Ligue 1- 12e j : L'Espérance remporte le "clasico" et vire en tête
Par Jamel Belhassen
Grâce à sa victoire à Sfax contre le CSSfaxien par (2-1), l'Espérance a frappé un grand coup. Elle profite des résultats nuls des deux premiers, le CA et le ST pour passer en tête.
Il faut dire que le match CSS- EST a valu surtout par sa première mi-temps qui a été intense et disputé. Les Noir et Blanc ont été entreprenants au début mais ont buté sur un Ben Said dans un grand jour.
Après plusieurs arrêts de jeu pour blessures, les Sang et Or ont obtenu un penalty pour faute sur Blaili. Jelassi trompe Dahmen (0-1) à la (27e), puis Baccar égalise aussi sur penalty ( (43e) (1-1) mais très vite, Blaili de la tête redonne l'avantage aux siens (1-2). La seconde période a vu les Sfaxiens dominer sans pouvoir marquer. L'EST remporté une victoire précieuse. qui lui permet de virer en tête.
Au Zouiten, la JSOmrane a réussi à accrocher le Stade Tunisien (0-0), un club pénalisé par le marathon des matches et fragilisé par une cascade de blessures. De son côté, le CAB qui a retrouvé son stade fétiche a pris logiquement le dessus sur l'O.Beja ( 3-0) avec des buts de Allala, Rhimi et Diop.
Enfin, le match entre l'ESZarzis et l'ASMarsa a été interrompu à la (83e) suite à la blessure de l'entraîneur marsois Ameur Derbal quand le score était de (0-0) mais selon les règlements, les Marsois devraient gagner le match sur tapis vert.
Résultats
CSS- EST 1- 2
JSO -ST 0 -0
CAB -OB 3- 0
ESZ -ASM 0 -0 ( Arrêté à la 83e).
Classement
1 EST 27
2 CA 26
- ST 26
4 ESZ 20 ( 11 J)
5 USM 16
6 ESM 18
7 CSS 17
8 JSO 16
9 ESS 15
- CAB 15
11 USBG 12
12 ASM 10 ( 11 J)
- ASS 10
- JSK 10
15 ASG 8
- OB 8
J.B.
Inventaire national du patrimoine culturel immatériel : La collecte des données sur « Kharjet Sidi Ali Azzouz » a démarré
L’opération d’inventaire de l’élément « Kharjet Sidi Ali Azzouz » vient d’être lancée en vue de son inscription sur la Liste de l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel.
Cette initiative, lit-on sur la page de l’Association du Festival Ennesri de Zaghouan (Afez), résulte d’une collaboration étroite entre le Centre des arts, de la culture et des lettres (Cacl)-Ksar Said-, la Délégation régionale des affaires culturelles de Zaghouan et l’Association du Festival Ennesri.
Elle traduit une volonté commune de préserver et de transmettre le patrimoine matériel et immatériel de Zaghouan, tout en lui offrant une visibilité accrue au niveau national afin d’en assurer la continuité pour les générations futures.
Le travail d’inventaire (mené sous la supervision de Saoussen Lengliz, conservatrice-conseillère du patrimoine), a été marqué, selon la même source, par la participation de plusieurs composantes de la société civile, dont l’Association de sauvegarde de la médina et l’association « Zaghouan el-mostakbal » ainsi que des personnalités et des cheikhs de la confrérie al-Azzouzia dont notamment Cheikh Riadh Mallaf, Cheikh Moez Chtiba, Cheikh Béchir Baouab et bien d’autres.
« Kharjet Sidi Ali Azzouz » est une procession liée à la confrérie al-Azzouzia édifiée par Sidi Ali Azzouz (saint et érudit d’origine marocaine installé en Tunisie pendant l’époque des Mouradites) dont le mausolée est à Zaghouan.
Cette procession est une célébration festive ancestrale propre à Zaghouan. Elle se tient deux fois par an : lors de la 27è nuit du mois sacré de Ramadan et la nuit du “Mouled” (célébration de la naissance du Prophète Mohamed). Cet événement religieux et social draine chaque année des milliers de visiteurs venant de différentes régions du pays.
Il convient de rappeler que l’Association Festival Ennesri de Zaghouan avait officiellement déposé le 1er novembre 2024 une demande pour l’inventaire de cet élément culturel, en vue de mettre en valeur ce riche héritage patrimonial de Zaghouan. Cette action s’inscrit dans le cadre des efforts de la Tunisie qui procède chaque année à un inventaire national du patrimoine culturel immatériel afin de contribuer à la sauvegarde de la mémoire nationale et des spécificités culturelles de chaque région.
Nage avec palmes : Sarah Ben Ahmed décroche l’or à Abu Dhabi
La nageuse tunisienne Sarah Ben Ahmed a remporté, hier samedi, la médaille d’or du 400 mètres nage avec palmes (bi-palmes), pour un chrono de 3 min 59 s 21, à Abou Dhabi.
Elle a devancé l’Égyptienne Roukaya Issam Mohamed (4:08.28) et la Kazakhe Alyssa Asylgarayeva (4:14.00), respectivement deuxième et troisième.
Il convient de rappeler que Sara Ben Ahmed avait déjà remporté, le 9 octobre dernier, la médaille d’or du 1000 mètres bi-palmes, dans la catégorie des juniors, lors des Championnats du monde de natation avec palmes en eau libre, organisés le mois dernier dans la ville d’Al-Alamein, en Égypte.
Sa politique de durcissement monétaire dure depuis cinq ans : La BCT est-elle enfin prête à desserrer l’étau qui entrave l’économie ?
Par Hassan GHEDIRI
Comme pour un énorme paquebot, le changement de cap est une manœuvre difficile, la BCT dirige la politique monétaire avec un peu trop de prudence…
Cela commençait à faire un bon bout de temps depuis que les experts appellent à un desserrement monétaire en vue d’enclencher une dynamique de croissance durable. D’ailleurs, les analystes économiques et financiers ont d’emblée mis en garde contre les retombées du durcissement monétaire, l’un des plus forts de l’histoire de la Tunisie, mené par la Banque centrale depuis plus de cinq ans.
Certes, les banques centrales du monde entier réagissent souvent aux crises inflationnistes en augmentant les taux d’intérêt. Mais maintenant que l’inflation semble largement maitrisée, la plus haute autorité à laquelle incombait la responsabilité de la politique monétaire qu’est la BCT doit normalement entamer un mouvement d’atterrissage.
En effet, l’inflation s’inscrit désormais dans un cycle de déclin lent mais progressif. Une tendance observée depuis quelques mois en se situant à 5% en septembre 2025 après avoir franchi la barre de 10% au début de 2023. Malgré cette régression très notable, la BCT a toutefois maintenu son taux d’intérêt directeur à 7,5% depuis neuf mois. Un desserrement qui se prolonge non sans freiner l’investissement et étrangler l’économie tunisienne.
La position de la BCT jugée un peu trop prudente par la majorité des opérateurs économiques ne manque pas de relancer le débat tous les mois sur la nécessité d’un assouplissement. Ainsi, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) s’est penché sur la question à travers une note de réflexion qui plaide pour un desserrement de l’étau monétaire.
Le think tank croit en fait que la conjoncture actuelle est propice à l’assouplissement compte tenu la désinflation observée at du besoin de relancer une dynamique de croissance. Toujours selon l’IACE, la BCT en maintenant un taux élevé malgré la chute de l’inflation « entretient un climat de frilosité économique » et freine la reprise des investissements productifs, indispensables à la relance.
Rigueur
Après avoir atteint un pic historique de 10,4% au mois de février 2023, l’inflation n’a pas cessé de refluer jusqu’à se situer actuellement à 5%, un niveau jamais atteint depuis 2021. La BCT continue toutefois d’appliquer une politique prudente en maintenant son taux directeur à 7,5%, soit en dessus de celui de l’inflation consolidant sa démarche restrictive. Une rigueur qui entrave lourdement l’accès aux financements pour les entreprises et aux crédits de consommation pour les ménages.
Il est désormais connu que le maintien d’un taux aussi élevé agit comme un frein à l’investissement parce qu’un coût de crédit excessif décourage les entreprises à développer leur activité et à embaucher de nouveaux employés tandis que les ménages, en plus d’être pénalisés par la dégradation de leur pouvoir d’achat et par le chômage, sont contraints de réduire leurs dépenses
Aussi, l’IACE souligne que la croissance, estimée à 3,2% au premier semestre de 2025, demeure en déca du niveau permettant la génération des emplois durables. Dans une économie où la demande intérieure reste le principal moteur de croissance, un tel resserrement limite les perspectives d’expansion.
Le Conseil d’administration de la BCT (qui ne s’est pas réuni depuis le mois de juin) justifie chaque fois son attentisme par la persistance de certains risques, notamment la conjoncture mondiale pleine d’incertitude, la dégradation du déficit commercial et la pression sur le dinar qui sont tous des facteurs incitant à la vigilance.
Dans le communiqué rendu public à l’issue de sa dernière réunion, le CA avait estimé qu’une « baisse prématurée » des taux pourrait raviver les tensions inflationnistes ou provoquer une nouvelle dépréciation du dinar. Sauf que pour beaucoup d’observateurs, cette prudence excessive pourrait coûter cher à l’économie réelle. Baisser le taux directeur ne signifierait pas renoncer à la stabilité monétaire, mais redonner un peu d’oxygène à une économie essoufflée, tout en soutenant la confiance des investisseurs.
H.G.
Drame en Italie : cinq alpinistes allemands meurent dans une avalanche
Cinq alpinistes allemands, dont une jeune fille de 17 ans, ont trouvé la mort samedi dans une avalanche survenue près du sommet de la Cima Vertana, dans la région du Trentin-Haut-Adige, au nord de l’Italie, ont indiqué les secours alpins italiens.
L’avalanche, déclenchée en début d’après-midi, a touché deux groupes d’alpinistes allemands engagés dans une ascension du massif de l’Ortles, non loin de la frontière suisse.
Selon les secours, le premier groupe, composé de trois personnes, a été entièrement enseveli sous la neige. Dans le second groupe, deux alpinistes ont réussi à se mettre à l’abri, tandis qu’un père et sa fille ont été emportés dans un ravin. Leurs corps ont été retrouvés dimanche matin, après des recherches rendues difficiles par la météo.
Palestine Cinema Days : "Les Dupes" à l'affiche du Théâtre El Hamra
Dans le cadre de l’initiative mondiale "Palestine Cinema Days", prévue aujourd'hui, et organisée par Filmlab Palestine, le Ciné-club al-osfour (fondé par l’association culturelle Sentiers (Massarib) au Théâtre El Hamra à Tunis) s’associe à l’événement avec la projection du film "Les Dupes" du réalisateur égyptien Taoufik Salah. La séance aura lieu à 16h00 au Théâtre El Hamra.
Adapté du célèbre roman "Hommes au soleil" de l’écrivain palestinien Ghassan Kanafani, ce long-métrage, produit en 1972, retrace avec une intensité poignante la tragédie des réfugiés palestiniens après la Nakba de 1948.
Le film suit trois Palestiniens de générations différentes, Abou Qais, Assaad et Marouane, qui décident de fuir la misère des camps de réfugiés au Liban pour rejoindre le Koweït, dans l’espoir d’une vie meilleure. Leur périple clandestin, confié à un passeur irakien, tourne au drame lorsqu’ils se cachent dans une citerne d’eau pour traverser la frontière sous la chaleur écrasante du désert du Golfe.
Il est à noter que plus de 500 projections de films palestiniens seront organisées dans plus de 90 pays dans le cadre des Journées cinématographiques de Palestine à travers le monde, avec des œuvres portant sur la résilience, la créativité et l’humanité d’un peuple déterminé à être vu et entendu.
BCT : Le TMM se stabilise à 7,49% en octobre 2025
Le Taux moyen du marché monétaire (TMM) s’est stabilisé à 7,49% en octobre 2025, pour le deuxième mois consécutif, selon les données de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Auparavant, le TMM avait enregistré cinq mois de stagnation (avril, mai, juin, juillet, août) à 7,50%.
Intelligence Artificielle : Deuxième Forum Méditerranéen les 20 et 21 novembre à Tunis
La deuxième édition du Forum Méditerranéen sur l’Intelligence Artificielle (FMIA 2025), se tiendra les 20 et 21 novembre, à la Cité de la Culture de Tunis, avec la participation de plus de 600 acteurs du domaine de l’IA issus des deux rives de la Méditerranée.
Le Forum invitera à une réflexion collective autour d’une question centrale : Quelles solutions l’intelligence artificielle peut-elle apporter aux grands défis méditerranéens ?
Cette édition organisée par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), fait suite “au succès du premier Forum organisé à Marseille, en France, et s’inscrit dans la dynamique préparatoire du Sommet de l’Action pour l’Intelligence Artificielle, organisé seulement trois mois après l’adoption par les Nations Unies d’une résolution historique sur la gouvernance internationale de l’IA”.
Placée sous l’égide du Ministère des Technologies de la Communication et du Ministère français de l’Europe et des Affaires Étrangères, cette rencontre internationale réunira des personnalités de haut niveau, des experts, des représentants d’organisations internationales, ainsi que des entreprises et institutions publiques.
La deuxième édition du FMIA mettra en lumière sept thématiques majeures, à savoir le changement climatique, le financement, la santé globale, l’éducation, l’agriculture et systèmes alimentaires durables, les défis culturels et la Gouvernance internationale et éthique de l’IA. L’événement s’articulera autour de conférences, tables rondes thématiques, ateliers participatifs, présentations de startups, ainsi que des rencontres institutionnelles et B2B.
L’obligation d’installation des caisses enregistreuses pour les cafés de 2è et 3è catégories : Une entrée en vigueur en veilleuse…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Entrée théoriquement en vigueur depuis hier, l’obligation d’installation des caisses enregistreuses pour les cafés de 2è et 3è catégories ne fait pas l’unanimité auprès des cafetitiers. Comment ont réagi justement les professionnels concernant cette nouvelle mesure ?
Dans un communiqué rendu public au milieu de cette semaine, la Direction générale des impôts (DGI) a rappelé qu’à partir du 1er novembre 2025, certaines catégories de commerces seront tenues d’utiliser des caisses enregistreuses agréées, la mesure, encadrée par un arrêté publié le 14 octobre au Journal officiel (JORT n°125), marquera le début d’un dispositif national de traçabilité numérique des ventes.
En termes plus simples, les cafés de 2è et 3è catégories doivent être munis de caisses enregistreuses destinées à déterminer le nombre de boissons et autres collations vendues.
A première vue, seules les grandes enseignes, qui sont déjà dotées de ce dispositif, ont respecté cette mesure. Pour les cafés situés dans les rues jouxtant l’avenue Habib Bourguiba, les serveurs continuent à encaisser les prix des commandes sans donner des tickets. « Nous n’avons pas encore de caisses enregistreuses et nous servons les clients comme d’habitude », nous dira Aymen, serveur. Pourtant, le texte portant sur cette mesure est clair.
Il fixe en effet un calendrier auquel les professionnels doivent se conformer. « Ce calendrier s’étale sur quatre étapes. Le 1er novembre 2025 : premières entreprises concernées (restaurants touristiques, salons de thé, cafés 2e et 3e catégories). Le 1er juillet 2026 : extension à toutes les personnes morales offrant des services de consommation sur place.
Le 1er juillet 2027 : inclusion des personnes physiques soumises au régime réel avec déclaration mensuelle.
Le 1er juillet 2028 : généralisation à toutes les autres personnes physiques concernées», nous apprend l’expert en économie et en fiance, Mohamed Salah Jennadi. Pourquoi, de fait, certains professionnels tardent à se conformer à cette mesure et quel est, en outre, l’objectif de cette opération ?
Transparence …
Selon Sofiene Khorchani, analyste central à la DGI, « cette réforme vise à lutter contre la fraude fiscale et à renforcer l’équité entre contribuables. Entièrement dématérialisé, le processus d’adhésion permet, par ailleurs, aux exploitants de contacter directement les fournisseurs agréés pour installer ou adapter leurs équipements. Ce système est, en effet, le fruit d’un travail amorcé il y a plus de cinq ans, et qui se veut un levier de transparence, de fiabilité et de sécurité pour les recettes fiscales ».
Du côté des exploitants, les réactions sont mitigées. Certains estiment que le secteur n’est pas aussi florissant que l’on pense, alors que d’autres pointent du doigt des problèmes d’ordre technique.
A cet effet, Mohamed Amine, gérant d’un café, nous a confié : «Déjà que nous payons beaucoup de charges et ce dispositif va alourdir encore les frais de gestion, puisque nous devons être soumis au régime réel, très accablant pour les petites entreprises ».
Ce n’est pas l’avis, toutefois, de l’expert en économie et en finance, Mohamed Salah Jennadi. Ce dernier nous a indiqué : « Je pense que cette mesure est de nature à asseoir encore plus la justice fiscale et assurer plus de transparence dans ce genre de secteurs qui n’obéissent pas à des règles claires et strictes en matière de comptabilité et de fiscalité.
En effet, quand on voit que les prix d’un café ou d’une bouteille d’eau, et n’en parlons pas de narguilets ou de gâteaux et des jus, dépassent parfois les 10 dinars, on a toutes les raisons du monde de pointer du doigt ces établissements qui volent tout simplement le fisc. Il n’y a pas de raisons aussi que certains payent des taxes et d’autres se contentent de miettes à donner à l’Etat, parce qu’ils sont soumis au régime forfaitaire ».
M.B.S.M.
Le Grand prix des arts plastiques de la ville de Tunis : Un hommage annuel à l’art et à la créativité des artistes tunisiens
Par Imen Abderrahmani
Rendez-vous tant attendu par les artistes plasticiens tunisiens, le Grand prix des arts plastiques de la ville de Tunis a été attribué, vendredi après-midi, à l'artiste Walid Zouari, confirmant une fois de plus la vitalité et la diversité de la scène artistique tunisienne.
Chaque année, le Grand Prix des Arts Plastiques de la Ville de Tunis fait rayonner l’art tunisien, offrant aux artistes un espace privilégié pour exposer leur génie créatif. L'exposition organisée à l'occasion constitue l'un des moments forts de la saison et une plateforme d'échange et de débats entre les artistes de différentes générations et visions.
Pour cette nouvelle édition, c’est Walid Zouari qui a remporté cette distinction prestigieuse pour sa toile "Visages sur le mur de la mémoire". L’artiste Nasreddine Farhati, quant à lui, a décroché le deuxième prix pour son œuvre "Elli yestanna khir milli yetmanna" ("Celui qui attend est meilleur que celui qui ne fait que souhaiter"), qui a captivé l'attention du jury par sa profondeur.
La remise du prix a eu lieu lors d'une cérémonie au cœur historique de la capitale, au Palais Kheireddine dans la Médina de Tunis, qui accueille au fil de l'année des expositions et qui constitue l'une des destinations artistiques des visiteurs de la médina.
Ouverte à tous les artistes plasticiens tunisiens sans exception, l'exposition n'est pas seulement une célébration de l’art, mais aussi une reconnaissance de l'importance de l’artiste dans le façonnement du paysage culturel tunisien.
Lors de la cérémonie qui a été marquée par la présence d'un bon nombre d'artistes, Lotfi Dachraoui, Secrétaire Général en charge de la gestion de la Municipalité de Tunis, a rappelé que ce prix représente bien plus qu’une simple compétition : il est le témoignage d’un engagement continu de la ville envers la culture et la créativité. Il a également souligné que le Grand Prix des Arts Plastiques s’inscrit dans une tradition de soutien aux artistes plasticiens, les encourageant à repousser leurs limites et à enrichir chaque année le patrimoine esthétique de Tunis.
Instauré pour la première fois, il y a plusieurs années, ce prix a traversé des périodes de suspension, mais a toujours su retrouver sa place au cœur de la scène artistique tunisienne. Entre 2011 et 2019, il avait été interrompu, mais son retour en 2019 a marqué un renouveau. Depuis lors, il est devenu un symbole de résilience et de renouveau pour les artistes qui attendent avec impatience l'appel à candidatures et le thème pour y participer.
L'édition 2025 ne déroge pas à la règle. Au total: 130 œuvres ont été déposées pour l'exposition et également pour le prix. Visible jusqu'à la fin de ce mois, l'exposition témoigne de la diversité et de la richesse de la scène plastique tunisienne.
Elle offre à voir des toiles, des sculptures et des gravures qui se répondent et s’entrelacent, offrant un aperçu fascinant des différentes approches esthétiques des artistes de notre époque. Véritable voyage dans l’imaginaire et belle occasion pour faire le tour du palais, l'exposition qui s'achève le 30 novembre mérite le détour.
I.A.
Editorial : Crimes, mensonges et châtiments…
Par Chokri Baccouche
L’armée sioniste a annoncé, vendredi dernier, la démission de Yifat Tomer-Yerushalmi, la procureure générale militaire. Pourquoi la magistrate, qui a le grade de générale de division, a-t-elle été contrainte de rendre le tablier ? Parce qu’elle est accusée d’avoir secrètement autorisé la diffusion, en août 2024, d’une vidéo prise par une caméra de surveillance montrant un groupe de soldats israéliens qui entourent un détenu palestinien pour le brutaliser et le violer, en juillet 2024, dans la base militaire de Sde Teiman.
Ces images, très compromettantes et embarrassantes pour l’armée sioniste qui se considère comme étant « l’armée la plus morale du monde », avaient été partagées dans une émission de la Chaîne 12 quelques jours après l’intrusion de dizaines de militants d’extrême droite masqués et de plusieurs parlementaires de la coalition gouvernementale dans la caserne militaire, pour protester contre la garde à vue des neuf soldats mis en cause dans l’affaire.
Grâce à l’accumulation des preuves, cinq d’entre eux avaient ensuite été poursuivis, en février 2025, pour des faits « d’agressions physiques et de violences volontaires », selon les déclarations de l’armée israélienne. Mercredi 29 octobre, ils ont finalement été arrêtés.
La magistrate, qui a reconnu l’implication de ses services dans la divulgation de cette vidéo, a été ainsi poussée vers la sortie par ses supérieurs hiérarchiques. Elle a dû payer cher son « crime de lèse majesté » pour avoir révélé une vérité qui dérange au plus haut point l’establishment sioniste dans la mesure où elle a permis de mettre à nu, encore une fois, les horribles crimes perpétrés par les geôliers israéliens contre les détenus palestiniens.
Une vérité que les dirigeants sionistes ont toujours cherché à cacher. Les propos du ministre israélien de la Défense, qui s’est félicité de la démission de la procureure générale, en disent d’ailleurs long à ce sujet : «Celui qui calomnie les soldats de Tsahal n’a pas sa place dans l’armée», a indiqué en effet Israël Katz.
Pour le ministre sioniste de la Défense, donc, le fait de divulguer le scandale d’un viol collectif perpétré par ses soldats contre un pauvre prisonnier palestinien est non seulement de la pure « diffamation » mais également et surtout un coup porté à la réputation de son armée. Israël Katz tente, en fait, et de manière gauche de cacher les rayons du soleil avec un vulgaire tamis, car les horreurs indescriptibles qui se déroulent au quotidien dans les prisons israéliennes ont fait l’objet de nombreuses enquêtes médiatiques et ont été vertement et ouvertement dénoncées par de nombreuses organisations non gouvernementales internationales.
Dans cet enfer pénitentiaire sioniste, les prisonniers palestiniens sont parqués et traités comme des bêtes. Ils y subissent les tortures les plus inimaginables et endurent les vices et sévices impitoyables et inhumains de leurs geôliers. Les simulations de noyades, les viols, les privations de soins et de nourriture, les passages à tabac, les brimades et les humiliations figurent dans l’éventail des tortures infligées à ces prisonniers qui sont délibérément déshumanisés par leurs tortionnaires.
Le plus écœurant et insupportable encore dans cette affaire, c’est que ces traitements barbares sont non seulement courants mais n’épargnent également même pas les femmes et les enfants en bas âge. Des centaines de titis palestiniens croupissent en effet dans les prisons israéliennes.
Ils ont été arrêtés et placés en détention, au même titre que leurs ainés, sans aucune forme de procès, le plus souvent sous des prétextes fallacieux et des mobiles qui n’obéissent à aucune règle juridique recevable. Ces exactions à répétition ne sont pas du tout surprenantes en fait dans un pays qui s’est taillé la sinistre réputation de violer en toute impunité les conventions internationales liées au respect des droits des prisonniers ainsi que la protection des populations civiles en temps de guerre.
Aussi peu surprenant que cela puisse paraitre, des dizaines de civils palestiniens ont été d’ailleurs froidement massacrés par l’armée israélienne sous des prétextes fallacieux, et ce, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza. Crimes, mensonges et châtiments collectifs : tel est le vrai visage que l’entité sioniste révèle aujourd’hui au monde. Une entité paria dont les méfaits ne cessent de choquer et de révolter les citoyens du monde aux quatre coins de la planète…
C.B.
La Grande Finale du Championnat National de la Lecture : Radès s’apprête à accueillir les champions des mots
Par Imen Abderrahmani
La salle couverte de Radès sera, demain, le théâtre d’une « bataille » littéraire unique. Des centaines de lecteurs, jeunes et adultes, s’affronteront pour les prix du Championnat national de la lecture, où chaque mot devient une victoire, chaque livre une aventure partagée.
Après un passionnant marathon avec les livres, c’est enfin la finale. C’est le temps de la récolte. Demain, tous les regards se tourneront vers le stade de Radès, non pas pour un match décisif du championnat national ou une rencontre de l’équipe nationale tunisienne, mais pour un événement tout aussi palpitant : des centaines de lecteurs de tous âges s’affronteront pour décrocher les prestigieux prix du Championnat national de la lecture. Un championnat fait de mots, d’idées et de passion pour le livre, où la véritable compétition se joue dans l’esprit et l’imaginaire des participants. Un lieu où l’amour de la lecture devient le véritable champion. De toutes les régions de la Tunisie, ils y seront pour prendre part à cet événement majeur, qui a enregistré une participation record cette année, selon les chiffres récoltés d’après les carnets de participation, lors du lancement de cette 4ème édition et le démarrage des inscriptions.
Lancée afin d’encourager la lecture et à renforcer sa place dans la société tunisienne, cette initiative portée par le ministère des Affaires culturelles semble trouver son bon chemin, réussissant à attirer des lecteurs de différents âges. Organisée chaque année au Stade de Radès, la Finale du championnat national de la lecture se veut un moment de célébration de la lecture, du livre, de la création littéraire et un espace de rencontre et d’échange pour les passionnés de livres. Comme chaque édition, la finale promet une journée riche en émotions, avec des compétitions, des spectacles et des concerts, pour mettre en lumière la passion de la lecture dans tout le pays. Quelles seront les familles lauréates de ce concours ? Qui seront les meilleurs lecteurs bien que tout le lecteur est toujours gagnant ? Qui est le plus jeune lecteur ? Et le plus âgé ? La réponse à ces questions sera pour demain, à Radès, où retentiront les beaux rires des enfants et où les mots tels des ailes légères, s’élèveront pour célébrer la magie de la lecture.
Des chiffres et des lettres
En cette édition 2024-2025, le Championnat national de la lecture se confirme comme un véritable moteur culturel, réunissant un bon nombre des Tunisiens autour de l’amour des livres, et contribuant activement à la réinvention de la culture littéraire dans le pays. Selon les chiffres avancés par la Direction de la lecture publique relevant du ministère des Affaires culturelles, cette 4ème édition a enregistré une participation exceptionnelle de 36.846 lecteurs issus de toutes les régions de la Tunisie qui ont lu, lors de différentes phases du championnat et durant les étapes de sélection 635.702 livres. Les mêmes chiffres disent qu’un lecteur, connu par sa passion pour les livres et par sa persévérance a réussi à lire seul
964 ouvrages. Un véritable exploit et un vrai record.
Il est aussi à noter que 12 familles parmi les 217 familles qui ont participé au championnat se sont qualifiées pour la finale. Comme le championnat est ouvert à tous les Tunisiens sans exception, cette édition a enregistré la participation des candidats de l’institution militaire et personnes malvoyantes et non-voyantes qui ont trouvé dans les livres publiés en braille de quoi étancher leur soif pour la lecture.
Le concours a également été marqué par la participation de six candidats issus de l’institution militaire et de quatre participants malvoyants ou non-voyants, prouvant ainsi l’ouverture de cette initiative à toutes les couches de la société.
Une clôture festive
La cérémonie de clôture du championnat national de la lecture et cette grande finale qui plongera le stade de Radès dans une belle ambiance est orchestrée par la Direction nationale de la lecture publique, en partenariat avec la bibliothèque régionale de Ben Arous. Le programme sera bien rythmé avec à l’affiche un spectacle pour enfants intitulé « Les cygnes », produit par le Centre National d’art de la marionnette et de la musique avec l’artiste Aïda Niati. Le moment fort et colossal de cette journée est évidemment ce concours national de la lecture et la remise des prix, qui outre cette prestigieuse coupe, comporte des récompenses financières allant de 500 à 4 000 dinars qui seront attribuées aux lauréats.
La grande finale à Radès ne sera pas, ainsi, seulement l’aboutissement d’une compétition, mais aussi une occasion de célébrer la lecture comme un pilier fondamental de la culture tunisienne.
Il est ainsi à rappeler que cette initiative vise à la fois à encourager les Tunisiens à lire et à les inciter à fréquenter les bibliothèques publiques dont le réseau comporte 443 bibliothèques, dont 24 régionales, 374 fixes et 45 mobiles, disposant d’un fonds de huit millions de livres.
Imen.A.
Ligue 1 (12e J.) : Le leader trébuche, l’Etoile confirme
A peine installé aux commandes, le Club Africain n’est pas parvenu à s’imposer dans un match qui semblait largement à sa portée. Pour sa part, l’Etoile a gagné dans la douleur et confirmé son redressement. Du suspense, il y en a eu beaucoup, surtout lors des ultimes minutes de la plupart des matches.
A Rades, toutes les cartes étaient en règle pour le nouveau leader, en l’occurrence le Club Africain, pour faire le plein avant ses deux importants derbies qui l’attendent. Privés de Chawat, les Rouge et Blanc ont peiné en attaque. En face, l’AS Soliman a livré un match quasi parfait dans un contexte qui ne lui était pas favorable, parvenant à prendre l’avantage par Manoubi Haddad sur penalty (30’) et à le garder presque jusqu’au bout avant de céder lors des arrêts de jeu (90’+7) lorsque Philippe Kinzumbi a égalisé au milieu d’une défense qui a perdu de son agressivité après l’expulsion de Babacar Diarra à la 76’.
Ainsi, le leader a perdu deux précieux points et risque de voir le leadership lui échapper demain avec la seconde partie de cette douzième journée. Pour l’AS Soliman, la frustration était au rendez-vous au coup de sifflet final, mais l’équipe a montré qu’elle est capable de faire encore mieux.
A Sousse, il a fallu attendre les dernières minutes pour voir l’Etoile du Sahel prendre la mesure de l’ES Métlaoui grâce aux buts de Mohamed Yassine Chaabani (90’+1) et Maher Besghaier (90’+5). Pour les Etoilés, l’essentiel a été fait pour redonner à l’équipe plus de confiance et de sérénité alors que pour les miniers, qui ont livré un bon match, il s’agit de se reprendre dès la prochaine journée.
A Gabes, l’Avenir local a cru faire le plus dur après le but réussi par Gislain Ahudo (70’), mais il fallait compter avec le courage des Monastiriens qui sont parvenus à égaliser lors du temps additionnel par Raed Chikhaoui (90’+6). Un nul frustrant pour les locaux qui croyaient tenir en main une belle victoire, alors que pour l’USM, le fait d’avoir réagi est rassurant.
Le dernier match de cette première partie de la 12e journée a vu l’US Ben Guerdane renouer avec les victoires aux dépends d’une JSK qui continue à couler malgré les nombreux changements dans son staff technique. Les buts réussis par Wael Salhi (27’) et Abdallah Amri (90’) ont suffi au bonheur des locaux pour remonter au classement.
Kamel ZAIEM
Résultats
CA – ASS (1-1)
ESS – ESM (2-0)
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Tunisie Telecom célèbre l’atterrissement du câble sous-marin Medusa à Bizerte : un tournant stratégique pour la connectivité nationale et régionale
· La paire de fibres de Tunisie Telecom, longue de 1 000 km entre Bizerte et Marseille, dispose d’une capacité de 22 Tbps
Dans le cadre de son engagement à renforcer la connectivité internationale de la Tunisie et à soutenir la transformation numérique du pays, Tunisie Telecom a organisé ce samedi 01 novembre à Bizerte une cérémonie officielle marquant l’atterrissement du câble sous-marin Medusa sur les côtes tunisiennes.
Un projet stratégique pour la souveraineté numérique de la Tunisie
D’une longueur totale de 8 700 km, le câble Medusa, porté par AFR-IX Telecom et soutenu par l’Union européenne, reliera plusieurs pays d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient, dont la Tunisie, le Portugal, l’Espagne, la France, le l’Italie, la Grèce, Chypre, le Maroc, l’Algérie, la Lybie et l’Égypte.
La paire de fibres de Tunisie Telecom, long de plus de 1 000 km entre Bizerte et Marseille, dispose d’une capacité de 22 Tbps, permettant d’augmenter considérablement la bande passante internationale.
Un levier de croissance et d’inclusion numérique
Grâce à cette nouvelle infrastructure, la Tunisie renforcera sa souveraineté numérique, sécurisera ses échanges internationaux de données, accèdera à de nouvelles routes redondantes de connectivité mondiale et soutiendra le développement de services numériques innovants : cloud, Data Centers, intelligence artificielle, e-services publics et villes intelligentes…
Cette avancée bénéficiera directement aux entreprises, aux institutions publiques et aux citoyens, en garantissant une meilleure qualité de service, une réduction significative de la latence, et une plus grande résilience du réseau national.
Une vision technique et stratégique partagée
Dans son allocution, M. Lassâad Ben Dhiab, Président-Directeur Général de Tunisie Telecom, a déclaré : « L’atterrissement du câble Medusa à Bizerte représente une étape technologique majeure pour Tunisie Telecom et pour la Tunisie. Grâce à cette infrastructure de dernière génération, nous multiplions par huit notre capacité internationale, renforçant ainsi la fiabilité et la sécurité de nos échanges de données.
Ce câble constitue une colonne vertébrale essentielle pour soutenir la montée en puissance du cloud, de l’intelligence artificielle et des services numériques de demain. Il positionne la Tunisie comme un hub régional incontournable de la connectivité et un acteur central de la souveraineté numérique méditerranéenne.»
De son côté, M. Norman Albi, CEO de Medusa, a souligné :« L'arrivée du câble sous-marin Medusa système en Tunisie constitue une étape importante dans la réalisation de notre objectif collectif de favoriser une Méditerranée plus connectée et compétitive. En collaborant étroitement avec notre partenaire Tunisie Telecom, nous renforçons les liens entre les continents et posons les bases d'une croissance économique durable et de l'innovation dans la région. »
Tunisie Telecom, acteur clé de la transformation numérique nationale
Avec l’entrée en service du câble sous-marin Medusa, Tunisie Telecom confirme sa position de leader de la connectivité en Afrique du Nord et son rôle central dans le développement d’une infrastructure numérique souveraine, performante et résiliente.
L’opérateur historique, déjà propriétaire des câbles sous-marins Hannibal et SEA-ME-WE 4, consolide ainsi sa mission : connecter la Tunisie au monde avec excellence, sécurité et innovation.
Infrastructure sportive : Recommandations présidentielles pour la reconstruction du stade d’El Menzah
Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier, 31 octobre 2025, au palais de Carthage, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sadok El Mourali. L’entretien a porté sur le mémorandum d'entente signé avec Liu Junfeng, vice-président de l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement, en présence de l’ambassadeur de Chine à Tunis, concernant le projet de reconstruction du stade olympique d’El Menzah, dont les travaux débuteront l’année prochaine.
Kaïs Saïed a exprimé sa satisfaction à l’égard de cet accord avec la partie chinoise, soulignant la nécessité de préserver l’architecture originelle du stade, symbole du patrimoine sportif national, tout en modernisant ses infrastructures : piste d’athlétisme, gradins, panneaux électroniques et équipements divers.
Le chef de l’État a également donné ses instructions pour engager des travaux de réhabilitation sur l’ensemble du complexe olympique d’El Menzah, qui a été le théâtre de grandes performances sportives et a abrité des événements mêlant sport et culture.
Le président a déploré la dégradation de ce site, construit dans les années 1960 pour accueillir les Jeux Méditerranéens, estimant qu’elle était le résultat d’un « projet délibéré visant à le détruire et à le céder à de puissants lobbys », citant à titre d’exemples le stade Chedly Zouiten, le parc du Belvédère, le campus universitaire d’El Manar ou encore la piscine municipale de la place Pasteur.
Kaïs Saïed a rappelé sa décision d’arrêter les travaux de rénovation lorsque des indices de corruption ont été constatés au lancement du chantier, afin d’éviter « une catastrophe » et la dilapidation de fonds publics. Il a insisté sur l’importance de l’entretien continu des infrastructures sportives et des maisons de jeunes, tout en affirmant que ceux qui ont « trahi la confiance du peuple tunisien » dans ce secteur, comme dans d’autres, devront rendre des comptes.
Par ailleurs, le président a évoqué la réforme du modèle sportif national, estimant qu’il est urgent de « purifier » le secteur : soit un professionnalisme clair, soit une pratique amateur assumée, dénonçant une situation « hybride » qui favorise les dérives. Il a notamment pointé du doigt les « réseaux de courtage » consistant à recruter de jeunes joueurs étrangers sous prétexte d’essais sportifs et d’examens médicaux, avant de les renvoyer quelques jours plus tard, permettant ainsi à certains acteurs du milieu de réaliser des profits illégitimes : « Ce sont des crimes, et ceux qui les commettent doivent être poursuivis », a-t-il martelé.
















