16 victoires consécutives : le Maroc s'offre un nouveau record mondial
Mais qui peut stopper le Maroc ? La sélection de Walid Regragui, d'ores et déjà qualifiée pour la Coupe du monde 2026, a poursuivi son sans-faute en battant le Congo (1-0) mardi soir, lors de la dernière journée de qualifications de la zone Afrique. Avec ce nouveau succès, les coéquipiers d'Achraf Hakimi ont obtenu une 16e victoire consécutive, établissant ainsi un nouveau record au niveau mondial.
"Les Lions continuent d'écrire l'histoire avec fierté et honneur avec 16 victoires consécutives, battant le record du monde !", a écrit l'équipe marocaine dans un message sur son compte officiel sur X, accompagné d'une vidéo rappelant les 16 succès acquis depuis le 7 juin 2024 et un succès (2-1) contre la Zambie, déjà dans ces qualifications.
Mieux que l'Espagne et la France
Un seul but, de Youssef En-Nesyri (63e) sur un centre du défenseur du Paris Saint-Germain Achraf Hakimi, a suffi aux Marocains, déjà assurés de leur participation à la Coupe du monde qui aura lieu l'été prochain aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.
Le Maroc bat la précédente marque de 15 victoires d'affilée établie par l'Espagne entre juin 2008 et juin 2009, qui avait elle-même battu le record de la France avec 14 succès entre mars 2003 et février 2004. "Le travail d'équipe écrit l'histoire (...) 16 victoires et le voyage continue", ajoute dans un autre message la sélection, qui avait atteint les demi-finales du Mondial 2022 au Qatar.
Mondial 2026 : La liste complète des équipes qualifiées
Le tableau des équipes qualifiées pour la Coupe du monde 2026, organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, continue de se dessiner. Après cette trêve d'octobre, ce sont vingt-huit sélections au total qui ont officiellement décroché leur sésame pour participer à la compétition, qui aura lieu du 11 juin au 19 juillet 2026. Voici la liste mise à jour de toutes les équipes qualifiées.
Zone Europe (1/16)
Angleterre
*Onze qualifications directes, quatre par les voies de barrage.
Zone CONCACAF (3/6)
Canada (hôte), Mexique (hôte), Etats-Unis (hôte)
*Trois places directes, deux places via les barrages intercontinentaux.
Zone Afrique (9/9)
Maroc, Tunisie, Égypte, Algérie, Ghana, Cap-Vert, Afrique du Sud, Sénégal, Côte d'Ivoire
*Neuf qualifications directes, une via les barrages intercontinentaux (le Gabon, la RD Congo, le Cameroun et le Nigeria s'affronteront lors d'un tournoi éliminatoire en novembre, le vainqueur jouera le barrage).
Zone Amérique du Sud (6/6)
Argentine, Brésil, Uruguay, Équateur, Colombie, Paraguay
*La Bolivie jouera les barrages intercontinentaux.
Zone Asie (8/8)
Japon, Iran, Ouzbékistan, Jordanie, Corée du Sud, Australie, Qatar, Arabie saoudite
*L'Irak et les Émirats arabes unis vont s'affronter pour décrocher une place pour les barrages intercontinentaux.
Zone Océanie (1/1)
Nouvelle-Zélande
*La Nouvelle-Calédonie jouera les barrages intercontinentaux.
Gestion des ordures ménagères : Quelle stratégie pour éviter le pire ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La gestion des ordures ménagères et autres déchets industriels constitue un grand défi pour la Tunisie qui souffre d’une crise de pollution sans précédent. Devrions-nous changer de stratégie en matière de gestion des ordures ?
Avec plus de 2700 tonnes de déchets ménagers et assimilés chaque jour, la zone du Grand Tunis est confrontée plus que jamais à un défi environnemental majeur. Idem pour les autres régions du pays qui peinent à mettre en place des stratégies fiables et durables en matière de gestion de déchets industriels et autres ordures ménagères.
De fait et après plusieurs mois de concertations, le ministère de l’Environnement a enfin annoncé l’élaboration d’un cahier des charges pour la création de quatre unités de valorisation des déchets dans les gouvernorats de Tunis, l’Ariana, La Manouba et Ben Arous. L’objectif est «de mettre en place un modèle intégré de gestion des déchets dans le Grand Tunis, en privilégiant la valorisation et le recyclage au détriment de l’enfouissement, devenu problématique en raison de la saturation des décharges».
A cet effet, le ministre de l’Environnement, Habib Obeid, a précisé que « la mise en œuvre des quatre unités se fera en coordination avec le ministère de l’Intérieur, après l’examen des dossiers et la publication des appels d’offres. Il a également affirmé que « le ministère apportera un encadrement technique et un accompagnement administratif afin d’assurer la réussite du projet dans les meilleurs délais ».
Et d’ajouter : « Cette initiative s’inscrit dans une approche socio-économique verte, combinant impératifs environnementaux et retombées économiques positives, notamment en matière d’emplois locaux et de réduction des coûts liés à la gestion des déchets. Ce projet survient alors que des composantes de la société civile appellent à une planification rigoureuse et à garantir une traçabilité complète du processus de valorisation afin d’éviter une catastrophe écologique éminente. Devrions-nous, alors, changer de stratégie en matière de gestion des ordures ?
Une nouvelle approche …
Impliquer le privé dans la gestion des ordures et autres déchets industriels est l’approche adoptée par le ministère de l’Environnement. Pour l’activiste Rached Mathlouthi : « Jusqu’ici, la loi n° 96-41 du 10 juin 1996, relative aux déchets, n’autorise que les collectivités locales et les groupements de communes qui se constituent entre elles pour la gestion des déchets ménagers.
Et même si ces dernières peuvent confier partiellement le collecte des déchets aux sociétés privées, le recyclage et la valorisation des ordures ne peuvent se faire que par l’Etat. Alors, maintenant que c’est fait avec l’élaboration de ce nouveau cahier des charges, il est important de soumettre le secteur privé à un contrôle stricte afin d’éviter toute forme de dépassement.
Dans un contexte de prise de conscience croissante au niveau des enjeux environnementaux, la gestion des déchets constitue, en effet, un enjeu majeur pour tout le monde. Les problématiques liées à la production, la collecte, le tri et le recyclage des déchets et des matériaux impactent directement notre environnement et notre qualité de vie.
Alors et à mon avis, il faut impliquer aussi les citoyens en mettant en place des campagnes de sensibilisation et de prévention ou des programmes éducatifs à destination des habitants sur la valorisation des sujets comme le recyclage.
C'est pourquoi la première étape pour améliorer le tri des déchets est d'informer et de sensibiliser les citoyens aux bonnes pratiques. Il est important également d’encourager le compostage des déchets organiques, à la fois au niveau des ménages et des espaces publics. Le compostage permet de valoriser les déchets organiques en les transformant en ressources naturelles, plus précisément en engrais naturels, tout en réduisant le volume de déchets à traiter.
Il faut aussi incitez les habitants et les entreprises à réduire leur production de déchets en adoptant des pratiques écologiques, en privilégiant les produits durables et réutilisables, et en faisant attention au logo et au matériel utilisé. Cela permettra de limiter le recours aux ressources naturelles et aux matières premières afin de préserver notre environnement».
M.B.S.M.
Présentation aujourd'hui du « Pays amer » de Georgia Makhlouf: Sur les traces de la première photographe libanaise
La romancière franco-libanaise Georgia Makhlouf est, aujourd’hui,à Tunis pour présenter « Pays amer », son dernier roman inspiré de la vie de la photographe Marie El Khazen. Une rencontre-débat prévue à 17h00, à la librairie Culturel de Gammarth.
Journaliste et écrivaine engagée, Georgia Makhlouf viendra à la rencontre de ses lecteurs à Tunis dans le cadre d’une rencontre-débat organisée en partenariat avec l’Institut Français de Tunisie. La rencontre sera modérée par Sarra Khaled, universitaire, et elle sera suivie d’une séance de dédicace de son livre.
Publié en janvier 2025 aux Presses de la Cité, « Pays amer » est le troisième roman de Georgia Makhlouf. Sur 304 pages, l’autrice explore les trajectoires de deux femmes libanaises unies par une même passion pour l’image et une même soif de liberté, à un siècle d’écart.
Marie El Khazen, première femme photographe du Liban au début du 20ᵉ siècle, est une figure oubliée de l’histoire. À travers le personnage de Mona, photographe contemporaine, Georgia Makhlouf fait revivre cette pionnière à travers un journal intime, des clichés fascinants et les souvenirs d’une maison abandonnée.Entre les pages et les pellicules, la mémoire est dépoussiérée.
Le roman retrace les luttes, les désirs et les contraintes sociales qui traversent les vies de ces deux femmes, tout en esquissant une mémoire féminine du Liban, de l’Égypte et du monde arabe du 20ème siècle. Entre réalité historique et liberté de fiction, Pays amer redonne une voix à celles que l’Histoire a trop souvent laissées de côté.
Après Tunis, destination Djerba
Née à Beyrouth, Georgia Makhlouf partage sa vie entre Paris et le Liban. Journaliste et critique littéraire, elle est membre du comité éditorial de « L’Orient Littéraire », le supplément culturel du quotidien « L’Orient-Le Jour ». Elle est aussi responsable depuis 2016 du « Prix France-Liban » de l’ADELF (Association des écrivains de langue française), et membre du Parlement des Écrivaines Francophones depuis 2022.
Son premier roman, « Les Absents » (2014), a reçu le Prix Senghor de la création littéraire. Son second, « Port-au-Prince aller-retour » (2019), explore les migrations syro-libanaises vers Haïti. « Pays amer », salué par la critique, a remporté le Prix Méditerranée des lecteurs 2025 et a été finaliste du Prix de Littérature arabe, du Prix Gisèle Halimi et du Prix Mare Nostrum.
Suite à ce rendez-vous dans la banlieue nord de Tunis, Georgia Makhloufs’envolera vers Djerba pour participer au festival « Kotouf Sud – Festival des Littératures du Sud », qui se tiendra les 17 et 18 octobre 2025. Cette première édition, placée sous le thème « Nord/Sud : quelles écritures ? », rassemblera écrivains, artistes, traducteurs et lecteurs autour de tables rondes, lectures, ateliers d’écriture, projections et rencontres avec les jeunes.
Un laboratoire de créativité artisanale inauguré à Souk Lahad pour valoriser le patrimoine du palmier
Un nouveau laboratoire de créativité artisanale a été inauguré samedi à la Maison de la culture Ibn Khaldoun de Souk Lahad, dans le gouvernorat de Kébili. Cet espace a pour vocation de promouvoir les métiers de l’artisanat, en particulier ceux liés à l’exploitation du palmier, ressource emblématique de la région.
Destiné aux jeunes de 18 à 45 ans, ce laboratoire s’adresse aussi bien aux artisans confirmés qu’aux porteurs de projets créatifs. Il vise à encourager l’innovation artisanale tout en préservant les savoir-faire traditionnels.
Dès son ouverture, le laboratoire a lancé des formations pratiques en photographie et en montage vidéo. Prochainement, des sessions de marketing digital viendront compléter le programme, afin d’outiller les artisans pour mieux promouvoir et vendre leurs produits sur les marchés modernes.
Plusieurs artisans locaux ont exprimé leur enthousiasme, soulignant que la commercialisation demeure l’un des principaux défis de leur secteur. Ils espèrent que cette initiative leur offrira une meilleure visibilité et les aidera à développer leurs activités. L’objectif est aussi de générer de nouvelles opportunités d’emploi dans la région, à travers une valorisation optimale des ressources du palmier — dattes, noyaux, feuilles, bois ou fibres — transformées en objets décoratifs ou en mobilier artisanal.
Il convient de rappeler que les connaissances, savoir-faire et pratiques liés au palmier dattier ont été inscrits en 2022 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, grâce à une candidature conjointe de 14 pays arabes, dont la Tunisie.
Ancré dans l’histoire et le quotidien des habitants, le palmier continue de nourrir l’identité culturelle de la région. Le laboratoire de Souk Lahad ambitionne ainsi d’unir tradition et modernité, en offrant un cadre propice à la création, à la transmission et à l’innovation artisanale.
Le Quotidien avec TAP
Semaine internationale de prévention de l’intoxication au plomb: La Tunisie n’agit pas fermement contre la nocivité des peintures …
Par Hassan GHEDIRI
Notre pays appartient au rang des pays qui tolèrent la commercialisation des peintures contenant des métaux toxiques qui continuent à être utilisées dans le bâtiment…
Voilà un autre exemple édifiant du manquement des pouvoirs publics à leur devoir de veiller sur la santé publique et d’agir contre tout ce qui pourrait représenter un danger pour la population et les générations futures. Malgré de nombreux appels lancés ces dernières années par des ONG pour alerter contre la commercialisation sur le marché national des peintures contenant des substances particulièrement nocives pour la santé et l’environnement, l’Etat hésite à prendre des mesures radicales.
C’est en effet ce qui ressort d’un communiqué diffusé, hier, par l’Association tunisienne pour l’information du consommateur (IOTIC) dans lequel elle exprime sa profonde déception et sa désapprobation quant aux retards répétés dans la publication d’un décret interdisant la fabrication de peintures au plomb en Tunisie. Ledit décret est supposé être la réponse juridique à des infractions aux règles sanitaires et environnementales dans l’industrie de peinture en Tunisie.
Fruit de la lutte menée par les ONG, le texte qui tarde à voir le jour fait, tardivement, écho à la publication, en 2013, des résultats accablants sur la présente du plomb dans la peinture bâtiment fabriquée et commercialisée en Tunisie.
Selon l’enquête menée en 2013 par l’Association de l’éducation environnementale pour les futures générations (AEEFG) en collaboration avec le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUD), la teneur du plomb dépasse largement le niveau tolérable dans 30 marques étudiées commercialisées sur le marché local. Les échantillons étudiés ont révélé des taux des centaines de fois supérieurs aux seuils tolérés.
Cela montre que la Tunisie fait partie des pays où l’utilisation de la peinture au plomb dans les foyers et les bâtiments à usage public, tels que les écoles, est autorisée.
L’alerte lancée par l’OTIC ressemble en effet à un appel à l’ordre adressé à tous les acteurs concernés par ce problème d’autant plus que la Tunisie, à l’instar de la communauté internationale, s’apprête à célébrer la semaine internationale de prévention de l’intoxication au plomb qui aura lieu du 19 au 25 octobre. Cet évènement international rappelle à travers son slogan qu’il n’existe pas de niveau d’exposition sûr au plomb.
73 pays
Les autorités tunisiennes doivent alors agir en urgence pour édifier les restrictions légales et réglementaires nécessaires à même d’harmoniser les normes tunisiennes avec les standards internationaux en ce qui concerne la composition des peintures fabriquées ou commercialisées en Tunisie et utilisées dans le bâtiment public et résidentiel.
Il y a lieu de noter par ailleurs que dans le monde, seulement 73 pays auraient adopté des instruments juridiques instaurant des restrictions sur la production, l’importation et la commercialisation de la peinture contenant du plomb, et ce, d’après des enquêtes faites par le PNUD en 2019.
Pour la Tunisie, toujours d’après l’OTIC, les autorités hésitent encore à prendre des mesures drastiques d’autant plus qu’en 2022, soit neuf ans après les résultats accablants divulgués par l’AEEFG, une autre étude a fait état d’une concentration de plomb toujours très élevée dans la majorité des marques de peintures commercialisées dans notre pays, dépassant parfois 170 000 parties par million (ppm) contre une valeur limite fixée dans le monde à 90 ppm.
Et l’OTIC de souligner dans son communiqué que, de nos jours, il est devenu techniquement possible de fabriquer des peintures sans plomb, tout en respectant les normes internationales et les exigences de durabilité et de performance. D’ailleurs, il y a des fabricants tunisiens qui ont pu développer leurs capacités techniques en adoptant les technologies qui permettent de produire des peintures conformes aux standards de sécurité.
D’où la nécessité pour les autorités de rattraper leur retard et d’imposer le respect des normes à travers la publication du décret qui redéfinit les valeurs limites et fixe les substances chimiques prohibées dans la fabrication de peintures.
Le projet de décret préparé par le ministère de l’Environnement, et qui dort depuis dans les tiroirs, est censé combler ce que beaucoup considèrent comme un vide juridique puisqu’il suggère de prohiber l’ajout de pigments, de colorants et d’additifs contenant du plomb dans les peintures destinées au bâtiment, aux véhicules, aux meubles et à d’autres usages décoratifs.
H.G.
Editorial : Paix trompeuse nuit plus que guerre ouverte…
Par Chokri Baccouche
Ensemble, nous avons réalisé ce que tout le monde disait impossible : nous avons enfin la paix au Moyen-Orient, déclarait lundi un Donald Trump euphorique à l’ouverture de la conférence internationale « Paix 2025 » tenue à Charm El-Cheikh. Un aréopage de dirigeants et chefs de gouvernements occidentaux et arabes se tenaient derrière la tribune écoutant poliment le discours triomphaliste du président américain qui s’est confondu en promesses le moins qu’on puisse dire béates et idylliques.
« Nous voulons établir une paix durable (…) dans laquelle les Palestiniens et les Israéliens pourront prospérer, leurs droits fondamentaux étant protégés, leur sécurité garantie et leur dignité préservée », a-t-il déclaré en substance. Pour un peu on aurait dit que ce sommet qui a réuni de nombreux représentants du monde arabe ainsi que le Français Emmanuel Macron, l’Italienne Giorgia Meloni et le Britannique Keir Starmer, s’est transformé en conclave d’ecclésiastiques prêcheurs de paroles divines consacrant la paix et la tolérance entre les hommes.
Les déclarations d’intention du locataire de la Maison Blanche sont bien sûr séduisantes, un peu trop même, mais force est de reconnaitre que la paix au Proche-Orient est encore loin d’être au rendez-vous. C’est tout juste qu’elle est à ses premiers balbutiements puisqu’on a affaire en vérité à un simple cessez-le-feu fragile dont la durée reste incertaine pour des considérations objectives.
Comment le président américain compte-t-il s’y prendre pour concrétiser son projet et ses promesses? Quelles garanties envisage-t-il d’offrir particulièrement aux Palestiniens quant au respect par le Premier ministre israélien de ses engagements ? Au-delà de la première phase du plan qui s’est achevée avant-hier par la libération des otages israéliens et l’échange avec les détenus palestiniens, nombre de questions de la plus haute importance et aux contours flous demeurent encore en suspens.
Il s’agit notamment du rythme de retrait de l’armée israélienne de la bande de Gaza alors que l’État hébreu exige pour des « raisons sécuritaires » qu’elle reste en place tant que n’aura pas été déployée la Force internationale de stabilisation prévue dans le projet. Laquelle force reste bien hypothétique dans la mesure où aucun pays arabe n’a manifesté sa disposition de s’engager dans une aventure impliquant qu’il se charge du désarmement du Hamas.
De toutes les façons, les chances que le mouvement islamiste palestinien accepte de se désarmer dans les conditions actuelles relève de l’utopie. A raison du reste, car l’expérience a démontré à maintes reprises que Benjamin Netanyahu, un homme qui s’est taillé une sacrée réputation en matière de non-respect des engagements, n’est pas digne de confiance. Par conséquent, le fait de se fier à cet homme revient à commettre une erreur fatale.
Paix trompeuse nuit plus que guerre ouverte, dit un célèbre proverbe indien. C’est ô combien vrai ! Certes, le plan de paix de Donald Trump, qui se décline en vingt points, est un pas positif mais insuffisant pour aboutir à une paix durable. Insuffisant parce qu’il s’est attardé sur des détails assez dérisoires, car il a occulté d’une certaine façon l’essentiel, à savoir les moyens et la stratégie à mettre en œuvre devant permettre la création d’un Etat palestinien indépendant et viable.
Le hic à ce propos, c’est que cette question cruciale, qui constitue le cœur du problème et la principale cause du drame kafkaïen des Palestiniens depuis voilà plus de 70 ans, a été à peine effleurée par le projet trumpiste qui donne l’impression du déjà-vu et entendu et risque, par conséquent, de déboucher sur un scénario éculé synonyme de statu quo.
En clair, une paix, véritable et durable, au Proche-Orient est toujours possible mais reste tributaire d’un engagement formel par Israël d’accepter l’application réelle des résolutions onusiennes concernant la solution à deux Etats.
Tant que les Palestiniens n’auront pas recouvert leur liberté et leurs droits spoliés, cette paix si proche et si lointaine relèvera d’une vue de l’esprit. La concrétisation de cette paix tant espérée est à la portée pour peu que l’ensemble de la communauté internationale s’y engage avec force et détermination afin de mettre fin à cette tragédie moyen-orientale et mettre un terme aux souffrances indicibles des Palestiniens, l’un des derniers peuples à subir encore les terribles exactions d’une impitoyable occupation sioniste…
C.B.
Coupes africaines : 2e tour - aller
Nos quatre représentants en Ligue des champions et en coupe de la CAF entament ce week-end le second tour dans sa phase aller avec des ambitions évidentes dans la mesure où une qualification les propulsera en phase de poules. Ainsi, l'Espérance et l'USMonastir en Ligue des champions et le Stade Tunisien et l'Etoile du Sahel en coupe de la CAF chercheront a prendre option dès le match aller ou au moins garder des chances intactes de passage. En voici le programme en détails dès quatre clubs tunisiens:
Ligue des champions
Vendredi 17 octobre 2025
15h00 : stade Mhiri ( Sfax): -USMonastir- JSKabylie( Algérie). Arbitre: Pierre Atcho ( Gabon)
Samedi 18 octobre 2025
17h - Stade 4 août à -Ouagadougou: Rahms FC - Espérance. Arbitre : Boubou Traore ( Mali).
Coupe de la CAF
Samedi 18 octobre 2025
19 h00 : Stade de la Marche verte: OCSafi( Maroc)- Stade Tunisien . Arbitre: Mahmoud El Banna( Egypte).
- Dimanche 19 octobre 2025
-13h Nairobi United ( Kenya)- Etoile du Sahel. Arbitre: Martin Makete ( Lesotho).
J.B.
Contrôle fiscal : Le ministère des Finances publie les dates d’installation obligatoire de caisses enregistreuses
Le ministère des Finances a instauré un calendrier obligatoire pour l’installation de caisses enregistreuses dans tous les commerces offrant des services de consommation sur place. Cette mesure a été officialisée par un arrêté publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT n° 125 du 14 octobre 2025).
La réforme concerne tous les établissements vendant des aliments et/ou des boissons préparés ou prêts à consommer, et permettant à leurs clients de consommer sur place, notamment les restaurants, cafés et salons de thé. L’objectif est clair : renforcer la transparence des recettes, moderniser le contrôle fiscal et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Le calendrier de mise en conformité est progressif :
-1er novembre 2025 : restaurants classés touristiques, salons de thé et cafés de deuxième et troisième catégorie.
-1er juillet 2026 : autres entreprises prestataires de services sur place.
-1er juillet 2027 : personnes physiques soumises au régime réel et au dépôt des déclarations mensuelles d’impôts.
-1er juillet 2028 : autres personnes physiques exerçant ces activités.
Signé par la ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, et avalisé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, cet arrêté s’inscrit dans une politique de modernisation et de rigueur fiscale, visant à sécuriser les recettes publiques tout en assurant une meilleure équité entre les entreprises.
Distinction : La professeure Habiba Ezzahi Ben Romdhane parmi les 2 % des chercheurs les plus influents au monde
La professeure tunisienne en médecine Habiba Ezzahi Ben Romdhane figure parmi les 2 % des scientifiques les plus influents au monde pour l’année 2025, selon le classement international annuel publié par l’Université Stanford (États-Unis). L’annonce a été relayée sur la page officielle du Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie.
Ce classement, considéré comme l’un des plus crédibles et respectés dans le milieu académique, évalue l’impact scientifique mondial de chercheurs issus de 22 disciplines et 176 spécialités. Il s’appuie sur des indicateurs tels que le nombre de citations, la qualité des publications et la portée internationale des travaux.
Ancienne ministre de la Santé et professeure en médecine préventive à la Faculté de médecine de Tunis, Habiba Ezzahi Ben Romdhane dirige également un laboratoire de recherche sur les épidémies et les maladies cardiovasculaires. Elle est par ailleurs experte auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Diplômée de la Faculté de médecine de Tunis, elle a poursuivi sa formation en santé publique à l’Université Laval (Canada) et à l’Université de Chicago (États-Unis). Son parcours scientifique exemplaire lui a valu plusieurs distinctions, dont le Prix de l’Association maghrébine des sciences médicales.
Elle est également membre fondatrice de nombreuses sociétés savantes tunisiennes et internationales, notamment la Société tunisienne d’épidémiologie et la Société internationale d’épidémiologie et de prévention des maladies cardiovasculaires.
Cette nouvelle consécration confirme la présence marquante de la recherche tunisienne sur la scène scientifique mondiale, et illustre l’apport des femmes tunisiennes à l’excellence académique internationale.
Eliminatoires Mondial 2026 : L’Angleterre tient son billet, Retegui assure un barrage à l’Italie
L’Angleterre s’est qualifiée pour la Coupe du monde en pulvérisant la Lettonie (0-5), avec notamment un doublé de Harry Kane, pour poursuivre son cavalier seul dans le groupe K, mardi.
L’Italie est assurée de disputer au moins les barrages après sa victoire contre la sélection de l’entité sioniste (3-0) à Udine, grâce à un doublé de Mateo Retegui. Les Italiens reviennent à trois points de la Norvège, leader du groupe I.
Gaza : l’ONU exige l’ouverture de tous les points de passage
Le Cessez-le-feu entré en vigueur n’a pas permis, selon l’ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l’accès complet aux populations de Gaza.
Mardi 14 octobre, le CICR a souligné que tous les points de passage ne sont pas encore ouverts pour l’acheminement de l’aide humanitaire. Christian Cardon, porte-parole du CICR, a déclaré à Genève que c’est le principal problème actuel, auquel les humanitaires demandent une solution urgente.
Enseignement : Le calendrier complet des examens nationaux
Le ministère de l’Éducation a annoncé, dans un communiqué publié aujourd’hui, mardi, que les examens nationaux du baccalauréat 2026 se dérouleront lors de leur session principale les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin 2026, et que les résultats seront publiés le mardi 23 juin 2026.
Quant à la session de rattrapage, elle aura lieu les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet 2026, et les résultats seront annoncés le dimanche 12 juillet 2026.
Concernant les épreuves de fin d’année en éducation physique, elles se tiendront du 13 au 25 avril 2026, tandis que les épreuves pratiques et orales auront lieu du 14 au 23 mai 2026.
Pour l’examen du Certificat de fin de l’enseignement de base général et technique ( neuvième), celui-ci se déroulera les 18, 19 et 20 juin, avec publication des résultats prévue le 6 juillet 2026.
Enfin, pour le concours d’entrée aux collèges pilotes, les épreuves se tiendront les 22, 23 et 24 juin, et les résultats seront publiés le vendredi 10 juillet 2026.
Affaire Jilani Daboussi : Encore un report
La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter au 23 décembre l’examen de l’affaire concernant la mort de l’ancien député Jilani Dabboussi. La même chambre a rejeté la demande de libération des suspects actuellement en détention.
Lors de l’audience mardi, les accusés (Noureddine Bhiri, ancien ministre de la Justice, Mondher Lounissi, cadre d’Ennahdha, ainsi qu’une ancienne médecin et un ancien procureur général à la retraite ) ont été entendus.
Le tribunal a mis le dossier en délibéré et fixé la prochaine audience au 23 décembre.
Octobre musical 2025 : Entre brises andalouses et créations contemporaines
Par Imen Abderrahmani
Du jazz aux traditions andalouses, de la musique de chambre aux créations contemporaines, l’Octobre musical s’annonce bien rythmé à Tunis comme à Sousse. Plusieurs rendez-vous sont ainsi annoncés.
Entre brises andalouses, murmures du jazz à la médina de Tunis, des notes classiques à la Cité de la culture et des créations contemporaines à Sousse, l’Octobre musical se déroulera, célébrant l’âme tunisienne en musique, et annonçant les couleurs de la nouvelle saison. De Tunis à Sousse, en passant par Ksar Saïd et le Club culturel Tahar Haddad, plusieurs institutions mettent à l’honneur des expressions musicales variées : musique andalouse, musique de chambre, jazz, musiques du monde et expérimentations modernes.
« Brises andalouses » ainsi s’intitule le rendez-vous que propose du 16 au 22 de ce mois, le Centre des arts, de la culture et des lettres (CACL) -Palais Ksar Saïd. Manifestation qui célèbre les racines et mettra en lumière quelques pages de la mémoire musicale tunisienne. En attendant la révélation du programme complet de cette manifestation qui s’ajoute à la carte des évènements musicaux à thème, les organisateurs ont annoncé la tenue d’une série de rencontres et de séminaires. « L’influence de la musique andalouse en Tunisie » tel est le thème de ce premier séminaire qui sera réparti sur deux séances scientifiques qui verra la participation d’éminents chercheurs tunisiens, à savoir, Zouheïr Ben Youssef, Fethi Zghonda, Mourad Zbidi, Mokhtar Al Mestayssir et Fethi Guesmi et qui apporteront, dans leurs interventions des éclairages sur les circonstances de la création de la Rachidia, la place de la musique à l’époque husseinite ou encore sur Abou al Hassan al-Shishtari, le soufi et le parolier. Il est à noter que ce rendez-vous s’ouvrira avec une exposition documentaire retraçant la grande histoire du festival du malouf de Testour qui a été créé en 1967 et qui malgré toutes les difficultés qu’a traversé cette manifestation, il continue à être l’un des importants remparts qui préserve la mémoire musicale andalouse.
La clôture de ce premier séminaire se fera en musique avec la Troupe du Malouf de Testour, dirigée par Cheikh Badreddine Zbiss, en guise de reconnaissance à cette ville tunisienne qui continue passionnément à sauvegarder son héritage andalou, visible dans l’architecture, les traditions, et notamment dans la musique du malouf.
Entre partition et improvisation
Restons encore à Tunis et passant à la Cité de la culture où l’Orchestre symphonique tunisien, dirigé par le maestro Shady Garfi, proposera demain, à 19h00, au Théâtre des Régions « La Cameratte », pour l’ouverture de la nouvelle saison et pour marquer l’Octobre musical. Ce concert se présente comme une invitation au voyage, entre émotion et découverte. L’Orchestre Symphonique Tunisien y propose un programme éclectique où se côtoient l’élégance de Mozart, l’énergie populaire de Bartók, la poésie cinématographique de Morricone et les rythmes tsiganes de Monti. Le concert mettra également en lumière deux solistes tunisiens, Ghalia Ben Halima (oud) et Ahmed Letyem (nay), dans une rencontre subtile entre répertoire classique et traditions orientales, lit-on dans les notes de présentation de ce rendez-vous.
Toujours à Tunis, la 2ème édition du Festival « Jazzmean » que propose le club culturel Tahar Haddad du 24 au 27 octobre, s’annonce comme une belle promesse pour les mélomanes et surtout pour les passionnés du jazz. Célébration de l’héritage du jazz, le festival met en valeur les voix contemporaines de la scène locale, entre improvisation, fusion et liberté musicale, proposant au public des rencontres avec des artistes tunisiens chevronnés de différentes générations.
Création et transmission à Sousse
À Sousse, l’Octobre musical prend des accents singuliers, mêlant concerts, création et transmission. Portée par la Délégation régionale des Affaires culturelles de Sousse, la manifestation investit l’Institut Supérieur de Musique de Sousse (ISMS) avec une programmation qui fait dialoguer jeunes artistes en formation et figures reconnues de la scène musicale tunisienne, tels que Houcine Ben Miloud et Zied Zouari.
Le coup d’envoi a été donné par un concert de piano de Velislava Georgieva. Suivront plusieurs rendez-vous marquants : le 21 octobre, le maître du nay H’ssine Ben Miloud dévoilera sa nouvelle création « Mosaïka ». Le 22 octobre, Fahd Abda présentera son dernier projet artistique « Echamaa ». Le 24 octobre, une rencontre prometteuse entre l’Italie et la Tunisie réunira les musiciens Giovanni Mattaliano (clarinette), Francesco Guaiana (guitare) et Giuseppe Urso (piano) avec les étudiants de l’ISMS dans le cadre du projet « Palerme Sousse Creative Ensemble ». Une soirée placée sous le signe du dialogue interculturel et de la co-création musicale.
Le violoniste Zied Zouari partagera, le 25 octobre, la scène avec ses compagnons de route pour une soirée traversée par ses multiples influences et expérimentations. Enfin, le 29 octobre, le duo Mohamed Bedoui et Yacine Ben Fadhel clôturera cette édition sur une note de complicité musicale.
En parallèle, l’ISMS accueille la cinquième édition du stage de réparation des instruments à vent, en partenariat avec l’Institut Français de Tunisie (IFT). Unique en son genre dans le monde arabe, ce projet pédagogique vise à préserver un savoir-faire rare et à former les futurs artisans du son. À terme, il ambitionne de devenir une formation diplômante, alliant maîtrise technique et préservation du patrimoine instrumental.
De la profondeur des musiques du patrimoine à l’énergie des créations contemporaines, en passant par les explorations jazz et la musique de chambre, l’automne musical tunisien 2025 dessine une carte sonore plurielle, portée par des institutions engagées et des artistes de talent. L’idée est bonne, elle peut-être mieux développée pour qu’elle soit un vrai miroir de la diversité sonore et une importante plateforme non seulement pour la préservation et la promotion du patrimoine musical tunisien dans sa diversité mais aussi pour la présentation et la diffusion de nouveaux projets sur tout le territoire tunisien. A méditer !
Imen.A.
















