La météo de ce samedi 15 novembre : Encore du soleil
Samedi, le ciel sera nuageux à partiellement ensoleillé sur la plupart des régions. Les températures varieront entre 15 °C le matin et 24 °C l’après-midi à Tunis.
Le vent sera modéré de secteur nord-est, soufflant entre 15 et 25 km/h.
La mer sera calme à peu agitée sur les côtes.
Evasion de la prison de Mornaguia : le procès reporté au 19 décembre
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter au 19 décembre 2025 l’examen du procès relatif à l’évasion de cinq détenus terroristes très dangereux de la prison civile de Mornaguia, survenue fin octobre 2023.
Toutes les demandes de libération provisoire ont été rejetées.
Plus de quarante personnes, détenues ou sous contrôle judiciaire, sont impliquées dans cette affaire, dont les cinq terroristes évadés, l’épouse de l’un d’eux, ainsi que des cadres et agents pénitentiaires.
Le procès a débuté ce vendredi 14 novembre 2025 via la procédure de comparution à distance.
Tunisie - Jordanie (3-2) : Une victoire bonne à prendre et un équilibre pas encore au point
La sélection tunisienne s’est offert une victoire étriquée face à la Jordanie (3-2), ce vendredi soir au stade de Radès, avec un but libérateur en fin de match.
Les Aigles de Carthage ont réussi, dans le dernier quart d’heure du match, à renverser leurs adversaires, profitant, toutefois, de leur supériorité numérique après l’expulsion de Mohannad Abou Taha pour un second avertissement (53’) alors que la Jordanie menait (1-2).
Le match s’est ouvert sur un rythme beaucoup plus soutenu que celui disputé, deux jours avant, face à la Mauritanie. Les intentions offensives étaient claires, d’un côté comme de l’autre, mais la réussite était plus présente dans le camp jordanien avec deux buts réussis par Yazan Al Naimat (29’) Amer Jamous (51’) après une égalisation signée Ali Abdi (43’).
Les deux buts réussis par Montassar Talbi (67’) et Elias Saad (85’) ont permis aux Tunisiens de l’emporter mais certaines lacunes doivent être prises au sérieux, notamment au niveau de l’équilibre de l’équipe et de sa rigueur défensive qui faisait pourtant sa force lors des éliminatoires du Mondial.
Avec cette victoire, la Tunisie retrouve de la confiance avant d’affronter le Brésil le 18 novembre à Lille, dernier match de préparation avant les échéances majeures de décembre et janvier.
Formation de la Tunisie : Dahmen, Valery, Abdi (Ben Ouannes 76’), Bronn, Talbi, Skhiri, Gharbi (Sassi 62’), Mejbri, Layouni (Achouri 62’), Saad (Ben Romdhane 90’+4), Mastouri (Chawat 62’).
Kamel ZAIEM
Le journal de l’économie
Le groupe japonais NTN envisage de lancer en Tunisie un projet de production de composants automobiles
Le groupe japonais NTN Corporation, leader mondial dans la fabrication de composants automobiles, a présenté le programme d’investissement de son groupe en Tunisie, où il envisage de lancer son premier projet industriel en Afrique, dédié à la production de composants automobiles.
C’était lors d’une réunion de travail entre la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, et le président-directeur général du groupe, Eiichi Ukai.
Considérée comme l’une des meilleures entreprises en matière d’innovation et de production, NTN Corporation a également conquis la quatrième place sur le marché mondial des roulements.
Fondée en 1918, NTN Corporation est spécialisée dans la fabrication d’amortisseurs, de joints de transmission et d’équipements de précision pour l’automobile. Le groupe dispose de plus de 207 sites dans 33 pays à travers l’Amérique, l’Asie et l’Europe, et emploie environ 22 000 personnes.
Marché de l’automobile : Honda inaugure sa nouvelle agence à Sfax
JMC Honda Tunisie vient d’inaugurer, ce vendredi, sa nouvelle agence à Sfax, un espace de dernière génération conçu pour accompagner l’essor de la marque, essentiellement dans le sud du pays.
Cette nouvelle agence, étalée sur une superficie totale de 3 000 m², incarne la vision de Honda : proximité, excellence, innovation et service durable. Elle est le fruit d’un travail conjoint entre JMC et son partenaire local VEGA AUTO, qui ont “redoublé d’efforts pour offrir à Sfax une agence digne de la marque et de ses clients”.
“Sfax n’est pas seulement une ville importante : c’est une porte d’entrée vers tout le Sud tunisien. Avec cette agence, nous installons un véritable hub Honda pour les années à venir.”, a affirmé M. Sofiene Ajengui, le DG de Honda Tunisie.
Pour sa part, le responsable marketing de JMC Honda, M. Skander Baccouri, a présenté la vision de la marque autour d’un nouveau concept de mobilité, expliquant que Honda ne se limite plus aux véhicules traditionnels mais développe un écosystème complet intégrant technologie avancée, connectivité et sportivité.
La nouvelle agence devient ainsi un pilier essentiel du réseau Honda en Tunisie, affirmant l’ambition de la marque de se rapprocher davantage de ses clients, tout en offrant une expérience conforme aux standards internationaux.
Samsung récompensée pour sa technologie transformatrice
Samsung Electronics Co., Ltd, leader mondial de la technologie, a annoncé, ce vendredi, que sa dernière gamme de produits et de services a été récompensée par la Consumer Technology Association (CTA)® avec plusieurs prix de l’innovation CES® 2026. Cette reconnaissance souligne l’engagement continu de Samsung à redéfinir les possibilités de la technologie grand public et à offrir des expériences qui allient performance, design et intelligence.
Le programme des prix de l’innovation du CES, ou CES Innovation Awards, récompense l’excellence en matière de design et d’ingénierie dans un large éventail de catégories de technologies grand public. Pour Samsung, ces distinctions renforcent la vision de l’entreprise, qui consiste à créer un écosystème connecté en toute transparence qui améliore la commodité, la créativité et l’accessibilité. Les prix mettent également en lumière les efforts de Samsung en matière d’intégration de l’AI, d’écrans immersifs et de solutions domestiques intelligentes.
Carrefour Tunisie lance le premier catalogue 100% créé par l’intelligence artificielle en Tunisie
Carrefour Tunisie crée l’événement avec le lancement du premier catalogue 100% conçu par l’intelligence artificielle en Tunisie, une première nationale qui place l’innovation au cœur de la créativité.
Ce catalogue accompagne la nouvelle collection TEX automne-hiver, qui célèbre la mode pour femmes, hommes et enfants, ainsi qu’une sélection maison incluant chaussures, peignoirs, couettes et accessoires.
Un style accessible, moderne et polyvalent, pensé pour toutes les envies et toutes les générations.
Au-delà de la collection, c’est la méthode de conception qui marque une rupture : tous les visuels, ambiances et compositions ont été générés par l’intelligence artificielle, sans recours à des shootings ou mises en scène traditionnelles.
Une première en Tunisie, et un pas décisif vers une nouvelle ère de communication augmentée.
Chez Carrefour Tunisie, cette initiative traduit la volonté d’explorer les opportunités offertes par l’IA pour repousser les limites de la création et réinventer la manière de concevoir les campagnes.
C’est une étape fondatrice vers un marketing plus agile et inspirant.
« Ce catalogue marque une évolution naturelle dans notre façon de créer. L’intelligence artificielle devient un partenaire de la créativité : elle nous permet d’imaginer plus vite, plus librement, et de proposer des univers visuels que nous n’aurions pas pu produire autrement », explique Mourad Naili, Sous-Directeur Marketing de Carrefour Tunisie.
Grâce à cette approche, nos clients découvrent un catalogue à la fois immersif et fluide, où chaque image devient une invitation à s’inspirer, à explorer les tendances de la saison et à redécouvrir la mode Carrefour autrement avec, toujours, le souci de proposer des styles accessibles à tous », explique Mourad Naili, Sous-Directeur Marketing de Carrefour Tunisie», explique Mourad Naili, Sous-Directeur Marketing de Carrefour Tunisie
Le catalogue est disponible dès cette semaine dans tous les magasins Carrefour ainsi que sur www.carrefour.tn.
Avec cette innovation, Carrefour Tunisie confirme son rôle de pionnier en matière de créativité et de transformation digitale, en plaçant l’intelligence artificielle au service de l’imagination humaine.
Tunisie- Jordanie à 17h45 : se racheter et retrouver l'efficacité offensive
Après le nul frustrant de mercredi face à la Mauritanie, la sélection tunisienne retrouve le Stade de Rades en fin d'après-midi pour y rencontrer la Jordanie. Ce sera l'occasion pour les hommes de Sami Trabelsi de rassurer leurs fans avant le match contre le Brésil de mardi prochain à Lille et à quelques semaines des grands rendez-vous arabes et africains de décembre.
Parmi les aspects à améliorer on cite l'efficacité devant les buts adverses qui a fait défaut, mercredi face aux Mauritaniens. Bien sûr, Sami Trabelsi effectuera des changements au niveau de la formation rentrante question de donner du temps de jeu à un maximum de joueurs surtout qu'il dispose d'un large choix avec pas moins de trente six joueurs à sa disposition.
Face à la Jordanie, une sélection bien organisée, la vitesse d'exécution et la lucidité seront nécessaires pour espérer produire un bon football .
J.B.
EnviroFest débarque à la Cité de la culture
Après La Marsa, Ain Draham et Sfax, EnviroFest Tunisia (Festival du film environnemental de Tunisie) revient à Tunis et pose ses valises à la Cité de la Culture Chedly Klibi du 15 au 17 novembre 2025.
Cet événement, à la croisée de l’écologie, de l’art et de la citoyenneté, prévoit une série de projections cinématographiques à la salle Tahar Chériaa de la Cinémathèque tunisienne, avec des œuvres venues des quatre coins du monde.
Le public pourra ainsi découvrir le long métrage documentaire « Ocean with David Attenborough » (Grande-Bretagne), le film d’animation « La Tortue rouge » de Michael Dudok de Wit (France, Belgique, Japon), le documentaire « La Rivière » de Dominique Marchais (France), le court documentaire tunisien « Les Enfants de Fatma » d’Abdelhamid Bouchnak, ainsi que « Seeds », un moyen métrage documentaire de Fathia Kedhir. Seront également projetés le film de science-fiction et d’animation « Mars Express » de Jérémie Périn (France), le documentaire « The Last Tourist » de Tyson Sadler (Canada/USA) et le long métrage documentaire « Sparschwein » de Christoph Schwarz (Autriche).
Le Village éco-responsable, installé les 15 et 16 novembre de 11h00 à 18h00, offrira un espace d’échanges et de découvertes autour de l’éducation environnementale, de la biodiversité, de l’éco-design, de l’upcycling et de l’économie circulaire. Ateliers pratiques, animations interactives, expériences éco-innovantes et découvertes locales rythmeront ces journées. Le public pourra également assister à des présentations culinaires et profiter de dégustations de produit- bio et du terroir.
Les enfants auront, quant à eux, leur propre espace avec le programme Envirofest Kids, qui proposera des ateliers ludiques et des séances d’initiation au tri, à la sélection et au recyclage du plastique.
Grève dans le secteur privé à Sfax ... : Pourquoi l’UGTT déterre-t-elle la hache de guerre ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le torchon brûle entre l'Union régionale du travail de Sfax et l'UTICA. En cause: la grève générale décidée pour le 18 novembre et qui devrait toucher le secteur privé. Comment expliquer ce "retour en force" de l'UGTT sur la scène ?
L’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat de Sfax (UTICA) a publiquement tenu l’Union régionale du travail pour responsable de toutes les conséquences pouvant découler d’un éventuel arrêt du travail jugé illégal, notamment en ce qui concerne les salaires des employés et les préjudices susceptibles d’être subis par les entreprises. Cette mise en garde a été formulée dans un communiqué publié mercredi dernier et relayé par Tunisie numérique.
Ce communiqué, selon la même source, intervient à la suite de l’appel de l’Union régionale du travail à entamer des négociations sociales régionales dans le secteur privé, visant une augmentation des salaires pour les années 2025, 2026 et 2027. Par ailleurs, l’Union régionale a brandi la menace d’une grève prévue le 18 novembre, touchant 68 entreprises privées du gouvernorat de Sfax.
Face à cette annonce, l’UTICA de Sfax a exprimé sa profonde désapprobation, dénonçant une démarche qu’elle juge inappropriée et mettant en garde contre « l’implication d’entreprises indépendantes dans des crises qui ne relèvent pas de leur champ d’action ».
Dans son communiqué, l’organisation patronale a estimé, à son tour, que l’avis de grève publié par l’Union régionale du travail constitue « une intention explicite et un appel à des comportements non pacifiques », notamment à des atteintes à la liberté de travail des fournisseurs, clients et partenaires économiques des entreprises concernées.
Le bureau exécutif de l’UTICA de Sfax a rappelé également que de tels actes sont sanctionnés par le droit tunisien, et contraires aux principes de la Commission de la liberté syndicale du Bureau international du travail (BIT). L’UTICA avertit, en outre, que les entreprises pourraient saisir la justice si de telles actions venaient à se concrétiser.
L’organisation patronale a en outre souligné que ce type de mouvements sociaux « nuit à la paix sociale » et compromet la stabilité nécessaire à l’activité économique, particulièrement dans un contexte national fragile. Elle alerte sur les conséquences lourdes d’un arrêt de travail dans des entreprises fortement tournées vers l’exportation, rappelant que plusieurs d’entre elles figurent dans la liste des sociétés concernées par la grève annoncée.
Enfin, l’UTICA de Sfax affirme qu’aucune entité régionale n’a le droit d’appeler à une augmentation salariale, cette compétence étant réservée exclusivement aux deux structures nationales — l’UGTT et l’UTICA — en coordination avec le ministère des Affaires sociales, conformément aux dispositions en vigueur, notamment l’article 134 du Code du travail. Comment interpréter ce mouvement social dans ce contexte assez tendu ?
Escalade ...
Interrogé à ce sujet, l'activiste Sahbi Khaldi nous a confié : " A mon avis, il faut nuancer entre la Centrale syndicale et l'Union régionale du travail de Sfax. L'on sait, en effet, que les syndicalistes de Sfax se sont toujours opposés à l'actuel bureau exécutif issu du fameux congrès de Sousse et de l'amendement de l'article 20. Donc, il y a eu toujours des divergences entre la Centrale et l'un des plus importants bastions du syndicalisme en Tunisie, à savoir Sfax. Donc, ce mouvement social décidée pour le 18 novembre s'inscrit dans cette indépendance au niveau de la prise de décision.
Revenons maintenant à cette grève. A mon avis, le blocage est dû à la conjoncture économique très difficile et qui rend la satisfaction de certaines revendications syndicales presque impossible". Et d'ajouter : " Le gouvernement doit agir notamment au niveau du secteur privé afin d'encadrer les négociations sociales entre les patrons et les syndicats pour préserver la paix sociale. Aussi, au bureau exécutif central d'apaiser les tensions et recadrer les positions de ses unions régionales pour éviter les dépassements.
M.B.S.M.
Nouvel impôt sur la fortune : Impact réel ou coup d’épée dans l’eau ?
Par Hassan GHEDIRI
Présenté comme un instrument de justice fiscale qui corrigera les inégalités de répartition des richesses, l’impôt sur la fortune, prévu dans le PLF2026, risque de s’avérer infructueux…
Il faut admettre que c’est un sujet qui ne fait guère l’unanimité. Certes, les Tunisiens, à quelques exceptions près, sont tous d’accord que la fiscalité est injuste en Tunisie. Mais c’est sur la manière par laquelle devait être corrigée cette injustice que les avis sont toujours très partagés.
La nouvelle disposition portant imposition sur la fortune dans le projet de loi de finances de 2026, actuellement discuté au parlement, vient ainsi relancer le débat sur le rôle de l’Etat dans la concrétisation du principe de la justice fiscale et sur la fiabilité des mesures adoptées à cet effet. Selon le texte relayé par les médias, l’impôt sur la fortune prévu dans l’article 50 du PLF2026 est censé augmenter la contribution des plus riches soumis jusque-ici à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) fixé à 05% et instauré par la loi de finances de 2023.
Cet impôt, rappelons-le, concerne les personnes possédant un patrimoine immobilier valorisé à 3 millions de dinars ou plus. Sans pour autant déclarer les revenus réalisés à travers l’IFI, le gouvernement envisage donc d’adopter un impôt sur la fortune tout court.
Cette nouvelle imposition sera appliquée aux fortunes qui valent entre 3 et 5 millions de dinars (MD) avec un prélèvement qui oscille entre 0,5% pour les fortunes n’excédant pas 3 MD et 1% pour les fortunes supérieures ou égales à 5 millions de dinars. Cet impôt sur la fortune s’applique à l’ensemble des actifs incluant les biens immobiliers et mobiliers de toute nature, ainsi que tout autre fonds et titre de valeurs mobilières.
Le PLF2026 prévoit toutefois des exceptions qui concernent notamment la résidence principale et son équipement ainsi que tous les biens immobiliers à usage professionnel.
Cet impôt, beaucoup d’économistes le voient comme un outil incontournable de justice sociale du fait qu’il permettait une meilleure redistribution des revenus et des richesses en mettant à contribution les plus fortunés. Des revenus qui permettent de répondre aux exigences d’investissement et de développement dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé et autres services sociaux. D’autres tendent toutefois à sous-estimer son impact, fustigeant une taxe punitive susceptible d’inciter à l’évasion fiscale et à faire fuir les capitaux.
Contreproductif ?
Ridha Chkoundali, professeur d’économie, partage ce point de vue et croit que l’expérience a montré que c’est un choix infructueux et peu rentable. Il explique que l’impôt sur la fortune n’apportera aucun avantage au système fiscal tunisien, appelant l’ARP à rejeter cette disposition, estimant qu’en Tunisie, il y a déjà assez de taxes qui fait que la pression fiscale soit insupportable incitant à l'évasion fiscale et de la prolifération de l'économie informelle.
Chkoundali cite le cas de la France qui a remplacé, en 2018, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par un impôt sur la fortune immobilière (IFI) afin d’encourager les investissements.
« Celui ou celle qui a proposé l'impôt sur la fortune dans le PLF2026 s'est, donc, inspiré de l'expérience française infructueuse », s’étonne-t-il. Et d’enchainer pour indiquer que dans beaucoup de pays arabes, ce n’est pas l’IF qui est appliquée mais d’autres formes d’imposition sur la richesse comme par exemple la Zakat fixée à 2,5% ou bien des taxes sur les biens immobiliers de luxe et les actifs d’investissement.
Selon Chkoundali, le nombre des pays qui appliquent l’impôt sur la fortune est très restreint, citant l’exemple de l’Espagne, la Norvège, la Suisse ou bien l’Argentine, mais considère que cette forme d’imposition génère dans la plupart des cas des ressources très dérisoires ne dépassant pas 1% des recettes fiscales et ne permettent pas de transformer radicalement les équilibres financiers de l’Etat.
Souvent, ce choix est contreproductif, puisqu’il incite, toujours selon le spécialiste, à l’évasion fiscale à la délocalisation des investissements, ce qui est de nature à réduire l’assiette fiscale sans compter le coût administratif exorbitant. De nombreux pays européens, qui appliquaient cet impôt, ont été contraints à l'abolir progressivement en raison de problèmes d'efficacité économique, de difficultés de mise en œuvre et de fuite des capitaux, conclut-il.
H.G.
Djerba, patrimoine mondial de l’Unesco : Adoption du document de gestion du bien en série déjà inscrit
La commission régionale de pilotage du bien « Djerba : paysage culturel, témoignage d’un mode d’occupation d’un territoire insulaire » a approuvé, mardi, à Médenine, le document d’orientation pour la gestion des zones de l’île classées sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2023.
Ce document, qui sera adopté comme outil réglementaire à partir du 21 novembre, définit les principes de gestion, de préservation et de mise en valeur du bien de Djerba, avant sa transmission aux services de l’Institut national du patrimoine (INP).
Élaboré sur une période de huit mois dans le cadre d’un partenariat entre des architectes et l’INP, le texte vise à organiser les interventions d’aménagement et les opérations d’urbanisation dans le périmètre classé et sa zone tampon. Il servira de base à l’élaboration du plan de sauvegarde et de réhabilitation du bien.
La nouvelle stratégie de gestion distingue plusieurs zones selon leur densité d’occupation afin de préserver la valeur universelle exceptionnelle de Djerba, fondée sur un mode d’urbanisation insulaire unique et sur l’organisation traditionnelle du territoire en quartiers et maisons typiques.
Inscrit sur la Liste du patrimoine mondial lors de la 45ᵉ session du Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), en septembre 2023 à Riyad, le bien en série « Djerba : paysage culturel, témoignage d’un mode d’occupation d’un territoire insulaire » est constitué de sept zones de l’île et de vingt-quatre monuments.
Cette inscription consacre la singularité de l’aménagement insulaire de Djerba, marqué par un modèle de peuplement dispersé, un usage durable des terres et des ressources marines, et une cohabitation harmonieuse entre communautés.
Le gouvernement tunisien œuvre, en coordination avec le ministère des Affaires culturelles et toutes les parties concernées, à renforcer la protection juridique et la gestion du site, notamment à travers la mise en place de plans de sauvegarde et de réhabilitation ainsi que la création de zones protégées pour les ensembles ruraux et urbains de l’île.
Il est à rappeler que la Tunisie compte neuf sites classés au patrimoine mondial dont 8 sites culturels et un site naturel, à savoir le Parc National d’Ichkeul (1980), La Médina de Tunis, le Site de Carthage et l’Amphithéâtre d’EL Jem (1979), le Site de Kerkouane (1986), la Médina de Sousse et la Médina de Kairouan (1988), le Site de Dougga (1997) et l’Ile de Djerba (2023).
Editorial : Les mauvais réflexes ont la peau dure…
Par Chokri Baccouche
Pour ceux qui l’ignorent, la locution «Le capitaine sombre avec son navire» est un concept lié à une vieille tradition maritime qui signifie littéralement que le capitaine est la dernière personne à quitter, en principe, le bateau vivant avant son naufrage ou sa destruction.
Et s’il ne peut évacuer ses passagers et son équipage, il doit lui-même rester à bord par devoir moral mais également pour assumer sa responsabilité juridique, sachant que, dans de nombreux pays, l’abandon d’un navire en détresse est considéré comme un délit et peut être puni d’emprisonnement.
Un capitaine qui se respecte donc doit donner le bon exemple et faire preuve d’une moralité exemplaire qui touche à l’honneur sacré au service des passagers dont la sécurité relève directement de sa responsabilité.
Ce comportement chevaleresque, qui repose sur un code de conduite fondé sur le courage, l’honnêteté et la loyauté, est devenu malheureusement, par ces temps marqués par la montée des égoïsmes, une monnaie extrêmement rare, particulièrement dans le domaine politique. La preuve vient de nous en être donnée il y a quelques jours dans l’hémicycle du Bardo où un député a formulé une requête qui a créé une polémique sur les réseaux sociaux.
Lors de la plénière de mardi dernier consacrée à l’examen du budget du ministère des Affaires étrangères dans le cadre du projet de loi de finances 2026, le parlementaire Fethi Maali a notamment demandé que le ministère des Affaires étrangères mette en place des mécanismes facilitant l’obtention des visas pour les députés tunisiens, en raison des contraintes qu’ils rencontrent.
Il a suggéré, à cet effet, l’instauration d’une procédure spécifique permettant aux élus de déposer leur demande directement, sans passer par le prestataire privé TLS Contact, actuellement chargé de la réception des demandes de visas pour plusieurs ambassades européennes. Pour mieux convaincre du bien-fondé de sa requête, l’élu a dénoncé la lenteur excessive et les procédures jugées dégradantes, rappelant que les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous peuvent dépasser un mois.
Selon lui, une telle situation est incompatible avec le rôle et le statut institutionnel des parlementaires, et nécessite l’intervention du ministère pour assurer un traitement plus adapté et respectueux de leur fonction. Bref, Fethi Maali réclame ni plus ni moins un traitement VIP pour les députés afin de leur permettre d’obtenir le précieux sésame dans des conditions moins stressantes, dignes de leur statut social.
Pour de nombreux demandeurs en Tunisie, l’obtention d’un visa Schengen relève d’un véritable parcours du combattant. Entre l’indisponibilité chronique des rendez-vous, les pannes fréquentes et parfois même « bizarres » du site et l’émergence d’un marché parallèle illégal, la procédure vire carrément au cauchemar. Les déceptions, les désillusions et les refus qui n’obéissent à aucun critère objectif sont le lot de l’écrasante majorité des demandeurs, diront les mauvaises langues.
Si bien qu’au final, aussi bien les étudiants, les patients, les médecins que les professionnels se retrouvent dans l’incapacité de planifier leur voyage ou de respecter leurs délais administratifs. Depuis quelque temps, on assiste même à l’émergence d’un nouveau phénomène: on rapporte ainsi que des agences de voyages, qui se disent en lien avec des intermédiaires informels, proposent des rendez-vous garantis moyennant des tarifs assez exorbitants.
En veux-tu ? En voilà, l’essentiel est d’allonger l’oseille partant du principe jamais démenti que l’argent ouvre toutes les portes, même les plus hermétiques. Aux « dysfonctionnements techniques » viennent s’ajouter donc des pratiques le moins qu’on puisse dire douteuses, tant et si bien que pour de nombreux Tunisiens, demander un visa est devenu une véritable humiliation.
Côté cours, on peut vraiment dire que les critiques formulées par Fethi Maali sont amplement justifiées et corroborées par des preuves formelles et indiscutables. Mais côté jardin en revanche, notre parlementaire a péché par trop d’égoïsme le moins qu’on puise dire déplacé et inacceptable, et ce, en formulant une demande qui transpire une mentalité féodale.
Plus exactement et selon le vocable d’un autre âge et une autre époque « à tout seigneur, tout honneur », ledit député exige un traitement spécial et un privilège pour les seuls parlementaires. Il a délibérément oublié au passage que sa mission première pour laquelle il a été élu est de défendre d’abord et en premier lieu les intérêts et la dignité de ses électeurs.
Un bon député, on le sait, est un parlementaire qui allie compétences professionnelles et qualités humaines. Il doit faire preuve de rigueur, d'écoute et d'éthique. Servir et non pas se servir : telle est en somme la qualité première qui distingue le bon du mauvais député. Servir le peuple s’entend et non pas profiter de son statut institutionnel pour servir des intérêts corporatistes ou strictement personnels.
Il est malheureux de constater que cette qualité fondamentale fait encore défaut chez la plupart de nos élus. Ce qui était valable durant la dernière décennie noire, l’est encore aujourd’hui. Comme quoi, les mauvais réflexes ont la peau dure. Dans l’intérêt du pays et des Tunisiens, un changement de mentalité est plus que nécessaire du côté du Bardo, partant du principe élémentaire que le bon exemple doit toujours venir d’en haut…
C.B.
Agil Energy illumine le Salon AUTO EXPO 2025 à Sousse
Cette année, à la Foire Internationale de Sousse, Agil Energy ne se contente pas d’être un simple exposant. Le Géant Tunisien fait vibrer l’acier, l’huile et la technologie.
Au cœur du Salon « AUTO EXPO 2025 », la marque nationale de distribution des produits pétroliers ouvre les portes d’un univers où la mécanique se vit, se comprend et se maîtrise. Un espace où la puissance brute rencontre l’expertise pointue, et où chaque visiteur devient acteur de sa route.
Un espace qui parle aux conducteurs
Ici, tout est fait pour vivre la marque plutôt que la regarder. Le stand de 100 m², allie à la fois modernité, technologie et proximité avec le public. Une zone d’accueil pour échanger, poser des questions, comprendre les produits.
Une zone démonstration, où les technico-commerciaux expliquent les différences entre chaque gamme, orientent les automobilistes et partagent leurs conseils d’entretien.
Et pour ajouter une touche d’adrénaline : un simulateur de conduite sportive qui permet de jouer, de ressentir la vitesse, et de tenter de repartir avec des gains en cartes carburants Agilis.
Un moment d’expérience plus que de démonstration, l’énergie Agil dans sa forme la plus concrète.
De la mécanique à la maîtrise
Si Agil Energy parle de performance, c’est parce qu’elle la maîtrise. La gamme eni i-Sint, au cœur de son dispositif, condense le meilleur de la recherche eni : des huiles synthétiques capables de s’adapter aux moteurs les plus récents, d’optimiser la consommation et de prolonger la durée de vie des véhicules, même dans des conditions extrêmes.
À travers ses gammes Tanix, Vitex, Hydrax, Agil Energy démontre qu’elle ne se contente pas de distribuer : elle développe ses gammes en s’appuyant sur une expertise consolidée par plus de six décennies de partenariat avec eni Italie, référence mondiale du lubrifiant.
Derrière la vitrine, un vrai moteur industriel
Derrière cette expertise se cache un écosystème complet : un laboratoire d’analyses à la pointe à La Goulette, une usine de blending moderne, un réseau logistique national et un système qualité certifié ISO 9001.
Autant d’atouts qui garantissent des produits fiables, testés et conformes aux standards internationaux.
Chez Agil Energy, la qualité n’est pas une promesse : c’est une méthode, rigoureuse, répétée, vérifiée à chaque étape — de la production à la livraison.
L’innovation comme trajectoire
Avec sa présence à l’AUTO EXPO 2025, Agil Energy confirme ce qui la définit depuis toujours : le mouvement.
Un mouvement vers plus de performance, plus de fiabilité, mais aussi plus de proximité avec ceux qui font vivre la route chaque jour.
Parce qu’innover, pour Agil Energy, ce n’est pas seulement anticiper l’avenir, c’est l’améliorer au présent.
La météo de ce vendredi 14 novembre : Des températures en hausse
Les températures seront en légère hausse demain vendredi avec des maximales comprises entre 24 et 29 °C, et autour de 22 °C dans les hauteurs de l’ouest.
Le ciel sera généralement peu nuageux, devenant progressivement partiellement couvert sur la plupart des régions.
La mer sera peu agitée à agitée.
Turquie: Plus 100 joueurs impliqués dans des paris illégaux suspendus
Le conseil de discipline de la Fédération turque de football (TFF) a suspendu, ce jeudi, 102 joueurs, dont 25 de première division, reconnus coupables de paris illégaux sur des matchs malgré l'interdiction.
Les suspensions vont d'une durée de 45 jours à douze mois, a détaillé la TFF, qui avait accusé lundi 1.024 footballeurs jouant pour la plupart en troisième et quatrième divisions d'avoir parié sur des rencontres.
Deux joueurs de Galatasaray, triple champion de Turquie en titre, figurent parmi les 102 sanctionnés: l'international turc Eren Elmali, qui écope de 45 jours de suspension, et Metehan Baltaci, suspendu neuf mois.
Eren Elmali, 25 ans, avait reconnu avoir parié il y a près de cinq ans alors qu'il évoluait en quatrième division.
L'ailier sénégalais de Konyaspor, Alassane Ndao, seul joueur étranger incriminé, a été suspendu 12 mois, a indiqué la TFF.
Journées théâtrales de Carthage 2025 : Les points clés d’une édition remarquable
Par Imen ABDERRAHMANI
. Yahia Fakhrani avec son « King Lear » et Fadhel Jaïbi avec son « Rêve » donnent le coup d’envoi de la 26e édition
« Les fugueuses » de Wafa Taboubi et « Jacaranda » de Nizar Saiidi représenteront la Tunisie dans la compétition officielle des Journées théâtrales de Carthage (JTC) qui auront lieu du 22 au 29 novembre.
La 26è édition des Journées théâtrales de Carthage a dévoilé ses secrets, lors d’un point de presse organisé, hier, à la Cité de la culture, en présence du comité directeur. Présentant l’édition, l’homme de théâtre et le directeur de cette édition a fait savoir que le programme de cette année, malgré quelques contretemps (des annulations à la dernière minute pour des raisons essentiellement budgétaires), propose au grand public un bouquet d’expériences théâtrales insolites et des œuvres de grande qualité.
Le responsable des JTC 2025 a fait savoir que le choix du « King Lear » pour l’ouverture du festival se veut, d’une part, une célébration de l’une des œuvres intemporelles de Shakespeare, l’un des plus grands dramaturges de l’histoire et une célébration de la carrière de Yahia Fakhrani, un artiste hors-pair dont le parcours a inspiré des générations d’artistes. Le 2è spectacle d’ouverture, lors de cette même soirée, sera, comme le veut la tradition, tunisien avec à l’affiche « Holm » (Rêve) de Fadhel Jaïbi, un work in progress que le public des JTC découvrira en avant-première.
Donnant la parole au conseiller artistique et au chargé de la programmation principale et parallèle, Seifeddine Ferchichi a souligné que le catalogue de cette édition offre à voir des pièces de théâtre à la démarche insolite qui abordent des questions d’actualité.
Ainsi, la compétition officielle propose, outre les deux œuvres tunisiennes « Les fugueuses » de Wafa Taboubi et « Jacaranda » (Call Center Targedy) de Nizar Saiidi, « La toge des insensés » de Vagba Obou Desales (Côte d’Ivoire), « Born free » de Xolani Lowrance Nhlapo (Afrique du Sud), « Le mur » de Sinan Mohsen Aazaoui (Irak), « Paradisco » de Samer Hanna et Lynn Bawab (Liban), « Hom » (Eux) de Asma Houri (Maroc), « Carnaval romain » de Mouni Bouallam (Algérie), « Feathers » de Shaden Abu El Assal (Palestine) et «L’abri » de Sawssen Drouza (Jordanie), « Chute libre » de Mohamed Faraj Khachab (Egypte) et « Conduis ton chariot sur les ossements des morts » de Mohannad Karim (Emirats arabes unis).
Sous le signe de la découverte et de l’échange
Une sélection spéciale d’œuvres théâtrales tunisiennes récentes rythmera les Journées, au grand bonheur du public mais aussi des programmateurs des festivals et des professionnels. Une 2è sélection d’œuvres théâtrales africaines et arabes, programmées hors compétition, est également au menu du festival.
Parmi les nouveautés de cette édition, la programmation des œuvres thâtrales du Mexique, de la Colombie et de l’Arménie dans la section « Théâtre du monde », section dédiée à la découverte et ouverte sur le monde théâtral et sur des expériences et des récits différents. Une section pour le théâtre pour enfants est également au programme de cette édition.
L’un des moments forts de cette édition est sans doute « Le Théâtre de liberté », cette section qui constitue un espace pour rêver des jours meilleurs, de la liberté… Entre le thérapeutique et le créatif, « Le Théâtre de liberté » comporte, cette année, comme d’ailleurs les précédentes éditions, un bouquet d’œuvres théâtrales réalisées au sein des établissements pénitentiaires et données par les détenus, devant le public des JTC, sur des scènes professionnelles.
« L’artiste de théâtre, son temps et son œuvre », tel est le thème du forum international des JTC qui se déroulera du 24 au 26 novembre et qui tentera d’apporter des éclairages sur des parcours hors-pair des artistes qui ont marqué de leurs empreintes la pratique théâtrale dans leurs pays et dont leurs expériences ne peuvent qu’être inspirantes.
Des ateliers et des workshops destinés essentiellement aux étudiants et aux professionnels du théâtre mais aussi aux journalistes (atelier de la critique théâtrale encadré par Mohamed Moumen) sont à l’ordre du jour de cette 26è édition.
I.A.















