« Complément d’objet direct » : une exposition qui dérange les repères
La scène artistique tunisienne s’apprête à vibrer au rythme d’un événement culturel inédit et inspirant. L’artiste Majed Zalila présentera sa nouvelle exposition, intitulée « Complément d’objet direct », à l’occasion d’un vernissage cet après-midi, à partir de 18h, à l’Espace Paintball Life à La Soukra.
Cette exposition, éphémère puisqu’elle ne sera visible que jusqu’au dimanche 21 septembre 2025, propose une immersion dans un univers où l’art interroge le quotidien et bouscule notre perception du réel. À travers ses œuvres, Majed Zalila explore les tensions entre le visible et l’invisible, invitant chaque visiteur à une interprétation personnelle, presque introspective.
L’événement se distingue également par son cadre singulier : l’Espace Paintball Life, transformé pour l’occasion en véritable lieu d’expression artistique. Un choix audacieux, qui promet une expérience immersive où se rencontrent art, urbanité et contemporanéité.
Festival d’Annaba du film méditerranéen : « 13e Round », de Mohamed Ali Nahdi en lice pour le prix du « meilleur projet en phase de postproduction »
Le projet de long- métrage « 13e Round », de Mohamed Ali Nahdi a été retenu pour le Prix du « meilleur projet en phase de postproduction » du 5ème festival d’Annaba du film méditerranéen qui se tient dans la ville algérienne 24 au 30 septembre 2025.
Les quatre autres projets de fiction en lice pour la même compétition sont « Un numéro infini » de Carlo Lavagna (Italie), « Lueur Grise » de Michele Tyan (Liban), « Chroniques des années du Siège » d’Abdallah Al Khatib (Palestine) et « Les Derniers jours de R.M. » d’Amine Sidi-Boumediène (Algérie) indique commissariat du Festival.
Cette compétition sélectionne 10 projets de plusieurs pays est destinée à soutenir le développement et la postproduction de films soulignent les organisateurs.
Les cinq projets en compétition retenus pour le Prix du « Meilleur projet en phase de développement » sont « Le successeur invisible » de Robert Budina (Roumanie), « Al Bastardiya..Il était une fois à Tripoli » de Abdallah El Ghali (Liban-Egypte), « Dogmas » de Salah Issaad (Algérie), « Minus 40 » de Wassim Khayar (Palestine) et « La Peste blanche » de Karim Bensalah (Algérie).
Ameur Bahri, figure emblématique de l'Espérance de Tunis, n'est plus
Durant plusieurs décennies, Ameur Bahri a occupé le poste de dirigeant à l'Espérance de Tunis, contribuant efficacement à l'organisation de l'administration Sang et Or et prenant part à une infinité de titres sur le double plan national et international. Sa disparition aujourd'hui laisse toute la famille esperantiste et sportive tunisienne en général en deuil tellement il était une réelle référence dans le domaine des lois régissant le football. En cette douloureuse circonstance, nous présentons nos sincères condoléances à sa famille, à l'Espérance de Tunis et à tous ceux qui l'ont connu de près. Que Dieu l'accueille dans son Éternel Paradis et que son âme repose en paix.
J.B.
Ligue 1 (6e J.) : Le leader piégé, le CA se reprend
Il y a eu du suspense et du nouveau lors de cette seconde partie de la sixième journée. Ainsi, le leader a chuté chez lui et est désormais rejoint par le Club Africain qui s’est bien repris.
L’ES Zarzis, très redoutable à l’extérieur, a encore une fois trébuché à domicile. Cette fois-ci, ce fut lors d’une spectaculaire partie contre une coriace US Monastirienne qui a pris l’avantage par Haj Ali (45’) pour le préserver jusqu’au bout.
Cet échec a été bien exploité par le Club Africain qui a fait oublier son semi-échec face au CSS et a cartonné la JS Omrane (0-3). Kinzumbi, Chawat et Youssef ont signé ce beau triplé qui permet aux Clubistes de rejoindre l’ESZ à la seconde place du classement.
A Sfax, le suspense a plané de bout en bout. L’US Ben Guerdane a mené au score à la fin de la première mi-temps par Bakhouche (45’), et le CSS a attendu la fin du match pour renverser son adversaire sur deux penalties transformés par Baccar (80’ et 90’+8).
A Bizerte, le CAB a confirmé son réveil en venant à bout de l’AS Gabes. Les buts bizertins ont été l’œuvre de Fallahi (45’), Mbaye (55’ et 88’).
Kamel ZAIEM
Résultats
JSO –CA (0-3)
CAB – ASG (2-0)
CSS – USBG (2-1)
ESZ – USM (0-1)
Classement
1* Stade Tunisien 14pts
2* Espérance de Zarzis 13pts
3* Club Africain 13pts
4* Espérance de Tunis 11pts
5* US Monastirienne 10pts
6* JS Kairouanaise 10pts
7* Club Sportif Sfaxien 8pts
8* CA Bizertin 8pts
9* ES Métlaoui 8pts
10* JS Omrane 7pts
11* Etoile du Sahel 5pts
12* US Ben Guerdane 5pts
13* AS Gabés 5pts
14* AS Marsa 4pts (-1)
15* AS Soliman 4pts (-1)
16* Olympique de Béja 2pts
Un record historique : Le dinar atteint 3,414 pour un euro !
Le dinar tunisien s’échange actuellement à 3,414 pour un euro sur le marché bancaire, un niveau qu’il maintient depuis plus d’une semaine, selon la Banque Centrale de Tunisie (BCT). Cette dépréciation constitue le deuxième plus haut niveau historique, égal à celui observé en juillet 2023.
Pour l’analyste financier Bassem Naïfer, cette évolution reflète avant tout la force de l’euro sur les marchés internationaux, et non des pressions internes sur l’économie tunisienne. Selon lui, l’euro devrait se renforcer face au dollar, en lien avec les attentes d’une baisse prochaine des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Contrairement à certaines inquiétudes, cette situation pourrait bénéficier à l’économie tunisienne. En effet, 78 % des recettes d’exportation et environ la moitié des devises sont libellées en euros, ce qui dynamise ces revenus. Parallèlement, le dollar a perdu 8,4 % face au dinar depuis janvier, rendant moins chères les importations essentielles telles que le pétrole, l’énergie et les produits alimentaires, majoritairement facturés en dollars.
Bassem Naïfer conclut que cette configuration de change est favorable « à court terme », permettant « d’importer à moindre coût (en dollars) et d’exporter à des prix plus élevés (en euros) ». Depuis le début de l’année, le dinar a ainsi perdu 2,8 % de sa valeur face à l’euro. Sur le marché bancaire au 15 septembre, un dollar valait 2,910 dinars.
Le projet de Force militaire arabe commune aux yeux des experts tunisiens Un seul Pakistan vous manque et tout est dépeuplé
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La création d’une force militaire arabe commune, telle est la proposition de l’Egypte pour faire face aux menaces qui pèsent sur les pays arabes. Quelle est la faisabilité d’un tel projet et comment le rendre possible au vu de ces changements géopolitiques qui secouent actuellement le monde ?
L’Egypte propose de créer une force militaire arabe, et ce, dans le but de faire face aux menaces qui pèsent sur ces pays. Et c’est l’attaque sioniste ayant visé récemment l’Etat du Qatar qui est derrière tout d’abord la tenue de ce sommet. Un sommet qui, comme d’habitude, a failli donner lieu au traditionnel communiqué de dénonciation si ce n’est ce projet présenté par l’Egypte, lequel a proposé la création d’une force militaire arabe similaire à l’OTAN afin de faire face aux menaces qui pèsent sur les pays arabes et musulmans.
De fait, cette proposition a suscité des réactions multiples, notamment au niveau des citoyens de ces pays qui ne croient plus en leurs dirigeants: « Une alliance militaire arabe... peut-être oui, mais elle servira certainement contre les peuples arabes. Malheureusement, ce genre de sommet n’a plus aucun sens et ce depuis longtemps. Le Qatar sait bien que les avions qui l’ont attaqué ont décollé de la base américaine se trouvant sur ses terres et que ceux qui les ont ravitaillés en carburants alors qu’ils survolaient la mer arabe ce sont les Américains qui ne font d’ailleurs là qu’assister leurs propres appareils», nous pouvons lire sur le mur de Seifallah, un citoyen irakien. D’ailleurs, ce dernier ne s’arrête pas là et rappelle aux dirigeants que cette force militaire commune existe, mais sur le papier, « vous savez que depuis 1950, le conseil de défense de la Ligue arabe existe. Il s’agit d’une institution de la Ligue arabe établie sous les termes du Traité de défense commune et de coopération économique entre les États de la Ligue arabe. Ce conseil, et ironie du sort, se réunit tous les ans et à chaque fois qu’il est nécessaire. Mais, jamais, il n’est intervenu pour défendre un pays arabe».
Trop tard....
D’ores et déjà, ce projet commence à diviser les pays arabes et selon le juriste Salem Chérif: «Des sources affirment que l'Egypte a l'intention de conserver le poste de commandement suprême de cette force militaire, tandis que le second rôle reviendrait à l'Arabie saoudite ou à un autre État du Golfe. Cela reflète la tentative du Caire de s’assurer un rôle de premier plan dans tout accord de défense collective, en accordant une place de choix aux monarchies du Golfe.
Bien qu'elle soit encore en phase de discussion, cette initiative marque la tentative de l'Egypte de se positionner au centre d'un nouveau cadre de sécurité pour le monde arabe. Et d’ajouter : «Selon les médias arabes, cette idée est un parapluie protecteur et non une escalade avec Israël. Le Caire discute de la contribution d’environ 20 000 soldats égyptiens et cherche à placer un officier égyptien quatre étoiles à son commandement, avec l’Arabie saoudite comme principal partenaire si le plan avance, révèle le média palestinien Ma’an, qui indiquent que les discussions se poursuivent. Ces discussions portent actuellement sur le fonctionnement d’un tel organisme. Pour Le Caire, il devrait être conçu en fonction de la démographie et des capacités militaires des pays arabes participants. Et là, pas besoin d’un dictionnaire pour comprendre l’issue des ces initiatives ».
Selon notre interlocuteur : « Sans des armes dissuasives, en l’occurrence des armes nucléaires, aucune puissance militaire ne peut faire le poids devant l’ennemi N°1 des Arabes et des musulmans qui est l’entité sioniste. Alors, il ne faut pas croire à ces projets sauf si un pays musulman comme le Pakistan se rejoint à cette force militaire commune ».
M.B.S.M.
De Tunis à El Gouna : récits croisés de jeunesse
Les films tunisiens « Where the Wind Comes From », long-métrage d’Amel Guellaty, et « Samra’s Dollhouse », court-métrage de Maissa Lihedheb, ont été sélectionnés en compétition officielle de la 8ème édition du Festival du Film d’El Gouna (GFF), qui se tiendra du 16 au 24 octobre 2025, dans la ville égyptienne d’El Gouna.
Le long-métrage « Where the Wind Comes From » (D’où vient le vent) figure dans la compétition dédiée aux fictions, tandis que « Samra’s Dollhouse » (La maison de poupée de Samra) participera à la sélection des courts-métrages.
Placée sous le thème « Un Cinéma pour l’Humanité », cette édition proposera une programmation de près de 60 films issus de 42 pays, mêlant fictions, documentaires et courts-métrages. Le programme a été officiellement dévoilé le mardi matin.
Premier long-métrage d’Amel Guellaty, « Where the Wind Comes From » a été présenté en avant-première mondiale au Festival de Sundance 2025 (World Cinema Dramatic Competition), puis en première européenne au Festival international du film de Rotterdam (IFFR).
Le film a remporté le Golden Bee Award du meilleur long-métrage et le prix de la meilleure interprétation féminine (Eya Bellagha) au 3ème Festival du film méditerranéen de La Valette, à Malte (juin 2025).
Coproduction entre la Tunisie, la France et le Qatar, ce drame initiatique suit Alyssa (Eya Bellagha), 19 ans, une jeune femme rebelle, et Mehdi (Slim Baccar), 23 ans, timide et réservé. Amis proches, ils partagent une imagination débordante pour échapper à leur quotidien. Lorsqu’ils découvrent un concours dans le sud tunisien, ils entament un voyage qui pourrait changer leur vie, malgré les obstacles.
Un talent à découvrir
Réalisé par Maissa Lihedheb, "Samra’s Dollhouse" est un court-métrage de 12 minutes coproduit par la Tunisie, l’Allemagne et les États-Unis. Il sera également projeté à l’International Short Film Festival Berlin (INTERFILM) en novembre 2025.
Le film met en scène Eya Bellagha et Mansour Klila. On y suit Samra, une réalisatrice tunisienne d’une trentaine d’années au cœur brisé, qui trouve le comédien idéal pour incarner le rôle principal de son nouveau film romantique. Mais au fil des répétitions, l’acteur Hedi commence à douter de la frontière entre fiction et réalité. Délaissée par son mari, Samra semble bien décidée à réécrire sa propre histoire, laissant le spectateur se demander où s’arrête le scénario et où commencent les véritables émotions.
Réalisatrice et scénariste germano-tunisienne, Maissa Lihedheb a vu ses œuvres projetées dans des festivals prestigieux tels que Tribeca, le BFI et Interfilm. Lauréate de plusieurs prix, dont celui du meilleur film allemand et une nomination aux German Film Awards, elle a déjà réalisé 11 courts-métrages, un long documentaire et une émission télévisée.
Parmi les autres événements du GFF figure le CineGouna Forum, qui proposera plus de 35 activités : ateliers, conférences et tables rondes réunissant des professionnels égyptiens et internationaux du cinéma.
Vingt projets ont été sélectionnés (sur 290 candidatures) pour participer aux activités du CineGouna Bridge, du 17 au 23 octobre. Par ailleurs, le CineGouna Market accueillera des exposants du monde entier : commissions cinématographiques, sociétés de production et autres acteurs de l’industrie.
Créé en 2017 par l’homme d’affaires égyptien Samih Sawiris, le Festival du Film d’El Gouna est dirigé artistiquement par la cinéaste et productrice Marianne Khoury. Considéré comme un rendez-vous cinématographique majeur dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), le GFF se veut un carrefour d’échanges culturels, mettant en lumière le cinéma arabe tout en favorisant le dialogue international autour du 7e art.
Passerelles d’images entre la Tunisie et la Sicile
Sous les voûtes séculaires de l’église Sainte-Croix, au cœur de la médina de Tunis, transformée en un prestigieux lieu culturel, s’ouvre un espace de dialogue visuel où les regards se croisent et se répondent.
L’exposition « Mer de Sicile et Tunisie, d’une côte à l’autre » célèbre la rencontre entre deux rives de la Méditerranée, à travers la photographie. De la Tunisie à l’Italie, ce projet est né du jumelage artistique entre l’association « Didon & Énée » (Tunis) et « I Colori della Vita » (Trapani), réunissant une pléiade d’artistes chevronnés : Tonino Corso, Simona De Togni, Maria Lusa Faraci, Mona Fkih Khouaja, Metteo Garone, Khedija Kaouther Khouini,Paolo Rizzo, Arturo Safina, Franco Scalia et Skander Zarrad.
L’exposition, qui se poursuivra jusqu’au 21 de ce mois, propose des récits visuels de la vie quotidienne, des paysages familiers, des visages habités par la mémoire et l’humanité. Chaque cliché devient passerelle entre les peuples, écho d’un passé commun et d’un avenir partagé.
Comme les navires d’autrefois reliant Trapani aux côtes voisines, surtout tunisiennes, cette exposition fait voyager les imaginaires. Elle tisse un récit collectif, celui d’une Méditerranée vivante, plurielle et sans frontières, où l’art devient langage universel.
I.A.
UNESCO et Fondation Sadok Besrour : Un accord 1,5 million USD pour soutenir la culture en Tunisie
L’UNESCO et la Fondation Docteur Sadok Besrour (Canada) ont signé, le 15 septembre, un accord de partenariat d’un montant de 1,5 million de dollars pour le lancement du projet « Soutenir le rôle de la culture dans le développement durable en Tunisie ».
La cérémonie de signature s’est tenue au siège de l’UNESCO à Paris, en présence de Charaf Ahmimed, directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb, du Dr Sadok Besrour, président de la Fondation, et de Dhia Khaled, Ambassadeur de Tunisie auprès de l’UNESCO.
Ce projet ambitieux, qui s’étendra jusqu’en novembre 2029, vise à renforcer la place de la culture comme levier de développement durable en Tunisie. Il s’articule autour de quatre axes principaux : la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, la protection du patrimoine mondial, la formation aux métiers du patrimoine, et la promotion de l’économie créative.
Parmi les actions phares, le programme prévoit la transmission de savoir-faire artisanaux menacés de disparition à travers la formation de 84 apprentis par 28 maîtres-artisans. La Tunisie, qui compte neuf éléments inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, bénéficiera également d’un soutien renforcé pour la gestion de ses neuf sites classés au patrimoine mondial, avec une attention particulière portée à l’île de Djerba, récemment inscrite.
Le projet accompagnera aussi les efforts nationaux en matière de formation professionnelle dans les métiers du patrimoine, en partenariat avec les institutions locales et internationales. Enfin, une composante spécifique sera dédiée au développement de l’économie créative dans les villes tunisiennes, notamment en vue d’éventuelles candidatures au Réseau des Villes créatives de l’UNESCO en 2027 et 2029.
Ce partenariat inédit par sa durée, la diversité de ses volets et la nature de son financement, s’inscrit pleinement dans la vision de l’UNESCO portée lors de la Conférence MONDIACULT 2025, qui appelle à faire de la culture un pilier central du développement durable.
Numérisation de l’industrie : Intérêt grandissant de l’Allemagne pour le site Tunisie
Par Hassan GHEDIRI
Une douzaine d’entreprises allemandes du domaine viendront proposer des solutions qui permettent d’accélérer la transition numérique dans l’automobile, l’agriculture et l’énergie en Tunisie…
C’est une visite d’affaire qui illustre l’intérêt croissant porté par l’Allemagne au potentiel de développement et d’innovation qui s’offre en Tunisie. Selon une note diffusée par la chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK Tunisie), il s’agit d’une délégation composée de 12 entreprises spécialisées dans les solutions digitales qui se rendra à Tunis lundi prochain dans le cadre d’un voyage d’affaires organisé en coopération avec MENA Business GmbH et la chambre du commerce de Hanovre. Le programme qui s’étale sur cinq jours (du 22 au 26 septembre 2025) bénéficie du soutien du ministère fédéral allemand de l’Economie et de la Protection du climat et s’inscrit dans l’initiative fédérale de développement des PME allemandes.
L’intérêt de l’Allemagne porte sur plusieurs secteurs clés, notamment l’industrie automobile déjà marquée par la présente en Tunisie de grands équipementiers tels que Bosh et Continental, et qui constitue un secteur particulièrement favorable à l’intégration des solutions numériques permettant d’augmenter la compétitivité et diversifier la chaine de fournisseurs. Autres secteurs attractifs, l’agriculture et l’agroalimentaire qui semblent également présenter des perspectives très intéressantes pour l’intégration des solutions numériques « made in Germany », en particulier dans la valorisation de certains produits phares tels que l’huile d’olive et les dattes.
Le secteur de l’énergie en Tunisie, de plus en plus tourné vers les ressources renouvelables, suscite depuis longtemps l’intérêt des investisseurs allemands. La stratégie tunisienne de diversification et de promotion des énergies renouvelables ouvre de grandes opportunités de développement dans le solaire, l’éolien ainsi que le déploiement des solutions de modernisation des infrastructures et d’amélioration de l’efficacité énergétique.
L’autre attractivité majeure qui incite les entreprises allemandes de l’industrie numérique à mettre le cap sur notre pays est incontestablement son écosystème des TIC. Avec un peu plus de 1600 entreprises (PME et start-up) actives dans le secteur employant près de 100 mille personnes majoritairement des jeunes hautement qualifiés, la Tunisie s’impose, selon les organisateurs de la visite, comme une destination exemplaire de délocalisation des industries numériques grâce notamment à ses coûts assez compétitifs, sa proximité avec l’Europe et surtout la qualité de formation dans les domaines technologiques.
H.G.
Editorial : Kikazaru, Mizaru, Iwazru et les pays arabes…
Par Chokri Baccouche
Les sommets arabes se suivent et se ressemblent comme une vulgaire série de casseroles. Tous donnent l’impression que les dirigeants arabes, réunis en urgence pour trouver une solution commune à leurs interminables tracas existentiels, souffrent, à quelques menus degrés variables, de troubles anxieux généralisés, une affection psychiatrique qui se caractérise par une peur permanente et une incapacité morbide à dépasser cette frousse. Ces rencontres au sommet se terminent d’ailleurs toutes en queue de poisson et ce, quelle soit la gravité de la situation et l’importance de la question à l’ordre du jour. Le sommet arabo-islamique consacré à la frappe israélienne contre le Qatar visant des dirigeants du Hamas qui vient de s’achever à Doha, n’a pas échappé à cette règle funeste. Le communiqué final publié à l’issue de cette assemblée laisse transparaitre, en effet, une réaction arabe le moins qu’on puisse dire timorée, truffée de généralités qui ne risquent pas, en tout cas d’impressionner grand monde, encore moins d’intimider l’incorrigible agresseur sioniste. Dans les faits, les participants ont dénoncé à l’unanimité l'«agression israélienne» contre le Qatar et ont réaffirmé leur «engagement indéfectible en faveur de la souveraineté, de l'indépendance et de la sécurité de tous les États membres de la Ligue des États arabes et de l'Organisation de la coopération islamique». En revanche, et cela est de nature à susciter beaucoup de questions, la déclaration de Doha est restée muette au sujet de la rupture des relations diplomatiques avec Israël, de leur suspension ou du rappel pour consultations des diplomates arabes en poste à Tel-Aviv. Une demande pourtant soutenue par une large partie de l'opinion arabe, et proposée par certains dirigeants de pays musulmans.
Plus pathétique encore et loin de prendre des décisions concrètes, les membres de la Ligue arabe se sont contenté d’appeler «tous les États» à «imposer des sanctions» contre Israël, à «suspendre la fourniture, le transfert ou le transit d'armes, de munitions et de matériel militaire, y compris à double usage», à «réviser les relations diplomatiques et économiques» avec l’entité sioniste ou à «engager des poursuites judiciaires contre» l'État hébreu. En d’autres termes, ledit appel a valeur de simple recommandation ou une sollicitation qui confère aux Etats membres la liberté de l’appliquer ou de la rejeter. Gageons qu’il n’en sera rien dans la pratique. D’ailleurs, aucun pays arabe ayant normalisé ses relations politiques ou économiques avec Israël n’a pris l’initiative de rappeler au moins son ambassadeur en poste dans l’entité sioniste en signe de protestation contre cette attaque délibérée, y compris le Qatar. Le sommet de Doha a également mis l'accent sur «notre devoir collectif de répondre à cette agression pour défendre notre sécurité commune», conformément au traité de défense arabe commune signé en 1960 au Caire. Cependant, la déclaration finale n'a fait aucune mention concernant l'activation de ce mécanisme comme l’avait suggéré le président égyptien Abdefattah Sissi qui a milité, rappelons-le, en faveur de la création d’une force militaire arabe commune de type « OTAN ». L’initiative audacieuse du « Raïs « égyptien a été pourtant unanimement saluée par la rue arabe, frustrée par tant de décennies de désillusions durement ressenties et qui a depuis toujours caressé ce rêve pour sortir le monde arabe du carcan de la servitude et de la résignation.
Pourquoi la proposition a-t-elle achoppé ? Les conditions ne sont pas réunies pour la mise en œuvre du traité de défense arabe commune, a affirmé le secrétaire adjoint de la Ligue arabe, l’égyptien Hossam Zaki. Il a précisé, pince sans rire, qu'«activer de tels accords signifie qu'un ennemi commun a été identifié, et que ces accords sont mis en œuvre contre lui». La cause est donc entendue : il n’y a pas lieu de créer une armée arabe commune ou à tout le moins ou d’activer le fameux traité de défense commune parce qu’on n’a pas encore défini un ennemi commun. On l’aura certainement compris, les dirigeants arabes adoptent à la lettre la célèbre philosophie de Kikazaru (le sourd), Mizaru ( l’aveugle) et Iwazru (le muet), les trois singes de la mythologie asiatique rendus célèbres par leur posture très suggestive. Pour paraphraser un adage ancestral, les pays arabes font comme la vieille mémé emportée par l’oued en furie mais crie malgré tout que l’année sera prospère, sans se soucier qu’elle est en danger de mort.
Tant que les pays arabes n’auront pas affronté et exorcisé, avec courage et détermination leur peur, il est à craindre qu’ils ne sortiront pas de sitôt de la mouise. Au vu des bouleversements majeurs qui secouent actuellement le monde, ils ont pourtant une chance historique de forcer leur destin et de s’émanciper pour peu qu’ils fassent preuve d’audace et d’unité. C’est la condition sine qua non pour mener la barque arabe à bon port, en proie actuellement à une dangereuse bourrasque…
C.B.
L'Etoile du Sahel se sépare de Lassaad Dridi
La défaite de l'Etoile du Sahel cet après-midi face à la JSKairouan à Sousse (2-3) après avoir mené par 2 à 0 a été suivie par la colère de tous les Etoilistes, toutes catégories confondues. Déjà, depuis le début de l'actuelle saison, les résultats de l'équipe étaient en deçà des attentes. La décision n'a donc pas attendu longtemps : le Bureau Directeur a décidé de limoger l'entraîneur des seniors Lassaad Dridi. L'équipe qui se prépare à un match de la coupe de la CAF , ce week end, sera dirigée par Mohamed Ali Nafkha.
J.B.
Ligue 1- 6e journée : Le ST confirme, l'EST se reprend, la JSK crée la sensation à Sousse
La première tranche de la sixième journée a été riche en buts et en rebondissements. A Rades, l'Espérance, s'est rachetée après sa défaite au Bardo, en dominant l'ESMetlaoui avec un Blaili en super forme. A la 22e il servit royalement Boualia qui marque sans peine et à la 78e, il est l'artisan d'une attaque qui est ponctuée par un but de Jabri. Auparavant, il fut à l'origine de l'expulsion du défenseur Ben Salem ( 35e). A Beja, le Stade Tunisien a confirmé sa bonne santé en battant l'O.Beja ( 1-2) grâce à deux buts de Kemissi sur coup franc direct ( 17e) et Ndiaye ( 35'). Auparavant, Hosni a inscrit le but bejaois. Enfin, à Sousse, la JSK a réalisé une remontada spectaculaire face à l'Etoile. Menée (0-2) sur des buts de Nawali ( 35e) et Anane (65e) , elle a réussi à marquer trois buts par Liwen (78e), Kanu (pen) (85e) et Zairi( 90+1). A la (104e), le gardien Kairouanais Bejaoui repoussa un penalty de Sanghor.
Résultats
EST -ESM 2 -0
OB- ST 1 -2
ESS -JSK 2 -3
J.B.
Rentrée scolaire 2025-26 Elèves et parents aux aguets…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
2,325 millions élèves encadrés par 160 000 enseignants dans le primaire, le collège et le secondaire ont repris hier le chemin de l’école. Une rentrée scolaire marquée par de nouvelles mesures organisationnelles et réglementaires. Comment élèves et parents ont vécu cette rentrée ?
Presque toutes les familles tunisiennes se sont réveillées tôt hier pour accompagner leurs progénitures lors de cette rentrée scolaire 2025-2026. Parmi eux, des milliers d’élèves qui découvrent les bancs de l’école pour la première fois et d’autres qui retrouvent les salles de classes après des vacances d’été bien méritées. A l’Aouina, cette localité de la banlieue nord de la capitale, l’ambiance est plutôt bon enfant devant les écoles. Les parents, en majorité des mères de famille, sont aux aguets surveillant leurs enfants et s’assurant que rien ne leur manque pour réussir cette rentrée scolaire qui s’est déroulée sous un grand soleil d’automne plutôt pesant et lourd, « C’est un grand jour pour mon fils et je veux qu’il soit à l’aise en découvrant les bancs de l’école pour la première fois de sa vie. J’attends que le portail de l’école s’ouvre pour l’accompagner dans sa salle de classe », nous dira, Ahlem, une parente qui découvre avec son enfant cet établissement scolaire refaite à neuf. De son côté, Nejib, père d’un élève en cinquième année de base, nous a confié : « Je tiens chaque nouvelle rentrée scolaire à venir saluer les enseignants de mon fils tout en leur demandant d’être sévère avec lui notamment en matière de discipline. Je fais partie de l’ancienne génération qui respecte les instituteurs et je veux que mon fils fasse de même et considère son maître ou sa maîtresse comme son deuxième père ou sa deuxième maman ». Qu‘en est-il, toutefois, des nouveautés cette année au niveau des programmes scolaires ? Mise à niveau…
« Améliorer la qualité du système éducatif », tel est le mot d’ordre donné par le ministère de l’Education à tous les intervenants dans le système éducatif afin de hisser le niveau et rendre à l’école publique son éclat. A cet effet, une série de nouvelles mesures organisationnelles et réglementaires, de travaux d’entretien, de réaménagement et d’amélioration des conditions d’enseignement ont été annoncée par le ministre de l’Education, Noureddine Nouri. Le ministre a, en effet, déclaré alors qu’il assistait hier à cette rentrée scolaire dans plusieurs établissements scolaires de la capitale que « la nouveauté de la rentrée scolaire de cette année réside notamment dans la réalisation de travaux de maintenance complets ou partiels, de nouvelles installations et des classes préparatoires dans la plupart des établissements d’enseignement, les travaux étant terminés dans de nombreux établissements et se poursuivant dans d’autres à un rythme soutenu ». Et d’ajouter : « la rentrée scolaire de cette année a également vu la généralisation du processus d’inscription à distance à tous les niveaux d’enseignement. Ce processus s’accompagne d’une collaboration entre le ministère et les sociétés de transport qui se traduit par la mise en place d’un système de transfert numérique des inscriptions, afin de faciliter et d’accélérer les procédures d’obtention et d’attribution des abonnements scolaires pour le transport. Répondant, également, à certaines rumeurs faisant état de l’encombrement au sein des classes, le ministre a expliqué que « cette question était exagérée » , affirmant qu’« il n’y a pas de surcharge insupportable dans les classes ni d’heures supplémentaires comme cela est rapporté », rappelant que le ministère adhère au principe de l’Etat social, qui considère l’enseignant comme le fondement du processus éducatif comme le fondement du développement dans ce pays, et que tout processus de réforme éducative repose sur l’éducateur et l’enseignant, précisant que le ministère ne ménagera aucun effort pour soutenir les enseignants et améliorer leurs conditions matérielles et pratiques.
M.B.S.M.
La 6e journée, à partir d’aujourd’hui : Moment de vérité pour le leader
Par Wahid SMAOUI
Engagements des représentants tunisiens en Ligue des champions africaine et en Coupe de la CAF obligent, la 6e journée a été programmée en début de semaine, étalée sur trois jours en fait. Avec comme principale affiche, l’attrayant plateau de Zarzis, demain, où l’USM ira braver le leader dans son propre antre. Pour les deux équipes, c’est un peu le match de la vérité entre une ESZ qui a mis tout le monde d’accord sur son nouveau statut et une USM qui vaut sûrement mieux et plus que ce qu’elle a arboré jusqu’ici. Mais pour revenir au menu de la première tranche qui se déroule cet après-midi, il y a lieu d’évoquer l’insidieux déplacement du dauphin stadiste à Béja. Un match-piège par excellence, les Cigognes devant s’investir à fond pour se décarcasser d’une place de lanterne rouge ne reflétant pas fidèlement leur valeur foncière. L’EST et l’ESS, quant à elles, seront loin d’évoluer la fleur au fusil face à l’ESM et à la JSK, en dépit de l’avantage du terrain. Demain, hormis le choc de Zarzis, le CAB tentera de confirmer son regain face à un ASG qui perd de son mordant hors de ses murs, alors que le CSS devrait se tenir à carreau face à l’USBG. Quant au CA, il a un double impératif à honorer, la victoire et une copie autrement reluisante à rendre. Une aspiration qui risque d’être écornée par une JSO transcendée quand elle évolue dans son désormais jardin du Zouiten. Enfin après-demain jeudi, la boucle sera bouclée à la faveur du duel des «Avenirs», celui de la Marsa et celui de Soliman. Ragaillardis par leur premier succès de la saison, les Slimanis tenteront d’entretenir cette dynamique, alors que pour les gars du Safsaf, la perspective d’amorcer son opération recollement au ventre mou du classement ne saurait être différée dans le temps.
W.S.
















