Les jumelles tunisiennes Bissane et Bilsane Kouka décrochent le 1er prix de l’« Arab Reading Challenge »(ARC)
Les deux élèves tunisiennes, les jumelles Bissane et Bailassane Kouka, représentent la Tunisie à la 9e édition du concours de lecture arabe « Arab Reading Challenge »(ARC), organisé par les Emirats arabes Unis ont su se distinguer remportant le 1er prix de ce grand rendez-vous arabe dédié à la lecture.
Bissane et Bailsane Kouka sont en 6ème année de l’enseignement de base et poursuivent leurs études à l’école 8 février 1958 à Sakiet Sidi Youssef, au gouvernorat du Kef.
L’édition 2025 de l’Arab Reading Challenge a enregistré une participation record : 32, 231 mille élèves issus de 132 112 écoles dans 50 pays, ont indiqué les organisateurs.
Le concours comporte quatre prix : le prix de l’excellente école, le prix des champions, le prix du superviseur distingué et le prix des champions communautaires.
Initié en 2015, ce concours annuel est organisé par Mohammed Bin Rashid Al Maktoum Global Initiatives” portant le nom du vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis et souverain de Dubaï, le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum.
La STB confirme sa solidité financière : et sa capacité de création de valeur durable
La Société Tunisienne de Banque (STB) vient de publier ses indicateurs d’activité relatifs aux neuf premiers mois de l’année 2025, confirmant sa capacité à générer une création de valeur durable et à consolider ses fondamentaux financiers.
Au terme du troisième trimestre 2025, la Banque a poursuivi le renforcement de sa performance, portée par une progression soutenue des produits d’exploitation bancaire (+3,2 %), nettement supérieure à celle des charges d’exploitation bancaire, quasi stables (+0,14 %). Cette évolution favorable s’est traduite par une hausse du Produit Net Bancaire, qui s’est établi à 522,7 millions de dinars, contre 490,1 millions à fin septembre 2024, soit une progression de 6,63 %, traduisant une amélioration continue de la rentabilité opérationnelle.
Les produits d’exploitation bancaires ont atteint un total de 1 088,9 millions de dinars, répartis comme suit :
• 668,0 millions de dinars (61,4 %) issus des produits d’intérêts,
• 319,2 millions de dinars (29,3 %) provenant du portefeuille titres,
• 101,6 millions de dinars (9,3 %) au titre des commissions perçues.
Parmi les produits d’intérêts, 92,1 %, soit 615 millions de dinars, proviennent de l’activité de crédit. A ce titre, l’encours des créances nettes sur la clientèle s’est établi à 8 845 millions de dinars à fin septembre 2025, en baisse de 927 millions par rapport à décembre 2024. Cette évolution résulte d’une politique prudente en matière d’octroi de crédits, inscrite dans une logique d’assainissement du portefeuille et de renforcement de la qualité des actifs. La Banque maintient toutefois son rôle central dans le financement de l’économie, en continuant à soutenir les besoins de ses clients et à identifier les opportunités de financement à fort impact économique.
Parallèlement, la Banque a accru sa présence sur le marché financier : l’encours du portefeuille titres a progressé de 685 millions de dinars (+17,7 %) pour atteindre 4,6 milliards de dinars. L’essentiel de cette hausse provient des Bons du Trésor Assimilables (BTA), logés en portefeuille d’investissement, confirmant le rôle stratégique de la STB dans le financement de la dette publique.
Quant aux charges d’exploitation bancaires, elles ont totalisé 566 millions de dinars, dont 554 millions (98 %) représentant des charges d’intérêts, ventilées comme suit :
• 485,4 millions de dinars, soit une part de 87,6 % au titre des dépôts de la clientèle, contre 454,6 millions une année auparavant,
• 42,2 millions de dinars ou une part de 7,6 % pour les opérations interbancaires, en forte baisse par rapport aux 65,5 millions enregistrés à fin septembre 2024,
• 26,4 millions de dinars et une part de 4,8 % au titre des emprunts et ressources spéciales, contre 33,5 millions un an plutôt.
La quasi-stagnation des charges d’exploitation bancaire traduit une réduction du recours aux ressources à court terme sur le marché monétaire et une meilleure maîtrise du coût des dépôts qui s’inscrit pleinement dans la stratégie de renforcement de l’efficience financière.
Cette gestion rigoureuse du passif s’est accompagnée d’une progression maîtrisée des dépôts de la clientèle, qui ont atteint 11 970 millions de dinars, en hausse de 5,0 % par rapport à fin décembre 2024. La structure reste dominée par les dépôts à vue et d’épargne, avec une vigilance constante sur le coût moyen des ressources. Cette dynamique permet de préserver un équilibre prudentiel solide entre la croissance du bilan et la maîtrise du coût du financement.
Sur le plan de la liquidité, les principaux indicateurs demeurent confortables. Le ratio de transformation, Loan to Deposit Ratio (LTD) s’est élevé, en effet, à 86,2 %, bien en deçà du seuil réglementaire de 120 %. De même, le ratio de liquidité à court terme (LCR) demeure largement supérieur à la limite réglementaire de 100 %, confirmant la solidité du coussin de liquidité.
Ces niveaux témoignent de la robustesse de la position de liquidité de la STB, lui offrant une capacité de financement suffisante pour accompagner durablement la croissance de son portefeuille de crédits et répondre efficacement aux besoins de l’économie nationale.
Enfin, la hausse du PNB a contribué à améliorer sensiblement le coefficient d’exploitation, passé de 49,99 % à 48,17 % sur un an, soit un gain de près de 2 points de pourcentage. Cette évolution traduit une maîtrise efficace des charges opératoires, dont la progression est restée contenue à 6,8 millions de dinars (+2,76 %).
Hayet Raïs à l’honneur lors de la quatrième édition du Colloque Mahjoub Ayari
La quatrième édition du colloque Mahjoub Ayari du livre et de la littérature se tiendra du 24 au 26 octobre 2025 à la Bibliothèque régionale de Nabeul. Cette année, le rendez-vous aura pour thème : « La narration du soi dans la littérature tunisienne moderne : la vie de Hayet Raïs comme modèle ».
Créé en hommage au poète Mahjoub Ayari (1961-2010), le forum célèbre chaque année une figure marquante des lettres tunisiennes à travers des communications scientifiques consacrées à son œuvre. Après avoir mis à l’honneur Mohamed Issa Meddeb lors de la précédente édition et Hassanine Ben Ammou lors de la deuxième, la première édition avait naturellement rendu hommage au poète éponyme Mahjoub Ayari.
L’ouverture du colloque, le vendredi 24 octobre, sera marquée par la présentation de la biographie de Hayet Raïs, avant une première session présidée par le poète Lotfi Abdelwahed. Au programme : une intervention de Jalila Tritar intitulée « Hayet Raïs : traductrice de son soi », suivie d’une lecture du recueil Leyta Hinda par Nour El-houda Badis et d’un débat animé par Rahim Ben Ameur autour des labyrinthes et artifices du récit dans les premières œuvres narratives de l’autrice.
La deuxième journée, samedi 25 octobre, proposera une communication de Neziha Khelifi sur « La Cité colorée et l’éveil de la mémoire dans le roman Baghdad wa kad intasafa el leylou fiha ». Younes Soltani, directeur de la Maison du roman, explorera quant à lui « La rhétorique de la narration du soi dans les textes de Hayet Raïs : le livre Sayidat Asrar Ishtart comme modèle ».
Enfin, la journée de clôture, dimanche 26 octobre, sera consacrée à une présentation de Thouraya Sithom portant sur le féminisme dans la première étude scientifique de Hayet Raïs, « Les mères célibataires : stigmatisation ou choix ? », lauréate du Prix Zoubeida B’chir pour la recherche en langue arabe 2024. Le colloque se conclura par la projection du documentaire « Looking for my mother » du réalisateur Anis Lassoued (65 minutes).
"Best in Travel 2026" : La Tunisie dans le top 25 des meilleures destinations mondiales
Le guide de voyage mondialement reconnu "Lonely Planet" met à l’honneur la Tunisie dans son édition "Best in Travel 2026", aux côtés de 24 autres meilleures destinations mondiales à visiter en 2026.
Selon ce guide, "la Tunisie suspendu entre un passé empreint de charme - celui des ruines romaines et des stations balnéaires d’un autre temps - et un avenir plein de promesses, né de la révolution du Jasmin en 2011.
Derrière son atmosphère paisible, ce pays continue de porter l’héritage de cet élan historique, marqué par une profonde volonté de bâtir un futur différent. Depuis, la Tunisie s’emploie à concrétiser cette vision en misant sur une génération dynamique d’artistes, d’entrepreneurs et d’intellectuels.
À travers leurs initiatives, ces acteurs redéfinissent l’identité tunisienne et révèlent la richesse d’une
Entre désert et mer, un nouveau souffle
En outre, la Tunisie séduit le guide par la diversité de ses paysages et la richesse de son patrimoine culturel et historique. Entre plages méditerranéennes préservées, oasis sahariennes, médinas millénaires et sites archéologiques d’exception comme Carthage, Kairouan ou Dougga, le pays offre une expérience à la fois authentique, dépaysante et immersive.
Egalement, "Lonely Planet" salue les efforts du pays pour valoriser son patrimoine et promouvoir un tourisme durable. Avec cette reconnaissance, "Lonely Planet" confirme la Tunisie comme l’une des escales incontournables de 2026, offrant aux voyageurs un parfait équilibre entre aventure, authenticité et hospitalité.
A rappeler que le classement "Best in Travel" repose sur des critères rigoureux mêlant originalité, accessibilité et durabilité, encourageant les voyageurs à privilégier les expériences locales : gastronomie, artisanat, traditions et initiatives écotouristiques.
Kaïs Saïed le réaffirme : « Les comploteurs finiront par tomber»
Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu la cheffe du gouvernement et est revenu sur la marche pacifique organisée à Gabès, où des milliers d’habitants ont exprimé calmement leur position face à la crise du complexe chimique et réclamé des solutions concrètes. (vidéo)
Des milliers de Gabésiens ont marché ce mardi pour réclamer un air propre et dénoncer la pollution provoquée par les rejets de phosphogypses issus du complexe chimique de la ville. Rassemblés dans les principales artères de Gabès, les manifestants ont scandé des slogans tels que « Nous voulons vivre » et « Gabès veut respirer », exprimant leur ras-le-bol face à une situation environnementale devenue insupportable. Cette marche pacifique, largement suivie, traduit la volonté des habitants de défendre leur droit à un environnement sain et à la vie.
Le chef de l’État a salué le comportement exemplaire des manifestants, tout en dénonçant ceux qu’il a qualifiés de comploteurs, de traîtres et d’agents étrangers, que le peuple a désormais démasqués et rejetés. Il a souligné que le peuple tunisien a tenu bon, « comme un rempart », face à ces manœuvres, ajoutant que si le héros national Edadghbaji était encore en vie, il se serait tenu aux côtés des habitants de Gabès dans leur combat pour la dignité et la justice.
Trafic de drogue: Démantèlement d’un réseau international
Les unités de la police judiciaire à El Gorjani ont réussi à démanteler un réseau international spécialisé dans le trafic de drogue.
Un premier suspect, originaire d’un pays maghrébin, a été arrêté à Jelma (gouvernorat de Sidi Bouzid) en possession de 74 plaques de cannabis soigneusement dissimulées dans les portières de sa voiture.
Les investigations ont révélé qu’il devait livrer cette quantité à un trafiquant connu sous le surnom de « El Fil » (l’Éléphant), recherché dans 15 affaires. Ce dernier a été arrêté par la suite.
Deux autres complices, dont un ressortissant d’un autre pays maghrébin, ont également été interpellés. Les forces de l’ordre ont saisi 20 000 dinars, 3 000 euros ainsi que trois véhicules soupçonnés d’avoir servi aux opérations du réseau.
Diplomatie féministe : accélérons la mobilisation (Par Anne GUEGUEN, Ambassadrice de France en Tunisie)
Comment s’unir, agir et résister ensemble pour la défense des droits des femmes, des filles et leur égalité avec les hommes et les garçons ? C’est la question centrale de la 4ème Conférence ministérielle des diplomaties féministes que la France accueille les 22 et 23 octobre 2025 et à laquelle participe la diplomatie tunisienne. Cette conférence rassemble des ministères des Affaires étrangères de toutes les régions du monde, des représentants d’organisations internationales, de banques publiques de développement, ainsi que de la société civile, de la recherche et des fondations philanthropiques.
Depuis 2019, aux côtés d’autres partenaires, la France porte une diplomatie féministe, érigeant l’égalité de genre et les droits des femmes en priorité transversale de son action extérieure et de ses partenariats internationaux. Loin d’un discours incantatoire, cette diplomatie féministe s’incarne dans des politiques publiques concrètes et des partenariats solides. L’égalité des femmes en droit doit devenir une égalité réelle. C’est la clé pour progresser de manière décisive sur l’ensemble des 17 objectifs du développement durable que l’ensemble des pays membres des nations unies se sont fixé pour 2030.
L’exemple tunisien
En Tunisie, pays pionnier de l’égalité femmes-hommes, notre partenariat se traduit par des projets au service de l’autonomisation des femmes et de l’égalité. Citons à titre d’exemple les projets pour l’« Emancipation des femmes et organisations agricoles » (EFOR), mais aussi sur « Femmes et accélération pour les start-ups & TPE » (FAST). Nous clôturerons ce vendredi 24 octobreaux côtés d’Onufemmesle programme régional « Ajyal Egalité » qui a permis de soutenir plus de 3 185 femmes victimes de violence au Maghrebet a œuvré pour renforcer la culture de l'égalité dans les politiques publiques et l'espace médiatique. Tous ces projets ont été financés par l’Agence française de développement et mis en œuvre par Expertise France. L’égalité femmes-hommes est un objectif commun à tous nos autres projets de coopération, et nous veillons à ce que à ce que les initiatives soutenues bénéficient à part égale aux citoyennes et aux citoyens et contribuent à promouvoir des rapports plus équilibrés et équitables entre les genres (ex : dortoirs féminins sécurisés dédiés dans les centres de formation professionnelle réhabilités).Pour cela, nous appuyons le travail d’organisations de la société civile à Tunis mais aussi à Kasserine, à Sidi Bouzid ou au Kef, qui œuvrent chaque jour pour lutter contre les stéréotypes, les inégalités, et les violences contreles femmes dans toutes leurs dimensions. Elles sont nombreuses sur l'ensemble du territoire tunisien à répondre aux besoins des femmes.
La France et ses partenaires agissent en faveur des droits des femmes et des filles
La France a fait de la défense des droits des femmes et des filles et de leur égalité avec les hommes et les garçons un enjeu stratégique et géopolitique pour construire des sociétés justes, inclusives, pacifiques et durables. La recherche démontre que la participation des femmes aux processus de négociation augmente de 35% la probabilité qu’un processus soit durable. De la même manière, les politiques qui intègrent pleinement l’égalité de genre permettent de lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique, de stimuler la croissance et de renforcer la résilience de nos sociétés.
Le 7 mars 2025, la France a présenté saStratégie internationale pour une diplomatie féministe. La défense des droits et santé sexuels et reproductifs y est renforcée. De nouvelles priorités sont érigées, plaçant l’égalité des femmes avec les hommes au cœur de la réponse de la France aux défis contemporains : crises et conflits, changement climatique, santé, finance internationale, numérique et intelligence artificielle.
La diplomatie féministe de la France met en œuvre des initiatives emblématiques. C’est le cas du Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF), lancé en 2020 au bénéfice de plus de 1 400 organisations dans 75 pays. Un autre exemple est le laboratoire pour les droits des femmes en ligne, créé en 2024. Il s’agit de la première plateforme internationale d’échange et d’incubation de projets contre les violences fondées sur le genre dans l’environnement numérique.
Alors que les inégalités de genre persistent, beaucoup reste à faire
Malgré ces initiatives et les progrès réalisés par la communauté internationale, beaucoup reste à faire. Au rythme actuel, il faudrait selon ONU Femmes près de 300 ans pour atteindre l’égalité réelle dans le monde.
Aujourd’hui encore, les inégalités de genre persistent, voire s’aggravent. Les violences sexuelles liées aux conflits ont augmenté de 50 % entre 2022 et 2023. Dans de trop nombreux pays, des millions de femmes sont privées du droit fondamental de disposer de leur corps : 193 millions de femmes n’ont accès à l’avortement que lorsque leur vie est en danger et 142 millions n’y ont accès en aucune circonstance. Et même là où ce droit est reconnu par la loi, comme c'est le cas en Tunisie, des barrières de différentes natures entravent sa réalisation en particulier pour les femmes de milieux socio-économiques défavorisés. Partout où les crises ébranlent le tissu social, en Afghanistan, en Iran, à Gaza, en Ukraine, au Soudan, ce sont d’abord les droits des femmes qui en sont victimes, à commencer par le droit à l'éducation des femmes et des filles. Or, comme le rappelait la pionnière du féminisme tunisien Bchira Ben Mrad dès 1936 « Instruisez les femmes si vous désirez ladignité et la vie ».
Une Conférence de haut-niveau pour réaffirmer notre détermination et ambition collective
Dans un contexte international marqué par une baisse importante des financements dédiés et la montée en puissance des mouvements anti-droits, la 4ème Conférence ministérielle des diplomaties féministes réaffirmera notre détermination commune à défendre et promouvoir les droits des femmes et de l’égalité de genre, sans accepter aucune régression.
La Tunisie peut continuer de jouer un rôle de fer-de-lance dans la région Afrique du Nord & Moyen-Orient en embrassant pleinement le concept de diplomatie féministe. Le taux de féminisation du ministère des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, l’antériorité des acquis obtenus pour les droits des femmes tunisiennes et l’engagement continu des autorités et des militantes sur cet enjeu font de la Tunisie un pays qui a une aura particulière et un rôle moteur en la matière. Ensemble, nous continuons d’agir pour porter le combat pour l’égalité./.
Ligue 1 (10e J.) : Le ST tient bon, l’ESS surprise par la lanterne rouge
Le troisième épisode de la dixième journée de la Ligue 1 a été riche en suspense et en surprises. Le leader stadiste a confirmé ses ambitions en allant battre le CAB en déplacement alors que le choc des deux Espérances n’a pas connu de vainqueur.
Les Stadistes, éprouvés par le marathon de ces dernières semaines, viennent de confirmer leur bonne santé. Les gars du Bardo sont allés battre le CAB en déplacement (0-2) grâce à un doublé de leur buteur sénégalais Amadou Dia Ndiaye. Cette victoire permet aux Stadistes de garder le leadership et surtout leur invincibilité.
A Zarzis, les deux Espérances se sont neutralisées. Pourtant, les Tunisois ont eu l’opportunité de l’emporter, mais Meriah a raté un penalty à cinq minutes de la fin.
La grosse surprise de la journée est venue de Sousse où l’Etoile du Sahel, a trébuché face à l’Olympique de Béja, l’actuelle lanterne rouge du classement (1-2). Les Cigognes reprennent confiance et espoir alors que la traversée du désert continue pour les Etoilés.
Kamel ZAIEM
Résultats
CAB – ST (0-2)
ESS – OB (1-2)
ESZ – EST (0-0)
Classement
1*Stade Tunisien 24pts
2*Club Africain 22pts
3*Espérance de Tunis 21pts
4*US Monastirienne 17pts
5*Espérance de Zarzis 17pts
6*Club Sportif Sfaxien 16pts
7*ES Métlaoui 15pts
8*JS Omrane 14pts
9*CA Bizertin 12pts
10*AS Marsa 10pts
11*JS Kairouanaise 10pts
12*Etoile du Sahel 9pts
13*US Ben Guerdane 8pts
14*AS Soliman 8pts
15*Olympique de Béja 8pts
16*AS Gabés 7pts
Crise écologique à Gabès : Une solution rapide est-elle possible ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Les incidents survenus à Gabès ont montré combien politique et environnement sont liés et peuvent même donner lieu à des tensions sociales. Que faire pour apaiser ces tensions et ouvrir la voix vers des solutions durables?
La situation environnementale alarmante dans la région de Gabès, où les habitants protestent depuis plusieurs jours contre les émanations toxiques du complexe chimique, a été au centre de la réunion du président de la République avec le président de l’Assemblée des représentants du peuple et le président du Conseil national des régions et des districts. Le chef de l'Etat a réaffirmé suivre personnellement l’évolution des événements, soulignant que « la crise ne peut être réglée selon des approches classiques ».
Le président de la République a, en outre, précisé que le gouvernement œuvre à mettre en place des solutions immédiates pour limiter la pollution, dans l’attente d’une stratégie nationale globale, qui s’étendra à toutes les régions du pays.
Selon, en effet, les observateurs, cette crise montre bien combien politique et environnement sont liés et peuvent mener à des tensions sociales d'où l'urgence de trouver des solutions rapides et efficaces de nature à ouvrir la voix vers un modèle économique durable.
Pour l'activiste Anis Hlel: "Les crises liées à l'environnement se sont multipliées tout au long de ces dernières décennies, et ce, dans le monde entier. Cela confirme que les populations qui sont conscientes des enjeux environnementaux revendiquent au passage des politiques publiques adaptées à leurs aspirations de vivre dans des environnements sains et propres. La Tunisie fait partie aujourd'hui de ces pays touchés par la pollution et il est temps de se pencher sur cette question d'une manière fiable et durable en favorisant un modèle économique vert". Que faire justement pour apaiser ces tensions et ouvrir la voie vers des solutions durables ?
De l’huile sur le feu…
En 2022, Maya Jegen, professeure au Département de science politique de l’Université du Québec, avait écrit un livre intitulé ‘’L'Etat face à la crise environnementale’’ dans lequel elle s’est penchée sur le rôle des gouvernements dans la protection de l’environnement. Et c’est justement la question à laquelle fait face aujourd’hui le gouvernement tunisien dans cette crise de Gabès, « Il faut reconnaitre que nous sommes en présence d’une crise historique écologique et sociale sans précédent. La question est alors : comment la politique va accompagner la transition qui semble indispensable ? », s’interroge l’activiste Anis Hlel.
Et d’ajouter : « Cette crise nous offre l’occasion de nous pencher sur des solutions globales qui doivent être au cœur des politiques publiques en Tunisie. Au niveau juridique, il faut compléter et renforcer le cadre réglementaire, promulguer le code de l’environnement, la loi relative à la prévention des sites contaminés, amender le décret relatif à l’étude d’impacts environnementaux, réviser à la hausse le seuil de sanctions relatives aux crimes environnementales, notamment en ce qui concerne la pollution marine, élaborer une loi-cadre sur la biodiversité, élaborer une loi sur les risques biologiques, instaurer des plans de préservation de la qualité de l’air dans les régions les plus exposées à la pollution atmosphérique et réactiver les travaux de la commission nationale du développement durable sous l’égide de la présidence du gouvernement.
En pratique, il est urgent d’atténuer la pollution de l’air générée par les activités industrielles et urbaines et réduire les gaz à effet de serre dus au secteur du transport, préserver les terres et les protéger contre l’érosion et la pollution et la création d’un réseau national de surveillance de la qualité des sols, préserver la biodiversité par l’atténuation des pressions et menaces imposées aux écosystèmes et promouvoir l’utilisation rationnelle et durable de ses produits et fonctions, renforcer l’adaptation des écosystèmes et des ressources aux changements climatiques, préserver et sauvegarder le littoral, les écosystèmes maritimes et les ressources marines. Améliorer la gouvernance des espaces maritimes et côtiers et renforcer la création des espaces verts et des réserves naturelles ».
M.B.S.M.
Coupes africaines , 2e tour retour : Programme des représentants tunisiens
Par Jamel Belhassen
Ce week-end, les quatre représentants tunisiens en coupes africaines seront appelés à assurer un passage à la phase de poules en Ligue des champions et en coupe de la CAF. A part l'Espérance qui semble tranquille après la victoire obtenue à l'aller au Burkina Faso, les trois autres équipes se trouvent devant des missions assez délicates puisqu'elles auront à remonter un passif de trois buts pour l'USM et deux buts pour le ST et l'ESS.
A cœur vaillant, rien d'impossible, dit-on. C'est que le coup est encore jouable pour le ST et l'Etoile alors que pour l'USMonastir, il faudrait bien un miracle à Tizi Ouzou. Bonne chance à tous.
Ligue des champions
Samedi 25 octobre 2025 - 19 h00
Tizi Ouzou : JSKabylie - USMonastir ( aller 3-0)
Dimanche 26 octobre 2025 - 17h00
Stade de Rades : Esperance ST- Rahimo FC - ( Aller 1-0)
Coupe de la CAF
Samedi 25 octobre : stade de Rades :17h Stade Tunisien- OCSafi ( aller 0-2)
Dimanche 26 octobre , stade de Sousse 18h: Etoile du Sahel- Nairobi United ( aller 0-2)
J.B.
Commerce extérieur : La Tunisie toujours prisonnière de ses marchés traditionnels
Par Hassan GHEDIRI
Malgré une légère progression des exportations entre janvier et septembre, le déficit commercial de la Tunisie a continué à se creuser, illustrant les limites et les fragilités de son commerce extérieur…
C’est désormais le constat, le même, que l’on se voit établir après chaque publication par l’Institut national de la statistique (INS) des données sur le commerce extérieur de la Tunisie.
Dans son nouveau bulletin fraichement communiqué, l’autorité de la statistique publique fait l’état d’une quasi-stagnation des exportations au mois de septembre dernier en s’établissant aux alentours de 46,420 milliards de dinars (MD) contre une progression des importations de 5,4% pour s’approcher de 63,200 MD.
Par ce fait, le taux de couverture des importations par les exportations a perdu quatre points pour se situer à 73,5% au mois de septembre 2025 après avoir été de l’ordre de 77,5 % le même mois de 2024. Cette tendance peut traduire une reprise plus rapide de la demande intérieure par rapport à la capacité de production de l’économie nationale, mais également par une dépendance croissante vis-à-vis les marchés extérieurs en ce qui concerne l’approvisionnement en matières premières.
L’INS laisse, d’autre part, paraitre une situation contrastée au niveau des principaux secteurs exportateurs avec, d’un côté, les industries mécaniques et électriques qui, avec le secteur de phosphate, ont affiché de bons résultats avec de meilleures performances à l’export évaluées par des hausses respectives de 6,4 et 8%.
De l’autre côté, néanmoins, le secteur de l’énergie, qui marque une dégringolade de près de 35% de ses exportations au cours des neuf premiers de l’année en cours, avec aussi la filière oléicole qui, malgré la bonne production de la saison écoulée, a été durement pénalisée par la chute des cours sur le marché international, entrainant une régression de plus de 14% des revenus des exportations.
Autre constat pouvant être dégagé des nouveaux indicateurs de l’INS sur le commerce extérieur au cours des trois premiers trimestres de 2025, qui n’est pas d’ailleurs nouveau : la dépendance chronique de la Tunisie dans ses échanges commerciaux des marchés classiques. La politique du commerce extérieur de notre pays reste étroitement axée sur l’Union européenne, ou, pour être plus précis, sur une partie d’un gigantesque marché constitué de 27 Etats membres.
a relation Tunisie-UE est loin d’être homogène puisqu’elle est centrée sur un nombre étrangement restreint de partenaires, en l’occurrence la France, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne.
Dépendance et disparités
C’est-à-dire quatre pays du sud de l’Union qui concentrent, à eux seuls, la majeure partie des échanges, illustrant une dépendance géographique qui perdure depuis des décennies.
Les chiffres de l’INS confirment cette dépendance et relèvent en même temps des disparités au sein de ce même groupe avec, d’une part, les exportations qui ont progressé vers la France (+8,4%) et aussi vers l’Allemagne (+11,2%) mais qui marquent une chute plus ou moins importante avec l’Espagne (-20%) et l’Italie (-10%).
La Tunisie continue par ailleurs à regarder, impuissante, sa balance commerciale bilatérale continuer à se détériorer avec la Chine et la Turquie (+17,7 %) qui ont accentué le déséquilibre des échanges en leur faveur en affichant des hausses respectives de 29,4 % et de 17,7% de leurs exportations vers la Tunisie et renforcent leur statut de fournisseurs incontournables de notre pays en dehors de l’UE, notamment pour les biens d’équipement et les produits manufacturés.
Les indicateurs du commerce extérieur, au cours des neuf premiers mois de 2025, viennent ainsi confirmer la nécessité pour la Tunisie de diversifier ses partenaires commerciaux et de se repositionner dans les chaînes de valeur mondiales.
Le défi ne consiste pas seulement à partir à la conquête de nouveaux marchés dans l’Afrique subsaharienne, en Asie ou bien encore en Amérique mais aussi de l’intégrer au sein même de l’UE et ses 450 millions de consommateurs, censés, faussement, constituer un marché acquis.
Il est en effet primordial d’aller au-delà du cercle traditionnel franco-italo-espagnol. Beaucoup de pays situés au nord et à l’est du vieux continent, tels que les Pays-Bas, la Pologne ou les pays baltes offrent des opportunités très intéressantes d’échanges dans les domaines de l’agroalimentaire, l’industrie verte ou les technologies.
H.G.
En lice pour le prix de la littérature arabe : L’écrivain tunisien Zied Bakir en tournée
Finaliste du Prix de la littérature arabe 2025 décerné par l’Institut du Monde Arabe, l’écrivain tunisien Zied Bakir sera à l’honneur à la médiathèque de l’Institut français de Tunisie le vendredi 24 octobre. Il y présentera son dernier roman « La Naturalisation ».
Ce rendez-vous clôture une tournée comportant deux autres rendez-vous : aujourd’hui à la Maison de France à Sfax à 17h00 et demain à la Médiathèque Gisèle Halimi, à l’Institut français de Sousse à 18h00.
Paru en janvier 2025 aux éditions Grasset, « La Naturalisation » est le troisième roman de Zied Bakir, après « L’amour des choses invisibles » (juin 2021) et « On n’est jamais mieux que chez les autres » (mars 2012).
Dans ce roman picaresque empreint d’humour et de tendresse, l’auteur retrace le parcours d’exil d’un jeune Tunisien, Elyas Z’Beybi, arrivé à Paris dans les années 1980 avec l’ambition de devenir français. L’histoire débute en 1987, en Tunisie, lorsque le coup d’État de Ben Ali coïncide avec la circoncision ratée d’Elyas. Venu étudier à Paris, il s’égare dans une vie de bohème : il devient sans-abri, fréquente une communauté Emmaüs, traverse un hôpital psychiatrique où il séduit involontairement une psychiatre, et fait la rencontre improbable d’un ancien légionnaire. Avec un regard à la fois candide et lucide, Elyas affronte ses propres contradictions et celles du monde qui l’entoure.
Réflexion poignante sur l’exil, sur l’identité nationale, « La naturalisation », ce roman de 208 pages, oscille entre le politique et le vécu intime, posant des questions existentielles sans réponses toutes faites. L’écriture pourra être un acte thérapeutique ? « Je suis, donc j’écris. J’écris, donc je suis » affirme Elyas Z’Beybi, « le héros » de cette histoire qui a valu à son auteur d’être sur la liste des finalistes du Prix de la littérature arabe 2025.
Né en 1982 à Ghraïba, au sud de Sfax, Zied Bakir s’installe à Paris à l’âge de 24 ans pour y étudier les lettres. En 2010, il autoédite son premier livre, qu’il vend lui-même dans les rues de Saint-Germain-des-Prés. Son parcours est marqué par une période difficile, notamment un passage par une prison en Libye en 2015. Depuis son retour à Paris en 2017, il se consacre à l’écriture et aux voyages.
Sélectionné parmi sept autres finalistes venus de divers pays arabes, Zied Bakir représente la Tunisie dans la course au Prix de la littérature arabe 2025, doté de 8 000 euros. Créé par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA), ce prix est l'une des rares récompenses françaises distinguant la création littéraire arabe. Il récompense un roman ou un recueil de nouvelles, écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.
La remise du prix se tiendra le 18 novembre 2025 au siège de l’Institut du Monde Arabe, à Paris. Le lauréat de cette édition succèdera à l’écrivaine tunisienne Amira Ghenim, lauréate du Prix de la littérature arabe 2024, avec son roman « Le désastre de la maison des notables », traduit par Souad Labbize.
Il est à noter que cette rencontre que propose l’IFT sera animée par l’universitaire Farouk Bahri et elle sera suivie d’une séance de dédicace, organisée en collaboration avec la Librairie Culturel.
*** Les finalistes du Prix de la littérature arabe 2025
- * Shady Lewis (Égypte), avec « Brève histoire de la Création et de l’Est du Caire », éd. Sindbad/Actes Sud (traduit de l’arabe par Sophie Pommier et May Rostom)
- *Rim Battal (Maroc) avec « Je me regarderai dans les yeux », éd. Bayard
- * Nasser Abu Srour (Palestine) avec « Je suis ma liberté », éd. Gallimard (traduit de l’arabe par Stéphanie Dujols)
- * Hanan El-Cheikh (Liban) avec « La Danse du paon », éd. Sindbad/Actes Sud (traduit de l’arabe par Khaled Osman)
- * Saïd Khatibi (Algérie) avec « La fin du Sahara », éd. Gallimard (traduit de l’arabe par Lotfi Nia)
- * Zied Bakir (Tunisie) avec « La Naturalisation », éd. Grasset
- *Georgia Makhlouf (Liban) avec « Pays amer », éd. Les Presses de la Cité
* Mohammed Alnaas (Libye) avec « Un goût de thé amer », éd. Le bruit du monde (traduit de l’arabe par Sarah Rolfo)
Editorial : Errare humanum est, perseverare diabolicum
Par Chokri Baccouche
Comme s’il n’y avait pas assez de difficultés dans le pays, voilà qu’un autre problème émerge. Un sacré problème qui ne date pas d’aujourd’hui en fait. On l‘aura certainement deviné, il s’agit de la crise environnementale dans le gouvernorat de Gabès à l’origine, ces derniers jours, de vives tensions sociales. Les habitants de la région sont en colère et cela se comprend. La pollution générée par les unités de production du phosphogypse du Groupe chimique tunisien fait des dégâts considérables depuis des années. Non seulement les émissions de gaz toxiques ont gravement porté préjudice à l’environnement ainsi qu’à la faune et la flore marines mais elles causent de plus en plus des problèmes de santé pour les citoyens de ce gouvernorat qui donnent de la voix ces derniers jours pour réclamer leur droit légitime à la vie dans un environnement sain.
Comment en est-on arrivé là ? La question de la dégradation de l’environnement à Gabès n’est pas chose nouvelle mais persiste depuis des décennies. Tous les gouvernements qui se sont relayés à la barre n’ont pas daigné saisir le taureau par les cornes pour apporter des solutions tangibles à ce problème récurrent qui revient au-devant de la scène nationale par intermittence. A chaque accès de fièvre revendicative des populations locales qui expriment pacifiquement leurs préoccupations et leurs doléances, les responsables gouvernementaux sortent de leur léthargie en promettant de faire le nécessaire pour améliorer la situation et rendre l’air de la région plus respirable. Mais ces promesses restent malheureusement sans lendemain, si bien que les nerfs sont aujourd’hui à bout et que la patience et la confiance de ces citoyens marginalisés arrivent à saturation dans l’incapacité de supporter davantage une situation alarmante et toxique sur tous les plans. La principale cause de ce capharnaüm est due au laxisme des responsables concernés qui ont négligé le fait que le massacre en règle de l’environnement à Gabès pouvait devenir à la longue une véritable bombe à retardement. La preuve de cette intolérable négligence fait d’ailleurs pousser des cheveux sur la tête d’un chauve : lors de la séance plénoère dédiée à cette crise tenue il y a quelques jours, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a affirmé que les difficultés actuelles sont liées à l’absence d’achèvement de 6 projets de maîtrise des émissions gazeuses au complexe chimique de Gabès. Cet aveu fracassant en dit certainement long sur le lien de causalité entre le laisser-aller quasi permanent des autorités pour des raisons qu’on ne saurait justifier et cette crise larvée qui a fini à la longue par exploser.
"Errare humanum est, perseverare diabolicum" : cette locution latine vieille comme le temps signifie que « l'erreur est humaine, mais persévérer [dans son erreur] est diabolique ». Elle souligne en fait que faire des erreurs est une part naturelle de l'humanité, mais qu'il est moralement répréhensible de s'obstiner dans ses erreurs une fois qu'on en a pris conscience. Rapportée à la problématique gabésienne, il importe aujourd’hui de tout faire pour décanter la situation et résoudre une bonne fois pour toutes le problème de la pollution environnementale dans sa dimension plurielle, c’est-à-dire à l’échelle de tout le pays dans le cadre d’une stratégie globale, car ce problème récurrent ne touche pas seulement le gouvernorat de Gabès. A quelque chose, dira-t-on, malheur est bon. Cette crise est venue nous rappeler l’extrême importance de ne pas retarder la réalisation des projets vitaux liés notamment à la protection de l’environnement et, partant, la santé publique. A la limite, le Tunisien peut comprendre et supporter tant bien que mal les aléas d’une conjoncture difficile marquée par la cherté de la vie, mais il est légitimement moins compréhensif et tolérant quand la qualité élémentaire de la vie, à savoir celle de l’air qu’il respire, est menacée par des agents toxiques, nuisibles à la santé.
Dans le foisonnement des événements de ces derniers jours, les Tunisiens doivent faire la part des choses et garder à l’esprit les intérêts suprêmes du pays. Certes, il y a un problème environnemental à Gabès qui doit être résolu de manière radicale dans les plus brefs délais pour rassurer et répondre aux attentes légitimes des habitants de la région. Par souci de salubrité publique, la résolution de ce problème peut et doit s’effectuer dans le calme et la lucidité, loin des débordements et de l’instrumentalisation potentielle de cette crise par certaines parties à des fins politiques. Peu importe si la question environnementale à Gabès sera réglée à travers la réhabilitation concrète ou le démantèlement pur et simple des unités de production du CGT, une question qui peut d’ailleurs faire l’objet de concertations et d’un compromis associant toutes les parties prenantes. L’essentiel c’est de veiller à ce que cette crise ne dépasse pas le cadre des préoccupations écologiques et surtout, surtout ne fasse pas l’objet de surenchères douteuses dont le pays ferait certainement l’économie. Dans un contexte régional et international marqué par la montée des incertitudes et des défis, les Tunisiens ont appris à mesurer les enjeux et démontré leur capacité à résoudre leurs problèmes par leurs propres moyens. Dans l’unité et la discipline et au nom de la préservation des intérêts suprêmes de la nation…
C.B.
Plus de 70 ans de coopération tuniso-française : C’est le temps de célébration mais aussi du bilan !
Chercheurs tunisiens et français se donnent, à partir de demain et jusqu’au 25 octobre, rendez-vous à Gammarth pour célébrer plus de 70 ans de coopération archéologique. L’occasion pour faire le point, dans le cadre d’un colloque, sur les grandes avancées archéologiques et les projets de demain.
« La coopération archéologique tuniso-française : nouvelles orientations, nouveaux résultats » tel est le thème de ce colloque international qui aura lieu du 23 au 25 de ce mois à l’Hôtel Verdi Beach Resort de Gammarth.
Organisé cette fois-ci, loin des chantiers des fouilles, ce rendez-vous a pour but d’explorer les nouveaux défis et à présenter les résultats de la recherche et de la coopération tuniso-française. C’est aussi l’occasion pour tracer les perspectives d’avenir.
Organisé à l’initiative de l’Institut français de Tunisie, en collaboration avec l’Institut national du Patrimoine (INP) et l’Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion culturelle (AMVPPC), cet événement rassemblera chercheurs, responsables de missions archéologiques, institutions patrimoniales et universitaires des deux pays.
« Ce colloque viendra célébrer plus de 70 ans de coopération scientifique entre la Tunisie et la France dans le domaine de l’archéologie, couvrant des périodes allant de la Préhistoire à l’époque islamique. Il s’agira non seulement de dresser un bilan des recherches récentes, mais aussi de réfléchir aux nouvelles orientations méthodologiques, à l’apport de l’interdisciplinarité, et aux perspectives de recherche à venir », lit-on dans les notes de présentation de ce colloque. .
Une dense programmation scientifique
Durant ces trois jours, une quarantaine de communications seront présentées. Les thématiques couvriront un large éventail de disciplines et de sites, parmi lesquels Carthage, Dougga, Thugga, Sbeïtla, Utique, Haïdra, ainsi que des régions moins explorées comme les sebkhas de Kerkennah et Zarzis.
Au total sept séances scientifiques sont annoncées. Parmi les interventions attendues, citons : « Le sanctuaire de Tanit et Baal Hammon à Carthage », présenté par Imed Ben Jerbania et une équipe franco-tunisienne pluridisciplinaire, « Le site acheuléen de Sidi Zin », exposé par Nabiha Aouadi et ses partenaires internationaux, « Géoarchéologie des ports antiques d’Utique, Carthage et Tyr » qui sera présenté par Jean-Philippe Goiran, « De Carthage à Thugga. Nouvelles perspectives d’étude sur le monnayage punique en Tunisie » qui sera donné par Jérémy Artru, « Recherches archéologiques et interdisciplinaires dans les sebkhas de Kerkennah et de Zarzis » qui sera donné par Ali Drine et une équipe de chercheurs tuniso-français, « Le projet archéologique à Sufetula (Sbeïtla) : nouvelles recherches pluridisciplinaires sur l'urbanisme et l'hydraulique (2022-2024) » dont la présentation sera assurée par Mohamed Ben Njema avec une équipe d’experts tunisiens et français, « L’étude archéologique et paléoenvironnementale de Thapsus antique » ou encore « la forteresse byzantine et l’urbanisme antique à Ammaedara (Haïdra) ».
Le colloque ne se limitera pas à la recherche. Il mettra aussi en avant des projets de médiation culturelle et d’éducation, comme « Le chantier-école du Lycée français Gustave Flaubert à Dougga » qui sera présenté et discuté lors de la 6ème séance scientifique, prévue le vendredi après-midi, ou encore le projet « Le projet « Haya bina Thyna - Sauvegarde et valorisation du patrimoine archéologique du Sud tunisien : le site-pilote de Thaenae » : objectifs, actions et résultats » dont la présentation sera assurée par Ahmed Gadhoum et une équipe de chercheurs tunisiens et français, également lors de la même journée.
S’agissant toujours de l’apprentissage et de transmission des savoirs, les participants aborderont la coopération universitaire, à travers le bilan du partenariat entre l’Université de Tunis El Manar et celle de Perpignan, illustrant les retombées concrètes en matière de formation et de recherche conjointe. Cette intervention est au programme de la 7ème et dernière séance scientifique de ce colloque.
Il est à noter que le coup d’envoi du colloque sera donné par la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi et l’ambassadrice de France en Tunisie Anne Gueguen.
En clôture, les participants seront invités à des visites guidées à Carthage et au musée national du Bardo, pour reconnecter la recherche aux lieux qui la nourrissent.
Imen.A.
Prix Abdulaziz Saoud Al-Babtain de la Créativité en Poésie : le 31 janvier 2026 dernier délai pour participer
Le dernier délai de dépôt des candidatures pour le 20ème Prix Abdulaziz Saoud Al-Babtain de la Créativité en Poésie est fixé au 31 janvier 2026. Les candidatures retenues seront dévoilées au cours du premier semestre de l’année 2026.
Les candidats peuvent postuler dans l’une des sections suivantes : le « Prix de la Création en matière de Critique de poésie », doté de 80 000 dollars US), le « Prix du Meilleur Recueil de Poésie » (40 000 dollars US) et le « Prix du Meilleur Poème » (20 000 dollars US).
Une autre section, destinée pour les moins de 35 ans, figure aussi en compétition. Il s’agit du « Prix des Jeunes Poètes » et comprenant deux distinctions : le Prix du Meilleur Recueil de Poésie, doté de 20 000 dollars US, et le Prix du Meilleur Poème (10 000 dollars US).
Quant au Grand Prix, le « Prix honorifique de la Création Poétique », d’une valeur de 100 000 dollars US, il n’est pas soumis au jury mais est décerné par les membres du Comité d’organisation de la Fondation à un poète ayant contribué à enrichir la poésie arabe.
Le concours est ouvert à toutes les nationalités et à tous les âges. Tous les poèmes doivent être en arabe classique.
Les candidats ne peuvent postuler que dans une seule section.
Les dossiers papier doivent être adressés au Secrétaire Général de la Fondation Abdulaziz Saud Al-Babtain pour la Création poétique, au siège de la Fondation en Egypte, ou envoyés à l’adresse e-mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
















