Santé : La gériatrie, une spécialité médicale à part entière, à partir de décembre 2025
À partir de décembre 2025, la Tunisie franchira une étape majeure dans le domaine de la santé publique avec la création d’une nouvelle spécialité médicale, la gériatrie, qui sera reconnue comme un secteur autonome au même titre que les autres disciplines médicales.
Cette décision, approuvée par le ministère de la Santé le 25 août 2025, marque un tournant décisif pour l’amélioration de la prise en charge des personnes âgées dans le pays.
Lors du 4ᵉ Congrès national de médecine et des sciences du vieillissement, organisé sous le thème « Le mouvement, essence de la vie », la présidente de l’Association tunisienne de médecine gériatrique, Dr Imen Ksontini, a souligné l’importance de cette avancée pour répondre aux besoins croissants d’une population vieillissante — les Tunisiens âgés de plus de 60 ans représentant désormais près de 17 % de la population.
L’événement réunit des experts tunisiens et étrangers issus de diverses spécialités, afin d’échanger sur les meilleures pratiques de soins, les nouvelles thérapies et les stratégies de prévention favorisant une vieillesse active et autonome.
De son côté, Dr Maha Ben Maâlem Hachicha, secrétaire générale de l’association, a mis en avant la richesse du programme scientifique, incluant conférences et ateliers dédiés aux maladies liées à l’âge — telles que le cancer, les troubles neurologiques ou cardiovasculaires — et aux méthodes de rééducation destinées à préserver la santé et l’indépendance des seniors.
Sommet de Charm el-Cheikh lundi : liste des participants
Lundi 13 octobre 2025, l’Égypte accueille à Charm el-Cheikh un Sommet pour la paix à Gaza, co-présidé par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le président américain Donald Trump.
L’objectif officiel est de définir les étapes suivantes dans la mise en œuvre du plan de paix, à la suite d’un cessez-le-feu partiel et d’un échange d’otages.
Selon les annonces, plus de vingt pays ainsi que des organisations internationales sont attendus.
Liste prévisionnelle des participants
Voici une liste estimée des chefs d’État, chefs de gouvernement ou représentants confirmés ou attendus. Cette liste peut varier en fonction des confirmations de dernière minute :
Égypte : Président Abdel Fattah al-Sissi (hôte)
États-Unis : Président Donald Trump
Turquie : Président Recep Tayyip Erdoğan
Qatar : Émir Tamim bin Hamad Al Thani
Jordanie : Roi Abdullah II
Koweït : Premier ministre Ahmad Al Abdullah Al Sabah
Bahreïn : Roi Hamad bin Isa Al Khalifa
Palestine : Président Mahmoud Abbas
Indonésie : Président Prabowo Subianto
Azerbaïdjan : Président Ilham Aliyev
France : Président Emmanuel Macron
Allemagne : Chancelier Friedrich Merz
Royaume-Uni : Premier ministre Keir Starmer
Italie : Première ministre Giorgia Meloni
Espagne : Premier ministre Pedro Sánchez
Grèce : Premier ministre Kyriakos Mitsotakis
Arménie : Premier ministre Nikol Pashinyan
Hongrie : Premier ministre Viktor Orbán
Pakistan : Premier ministre Shehbaz Sharif
Canada : Premier ministre Mark Carney
Norvège : Premier ministre Jonas Gahr Støre
Irak : Premier ministre Mohammed Shia al-Sudani
Émirats arabes unis : Vice-président Mansour bin Zayed Al Nahyan
Oman : Ministre des Affaires étrangères Badr Al Busaidi
Inde : Ministre des Affaires étrangères S. Jaishankar
Japon : Ambassadeur au Caire Masaki Noke
Chypre (zone grecque) : Nikos Christodoulides
Organisation des Nations unies : Secrétaire général António Guterres
Conseil européen / Union européenne : Président du Conseil européen António Costa
Ligue arabe : Secrétaire général Ahmed Aboul Gheit
À noter :
L’entité sioniste n’est pas invitée, selon les déclarations officielles. Le groupe Hamas ne sera pas présent. Quant à l’Iran, il aurait été invité mais aurait décliné l’invitation.
France: Le gouvernement Lecornu II dévoilé
Le Premier ministre Sébastien Lecornu, reconduit à son poste, vendredi 10 octobre, par le président français Emmanuel Macron, a dévoilé son nouveau gouvernement, ce dimanche soir.
Lecornu a indiqué que le nouveau gouvernement a été "nommé pour donner un budget" au pays "avant la fin de l'année".
Ci-après les ministres nommés:
Laurent Nunez, ministre de l’intérieur.
Catherine Vautrin, ministre des armées et des anciens combattants.
Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités.
Monique Barbut, ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.
Gérald Darmanin, garde des sceaux, ministre de la justice.
Roland Lescure, ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat.
Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
Edouard Geffray, ministre de l’éducation nationale.
Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
Rachida Dati, ministre de la culture.
Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées ;
Naïma Moutchou, ministre des outre-mer.
Françoise Gatel, ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation.
Amélie de Montchalin, ministre de l’action et des comptes publics.
Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace.
Marina Ferrari, ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative.
Philippe Tabarot, ministre des transports.
Vincent Jeanbrun, ministre de la ville et du logement.
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
Eliminatoires africaines : Le Ghana se qualifie pour le Mondial 2026
Le Ghana s'est qualifié, ce dimanche, pour la Coupe du monde 2026 de football après son succès contre les Comores (1-0), à Accra. Les Black Stars terminent en tête du groupe I de la zone Afrique.
Ce sera la cinquième participation du Ghana à la Coupe du monde, après 2006, 2010 (quart de finaliste), 2014 et 2022. Ils rejoignent quatre autres équipes africaines déjà qualifiées, le Maroc, la Tunisie, l'Algérie et l'Egypte.
Charm el-Cheikh : Trois diplomates qataris périssent dans un accident de la route
À la veille d’un sommet international crucial consacré à la fin de la guerre à Gaza, trois diplomates qataris ont perdu la vie dans un accident de la route survenu dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge. Selon deux sources sécuritaires citées par Reuters, deux autres diplomates ont également été blessés dans le même incident.
L’accident s’est produit dans la matinée de dimanche, alors que les diplomates qataris rejoignaient Charm el-Cheikh, où se tiennent depuis plusieurs jours d’intenses discussions entre représentants qataris, égyptiens et américains. Ces négociations ont déjà permis, plus tôt dans la semaine, la conclusion de la première phase du plan du président américain Donald Trump pour Gaza, prévoyant un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
Les victimes faisaient partie de la mission diplomatique qatarie en Égypte. Leurs noms, selon des médias arabes, sont Abdullah bin Ghanem Al-Khiyarine, Hassan Al-Jaber et Saoud bin Thamer Al Thani. Deux autres membres de la délégation, Abdullah bin Issa Al-Kuwari et Mohammed Al-Buainain, ont été admis en soins intensifs à l’hôpital de Charm el-Cheikh.
La mort des trois diplomates survient à un moment hautement symbolique pour le Qatar, médiateur central dans les pourparlers visant à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza.
Doha a joué un rôle clé, aux côtés du Caire, dans la médiation qui a permis d’esquisser une trêve entre Israël et le Hamas. Un sommet international sur Gaza doit s’ouvrir ce lundi à Charm el-Cheikh pour finaliser l’accord global et établir les garanties de sa mise en œuvre.
Le ministère qatari des Affaires étrangères a exprimé sa profonde tristesse et adressé ses condoléances aux familles des victimes, saluant leur engagement au service de la diplomatie et de la paix régionale.
Les autorités égyptiennes ont ouvert une enquête sur les circonstances précises de l’accident, tandis que les préparatifs se poursuivent pour le sommet international de ce lundi, sous haute tension diplomatique.
Edition : Beit al-Hikma expose ses publications
Une exposition du livre se tiendra du 13 au 19 octobre 2025 au siège de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts «Beit al-Hikma» à Carthage, a annoncé l’institution.
L’événement présentera l’ensemble des publications de l’Académie, qui bénéficieront pour l’occasion «d’importantes réductions», a précisé le communiqué de presse.
Cette exposition fait suite à la rentrée universitaire 2025-2026, samedi 4 octobre, marquée par une conférence de l’historien français François Hartog intitulée « Un temps troublé : du présent à l’ère de l’Anthropocène ».
Les Gabèsiens ne veulent plus du Groupe Chimique : Récit d’une invraisemblable volteface de l’Etat
Par Hassan GHEDIRI
Le récit d’une invraisemblable volte-face de l’Etat. Gabès, qui vit depuis plus de quarante ans asphyxiée par la pollution, ne peut plus retenir sa colère contre un Etat qui ne tient pas ses promesses…
Chott Essalam (la plage de la paix) ne porte pas ou plus son nom. Ce quartier de plusieurs milliers d’habitants vit depuis quelques jours sous le choc après la multiplication des cas d’asphyxie au gaz toxique dégagé par les unités de transformation de phosphate implantées dans la région.
Cette localité qui a accepté sort en vivant, ou survivant, pendant des décennies dans l’épicentre de ce qui est, désormais, désigné dans beaucoup de médias internationaux par «la petite Tchernobyl de Tunisie », est décidée d’en finir une fois pour toutes et de lutter pour son droit de vivre dans un environnement sain. La grogne populaire a atteint son paroxysme suite à la dégradation alarmante de la qualité de l’air dans la ville avec l’échappement répétitif des gaz toxiques des usines qui fabriquent l’acide phosphorique.
C’était d’abord à Ghannouch, l’une des principales délégations du gouvernorat de Gabès, qui compte près de 30 mille habitants, où les premiers cas d’intoxication ont été constatés les 9, 10 puis le 16 septembre dernier nécessitant la prise en charge par la protection civile. Ensuite, c’était au tour de la petite commune de Chott Essalem d’être directement exposée aux rejets de gaz toxique émanant des installations de traitement de phosphate situées à quelques encablures du collège.
Dans un premier temps, une cinquantaine d’élèves dans un collège situé dans cette commune avaient présenté, le 27 septembre 2025, des signes d’asphyxie après avoir inhalé des gaz dégagés par les usines du Groupe Chimique Tunisien, comme l’ammoniaque, le dioxyde de soufre et les vapeurs d’acide fluorhydrique. Le même incident s’est reproduit trois jours plus tard avec plusieurs cas de suffocation dénombrés dans le même collège.
Une succession des intoxications causées par les émissions du Groupe Chimique qui a fait exploser la colère des habitants sortis par milliers dans la rue pour protester contre le silence des autorités et exiger le démantèlement immédiat et définitif de toutes les usines incriminées. Avant-hier vendredi, des centaines de manifestants ont parcouru la ville de Gabès pour protester contre le silence des autorités face à la catastrophe sanitaire qui frappe la région depuis plusieurs décennies.
Des pneus ont été brûlés à la même occasion pour bloquer l’accès à la zone industrielle tandis que plusieurs jeunes mobilisés au sein du mouvement « Stop pollution » qui milite depuis 2012 contre toutes les sources de pollution à Gabès ont pénétré dans les locaux du Groupe chimique où ils ont entamé un sit-in ouvert.
Sit-in ouvert
Il faut dire que la colère contre la pollution reste toujours vive à Gabès et ce à cause des nombreuses promesses non tenues faites par les gouvernements successifs depuis la révolution. La multiplication depuis septembre des cas d’intoxication aux gaz dégagés par les unités de fabrication des engrais chimique semble être la goutte qui a fait déborder la vase. D’ailleurs, les sit-inneurs installés depuis vendredi dans les locaux du Groupe Chimique à Gabès ne comptent pas lever leur camp avant le démantèlement de toutes les unités polluantes, comme ils l’ont fait entendre dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.
«Que cela dure des jours, des semaines ou des moins, nous ne lâcherons pas prise jusqu’à ce que l’Etat honore ses engagements », annonce-t-on en substance.
Il est important de rappeler qu’en 2017, le gouvernement Youssef Chahed a dévoilé un programme de dépollution destiné aux régions affectées par les rejets des industries de transformation de phosphate installées depuis le début des années 70 à Gabès et Sfax.
Le programme consiste à démanteler progressivement à partir de 2018 toutes les unités polluantes appartenant au Groupe Chimique, à les délocaliser dans de nouveaux sites en respectant les normes environnementales nationales et internationales et en réhabilitant les zones contaminées par le phosphogypse. Cette décision faisait, en effet, suite à de très grandes manifestations populaires organisées le 30 juin 2017 à Gabès, en partance de Chott Essalam, pour réclamer l’arrêt du déversement du phosphogypse dans la mer.
En fait, ces manifestations marquent la fin d’un ultimatum donné au mois d’octobre 2016 au gouvernement pour mettre fin à la pollution causée par l’industrie de phosphates dans la région. Et c’est dans la soirée du 30 juin 2017 que le gouvernement Chahed annonce son programme de dépollution s’étalant sur 8 ans et demi.
Décret
Dans les détails, le plan d’action consiste à réaliser au cours de six premiers mois des études géologiques et sociales afin de définir le lieu du nouveau site de production « qui respecterait les normes environnementales nationales et internationales ». Ensuite, réaliser, pendant deux ans, des études techniques et environnementales, les appels d’offres et les contrats de réalisation. Sur une période de 6 ans, il est question d’installer les 3 nouvelles unités de production à raison d’une unité tous les deux ans.
L’arrêt total du déversement du phosphogypse ne se réalisera donc qu’à l’issue de ces 8 ans et demi, et c’est au début 2025 que devait normalement s’achever la dernière phase du projet.
Si certaines composantes du programme ont pu être exécutées, telles que le démantèlement et la délocalisation de l’unité de production du triple super phosphate (TSP) située Sfax, l’essentiel des engagements n’ont pas été respectés. Entre temps, une décision prise au mois de mars 2025 par le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des Mines a donné un coup de frein à l’ensemble du programme suscitant la stupéfaction générale de la population et de la société civile qui milite depuis des années pour la dépollution du golfe de Gabès.
Le 5 mars 2025, à l’issue d’un Conseil ministériel, le gouvernement annonce la suppression du phosphogypse de la liste des déchets dangereux. Il s’agit bel et bien d’une substance extrêmement polluante classée comme telle depuis 2000, conformément au décret n°2000-2339 du 10 octobre 2000 fixant la liste des déchets dangereux parue dans le JORT n°86 du 27 octobre 2022. Cette décision gouvernementale semble vider de tout son sens les engagements pris par l’Etat en 2017, fruits d’une lutte inoxydable des habitants de Gabès pour leur droit à un environnement sain et une vie digne.
H.G.
Coopération militaire : La Tunisie et l’Algérie face aux défis sécuritaires régionaux …
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Après l’Arabie saoudite et le Pakistan et la Turquie et le Qatar, la Tunisie et l’Algérie ont signé récemment, à leur tour, un accord de coopération militaire. Un accord qui survient alors que le monde n’a jamais connu autant de tension et de turbulences…
En présence du ministre de la Défense tunisien, Khaled Shili, et le général d’armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire algérienne, la Tunisie et l’Algérie ont signé mardi dernier à Alger un accord de coopération militaire. Interrogé par la presse algérienne, le ministre Khaled Sehili a souligné «la nécessité de développer la formation, l’entraînement et l’échange d’informations, tout en intensifiant la participation aux exercices militaires organisés par l’un ou l’autre pays.
Cet accord, qui complète celui signé en 2001, élargit le champ de la coopération militaire et marque une nouvelle étape dans le partenariat stratégique tuniso-algérien». De son côté, le chef d'état-major algérien a déclaré : «Nous pensons en Algérie, souligne-t-il encore, que la sécurité et la stabilité de nos deux pays nécessitent le plus haut niveau possible de coordination et de coopération. Les défis sécuritaires, économiques et géopolitiques auxquels notre région est confronté nous obligent aujourd’hui, plus que jamais, à renforcer l’action commune».
Depuis, les réactions se sont multipliées alternant prudence et optimisme… A cet égard, le juriste Salem Chérif nous a confié : «Il est important de prime abord de rappeler que cet accord vient cmpléter celui conclu en 2001, le rendant plus global et répondant aux aspirations des deux parties, tout en activant le partenariat stratégique et en ouvrant de nouvelles perspectives pour la coopération bilatérale afin de faire face aux défis et aux menaces pesant sur la région.
Concrètement, cet accord inclut la formation, l’entraînement ainsi que l’échange d’informations et d’expertises. Il vise également à intensifier la coordination bilatérale et à renforcer le travail commun sur le terrain pour sécuriser les frontières. Vu, en effet, les tensions qui secouent le monde actuellement, il est important pour les deux pays de conclure cette alliance afin de faire face aux défis sécuritaires. »
Crucial …
Les experts sont unanimes quant à l’importance de ce genre d’accords. « Dans le paysage mondial actuel en évolution rapide, la coopération militaire devient de plus en plus cruciale pour les pays du monde entier », nous dira l’activiste Sahbi Khaldi. Et d’ajouter : « Il n’y a pas de plus basique pour faire face efficacement aux menaces et garantir la paix et la stabilité, les nations doivent collaborer et renforcer leur coopération militaire.
Et c’est dans cette logique que la Tunisie et l’Algérie ont procédé pour renforcer leur collaboration bilatérale en matière de sécurité. Le renforcement de la coopération militaire offre, en effet, de nombreux avantages pour répondre aux préoccupations communes en matière de sécurité. Premièrement, cela permet aux pays de mettre en commun leurs ressources, leur expertise et leurs renseignements, ce qui se traduit par une plus grande efficience et efficacité dans la lutte contre les menaces communes.
On voit bien que, depuis l’attaque de l’armée sioniste contre le Qatar, tous les pays de la région se sont pressés pour conclure des accords militaires à l’image de l’Arabie saoudite et le Pakistan et la Turquie et le Qatar. La Tunisie et l’Algérie sont également confrontées aux mêmes défis et aux mêmes menaces. Il d’agit donc d’une décision souveraine qui va dans l’intérêt des deux pays et d’une initiative favorisant l'interdépendance économique et la coopération entre les deux pays afin d’assurer la stabilité et la prospérité régionale. »
M.B.S.M.
Festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier (Cinémed) : Trois films tunisiens à l'affiche
À l’occasion de sa 47ᵉ édition, le Festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier (Cinémed), qui se tient du 17 au 25 octobre 2025, met à l’honneur le cinéma tunisien, salué pour sa vitalité et sa richesse narrative. Quatre films tunisiens, portés par des cinéastes majeurs, illustrent la diversité et la maturité de cette création contemporaine.
En compétition officielle, Kaouther Ben Hania présente "La Voix de Hind Rajab", un film inspiré d’un récit poignant, celui de l'assassinat d'une fillette palestinienne par l'armée sioniste. L'histoire est racontée à partir des enregistrements sonores des appels de secours reçus par les agents diu Centre d'appel du Croissant-Rouge.
Aux côtés de cette œuvre marquante, Amel Guellaty dévoile "Où nous mène le vent", un long-métrage poétique et introspectif qui affirme une nouvelle voix féminine du cinéma tunisien. Erige Sehiri, quant à elle, revient avec Promis le ciel, poursuivant son exploration sensible du réel à travers une approche intimiste.
Le festival rend également hommage au cinéaste Abdellatif Kechiche avec la projection de son film emblématique "L’Esquive", symbole d’un cinéma franco-tunisien ancré dans les problématiques sociales et générationnelles.
Par cette sélection prestigieuse, Cinémed 2025 consacre le rayonnement international du cinéma tunisien, porté par des récits à la fois ancrés dans leur réalité locale et ouverts à l’universel.
Au Club culturel Tahar Haddad : Des jazzmen tunisiens sous les voûtes de la médina
Par Imen Abderrahmani
Le Club culturel Tahar Haddad accueille, du 24 au 27 octobre, la 2è édition du festival Jazzmean. Jeune manifestation qui met en lumière la richesse du jazz tunisien, réunissant des figures montantes et des légendes du genre comme Fawzi Chekili.
Concerts, master-class et rencontres sont au programme de cette nouvelle édition de « Jazzmean » qui inaugure la nouvelle saison culturelle au Club culturel Tahar Haddad. Une saison qui s’annonce bien rythmée grâce à ce festival qui célèbre le jazz dans toute sa diversité et met en lumière le talent des musiciens tunisiens, en conjuguant tradition, modernité et exploration sonore.
Le festival propose une programmation équilibrée entre master-class pédagogiques et concerts, offrant au public une immersion vivante dans les différentes facettes du jazz tunisien contemporain.
L’ouverture du festival, prévue le vendredi 24 octobre, sera assurée par Omar El Ouaer, pianiste emblématique de la scène jazz alternative. Artiste discret mais profondément influent, il collabore avec plusieurs musiciens internationaux.
Ses projets musicaux s’affranchissent des stéréotypes de la fusion pour sonder un jazz tunisien sincère, nourri à la fois d’influences collectives et de singularités individuelles. Il animera une masterclass le jour de l’ouverture à 11h, partageant avec les artistes en herbe des bribes de son expérience et de sa passion pour la musique, le jazz et le piano.
A 19h00, l’artiste sera à la rencontre des mélomanes, et ce, à partir de 19h00. C’est en trio qu’il se produira, présentant des extraits de ses différents projets artistiques.
Le samedi 25 octobre, le compositeur et bassiste Wassim Ben Rahouma proposera également une master-class à 11h, et rencontrera le public le soir, toujours à 19h, tandis que le dimanche 26, le sextet d’Ahmed Ajabi investira la scène à 19h, pour présenter son nouveau projet « Bop Elation », teinté de swing et d’énergie moderne.
La clôture du festival, le lundi 27 octobre à 19h, sera confiée à Fawzi Chekili, légende vivante du jazz en Tunisie. Né à Kélibia en 1950, il est à la fois guitariste, compositeur, pianiste et joueur de oud. Autodidacte passionné, il a su bâtir un univers musical original où les couleurs du jazz rencontrent les résonances orientales.
Avec son projet « Taqasim Revival Sextet », Chekili offrira un concert de clôture à la hauteur de son parcours visionnaire et de son attachement au dialogue entre les cultures.
Avec cette nouvelle édition, « Jazzmean » s’impose comme un rendez-vous prometteur pour les amoureux du jazz et un tremplin précieux pour les talents tunisiens, en affirmant avec conviction que le jazz, loin d’être un genre figé, est un langage vivant, en perpétuelle réinvention.
I.A.
Editorial : Ce Nobel qui vient par derrière…
Par Chokri Baccouche
Nous les attendions par-devant, ils sont venus par derrière, disait Ali Laârayedh, à propos des assaillants qui avaient attaqué l’ambassade des Etats-Unis à Tunis le 14 septembre 2012. Mine de rien, l’ancien ministre nahdhaoui de l’Intérieur n’est pas le seul à avoir perdu le sens de la mesure et de l’orientation. Le président américain Donald Trump semble avoir vécu, à quelques menus détails près, la même amère expérience.
Le prix Nobel de la paix qu’il espérait obtenir méritoirement pour avoir « contribué de manière décisive à mettre fin à pas moins de huit guerres » lui a filé sous le nez et a été décerné à l’opposante vénézuélienne, Maria Corina Machado. Oups ! Il attendait le « Saint Grâal » par-devant mais c’est un magistral cocotier qui est venu cette fois-ci par derrière, porteur d’une douche froide et une désillusion que le locataire de la Maison Blanche ne sera pas prêt d’oublier de sitôt.
Ah la poisse ! Donald Trump a pourtant tout fait pour se voir attribuer cette prestigieuse récompense qui manquait à son tableau de chasse déjà bien garni. Il aura beau déplumer les têtes couronnées du Golfe de plusieurs milliards de dollars mais il lui manquait cette reconnaissance internationale qu’il aurait voulu accrocher dans son salon feutré, juste pour épater ses invités et chouchouter son égocentrisme démesuré.
Le comité Nobel a été bien ingrat dans cette affaire. Ses gentils membres ont préféré décerner leur prix à une « illustre inconnue », alors que la version 2025 de ce prix devait revenir à un homme qui « continue à conclure des accords de paix, à mettre fin aux guerres et à sauver des vies », comme l’a souligné avec amertume le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung, sur X.
La gorge apparemment nouée par l’émotion de la déception, ce dernier n’a pas manqué d’encenser son patron, histoire de joindre « l’utile » au désagréable déclarant en substance : « Il a le cœur humanitaire et personne d’autre que lui ne saura déplacer des montagnes à la seule force de sa volonté ». Cœur humanitaire ? On peut vraiment dire que cette réflexion est un peu trop gonflée car elle est loin de refléter la réalité.
Le présumé humanisme débordant de Donald Trump, tous les bipèdes de la terre l’ont vu en direct à la télé, à Gaza plus exactement. Ils ont vu de leurs propres yeux l’effet dévastateur des bombes américaines, gracieusement délivrées au bourreau sioniste, sur les populations civiles palestiniennes, déchiquetant femmes et enfants et rasant toute source de vie dans cette enclave palestinienne sinistrée. Ils ont entendu le président U.S déclarer de vive voix avec un cynisme inégalé qu’il projetait de transformer Gaza en « Riviera du Moyen-Orient » et que les Gazaouis étaient « de toute façon tous morts ».
Ils ont également eu connaissance des innombrables veto de l’administration américaine qui s’est opposée crânement et à de multiples reprises aux résolutions soumises au Conseil de sécurité de l’ONU visant l’arrêt immédiat de la guerre. Bref, ils sont au courant et pertinemment convaincus de la complicité de la Maison Blanche dans ce génocide dont l’onde de choc s’est répercutée aux quatre coins de la planète et qui inspire désormais l’horreur personnifiée et une insoutenable répulsion.
Il faudrait être frappé de strabisme ou atteint de la maladie d’Alzheimer pour ne pas admettre cette cruelle vérité qui n’échappe d’ailleurs à personne. De surcroit au Comité du prix Nobel de la paix qui a le devoir moral d’attribuer cette récompense aux plus méritants et non point à ceux qui prétendent être des faiseurs de paix alors qu’ils sont en réalité de fieffés irresponsables va-t-en guerre et sponsors attitrés de l’épuration ethnique et de l’injustice.
Dans sa fuite en avant dans l’extravagance, le président américain sombre en fait dans le burlesque et fait preuve d’un caprice puéril, en réclamant une récompense qu’il ne peut logiquement mériter.
Au grand dam de Donald Trump et il a vraiment de quoi ronger son pain noir, le prix Nobel de la Paix de l’an de grâce 2025 est revenu donc à Maria Corina Machado, l’opposante vénézuélienne qui est loin d’être en matière de justice et de droits de l’homme une référence et une Mère Térésa en puissance. Au sujet de la guerre israélo-palestinienne, la lauréate du prix Nobel de la paix a affiché, en effet, une position clairement favorable à Israël, surtout après les attaques du 7 octobre 2023.
Elle avait alors exprimé sa solidarité avec le peuple israélien et condamné sans équivoque les actions du Hamas, qualifiées d’actes terroristes. En avril 2024, elle a également réagi à la riposte iranienne contre Israël, après les bombardements israéliens de Téhéran, dénonçant l’alliance entre l’Iran et le gouvernement vénézuélien comme « une menace globale ».
Plus instructif et révélateur encore : son parti, Vente Venezuela, a signé en 2020 un accord de coopération avec le Likud, le parti de droite israélien, portant sur des questions de stratégie, de géopolitique et de sécurité — signe d’une proximité politique assumée.
Last but not least, la dame n’a jamais condamné avec la même vigueur les attaques israéliennes contre Gaza ni les pertes civiles qu’elles ont provoquées, privilégiant dans son discours une lecture axée sur la lutte contre le terrorisme.
Sans exagération aucune, on peut dire que le prix Nobel dégage cette année à mille lieues à la ronde les miasmes putrides des cadavres encore ensevelis sous les décombres du côté de Gaza. La récompense a beau échapper à l’averse complice de Donald Trump, mais elle est tombée apparemment sous la gouttière d’une gonzesse en tout point « irréprochable et à l’intégrité morale insoupçonnée ».
On vous l’avait dit : ce ne sont pas les dieux qui sont tombés cette fois-ci sur la tête, mais les vénérables membres du comité du prix Nobel de la paix…
C.B.
Gaza : le Hamas balaye une mesure présente dans le plan de Donald Trump
La question de l’armement du mouvement palestinien Hamas était l’une des mesures prévues dans le plan pour la paix à Gaza proposé par Donald Trump. Le désarmement du Hamas reste « hors de question », a affirmé ce samedi 11 octobre à l’AFP un responsable du mouvement palestinien.
« La remise des armes proposée est hors de question et n’est pas négociable », a affirmé ce responsable sous couvert d’anonymat.
Israël et le Hamas ont conclu jeudi en Égypte un accord de cessez-le-feu, entré en vigueur vendredi, prévoyant une libération des otages retenus à Gaza dans les 72 heures contre des prisonniers détenus par Israël. Cet accord est basé sur un plan annoncé fin septembre par Donald Trump pour mettre fin au génocide commis par l’armée sioniste depuis deux ans.
Emmanuel Macron en Égypte lundi
La deuxième phase de ce plan en 20 points, au cœur de divergences entre Israël et le Hamas, concerne le désarmement du mouvement palestinien, l’exil de ses combattants et la poursuite du retrait par étapes d’Israël de Gaza.
À noter qu’Emmanuel Macron se rendra ce lundi en Égypte pour marquer son « soutien à la mise en œuvre de l’accord présenté par Donald Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza », a annoncé samedi l’Élysée. Le chef de l’État français échangera à cette occasion « avec ses partenaires sur les prochaines étapes de mise en œuvre du plan de paix », a expliqué la présidence française, sans préciser s’il s’entretiendrait avec son homologue américain Donald Trump qui prévoit aussi de se rendre en Égypte.
ASG: Skander Kasri , nouvel entraîneur
A peine sorti de Beja suite au mauvais résultats de l'équipe seniors, SKander Kasri a trouvé preneur. Il a été engagé aujourd'hui par l'ASGabes dont le poste d'entraîneur est resté vacant après le départ de Tarak Jarraya.
Mais comme l'Olympique de Beja, l'ASGabes se débat dans des problèmes d'effectif. Bonne chance pour Kasri dans sa nouvelle aventure.
J.B.
Flottille de la liberté : 47 activistes, dont le Tunisien Ali Kniss, sont encore détenus
La Flottille maghrébine de la résilience “soumoud” visant à lever le blocus de Gaza a annoncé, samedi, que le l’activiste tunisien, Ali Kniss, est encore détenu dans les prisons de l’occupation sioniste, parmi 47 participants à la Flottille de la Liberté, qui ont refusé de signer une “demande de rapatriement immédiat”.
La Flottille a précisé, sur sa page officielle Facebook, que ce refus permet aux autorités de les retenir pendant 72 heures (trois jours), délai qui prendra fin dimanche.
Elle a ajouté qu’après le rapatriement de 10 participants à la Flottille de la Liberté et à l’initiative “Thousand Madleens to Gaza”, 88 autres participants ont été expulsés via Istanbul, portant le nombre total des personnes expulsées à 98.
Le Comité international pour la levée du blocus de Gaza avait publié, vendredi, un communiqué dans lequel il a condamné le maintien, par les autorités d’occupation israéliennes, de la détention de dizaines de militants internationaux, parmi lesquels des membres du corps médical, des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme, ayant pris part à la Flottille de la Liberté vers Gaza.
Selon le comité, les activistes détenus ont subi un “traitement cruel et humiliant” dans la prison de Ktzi’ot, située dans le désert du Néguev.
Le Comité avait rappelé que les activistes ont été détenu suite à l’interception de bâtiments des deux flottilles, par les forces israéliennes, alors qu’ils naviguaient dans les eaux internationales, à 120 milles nautiques (220 km) des côtes de Gaza.
Les forces d’occupation ont détourné neuf navires et capturé de force 145 militants de plus de 25 pays, les transférant vers le port d’Ashdod.
Selon les rapports des avocats du Centre Adalah, les participants ont subi des violences physiques et verbales pendant et après l’opération de piraterie, et ont été maintenus dans des conditions de détention extrêmement difficiles, sans accès à l’eau potable ni aux soins médicaux.
Les interrogatoires ont commencé sans la présence de leurs avocats, en violation flagrante du droit international.
Les personnes arrêtées ont comparu devant le tribunal le 9 octobre, accusées d’avoir “pénétré dans une zone militaire fermée”, puis à nouveau vendredi matin, devant le même juge qui les a menacées de maintenir leur détention pour une durée indéterminée si elles ne signaient pas les documents d’inculpation.
Distinction : Le prix de la santé “One Health Award 2025” décerné à la Tunisie
Le ministre de la Santé, Dr. Mustapha Ferjani, a reçu hier, vendredi, à l’Institut de Teramo en Italie, le prix “One Health Award 2025”, décerné à la Tunisie en reconnaissance de son rôle de pionnier dans la mise en œuvre de l’approche “Une seule santé” au niveau international.
Dans son allocution, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a souligné que cette distinction et ce succès sont le fruit d’un effort collectif réunissant les compétences nationales, les institutions sanitaires et les organisations internationales sous une même bannière : « La santé est un droit, non un privilège. »
















