Journées musicales de Carthage (JMC) : A la recherche du directeur artistique
L’Établissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA) a annoncé l’ouverture des candidatures pour le poste de directeur artistique des Journées Musicales de Carthage (JMC), édition 2026. Les dossiers doivent être soumis par e-mail avant le 15 octobre 2025.
Selon un communiqué publié sur la page Facebook officielle de l’établissement, les candidats doivent justifier d’une expérience dans le domaine musical ou culturel et maîtriser les aspects artistiques, culturels et gestionnaires des festivals.
Le futur directeur artistique aura pour mission principale d’élaborer la programmation artistique du festival, de concevoir la stratégie de communication et de superviser sa mise en œuvre. Il devra également définir les besoins matériels et humains, sélectionner les partenaires et proposer un budget prévisionnel, en coordination avec l’ENPFMCA.
Le profil recherché exige une connaissance approfondie des scènes musicales nationale, régionale et internationale, une capacité à manager des équipes artistiques et à coordonner avec les structures organisatrices. La maîtrise de l’arabe, du français et de l’anglais est un atout.
Le dossier de candidature doit inclure une demande signée, un curriculum vitae détaillé avec pièces justificatives, ainsi qu’une proposition conceptuelle pour la programmation (2 à 3 pages). Les candidatures sont à envoyer à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Cette initiative vise à garantir la qualité de la programmation et à renforcer l’identité et la visibilité du festival aux niveaux national et international.
Ils nous ont écrit - La voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania : cinéma de l’urgence et contre-imagerie du génocide
Par Ons Kamoun
Chercheuse, universitaire et critique de cinéma
La voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania, sacré par le grand prix du jury à la Mostra de Venise 2025, s’inscrit dans une démarche qui prolonge les expérimentations entamées par la cinéaste dans son filmLes Filles d’Olfa : faire du cinéma un lieu où l’archive, le témoignage et la performance rejouée se rencontrent pour donner chair à une mémoire menacée d’effacement.
Cette fois, dans La voix de Hind Rajab, il ne s’agit plus d’un passé reconstitué, mais d’un présent brûlant : le massacre de Gaza et l’histoire de Hind Rajab, fillette de six ans tuée par l’armée israélienne après avoir passé de longues minutes au téléphone avec un centre du Croissant-Rouge de Ramallah. À partir de l’enregistrement sonore réel de cet appel, Ben Hania construit un huis clos étouffant, où l’attente devient le cœur même du récit.
Mais pourquoi filmer un drame en cours, sans le recul du temps ? Et que peut apporter ce geste à l’imagerie déjà saturée du génocide palestinien qui se joue en direct ?
L’urgence comme choix éthique
Le cinéma documentaire ou de reconstitution est souvent perçu comme nécessitant une distance temporelle pour penser un événement. Que dire alors d’une fiction ? Ben Hania prend ici le contre-pied : elle filme « à chaud », dans l’urgence. Ce choix est moins une faiblesse qu’un acte politique : empêcher que la voix de Hind soit engloutie par le flux médiatique et les réseaux sociaux, où les images de la guerre circulent à un rythme effréné, puis s’effacent aussitôt.
En singularisant cette voix, elle arrache l’histoire d’une enfant à l’anonymat statistique des victimes et refuse l’indifférence que produit la surabondance des images de violence. Filmer sans recul, ici, revient à dire : il est urgent de garder trace, il est vital de témoigner.
L’apport d’un film sans recul : l’expérience de l’attente
Un film tourné à chaud n’offre pas une lecture historique stabilisée, mais une intensité sensible. L’apport du film réside précisément dans cette expérience de l’attente : l’espace du Croissant-Rouge, avec ses cloisons de verre et ses visages effrayés et embués, prisonniers du champ et du hors-champ, devient le miroir de l’impuissance.
Le spectateur, vit l’étouffement de l’attente, la tension entre espoir fragile et désespoir croissant. Esthétiquement, la caméra portée, les plans rapprochés et le jeu de la profondeur du champqui crée un champ dans le champ, accentuent cette claustrophobie. Politiquement, ce dispositif évite le spectaculaire de la guerre pour concentrer l’attention sur ce qui manque : le secours empêché, la vie suspendue.
Une contre-imagerie face aux réseaux sociaux
Les réseaux sociaux saturent la perception par la multiplication d’images de ruines, de cadavres, de sang. Leur effet est ambivalent : choc immédiat mais aussi accoutumance, voire anesthésie.
Ben Hania déplace la représentation de la guerre. Elle choisit la voie opposée : ne pas montrer la destruction, mais faire entendre une voix. Le film devient ainsi une « contre-imagerie », qui remet au centre ce que l’image brute efface : la singularité d’un nom, d’un visage, d’un souffle d’enfant. Par ce déplacement, il ré-humanise le spectateur, en l’empêchant de consommer passivement l’horreur
Le cinéma se distingue alors de la circulation numérique en proposant une expérience temporelle et sensorielle organisée, qui produit non pas une sidération mais une mémoire.
Une cinéaste tunisienne face à la Palestine
Pourquoi une réalisatrice tunisienne s’empare-t-elle d’un récit palestinien ? Parce que la cause palestinienne excède les frontières et constitue depuis des décennies un horizon partagé du cinéma arabe. Les égyptiens Tawfiq Salah(Les Dupes, 1973) et YousryNasrallah (La porte du soleil, 2004), les libanais BorhaneAlaouie(Kafr Kacem, 1975) et Joclyne Saab (Femmes palestiniennes, 1974), Kassem Hawal (Retour à Haifa, 1982) et le syrien Mohamed Malas (Le rêve, 1987) et bien d’autresl’ont fait avant elle.
Ben Hania renoue avec le cinéma arabe des années 70, pensé comme un outil de résistance, mais La Voix de Hind Rajab en renouvelle la forme à l’ère numérique.
Face à l’inflation des images du réel, elle prouve que le cinéma peut encore lutter : non pas par la surenchère visuelle, mais par le ralentissement, la singularisation et l’appel éthique.
Mais il y a plus : la cinéaste, forte de sa reconnaissance internationale, peut donner à la voix de Hind un retentissement qu’un film palestinien produit dans l’urgence aurait peut-être moins atteint sur la scène festivalière.
Son geste n’est pas une appropriation, mais une amplification : elle use de sa position dans le champ cinématographique mondial pour inscrire Gaza dans un espace symbolique universel.
De plus, la méthode de reconstitution performative qu’elle explore depuis Les Filles d’Olfa trouve ici une intensité particulière : la confrontation entre une archive sonore et une fiction dramatique qui en déploie la portée.
Cependant, un tel cinéma prend des risques : risque d’être accusé de propagande ou de militantisme, risque de réduire la complexité esthétique au profit de l’efficacité politique, risque de se heurter à la censure ou aux circuits de diffusion. Mais ce risque est assumé comme partie intégrante de la lutte : l’efficacité symbolique prime sur la neutralité illusoire.
La voix de Hind Rajab n’apporte pas une lecture historique de la guerre, mais une expérience de l’attente et de l’impuissance. En assumant l’urgence, Kaouther Ben Hania transforme le cinéma en un outil de lutte qui intervient dans le présent. Il mobilise l’opinion publique. Il crée un choc moral immédiat. Il s’inscrit dans la bataille des récits contre la désinformation, le déni.
Qu’une cinéaste tunisienne porte cette voix rappelle la solidarité transnationale qui traverse le cinéma arabe, mais aussi la vocation universelle du cinéma : donner existence, par l’art, à ce que les puissances voudraient effacer. Le film n’offre peut-être pas le recul de l’histoire, mais il propose l’expérience d’un présent suspendu — et c’est déjà une manière de résister à l’oubli.
Si le cinéma est outil de lutte, il transforme aussi la place du spectateur. Il ne s’adresse plus à lui comme témoin passif d’une mémoire à conserver, mais comme acteur potentiel d’une cause. Le film devient une interpellation : « Que faites-vous, maintenant que vous avez vu et entendu ? ».
O.K.
Editorial : Un travail de longue haleine… - Par Hassan GHEDIRI
Six millions de dinars pour financer la conception, la production et la diffusion des campagnes de sensibilisation sur la maîtrise de l’énergie dans le secteur résidentiel et professionnel. L’enveloppe doit être débloquée dans le cadre d’un programme s’étalant sur trois ans piloté par l’Agence nationale pour la maitrise de l’énergie (ANME)
Environ 3 millions de dinars devraient être consacrés à la communication par l’intermédiaire des médias classiques (radio et télévision » contre un peu plus de 1 million de dinars dédiés au digital (web, réseaux sociaux, internet mobile, e-mail, sms…).
C’est ce qui ressort d’un arrêté ministériel émis ces derniers jours par le ministère chargé de l’Industrie et de l’Energie destiné à soutenir les efforts visant à réduire la facture énergétique à travers la transformation des habitudes de consommation et la promotion des outils plus économes et efficaces. Le montant est très important et va sans doute susciter la convoitise des boîtes de com et autres développeurs de support de communication audiovisuels et numériques.
L’Etat, qui supporte d’énormes dépenses liées à l’énergie principalement pour protéger les consommateurs et les entreprises par le biais de la compensation, croit pouvoir à moyen ou à court terme changer la donne en agissant sur les comportements par la sensibilisation. Quelles que soient les sommes que l’on pouvait dépenser pour produire des spots publicitaires dénonçant le gaspillage et valorisant les bons gestes, le changement des mentalités est quelque chose de très compliqué.
A l’heure où le gaspillage énergétique est malheureusement devenue une valeur dans notre société, inculquer la sobriété est un travail de longue haleine qui demande persévérance et patience. Pour le cas de la Tunisie, cela représente un luxe que l’on ne peut pas se permettre au vu des urgences posées par la détérioration accélérée et alarmante de notre balance énergétique.
Ce ne sont pas les campagnes de sensibilisation financées à coup des milliards qui pourraient transformer en peu de temps les mentalités ni changer profondément les comportements. Il n’y a pas mieux que les incitations financières et fiscales sous forme de soutiens à l’industrie nationale pour la fabrication en masse des équipements économes en énergie, accompagnées d’interdiction ferme des matériaux énergivores qui sont de nature à créer les changements escomptés.
Il est en effet plus judicieux pour les autorités de concentrer leurs efforts et leurs investissements sur la vulgarisation des technologies à haute performance énergétique et sur le développement des ressources durables et locales. Ceci permettrait d’obtenir des résultats concrets et fiables qui dépassent les effets limités des simples campagnes de sensibilisation.
Pour faire d’une pierre deux coups, la stratégie doit viser l’autonomie en favorisant la production nationale pour la création d’un tissu industriel puissant et performant dédié à la même case.
Une approche qui permet de stimuler à la fois l’innovation industrielle et l’emploi tout en réduisant la dépendance aux importations énergétiques. En même temps, le cap doit être mis sur le développement des énergies renouvelables, notamment solaires et éoliennes pour réduire le coût global de l’énergie sur le long terme et combler le déficit énergétique du pays.
C’est en agissant en amont sur l’environnement économique et technique que l’on pouvait rendre les équipements énergétiquement efficaces accessibles à tous et contribuer par le même fait à l’évolution des mentalités et au changement des comportements. Parce que les consommateurs, toujours en quête du confort, n’hésitent pas à abandonner le gaspillage et à adhérer à une logique de maitrise de l’énergie lorsqu’ils ont accès à des solutions fiables et abordables.
Ce ne sont pas les slogans matraqués dans les campagnes de sensibilisation que les Tunisiens vont changer leurs habitudes de consommation de l’énergie mais lorsqu’ils voient l’Etat faire des efforts pour moderniser les infrastructures et acquérir les technologies pour enclencher une véritable transition énergétique durable.
H.G.
Automobile : Honda célèbre l’innovation et l’amitié tuniso-japonaise
JMC Honda Tunisie a organisé une journée exceptionnelle placée sous le signe de l’innovation, de la mobilité et du rapprochement tuniso-japonais au Palais des Congrès de Tunis. Baptisé Honda Thank You Day, cet événement inédit a constitué une véritable célébration en hommage aux clients, partenaires et passionnés de la marque.
À travers ce grand rassemblement, organisé pour la première fois en Afrique, Honda a tenu à remercier ses fidèles clients et partenaires tout en réaffirmant son engagement pour l’excellence et la durabilité.
M. Shunsuke Yamada, Directeur Moyen-Orient & Afrique de Honda Motor Co. A affirmé à cette occasion que « la Tunisie est un marché qui rêve, innove et avance, exactement comme l’esprit Honda. »
Dans une allocution empreinte de reconnaissance, M. Yamada a exprimé la profonde estime de Honda Motor Co pour son partenaire tunisien et pour les milliers de clients qui partagent la philosophie de la marque. Il a annoncé officiellement l’extension de la distribution Honda à la ligne de produit des motos dès 2026, marquant une étape stratégique majeure. « Avec la dévotion de JMC et la technologie de Honda, nous allons offrir à la Tunisie un nouvel élan. Celui du plaisir de conduite, de la qualité et de la fiabilité des deux roues. » Pour M. Yamada, cette évolution témoigne de la confiance du groupe japonais dans le marché tunisien et de sa volonté d’y investir sur le long terme, dans un esprit d’innovation et de durabilité.
Tout au long de la journée, les participants ont vécu des expériences immersives :
•Ateliers interactifs autour de la durabilité, de la créativité et de la culture japonaise (plantation, origami, calligraphie, peinture sur céramique, mosaïque, jeux éducatifs, etc.) ;
•Expositions et tests drives automobiles (ou plutôt Taste Drive), offrant l’opportunité de découvrir les dernières innovations de la marque, notamment les modèles hybrides e:HEV, la technologie Sensing et la sportive Type R
•Performances culturelles et artistiques, telles que des démonstrations de kendo, des spectacles de danse contemporaine, des séquences humoristiques et un concert live de Hadhra tunisienne, alliant modernité et tradition
•Expériences digitales et immersives via des simulateurs, des jeux vidéo et des animations en réalité virtuelle, reflétant la vision innovante de Honda.
Avec ce Honda Thank You Day, Honda Tunisie a confirmé sa volonté d’aller au-delà du rôle de constructeur automobile, en s’affirmant comme un acteur engagé dans l’innovation, la mobilité durable et le renforcement des liens humains et culturels.
Selon l’INS : Léger recul du taux d’inflation à 5% en septembre 2025
Le taux d’inflation a reculé légèrement pour atteindre 5 % en septembre 2025, contre 5,2 % en août et 5,3% en juillet, selon les données publiées par l’Institut National de la Statistique (INS).
Les prix des produits alimentaires ont enregistré une hausse annuelle de 5,7 % en septembre, contre 5,9 % un mois plus tôt. Les huiles alimentaires ont vu leurs prix reculer de 24,3 %, atténuant partiellement la pression sur le panier du consommateur. À l’inverse, les légumes frais affichent une augmentation de 21,1 %, la viande d’agneau de 20,2 %, les poissons frais de 10,3 % et les fruits frais de 9,9 %.
Les produits manufacturés ont progressé de 4,9 % sur un an, tirés principalement par les hausses observées sur les vêtements et chaussures (+9 %) ainsi que sur les produits d’entretien courant du foyer (+4,9 %). Du côté des services, les prix augmentent de 4,5 %, un mouvement en grande partie attribué à la restauration, aux cafés et aux hôtels, où la hausse atteint 10,1 %.
L’inflation sous-jacente, hors produits alimentaires et énergie, s’est établie à 5,2 % en septembre contre 5,4 % en août. Les prix des produits libres, non soumis à encadrement, ont progressé de 6 % sur un an, tandis que ceux des produits encadrés n’ont augmenté que de 1,6 %.
Les prix des produits libres grimpent de 6,5 %, contre à peine 0,2 % pour les produits à prix régulés. Par rapport au mois d’août, les prix à la consommation ont enregistré une progression mensuelle de 0,6 %.
Cette évolution résulte principalement d’une hausse de 1,3 % des produits alimentaires et d’une augmentation de 3,7 % des prix liés aux services éducatifs. Pour la volaille une hausse de 5,6 % a été enregistrée, les œufs (+4,2 %), les légumes frais (+2,6 %) et la viande bovine (+1,4 %), seule la viande d’agneau a légèrement fléchi (-0,1 %).
Les services de l’enseignement a atteint 3,7 %, une progression alimentée par la hausse des tarifs de l’enseignement secondaire privé (+5 %), de l’enseignement préscolaire et primaire (+4,7 %), des cours de soutien (+3,2 %) et des fournitures scolaires (+3 %)
La catégorie « loisirs et culture » enregistre pour sa part une hausse de 0,7 % sur un mois, principalement portée par l’augmentation des prix des journaux, magazines et ouvrages culturels (+1,3 %). Les produits manufacturés et les services demeurent les principaux moteurs de l’inflation globale, contribuant respectivement à hauteur de 1,9 % et 1,5 %.
En termes de régime de prix, la composante « non alimentaire libre » représente la contribution la plus importante (3 %), suivie du groupe « alimentaire libre » (1,6 %).
Flottille "Soumoud" : 15 Tunisiens seront rapatriés demain via la frontière jordanienne
Le comité juridique de soutien à la Flottille "Soumoud" a annoncé que 170 participants de nationalités européennes seront rapatriés, ce lundi, vers la Grèce, tandis que 167 autres membres de la flottille restaient encore sur place.
Il a ajouté que le rapatriement du reste des participants, prévu pour mardi 7 octobre 2025, concernera quinze Tunisiens ainsi que des ressortissants d’autres pays, notamment l’Algérie, le Maroc, le Koweït, la Libye, la Jordanie, le Pakistan, Bahreïn, la Turquie et le Sultanat d’Oman.
Leur transfert s’effectuera vers le Royaume hachémite de Jordanie, via le poste frontalier du pont du roi Hussein.
Classement WTA: Ons Jabeur, 79e, perd 3 places
La tenniswoman tunisienne Ons Jabeur a perdu trois places au classement WTA, paru ce lundi, pointant désormais au 79e rang mondial. Cette dégringolade s'explique par la décision de Jabeur de mettre sa carrière entre parenthèses, en raison de ses pépins physiques à répétition ces derniers temps.
En tête du classement, la Biélorusse Aryna Sabalenka a conservé sa première place, loin de sa dauphine polonaise, Iga Swiatek et l'Américaine Coco Gauff. Quant à l'Américaine Amanda Anisimova, récente vainqueur de l'US Open, elle a conservé sa 4e place, tandis que Mirra Andreeva (Russie) a complété le Top 5 mondial.
45 ingénieurs licenciés : Scandale social autour de la fermeture de STRATIS Worldwide à Sfax !
L’annonce brutale, le 22 septembre dernier, de la fermeture soudaine de la filiale tunisienne de l’entreprise française STRATIS Worldwide à Sfax continue de susciter l’indignation et les réactions. En cause : le licenciement abusif de 45 ingénieurs tunisiens, sans préavis ni justification, dans un silence administratif inquiétant.
L’affaire a éclaté lorsque les employés ont reçu, par simple e-mail, un message de la direction de la filiale de Sfax – spécialisée dans la création de sites web pour les services publics français – les informant de la fermeture immédiate de l’entreprise et de la fin de leur contrat à compter de ce jour.
Pris de court, choqués, les ingénieurs concernés n'ont trouvé aucun interlocuteur officiel pour leur fournir des explications ni défendre leurs droits. N’ayant reçu que la moitié de leur salaire du mois d’août, et laissés sans perspectives, ils ont décidé de lancer un cri de détresse sur les réseaux sociaux, sous le hashtag : #Cri_de_Sfax.
L'affaire soulève de nombreuses questions sur le cadre légal de l’investissement étranger en Tunisie, la protection des travailleurs dans les secteurs offshore, et le rôle des autorités dans la prévention de tels abus. Jusqu'à présent, aucune déclaration officielle n’a été faite, ni par l'entreprise mère, ni par les ministères concernés.
Les 45 ingénieurs, eux, continuent leur combat pour faire valoir leurs droits. Et à travers leur cri, ils interpellent l’État, les syndicats, les médias et la société civile.
Syrie : Bachar el-Assad hospitalisé à Moscou
L’ancien président syrien Bachar el-Assad, exilé en Russie depuis la chute de son régime en décembre dernier, a été admis le 20 septembre dans un hôpital près de Moscou dans un « état critique en soins intensifs », révèle l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) dans un rapport daté du 2 octobre. Selon une source russe à l’ONG, le dirigeant déchu a été victime non pas « d’une simple intoxication alimentaire mais bien d’un empoisonnement ». Après neuf jours de convalescence, il serait sorti de l’établissement, et son état serait désormais stable.
Unesco : L'Egyptien Khaled el-Enany élu directeur général
Le Conseil exécutif de l'Unesco a désigné, ce lundi, l'Egyptien Khaled el-Enany pour devenir son directeur général pour les quatre prochaines années, a annoncé sa présidente Vera El Khoury Lacoeuilhe.
Le candidat égyptien a recueilli 55 voix contre 2 pour le Congolais Firmin Edouard Matoko, a-t-elle détaillé.
Enseignement de base : La grève finalement maintenue
La Fédération générale de l’enseignement de base a confirmé le maintien de la grève nationale prévue mardi 7 octobre, faute d’invitation à une séance de conciliation de la part du ministère de l’Éducation.
Le secrétaire général adjoint, Ikbel Azzabi, a dénoncé « le blocage du dialogue depuis plus de six mois » et a réaffirmé la détermination des enseignants à défendre leurs revendications.
Les grévistes se rendront dans leurs établissements le matin avant de rejoindre les sièges régionaux de l’UGTT.
Le syndicat réclame notamment l’amélioration des salaires, la révision du système de promotions et l’application des accords signés.
"Circuit.Théâtre" à Siliana : Semer la culture, récolter les rêves
Par Imen ABDERRAHMANI
Au-delà des cadres traditionnelles de représentation théâtrale, "Circuit. Théâtre" va, invitant les petits écoliers dans les villages reculés à découvrir la magie des mots et la force du regard. Une nouvelle édition est annoncée du 7 au 10 de ce mois, toujours à Siliana.
Le Centre des arts dramatiques et scéniques de Siliana continue, avec toujours le même enthousiasme, son beau chemin, semant l'amour du 4ème art ici et là, dans les vallées verdoyantes de Siliana, jetant des graines de la création dans les écoles et les lycées, avec l'espoir de voir éclore une nouvelle génération d'artistes.
L'un des temps forts de la programmation est sans doute "Circuit. Théâtre", ce festival qui incarne pleinement la décentralisation culturelle, à travers la programmation des spectacles en dehors du siège du Centre. L’objectif est clair : porter le théâtre là où il ne va pas d’ordinaire, offrir à ces jeunes spectateurs les mêmes chances que ceux des grandes villes, et leur permettre de goûter, eux aussi, à la magie du 4ᵉ art et rappeler que la culture est un droit, non un privilège.
En allant à la rencontre des jeunes dans leur environnement quotidien, à l'école, le théâtre devient un outil puissant d’ouverture, de réflexion et d’expression. Il permet aux enfants et aux adolescents, souvent éloignés des circuits culturels traditionnels, de découvrir une parole artistique vivante, de développer leur imaginaire et de se projeter autrement dans le monde.
En cela, « Circuit.Théâtre » est bien plus qu’un simple événement artistique : c’est un acte citoyen, une démarche éducative et une invitation à construire une culture plus équitable, plus proche, plus humaine.
Pour cette édition et après avoir sillonné l’ensemble des délégations du gouvernorat de Siliana au fil des éditions précédentes, les organisateurs accompagnés par les artistes dont les oeuvres sont sélectionnés investiront cette année les zones rurales de Bourouis, Le Krib, Gaâfour et El Aroussa, poursuivant son objectif : faire rayonner le théâtre là où il n’avait encore jamais été joué.
Alliant théâtre, musique et ateliers de formation, la cinquième édition du festival s’ouvrira au Krib avec un spectacle de la "Chorale Al Bouhaïra". Ce concert promet un beau moment de partage autour de chansons emblématiques, intemporelles qui ont résonné et qui continueront à résonner dans les coeurs des enfants. Suite à cette ouverture rêveuse, tout en musique, les enfants et également les grands (les enseignants et même les parents) seront conviés à découvrir "L'ami du livre", nouvelle création théâtrale de Hamza Ben Oun.
Le catalogue théâtral comporte pour ce nouveau rendez-vous: "Le retour de l'école" de Yahia Feidi, "L'intelligent comprend dès le premier signe" de Moneem Chouyat, "Le papillon blanc" de Walid Khadhraoui, "Le royaume de l'éternité "de Hatem Maroub, "Les fourmis et la paix" de Hassen Sellami, "Un bel imaginaire" de Mohamed Lakhouass et "Le petit prince" de Mohamed Taher Issa Belarbi.
En allant à la rencontre des enfants là où ils vivent, le Centre des arts dramatiques et scéniques de Siliana rappelle que la culture n’a de sens que lorsqu’elle se partage, se transmet et se vit ensemble, prouvant que le théâtre peut franchir les frontières géographiques comme sociales, pour devenir un véritable moteur de lien, d’émotion et d’espoir.
I.A.
Gaza : L’armée d’occupation révèle le nombre de ses soldats tués depuis le 7 octobre 2023
Le ministère de la Défense de l’occupation sioniste a annoncé que 1.152 soldats et policiers ont été tués depuis le déclenchement de la guerre le 7 octobre 2023, soit au cours des deux dernières années. Ce chiffre illustre l’ampleur des pertes humaines subies depuis le début du conflit.
Selon les données officielles, plus de 40 % des victimes étaient âgées de moins de 21 ans, révélant l’engagement massif des jeunes dans les rangs de l’armée. La grande majorité des morts sont des hommes, avec 1.086 soldats recensés parmi les victimes.
Ces pertes traduisent l’âpreté des combats et la résistance continue sur le terrain, tout en alimentant un débat interne en Israël sur le coût humain de la guerre et ses répercussions profondes sur la société et la vie politique.
Espace Schengen: Entrée en vigueur d'un nouveau dispositif de contrôle automatisé
Les voyageurs non européens entrant dans l’espace Schengen, dont les Tunisiens évidemment, devront , à partir du 12 octobre 2025, se soumettre à un nouveau dispositif de contrôle automatisé. Le système d’entrée-sortie (EES), mis en place par l’Union européenne, marque une évolution majeure dans la gestion des frontières et la sécurité des déplacements.
Le système EES (Entry-Exit System) vise à enregistrer de manière numérique les entrées, sorties, refus d’accès et durées de séjour des ressortissants de pays tiers effectuant un court séjour dans l’espace Schengen, soit 90 jours maximum sur une période de 180 jours.
L’objectif est double : fiabiliser les contrôles aux frontières et renforcer la lutte contre l’immigration irrégulière. L’EES permettra aux États membres de disposer d’informations précises et partagées, facilitant la détection des dépassements de séjour et améliorant la sécurité intérieure.
Crise politique en France : Ce qui a conduit Lecornu à démissionner
Face à l’impossibilité de former une équipe respectant les équilibres hérités de Michel Barnier et François Bayrou, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté, ce lundi 6 octobre, sa démission à Emmanuel Macron. Le président de la République l’a «acceptée», selon un bref communiqué diffusé dans la matinée par l’Élysée.
Conséquence immédiate : la liste des ministres nommés la veille se retrouve elle aussi «démissionnaire», moins de vingt-quatre heures après leur présentation officielle sur le perron de l’Élysée. La crise politique ouverte par la dissolution de juin 2024 franchit ainsi un nouveau cap, alors que le pays doit adopter un budget, d’ici la fin de l’année.
Dès dimanche soir, après la publication de la composition du gouvernement, les tensions avaient éclaté : Les Républicains, par la voix de Bruno Retailleau, ont remis en question leur participation à l’Exécutif, tandis que les oppositions promettaient déjà une motion de censure.
Le casting gouvernemental de Sébastien Lecornu avait suscité une pluie de critiques, y compris au sein de la majorité. Plusieurs désaccords ont rapidement émergé, notamment autour de la nomination de Bruno Le Maire aux Armées et de la répartition jugée inégale des portefeuilles entre Renaissance (10 ministres) et Les Républicains (4).
















