Gaza aux yeux de la Tunisie : appel aux artistes tunisiens pour documenter la souffrance palestinienne
La Fondation palestinienne « Sayidatou Al Ardh » (La dame de la terre, ndlr) a annoncé l’ouverture d’un appel à la participation d’artistes plasticiens tunisiens à l’initiative « Gaza aux yeux de la Tunisie » en vue de renforcer le rôle de l’art comme moyen de résistance en documentant les souffrances du peuple palestinien face au génocide et à la famine.
La Fondation, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, que cette initiative visuelle réunira des œuvres qui « expriment la douleur, transmettent la vérité et incarnent l’espoir inhérent à la volonté de vivre de notre peuple à Gaza, dans un message créatif affirmant que Gaza est un projet de vie, et non un projet de mort ».
Cette initiative comprend un événement artistique majeur en Tunisie, au cours duquel sera inaugurée une exposition internationale intitulée « Gaza aux yeux de la Tunisie ». Cette exposition sera présentée dans plusieurs capitales du monde.
La cérémonie d’ouverture sera marquée par la participation de nombreux artistes tunisiens et arabes, ainsi qu’une retransmission en direct depuis Gaza, « afin que le moment du vernissage de l’exposition soit un vibrant pont d’amour, de persévérance et de communication vivante entre les peuples », selon la même source.
S’agissant du choix de la Tunisie comme pays de lancement de cette initiative, le communiqué précise qu’il émane de la « positionnement historique, culturel et pionnier de la Tunisie dans le soutien aux causes de la libération », qui a conduit l’initiative à s’adresser aux artistes plasticiens tunisiens afin qu’ils puissent porter à travers leurs pinceaux « la voix de Gaza et la souffrance de son peuple ».
Hommage à Ali Laabidi : Un cycle de projections à la Cinémathèque Tunisienne
Dans le cadre de l’hommage rendu au réalisateur tunisien Ali Laabidi, disparu le 10 juin 2025, la Cinémathèque Tunisienne organise un cycle de projections qui met en lumière quatre de ses œuvres les plus emblématiques. Ce cycle démarre aujourd’hui pour se poursuivre jusqu’au 31 octobre, permettant aux cinéphiles de redécouvrir la richesse de son œuvre marquante, dédiée au cinéma tunisien indépendant.
Pour aujourd’hui, le public est convié à découvrir à 18h30, « Redeyef 54 » (1997, Tunisie, 91 min- 35mm). Inspiré du roman « Une journée de Zomra » publié en 1968 par Mohamed Salah Jebri, le film explore la résistance des mineurs face à la répression.
« À Tunis, durant l'hiver 1954, les événements qui se succèdent réunissent deux intellectuels âgés de 30 ans : Brahim et François. Ils arrivent de France et se retrouvent dans le même train qui va les conduire aux usines de phosphates dans le sud de la Tunisie. Ils ne savent pas que le sort va les unir, poussés qu’ils sont par l’idéal.
Brahim est un avocat engagé dans le mouvement national qui est chargé de retrouver son frère, chef des maquisards pour le convaincre de déposer les armes, condition nécessaire aux négociations avec les Français. François est un ethnologue convaincu par la politique de Pierre Mendès France qui est de changer de méthode et de préparer la voie à la paix. C'est à Redeyef, un petit village minier au sud-ouest de la Tunisie, que tout se passe », lit-on dans le synopsis de ce film.
Le programme des projections comporte également demain, à 18h30, « Ellombara » et le vendredi 31 octobre « L’histoire de l’histoire », un court-métrage de 10 minutes et « La dernière heure », un long-métrage de fiction.
Les projections se dérouleront en 35mm, une occasion rare de redécouvrir ces films sur grand écran, dans leur format d'origine. Le cycle est une invitation à revivre la force et la singularité d’un réalisateur qui a marqué l’histoire du cinéma tunisien.
Né à Redeyef en 1950, Ali Laabidi a consacré sa carrière à la création de films qui donnent une voix aux marginalisés, tout en explorant les conflits sociaux et politiques de la Tunisie. Après des études de cinéma et de théâtre en Roumanie, il réalise plusieurs courts- métrages avant de se tourner vers le long métrage, où il marquera le cinéma tunisien avec une œuvre indépendante et engagée.
Ces projections seront un moment de mémoire et de réflexion sur l’œuvre de ce grand réalisateur, et une opportunité pour les spectateurs de se replonger dans les films qui ont marqué son parcours artistique.
Editorial : La thérapie du rire…
Par Chokri Baccouche
Le rire est bon pour le cœur s’accordent à penser les cardiologues. Cela est d’autant plus vrai que de nombreuses études scientifiques sont arrivées à la conclusion qu’il n’y a pas meilleur moyen de déstresser et, partant, éviter les pépins cardiaques que de se dilater la rate. L’ennui, c’est que, de nos jours, le rire est devenu une denrée rare.
La cherté de la vie, les aléas d’un quotidien de plus en plus pointu dans un monde aux abois, marqué par la multiplication des guerres et des tragédies humaines, sapent la bonne humeur des uns et des autres. Difficile dans cette ambiance morose d’avoir la pêche et garder la joie de vivre particulièrement par les temps qui courent où on se réveille chaque matin sur des informations pas du tout rassurantes qui vous cassent le moral.
Dans ce funeste registre justement, il n’y a que l’embarras du choix. A la sempiternelle tragédie palestinienne qui n’est pas près de connaitre de sitôt son épilogue, viennent s’ajouter d’autres drames, actuellement en cours ou en gestation. La crise sans précédent opposant ces derniers jours les Etats-Unis au Venezuela en fait partie.
Au prétendu motif de lutter contre les narcotrafiquants, Washington a dépêché une impressionnante armada dans les eaux caribéennes et menace de s’attaquer aux dirigeants de ce pays d’Amérique latine qu’elle accuse d’être les véritables barons du trafic de la drogue vers les Etats-Unis.
Les observateurs avertis s’accordent à penser que l’argument des Américains ne tient pas la route dans le sens qu’il ne justifie pas le déploiement d’un tel contingent militaire qui comprend notamment un porte-avions ainsi que nombreux destroyers et frégates et près de quatre mille marines. Ils estiment que cette démonstration de force de grande ampleur cache en réalité des visées et des velléités géopolitiques.
Pour faire plus simple, la Maison Blanche a une sacrée dent contre le président vénézuélien, Maduro, qu’elle trouve un peu trop « rebelle et révolutionnaire» et pas du tout vassal à son goût. Raison pour laquelle elle cherche à le destituer par tous les moyens surtout qu’elle voit d’un très mauvais œil le rapprochement spectaculaire, ces dernières années, entre le Venezuela et la Chine, considérée par Washington comme la principale menace pour son leadership mondial.
Et si l’on sait que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde, représentant environ un cinquième des réserves mondiales, la boucle est bouclée et on comprend mieux ainsi les véritables enjeux qui se cachent derrière cette expédition militaire américaine de grande ampleur.
Sous la houlette de Donald Trump, les Etats-Unis mènent depuis début septembre une campagne de frappes aériennes contre des embarcations présentées comme celles de narcotrafiquants présumés. Jusque-là, dix ont été revendiquées et la plupart se sont concentrées essentiellement dans les eaux caribéennes. Selon les derniers décomptes, ces attaques ont tué au moins 43 personnes et le comble c’est que Washington n'a pas avancé à ce stade de preuve à l'appui de ses accusations.
Par conséquent, la légalité de ces frappes est largement mise en doute par les experts qui dénoncent des « exécutions extrajudiciaires ». Le Brésil, puissance régionale, partage cet avis et "s'oppose clairement à une intervention extérieure" qui "pourrait enflammer l'Amérique du Sud et conduire à une radicalisation politique dans tout le continent".
De la Mer caribéenne à la guerre en Ukraine qui menace de dégénérer en un conflit atomique mondialisé, sans oublier bien sûr les tensions croissantes en Mer de Chine, en Syrie, Irak, Libye auxquels s’ajoute le nucléaire controversé de l’Iran qui reste sous la menace de nouvelles frappes militaires américano-sionistes. Bref, le monde ressemble depuis quelque temps à une cocotte minute qui chauffe dangereusement, prélude à des lendemains qui déchantent et font craindre le pire.
La crise sévère qui secoue l’économie mondiale booste l’inflation aux quatre coins de la planète et complète ce désolant tableau. Dur, dur de garder le moral dans ces conditions extrêmes tant il est vrai qu’on ne peut rester stoïque face à un tel magma de tensions qui font peser une lourde menace sur la paix et la stabilité dans le monde.
Au point où on en est, c’est-à-dire pas du tout pour le mieux dans un monde qui ne cesse de tirer le diable par la queue et qui porte surtout les germes de sa propre destruction, rien ne sert de se morfondre et broyer son pain noir. Après tout, tous les bipèdes sont embarqués dans la même galère ; d’où l’impérieuse nécessité de se ménager et ne pas trop s’en faire, car ce qui va arriver arrivera de toutes les façons.
La panacée pour se requinquer le moral ? Rire aux éclats et à gorge déployée. Rire pour exorciser la peur du lendemain. Rire pour retrouver cette précieuse bonne humeur, actuellement perdue dans les dédales de l’insoutenable irresponsabilité des êtres et le foisonnement des événements le moins qu’on puisse dire flippants et déprimants…
C.B.
CNAM: Mesures exceptionnelles pour les assurés du régime privé
La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a annoncé, ce mardi, qu’il a été décidé, de manière exceptionnelle, de permettre aux assurés du régime privé de soins de bénéficier du remboursement des frais liés à l’achat de médicaments pour les maladies courantes, conformément aux procédures en vigueur.
Par ailleurs, la CNAM a indiqué que le système du "tiers payant" continuera à être appliqué directement avec les pharmacies, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en médicaments pour les bénéficiaires dans les meilleures conditions et de manière régulière.
Selon le communiqué, cette décision a été prise afin de maintenir la continuité des services de santé et de protéger les droits des assurés du régime privé, suite à la décision du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées du samedi 25 octobre 2025, annonçant l’arrêt du tiers payant pour les maladies courantes, à partir du lundi 27 octobre 2025 et le non-renouvellement de la convention relative à cette formule pour 2026, sans respecter les procédures et les délais légaux et contractuels, prévus par la convention sectorielle.
Gaza : Netanyahou ordonne des frappes meurtrières malgré le cessez-le-feu
Le premier ministre sioniste Benyamin Netanyahou a ordonné des frappes immédiates sur la bande de Gaza, indique son bureau.
Israël avait plus tôt ce mardi accusé le Hamas de violer l’accord de cessez-le-feu à Gaza, après que le groupe palestinien a restitué des restes d’un otage dont une partie de la dépouille avait déjà été récupérée par l’armée, provoquant le courroux de proches d’otages.
Ces frappes ont fait plusieurs martyrs parmi la population civile dans plusieurs quartiers de Gaza.
Londres : Un mort et deux blessés dans une attaque au couteau
La police britannique a arrêté, mardi 28 octobre 2025, un homme de 22 ans soupçonné d’avoir mené une attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés à Uxbridge, à l’ouest de Londres.
Les faits se sont produits lundi vers 17h. Selon la police métropolitaine de Londres, trois personnes ont été poignardées.
Un homme de 49 ans est mort sur place malgré l’intervention des secours, tandis qu’un autre de 45 ans a été grièvement blessé et un adolescent de 14 ans légèrement touché.
Le suspect, interpellé sur les lieux, n’est pas connu pour des activités terroristes, ont précisé les autorités. L’enquête cherche à déterminer les liens entre lui et les victimes.
Selon le ministère britannique de l’Intérieur, l’homme était entré illégalement au Royaume-Uni en 2020, caché dans un camion, avant d’obtenir l’asile en 2022.
Marché de l’automobile : Audi Tunisie dévoile trois nouveautés
Dans le cadre d’un événement exclusif organisé au Pavillon Gammarth, Audi Tunisie a présenté, en avant-première, trois nouveaux modèles qui marquent une étape clé dans l’évolution de sa gamme : le Q6 Sportback e-tron, la A6 Sportback e-tron et la nouvelle Audi A5 thermique.
Ce lancement consolide la stratégie d’extension du portefeuille électrique de la marque tout en préservant son héritage premium sur le segment thermique.
Première Audi issue de la nouvelle plateforme 100% électrique PPE (Premium Platform Electric), la Q6 Sportback e-tron s’impose comme un concentré de technologie et de design progressif. Elle incarne l’engagement d’Audi à proposer une mobilité plus durable sans compromis sur la performance, le confort et le raffinement.
De son côté, la A6 Sportback e-tron élargit le territoire du luxe électrique, avec une ligne épurée et une autonomie pensée pour les trajets quotidiens comme pour les longs parcours.
La nouvelle A5, motorisation thermique, conserve quant à elle l’ADN dynamique et sportif emblématique d’Audi, offrant une expérience de conduite expressive et élégante.
M. Anouar Ben Ammar, Directeur Général d’Ennakl Automobiles, représentant officiel d’Audi en Tunisie, a déclaré : « Avec le lancement simultané du Q6 Sportback e-tron, de la A6 Sportback e-tron et de la nouvelle A5, nous franchissons une nouvelle étape dans la montée en gamme d’Audi en Tunisie. Ces trois modèles illustrent l’équilibre que nous proposons aujourd’hui : la vision électrique d’avenir et l’ADN sportif intemporel de la marque. Notre objectif est d’offrir aux clients tunisiens des expériences automobiles qui allient émotion, innovation et excellence technologique.»
La soirée s’est déroulée dans une atmosphère immersive réunissant médias, leaders d’opinion, créateurs de contenu et partenaires stratégiques. Les invités ont pu découvrir les véhicules dans une scénographie élégante reflétant l’univers premium d’Audi, alliant lumière, technologie et sophistication.
Ces trois nouvelles voitures seront disponibles en Tunisie aux prix suivants :
Audi Q6 Sportback e-tron: à partir de 289.000 DT
Audi A6 Sportback e-tron : à partir de 269.000 DT
Audi A5 Berline : à partir de 259.000 DT
Barcelone : Lamine Yamal achète la villa de Shakira pour 11 M€
Trois ans après sa séparation d’avec Gerard Piqué, Shakira s’apprête à vendre sa villa de Barcelone à Lamine Yamal, jeune prodige du FC Barcelone. Le jeune ailier, âgé de 18 ans, débourserait 11 millions d’euros pour ce domaine de luxe à Esplugues de Llobregat, comprenant 7 chambres, une piscine intérieure, une salle de cinéma et des jardins paysagers.
Cette acquisition marque un investissement stratégique pour Yamal, qui prolonge son contrat avec le Barça jusqu’en 2030 et voit ses revenus exploser grâce à ses performances et ses partenariats. S’installer dans l’ancienne demeure de Piqué confère également une valeur symbolique, alliant prestige immobilier et héritage footballistique.
« L’homme de cendres » renaît enfin de ses cendres
Par Imen Abderrahmani
Après sa première mondiale au 39ème « Festival Il Cinema Ritrovato » à Bologne en juin dernier, la version restaurée de « L’Homme de cendres » sera projetée pour la première fois au public tunisien à partir de 12 novembre.
La projection de cette version restaurée d’un film qui a marqué les annales du cinéma tunisien et le parcours de son réalisateur Nouri Bouzid relance le débat sur la préservation de la mémoire cinématographique tunisienne et sur la circulation de tant d’œuvres qui ont façonné la scène cinématographique nationale et la culture cinématographique et qui méritent aujourd’hui une intervention d’urgence pour les sauver.
Quarante ans après sa première sortie, « L’homme de cendres », cette œuvre emblématique du cinéma tunisien, projetée pour la première fois en 1986, retrouve sa splendeur originale grâce à l’initiative de Ciné-sud Patrimoine et au travail remarquable des experts du laboratoire L’Immagine Ritrovata.
Cette restauration a été effectuée en partenariat avec plusieurs institutions cinématographiques de renom, telles que la Cineteca di Bologna, la Cinematek de Bruxelles et Cinétéléfilms, avec le soutien du ministère des Affaires culturelles de Tunisie.
La projection aujourd’hui de ce film se veut une célébration du cinéma tunisien qui a pu à ses débuts se frayer un chemin sur les scènes internationales et un salut à Nouri Bouzid, l’une des figures marquantes de la scène cinématographique nationale et arabe, qui s’est retirée depuis quelques années du paysage à cause de la maladie. Voir de nouveau cet « Homme de cendres » sur les grands écrans est sans doute un moment historique, tant attendu par de nombreux cinéphiles, professionnels et curieux.
En amont de cette première nationale, une projection de presse a eu lieu ce matin, à 10h30, à la Salle Taher Cheriaa de la Cinémathèque Tunisienne, où les journalistes et invités pourront découvrir cette version restaurée en avant-première. Un moment unique pour revivre cette œuvre de l’histoire du cinéma tunisien dans les meilleures conditions possibles et écouter l’équipe de ce film (ceux qui sont encore parmi nous) racontant leurs souvenirs mais aussi discuter de ce film aujourd’hui.
Des experts de la restauration du film au RDV
Pour aller au-delà de la projection et pour situer cet évènement dans son contexte, une rencontre avec les experts qui ont mené ce projet jusqu’au bout est annoncée aujourd’hui, à partir de 15h00, à la Cité de la culture. La cheffe de projet au laboratoire « L’Immagine Ritrovata » Céline Pozzi, est conviée à échanger avec Mohamed Challouf, cinéaste et vice-président de l’association Ciné-sud Patrimoine, sur le processus de restauration du film et les enjeux actuels de la préservation du patrimoine cinématographique tunisien. Organisée par HAKKA Distribution, cette rencontre-débat apportera des éclairages sur les différentes étapes de la restauration, révélant quelques secrets des coulisses de cette démarche de sauvegarde et les défis rencontrés pour redonner vie à cette œuvre fondatrice du cinéma tunisien. De prochains projets, Mohamed Challouf et son invitée Céline Pozzi parleront, lors de ce rendez-vous.
En effet, plusieurs films incontournables du cinéma tunisien ont récemment été restaurés grâce à une collaboration fructueuse entre « Ciné-sud Patrimoine » et des institutions européennes. Parmi ceux-ci, « La Noce » (1978) et « Camera Arabe » (1987) ont également fait l’objet de projections mondiales au « Festival Il Cinema Ritrovato ».
« L’homme de cendres » en tournée
Présenté au Festival de Cannes en 1986, « L’Homme de Cendres » a remporté le Tanit d’Or lors des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) la même année, renforçant ainsi son statut de chef-d’œuvre du cinéma arabe. Aujourd’hui, quarante ans depuis, il continue sa marche, à la rencontre de nouveaux publics.
Après ce rendez-vous avec le public tunisien, « L’Homme de Cendres », dans sa version restaurée, sera également projeté lors de la 47e édition du Festival des 3 Continents à Nantes, du 21 au 29 novembre 2025. Ce festival, reconnu pour sa mise en lumière de films d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, offrira au film une nouvelle plateforme pour toucher un public international, consolidant encore sa place parmi les œuvres cinématographiques majeures du monde arabe.
Après Nantes, quelle sera la nouvelle destination de cet « Homme de cendres » ? Quelle sera la réaction du public aujourd’hui ? L’histoire de cet ébéniste trouvera des échos aujourd’hui ? N’hésitez pas à voir le film. Il sera à partir de 12 novembre dans nos salles de cinéma.
Imen.A.
A Beït al-Hikma : Présentation de l’ouvrage «Le droit hanafite en Ifriqiya au 3e/9e siècle» du Pr. Najmedine Hentati
Le Département des Études islamiques de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beït al-Hikma », organise, demain, le mercredi 29 octobre 2025, la présentation de l’ouvrage du Professeur Najmedine Hentati, intitulé «Le droit hanafite en Ifriqiya au 3e/9e siècle. La transmission du Kitab al-Asl de Muhammad b. al-Hassan al-Shaybani par Assad b. al-Furat».
Historien et universitaire, Najmedine Hentati est spécialisé dans le domaine de l'histoire médiévale de l'islam, en particulier dans l'étude de l'école malikite. Il a participé à plusieurs congrès organisés dans le monde arabe et dans des pays européens (majoritairement en France) et rédigé de nombreux articles dans diverses revues comme Les Cahiers de Tunisie, Ibla et Islamic Law and Society.
La présentation de l’ouvrage sera assurée par Pre Nejia Ouriemmi, membre de l’Académie.
Le Palais de l’Académie, sis à Carthage-Hannibal, abritera l’événement programmé à 11H00.
Perspective d'un monde multipolaire : Que doit faire la Tunisie pour tirer son épingle du jeu ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La montée en puissance de la Chine a remis en question l'hégémonie des Etats-Unis sur l'économie mondiale et ouvert la voie vers un monde multipolaire. Comment un pays comme la Tunisie peut tirer profit de cette nouvelle donne ?
La rencontre prévue jeudi prochain entre les deux présidents chinois et américain confirmera certainement le statut de la Chine comme une grande puissance mondiale, même si les USA s’efforcent à faire des droits de douane un frein à cette montée en puissance des Chinois, mais « l'ambition est réelle et forte, la Chine se donne les moyens de ses ambitions et elle croit en sa victoire finale, considérant en particulier que son offre économique, technologique, militaire et diplomatique devient incontournable», estime Alice Ekman, chercheuse à l'Institut des études de sécurité de l'Union européenne.
Idem pour l’analyste économique Mohamed Salah Jennadi qui nous a confié : « La multipolarité est une évidence et n’a pas besoin de théoriciens pour la confirmer. La Chine ou encore la Russie sont aujourd’hui des superpuissances qui rivalisent avec les USA dans tant de domaines aussi bien économiques que militaires. Cette nouvelle donne est une chance pour la Tunisie qui doit diversifier ses partenariats et tirer profit de cette nouvelle dynamique ».
Et d’ajouter : « Dans le cadre de l'étude prospective Tunisie 2025, présidée par l’ancien ministre, ambassadeur et expert auprès de l’Institut tunisien des études stratégiques, feu Habib Lazreg estime qu’en organisant la transition entre la Méditerranée Occidentale et la Méditerranée Orientale, à la croisée des flux entre l’Asie, le monde arabe, l’Europe et l’Afrique, la Tunisie s’érige en hub financier et digital et en plateforme de production et d’innovation.
Elle se positionne en véritable EuromedValley et Nearshore européen des industries et des services à forte valeur ajoutée. Dotée d’infrastructures modernes et performantes, la Tunisie, ouverte sur le monde, cultive la multipolarité et s’insère habilement en jalon, tourné vers l’Europe et l’Afrique, le long de la nouvelle route de la soie maritime chinoise ».
Chiffres clés…
La Tunisie dispose, en effet, de plusieurs atouts qui lui permettent de bien tirer profit de ce monde multipolaire. A cet effet, Jennadi nous rappelle que « des industries émergentes aux secteurs établis, la Tunisie présente une économie diversifiée, stimulée par l’innovation et la croissance. Reconnu incitatif et encourageant de l’entreprenariat, le cadre réglementaire tunisien réserve une importance particulière à toute activité industrielle ayant comme objectif un développement économique et social durable, inclusif, équitable et responsable.
Explorez un environnement d’affaires où la durabilité et la prospérité cohabitent. il faut, alors, mettre l’accent sur la relance économique, les énergies renouvelables, l’innovation technologique et l’accompagnement des PME pour une économie plus résiliente et durable.
Afin, également, de contrer les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump à la Tunisie, le pays n’a d’autre choix que de diversifier ses relations commerciales et ses partenariats économiques, notamment avec les marchés émergents tels que les pays des BRICS, les pays africains et sud-américains.
S’agissant de la Chine, les échanges commerciaux entre les deux pays ont connu une progression notable, le volume du commerce bilatéral ayant doublé entre 2019 et 2024. Parallèlement, les investissements chinois en Tunisie ont connu une large diversification, notamment dans les matériaux de construction, les composants automobiles et l’énergie verte.
En chiffres, le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine en 2024 a atteint environ 9,2 milliards de dinars, contre 8,6 milliards de dinars en 2023, soit une augmentation de 8%. Ainsi, pour la Chine, la Tunisie représente une porte d’entrée stratégique en Afrique du Nord et un partenaire clé pour développer les corridors économiques reliant l’Asie, l’Afrique et l’Europe ».
M.B.S.M.
Tunisie Telecom révolutionne la connectivité domestique avec le lancement du service “ TT-FTTR”
Dans le cadre de sa stratégie d’innovation continue et d’amélioration de l’expérience numérique des foyers tunisiens, Tunisie Telecom a organisé, ce lundi 27 octobre à 16h00 à l’Espace Commercial El Manar, une cérémonie de présentation officielle de son nouveau service FTTR (Fiber-To-The-Room), baptisé « TT-FTTR ».
Le lancement du service « TT-FTTR » vise à démocratiser les technologies de très haut débit en Tunisie et à faire entrer les foyers tunisiens dans une nouvelle ère de connectivité.
En effet et alors que la technologie FTTH (Fiber-To-The-Home) amène la fibre jusqu’à la porte du domicile, la FTTR pousse désormais les limites de la connectivité en étendant la fibre jusque dans chaque pièce de la maison.
Résultat : une connexion ultra-rapide, stable et homogène, éliminant définitivement les zones mortes du Wi-Fi traditionnel et les pertes de signal dans les grandes habitations ou les maisons à plusieurs étages.
Grâce à TT-FTTR, Tunisie Telecom offre désormais à ses clients Fibre 500M et 1G une expérience Internet inégalée un débit constant dans chaque pièce, quelle que soit la taille ou la configuration du domicile et une connexion optimale pour les usages les plus exigeants : télétravail, streaming 4K, objets connectés…
D’autant plus que cette technologie innovante repose sur l’utilisation d’une fibre optique nouvelle génération, à la fois ultra-souple et transparente, qui s’intègre discrètement dans tout type d’intérieur, sans travaux lourds ni perçage de murs.
M. Lassâad Ben Dhiab, Président -Directeur Général de Tunisie Telecom a déclaré à cette occasion : « Déjà pionnier dans le déploiement du très haut débit et des solutions cloud, Tunisie Telecom continue d’intégrer les meilleures technologies mondiales. Avec le lancement de TT-FTTR, Tunisie Telecom confirme son rôle d’acteur clé du développement numérique national en offrant à ses clients une expérience Internet homogène, ultra-performante et adaptée aux nouveaux usages numériques. C’est une avancée concrète vers la maison connectée de demain. »
« TT-FTTR » marque ainsi une étape décisive dans la modernisation du réseau domestique tunisien et dans la concrétisation de la maison digitale intelligente, au service du confort, de la performance et de la simplicité.
Lancement officiel de la plateforme RSE by STB : Durabilité en mission, équité en actions : Communiquons notre engagement pour un impact positif
Dans un monde en pleine transformation où les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) deviennent des priorités incontournables, la Société Tunisienne de Banque franchit une nouvelle étape dans sa démarche responsable en lançant officiellement, le 28 octobre 2025, sa plateforme de communication RSE digitale « RSE by STB ».
Un contexte porteur d’engagements forts
Face à la nécessité d’une transparence accrue et d’une collaboration renforcée, la banque se dote d’un outil innovant qui centralise la gestion et la communication de toutes ses initiatives liées à la responsabilité sociétale. Cette plateforme a été conçue pour répondre aux défis actuels de durabilité, en vulgarisant les notions techniques de développement durable et en offrant des ressources pour accompagner les transformations en internes et la transition vers la durabilité des clients.
Objectifs clairs et valeurs affirmées
Le principal objectif de cette plateforme est de renforcer l’accessibilité et la cohérence des actions RSE déployées par la banque. RSE by STB incarne les valeurs d’inclusion, de transparence et de réduction d’empreinte carbone. Elle permet à tout visiteur, collaborateur ou partenaire, de s’informer sur des thématiques nouvelles et porteuses de valeur, tout en facilitant la veille stratégique dans un cadre sécurisé et dynamique.
Un message fort : L’engagement par la communication
À travers cette plateforme, la STB souhaite avant tout affirmer son engagement concret en faveur d’un développement durable intégré et partagé, assuré par une démarche responsable et collective. C’est un canal ouvert qui encourage le dialogue, la coopération et la co-construction de solutions durables avec ses parties prenantes internes et externes.
Pourquoi cette plateforme est essentielle ?
Centralisation des projets et actions RSE : Un espace unique pour suivre l’ensemble des démarches de la banque sur les axes environnemental, social et de gouvernance.
Facilité d’accès à l’information : Surveillance ciblée des évolutions réglementaires, supports pédagogiques, et ressources pratiques pour que chacun soit acteur informé du changement.
Renforcement de la transparence : Une communication claire et vérifiable qui accroît la confiance des collaborateurs, clients, partenaires et sociétés civiles.
Valorisation des initiatives ESG : Mise en lumière des succès, apprentissages et pistes d’amélioration dans la quête d’un impact positif durable.
Favoriser la coopération : Plateforme interactive qui stimule les échanges et la mobilisation collective autour des enjeux RSE.
Ciblage de clients et partenaires partageant les mêmes valeurs : La plateforme permet d’identifier et de fédérer une communauté engagée autour des valeurs de durabilité et responsabilité, offrant ainsi à la banque l’opportunité de construire des relations de proximité et de partenariat durable avec ces acteurs.
La STB invite tous ses collaborateurs et partenaires à s’approprier cet outil et à participer activement à cette dynamique engageante, qui illustre une fois de plus sa vision d’une banque citoyenne, innovante et responsable.
Lien de la plateforme : https://rse.stb.com.tn
Le magazine français GEO : Lumières sur la Tunisie et son « surprenant héritage à découvrir »
Le magazine français GEO qui accorde une large place aux reportages photographiques a choisi de mettre en une la « Tunisie, un surprenant héritage à découvrir » pour son numéro d’octobre 2025 y consacrant une partie à la présentation des principaux sites archéologiques tunisiens.
Ce numéro comprend environ 130 pages, dont un dossier de 30 pages titré » Invitation au voyage ». Il présente la Tunisie comme une escapade dans le monde avec les cités, temples, mosaïques précieuses de la côte à l’arrière-pays, avec ses abondants vestiges des grandes civilisations qui dominèrent jadis la méditerranée et qui est une autre façon de découvrir le pays.
Ce dossier comprend des photos et des descriptions de sites archéologiques en Tunisie, à commencer par l’amphithéâtre d’El Jem, « un colisée en Afrique aussi spectaculaire en Afrique », le site archéologique de Bulla Regia à Jendouba ; l’immense site de Tuburbo Majus qui renferme encore des trésors enfouis, dans la ville de Tebourba, Uthina où se trouve le site archéologique d’Oudhna dans le gouvernorat de Ben Arous, le site de Sufetula (Sbeïtla) « où ces vestiges témoignent des avances techniques de l’époque ».
Le magazine transporte ensuite les lecteurs vers Carthage, montrant qu’ « une très vieille cité peut encore fourmiller de projets d’avenirs : artisans, créateurs, écrivains et passionnées œuvrent à faire découvrir les trésors de la brillante civilisation punique ».
Les portraits d’Inès El Hassoumi, créatrice d’une application de visite des sites antiques en réalité augmentée ou encore Houssine Mraihi, artisan mosaïste et vendeur de souvenirs, l’écrivain et conférencier Abdelaziz Belkjodja qui consacre son temps à réhabiliter l’histoire de Carthage et faire vivre la mémoire de cette civilisation cosmopolite et encore le fabricant de pourpre, dont les « Carthaginois faisaient un commerce florissant », Mohamed Ghassen Nouira, sont également présentés.
Le magazine tourne également son attention vers la « douceur de vivre et aventure saharienne, avec « le charme de la côte nord », « Tozeur l’oasis enchantée », « Djerba la très douce » et « Matmata, un décor de cinéma ».
« La mosaïque, un art délicat dans tous ses éclats » est également mis en relief qualifiée de « reportages illustrées venus du monde antique » pour révéler également « les derniers secrets de Dougga » aux cotés de « trois autres pépites antiques de Tunisie » à savoir Utique, située entre Tunis et Bizerte, Sicca Veneria au Kef et Haïdra.
« Les Trésors de Chemtou », « la dolce vita à la phénicienne », « une villa modèle à El Jem », « Neapolis et sa face cachée » et « la mosquée de Kairouan et son décor antique » sont également au menu du guide des 5 autres sites ne pas manquer du magazine.
Il est à noter que ce magazine consacre un espace dans chaque numéro à la présentation des spécificités culturelles de pays, avec un zoom sur un pays en particulier et sur ses richesses notamment historiques et géographiques.
Editorial : Ne pas faire comme si cela n’allait pas arriver…
Par Hassan GHEDIRI
La Tunisie est encore loin de craindre une destruction massive des emplois à cause de l’automatisation du travail. C’est ce qu’on aime bien croire. Parce qu’avec une croissance presque au point mort et un chômage qui donne du fil à retordre à l’Etat, voir des milliers de cols blancs perdre leur travail pour grossir les rangs des sans-emplois en Tunisie serait une chose insupportable et très désagréable pour le gouvernement et pour l’économie du pays.
Peut-être, dira-t-on, que cela pourrait (et devrait) se produire dans des économies fortement intégrée dans les innovations technologiques et où l’automatisation des processus de production et de prestation de services est d’ores et déjà très avancée. D’ailleurs, les scénarios les moins alarmistes prédisent la disparition inéluctable de centaines de milliers d’emplois chaque année dans le monde à cause de l’IA.
Pendant que les grandes firmes technologiques investissent les milliards de dollars dans les serveurs de l’IA, les prédictions apocalyptiques se multiplient dans le monde du travail. L’automatisation accélérée des activités relevant jusque-là des compétences exclusives de certains opérateurs professionnels est derrière la baisse drastique des embauches, des licenciements ciblés et des réorganisations des tâches.
Aux Etats-Unis, les entreprises évoquent déjà l’IA pour justifier les bouleversements de leur mode de travail, où 50% des emplois des cols blancs pourraient disparaître au cours des cinq prochaines années faisant grimper, dans la foulée, le chômage de 10 à 20%. Bien sûr, ce qui se passe dans la première puissance économique dans le monde n’a rien à voir avec le marché du travail en Tunisie.
Pourtant, nous ne pouvons plus faire comme si cela n’allait pas arriver chez nous ou bien encore croire que cela ne pouvait se produire que dans vingt ou trente ans, au vu de l’immensité de l’écart entre les deux économies. Mais, détrompons-nous, il semblerait que l’IA est en train de transformer le travail dans certains secteurs en Tunisie. Se faire remplacer par un modèle IA serait déjà une réalité pour certains salariés en Tunisie. Un début de bouleversement enclenché à l’intermédiaire des calls centers et les plateformes de télé-services.
Après la sous-traitance de l’industrie en commençant par le textile au début des années 70 et plus tard les activités de montage et de fabrication de composants pour l’automobile et l’aéronautique, la Tunisie est devenue une destination incontournable des centres d’appels, traduction de l’anglais des «call-centers» apparus pour la première fois aux Etats-Unis au cours des années 60.
Ainsi, à partir des 1990-2000, des sociétés de télécommunications (téléphonie et internet), des banques et des compagnies d’assurance, essentiellement françaises, ont cédé petit à petit à la tentation de la délocalisation d’un nombre de leur prestation vers des plateformes de télé-service installées à l’étranger.
Tout comme la sous-traitance dans l’industrie qui s’est développée en raison des coûts de production très compétitifs, la délocalisation des prestations de services en Tunisie a été motivée par la réduction significative des coûts opérationnels avec des salaires et des charges sociales bien inférieurs à ceux des pays européens. Une réduction des coûts qui ne fait pas en même temps au détriment de la qualité au vu de la bonne qualification des ressources humaines.
Aujourd’hui, on estime à environ 50 mille le nombre d’emplois dans ce secteur. Les transactions dans ce secteur, étant orientées vers l’étranger, génèrent chaque année des revenus en devises qui se chiffrent à plusieurs centaines de millions de dinars. La même motivation de la réduction des coûts qui a incité de nombreuses grandes entreprises étrangères à délocaliser une partie de leurs prestations en Tunisie justifie aujourd’hui l’adoption de l’IA pour supprimer des emplois.
L’une des sociétés qui gèrent les portefeuilles clients des compagnies d’assurances installées en France et en Belgique a par exemple décidé de réduire de plus de 60% le nombre des opérateurs chargés des tâches répétitives pour les remplacer par des agents IA. Cela démontre l’urgence d’anticiper les transformations du marché du travail et n’attendre guère d’être frappés de plein fouet par une mutation qui, déjà, s’installe silencieusement.
H.G.
















