Monastiriens plus agressifs et davantage volontaires ont multiplié les tentatives pour arriver à ouvrir la marque avant la pause par Chikhaoui (45+2). Auparavant Hlaoui a sauvé les locaux d'un but certain ( 33e). Après la pause, les locaux vont rater plusieurs occasions pour tuer le match et se font piéger sur un contre et un but d'egalisation de Laouani à la la ( 83e) (1-1). Enfin, A Ben Guerdane, l'Union locale n'a pu se défaire d'un CABizertin qui a fait de la résistance tout au long du match. Mais à la 90+10, les Nordistes realisent le hold up par Omri en remportant une victoire inattendue. ( 0-1).
J.B.
Éditorial : Les doubles standards de l’OTAN - Par Jalel Hamrouni
Si la tension monte entre la Turquie, membre historique de l’OTAN, et l’entité sioniste, beaucoup se demandent : l’Alliance interviendrait-elle pour protéger Ankara ? Sur le papier, l’engagement existe : l’article 5 du Traité de l’Atlantique nord stipule qu’une attaque armée contre un membre sera considérée comme une attaque contre tous. Mais dans les faits, l’OTAN s’est déjà montrée hésitante, sélective, appliquant la solidarité selon des intérêts stratégiques, géopolitiques, voire idéologiques. C’est ce deux poids deux mesures qu’il faut analyser.
La Turquie est clairement couverte par l’article 5 du Traité dans son territoire. Si elle est attaquée sur son sol, ou dans certaines zones maritimes ou aériennes internationales mentionnées dans le traité, ses alliés sont légalement engagés à lui venir en aide. L’OTAN dispose d’accords, de plans de défense, de capacités de réaction collective.
Mais activation et mise en œuvre ne sont pas automatiques. L’Alliance doit juger que l’acte constitue une attaque armée dans le sens de ses propres critères, et obtenir un consensus politique. Si l’agression est indirecte, floue, ou en zone contestée, il peut y avoir des résistances.
Récemment, la Pologne a subi des incursions répétées de drones russes dans son espace aérien. Elle a activé l’article 4 du Traité, article permettant des consultations entre alliés lorsque la sécurité ou l’intégrité d’un membre est menacée, mais pas automatiquement l’article 5.
L’OTAN a fermement condamné les violations et envoyé du matériel, amélioré la surveillance, mais n’a pas lancé d’action militaire offensive directe. C’est un cas où la solidarité est démontrée, mais limitée. Beaucoup en Pologne estiment que l’Alliance protège les mots de condamnation plus que les actes tangibles quand l’agresseur est une puissance comme la Russie.
Plusieurs facteurs expliquent que l’OTAN ne réagit pas de la même façon selon les cas: le poids géopolitique de l’agresseur, l’alignement des intérêts des membres et la nature de l’agression.
En outre, pour qu’une action directe soit entreprise, tous les alliés doivent être d’accord, ou au moins la majorité, selon les types d’action. Les divergences politiques internes, les priorités nationales compliquent la rapidité.
Si un jour il y avait une confrontation ouverte entre la Turquie et l’entité sioniste, plusieurs paramètres influenceraient la réaction de l’OTAN. En effet, l’entité sioniste est un « État reconnu », allié des États-Unis ; une agression directe pourrait poser un dilemme moral et politique énorme. Les États-Unis et plusieurs membres pourraient être divisés quant à intervenir militairement contre l’entité sioniste, en raison de leurs liens historiques, d’opinions publiques ou de risques d’escalade.
L’OTAN se présente comme le garant d’une défense collective fondée sur des principes universels, sécurité, souveraineté, respect des frontières. Mais les exemples récents montrent que quand un État non-occidental, ou perçu comme moins aligné, comme la Turquie, s’oppose à un allié des puissances de l’Alliance ou à un pays dont la cause est défendue par l’Occident, la solidarité hésite.
Le cas Ukraine/Russie ou la Pologne montre que l’OTAN peut être ferme quand l’agression touche certains alliés dans certains contextes, surtout dans l’Est européen, là où l’opposition à la Russie est nette. Mais qu’en est-il si l’agression vient d’un allié proche des États-Unis, ou d’un partenaire stratégique, ou dans un contexte où l’opinion publique occidentale est divisée ? Là, l’OTAN semble fonctionner à plusieurs vitesses : condamnations rapides, mais actes plus lents, assistance sélective, et toujours beaucoup de diplomatie avant l’action.
Si la Turquie est attaquée, elle pourrait découvrir que ses alliés ne sont pas tous prêts à partager le risque, l’empreinte militaire, ou les coûts politiques.
L’OTAN est, ainsi, à un carrefour d’intégrité. Ses engagements de principe sont clairs, mais dans la pratique, lorsque survient une confrontation directe impliquant un État membre comme la Turquie et un acteur avec des relations étroites avec certains alliés, la solidarité pourrait être bridée par les intérêts géopolitiques, diplomatiques et stratégiques.
Si la Turquie venait à subir une attaque directe de l’entité sioniste, l’OTAN pourrait en théorie intervenir, mais il est probable que la réponse ne soit pas uniforme, ni à la hauteur des attentes de tous ses membres. L’histoire récente avec la Pologne face à la Russie le montre : soutien réel, mais modéré, mesuré, et toujours sous condition. Pour rester crédible, l’OTAN doit cesser ces doubles standards : protéger tous ses membres de la même manière, sans favoriser ceux dont l’agenda cadre mieux avec celui des grandes puissances de l’Alliance.
J.H.
Télémédecine en Tunisie : Entre performances médicales et exigences morales …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
De nouveaux hôpitaux tunisiens viennent d’être connectés au réseau national de la télémédecine. Qu’e-ce qu’on sait, justement, de cette pratique médicale et comment la protéger de certaines drives ?
Les services de radiologie du CHU de médenine, de l’hôpital de Djerba et de celui de Ben Guerdane sont désormais connectés au réseau national de la télémédecine dont la plate forme se trouve à l’hôpital numérique de Tunis. C’est ce que nous apprend un communiqué rendu public en milieu de cette semaine par le ministère de la Santé. Bien que ce projet vise à améliorer l’accès aux soins spécialisés sur l’ensemble du territoire tunisien, la télémédecine demeure méconnue par le grand public et suscite certaines interrogations auprès des spécialistes, notamment au niveau de la sécurité. Qu’est-ce qu’on sait, de fait, de cette pratique médicale et comment la protéger de certaines drives ?
Selon une étude menée par les médécins Nidhal Haj Salem, Dorra Ouelha, Meriem Gharbaoui, Said Saadi et Mehdi Ben Khelil : « La télémédecine entrant dans le cadre global du système e-santé est apparue dans le monde entier depuis des décennies. Cet outil de travail a été entamé par les médecins urgentistes des structures hospitalières sur place «intra muros» et mobiles du SAMU et SMUR dans le cadre de la régulation médicale. Rapidement et avec l’évolution de la société, des technologies, des spécialités médicales et de la pratique médicale, cette technique et surtout avec l’avènement des NTIC, la télé-radiologie a pris des élans, mais également les téléconsultations et les télé-expertises médicales ont pris des envolées. Cependant et dans le contexte tunisien et malgré l’utilisation de ces nouvelles pratiques médicales, le risque de dérapage tant médicolégal que déontologique et éthique est mis toujours en question surtout vu la pauvreté des textes légaux régissant cette pratique et actuellement mis en vigueur ». Que disent, alors, les textes de loi pour préserver cette pratique de certaines dérives ?
Un décret, mais aussi de la morale…
Interrogé à ce sujet, Dr Ahmed Fouad Rekik nous a confié : « L’exercice de la télémédecine est désormais légal en Tunisie. En effet, c’est le décret-loi présidentiel du 08 avril 2022 qui a posé les conditions générales de ce type d’exercice. Le décret 2022-318 stipule ainsi que la réalisation des actes de télémédecine est soumise, outre l'autorisation de l'INPDP (Instance Nationale de Protection des Données Personnelles), à une autorisation des instances sanitaires ». Qu’en est-il, par ailleurs, de la délivrance des ordonnances relatives à l’achat des médicaments ?
Selon notre interlocuteur : « Afin d’éviter tous les abus relatifs à l’usage excessif et le trafic des médicaments, la loi prévoit un document dématérialisé rédigé par un médecin ou un médecin dentiste dans le cadre de l’exercice de la télémédecine, déposé sur une plateforme sécurisée exprimant une décision médicale suite à l’examen du malade et qui comporte une prescription de médicaments, d'examens ou de soins. Elle doit comporter notamment l’identité du médecin ou du médecin dentiste, sa signature électronique, la date de l’examen et l’identité du patient. Il est important aussi de rappeler que la plateforme de télémédecine et le projet de coopération médicale doivent répondre aux exigences techniques de qualité et de sécurité requises et attendues (conformes et à jour avec les données de la science). La plateforme de télémédecine ne doit, en aucun cas, constituer un support publicitaire pour les produits de santé ou un moyen orientant les patients vers tout prestataire de services de santé, spécifiquement parlant. Les exigences techniques et les exigences de sécurité des moyens utilisés dans la réalisation des actes de télémédecine et de conservation des données biomédicales collectées sont fixées par arrêté conjoint des ministres de la Santé et des technologies de la communication ».
M.B.S.M.
Ligue 1 - 5e journée : Au Bardo, opération commando
Par Wahid Smaoui
Après la parenthèse mondialiste et dans le cadre du deuxième lot de cette reprise, deux prééminents derbies, ST-EST et USM-ESS, ambitionnent de sublimer le ronron habituel de notre compétition locale. Outre un aventureux déplacement cabiste à Ben Guerdane.
Et revoilà un antagonisme tunisois depuis toujours sujet aux commentaires les plus excentriques, ayant pris ces deux dernières saisons une dimension scabreuse au vu des épisodes litigieux à l’envi qui ont émaillé les duels entre les deux rivaux, entendons certains matchs du championnat mais surtout les finales de coupe de Tunisie et de supercoupe de l’exercice écoulé. Et dans tous les cas de figure, c’est le ST qui a vitupéré contre l’arbitrage, le plus souvent à raison comme le prouve le gel des activités de la plupart des hommes en noir incriminés. C’est donc sous le signe d’une revanche à prendre sur une déveine aux dards cabalistiques que les Beylicaux appréhendent cette «belligérance», alors que pour les Sang et Or, il s’agit de prouver que l’ascendant dont ils se prévalent fichtrement ne relève guère de la fortuité ou d’une quelconque perche sibyllinement tendue. Il faut avouer qu’ils en ont pour l’heure «les moyens» au vu d’un effectif libéralement fourni, relativement aux challenges nationaux, par rapport à une écurie stadiste désespérément éviscérée ces derniers temps, mais que l’aplomb, la crânerie et la vaillance peuvent transcender jusqu’aux tours de force les plus babyloniens.
Le carrousel du Sahel …
Tout aussi costaude s’annonce l’explication du Ben Jannet, elle aussi drapée dans son costard de derby avec tout ce que celui-ci peut charrier comme aiguillon de surpassement, sentiment de fierté et de gloire frisant parfois la gloriole et l’infatuation. Aussi bien pour l’USM que pour l’ESS, l’issue du match aura inexorablement d’horrifiants contrecoups, les Bleus en tant que maîtres de céans, un avantage à ne brader en aucune manière au risque d’essuyer le courroux d’un public de plus en plus impatient de voir ses favoris empiler les victoires. Car s’il est vrai que les Ribatiens sont, avec l’ESZ, l’EST et le ST, encore invaincus, ils n’ont moissonné qu’un seul succès jusqu’ici contre trois parités dont au moins deux seront irréductiblement pénalisantes, notamment lors du décompte final. C’est dire qu’une victoire, de surcroît dans l’un de nos derbies les plus épicés, les requinquera au plus haut point. La situation est encore plus effarouchante côté étoilé. Pointant à une miséreuse antépénultième place au classement, n’ayant engrangé son premier succès que lors de la dernière ronde, l’ESS risque un double préjudice en cas de nouveau mécompte, la sanction arithmétique en premier lieu mais surtout, le calvaire de devoir affronter un public désormais soupe au lait. Et c’est tout naturellement Lassaâd Dridi, décrié depuis l’exorde de la saison par un large pan des supporters, qui serait, sportivement parlant, voué aux gémonies et mis au pilori.
Piètrement accoutré de sa place de lanterne rouge, tenu de sillonner longitudinalement tout le pays, le CAB négocie un bien malcommode déplacement à Ben Guerdane. Avec dans leur gibecière seulement deux pitoyables points, encore en quête d’une première victoire, les Requins du Nord, lourdement sanctionnés suite à la balourde imbécillité commise par un goujat qui ne représente en rien le club, s’escrimeront à faire chatoyer de nouveau un honneur malgré eux galvaudé. Une aspiration avec laquelle les Sudistes ne sont nullement près de transiger, notamment dans leur 7 Mars fétiche.
W.S.
« Cinéma Jet » 2025 : Quand le cinéma vient à vous !
Par Imen Abderrahmani
Parcours itinérant, projections en plein air et engagement citoyen tels sont les mots d’ordre du festival « Cinéma Jet » qui propose une programmation ambitieuse, en deux temps : à Tabarka du 12 au 21 septembre, puis à Nefta du 10 au 19 octobre.
Lancée par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, à l’initiative de l’équipe du projet « CinémaTdour », ce festival bouscule les codes traditionnels de la diffusion cinématographique et réinvente l'accès à la culture, investissant les espaces publics, transformant les villages, forêts ou oasis en salles obscures éphémères, et invitant les habitants à s’approprier le cinéma comme un vecteur de dialogue, de créativité et d’éducation, espèrent les organisateurs.
Faire voyager le cinéma là où il ne va pas d’habitude, telle est la mission que s’est donnée la manifestation « Cinéma Jet », littéralement « Le cinéma est venu », initiative portée par « CinémaTdour » et pensée comme un festival itinérant et citoyen, défiant la marginalisation et favorisant l’accès au cinéma à toute la population là où elle est même dans les régions les plus reculées. Et c’est ce que prouvent les chiffres de « CinémaTdour », qui a sillonné plusieurs villes tunisiennes, allant au-devant des publics, notamment dans les quartiers populaires et zones rurales. En une année, plus de 35.000 personnes ont déjà été touchées par ce dispositif unique en Tunisie. Pour de nombreux enfants comme adultes, dans plusieurs villages, le cinéma a été la grande découverte de l’année écoulée.
« Le festival ambitionne de couvrir l’ensemble du territoire tunisien, du nord au sud, faisant du cinéma un pont entre toutes les régions. L’Union européenne en Tunisie a choisi de collaborer avec l’initiative CinémaTdour pour l’impact concret et saisissant de ce projet sur le terrain, notamment dans les quartiers populaires », lit-on dans le communiqué de presse.
« Cinéma Jet » n’est pas seulement une succession de projections, c’est aussi une occasion pour échanger autour de plusieurs sujets d’actualité et où le cinéma sera un outil pour favoriser l’échange libre concernant des grands enjeux contemporains : environnement, jeunesse, égalité, dialogue social et développement local.
Édition 2025 cible Tabarka et Nefta
Cette édition se déroulera en deux temps forts : le premier à Tabarka (Jendouba) du 12 au 21 septembre alors que le deuxième est à Nefta (Tozeur) du 10 au 19 octobre.
Les projections à Tabarka se tiendront en plein air grâce à l’écran mobile de CinémaTdour, puis se déplaceront au cœur du désert à Nefta via le camion-cinéma itinérant. Deux formats différents, un seul objectif : offrir à tous les Tunisiens, partout dans le pays, la possibilité de découvrir le cinéma et de participer aux activités culturelles du festival.
Cette édition place également l’environnement au cœur de sa programmation qui propose une sélection de nouveaux films européens (courts et longs métrages, films d’animation), un focus sur le cinéma espagnol, proposé par l’ambassade d’Espagne en Tunisie, un autre focus sur le cinéma italien avec projections et soirée musicale dirigée par Francesca Badalini, proposé par l’ambassade de l’Italie en Tunisie et un bouquet de films tunisiens et films européens doublés pour enfants par Mohamed Houssin Grayaa.
Parmi les films annoncés à Tabarka, nous citons : « Les démons d’argile », « Mermaids don’t cry », « Lola », « El 47 », « Linda veut du poulet », « Sirocco et le royaume des courants d’air », « Les pastèques du Cheikh », « Linge sale », « Pourquoi moi ? », « Robots dreams » et une sélection de films palestiniens prévue lors d’une séance spéciale.
Fidèle à sa démarche engagée, le festival met également l’écologie au cœur de sa programmation. Des ateliers environnementaux ponctueront les journées. Ils seront ainsi axés sur la valorisation des produits forestiers et oasiens, le recyclage et la sensibilisation, des campagnes de nettoyage de la plage de Tabarka et activités éducatives pour enfants et jeunes (Green Kids Lab, Techy Kids).
Côté 7ème art, deux ateliers de formation sont annoncés : la 1ère portant sur la réalisation de courts-métrages avec smartphones. Quant au 2ème, il axé sur l’éducation à l’image et le débat avec le public suite aux projections.
Les organisateurs précisent également que toutes les activités sont gratuites et ouvertes à tous. Conçu dans le cadre d’une approche participative, impliquant les habitants, les jeunes, les artistes, les activistes et les experts, « Cinéma Jet » redéfinit les contours de la culture en Tunisie, et prouve qu’avec peu de moyens, mais beaucoup d’engagement, le cinéma peut redevenir un véritable outil d’union, de transmission et de transformation sociale.
Alors, si vous êtes à Tabarka ou à Nefta, n’oubliez pas de marquer ces deux dates sur vos agendas : du 12 au 21 septembre à Tabarka et du 10 au 19 octobre à Nefta, pour vivre l’expérience unique du cinéma itinérant et en plein air.
I.A.
La météo de ce samedi 13 septembre : Températures en hausse
Le temps sera ce samedi ensoleillé sur l’ensemble du pays. Les températures atteindront jusqu’à 36 °C, avec des minimales autour de 22 °C. Le ciel restera dégagé, sans précipitations prévues.
La mer sera calme à peu agitée.
Du nouveau pour la rentrée scolaire : Les emplois du temps disponibles en ligne
Le ministère de l’Éducation a annoncé que les élèves et enseignants des établissements publics peuvent désormais consulter leurs emplois du temps pour l’année scolaire 2025/2026 via la plateforme numérique www.tarbia.tn/ar.
Les élèves et leurs parents accéder à la plateforme, sélectionner l’espace « Élève », puis mettre la délégation, l’établissement, le niveau et la classe pour accéder aux horaires. Les enseignants, de leur côté, peuvent accéder à leurs emplois du temps en remplissant leurs informations dans la section « Enseignant ».
Cette démarche vise à faciliter l'accès aux informations et à promouvoir la digitalisation des services éducatifs, offrant ainsi un moyen rapide et efficace pour consulter les horaires scolaires tout au long de l’année.
Ben Arous: Braquage armé dans une banque en plein jour
Une agence bancaire de la banlieue de Ben Arous a été la cible d’un braquage, vendredi 12 septembre 2025, perpétré par un individu masqué armé d’un pistolet – dont l’authenticité reste à déterminer.
Selon les premières informations, l’homme a fait irruption en milieu de journée dans l’agence, menaçant le personnel avec son arme. Il s’est ensuite dirigé vers le caissier, qu’il a contraint à lui remettre une somme d’argent, avant de prendre la fuite vers une destination inconnue.
Les unités de sécurité ont lancé des opérations de ratissage pour retrouver le suspect. D’après les premiers éléments de l’enquête, le montant dérobé ne serait pas important.
«Déclaration de New York» : 142 pays optent pour la solution à deux États en Palestine
L’Assemblée générale des Nations unies a adopté vendredi 12 septembre 2025 l’« Déclaration de New York », visant à donner un nouvel élan à la solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien, tout en excluant le mouvement Hamas.
Ce document de sept pages est le fruit d’une conférence internationale organisée en juillet dernier à l’ONU par l’Arabie saoudite et la France, dans le contexte du conflit qui dure depuis des décennies.
L’adoption de la déclaration a été validée par 142 voix pour, contre 10 voix opposées – dont Israël et les États-Unis – et 12 abstentions.
Les pays ayant voté contre : États-Unis, Israël, Argentine, Hongrie, Paraguay, Nauru, Micronésie, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tonga.
Les pays s’étant abstenus : Tchéquie, Cameroun, République démocratique du Congo, Équateur, Éthiopie, Albanie, Fidji, Guatemala, Samoa, Macédoine du Nord, Moldavie, Soudan du Sud.
Ce texte a été adopté à dix jours d’un sommet co-présidé par Riyad et Paris, prévu le 22 septembre à l’ONU, au cours duquel la France et plusieurs pays occidentaux ont réaffirmé leur engagement à reconnaître l’État de Palestine.
Gaza : Berlin, Paris et Londres appellent à l'arrêt des frappes israéliennes
Berlin, Paris et Londres ont appelé ce vendredi 12 septembre à "l'arrêt immédiat des opérations militaires israéliennes à Gaza-ville", après que l'armée israélienne a déclaré son intention d'y intensifier ses frappes.
"Nous appelons de toute urgence à l'arrêt immédiat des opérations militaires israéliennes dans la ville de Gaza, qui provoquent des déplacements massifs de civils, des pertes civiles et la destruction d'infrastructures essentielles", indique un communiqué commun des ministères des Affaires étrangères des trois pays, envoyé par Berlin.
Le geste majuscule de Hannibal Majbri
Et c'est tout à son honneur. A l'instar des grands de la planète foir, l'international unisien Hannibal Majbri qui évolue en Premier League sous les cœurs de Burnley FC vient d'être l'auteur d'un geste humanitaire de grande classe. En effet, il a fait don de plus d'un million de dinars en faveur des villages SOS qui se chargent des enfants abandonnés et qui déploient des efforts gigantesques pour réussir leur intégration dans les écoles et la société. Voilà donc une initiative louable de la part de Hannibal Majbri qui ne se contente pas d'exceller sur le terrain de football. Bravo.
J.B.
Des écoles et des lycées toujours en chantier : Lorsque les marteaux-piqueurs sonnent l’heure de la rentrée…
Par Hassan GHEDIRI
Le ministère de l'Éducation consacre presque tout son budget aux salaires, ne laissant que des miettes à la rénovation des écoles et des lycées…
Il ne reste que trois jours avant que la sonnerie de la rentrée des classes ne retentisse dans les établissements scolaires partout en Tunisie marquant le retour de la routine avec son lot de préoccupations, d’engagements, de stress et d’anxiété pour plus de deux millions d’élèves et leurs parents. Le stress commence déjà à monter depuis que s’est déclenchée la course contre la montre des préparatifs de la rentrée scolaire. Car si des progrès très louables ont été accomplis dans la simplification des formalités de l’inscription scolaire devenues totalement électroniques, le ministère en charge de l’épineux portefeuille de l’Education accuse beaucoup de retard en ce qui concerne la planification et l’exécution des travaux d’entretien et de modernisation de l’infrastructure scolaire.
Chaque année, lorsque le rideau tombe sur les résultats des examens marquant le début du repos pour les élèves et les enseignants, débutent normalement les préparatifs pour la nouvelle rentrée des classes. Au menu, des fonds importants sont débloqués pour la réalisation des travaux d’entretien et de restauration des établissements scolaires. Ces travaux qui démarrent généralement au début des vacances de l’été et devraient s’achever avant le 15 septembre tendent souvent à se prolonger, bousculant ainsi le calendrier scolaire et perturbant le déroulement normal des cours.
Si plusieurs chantiers ont pu être clôturés à temps dans certaines écoles et lycées, dans d’autres établissements le bruit des engins et l’agitation des ouvriers risquent de déconcentrer les élèves et de gêner les enseignants pendant des semaines voire des mois. Au lycée Bechir Nadhani de Hammam Lif, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale, des parents venus régler des formalités avec la direction ont ainsi eu la mauvaise surprise de découvrir des camions bloquant la circulation et des ouvriers déchargeant outils et matériaux de construction. Le comble c’est quand ils avaient appris que la rénovation de la salle des professeurs et de plusieurs salles de classe, se trouvant dans un état de délabrement avancé, allait démarrer à la veille de la rentrée. Un chantier prévu pour durer huit mois, soit pratiquement toute l’année scolaire, qui obligea la direction du lycée à délocaliser plusieurs dizaines d’élèves vers un autre lycée situé, selon certains, à près d’un kilomètre du centre-ville. Une situation qui suscite déjà mécontentement et frustration chez les parents comme chez les élèves, qui risquent de voir le rythme de leur quotidien scolaire complètement bouleversé. Le cas de ce lycée de la banlieue sud de Tunis n’est point isolé, parce que, chaque année, des milliers d’élèves et d’enseignants sont obligés de faire leur rentrée dans des écoles et des lycées en plein chantier.
Nuisance
Les travaux de rénovation et d’entretien censés améliorer les conditions d’apprentissage deviennent alors une source de nuisance. Un problème résultant d’une planification défaillante souvent justifiée par le manque des ressources financières avec des budgets limités mis à la disposition des établissements. Mais qui est aussi question de rigidité des procédures administratives et la complexité des règlements encadrant d’attribution des marchés publics. Et si les collèges et lycées disposent d’une certaine marge de manœuvre bien que très réduite, les écoles primaires, privées de budget propre, doivent quant à elles recourir à la contribution des associations de parents et parfois à l’aide privée pour effectuer les travaux d’entretien le plus basique.
En effet, depuis plusieurs années, le financement de l’Education nationale est un sujet qui suscite beaucoup d’interrogations. L’évolution du budget alloué au secteur illustre clairement les limites structurelles qui entravent la modernisation des infrastructures éducatives dans notre pays. En 2024, par exemple, pas moins de 85% du budget du ministère de l’Education étaient consacrés aux salaires, ne laissant qu’environ 8% aux investissements dans l’infrastructure et l’équipement. Ce déséquilibre a des conséquences directes sur l’atmosphère au sein des écoles et sur le bien-être de l’ensemble des intervenants en milieu scolaire. Il est important de rappeler ici par exemple que seulement 30% des établissements scolaires en Tunisie sont accordés au réseau d’assainissement et que près de 10% des écoles primaires manquent encore d’accès au réseau public d’eau potable. L’on peut également compter par centaines, les écoles, les collèges et les lycées nécessitant l’entretien urgent pour remettre en état leurs toitures délabrées, leurs sanitaires en mauvais état et leurs salles de classe maquant des équipements élémentaires. Il n’est donc pas étonnant que dans de telles conditions, les travaux de réparation soient souvent mal planifiés entamées à la dernière minute et parfois inachevés.
H.G.
Incidents ayant visé la flottille Soumoud : Et s’il s’agissait d’un acte d’intimidation ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Après Family, c’est le navire Alma qui a fait l’objet d’un incident que les autorités tunisiennes ont qualifié d’acte délibéré. Pourquoi la flottille Soumoud est-elle, justement, la cible de tels actes ?
Le communiqué, rendu public mercredi dernier par le ministère de l’Intérieur, a qualifié l’incident survenu à bord de l’une des embarcations amarrées au port de Sidi Bou Saïd d’acte prémédité. Contrairement au premier incident ayant visé le navire Family de la flottille Soumoud attribué à un accident, l’attaque survenue sur l’embarcation Alma est, selon les autorités tunisiennes, un acte délibéré. Le ministère de l’Intérieur a ouvert une enquête et ses services sont en train de mener toutes les investigations nécessaires pour faire toute la lumière sur cette affaire afin d’éclairer l’opinion publique, en Tunisie et dans le monde entier. Pourquoi, alors, certaines parties ont décidé de s’en prendre à la flottille Soumoud ?
Même si sur les réseaux sociaux les internautes n’ont pas manqué d’imagination dans leurs interprétations de ces deux incidents, la logique veut, et ce selon plusieurs observateurs, que ces actes ne soient pas aussi « naturels » que certains peuvent le croire. « Il n’est pas normal que deux incendies se déclarent à quelques heures d’intervalles et sur deux navires faisant partie de cette flottille alors que le port de Sidi Bou Said regorge d’autres yachts et d’autres embarcations. Pis encore, jamais ce port de plaisance n’a connu auparavant de tels incidents. Pourquoi, alors, maintenant et pourquoi la flottille Soumoud ?», nous dira l’activiste Salem Chérif. Et d’ajouter : « Personnellement, je ne crois pas à la thèse d’une attaque perpétrée par des sionistes. Toutefois, il n’est pas écarté que les commanditaires de ces actes veulent nuire à l’image de la Tunisie et à ses services sécuritaires voire mettre dans l’embarras les autorités tunisiennes ».
Intimidation…
En attendant, par ailleurs, les résultats de l’enquête menée actuellement par les autorités sécuritaires, certains activistes et autres observateurs favorisent plutôt la thèse de l’intimidation.
A cet effet, Dr Sahbi Khaldi nous a confié : « Il est de l’intérêt de plusieurs parties, dont notamment les pro-sionistes, que cet élan de solidarité avec le peuple palestinien soit étouffé dans l’œuf. Alors, on cherche à intimider les participants à ces initiatives dont l’objectif est de briser le blocus et faire acheminer nourritures et médicaments à la population de Gaza. Mais ces actes d’intimidation n’ont pas abouti et les militants sont plus déterminés que jamais à briser le blocus imposé à Gaza et sa population qui subit un véritable génocide. Et comme l’a dit Miguel Duarte, l'activiste portugais, c'était une attaque honteuse et nous ne nous laisserons pas intimider. Cela étant, il n'y a plus tellement de doute en réalité sur l'intention de ces attaques qui visent effectivement à déstabiliser, effrayer et dissuader ». Pour notre interlocuteur, la preuve que ces actes n’ont pas découragé les participants à la caravane Soumoud et encore moins le peuple tunisien est ce rassemblement de milliers de Tunisiens au port de Sidi Bou Said en guise de solidarité et de soutien aux militants de la flottille. En effet, des milliers de Tunisiens se sont rassemblés mercredi dernier au port et sur la plage de Sidi Bou Saïd pour exprimer leur soutien à la Flottille internationale visant à briser le blocus imposé à Gaza, «la flottille pour Gaza s'est dite plus déterminée que jamais à mettre le cap vers le territoire palestinien assiégé par Israël, malgré ces attaques et ces campagnes d’intimidation», a-t-il indiqué.
M.B.S.M.
Le festival du livre photographique « Bound Narratives » fait escale à Tunis
Le premier Festival du Livre photographique en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, « Bound Narratives », se tiendra du 19 septembre au 15 novembre 2025 à Tunis. Il se déroulera simultanément au centre d’art B7L9 à Bhar Lazreg (La Marsa), ainsi qu’au « 32bis » et à « Mouhit Space ».
Lancé en 2022 comme exposition itinérante, « Bound Narratives » a déjà été présenté à Beyrouth, Florence, Montréal et Sarajevo. L’édition tunisienne marque son évolution en un festival complet, incluant une exposition, une bibliothèque consultable, des ateliers, des signatures de livres, des conversations et des concerts.
Le festival est co-organisé par l’artiste et designer libanais Roï Saade et la photographe irakienne Tamara Abdul Hadi. Roï Saade est un artiste interdisciplinaire qui explore la mémoire collective à travers le graphisme et la photographie. Tamara Abdul Hadi interroge les représentations culturelles et a publié en 2022 son premier livre, « Picture an Arab Man », lit-on sur la page facebook de Centre d’art B7L9.
L’exposition centrale, « A Photobook World », occupe près de 500 m² au B7L9. Curatée par Roï Saade et Tamara Abdul Hadi avec une scénographie de Thomas Egoumenides, elle présente trente livres photographiques d’artistes de la région MENA, dont l’Algérie, l’Égypte, l’Iran, l’Irak, le Liban, le Maroc, la Palestine, le Soudan, la Syrie, la Tunisie et la Turquie. L’exposition s’articule autour de trois thèmes : Longing and Belonging (nostalgie et appartenance), Upheaval (bouleversements) et Reimagining Histories (réinventer l’Histoire). Un majlis de lecture permet au public de consulter une vingtaine d’ouvrages.
Le vernissage de « A Photobook World » aura lieu le vendredi 19 septembre 2025 à 18h au B7L9. Le programme comprend également des signatures de livres avec Oumayma Ben Tanfous, le 17 octobre, Heba Khalifa le 24 octobre et Ma’an Hammad le 30 octobre.
Des ateliers de création collective de livres photographiques, animés par Roï Saade, Tamara Abdul Hadi et Zied Ben Romdhane, se dérouleront du 1er au 14 novembre au 32bis. Des visites guidées et des conversations sur l’édition indépendante sont également prévues. Une programmation musicale signée Marouane Ferchichi, nouveau directeur artistique du B7L9, accompagnera l’événement.
Editorial : Ce cadeau qui rime avec bobo …
Par Chokri Baccouche
Acte 1 : Le président américain, Donald Trump, a appelé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, après les frappes sionistes contre plusieurs dirigeants du mouvement islamiste palestinien Hamas. Durant cette conversation téléphonique « houleuse », rapportent le Wall Street Journal et le site Axios, le locataire de la Maison Blanche a qualifié l’attaque israélienne d’ « inacceptable et peu judicieuse », d’autant plus qu’elle avait eu lieu sur le territoire d’un allié américain qui sert de médiateur pour mettre fin à la guerre à Gaza. Une source de l’administration U.S a même confié au Wall Street Journal que Trump était “très frustré” de ne pas avoir été informé à l’avance par Israël des frappes menées au Qatar. Il l’a appris par l’armée américaine alors que l’attaque était déjà en cours.
Acte 2 : Les deux dirigeants auraient eu une seconde conversation téléphonique “plus cordiale” dans la journée de mardi. Trump aurait demandé à Netanyahu si l’attaque avait été couronnée de succès, selon le Wall Street Journal. Le Premier ministre israélien aurait répondu qu’il ne savait pas.
Tenez-le pour dit, Donald Trump n’était pas du tout au courant de l’attaque israélienne. Il a appris la « terrible » nouvelle qui l’a complètement bouleversé par l’intermédiaire de l’Etat major de son armée alors que les dés étaient déjà jetés et qu’il ne pouvait, par conséquent, intervenir à temps ou faire quoi que ce soit pour persuader son alter-ego israélien à revenir à de meilleures intentions. Humm ! Cette version des faits parait un peu trop tirée par les cheveux. Non sans raison d’ailleurs, car il est bien difficile de croire que la base militaire américaine au Qatar, la plus grande au Moyen-Orient, qui dispose de surcroit d’une logistique high-tech ultrasophistiquée dont on dit capable de déterminer avec précision le sexe d’une mouche en plein vol, n’ait pas été en mesure de détecter longtemps à l’avance l’intrusion de toute une escadrille d’avions de combat potentiellement ennemis dans l’espace aérien d’un pays « ami » qu’elle avait la charge, paradoxalement, de protéger.
A la lecture des deux précédents actes, on est en droit de penser en tout cas à une mise en scène de piètre qualité. D’ailleurs, même Bobo La Fleur, un illustre inconnu pas du tout rompu aux vicissitudes de la politique, arrivera à la conclusion qu’on a affaire à un médiocre vaudeville. Une sorte de Comedia d’el Arte fondée sur le partage des rôles entre les deux principaux protagonistes de cette pièce de théâtre qu’on peut d’ailleurs titrer : « Aux bons soins des canards sauvages de chez Maxo ». Le fait que Donald Trump se soit très vite réconcilié avec le Premier ministre israélien quelques heures après lui avoir passé un prétendu savon pour avoir des nouvelles sur le résultat de cette sordide et lâche attaque confirme, de manière évidente, la complicité des deux dirigeants.
L’avion, véritable palace flottant, gracieusement offert par le Qatar au président américain lors de sa dernière tournée moyen-orientale, n’a pas donné finalement l’effet escompté. Pas plus d’ailleurs que le juteux pactole de plusieurs milliards de dollars que le riche émirat compte investir aux Etats-Unis pour trouver grâce aux yeux du locataire de la Maison Blanche. Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, de nombreuses études psychologiques nous apprennent qu’en offrant un cadeau, on peut augmenter le niveau d’énergie, la durée de vie, les sentiments d’amour et de bonheur, et même soulager les douleurs et réduire la tension artérielle. Les dirigeants du Qatar sont certainement bien placés à l’heure qu’il est pour confirmer ou infirmer les constats dressés par ces savantes études scientifiques qui semblent, en tout cas, méconnaitre la véritable psychologie qui anime les hommes politiques et plus spécifiquement celle qui prévaut actuellement dans les cercles du pouvoir outre Atlantique. Au pays de l’oncle Sam justement et pour les beaux yeux du protégé israélien, on ne fait pas de… cadeau même au plus généreux des donateurs. Au mieux, la devise porte sur le service service, camarade après. Au pis, « sévices, sévices, à prendre ou à laisser ». Décidément, les dirigeants arabes ont un sacré retard dans l’allumage pour ne pas admettre cette évidence qui crève pourtant l’écran…
C.B.















