La météo de ce mercredi 12 novembre : temps ensoleillé
Le temps sera globalement ensoleillé ce mercredi sur l’ensemble du pays. Les températures varieront entre 12 °C le matin et 25 °C l’après-midi à l’intérieur, légèrement plus douces sur les côtes.
Le vent soufflera de secteur nord-ouest à modéré, atteignant parfois 40 km/h près du littoral.
La mer sera peu agitée à localement agitée, surtout sur les côtes nord.
Beauté : Oumaima Moussa représentera la Tunisie au concours Miss International au Japon
La Tunisie, à travers la présence de Miss Msaken, Oumaima Moussa, participera au prestigieux concours Miss International 2025, qui se déroulera à Tokyo, au Japon, du 12 au 27 novembre 2025. Cette participation offrira l’opportunité de valoriser l’élégance, la culture et le rayonnement de la femme Tunisienne sur la scène internationale.
Miss International est un concours annuel de beauté, créé en 1960, à Long Beach, dans l’État de Californie, aux États-Unis. Il s’est ensuite déroulé au Japon, en Chine et de nouveau au Japon. Fort de la participation de 80 pays, ce concours se déroule sur deux semaines par des représentations, et réceptions officielles de chaque pays, des ateliers de travail, des shootings, des participations à des émissions de télévision, sans oublier les visites touristiques pour aboutir, bien entendu, à l’élection de sa Miss et de ses dauphines.
Il est à noter qu’Oumaïma Moussa occupe actuellement le poste de directrice du département marketing digital du concours Miss Tunisie 2025, et poursuit un master à l’Institut des Hautes Études Commerciales de Carthage. Elle travaille également comme hôtesse de l’air à Nouvelair. Ancienne présidente du club des jeunes entrepreneuses du même institut, elle est connue pour son engagement bénévole et son soutien aux secteurs du tourisme et de l’environnement.
Attentat de Akouda : Des peines de deux à seize ans de prison
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme au tribunal de première instance de Tunis a condamné quinze accusés à des peines allant de deux à seize ans de prison, dans le cadre de l’affaire liée à l’attaque terroriste de Akouda qui avait coûté la vie à un agent de la Garde nationale et blessé un autre.
Les faits remontent à septembre 2020, lorsqu’une patrouille de la Garde nationale avait été prise pour cible par des éléments terroristes. L’un des agents avait été tué à l’arme blanche, tandis que son collègue avait été blessé. Les assaillants avaient ensuite dérobé les armes et le véhicule de service. Les unités de la Garde nationale avaient alors poursuivi et abattu trois des terroristes impliqués dans l’attaque.
À l’issue de l’enquête, 15 suspects ont été renvoyés devant la chambre criminelle antiterroriste, dont six en détention et neuf en liberté provisoire.
Après une longue interruption: Reprise des traitements au laser à l’Institut Salah Azaiez
L’Institut Salah Azaiez a annoncé la reprise des traitements au laser après une interruption de plus de cinq ans. Cette technologie est utilisée dans le traitement des tumeurs et d’autres pathologies, en particulier dans le traitement de l’obstruction bronchique, selon un communiqué publié par l’institut.
Le communiqué de l’Institut Azaiez précise que le nouvel appareil, qui remplace l’ancien, a été utilisé pour la première fois lundi dernier, après avoir été installé par le fabricant, et la formation du personnel médical et paramédical à son utilisation.
L’institut a, à cet égard, salué les efforts déployés par le personnel médical et paramédical des services d’ORL et chirurgie cervico-faciale ou de chirurgie maxillo-faciale et d’anesthésie et de réanimation pour fournir les meilleurs services possibles aux patients.
Chirurgie robotique : Une première opération avec succès à l’hôpital Charles-Nicolle
La première intervention de chirurgie robotique en Tunisie dans la spécialité de la chirurgie digestive a été réalisée avec succès, mardi matin, à l’hôpital universitaire Charles-Nicolle de Tunis. D’une durée de 45 minutes, l’opération a consisté en l’extraction de la vésicule biliaire d’une patiente de 38 ans. Supervisée par l’équipe médicale du service de chirurgie « B », cette première a eu lieu dans la nouvelle salle de chirurgie robotique récemment mise en service au sein de l’établissement hospitalier.
Le chef du service de chirurgie « B », Ramzi Nouira, a qualifié cette étape de « tournant majeur », indiquant que le pays passe ainsi de la chirurgie laparoscopique à la chirurgie robotisée, ouvrant la voie à des interventions plus complexes et plus précises.
Selon lui, la chirurgie robotique permet de réaliser des opérations avec davantage de précision, moins de saignements et moins de complications postopératoires, tout en réduisant la durée d’hospitalisation et la pression sur les établissements de santé.
Installé récemment à l’hôpital Charles-Nicolle, le robot sera principalement utilisé pour des interventions habituellement effectuées par laparoscopie, notamment la résection du côlon ou l’ablation partielle du foie.
Acquis auprès de la Corée du Sud dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale, le robot a fait l’objet d’une formation de deux semaines au profit d’une équipe médicale tunisienne dans ce pays. Une équipe coréenne s’est également déplacée à Tunis pour assurer l’installation et la formation du personnel médical et paramédical.
Ramzi Nouira a souligné que cette réussite est le fruit du travail d’une équipe intégrée, rappelant que « l’être humain reste aux commandes du robot du début à la fin de l’intervention », celui-ci n’étant qu’un outil visant à renforcer la précision et l’efficacité de l’acte chirurgical.
Afriways : la nouvelle voie des entrepreneur(e)s vers une Afrique d’opportunités
Lancée récemment à Tunis, Afriways se présente comme une plateforme dédiée à la connaissance et à la compréhension des marchés africains. Cette initiative est soutenue par le projet Qawafel , financé par AFD - Agence Française de Développement et mis en œuvre par Expertise France, elle s’inscrit dans une dynamique d’appui à l’internationalisation des entreprises tunisiennes vers les marchés africains.
Imaginée et portée par l’équipe de l’agence de communication Beyond Pictures, sous la direction de sa fondatrice et CEO Manel Letaief Kanzari, Afriways a pour ambition d’informer, d’expliquer et d’inspirer les entrepreneur(e)s du continent. Grâce à des contenus dynamiques et à des témoignages concrets, elle rend l’information économique accessible et encourage une nouvelle génération d’entrepreneur(e)s curieux et ambitieux à mieux comprendre les dynamiques africaines.
Un lancement fondé sur l’échange et l’intelligence collective
Pour son lancement, Afriways a inauguré un format inédit : Afriways Podcast Event, une série de quatre conversations croisées explorant les grands défis et opportunités des marchés africains.
Autour de Wafa Makhlouf, modératrice de l’événement, huit intervenants issus du monde de l’entreprise, de la finance et de l’innovation ont échangé sur quatre thématiques majeures :
• Pourquoi les bailleurs misent-ils sur l’Afrique ?
• Repenser notre rapport à l’Afrique
• Les marchés africains en mouvement
• Comment réussir… mais aussi comment échouer sur le continent ?
Wafa Makhlouf a rappelé que l’Afrique « n’est pas une promesse lointaine, mais un véritable terrain de co-construction », soulignant que « ce qui change aujourd’hui, c’est notre manière de l’aborder : non plus comme un marché à conquérir, mais comme un écosystème à comprendre. »
Dans son mot d’ouverture, Manel Letaief Kanzari a présenté la philosophie du projet :
« Celui qui maîtrise l’information, maîtrise le marché. Afriways veut rendre cette information claire, utile et accessible, pour que chaque entrepreneur africain puisse transformer son ambition en réussite. »
La plateforme s’articule autour de quatre volets :
• Articles et actualités pour décrypter les enjeux économiques du continent
• Podcasts mettant en lumière des parcours d’entrepreneur(e)s inspirants
• Vidéos de formation pour simplifier normes et processus
• Opportunités d’affaires pour connecter les entreprises aux marchés africains.
Forum médical sino-africain : Comment tirer profit de la médecine traditionnelle chinoise ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La capitale Tunis arbitrera les 21 et 22 novembre 2025 les travaux du Forum sino-africain pour le développement de la médecine chinoise. Qu’est-ce que la médecine traditionnelle chinoise et comment des pays, comme la Tunisie, peuvent en tirer profit ?
Les préparatifs du Forum de Tunis sur le développement de la médecine sino-africaine, prévu les 21 et 22 novembre 2025, ont été au centre de la rencontre tenue récemment au siège du ministère de la Santé entre le ministre, Mustapha Ferjan, et l’ambassadeur de la République populaire de Chine en Tunisie, Wan Li. Ce forum réunira à Tunis des responsables gouvernementaux de la santé, des représentants d’hôpitaux ainsi que des entreprises médicales en provenance de Chine et de plusieurs pays africains.
En plus de favoriser un dialogue structuré autour du développement de haute qualité de la coopération médicale sino-africaine, à travers l’échange d’expériences, la mise en place de partenariats et la discussion de projets communs dans les domaines de la recherche, de la formation et des technologies médicales, la médecine traditionnelle chinoise sera à l’honneur.
Selon, justement, Dr Ahmed Fouad Rekik : « Lorsqu’on parle de médecine traditionnelle chinoise, la première question qui nous vient à l’esprit est la fiabilité. Et là, les avis sont mitigés. Mais, en se référant aux résultats réalisés durant des dizaines de siècles, on peut la comparer à la médecine dite alternative que les cinq éléments, à savoir le bois, le feu, la terre, le métal et l'eau en constituent la base.
Donc et contrairement à la médecine moderne, il n’y a pas ni chimie ni technologie et encore moins interventions chirurgicales. C’est son coût moins élevé qui, peut-être, peut intéresser des pays pauvres, notamment en Afrique. Cela étant, l’acupuncture reste la pratique de la médecine traditionnelle chinoise la plus connue et la plus utilisée dans le monde ».
De la longévité à la sexualité…
On explique fréquemment le secret de la longévité et de la fécondité en Chine par les bienfaits de la médecine traditionnelle chinoise. Qu’en est-il au juste ? Selon docteur Rekik : « L'espérance de vie moyenne en Chine est d'environ 75 ans pour les hommes et 81 ans pour les femmes en 2023, avec une moyenne globale d'environ 78-79 ans. Certains villages et villes, comme Rugao, sont réputés pour avoir une concentration élevée de centenaires, attribuée à un mode de vie sain incluant une bonne alimentation, un environnement propice, du repos suffisant et de l'exercice. Ce sont-là les principaux éléments de base de cette médecine traditionnelle chinoise.
Idem pour la sexualité. Selon le Tao (le principe fondamental de l'univers, la "voie" ou la "force primordiale" qui engendre et anime toute chose), la sexualité est une union des deux principes universels complémentaires : le Yang masculin et fertiliseur et le Yin féminin et nourricier. Ils sont indissociables, car, sans eux, la circulation du Qi (l’énergie) est inexistante.
Il s’agit de faire remonter « l’essence de vie » des organes génitaux jusqu’au cerveau pour permettre lucidité, discernement et créativité. Ces deux principes unis, une alchimie se produit. Elle permet la prolongation de la vie, le maintien de la santé ainsi qu’une montée de l’énergie sexuelle. Du coup, on comprend pourquoi la Chine est l’un des pays les plus peuplés au monde ».
Et d’ajouter : « Le problème consiste par ailleurs en l’aptitude des pays africains, notamment la Tunisie, à se familiariser avec cette médecine. Nous avons, en effet, des cultures tout à fait différentes et même des croyances religieuses différentes. L’autre problème est la formation de praticiens spécialisés en médecine traditionnelle chinoise. Alors, c’est à ce forum de répondre à toutes ces questions pour bien tirer profit de cette médecine ».
M.B.S.M.
QNB Tunisia inaugure la première agence QNB First à Sfax
QNB Tunisia inaugure la première agence QNB FIRST à Sfax, confirmant son engagement à offrir à ses Clients Premium, une expérience bancaire d'exception, fondée sur des services bancaires innovants et des solutions financières adaptées à leurs besoins.
Cette ouverture marque une étape stratégique pour la banque qui confirme son engagement à offrir une expérience bancaire complète en harmonie avec le mode de vie de ses clients et à renforcer sa présence dans une ville au rôle économique majeur.
Conçue d'un design moderne et élégant, l'agence propose une expérience bancaire personnalisée aux clients QNB FIRST, avec une équipe spécialisée dédiée à leur service et à la fourniture de conseils financiers et d'investissement adaptés.
Les clients QNB First bénéficient d'un accompagnement personnalisé, de conditions tarifaires avantageuses, de solutions d'épargne et d'investissement en plusieurs devises, ainsi que de services de financement personnel sur mesure.
Avec cette nouvelle ouverture, QNB Tunisia étend son réseau, présent dans 11 gouvernorats, avec 3 agences QNB FIRST (à Tunis, Sousse et désormais à Sfax), 3 centres d'affaires dédiés aux entreprises (à Tunis et Hammam Sousse), ainsi qu'un bureau de change à l'aéroport Tunis-Carthage.
Ministère des Affaires culturelles : Ouverture de l’appel à candidatures pour l’obtention de subventions destinées à la production d’œuvres chorégraphiques au titre de l’année 2025
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé l’ouverture de l’appel à candidatures pour l’obtention de subventions destinées à la production d’œuvres chorégraphiques au titre de l’année 2025.
Les artistes professionnels de la danse ainsi que les structures privées actives dans la production et la diffusion de créations liées à la musique et à la danse sont invités à soumettre leurs dossiers via la plateforme électronique https://subventions.culture.tn.gov.mac, au plus tard le 5 décembre 2025.
Outre le dossier artistique, les candidatures doivent être accompagnées d’un engagement écrit du candidat attestant de sa participation à la réalisation du projet. En cas d’utilisation d’œuvres littéraires ou artistiques, une autorisation écrite de l’auteur est requise. De même, pour toute exploitation d’un élément du patrimoine, une autorisation préalable du ministère est obligatoire.
Toutes les informations relatives aux modalités de participation sont disponibles sur le lien suivant:
https://candidat.mac-subventions.gov.tn/72670d33-3bcc-4676-bc01-c48b99c8558a
Le ministère rappelle que chaque candidat ne peut présenter qu’un seul projet par session annuelle. Le montant de la subvention attribuée à un projet chorégraphique ne peut excéder 70 % du coût total, tel qu’il sera fixé par les services du ministère (Direction de la musique et de la danse), après étude du dossier par la commission consultative.
Symposium interdisciplinaire de l’Université de La Manouba (UMA) : « Nature/ Culture » le grand débat…
« Nature/Culture » est le thème de la 12ème édition du symposium interdisciplinaire de l’Université de La Manouba (UMA), qui se tiendra à partir de demain, le 12 novembre jusqu’au 14 de ce mois, au campus universitaire de La Manouba et à l’amphithéâtre Carthage Al Hadatha.
Pendant trois jours d’échanges inter-, multi- et transdisciplinaires, chercheurs, artistes, universitaires, diplomates et acteurs de la société civile échangent les réflexions sur les liens entre nature, culture et savoirs contemporains.
Le programme propose un large panel de conférences, de tables rondes et de masterclass autour de plusieurs thématiques, notamment « Nature/Culture dans le cinéma tunisien : regards croisés sur les représentations et les imaginaires », « Que devient la culture à l’ère de l’intelligence artificielle et de la globalisation ? » etc.
Une exposition numérique et photographique de Basilio Rodríguez Cañada, photographe et président de l’Association espagnole des africanistes, sera également présentée, en plus d’une projection de courts métrages dans le cadre des Awards 2025 du challenge « Filmer la nature ». Une projection-débat autour du film tunisien « Les Assoiffés » de Ridha Tlili viendra enrichir la réflexion sur la représentation de la nature dans le cinéma tunisien.
Le symposium est organisé en partenariat avec les ambassades d’Espagne, du Venezuela, de Cuba et d’Argentine en Tunisie, ainsi qu’avec la Délégation de l’Union européenne en Tunisie.
Editorial : Dépanner la politique étrangère - Par Hassan GHEDIRI
Tout ne marche pas comme sur des roulettes dans la politique étrangère de la Tunisie. Parce qu’une politique étrangère puissante et efficace se manifeste à travers l’action des représentations diplomatiques, en l’occurrence les ambassades et les consulats, aboutissant à des accords de coopération, des partenariats et des projets d’investissement, c’est-à-dire plus de croissance et de progrès.
Or, il s’est avéré qu’il y avait tellement de postes vacants dans le réseau diplomatique et consulaire tunisien à l’étranger que l’on peut estimer que notre pays s’expose à une grave paralysie diplomatique qui ne fait qu’accroître son isolement et entraîner un très mauvais sentiment de solitude
Samedi dernier, à l’occasion de la plénière consacrée à la discussion du budget de la présidence de la république, le député Yassine Mami, membre du bloc national indépendant, a interpellé les émissaires de Carthage à propos de la vacance de plusieurs postes dans les ambassades et les consulats de la Tunisie dans le monde.
Sur environ 92 représentations diplomatiques, l’on dénombre près d’une quarantaine de postes vides. Selon une enquête publiée récemment par le journal électronique d’investigation Al Qatiba, les vacances concernent 28 ambassades et 12 consulats répartis dans les quatre continents avec notamment des postes non comblés dans des capitales d’une importance cruciale pour notre pays, telles qu’Alger, Rome ou encore Washington.
Il faut noter que le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a reconnu depuis un an, lors d’une plénière organisée à l’ARP, que le déploiement diplomatique et consulaire de la Tunisie est «en deçà des besoins» et qu’il ne permettait pas d’atteindre les objectifs visés
Dans un monde où les nouvelles alliances politiques et économiques se créent dans un climat international incitant à la remise en question de l’ordre existant et poussant vers un redéploiement des intérêts et l’émergence de nouvelles puissances, la diplomatie joue un rôle décisif. Elle permet de s’adapter à la redistribution des rapports de force, d’anticiper les chocs géostratégiques et de saisir les opportunités qui se présentent.
Laisser perdurer les vacances dans ses ambassades à l’étranger, c’est déconstruire les ponts avec l’extérieur et se mettre à la marge de cette dynamique qui transforme le monde.
Un monde qui change à une vitesse inédite accélérant la fin des dominations qui ont duré des siècles. L’enfermement sur soi que dénote cette étonnante tendance à ne pas combler les postes d’ambassadeurs dans beaucoup de pays est synonyme d’une politique étrangère défaillante. Pourtant, l’heure est à l’ouverture pour une Tunisie appelée à saisir toutes les opportunités pour cultiver davantage ses échanges avec le monde dans une logique d’impartialité.
Dans ce contexte, il lui devient donc impératif de renforcer son réseau diplomatique en procédant à un déploiement plus étendu et stratégiquement ciblé et réfléchi.
Une présence plus confirmée dans les régions prometteuses et porteuses, qu’il s’agisse de l’Afrique, l’Asie ou l’Amérique latine, permettrait de saisir davantage d’opportunités de coopération, d’investissement et de partenariat.
La politique étrangère doit être centrée sur des objectifs économiques clairs qui consistent à attirer les investissements, soutenir les exportations et faciliter les transitions technologiques et énergétiques.
H.G.
Recherche et innovation : La Tunisie éligible à un projet européen de transformation urbaine des villes…
Par Hassan GHEDIRI
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé le lancement d’un appel à propositions de projets de recherche et d’innovation aidant les villes à relever les défis urbains, écologiques et climatiques.
Il s’agit d’un programme Partenariat européen Driven Urban Transitions (DUT) qui ouvre son édition de 2025 à la Tunisie à côté d’une soixantaine de partenaires issus d’environ 27 pays européens, y compris des agences nationales de recherche, des autorités locales, des acteurs publics-privés.
Le projet constitue une nouvelle opportunité pour les universités et centres de recherche nationaux de rejoindre des projets transnationaux dans le champ de la transition urbaine.
Lancé en 2022, le DUT est destiné à accompagner la transformation des villes à travers des solutions concrètes et innovantes. Pour cette nouvelle édition, le programme s’articule autour de trois grands axes de transformation urbaine qui se complètent. Le premier met l’accent sur le principe de la proximité (15-minute City) qui suggère un modèle d’aménagement aidant à rapprocher les citoyens de leurs besoins quotidiens (travail, école, commerces, services de santé …) afin de réduire la dépendance au déplacement motorisé et d’améliorer la qualité de vie.
Le deuxième vise à promouvoir les énergies propres à travers des solutions de recherches innovantes aidant les villes à produire plus d’énergie qu’elles n’en consomment grâce à l’intégration des énergies renouvelables, à une meilleure efficacité énergétique et à une gestion intelligente des réseaux.
Enfin, le troisième axe porte sur le développement d’une économie circulaire à l’intérieur des villes à travers des solutions de gestion durables des ressources disponibles (encourager la réduction des déchets, le recyclage et la réutilisation et la valorisation des matériaux).
Le programme DUT incite ainsi les institutions de recherches impliquées dans ces problématiques à proposer des projets qui combinent ces trois dimensions (proximité, autonomie énergétique et durabilité) dans le but de « réinventer » la ville pour la rendre plus vivable, résiliente et respectueuse de l’environnement.
Les établissements de recherche en Tunisie trouveront donc dans ce programme une opportunité stratégique pour valoriser leur savoir-faire et renforcer leurs collaborations internationales. Les consortiums qui seront formés devront inclure plusieurs pays partenaires et aborder des problématiques locales avec une dimension multinationale.
Les projets retenus pourront bénéficier d’un financement européen conséquent, pouvant atteindre plusieurs millions d’euros. Les institutions tunisiennes souhaitant participer à ce programme (universités, centres de recherche, entreprises innovantes) devraient rejoindre des consortiums transnationaux et présenter des idées de recherche pouvant déboucher sur des projets innovants.
Le programme DUT exige en effet que les propositions soient soumises par un consortium composé d'au moins trois demandeurs éligibles provenant d'au moins trois pays participants différents. Le 17 novembre 2025 est le dernier délai pour déposer les propositions de projets.
Le Partenariat DUT offre un cadre pour l'innovation, la démonstration et la préparation d'une application à plus grande échelle de solutions et d'approches innovantes dans les villes. Ainsi, les connaissances et solutions générées par le Partenariat DUT pourraient aider les autorités locales et les parties prenantes à atteindre l'objectif ambitieux de livrer 100 villes climatiquement neutres et intelligentes dans la région euro-méditerranéenne à l’horizon de 2030.
H.G.
Will President Milei’s victory open the door for reforms in Argentina?
Argentine President Javier Milei recently made global headlines with an unexpected and decisive mid-term electoral victory, consolidating the country’s most disruptive political movement in decades. Coming onto the national stage just a few years ago as a libertarian outsider, famously wielding a chainsaw to symbolize his intent to slash public spending, his campaigns have centered on austerity, deregulation, and a rollback of state intervention in the economy. This marks a significant shift in a nation long dominated by interventionist and left-leaning Peronism. Combined with allies from the “Pro” party, his coalition may be able to gather sufficient additional support for deeper market-oriented reforms.
Since taking office in December 2023, Milei gradually began to reverse the economic trends inherited from his predecessor, with the country on the edge of hyperinflation, as prices rocketed by nearly 300% a year. By end-2025, inflation has fallen to around 30%, still painfully high but a significant turnaround by stabilization standards. Furthermore, his government delivered the country’s first budget surplus in more than a decade, a symbol of restored fiscal discipline that few thought possible without major political resistance.
Consumer Inflation in Argentina
(%, year over year) Source: National Census and Statistics Institute, QNB Economics
Source: National Census and Statistics Institute, QNB Economics
The fiscal adjustment has not been painless. After a sharp initial rebound from two years of recession in 2024, growth has stalled. Stagnant economic performance raised doubts about voter support before the recent mid-term elections. The political strain deepened when the Peronists secured victory in Buenos Aires in local elections in September this year, unsettling markets, with the currency depreciating and spreads on sovereign bonds rising sharply. Amid the turmoil, Milei turned to his ally US President Donald Trump, and a USD 20 Bn currency-swap package helped stabilize the peso and calm capital outflows.
Economic Activity Indicator
(index:100 in 2024, seasonally adjusted)
Source: National Census and Statistics Institute, QNB Economics
Going forward, Javier Milei faces the decisive test of his presidency of turning early stabilization into durable growth. The recent elections have strengthened his position, giving his coalition enough presence in Congress to pursue long-delayed structural reforms and privatizations. Whether Argentina can pivot from emergency adjustment to a phase of sustained economic growth remains an open question. In this article, we discuss what in our view will be the main challenges for President Milei’s administration going forward.
First, although the administration is placing reforms at the top of its agenda, it stands to face significant resistance from vested interests. At the top of the list are two major overhauls: a reform aiming at making labour markets more dynamic, and a broad tax reform to improve an overly complex revenue system. With stricter employment-protection legislation than regional peers, including high costs of hiring and onerous dismissal rules, a chronically large shadow economy of close to 50% of total employment has become engrained, dragging productivity. The tax system features 155 levies, with just 10 of them accounting for 94% of revenues, reflecting an inefficient and burdensome obstacle for companies. As a result, the economy has stalled in the last 15 years, with real GDP growing at an average of less than 1% per year. Reform proposals are certain to face resistance from the Peronist opposition and labour unions, but their approval would represent a decisive step to break a stagnant economic growth trend.
Second, Milei will need to regain confidence to attract investments consistent with strong growth and modernization of the country. Over the last 20 years, aggregate investment has amounted to an average of close to 17.5% of GDP, which is far below the 25-30% associated with robust performance of high-growth emerging economies. To reach this target, the country would have to close a gap of more than USD 60 Bn per year in investments relative to recent levels. The government developed its flagship investment framework, known as “RIGI” (acronym in Spanish for Regime of Incentives for Large Investments), offering long-term tax, customs and foreign exchange incentives for up to 30 years, applying to large-scale projects of more than USD 200 Mn. Until recently, committed investments through this initiative have reached only a fraction of the investment gap, mainly in infrastructure, mining and oil and gas, reflecting the need for a more stable environment to attract larger investments.
Third, the administration faces the test of securing macroeconomic stability and bringing inflation fully under control. Although the aggressive “chainsaw” phase may have passed, maintaining fiscal discipline and resisting political pressure for spending will be crucial to sustain recent gains, regain monetary stability and prevent a relapse into chronic deficits. The peso has depreciated over 50% so far this year, reflecting feeble confidence in the currency. Argentina’s sovereign bonds continue to trade at spreads of over 6 percentage points above US Treasuries, underscoring the extraordinary risk premium demanded by investors. Restoring macroeconomic stability will require consistent policies to rebuild credibility.
All in all, President Milei faces significant challenges. Growth is expected to reach around 3.5% in 2026 and 2027 which, although an improvement relative to recent years, it is not yet an exceptional performance for an emerging economy. More importantly, President Javier Milei faces the challenge of laying the foundations for long-term growth.
QNB Economics Team:
Luiz Pinto
Assistant Vice President - Economics
+974-4453-4642
Bernabe Lopez-Martin*
Senior Manager - Economics
+974-4453-4643
Aisha Khalid Al-Thani
Senior Associate - Economics
+974-4453-4647
* Corresponding author
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Youssef Blaili blessé aux ligaments croisés
Mauvaise nouvelle pour l'Espérance et pour Youssef Blaili. Blessé au début du derby face au Clun Africain, dimanche, au contact avec Zemzemi, l'Algerien et atout numéro un de l'attaque Sang et Or est touché aux ligaments croisés selon les premiers contrôles.
Une blessure qui devrait l'éloigner des terrains pendant six mois. Coup dur pour les joueur et pour son équipe qui est engagée en Ligue des champions d'Afrique et qui occupe actuellement le poste de leader de la Ligue 1. Souhaitons bon courage à Youssef.
J.B.
Festival International des Films des Droits de l’Homme: Le cinéma, ce porte-voix des droits humains
Le Festival International des Films des Droits de l’Homme (Human Screen Festival) s’ouvrira, demain, le 11 novembre à la Cité de la Culture à Tunis, avec un film d’ouverture poignant « Pose ta main sur ton cœur et marche », réalisé par Sepideh Farsi, en hommage à la photographe et journaliste martyr Fatima Hassouna.
Avec comme slogan « Les droits sont indivisibles », ce festival est de retour dans une 10ème édition qui s’inscrit dans la même démarche thématique et les mêmes soucis socio-culturels. Organisée par l’Association Culturelle Tunisienne pour l’Inclusion et la Formation (ACTIF), cette manifestation cinématographique se veut une tribune d’échange et d’expression sur les droits. Elle est également une importante plateforme et vitrine de présentation et de discussion des films qui évoquent différentes thématiques liées aux droits qu’ils soient économiques, culturelles, éducatives, sociales, écologiques…
Pour bien marquer cette édition, les organisateurs ont choisi pour la soirée d’ouverture qu’accueillera la salle Taher Chériaa (Cité de la culture), à 19h00, de raconter le droit à la vie, à la terre, à la souveraineté… et ce en programmant « Pose ta main sur ton cœur et marche », une œuvre poignante de la réalisatrice iranienne Sepideh Farsi, qui rend hommage à Fatima Hassouna, une jeune journaliste palestinienne martyrisée à Gaza.
Le film qui a figuré dans la sélection officielle de Cannes est un témoignage unique et saisissant, réalisé grâce à des images prises par Fatima elle-même avec son téléphone portable. Alors qu’elle documentait la guerre à Gaza, Fatima a pris le risque de capturer l’horreur de la machine de guerre sioniste. Elle a entretenu une correspondance soutenue avec Sepideh Farsi, lui envoyant des images et vidéos prises sur le terrain, jusqu'à sa mort tragique le 16 avril 2025, lorsqu'un bombardement israélien a frappé Gaza. Comme Fatma, nombreux sont les journalistes et les photojournalistes qui ont été la cible de l’armée sioniste, cherchant à tout prix, à couper Gaza du monde.
Agée seulement du 24 printemps, Fatima est tombée en martyr, juste un jour après avoir appris que son film avait été sélectionné pour le Festival de Cannes. Dans son film, Sepideh Farsi s’est reposée sur des échanges téléphoniques émouvants entre elle et Fatima pour raconter le quotidien amer des gazaouis mais aussi pour témoigner de la brutalité de l’armée sioniste. Le film est à la fois un hommage à cette photojournaliste qui a risqué sa vie pour documenter la réalité quotidienne à Gaza et à la résilience des femmes palestiniennes face aux pires atrocités de notre époque.
Au programme
Pour ce 10ème anniversaire de ce festival qui à travers les projections et les débats contribuent à une meilleure prise de conscience des droits et encourage les réalisateurs à explorer encore cette thématique, une importante sélection de films est annoncée. Ces films proviennent de 32 pays, à savoir, le Liban, le Maroc, les Émirats Arabes Unis, la Syrie, la Palestine, l’Égypte, le Kenya, le Togo, l’Ouganda, l’Iran, la Corée du Sud, le Bangladesh, l’Afghanistan, le Pérou, le Brésil, la Colombie, le Mexique, le Canada, la Belgique, l’Italie, la Grèce, l’Arménie, la Pologne, la Bosnie, l’Ukraine, la Turquie, la France, la Biélorussie, la Suisse, l’Espagne et également la Tunisie.
Le festival propose également un atelier d’écriture critique, où les cinéphiles peuvent apprendre à analyser et critiquer les films, une expérience de trois jours qui se conclura par la publication d’articles écrits par les participants. Cet atelier est animé par le critique de cinéma Nacer Sardi. Une table ronde internationale est prévue le 14 novembre 2025, ayant pour thème « Les droits de l’homme dans la réalité actuelle », abordant notamment les droits des Palestiniens à la vie et les droits des femmes à la sécurité. Le cinéma espagnol sera l’invité d’honneur de cette édition. Les films programmés dans cette section n’ont pas encore été révélés.
Selon les chiffres avancés par le comité d’organisation, le festival propose au total 55 films répartis entre 6 longs-métrages, 17 courts-métrages narratifs, 9 films documentaires, 13 courts-métrages documentaires et 10 films d’animation.
Il est à noter que l’entrée aux projections est gratuit et ce pour affirmer le droit de tous à la culture.
Imen.A.
















