Les Harems et Sultans en débat à l’IRMC
L’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC) accueille cet après-midi, à 17h30, une rencontre-débat autour de l’ouvrage « Harems et Sultans. Genre et despotisme au Maroc et ailleurs, XIVè-XXè siècle » (Editions Anacharsis, 2024), en présence de son autrice Jocelyne Dakhlia, historienne et anthropologue franco-tunisienne, directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris).
Spécialiste de l’histoire politique du Maghreb et plus largement de la Méditerranée, elle sera en discussion à cette occasion avec l’historienne Fatma Ben Slimane, professeure à la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis (FSHS).
Considéré comme une œuvre magistrale par son ampleur -plus de deux mille pages- et par la richesse de sa réflexion, l’ouvrage constitue un vaste travail de déconstruction et de recadrage des représentations du harem et de l’exercice du pouvoir dit oriental, à rebours des stéréotypes.
L’autrice y montre comment, de la fin du Moyen Age au XXème siècle, les pouvoirs en islam, notamment au sein du sultanat du Maroc, ont été façonnés par une pluralité d’acteurs, parmi lesquels les femmes ont joué un rôle essentiel. Elle invite ainsi à repenser les rapports entre politique et genre dans les sociétés islamiques.
Articulé en trois volumes et sept chapitres, le livre explore les stéréotypes associés au harem et au sultanat, leur influence sur la perception du monde islamique, l’émergence du concept de harem et sa construction orientaliste et coloniale. Il met également en lumière le rôle politique des femmes dans les sérails et s’appuie sur un riche corpus de sources picturales et textuelles pour proposer une histoire renouvelée du genre et du politique en islam.
Le Tunisien Amine Chaabane finaliste du concours « IRead 2025 » pour pour le Monde arabe, en Arabie Saoudite
Le Tunisien Amine Chaabane figure parmi les six finales à la dixième édition du concours « IRead » pour le Monde arabe, organisé par le Centre Roi Abdulaziz pour la culture mondiale (Ithra), en Arabie Saoudite.
Selon un communiqué publié mercredi par le centre Ithraa, les autres finalistes en lice pour le titre de « Lecteur de l’année » sont Abdalilah Al-Bahrani (Arabie saoudite), Younes Aissaoui et Hiba Yamout (Maroc), Sara Ben Ammar (Algérie) et Nesrine Aboulifa (Libye).
Le concours a enregistré « un nombre record de 192 000 participants issus de tout le monde arabe, contre 106 000 en 2024 », précise la même source.
Placée sous le slogan « L’impact de la lecture ne disparaît jamais », la finale de ce concours arabe se tiendra les 5 et 6 décembre 2025 au centre Ithra, à Dhahran.
L’initiative « Iqra », portée par le centre, vise à renforcer les compétences des jeunes en lecture, écriture, édition, publication et prise de parole en public.
Le concours s’adresse aux élèves et étudiants de différents niveaux issus des pays arabes. Les étapes éliminatoires, qui s’étalent sur près d’un an, comprennent une critique du livre, une entrevue, puis une sélection des demi-finalistes pour le Forum d’enrichissement Iqra, organisé au Centre Ithra.
Le concours célèbre cette année son dixième anniversaire à travers une exposition intitulée « Dix ans de lecture » ainsi que des tables rondes, séances de dédicace et rencontres littéraires et poétiques.
Lancé en 2013, ce concours « IRead » vise à promouvoir la culture de la lecture et à valoriser la connaissance dans les sociétés arabes, conformément à la vision du centre Ithra pour qui la lecture constitue un pilier essentiel du développement intellectuel.
La finale, organisée sur deux jours, rassemblera lecteurs, écrivains et penseurs du monde arabe autour d’un programme culturel varié.
Le concours décerne plusieurs prix d’une valeur totale de 200 000 riyals saoudiens (SAR) dont le grand prix du Lecteur de l’année et des distinctions pour les catégories « Lecteur prometteur », « Lecteur du public », « Lecteur du milieu d’année », « École de lecture », « Ambassadeurs de la lecture » et « Vues de l’année ».
Décès du saxophoniste Farhat Ben Hmida dans un accident de la route
Le musicien et saxophoniste Farhat Ben Hmida est décédé hier, le mercredi 5 novembre 2025, à la suite d’un accident de la route, a annoncé le ministère des Affaires culturelles. Dans un communiqué publié sur son réseau social, le ministère a déploré la perte de Farhat Ben Hmida, qui était l’un des meilleurs saxophonistes de Tunisie. Le défunt, originaire de Sfax, dirigeait le groupe « Ouled Diwan », qu’il avait fondé. À travers ses participations à de nombreux spectacles et projets artistiques, ce talentueux musicien a contribué à enrichir les expériences musicales nationales.
A la salle « Le 4ème art » : Lumières sur Adel Megdiche et sa passion pour la théâtralisation
L’exposition « Scènes : La théâtralisation dans l’œuvre de Adel Megdiche » se poursuit à la Salle Le 4ᵉ jusqu’au 31 janvier 2026. Organisée par le Théâtre National Tunisien (TNT) en collaboration avec le Musée National d’Art Moderne et Contemporain (MACAM), cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la 3ᵉ édition du Festival National du Théâtre Tunisien « Saisons de la Création ».
Cette exposition rend hommage au peintre Adel Megdiche (1949-2022), figure majeure des Beaux-Arts en Tunisie. Elle réunit 32 œuvres de divers formats et techniques (du brou de noix à l’acrylique, matériau privilégié de l’artiste) couvrant plusieurs périodes de sa carrière.
Selon Ahlem Boussandel, commissaire de l’exposition et directrice du MACAM, le parcours est organisé en trois périodes artistiques : « Les figures et personnages », « La période surréaliste et abstraite » et « La période authentique ». Même si toutes les œuvres n’illustrent pas directement la « théâtralisation », le choix met en valeur la diversité des styles et influences de Megdiche. Des tableaux aux titres évocateurs comme « Trames » ou « Composition aux signes » rappellent son évolution artistique, notamment après une période d’incompréhension du public face à ses expérimentations surréalistes et abstraites.
Un hommage complémentaire est prévu demain, le 7 novembre 2025, avec une rencontre-débat à la Salle Le 4ᵉ Art, réunissant artistes et proches de Megdiche, dont Saber Bahri, Habib Bida, Sami Ben Ameur et Wahid Saafi.
MedFilm Festival à Rome : Trois films tunisiens au programme
La capitale italienne Rome accueille à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 16 novembre, la 31ème édition du MedFilm Festival, un événement majeur dédié au cinéma méditerranéen et moyen-oriental. Trois films tunisiens figurent dans la sélection.
La nouvelle édition du MedFilm Festival sera marquée par la projection de ces trois fraîches productions cinématographiques tunisiennes : « Promis le Ciel » d’Erige Sehiri, « Bord à Bord » de Sahar El Echi et « 109 : Échos du 21ème siècle » de Hazem Shaheen.
Réalisé par Erige Sehiri, « Promis le ciel » est en compétition pour le Prix Cupidon et Psyché (Premio Amore e Psiche), une distinction décernée dans le cadre de la compétition officielle qui réunit huit films. Ce long-métrage de 95 minutes (2025) aborde la question de la migration à travers le parcours de trois jeunes femmes ivoiriennes vivant en Tunisie. L’histoire suit Marie, une pasteure ivoirienne, qui accueille deux réfugiées chez elle. L'arrivée inattendue d'un naufragé perturbe leur quotidien et met en lumière la solidarité féminine face à la précarité. Coproduit par la France, la Tunisie et le Qatar, ce film a été présenté en première mondiale au 78ème Festival de Cannes (section ‘Un Certain Regard’). Il s'agit du deuxième long-métrage de fiction d’Erige Sehiri, après « Sous les figues », qui avait été sélectionné pour représenter la Tunisie aux Oscars (95e édition).
Quant au court-métrage « Bord à Bord » (On The Edge), réalisé par Sahar El Echi, il est en lice pour le Prix Methexis, qui récompense l’innovation dans le cadre de la compétition internationale des courts-métrages. Ce prix est décerné en partenariat avec l’Institut Cervantes de Rome. Produit en 2024, le film de 17 minutes raconte l’histoire de Mounira, une trentenaire vivant dans une banlieue du sud de Tunis, qui gère un stand de plats à emporter hérité de son père décédé. Confrontée à la domination masculine, elle fait preuve d'une résilience remarquable face aux difficultés sociales et économiques de son environnement.
Enfin, le court-métrage « 109 : Échos du 21ème siècle » de Hazem Shaheen est présenté dans la section non compétitive « Regards de l’avenir », qui met en lumière des œuvres réalisées par des étudiants en cinéma, membres du jury de la compétition internationale des courts-métrages.
Produit en 2025 par l’Institut Supérieur des Arts Multimédia de la Manouba (ISAMM), en collaboration avec l’Ambassade de Palestine en Tunisie et le Croissant-Rouge palestinien, ce film se déroule dans un centre d’appel d’urgence palestinien. Il raconte l’histoire de deux anciens ambulanciers confrontés à leur passé, tiraillés par des remords et forcés de faire un choix difficile qui met à l’épreuve leur sens de la responsabilité.
Outre ces projections, le MedFilm Festival 2025 qui a été créé en 1995 et qui pose cette fois-ci ses valises à Rome offrira des master-classes, des rencontres professionnelles, des échanges avec des cinéastes confirmés et de jeunes talents, ainsi que des conférences sur des enjeux contemporains majeurs. Le festival, qui constitue un véritable pont culturel entre l’Italie et les pays de la région euro-méditerranéenne, proposera également des focus sur le cinéma qatari et libanais, en collaboration avec le Doha Film Institute et le Cabriolet Film Festival.
Découverte d’un masque d’albâtre au Tophet de Salammbô à Carthage
Des fouilles archéologiques menées au Tophet de Salammbô, sur le site de Carthage (banlieue nord de Tunis), ont permis la découverte, mardi 4 novembre, d’un masque d’albâtre datant de la fin du IVe siècle avant J.-C, a annoncé le ministère des Affaires culturelles.
Selon le communiqué publié mercredi soir, cette découverte réalisée par des chercheurs de l’Institut national du patrimoine (INP) consiste en un masque de femme à la coiffure de style phénicien, illustrant un aspect des rituels et des pratiques religieuses propres à ce lieu.
Les archéologues Imed Ben Jerbaniya, Nessrine Maddahi et Kaouther Jendoubi sont à l’origine de la découverte. Les chercheurs avancent l’hypothèse que le masque aurait été présenté comme une offrande aux divinités Tanit et Baal Hammon.
Un rapport scientifique final sera soumis à l’issue de l’étude du masque sculpté dans l’albâtre, précise la même source.
Les travaux de fouilles s’inscrivent dans le cadre d’un accord de coopération quadriennal signé en mars de 2024 entre l’INP et l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle (AMVPPC).
Selon l’archéologue Imed Ben Jerbaniya, les fouilles réalisées depuis le lancement du projet ont permis d’obtenir des « résultats scientifiques fructueux ».
En 2014, des fouilles sur le même site ont déjà conduit à la découverte de neuf pièces d’or datant du IIIe siècle avant J.-C. dont une effigie de la déesse Tanit, symbole de maternité, de fertilité et de croissance chez les carthaginois. Ben Jerbaniya avait qualifié des trouvailles d’ « importantes », en raison de la rareté des pièces d’or, témoignant de la puissance de l’empire Carthaginois et sa prospérité.
Les découvertes réalisées sur le Tophet de Salammbô illustrent l’importance des divinités phéniciennes Baal Hammon et Tanit dans la civilisation carthaginoise et offrent un éclairage sur la vie sociale, culturelle et religieuse avant la chute de la cité en 146, lors de sa destruction par les Romains.
Le Tophet de Salammbô, situé à proximité du port punique, est un sanctuaire et nécropole dédié aux deux divinités. Il abrite de nombreuses tombes d’enfants, autour desquelles les débats scientifiques demeurent vifs : certains historiens évoquent des sacrifices rituels, d’autres des inhumations après mort naturelle. Faute de sources écrites directes, les pratiques funéraires carthaginoises restent entourées de mystère.
Découvert en 1921, par deux archéologues amateurs, le Tophet a depuis fait l’objet de multiples recherches. Les fouilles de 2014, menées par une équipe tunisienne relevant de l‘INP et de l’Université tunisienne ce qui constituaient une première dans l’histoire des explorations sur ce site.
Inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis le 26 octobre 1979, le site archéologique de Carthage comprend notamment la Colline de Byrsa, les Thermes d’Antonin, les Villas Romaines, le Tophet Salammbô, le Théâtre Romain, le Quartier Magon, le Quartier Didon et le Musée Paléochrétien.
Fondée par les Phéniciens vers 814 avant J.-C, Carthage fut la capitale d’un puissant empire méditerranéen avant sa destruction par Rome. Refondée par Jules César, la ville a ensuite connu des périodes romaine, chrétienne, vandale, byzantine et arabe, témoignant de la richesse et de la continuité de son patrimoine historique.
Zohran Mamdani, premier maire musulman de New-York : Les analystes tunisiens décortiquent la portée d’un évènement historique
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le 1ᵉʳ janvier 2026 il deviendra le premier maire musulman de la plus grande ville des Etats-Unis. Il s’agit du candidat démocrate Zohran Mamdani, socialiste et opposant au président Donald Trump. Comment interpréter cette victoire et quel sera son impact sur le paysage politique américain ?
«Plus qu’une victoire pour les musulmans des USA, il s’agit aussi d’un tournant dans le paysage politique américain qui subit de plein fouet l’effet Gaza », estime l’analyste politique Sahbi Khaldi.
n effet, malgré les menaces du président américain, Donald Trump, de couper des financements et la pression de la Maison Blanche exercée sur les électeurs, le candidat démocrate Zohran Mamdani, socialiste et opposant au président Donald Trump, a été élu, mardi 4 novembre, maire de New York.
L’élu local de 34 ans devance largement l’ancien gouverneur de l’Etat, le centriste Andrew Cuomo, et le républicain Curtis Sliwa, selon les projections de plusieurs médias américains. Il deviendra, le 1er janvier prochain, le premier maire musulman de la plus grande ville des Etats-Unis, rapporte le journal Le Monde.
Pour l’analyste Sahbi Khaldi : «Même si le président américain s’est immiscé dans la course en jouant la carte de la religion en qualifiant Zohran Mamdani d’ennemi des juifs, les électeurs et particulièrement les jeunes ont massivement voté pour le candidat musulman ». De son côté, l’analyste Salem Chérif nous a confié : « Il s’agit d’un vrai séisme politique.
D’ailleurs, les déclarations du président américain, Donald Trump, confirment ce constat en menaçant de couper les financements à la ville de New York. En effet, le président des Etats-Unis a posté en pleine campagne électorale un message sans ambiguïté sur son réseau social, dans lequel il enjoint aux habitants de sa ville natale de voter pour Andrew Cuomo, le principal opposant du démocrate.
Trump menaçait même de bloquer les fonds fédéraux et tout faire pour empêcher Zahran de réussir ». Quel sera l’impact de cette élection sur le paysage politique américain ?
L’effet Gaza …
En plus des républicains aux USA, le pays le plus en colère, suite à cette victoire de Zahran Mamdani, est sans doute l’Etat hébreu. Cette victoire a, en effet, déçu les Israéliens, où beaucoup l'ont considéré comme un "jour noir" dans l'histoire de la ville, certains allant même jusqu'à le qualifier de "chute de New York".
Pour l’analyste Sahbi Khaldi : « Rien qu’à voir les réactions colériques de la part de personnalités et de twittos israéliens, l’on comprend à quel point cette élection de Zahran est en train de faire basculer l’opinion publique américaine au profit de la Cause palestinienne.
Alors, pour contre-attaquer, les sionistes le décrivent comme "extrémiste" et "soutien du terrorisme", avertissant que son élection représente une "invasion intérieure" de l'Occident qui aura de lourdes conséquences ».
En effet, dans un article publié sur le site américain Sada news, la communauté juive estime que « New York est tombée ! C'est un jour noir dans l'histoire de la ville, des États-Unis et du monde libre. Une personne dangereuse et extrémiste, soutenant le terrorisme va diriger l'une des plus grandes et des plus importantes villes de l'Occident.
Cela symbolise une mauvaise direction dans laquelle se dirige l'Amérique, car l'invasion de l'Occident de l'intérieur s'intensifie et ses conséquences affecteront l'avenir du monde de la manière la plus douloureuse. C'est un jour triste. Nous avons été avertis... et bientôt tout le monde comprendra ce que nous avons voulu dire ».
D’autres commentateurs estiment qu’« après avoir été pendant 150 ans un refuge sûr pour les juifs et le foyer de la plus grande communauté juive au monde, la ville pourrait connaître un déclin progressif, poussant les juifs à émigrer vers leur prochaine destination ».
M.B.S.M.
Ligue 1 (13e J.) : L’ESS et le CSS en évidence, mais que de cartons rouges !
La seconde partie de la 13e journée n’a pas été avare en enseignements avec des matches très disputés mais avec, également, un tas de cartons rouges dus à une excitation excessive dans une compétition qui n’a pas encore bouclé sa première moitié.
Les matches de ce mercredi ont enregistré, dès lors, pas moins de 6 cartons rouges, dont quatre à Sousse. C’est dire que le match a beaucoup plus valu par ses nombreux arrêts de jeu que par un bon spectacle.
Seifeddine Charfi (41’), Innocent Nshuti (45’) et Moataz Chouchene (90’+11) ont vu rouge côté zarzissien, tandis que Fedi Ben Choug a également été expulsé pour l’Étoile du Sahel à la fin de la première période (45’) .
En fin de compte, l’Etoile du Sahel a eu le dernier mot face à l’Espérance de Zarzis (1-0) grâce à un but de Houssem Dagdoug marqué dès les premières minutes (7’).
A La Marsa, L’Avenir local s’est offert une belle victoire face au Club Athlétique Bizertin (2-0). Yousri Arfaoui (14’) et Ahmed Hadhri (45’+2) ont concrétisé la domination des Marsois.
Le CA Bizertin, réduit à dix après l’expulsion d’Amine Jaballah à la 34e minute, n’a jamais paru capable de revenir dans le match. Ce succès permet à l’AS Marsa de sortir provisoirement de la zone rouge et de remonter à la 12e place.
En déplacement à Béja, le Club Sportif Sfaxien a signé un succès précieux (0-1) face à l’Olympique de Béja grâce à une réalisation d’Iyed Belwafi (41’). Réduits à dix après le carton rouge d’Ammar Taifour (24’), les Sfaxiens ont fait preuve de solidité défensive pour préserver leur avantage.
A Métlaoui, l’ESM et l’US Monastirienne ont offert du spectacle et du suspense (2-2). Naby Sylla a signé un doublé (42’ et 90’+2), tandis que les visiteurs ont trouvé le chemin des filets grâce à Fakhreddine Ben Youssef (73’) et Adnene Yaakoubi (75’).
K.Z.
Résultats
ESS – ESZ (1-0)
ASM – CAB (2-0)
OB – CSS (0-1)
ESM – USM (2-2)
Catalogue automne-hiver 2025-2026 des TO européens : La Tunisie, un choix incontournable…
Par Hassan GHEDIRI
A l’approche de la saison hivernale, les voyagistes en Europe dévoilent les destinations les plus réservées. Dans les nouveaux catalogues, la Tunisie occupe une place de premier choix…
Dans une interview exclusive accordée au magazine français ‘’Tour Hebdo’’, spécialisé dans le secteur du tourisme destiné aux professionnels du voyage et publié le 28 octobre dernier, le ministre tunisien du Tourisme et de l’Artisanat, Sofien Tekaya, a expliqué l’un des chantiers prioritaires engagés dans le secteur qui consiste à diversifier l’offre et prolonger la saison.
En d’autres termes : désaisonnaliser le tourisme tunisien. « Nous voulons que Djerba ou Tozeur soient aussi attractives en décembre qu’en juillet ! », avait-il notamment expliqué. Avec plus de 9 millions de visiteurs enregistrés fin octobre dernier, soit un bond de plus de 9% par rapport à 2024, la Tunisie s’approche des 11 millions de touristes initialement visés en 2025.
Un objectif qui semble être à la portée si l’on considère les tendances relevées par les tour-opérateurs dans les principaux marchés émetteurs et la dynamique des réservations pour la saison hiver-automne 2025/2026.
L’année 2025, qui a vu la Tunisies reconquérir sa place de destination incontournable dans la Méditerranée, a affiché de très bons résultats qui ont incité les grands voyagistes en Europe à réserver à notre pays une place de choix dans leurs brochures hivernales 2025/2026 qui circulent actuellement dans les agences de voyages. C’est en tout cas ce qui ressort de l’état des lieux du trafic pour les voyages programmés par les principaux TO français.
A l’approche de la saison hivernale, le Syndicat des Entreprises du Tour Operating (SETO) qui compte quelque 70 des principaux tour-opérateurs de l’Hexagone dévoile les premières tendances qui font état d’un portefeuille de réservations globalement satisfaisant pour les cinq prochains mois.
A côté des destinations longs courriers qui affichent un taux de remplissage meilleur que l’année précédente, notamment l’Asie du Sud-Est et l’Océan Indien, le SETO place la Tunisie parmi les destinations moyens courriers qui vont tirer leur épingle du jeu grâce à un engouement toujours grand pour les séjours au soleil et une offre aérienne renforcée.
Il est important de souligner que, depuis fin août, les réservations pour les vacances d’hiver avaient déjà représenté environ 25% du portefeuille global. Un constat qui laisse apparaitre des perspectives très prometteuses pour les destinations moyens courriers confirmant le maintien du leadership des destinations de l’Europe du Sud (Espagne, Grèce, Italie…) mais également l’Afrique du Nord, avec particulièrement la Tunisie qui a décroché la 3è place au TOP 10 des destinations les plus prisées en été commercialisées par le SETO.
Notons que le ministère chargé du Tourisme et de l’Artisanat s’est particulièrement félicité de l’engouement visible pour la destination Tunisie sur les marchés classiques européens qui ont affiché une progression d’environ 9% depuis le début de l’année 2025 avec un bond spectaculaire du Royaume-Uni (+44%).
Constatant le retour de confiance des marchés européens, les responsables du tourisme espèrent développer davantage l’attractivité de la destination en diversifiant l’offre touristique hors des circuits classiques.
Pour dessaisonner l’activité touristique, des projets d’investissement ciblés sont aujourd’hui en cours d’implémentation dans les régions du sud et du centre, longtemps en retrait du circuit touristique classique.
H.G.
Mendicité : Rude concurrence entre les subsahariens et les Tunisiens…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
On peut les croiser dans n’importe quel coin de la capitale. Il s’agit de ces femmes subsahariennes qui ont fait de la mendicité leur gagne-pain. S’agit-il d’un trafic organisé ? Si c’était le cas, que faire pour y mettre fin ?
« Un vrai business », « réseaux organisés » voire « bandes criminelles », les observateurs sont unanimes quant aux effets négatifs de la mendicité sur l’image du pays. « Jusqu’à un passé récent, on ne croisait que des mendiants tunisiens qui font la manche dans les rues.
Aujourd’hui, les places publiques, les mosquées, les feux rouges, devant les restaurants et les cafés voire devant les banques et les bureaux de poste sont envahis par des ressortissants subsahariens, en majorité des femmes accompagnées de bébés ou d’enfants qui s’adonnent à la mendicité et lorsque vous leur demandez les raisons, ils vous disent : « Le destin nous a conduits vers cette terre et nous n’avons que la mendicité pour vivre ».
Plus désolant encore, certains endroits se sont transformés en des scènes de bagarres entre mendiants tunisiens et subsahariens. Chacun cherche à protéger son territoire de chasse, notamment dans les artères connues par leur grande fréquentation.
Selon, en effet, le président de l’Association internationale de défense des droits de l’Homme et des médias, Ridha Karouida: « On estime à 7000 mendiants qui ‘’exercent’’ dans le Grand-Tunis.
Nous estimons que ce chiffre qui remonte à 2023, année de la publication des résultats d’une enquête réalisée par notre association, a doublé avec l’arrivée dans la capitale de centaines de nouveaux migrants subsahariens. Selon, également, les résultats de notre enquête, un mendiant gagne entre 100 et 150 dinars par jour.
Les bébés et les enfants sont utilisés comme des appâts pour s'attirer la sympathie et l'empathie des passants et les pousser à donner de l'aumône ». Que faire, alors, pour mettre fin à ces pratiques ?
Où est l'État ?
Face à la prolifération de ce fléau, les appels se multiplient pour une lutte vigoureuse contre la mendicité qui nuit à l’image du pays, «Nous avons appelé depuis des années à mettre en place toute une stratégie nationale pour lutter contre la mendicité, car nous considérons qu’il s’agit de réseaux organisés qui s’adonnent à ces pratiques et seuls 15% des mendiants le sont réellement.
Alors nous avons proposé la création un comité regroupant, sous l’égide du ministère de l'Intérieur, diverses institutions : les ministères de la Santé, des Affaires sociales et des composantes de la société civile et dont la mission consiste à prendre en charge ceux qui sont réellement dans le besoin et lutter contre les réseaux organisés de la mendicité », nous dira le président de l’Association internationale de défense des droits de l’homme et des médias.
Et d’ajouter : « Il est, en effet, inacceptable de voir des femmes et des hommes en bonne santé harceler les passants ou utiliser des enfants et des bébés d’une manière inhumaine en les exposant pendant des heures et des heures au soleil et au froid ainsi qu’à la pollution sous prétexte qu’ils sont dans le besoin, il faut que ces pratiques cessent et que la loi soit appliquée contre tous ceux et toutes celles qui s’adonnent au trafic criminel de la mendicité y compris les ressortissants subsahariens ».
En effet, l’article 171 du code pénal stipule :
- Est puni de 6 mois de prison celui qui simule des infirmités ou des plaies dans le but d'obtenir l'aumône.
Par contre, la peine est portée à un an contre :
- celui qui, dans le même but, use de menaces ou pénètre dans une habitation sans l'autorisation du propriétaire ; celui qui, mendiant, est trouvé porteur d'armes ou d'instruments de nature à procurer les moyens de commettre des vols ; celui qui mendie, porteur de faux certificats ou de fausses pièces d'identité.
M.B.S.M.
ASSoliman : Sami Gafsi quitte son poste
Tout juste après le coup de sifflet final du match ASSoliman- USBGuerdane, l'entraîneur Sami Gafsi a annoncé son départ, justifiant cette décision par les mauvaises conditions de travail. Rappelons que le match s'est terminé par la victoire de l'USBGuerdane par 1 à 0. Pourtant, samedi dernier son équipe a laissé de bonnes impressions lors de son match face au Club Africain à Rades. S'agit-il là d'un coup de colère ou de décision définitive ? Attendons voir.
J.B.
Editorial : Une croisade qui sent le sans plomb…
Par Chokri Baccouche
Décidément, le président américain Donald Trump fait encore mieux que Lucky Luck, le célèbre cowboy, héros d’une bande dessinée, connu pour être l’homme qui tire plus vite que son ombre. C’est que le locataire de la Maison Blanche est non seulement porté sur les guéguerres, contrairement aux fausses apparences, mais il a également la fâcheuse manie de distribuer à tout va les menaces.
Quand le Grand Manitou américain veut, les « mortels » doivent se plier à ses oukases, de préférence sans broncher, au risque de provoquer son courroux et subir de dures représailles. Sa sérénissime majesté n’a pas la pèche ces derniers jours, à propos. Il est irritable et cherche noise à pas mal de monde.
Il en veut à mourir au président vénézuélien Maduro qu’il traite comme un vulgaire narcotrafiquant. C’est la raison pour laquelle il a jugé bon de dépêcher dans les eaux caribéennes, au large de ce pays d’Amérique latine, une impressionnante armada dans le but inavoué mais clair de chasser le pauvre Maduro du pouvoir.
Pour quelle raison ? Parce que le président vénézuélien est du genre « Che Guevara », le célèbre révolutionnaire cubain qui ne porte pas en odeur de sainteté le capitalisme débridé incarné par un « impérialisme sans scrupule qui se nourrit et se développe au détriment des populations les plus vulnérables ».
En nouant des relations de partenariat très poussées avec la Chine, considérée par les stratèges américains comme la plus grande menace pour le leadership des Etats-Unis dans le monde, Maduro a fini par signer son arrêt de mort politique, aux yeux de la Maison Blanche. La tête du président vénézuélien est d’autant plus mise à prix, au sens propre et figuré du terme, que son pays recèle les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde, surpassant même l’Arabie Saoudite.
Pour Washington, cette manne énergétique inestimable ne doit absolument pas tomber dans l’escarcelle de Pékin pour des raisons qu’on peut d’ailleurs facilement deviner.
De l’Amérique latine, la colère de Donald Trump a débarqué, ces dernières quarante-huit heures, au Nigeria sur le dos d’un blindé. Sans crier gare, le président américain a menacé, en effet, de s’attaquer à ce pays en réponse à ce qu’il a prétendument qualifié d’«horrible massacre de chrétiens », suite à des informations de dizaines de civils tués lors d’attaques attribuées à des groupes armés dans le nord du pays.
Aïe, aïe le locataire de la Maison Blanche a troqué, pour les besoins de ce nouveau scénario, son costume à 15 mille dollars pour une tenue moins bling bling, inspirée de l’époque médiévale.
On l’aura certainement deviné, il s’agit de la fameuse tenue des croisés avec sa cotte de mailles et son surcot, cette tunique blanche à l’emblème de la croix. Donald Trump, qui s'est positionné comme le champion des chrétiens nationalistes et le défenseur des valeurs judéo-chrétiennes, veut apparemment inaugurer une nouvelle page de la sordide guerre de religions dont il se veut l’incontournable héros.
Fidèle à ses méthodes expéditives, le président américain fait non seulement de la récupération politicienne mais feint d’ignorer également que les groupes armés qui sévissent au Nigeria, dont notamment Boko Haram, s’attaquent aussi bien aux musulmans qu’aux chrétiens. Logiquement donc, le mobile religieux ne tient pas la route et ne peut justifier l’expédition militaire punitive que Donald Trump envisage de mener au Nigeria.
Miroir, miroir, qu’est-ce qui peut bien trotter dans la tête du président américain et que cache en réalité cette fausse guerre de religions ? Pour répondre à cette question avec précision, il faut juste avoir un odorat en bonne santé et sentir l’odeur des hydrocarbures qui embaument l’air au Nigeria, connu pour être le premier producteur de pétrole en Afrique et le pays qui recèle d’importantes réserves d’or noir et de gaz.
Le prétexte des pauvres chrétiens martyrisés et massacrés tombe ainsi dans l’eau… noirâtre et visqueuse… des immenses gisements pétrolifères nigérians.
Après le Venezuela et bientôt le Nigeria, qui est le prochain sur la liste ? Tous les pays du « Sud global » producteurs d’hydrocarbures sont, en fait, des cibles potentielles de la razzia.
La finalité est toujours la même, mais c’est le scénario et le prétexte qui changent. Après l’alibi de la drogue au Venezuela et le faux martyre des chrétiens au Nigeria, Il ne faut pas être surpris outre mesure si des scénarios encore plus invraisemblables soient concrétisés.
C’est ainsi que sont désormais régies les relations internationales sous la houlette de Trump : au mieux, par les pressions et l’intimidation, au pis par le recours à la force. Dans la démesure et l’extravagance. Bienvenue dans le nouveau désordre mondial…
C.B.
La Tunisie invitée d’honneur de la Foire internationale du livre de Belgrade
La Tunisie a été officiellement désignée invitée d’honneur de la 69ème édition de la Foire internationale du livre de Belgrade, qui se tiendra en 2026, a-t-on annoncé lors d’une conférence de presse organisée le 2 novembre à Belgrade à l’occasion de la clôture de l’édition 2025.
L’ambassadrice de Tunisie en Serbie, Imen Lajili Laamari, accompagnée du Directeur général des livres au ministère des Affaires culturelles, Imed Hajji, s’est vue remettre le « Livre ouvert » par l’ambassadeur de Chypre en Serbie, Andreas Pholiou, symbole traditionnellement transmis par le pays invité d’honneur sortant. Chypre avait occupé ce rôle lors de l’édition 2025.
Ouverte par le président de la Foire, Marko Blagojevic, la conférence a permis de souligner la place centrale de la culture en Tunisie et sa participation régulière à cet événement international.
Lors de l’édition 2025 qui s’achève, la participation tunisienne s’était particulièrement concentrée sur le jeune public, avec la présentation d’une sélection de livres en anglais destinés à encourager la lecture et à promouvoir le livre tunisien auprès des enfants.
À l’approche de l’édition 2026, l’ambassadrice Imen Lajili Laamari a invité les amateurs du livre à se mobiliser pour cet événement culturel d’envergure, annonçant un programme varié qui reflétera la richesse et la vitalité de la scène littéraire et culturelle de la Tunisie.
BT-Prix Abou el Kacem Chebbi 2025 : Quatre romans en lice pour le prestigieux prix du roman arabe
Le jury du Prix littéraire Abou el Kacem Chebbi / Banque de Tunisie du roman arabe (édition 2025) a annoncé la short- list des œuvres sélectionnées pour cette année, comprenant quatre romans de trois pays, l’Egypte (2), l’Algérie et l’Irak.
Selon un communiqué du comité d’organisation, certaines œuvres ont été retirées de la sélection, après qu’il a été constaté qu’elles avaient été proposées à d’autres concours au cours de la même période, ce qui contrevient aux conditions de participation au prix.
Le roman lauréat sera proclamé le 22 novembre 2025 lors d’une cérémonie organisée au Centre des arts, de la culture et de la littérature (CACL), Ksar Said au Bardo.
Outre l’annonce du roman primé, la cérémonie de cette distinction littéraire annuelle comprendra également la remise du Prix d’honneur, décerné chaque année à une personnalité ayant marqué le champ de la pensée et de la culture dans le monde arabe.
Pour rappel, le lauréat de ce prix honorifique en 2024 était le penseur, académicien et intellectuel tunisien Abdelmajid Charfi.
Ligue 1- 13e J: La JSK retrouve le sourire, l'USBG s'impose en déplacement
Par Jamel Belhassen
A Kairouan, la Jeunesse locale, après six revers de rang, a renoué avec la victoire en venant à bout d'une ASGabes, en mal de points et qui sort d'une parité encourageants contre l'USMonastir. Les Aghlabites ont pris très vite l'avantage grâce à un but de Hamrouni (5e) 1-0 avant de voir Kada doubler la marque à la (45+1e) sur penalty.
L'ASG n'arrive à réduire le score qu'en fin de match par Naoui à la (90+3e). (2-1). Les Aghlabides remportent une victoire importante sous la conduite du nouvel entraîneur Mounir Rached.
Dans l'autre match, l'ASSoliman qui sort d'une série de quatre matches sans victoire mais d'une belle parité contre le Club Africain a croisé le fer avec l'USBGuerdane qui est invaincu depuis quatre rencontres. La première mi-temps a été disputée mais sans buts des deux côtés.
Les visiteurs, bien en place, n'ont pas tremblé devant les assauts des locaux pour arriver à ouvrir la marque par Taoues à la (72e) malgré la domination des Solimanais. A la 85e, Maouani de l'USBG est exclu pour agression. Les derniers assauts des locaux sont restés vains. Les Sudistes remportent ainsi un succès important à l'extérieur alors que les Solimanais n'arrivent pas à décoller.
Résultats
JSK ASG (2-0)
ASS USBG( 0-1)
J.B.
















