Festival Mostra de Valencia - Cinema del Mediterrani en Espagne : Erige Sehiri et Kaouther Ben Hania primées
Les films tunisiens « Promis le ciel » d’Erige Sehiri et « La Voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania ont été récompensés, lors de la 40ème édition du festival Mostra de Valencia - Cinema del Mediterrani, qui s’est tenue en Espagne du 23 octobre au 2 novembre 2025. « Promis le Ciel » a remporté le prix du meilleur scénario, tandis que « La Voix de Hind Rajab » a décroché le prix du public.
Grève des banquiers : La ruée des Tunisiens vers les distributeurs automatiques...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
• Le dérapage est-il justifié ?
Les banquiers sont en grève pendant deux jours (hier et aujourd'hui). Comment justement les Tunisiens ont vécu cette grève ?
Le secrétaire général de la fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurances relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Ahmed Jaziri, a indiqué hier que la grève des banquiers a été bien suivie lors de sa première journée et devrait l'être aujourd'hui au cours de la deuxième journée de ce mouvement social.
Jaziri a, en outre, rappelé que ce mouvement continuera après la reprise du travail mercredi prochain et ce jusqu’à la reprise du dialogue et la satisfaction des revendications.
Jaziri a précisé, dans une déclaration à l’agence TAP, que les négociations ont été suspendues depuis la dernière réunion, tenue en août 2025, et aucune convocation n’est parvenue à la partie syndicale pour la tenue de réunions. Comment les Tunisiens ont, par ailleurs, vécu cette grève ?
Le premier constat est cette ruée vers les distributeurs automatiques qui ont été pris d'assaut par les Tunisiens depuis vendredi et tout au long du week-end. " Il fallait prendre toutes les précautions dés l'annonce de cette grève. De fait, j'ai retiré ce dont j'ai besoin tout au long de ces quatre jours de fermeture des banques, y compris le week-end", nous dira Ahlem, fonctionnaire de son état.
Idem pour Ammar, gérant d'une société privée, qui nous a confié : "Malheureusement, ce sont les petites entreprises qui vont subir de plein fouet les effets de cette grève vu que nous ne pouvons ni déposer de l'argent pour honorer nos engagements envers nos fournisseurs ni encaisser les chèques via l'application dédiée à cet usage. Alors, deux jours de grève ne peuvent que nuire à notre activité dont la majorité des transactions se font par chèques ou par traites".
De son côté, le Conseil bancaire et financier a qualifié, dans un communiqué, l’appel à la grève dans le secteur bancaire de "non justifié et inacceptable", précisant au passage que "le secteur bancaire et financier, étant vital pour l’économie nationale, cette grève n’a aucun fondement social ou économique et risque de nuire gravement aux particuliers, entreprises et institutions financières, appelant, ainsi, à la solidarité et à l’engagement ".
Pertes sèches ...
Pour ceux qui ne le savent pas, les banques résidentes ont payé des frais de personnel bruts d’une valeur de 1 695,322 MTND en 2019. En 2024, et suite aux derniers accords établis lors des négociations sociales de 2020, ce chiffre a augmenté de 27%, et ce, selon les estimations de l'expert en économie et en finance, Mohamed Salah Jennadi. Ce dernier estime, par ailleurs, que le coût d'une journée de grève peut atteindre entre 2 et 5% du chiffre d'affaires global des banques.
Intervenant, de son côté, sur les ondes de radio Express fm, le professeur de droit bancaire, Mohamed Nekhili, a précisé : "Des mesures seront prises pour assurer le transport sécurisé des fonds entre la Banque centrale et les banques commerciales, pour exécuter les opérations de compensation dans les délais impartis, et pour réagir rapidement à tout éventuel incident technique, tout en maintenant un minimum de services du personnel.
Il a également précisé que certaines institutions bancaires (environ deux) ne disposent pas de syndicats de base affiliés à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et ne seront donc pas concernées par la grève.
Le professeur a, en outre, expliqué qu’un service minimum sera assuré dans toutes les institutions au profit des citoyens. Celui-ci inclura notamment : la continuité des opérations de retrait via les guichets automatiques et distributeurs, la possibilité de paiements électroniques, le ravitaillement préalable en liquidités par les succursales de la Banque centrale.
M.B.S.M.
Construire la mémoire visuelle : le rôle du documentaire télévisé
L’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Gabès (Université de Gabès) organise une master-class intitulée « Doc TV et Mémoire visuelle » et ce demain, le 5 novembre, de 14h30 à 17h30. Cette session sera animée par Wissam Tlili, réalisateur, universitaire, scénariste, producteur et directeur de la section documentaire des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC).
Au cours de cette rencontre, Wissam Tlili partagera son expertise et son expérience dans le domaine du documentaire télévisé, tout en explorant la relation complexe entre image, mémoire et récit collectif. Il mettra également l’accent sur le rôle crucial du documentaire dans la construction de la mémoire visuelle contemporaine, un outil puissant de préservation et de transmission du patrimoine culturel.
Cette master- class constitue une importante opportunité pour les étudiants en Design Image, Arts Visuels et Communication et Valorisation du Patrimoine afin qu’ils renforcent leurs connaissances tant théoriques que pratiques dans le domaine du cinéma documentaire et des métiers de l’audiovisuel.
Film Africa 2025 à Londres : Des récits de femmes tunisiennes à l’affiche
Les films tunisiens continuent leur marche dans les festivals internationaux. « Aicha » de Mehdi M. Barsaoui et « Promised Sky » (Promis le ciel) d’Erige Sehiri seront au programme du « Film Africa 2025 » à Londres, annoncé du 14 au 23 novembre.
Organisé par la Royal African Society, ce festival s’impose comme le plus grand festival britannique orienté vers le cinéma africain. Grande plateforme européenne dédiée à la diffusion de films africains, le festival se veut une vitrine mettant en lumière les talents émergents et confirmés du continent.
Avec au programme, cinquante films africains abordant différents sujets, des hommages et évènements spéciaux, le festival dans sa version 2025 créera certes l’évènement.
La Tunisie y est avec deux films dans la section « Récits de femmes ».
Le premier est « Aïcha », long-métrage de fiction qui suit Aya, jeune employée dans un hôtel à Tozeur et une survivante d’un accident de minibus dans le sud de la Tunisie qui décide de prendre son destin entre ses mains et de fuir loin en quête de liberté. Alors, elle laisse tout derrière son dos et prend la destination du nord pour s’installer à la capitale. Mais, les choses ne tournent pas comme Aya avec sa nouvelle identité a prévu. En dénonçant une bavure policière, elle s’est retrouvée prise en étau entre la police et la famille de la victime de la bavure policière. Evoquant les inégalités entre le Nord et le Sud de la Tunisie, la corruption, le travail des enfants, la pesanteur des traditions…, ce film multi- primé est le deuxième long-métrage de fiction de Medhi Barsaoui.
Le 2ème film tunisien sur le catalogue de ce festival et au programme de cette section qui met l’accent sur les récits féminins est « Promised Sky » (Promis le ciel, 92’) de Erige Sehiri. Présenté en première mondiale lors du 78ème Festival de Cannes, dans la section « Un certain regard », le film raconte « l’histoire de Marie, une pasteure ivoirienne installée à Tunis, qui offre refuge à deux réfugiées chez elle. Leur existence tranquille est soudainement perturbée lorsqu’un naufragé, un jeune homme victime d'un naufrage en mer, frappe à leur porte. Cet événement bouleverse leur quotidien et met à l'épreuve leur solidarité et leur force intérieure. Le film explore la vie de ces trois femmes qui, malgré leurs différences et la précarité de leur situation, s’unissent dans une solidarité féminine profonde pour faire face aux défis sociaux, à l’incertitude et à la dure réalité de l'exil ». Coproduit par la Tunisie, la France et le Qatar, le film n’a pas encore fait sa sortie dans les salles de cinéma tunisiennes.
Toujours dans cet esprit de célébration du cinéma africain dans sa diversité et sa richesse, « Film Africa 2025 » s’ouvrira avec « My Father’s Shadow » (2025, Nigeria/Royaume-Uni) et se clôtura avec « Katanga: The Dance of the Scorpions » (2025, Burkina Faso). Un focus sur la République démocratique du Congo et un autre sur le Soudan sont au menu de cette édition qui rend également hommage à l’une des figures emblématiques du cinéma africain, le réalisateur malien Souleymane Cissé, décédé en février 2025 à 85 ans. Des master-class et des rencontres-débats rythmeront le festival.
Imen.A.
Dans le cadre de sa tournée artistique africaine : Le peintre argentin Matías Factorovich fait escale à la Galerie Saladin
Une exposition aux couleurs de l’Argentine, signée par l’artiste peintre Matías Factorovich, sera présentée du 8 au 23 novembre 2025 à la Galerie d’art Saladin à Sidi Bou Saïd, dans le cadre de sa tournée artistique africaine.
Intitulée « Anima », -âme en français-, cette exposition se déploie comme une fenêtre ouverte sur un imaginaire foisonnant, vibrant de couleurs et peuplé de figures énigmatiques dans son univers onirique.
Chaque acrylique sur toile d’Anima recèle une énigme, capturant l’essence des émotions de Matías Factorovich, dont les peintures et dessins donnent vie à un univers symbolique où se mêlent humanité, nature et quête intérieure.
Très jeune, l’artiste argentin part seul en Afrique australe, où il été adopté pendant quelques mois. Ce premier voyage sur le continent, en 1992, a marqué un tournant décisif dans son parcours. En 1998 et à l’âge de 21 ans, il y retourne pour se reconnecter aux traditions de sa famille d’adoption à Eswatini et « observer le cosmos du point de vue d’un Africain », une expérience qui nourrit sa sensibilité spirituelle universelle. Ses œuvres exposées à l’international, ont intégré des collections privées dans le monde entier.
Editorial : Numériser les services publics ? Oui. « Digitaliser la bureaucratie » ? Non !
Par Hassan GHEDIRI
L’exercice parlementaire le plus attendu de l’année entame demain sa dernière ligne droite. Démarré mi-octobre avec le dépôt du projet à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le marathon parlementaire pour doter le pays d’un nouveau budget de l’Etat arrive à la phase cruciale, lors de laquelle les députés débattront en plénière le texte dans son intégralité après avoir été examiné pendant plus de deux semaines au sein des commissions.
Dans le planning de semaine, le Bureau de l’Assemblée a, en effet, programmé pour demain et après-demain 5 et 6 novembre 2025 la plénière pour le débat du budget de l’Etat de 2026. A l’ordre du jour : l’examen du PLF2026, le projet du budget de l’Etat ainsi que le bilan économique. Comme le veut le rituel, la cheffe du gouvernement exposera les grandes orientations de ce projet dans une allocution donnée à la même occasion.
Le parlement, qui va sans aucun doute réussir à adopter le budget dans les délais, verra plusieurs chapitres obtenir facilement l’unanimité. Ce sont ceux qui tentent de répondre à des problématique d’intérêt général et qui suscitent un très grand intérêt pour la société tout entière.
Dans le PLF2026, le gouvernement a prévu un ensemble de mesures censées aider à booster la transformation digitale de l'administration et œuvrer à accélérer l'interconnectivité en tant qu'instrument de modernisation de l'administration, de transparence et de facilitation des transactions.
Des dispositions qui visent à ouvrir des perspectives permettant de stimuler l'économie digitale. Affichée comme une priorité mais qui sonne comme une promesse récurrente, la transformation digitale de l’administration n’est guère une tâche aisée face à une bureaucratie tunisienne demeurant, depuis très longtemps, un obstacle insurmontable entravant toute forme de modernité.
Le PLF2026 prévoit une série de mesures ambitieuses qui visent à généraliser les services en ligne, l’unification des plateformes de données publiques par l’interconnexion et l’interopérabilité des administrations et la dématérialisation de prestations publiques ainsi que le renforcement de la cybersécurité.
De quoi faire rêver d’une transformation radicale du quotidien des Tunisiens, sauf que voilà, dans notre pays, l’expérience a montré qu’entre la déclaration des bonnes intentions et l’exécution l’Etat a souvent tendance à « se noyer » dans les méandres de la bureaucratie.
Depuis plus d’une décennie, chaque gouvernement promet la digitalisation sans pouvoir parvenir à provoquer la transformation qui libère les citoyens des délais interminables, des paperasses absurdes et des procédures héritées d’un autre siècle.
Les quelques tentatives de modernisation s’avèrent souvent sans lendemain et la technologie se transforme en un instrument de « numérisation de la lenteur ». Beaucoup de plateformes électroniques ont été annoncées sans que cela permettre de simplifier les démarches et lorsque le citoyen ne fait plus la queue devant un guichet il doit attendre derrière un écran.
Il n’est pas d’ailleurs étonnant que la Tunisie figure parmi les pays où la relation entre le citoyen et l’administration est très tendue. La bureaucratie devenue au fil des ans, un mode de gouvernance a fini par engendrer une méfiance généralisée chez les citoyens qui ne croient plus en l’administration. Dans son nouveau PLF, l’exécutif tente donc de combattre cette méfiance en éliminant les sources de tension.
Cela ne peut toutefois aboutir qu’avec un véritable changement des mentalités au sein de l’administration, c’est-à-dire les mentalités des fonctionnaires. On aurait tort de croire que la digitalisation suffit à transformer l’État, parce que la technologie, seule, n’est qu’un outil et la réforme est une cause perdue.
Sans refonte des procédures, sans simplification des circuits décisionnels, sans responsabilisation des cadres, les applications les plus sophistiquées, les serveurs les plus puissants et les logiciels les plus coûteux ne serviront à rien. Dans le monde, on évoque déjà de l’invasion de la bureaucratie digitale.
Pire que l’ancienne !
H.G.
Championnat national de la lecture : Un blason d’honneur à Sidi Bouzid et Amna Belkhiria bat les records avec 964 livres lus…
Des lauréats dans six catégories se sont distingués lors de la quatrième édition du Championnat national de la lecture (2024–2025) dont la finale s’est déroulée, dimanche soir, à la salle couverte de Radès (Ben Arous).
La Liste des gagnants réunit des lecteurs de 6 à plus de 40 ans, répartis selon les catégories Livret rouge (6/8 ans), Livret vert (9/12 ans), Livret orange (13/15 ans), Livret jaune (16/ 22 ans), Livret bleu (23/39 ans) et Livret blanc (à partir de 40 ans).
Les lauréats ont été choisis par des jurys nationaux composés d’enseignants, d’auteurs et d’acteurs culturels. Divers prix financiers, des coupes symboliques et des livres leur ont été remis.
Le gouvernorat de Sidi Bouzid a reçu le blason d’honneur pour avoir enregistré le plus grand nombre de participants (4077). Quatre personnes malvoyantes ont également été mises à l’honneur : Mohamed Hamad (Tozeur), Iman Msawess (Monastir), Hiba Kadachi (Sfax) et Raouane Achbouli (Bizerte).
Un hommage particulier a été rendu à Jouri Dhouibi (Sidi Bouzid), la plus jeune participante, Mohamed Selmi (Bizerte), le doyen de la compétition âgé de 85 ans, ainsi qu’à Amna Belkhiria (Sfax), qui a lu le plus grand nombre de livres, soit 964 ouvrages.
Les jumelles Bissane et Blissane Kouka, lauréates du « Défi de la Lecture arabe » (arab Reading challenge) lors de sa 9ème édition tenue à Dubaï en octobre dernier, étaient également à l’honneur. Elles avaient quitté les éliminatoires du Championnat National pour participer à la compétition émiratie.
Plus de 36 846 lecteurs issus de toutes les régions ont pris part à cette édition qui s’est achevée par un rassemblement de 1400 finalistes.
Organisé par la Direction de la lecture publique relevant de la Direction générale du livre au ministère des Affaires culturelles, en partenariat avec la Bibliothèque régionale de Ben Arous, le championnat vise à promouvoir la lecture dans les espaces éducatifs et culturels, à inculquer le goût du livre et à renforcer le rôle de la lecture comme vecteur d’ouverture et de développement personnel.
Le Championnat, ouvert aux adhérents des bibliothèques publiques sans limite d’âge, comprend trois phases : Locales, Régionales et Semi- finales. Chaque candidat dispose d'un livret de lecture lui donnant à la collection papier et numérique de sa bibliothèque.
Au total, 635 702 livres ont été lus lors des phases éliminatoires locales.
Lauréats 2024-2025
Livret rouge (6/8 ans)
Alaa Chaouat (Médenine), Aya Daassi (Kasserine), Zahra Haj Ammar (Monastir), Hamza Khalif (Sousse) et Baha Al-Qods Aouni (Tunis).
Livret vert (9/12 ans)
Inès Fareh (Kasserine), Mariam Khlifi (Gafsa), Ilaf Frihi (Tozeur), Assil Masmoudi (Sfax) et Ahmad Mabrouk (Sousse)
Livret orange (13/15 ans)
Aziz Gumaiel (Nabeul), Maiar Ghanmi (Sidi Bouzid), Wathek Ben Khlifa (Gabès), Rahma Jdidi (Monastir) et Ritaj Houichi (Bizerte)
Livret jaune (16/22 ans)
Nada Nsir (Mahdia), Lina Ben Dhia (Monastir), Mariam Riahi (Bizerte), Mariam Cheikh (Sfax) et Samar Mlika (Sousse).
Livret bleu (23/39 ans)
Safa Dhibi (Kasserine), Fidaa ben Zayed (Kebili), Fatma Aouini (Manouba), Najla Hammami (Kairouan) et Ghazi Bacha (Ben Arous).
Livret blanc (à partir de 40 ans)
Dalila Rchidi (Monastir), Samia Farjallah (Monastir), Moufida Bsir (Sfax), Gassouma Gassouma (Sousse) et Najla Kbaili (Sfax)
La météo de ce mardi 4 novembre : Ciel dégagé
Mardi, le temps sera généralement dégagé sur la plupart des régions avec des températures qui varieront entre 14 °C le matin et 22 °C l’après-midi.
Le vent soufflera modérément de secteur nord-ouest alors que la mer sera peu agitée à agitée.
Mondial U-17: La Tunisie débute par un carton prometteur face aux Fidji
Pour leur entrée en lice en Coupe du Monde des moins de 17 ans, qui se déroule actuellement au Qatar, les Aiglons de Carthage ont brillé, ce lundi, face aux Fidji. En effet, la Tunisie a nettement battu (6-0) les Fidji, pour le compte de la première journée du groupe D du Mondial U17.
Les buts ont été marqués par Wassim Slama (30' et 54’), Fedi Tayachi (35' et 85'), Anisse Saïdi (74') et Seifeddine Haj Abdallah (80').
Dans l'autre match du même groupe, l'Argentine s'est imposée face à la Belgique (3-2).
Pour son second match, la Tunisie affrontera l'Argentine, le jeudi 6 novembre, à partir de 14h30 (heure tunisienne) avec l’espoir de réussir une performance qui ouvrira les portes de qualification.
FIFA: Le CSS encore une fois interdit de recrutement !
Le gâchis continue du côté des Noir et Blanc. En effet, la Fédération internationale de football association (FIFA) a infligé au Club Sportif Sfaxien une interdiction de recrutement pour une durée de trois périodes, à partir du 30 octobre 2025. Le litige concerne les dus de l'ancien joueur portugais Pedro Sà.
D'autre part, les responsables du club s'attendent à ce que la FIFA leur inflige une amende dépassant le million de dinars, relatives aux salaires du staff technique portugais, dirigé par Alexandre Santos.
Du pain sur la planche pour le bureau directeur et le staff technique qui compte sur d’éventuels prochains renforts lors du mercato hivernal.
K.Z.
Ligue des champions (Phase de poules) : L’EST ouvre contre le Stade Malien à Rades
Voici le programme des matches de l'Espérance Sportive de Tunis en phase de poules de la Ligue des Champions africaine :
1e journée : 21 ou 22 novembre
Espérance de Tunis (Tun) - Stade Malien (MLI)
Simba SC (TAN) - Petro Atlético (ANG)
2e journée : 28 ou 29 novembre
Petro Atlético (ANG) - Espérance de Tunis (Tun)
Stade Malien (MLI) - Simba SC (TAN)
3e journée : 23 ou 24 janvier
Espérance de Tunis (Tun) - Simba SC (TAN)
Stade Malien (MLI) - Petro Atlético (ANG)
4e journée : 30 ou 31 janvier
Simba SC (TAN) - Espérance de Tunis (Tun)
Petro Atlético (ANG) - Stade Malien (MLI)
5e journée : 06 ou 7 février
Stade Malien (MLI) - Espérance de Tunis (Tun)
Petro Atlético (ANG) - Simba SC (TAN)
6e journée : 13 ou 14 février
Espérance de Tunis (Tun) - Petro Atlético (ANG)
Simba SC (TAN) - Stade Malien (MLI)
« Agora des Saisons »: Etat des lieux et une feuille de route pour le théâtre tunisien
Dans le cadre de la troisième édition du Festival national du théâtre tunisien « Les Saisons de la Création », la Salle « Le 4ème Art » à Tunis a accueilli, le dimanche 2 novembre, une rencontre intitulée « Agora des Saisons ». Le thème de cette édition était « Le théâtre tunisien aujourd’hui : acquis du présent et questions de l’avenir ». Modérée par le journaliste et critique Lotfi Larbi Snoussi et le metteur en scène Walid Daghsni, cette rencontre a rassemblé un large public, composé de professionnels du théâtre, critiques, académiciens et responsables culturels.
Dr Moez Mrabet, directeur général du Théâtre National Tunisien (TNT) et directeur du festival, a souligné l’importance de l’Agora des Saisons comme un espace de réflexion destiné à dresser un état des lieux du secteur théâtral, notamment en matière de production, diffusion, ouverture internationale et formation. L'objectif est de formuler des recommandations concrètes pour améliorer le paysage théâtral tunisien et en faire une base pour l’élaboration d’un plan d’action stratégique.
La question du public a été abordée par le chercheur Ahmed Khouaja, qui a mis en lumière la nécessité de renforcer l’éducation et l’accès à la culture pour construire un public à la fois curieux et conscient. L’importance d'élargir l’accès au théâtre au-delà de la capitale a été soulignée par Lassaad Jamoussi, ancien directeur des Journées Théâtrales de Carthage, qui a évoqué son expérience de démocratisation du théâtre en régions. Des initiatives similaires ont également été évoquées par Salah Felah et Houssem Ghribi, qui ont partagé des exemples de projets pour renforcer les liens entre les centres dramatiques, les écoles et les municipalités, tout en facilitant l'accès du public local à des spectacles de qualité.
Concernant la production théâtrale, Habib Belhadi a souligné l’importance de développer des coproductions et de créer des structures professionnelles pour garantir des productions dans de bonnes conditions. Il a aussi proposé la mise en place de plateformes numériques pour élargir la diffusion des œuvres. Le financement et la transparence ont été au cœur des débats, avec des critiques sur le système actuel de subvention publique et des propositions de réformes administratives par Moez Hamza.
L’internationalisation du théâtre tunisien a également été abordée par le musicologue Sofiane Feki, qui a plaidé pour une meilleure répartition des ressources et la création d’une Agence nationale de diffusion des arts vivants. Cette agence aurait pour mission d’accompagner les troupes dans leurs tournées internationales et de renforcer la présence du théâtre tunisien à l'étranger.
La question de la formation a été un point central des discussions, notamment avec Mohamed Mediouni, qui a insisté sur la nécessité de ne pas limiter la formation théâtrale à un cadre académique, mais de l’élargir à une formation continue sur le terrain, dans des domaines techniques tels que la scénographie ou la production. De nombreux participants ont souligné la nécessité de réhabiliter le théâtre scolaire et universitaire comme base de la formation, de développer des programmes pratiques et d’instaurer des financements réguliers pour ces formations.
À l’issue des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment la création d'une feuille de route nationale intégrant formation, production, distribution et public, la décentralisation du financement, la mise en place de mécanismes de soutien pour les participations internationales, et la réhabilitation du théâtre scolaire à travers des programmes pédagogiques permanents dans les écoles et clubs de jeunes.
Ligue des champions d’Afrique : L'Espérance avec Simba SC, Petro Atletico et le Stade Malien
C’est aujourd’hui qu’a eu lieu le tirage au sort de la phase de poules de la Ligue des champions. Ce tirage a placé l'Espérance sportive de Tunis dans le groupe D avec Simba SC (Tanzanie), Petro Atletico (Angola) et le Stade Malien (Mali). Un tirage un peu compliqué pour les Sang et Or, mais à leur portée tout de même pour passer aux quarts de finale.
Voici, par ailleurs, la composition des poules:
Groupe A: RS Berkane (Maroc), Pyramids (Égypte), Rivers United (Nigeria), Power Dynamos (Zambie)
Groupe B: Al Ahly (Égypte), Young Africans (Tanzanie), AS Far (Maroc), JS Kabylie (Algérie)
Groupe C: Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud), Al Hilal Omdurman (Soudan), MC Alger (Algérie), FC Lupopo (RD Congo)
Groupe D: Espérance sportive de Tunis (Tunisie), Simba SC (Tanzanie), Petro Atletico (Angola), Stade Malien (Mali)
Les rencontres de la phase de poules se dérouleront selon le programme suivant:
1e journée: Du 21 au 23 novembre 2025
2e journée: Du 28 au 30 novembre 2025
3e journée: Du 23 au 25 janvier 2026
4e journée: Du 30 janvier au 1er février 2026
5e journée: Du 6 au 8 février 2026
6e journée: Du 13 au 15 février 2026.
K.Z.
L’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis (ASM Tunis) à la recherche d’un architecte, d’un urbaniste et d’un juriste pour son nouveau projet
Dans le cadre du Projet de coopération franco-tunisien sur les enjeux de préservation du patrimoine en Tunisie, l’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis (ASM Tunis) a lancé un appel à candidatures pour le recrutement d’un groupement d’experts composé d’un architecte, d’un urbaniste et d’un juriste.
La mission, d’une durée de 12 mois, portera sur la réalisation d’une étude juridique, architecturale et urbaine relative à la préservation du patrimoine historique et architectural en Tunisie, avec une attention particulière portée à la médina de Tunis.
Les candidatures doivent être adressées par courriel à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., avant le lundi 10 novembre 2025 à 12h, avec la mention « Mission Étude juridique, architecturale et urbaine » dans l’objet. Seuls les candidats présélectionnés seront contactés pour un entretien.
Le projet de coopération sur les enjeux de préservation du patrimoine en Tunisie est mené par l’ASM Tunis en partenariat avec le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France et l’Institut français de Tunisie (IFT), en collaboration avec les acteurs culturels et patrimoniaux tunisiens.
Ce projet, financé par le Fonds Équipe France (FEF) du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, vise à renforcer la coopération franco-tunisienne autour de la sauvegarde du patrimoine, à clarifier le cadre juridique de la protection des centres historiques et à former de nouvelles compétences dans les métiers du patrimoine. Il associe plusieurs institutions partenaires, dont l’Institut national du patrimoine (INP), ONU-Habitat, la Fédération nationale des communes de Tunisie (FNCT), l’Institut européen de coopération et de développement (IECD) et l’Ecole nationale d’architecture et d’urbanisme (ENAU)
Les experts retenus contribueront également à la classification des biens culturels, à l’organisation d’ateliers institutionnels et à l’élaboration d’un manuel de formation sur les spécificités des centres anciens.
De plus amples informations sur cet appel et les modalités de participation sont disponibles sur la page officielle de l’IFT.
Fondée en 1967, l’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis « ASM » œuvre pour la protection des ensembles urbanistiques et des monuments historiques et a pour vocation de conserver la spécificité et l’unité de la ville historique et d’assurer son intégration au reste de la ville. L’ASM Joue également un rôle central dans la promotion d’initiatives culturelles et patrimoniales à l’échelle locale et nationale.
Dar Sébastian fait son opéra
Le Centre Culturel International de Hammamet (CCIH) (Maison de la Méditerranée pour la Culture et les Arts) rouvre ses portes aux passionnés de musique classique pour une nouvelle édition de l’événement « Dar Sébastian fait son opéra », qui se déroulera à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 8 novembre 2025.
Devenu une tradition annuelle, cet événement marie le chant lyrique et la musique raffinée. Il ne se contente pas de présenter l’opéra dans ses dimensions classiques et contemporaines, mais invite également le public à redécouvrir cet art sous un nouveau jour, comme une rencontre entre théâtre, musique et poésie.
En plus des spectacles à venir, qui seront annoncés prochainement, cette nouvelle édition de « Dar Sébastian fait son opéra » rassemblera de jeunes artistes et des professionnels venus de Tunisie, d’Italie et de Russie, autour de résidences artistiques et de master-classes animées par des spécialistes du chant lyrique et du piano. Ces sessions offriront aux artistes l’opportunité de perfectionner leurs techniques et d’enrichir leurs expériences dans un espace de rencontre où les voix s'accordent et les cultures se croisent.
Pour ce soir, à partir de 19h00, laissez-vous transporter dans un voyage musical unique au cœur du chant lyrique, entre Orient et Occident. « Odyssée » est le titre de ce récital proposé par l'artiste Lilia Ben Chikha, qui vous invite à explorer les traditions musicales à travers les siècles.
Soprano de talent, Lilia Ben Chikha guidera le public dans une balade nocturne fascinante, à travers des chefs-d'œuvre intemporels de Verdi, Bellini, Mozart, Rossini, Offenbach et Dvořák, avant de dévoiler les sonorités modernes de Bernstein et Albinoni. La seconde partie du concert vous emportera vers l’Orient, avec des mélodies envoûtantes de Farid El Atrache, Asmahan et Layla Mourad, pour une plongée captivante dans le lyrisme oriental.
Accompagnée d’un trio à cordes exceptionnel, composé de Bassem Makni au piano, Racem Dammak au violon, Bahaeddine Ben Fadhel à l’alto et Majdi Bahloul au violoncelle, Lilia Ben Chikha vous offrira une performance où les émotions s'entrelacent, créant ainsi un voyage musical riche en découvertes.
À noter que la durée du spectacle est de 75 minutes.
















