Justice : Demande de libération rejetée pour Mohamed Frikha et Abdelkrim Harouni
La Chambre criminelle spécialisée dans l'examen des affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a rejeté les demandes de libération du dirigeant du Mouvement Ennahdha et ex-ministre des Transports, Abdelkérim Harouni, de l'homme d'affaires Mohamed Frikha et de deux cadres d'une société nationale pétrolière.
Elle a également décidé de reporter leur procès à décembre prochain. Ils seront jugés pour des soupçons de corruption financière et administrative, dans des transactions entre une entreprise dirigée par Mohamed Frikha et une société pétrolière publique.
Coupe arabe: La liste des Aigles de Carthage dévoilée
De retour à Tunis après le test amical réussi contre le Brésil, le staff technique de la sélection tunisienne vient de dévoiler la liste des joueurs retenus pour disputer les matches de la Coupe arabe qui se tiendra du 1er au 18 décembre au Qatar, sachant que ceux qui appartiennent à des clubs européens ne seront pas au rendez-vous de cette compétition.
Voici la liste complète des joueurs retenus :
Aymen Dahmane, Bechir Ben Saïd, Noureddine Farhati, Moataz Naffati, Mohamed Ben Ali, Ali Maâloul, Mohamed Amine Ben Hmida, Yassine Meriah, Hamza Jelassi, Marouene Sahraoui, Oussama Haddadi, Ferjani Sassi, Houssem Tka, Ismail Gharbi, Mohamed Haj Mahmoud, Chiheb Jebali, Mohamed Ali Ben Romdhane, Amor Layouni, Naim Sliti, Nassim Dandani, Rayen Annan, Hazem Mastouri, Firas Chaouat.
K.Z.
Ligue des champions, phase de poules : demain EST- Stade Malien : Réussir l'exorde, priorité absolue
Par Par Jamel Belhassen
Le seul représentant tunisien en coupes africaines, l'Espérance de Tunis, entame demain la phase de poules en recevant à Rades à partir de 17 heures le Stade Malien dans le cadre de la première journée.
Une rencontre qui n'arrive pas au bon moment pour les Sang et Or qui ne pourront pas compter sur la totalité de leurs joueurs étrangers sachant que quatre parmi eux s'absentent pour blessures. Il s'agit de Blaili, Toughai, Sasse et Keita.
Composant sans eux, Maher Kanzari ne devrait pas avoir trop de soucis pour former le onze rentrant. Jelassi, Ben Ali, Boualia et Konate feraient bien l'affaire étant habitués à cette joute continentale, chère à l'Espérance.
Devant près de trente mille supporters, le club de Bab Souika aura à signer une victoire qui lui permettra d'entamer cette phase de poules dans les meilleures conditions. Sur le papier, les Tunisois partent avec les faveurs des pronostics mais gare à la suffisance.
La vigilance derrière et le lucidité en attaque seront nécessaires pour que l'objectif soit atteint. En première ligne, Danoh sera associé à Boualia et Konate. Un trio qui devrait être servi dans de bonnes conditions par les milieux Jebali, Tka et Ogbelu.
Rappelons que le gardien Ben Said, blessé au cours du dernier derby et qui a raté le rassemblement de la sélection est désormais opérationnel et il devrait être aligné d'entrée. Bonne chance à nos représentants dans cette joute prestigieuse.
Formation probable
Ben Said, Ben Ali, Ben Hamida, Meriah, Jelassi, Ogbelu, Tka, Jebali, Boualia, Danho, Konate.
J.B.
Tunis capitale méditerranéenne de l’IA : Saisir, ensemble, une opportunité historique…
Par Hassan GHEDIRI
L’Intelligence artificielle constitue une opportunité historique pour les pays de la Méditerranée pour permettre un développement technologique gagnant-gagnant entre les deux rives.
Un an après le premier Forum méditerranéen de l’intelligence artificielle (FMIA) tenu à Marseille en France, Tunis abrite depuis hier et sur deux jours la deuxième édition de cet évènement phare rassemblant les grands acteurs des écosystèmes technologiques des deux rives autour des défis de la région et les solutions promises par l’IA pour y répondre.
Organisé sous l’égide du ministère tunisien des Technologies de la communication et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de la république française, le forum a été ouvert, hier, par des allocutions officielles données respectivement par Mme Nadia Hai, l’ambassadrice déléguée interministérielle à la Méditerranée au gouvernement français, et MM Sofien Hemissi et Mustapha Ferjani, respectivement ministres des TIC et de la Santé en Tunisie.
Mais sans surprise, les exposés faits par les experts de l’IA, ont été plus attendus par le public qui a été très nombreux dans le Théâtre des Régions à la Cité de la culture. Le mot a été alors donné à Karim Beguir, cofondateur de InstaDeep, une success story tunisienne du monde de l’IA, pour annoncer la couleur du forum.
Le gérant de la start-up tunisienne spécialisée dans l’IA, rachetée en 2023 à 408 millions d’euros par le géant allemand de la biotechnologie BioNTech, a d’emblée considéré que les infrastructures sont là, les talents sont là et les opportunités sont là pour relier tout le bassin méditerranéen dans le cadre d’un partenariat technologique gagnant-gagnant.
Beguir pense en effet que l’IA offre aujourd’hui une opportunité historique soulignant qu’il y a seulement cinq ans, ceci n’était pas possible parce que l’énergie renouvelable et les technologies solaires n’étaient pas d’un niveau de performance suffisant, l’IA n’était pas d’une maturité suffisante et les communications par les fibres optiques n’avaient pas le débit d’aujourd’hui.
« Aujourd’hui, toutes les pièces du puzzle sont réunies pour permettre un développement et un partenariat technologique gagnant-gagnant des deux rives de la Méditerranée, tel qu’il a été dans l’histoire de la région depuis très longtemps », avait-il affirmé.
Faire mieux que l’US et la Chine !
Beguir croit en effet que le développement d’un véritable partenariat axé sur l’IA dans la Méditerranée permettrait de doter la région d’une infrastructure en IA et en énergie propre et d’une performance extraordinaire, c’est-à-dire que la Méditerranée est capable d’attirer des data-centers (centres de calculs) les plus efficaces et les plus compétitifs au monde, meilleurs que ceux que possèdent aujourd’hui les Américains et les Chinois.
Le fondateur de InstaDeep estime en effet que ceci est tout à fait possible eu égard la proximité entre les potentiels et les besoins en termes de compétitivité des centres de calculs qui offre une chance historique.
Les pays de la Méditerranée doivent donc, selon le conférencier, saisir cette opportunité et faire un saut décisif et apporter une abondance et une prospérité aux populations de la région qui n’étaient pas envisageable sans l’IA.
D’après lui, rien n’est inéluctable, car si on regarde le développement technique et scientifique il est tout à fait possible d’offrir un avenir meilleur à tous grâce aux technologies et aux moyens actuels.
Ainsi, durant deux jours le Forum sera un espace de dialogue et d’échange autour des grands défis et problématiques auxquels sont confrontés les pays de la Méditerranée dans l’ambition de structurer l’écosystème de l’IA et de créer une véritable communauté méditerranéenne dédiée à l’IA composée de startups, de grandes entreprises, d’incubateurs, de chercheurs, d’investisseurs, de banques et de décideurs publics.
Au menu du Forum, des thématiques clés mettant en exergue les défis auxquels s’exposent tous les pays de la région et pour lesquels l’IA serait capable d’offrir des réponses adéquates.
Les applications de l’IA concernent notamment le changement climatique à travers la gestion des risques naturels, l’eau et le stress hydrique, la transition énergétique, des solutions de financement, le développement des systèmes de santé, la transformation des systèmes éducatifs, le développement d’une agriculture durable et résiliente.
H.G.
Importation de voitures d’occasion :La proposition passera-t-elle cette fois-ci à l’ARP ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Même si elle est ancienne, la proposition d’importer des voitures d’occasion par les particuliers refait surface et devrait être examinée par le Parlement. Qu’en pensent les experts ?
Intervenant sur les ondes de radio Mosaïque fm, le député et président de la Commission de législation générale au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, Yasser Gourari, a révélé que la proposition portant sur l’importation de voitures d’occasion par les particuliers a été introduite dans le projet de loi des finances pour l’exercice de l’année 2026.
Gourari a, par ailleurs, rappelé que cette proposition avait subi un premier rejet en 2024. Et d’ajouter : « Face à la montée en flèche des prix des véhicules neufs et même des voitures d’occasion commercialisées sur le marché local, cette proposition pourrait aider à maitriser les prix et permettre à une large partie des Tunisiens d’acquérir une voiture ».
Le président de la Commission de législation générale au sein de l’Assemblée des représentants du peuple a, également, rappelé que les avantages accordés aux concessionnaires estimés à 1 milliard de dinars n’ont pas contribué à maitriser les prix ». Que dit, de fait, le nouveau texte relatif à cette proposition ?
Selon le président de la Commission de législation générale au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, Yasser Gourari : « Les particuliers ne bénéficieraient que d’une réduction fiscale de 10% pour importer une voiture d’occasion.
Le texte prévoit aussi un quota maximal de 10% du total des véhicules importés chaque année et ce pour éviter une pression sur les réserves en devises et peser sur la balance des paiements.
Le ministère du Commerce sera chargé de superviser toutes les opérations ». Quelles sont, en outre, les chances de voir ce texte adopté par l’Assemblée des représentants du peuple ?
Lobbying… ?
Lors de l’examen en 2024 de cette proposition et le rejet qui s’en est suivi, certains analystes avaient avancé la thèse d’un lobbying exercé par les concessionnaires automobiles, « Il est évident que permettre aux particuliers d’importer directement leurs propres voitures ne sert pas les intérêts des concessionnaires automobiles dont certains se plaignent déjà des taux élevés des taxes et autres impositions sur les voitures neuves.
On se souvient, en effet, de cette déclaration faite par Anouar Ben Ammar, directeur général d’une agence de vente automobile, lequel a révélé que jusqu’à 50% du prix d’un véhicule neuf correspond aux taxes et impôts imposés par l’Etat. Donc, pour les concessionnaires, c’est cette pression fiscale, jugée « excessive » par les professionnels, qui freine l’accès à la voiture neuve et alimente le marché parallèle et les importations d’occasion.
Exercer du lobbying dans ce contexte devient légitime », nous dira l’expert en économie et finance, Mohamed Salah Jennadi. Et d’ajouter : « Que faire, alors dans ce cas ? A mon avis, il faut suivre l’exemple de l’Algérie.
Afin d’éviter toute forme de spéculation, le législateur algérien a prévu l’allongement de la durée de détention obligatoire d’un véhicule d’occasion importé avant sa revente. À partir de 2025, les propriétaires devront attendre au moins 36 mois avant de pouvoir céder leurs voitures.
Cette mesure a pour objectif de limiter les pratiques spéculatives qui consistaient à importer des véhicules de moins de 3 ans pour les revendre rapidement à un prix majoré, entraînant une inflation des prix sur le marché.
Au niveau technique, ces voitures d’occasion importées doivent respecter certaines normes, à savoir que le véhicule en question n’a pas subi un accident grave ayant endommagé son châssis ou son moteur. De cette manière, on peut assurer un renouvellement de notre parc automobile tout en préservant les intérêts des concessionnaires ».
M.B.S.M.
Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine : Publication d’un document rare sur la lutte nationaliste tunisienne pendant la Première Guerre mondiale
L’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine a présenté, mercredi dernier, la traduction arabe du livre « La Protection française en Tunisie », publié en 1918 à Genève par le militant nationaliste Mohamed Bach Hamba. Cette traduction, réalisée par le chercheur Ali Aït Mihoub, est qualifiée de « document rare » et « inédit », l’Institut affirmant posséder l’unique exemplaire connu du texte, introuvable dans les archives.
Ce livre, réédité pour la première fois, met en lumière une contestation précoce du régime colonial, dévoile les coulisses de la lutte nationaliste en exil pendant la Première Guerre mondiale et relance le débat sur la légitimité du protectorat français. L’ouvrage, présenté à la librairie El Kitab à Mutuelleville, éclaire une période souvent négligée : l’action des nationalistes tunisiens à l’étranger durant la Grande Guerre (1914-1918). Selon Khaled Obeid, directeur de l’Institut et historien, cette publication remet en question « certaines certitudes longtemps enseignées » et ouvre la voie à de nouvelles recherches dans les archives internationales.
Le texte de 19 pages critique vigoureusement la légitimité du protectorat français en Tunisie. Bach Hamba y développe trois arguments principaux : la signature « forcée » du traité par le Bey Mohamed Sadok, l’absence de pouvoir juridique réel du Bey en tant que représentant ottoman, et la résistance armée des Tunisiens, qui rendait le protectorat « inacceptable ». L'ouvrage se distingue également par son appel précoce à l'indépendance totale, alors que la plupart des nationalistes réclamaient uniquement des réformes dans le cadre du protectorat. L’édition comprend aussi des lettres échangées avec Abdelaziz Thâalbi, où Bach Hamba l'incite à intégrer cette revendication dans le mouvement national.
L’historien Khaled Abid souligne également ce qu’il qualifie de « crime silencieux » : la conscription forcée de milliers de Tunisiens durant la Première Guerre mondiale, envoyés combattre au front ou travailler dans les usines françaises.
Le volume présente le texte original en français, sa traduction en arabe, ainsi que des introductions signées par le traducteur Ali Aït Mihoub et le directeur de l’Institut.
Frère du leader de la Jeunesse tunisienne Ali Bach Hamba, Mohamed Bach Hamba (1881-1920) était une figure marquante du mouvement national. Formé en droit, traducteur et juge au tribunal de Dar El-Dhiba, il quitte la Tunisie en 1913 et s’installe à Genève, où il rédigea son ouvrage.
Cette publication s’inscrit dans un programme de l’Institut visant à préserver la mémoire du mouvement national. Grâce à des recherches approfondies, près de deux millions de documents d'archives ont été rapatriés, en plus de fonds sonores.
Editorial : Vices et sévices d’une «pax israeliana»…
Par Chokri Baccouche
La trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas n’a de trêve que le nom. Depuis son entrée en vigueur il y a un peu plus d’un mois, l’accord du cessez-le-feu a été violé en effet à maintes reprises par l’armée sioniste qui continue à semer la mort et la terreur à Gaza où plusieurs centaines de civils palestiniens ont trouvé ainsi la mort dans les bombardements israéliens.
Mercredi dernier, les frappes aériennes israéliennes ont causé la mort de 24 nouveaux martyrs qui viennent ainsi gonfler un peu plus une liste vraisemblablement appelée à prendre des rallonges.
Ce qui se passe ces derniers jours dans les territoires occupés confirme encore une fois une fois une réalité jamais démentie, à savoir le peu de cas que se font les dirigeants sionistes des accords qui ne sont d’ailleurs jamais respectés. Pour le Premier ministre israélien Netanyahu, il n’y a aucun engagement qui tienne : ce qui a été convenu hier est vite légué aux oubliettes.
La seule réalité qui compte pour le gouvernement d’extrême droite qui déteint les rênes du pouvoir du côté de Tel-Aviv est celle d’imposer une « Pax israeliana » par la force, les destructions et la désolation.
Depuis la création de l’entité sioniste dans les conditions rocambolesques que tout le monde connait désormais, la stratégie israélienne a été de baser sa sécurité sur le bombardement de ses ennemis dans le cadre d’une doctrine militaire sournoise intitulée « tondre la pelouse ».
Mais comme une mauvaise heure, la violence israélienne n’a eu de cesse de s’étendre, semant le chaos et la désolation un peu partout au Moyen-Orient, devenu ces dernières années l’épicentre d’un véritable hématome cancéreux sioniste qui menace la stabilité précaire de toute la région.
Israël s’en prend en effet à tous ses voisins dans une fuite en avant qui en dit long sur les intentions malveillantes de ses dirigeants. Non contents de semer la mort et la désolation à Gaza dans le cadre d’un génocide qu’ils entendent poursuivre jusqu’au bout, ces derniers semblent déterminés à aller jusqu’au bout de leurs sinistres intentions au Liban où pas moins de 13 personnes ont trouvé la mort, avant-hier, dans une frappe israélienne sur un camp de réfugiés palestiniens.
Là aussi, Israël continue à mener des frappes par intermittence au pays du cèdre, malgré un cessez-le-feu conclu en novembre 2024 visant à mettre fin à un conflit avec le mouvement chiite libanais Hezbollah.
La folie agressive de l’entité sioniste s’est exprimée également et de la manière la plus brutale en Syrie où les dirigeants hébreux se sont même arrogé, le droit de créer une zone tampon au sud du pays. Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad, l’armée israélienne n’a de cesse de mener des frappes et des incursions en territoire syrien.
Comble de la provocation, le Premier ministre israélien s’est même permis le luxe, mercredi, d’effectuer une visite de terrain dans la zone tampon en compagnie de plusieurs ministres de son gouvernement.
Cette visite controversée donne la preuve formelle du mépris israélien pour le droit international et exprime dans les faits une vile tentative des dirigeants sionistes d’imposer un fait accompli dans une violation flagrante des résolutions onusiennes.
De ce qui précède on peut affirmer sans risque de se hasarder que l’Etat hébreu porte en horreur la perspective d’une paix durable au Proche-Orient. Les événements de ces derniers jours démontrent que les dirigeants hébreux sont déterminés à aller jusqu’au bout de leurs sombres intentions, à savoir la concrétisation du projet du « grand Israël » à n’importe quel prix.
Quitte en cela à mettre à feu et à sang les pays de la région qui seront inévitablement délestés de pans entiers de leur territoire afin de permettre aux dirigeants sionistes de réaliser leur vieux rêve expansionniste.
En poursuivant sa fuite en avant dans les crimes et les agressions contre ses voisins, Benjamin Netanyahu feint d’ignorer en fait que l’injustice d’aujourd’hui prépare en réalité le suicide de demain, car Israël ne connaitra jamais la paix avec une politique expansionniste aussi vicieuse et sournoise fondée sur le déni du droit, de la légalité internationale et la spoliation de terres qui ne lui appartiennent pas.
Aussi longtemps que le bien finira toujours par l’emporter sur le mal, les dirigeants découvriront, tôt ou tard, à leurs dépens cette vérité jamais démentie…
C.B.
CAF Awards : Achraf Hakimi élu meilleur joueur africain de l'année 2025
La saison 2024-2025 d'Achraf Hakimi a enfin été reconnue à sa juste valeur ce mercredi soir, lors des CAF Awards, organisés à Rabat, au Maroc. Sur ses terres natales, le latéral droit du PSG a été désigné vainqueur du Ballon d'Or Africain, récompensant le meilleur joueur de l'année sur le continent. Devançant Victor Osimhen et Mohamed Salah, le capitaine des Lions de l'Atlas a tenu un discours poignant après avoir reçu le trophée.
"C'est vraiment un honneur pour moi d'être ici. Ce trophée n'est pas seulement pour moi mais tous les enfants marocains qui rêvent aussi un jour d'être footballeur. Je remercie aussi tous ceux qui m'ont aidé dans mon parcours. Je voudrais remercier aussi mon président Nasser Al-Khelaïfi pour sa confiance dès le premier jour, je remercie tous mes coéquipiers du PSG, Luis Enrique, qui m'ont aidé à être un meilleur joueur et une meilleure personne. Je remercie aussi le président de la Fédération marocaine. On va tout donner pour essayer de remporter la CAN à domicile. Je remercie aussi mon coach Walid (Regragui), il sait que je ne suis pas un joueur facile à coacher, tous mes coéquipiers de la sélection nationale, qui m'ont tous aidé à être celui que je suis. Je remercie aussi ma famille, ma mère, toutes les personnes qui sont à mes côtés dont tous les préparateurs. Cela n'a pas été facile d'en arriver là", a déclaré Achraf Hakimi sur scène.
Les autres récompenses
Entraîneur de l'année : Bubista, sélectionneur du Cap-Vert (qualifié pour le Mondial 2026) ;
Meilleur gardien : Yassine Bounou (Maroc, Al-Hilal)
Meilleur joueur africain du continent : Fiston Mayele (République démocratique du Congo, Pyramids)
Meilleur jeune joueur : Othmane Maamma (Maroc, Watford)
Meilleur club masculin : Pyramids FC, Égypte
Meilleure sélection masculine : Maroc U20
Joueuse de l'année : Ghizlane Chebbak (Maroc, Al-Hilal)
Meilleure gardienne : Chiamaka Nnadozie (Nigeria, Brighton)
Meilleure jeune joueuse : Doha El Madani (Maroc, AS FAR)
Meilleure sélection féminine : Nigeria
La météo de ce vendredi 21 novembre : Pluie et températures en légère baisse
Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie, les températures connaîtront une légère baisse vendredi 21 février 2025, avec des maximales généralement comprises entre 14 et 20°C, autour de 12°C sur les hauteurs, et pouvant atteindre 23°C dans l’extrême sud.
Le ciel sera par moments très nuageux au nord, avec des pluies éparses et temporairement orageuses, parfois localement intenses sur les régions côtières du nord durant la nuit. Ailleurs, des nuages passagers sont attendus.
Le vent, de secteur ouest, sera fort près des côtes nord et modéré à relativement fort sur le reste des régions.
La mer sera très agitée à grosse au nord, et agitée à très agitée sur les autres côtes.
Omra : Mise en garde des pèlerins contre les agences non agréées
Le ministère du Tourisme et des Industries artisanales a mis en garde les pèlerins tunisiens contre le recours à des bureaux ou des individus non autorisés à organiser le pèlerinage de la Omra.
Dans un communiqué publié ce jeudi, le ministère a insisté pour que les pèlerins ne traitent qu’avec des agences de voyages de « catégorie A » dûment agréées et autorisées par le ministère pour la saison de la Omra.
Le ministère a rappelé l’obligation de signer un contrat de pèlerinage détaillant tous les services fournis (coûts, frais, droits et obligations des parties).
Il a également mis à disposition du public les moyens de contact suivants pour toute plainte, remarque ou question concernant les services de la Omra :
Numéro vert : 80.100.333
Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Bureau des relations avec le citoyen du ministère : 71 120 401
Pour vérifier l’autorisation d’une agence, il est possible de consulter les sites officiels :
Ministère du Tourisme : www.tourisme.gov.tn
Office National du Tourisme Tunisien : https://shorturl.at/TpYjZ
Affaire Zghidi et Bsaïes : report au 11 décembre et rejet de libération
La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a rejeté les demandes de libération des journalistes Mourad Zghidi et Borhene Bsaïes.
Une audience a été fixée pour le 11 décembre prochain.
Il est à noter que Mourad Zghidi et Borhene Bsaïes ont comparu, ce jeudi, devant le juge, dans le cadre d'une affaire relative à des soupçons à caractère financier.
Enseignement de base : La Commission administrative annonce une grève sectorielle le 26 janvier 2026
La commission administrative sectorielle de l’enseignement de base, réunie mardi, a décidé d’organiser une grève sectorielle le 26 janvier 2026, afin de répondre à un certain nombre de revendications professionnelles, a fait savoir mercredi le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement de base, Ikbel Azzebi.
Dans une déclaration à l’agence TAP, il a indiqué que « la commission administrative sectorielle, réunie hier pour examiner la situation syndicale générale et un ensemble de revendications, a décidé d’observer une journée de colère nationale pendant les vacances d’hiver (du lundi 22 décembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026), dont la date sera fixée ultérieurement, ainsi qu’une grève sectorielle le 26 janvier 2026, pour protester contre le blocage des négociations avec le ministère de l’Éducation et son refus d’engager un dialogue sérieux sur les revendications du secteur incluses dans la motion professionnelle qui lui a été transmise depuis le dernier congrès».
Les revendications des enseignants portent essentiellement sur l’augmentation des salaires des enseignants, l’amélioration du pouvoir d’achat, l’accélération du versement des indemnités financières dues aux enseignants diplômés de l’enseignement et de l’éducation, les promotions et la mise en œuvre des accords conclus avec les partenaires sociaux, dont en premier lieu l’application de l’accord relatif à la catégorie A3, qui prévoit la réduction du nombre d’heures d’enseignement de 25 à 18 heures par semaine.
Les enseignants réclament également le respect du droit syndical, l’ouverture de négociations responsables et sérieuses, la tenue de réunions avec les syndicats sur les différents dossiers professionnels, le renforcement des ressources humaines et la réforme du système éducatif.
Agriculture résiliente au changement climatique : La Tunisie vulnérable, mais capable de se rattraper…
Par Hassan GHEDIRI
Notre pays dispose de beaucoup d’atouts permettant d’accélérer les transformations technologiques et numériques au service de l’agriculture et la sécurité alimentaire…
La Tunisie appartient au groupe de pays accusant de grandes pertes agricoles liées aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques, et ce, d’après un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le document intitulé « l’impact des catastrophes sur l’agriculture et la sécurité alimentaire : des solutions numériques pour réduire les risques des impacts » fait remarquer que l’Afrique a été la plus lourdement touchée, puisqu’elle a perdu environ 7,5% de son PIB agricole.
Sur une période de 33 ans (de 1991 à 2023), la FAO estime que les catastrophes ont infligé au secteur agricole dans le continent africain des pertes dépassant 600 milliards de dollars américains, alors qu’à l’échelle mondiale, les dommages subis durant la même période sont évalués à 3260 milliards de dollars.
La FAO croit, en effet, que le monde, de manière générale, et les pays les plus exposés aux changements climatiques, tels que la Tunisie, font face à des défis sans précédent pour l’agriculture.
La conjonction des phénomènes climatiques extrêmes, des conflits, des chocs économiques et, désormais, de l’augmentation de la fréquence et de la gravité des catastrophes menace d’empêcher les Etats de progresser vers la réalisation de l’objectif « faim zéro » adopté en 2015 et qui vise à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l'agriculture durable d'ici 2030.
Dans l’avant-propos dudit rapport publié vendredi dernier (14 novembre 2025), Qu Dongyu, le directeur général chinois de la FAO, note toutefois que chaque dollar investi dans l’action anticipatoire peut générer sept dollars d’avantages pour l’agriculture, soulignant que les technologies numériques révolutionnent déjà la façon dont nous surveillons les risques, émettons des alertes rapides et aidons les agriculteurs à prendre des décisions. Le patron de la FAO croit toutefois que la technologie n’est qu’une partie de la réponse.
Combler les fractures
Dans son rapport, l’organisation onusienne explique que, pour réussir la transformation, les pays doivent placer les agriculteurs et les pêcheurs au cœur des politiques de développement agricole. C’est-à-dire les impliquer dans la conception des solutions.
Pour ce faire, il faut commencer par combler la fracture numérique qui aggrave la vulnérabilité de l’agriculture face aux catastrophes et changements climatiques. Il s’agit aussi de mettre en place des institutions, développer les capacités et établir des partenariats entre les différents acteurs à l’échelle nationale et transfrontalière.
La Tunisie figure néanmoins parmi les pays capables de mettre en œuvre des technologies numériques de prévention et de gestion des risques agricoles. Doté d’un écosystème de startups dynamique et très diversifié, notre pays dispose de plusieurs atouts qui permettent d’accélérer les transformations technologiques et numériques au service de l’agriculture et la sécurité alimentaire.
Dans le monde, les outils numériques de compréhension et de suivi des risques ont révolutionné la collecte, l’analyse et l’exploitation des données météorologiques et climatiques pour la mise en place des systèmes d’alerte rapide performants contre les catastrophes naturelles.
Les technologies de télédétection permettent de recueillir rapidement des données avant et après une catastrophe, grâce notamment aux avancées de l’intelligence artificielle (IA) qui ont contribué à améliorer les approches géospatiales de la gestion des risques de catastrophe. La convergence entre les changements climatiques et la multiplication des catastrophes naturelles, d’une part, et l’émergence des technologies qui transforment profondément les activités agricoles offre une opportunité pour la sécurité alimentaire dans le monde, estime le FAO.
Les pays doivent donc investir dans le développement de leur capacité de télédétection à l’aide de l’IA, d’internet des objets et des applications mobiles.
H.G.
Un plan pour encadrer les futurs couples... : Coatching, c'est bien, aide financière, c'est mieux...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
C'est la ministre de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées qui
l'a annoncé au Parlement. Le programme national d’évaluation
et de préparation au mariage sera lancé en 2026. Quels sont les axes de ce plan ?
La ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées, Asma Jaber, a déclaré lors de la séance générale consacrée à l’examen du budget de son ministère tenue mardi dernier au Parlement que l’année 2026 verra le démarrage du premier axe d’un plan national portant sur le renforcement de la cohésion familiale et ce dans le cadre du Programme national d’évaluation et de préparation au mariage.
Selon la ministre, ce programme visera en premier lieu "à accompagner les jeunes et les futurs époux dans la construction d’un projet conjugal solide". Et d'ajouter : "L’objectif est double : réhabiliter la place du mariage auprès des jeunes générations et offrir un encadrement structuré à celles et ceux qui s’apprêtent à fonder un foyer". Qu’en pensent justement les spécialistes?
Interrogé à ce sujet, l'avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya nous a confié : « Il est évident que l'institution du mariage est plus que jamais menacée et les statistiques confirment d'ailleurs ce constat, puisque nos Tribunaux prononcent 40 jugements de divorce par jour.
Et les raisons sont multiples. Je citerais entre autres les difficultés financières et l'incompatibilité d'humeur ainsi que l'absence d'une éducation sexuelle. On peut alors déduire que les candidats au mariage prennent fréquemment la décision de se mettre en couple d'une manière non réfléchie. Alors, on se marie vite et on divorce vite ».
En effet, dans une déclaration donnée à Gnet news, le chercheur en sociologie Tarek Belhadj Mohamed s'est penché sur la question en révélant : « Avant, le mariage était un projet de vie, aujourd’hui c’est devenu un passage de vie ». Le sociologue compare l’institution du mariage à une entreprise : "Quand un couple se marie de nos jours, c’est comme deux actionnaires qui se mettent d’accord pour monter une entreprise.
Le contrat qui les unit n’est plus symbolique mais matériel". Justement, selon l’Institut national de la statistique, les problèmes financiers sont la première cause du divorce en Tunisie. Quelles sont, alors, les chances de réussite de ce programme ?
Qu’en pensent les concernés ?
Nous avons, de fait, interrogé les premiers concernés. A cet effet, Haroun, un jeune homme de 25 ans, nous a indiqué : " Se marier coûte de nos jours trop cher. Les dépenses relatives à ce projet dissuadent les jeunes à se marier.
Alors, lorsqu'on prend ce risque, les problèmes surgissent rapidement et affectent la stabilité du couple. A mon avis, il faut aider les jeunes couples financièrement en plus de les assister psychologiquement et socialement".
De son côté, Sarra, jeune fille de 28 ans, nous a déclaré : " Il faut l'avouer... les jeunes aujourd'hui ne sont pas faits pour le mariage. Ils sont irresponsables et immatures. Donc, il faut leur apprendre les principes du mariage et leur inculquer la culture sociale qui va avec ».
Idem pour Me Ben Atiya, qui pense que ce programme annoncé par le ministère de la Femme, de la Famille, de l'Enfance et des Personnes âgées doit prendre en compte l'importance de l'accompagnement conjugal et familial, visant à réduire les conflits au sein des familles et à intervenir précocement avant la rupture.
Il faut également réviser le système relatif à la pension alimentaire et à la rente de divorce, ainsi qu’un nouveau cadre de médiation familiale destiné à atténuer les répercussions de la séparation sur les enfants.
M.B.S.M.
Réouverture le 2 décembre du Musée paléochrétien de Carthage
Le Musée paléochrétien de Carthage rouvrira ses portes le 2 décembre 2025, après une importante opération de réhabilitation initiée le 15 avril 2024, a annoncé mardi l’Institut National du Patrimoine (INP).
Situé au cœur du site archéologique de Carthage, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le musée a bénéficié de travaux destinés à moderniser la présentation de ses collections et à améliorer l’accueil du public.
Le directeur général de l’INP, Tarek Baccouche, a effectué mardi, une visite d’inspection marquant la fin des travaux de réaménagement du musée, menés sous la supervision de la Direction du développement muséal de l’Institut. Ce projet a été élaboré par un groupe d’experts en archéologie, d’historiens et de techniciens tunisiens et étrangers.
La visite a également permis de rencontrer le chercheur américain John Humphrey, qui a participé à plusieurs fouilles sur le site et dont le don financier a contribué à l’enrichissement du musée, a précisé l’INP.
Une vaste campagne de nettoyage et d’aménagement est en cours autour du site, menée par l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de la promotion culturelle (AMVPPC). Ces interventions concernent le périmètre extérieur, les entrées et les chemins menant au musée, afin de garantir « un environnement extérieur digne de la valeur historique du monument » et de faciliter l’accès des visiteurs, selon le ministère des Affaires culturelles.
Les travaux s’inscrivent dans la continuité d’un chantier de réhabilitation générale des espaces intérieurs, conforme aux normes muséographiques modernes. Le ministère précise que cette initiative participe d’une stratégie nationale visant à mieux préserver et valoriser le patrimoine tunisien, dans un contexte où les institutions culturelles cherchent à renforcer leur attractivité.
Rouvert une première fois en juin 2021 après plusieurs années de fermeture, le musée avait alors retrouvé un fonctionnement normal, interrompu depuis le vol de la statuette de Ganymède en 2013. Cette œuvre emblématique, retrouvée en 2017, avait suscité une médiatisation importante et relancé le débat sur la sécurité des sites archéologiques. En mars 2024, l’établissement avait de nouveau fermé pour permettre le réaménagement complet de ses deux salles d’exposition, laissant accessibles uniquement ses abords extérieurs.
Construit en 1984 dans le cadre de la campagne internationale « Pour sauver Carthage » (1972-1992), le musée avait pour objectif de préserver les secteurs menacés par l’urbanisation. Il a connu plusieurs périodes de fermeture, notamment en 2010 pour rénovation et en 2013 après le vol de Ganymède, avant sa réouverture en 2021. Cette dernière avait été marquée par la visite de la Directrice générale de l’UNESCO, coïncidant avec la Conférence des États parties à la Convention sur le patrimoine culturel subaquatique, organisée à Sidi Bou Saïd.
Le musée abrite des collections issues des fouilles de l’ancienne église paléochrétienne menées entre 1969 et 1970. Ses murs extérieurs exposent des mosaïques, et l’intérieur présente des éléments provenant du cirque romain, tels qu’un chapiteau corinthien, des fosses de chevaux et une fresque en mosaïque représentant des auriges conduisant des chars. Une citerne souterraine, découverte lors des fouilles, a été intégrée au parcours muséal. C’est dans une citerne voisine que fut retrouvée la célèbre sculpture de Ganymède et l’aigle, en 17 fragments. Datée du Ve siècle et sculptée en marbre blanc, elle représente Ganymède enlevé par Jupiter métamorphosé en aigle et constitue l’une des pièces maîtresses du musée.
Inscrite sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1979, Carthage demeure l’un des ensembles archéologiques les plus importants du bassin méditerranéen. Fondée par les Phéniciens vers 814 av. J.-C., elle a dominé une grande partie de la Méditerranée occidentale avant sa destruction par Rome en 146 av. J.-C. Reconstruite sous Jules César, elle devint capitale de l’Africa proconsulaire et un centre religieux majeur à l’Antiquité tardive, avant de passer sous domination vandale, byzantine et arabe.
















